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 ¤ Suffering ¤

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JeN.
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MessageSujet: ¤ Suffering ¤   Dim 12 Nov - 17:04

Titre: Suffering.
Date: Du 12 novembre au...
Time-Line: Quelque part dans la saison 7.
Résumé: Vague histoire de meurtres en série... ^.^
Disclaimer: Encore une fois, les personnages de Mulder et Scully ne m'appartiennent pas, et là tout le monde doit dire "Quel dommage!". Non? Bon... lol. Ils sont la propriété de Chris Carter, de la Fox et de 1013 Production.
Note: Petite fic de transition, sans prétention aucune, je ne suis qu'une grande débutante, donc... Soyez indulgents s'il vous plaît! ^.^


° Suffering °


La jupe de son tailleur laissait à ses yeux ravis le plaisir de découvrir des jambes aussi longues que gracieuses, admirablement bien dessinées. Il n’aurait su dire où elles commençaient, et encore moins où elles finissaient, mais la qualification d’œuvre d’art ne lui semblait guère exagérée. Voir cette femme déambuler à travers ce bureau à longueur de journée était un spectacle des plus divins dont il ne pouvait plus se passer. Ses yeux remontèrent jusqu’à son visage, aux traits réguliers et fins, recouverts par une chevelure mi-longue aux reflets légèrement roux. Il n’y avait plus de doute possible : Sandra Edwards incarnait la perfection.

- Eh vieux, à quoi tu penses ?

Une main qui s’écrasa dans son dos vint soudainement le tirer de ses pensées. David Smith replaça correctement ses lunettes rondes devant ses yeux avant d’apercevoir le visage de celui qui l’avait si brutalement arraché à sa douce rêverie.

- Ca fait une demi-heure que tu bosses là-dessus et tes mains n’ont même pas frôlé le clavier une seule fois. Quelque chose te tracasse ?

John Philipps s’installa sur le siège libre en face de son collègue, déposant deux tasses de café fumant sur le bureau.

- Tiens, prend ça, ça va te réveiller, dit-il d’un air bienveillant.

David avala le liquide brûlant puis poussa un profond soupir.

- Je te remercie, souffla-t-il avant de poser pour la première fois de la matinée ses yeux sur son écran d’ordinateur.

John regagna ensuite son propre bureau, un sourire amusé habillant son visage, déjà fatigué par la masse de travail qui l’attendait.

**********

- Sandra Edwards, 24 ans, elle travaillait dans un journal local de l’état du Maryland.

Mulder releva sa tête fatiguée d’une nuit sans sommeil et croisa le regard bleuté de sa partenaire.

- Et ?
- Elle a été assasinée cette nuit, chez elle. Aucune trace n’a été laissée par le coupable.
- Et ?
- Et, Mulder, nous sommes chargés de cette enquête, répondit-elle dans un soupir qui se voulait accusateur.
- C’est ce que j’avais cru comprendre, murmura-t-il en enfouissant à nouveau sa tête dans ses bras.
- Mulder, notre avion décolle dans quelques heures, pourrais-je avoir l’honneur d’obtenir une quelconque réaction de ta part ?

Pour toute réponse, Mulder quitta son siège, enfila sa veste et quitta la pièce en disant :

- Je crois que j’ai besoin de prendre l’air quelques temps.
- Je dois prendre ça comme un refus ? demanda-t-elle bouche bée.

Il se retourna vers elle et ses yeux l’immobilisèrent tant la froideur qu’ils dégageaient était intense.

- Je suis désolé.

La porte claqua.


**********


Le froid de ce début d’hiver vint violemment frapper ses joues lorsqu’elle gagna enfin l’aéroport. Remontant le col de son manteau qui la recouvrait jusqu’aux genoux, elle pénétra dans le hall d’aéroport : l’avion qui l’emmènerait jusqu’à Baltimore n’allait pas tarder à décoller. Elle prit tout de même le temps d’avaler un dernier café pour se réchauffer. Le liquide salvateur ne tarda pas à faire son effet, traversant tout son corps et provoquant quelques frissons de bien-être chez la jeune femme. Combien de fois s’était-elle retrouvée là, prête à partir pour l’inconnu afin de résoudre des affaires toutes plus surprenantes les unes que les autres ? La seule différence aujourd’hui était sa solitude. Depuis quelques temps, le FBI s’acharnait à leur confier des affaires toujours plus inintéressantes aux yeux de son collègue, les éloignant toujours plus de leur véritable centre d’intérêt. Il fallait penser que pour Mulder, c’était la fois de trop. Il avait lâchement refusé de l’accompagner, alors qu’elle avait toujours mis son ego et sa carrière de côté pour le suivre n’importe où. Revoyant son visage froid, son cœur se serra et elle sentit une vague de chaleur envahirent tout son être. La rage se lisait à présent dans le moindre de ses gestes. Surprise mais surtout déçue par un tel comportement, elle jeta son gobelet au fond d’une poubelle et rejoignit son avion, seule. Installée au fond de son siège, elle ouvrit le dossier qu’elle n’avait pas eu l’occasion de consulter jusque là. L’horreur la frappa au visage. La violence des clichés la plongea dans un malaise profond, elle qui était pourtant habituée à ces images choquantes. Tout ce qui avait fait que Sandra Edwards avait autrefois été une femme s’était évanouit sous les coups. Tout son corps, toute sa féminité, tous ses membres étaient recouverts d’entailles plus ou moins profondes. Même ses cheveux bruns roux avaient été sauvagement arrachés et se retrouvaient à présent éparpillés autour d’elle. Scully referma rapidement le dossier et passa ses mains sur son visage.

- Excusez-moi mademoiselle, la place est libre ?

Elle releva les yeux pour croiser un regard pas si inconnu qu’elle ne l’aurait pensé. Un regard qui se voulait sympathique et décontracté. Mais rien n’y fit, Scully préféra répondre en plongeant ses yeux à travers le hublot.

- Désolé pour le retard, dit-il en s’installant à ses côtés.

Il était là, avec elle, comme avant, mais ne semblait pas s’être rendu compte du mal qu’il lui avait fait. Sans un mot, sans même un regard, elle lui tendit le dossier et se réfugia dans les bras réconfortants d’un roman pour le reste du voyage.


Un claquement sec, celui de ses gants en latex. Dans la salle d’autopsie, Scully s’apprêtait à examiner le corps de la jeune Sandra Edwards. Découvrant le drap qui recouvrait ce dernier, la réalité se fit bien plus violente que les clichés ne l’avaient été. Ses yeux se cachèrent derrière ses paupières et elle dû prendre une profonde inspiration avant de commencer son travail. Elle s’attarda d’abord sur le visage de la victime, aux traits qui devaient être autrefois si doux et apaisants. Dans ses yeux bleus encore grand ouverts, l’horreur et l’effroi se lisaient. La souffrance avait dû être à son comble. Tout le reste du corps avait été saccagé, complètement détruit par une arme blanche sous l’effet de la rage ou de la panique, à en juger par l’irrégularité des coups. Une fois cette première étape passée, le reste du travail avait dû être effectué à main nue : la peau de la jeune femme avait été déchirée en plusieurs endroits. Scully accéléra l’examen et quitta l’endroit aussi vite qu’elle le pu.

L’eau chaude de la douche s’écoula sur son corps, emportant avec elle toute forme d’angoisse, apaisant ainsi définitivement l’esprit embrouillé de Scully. Après avoir enfilé un peignoir, elle regagna sa chambre et s’installa devant son ordinateur portable afin de terminer la rédaction de son rapport d’autopsie. Trois petits coups qui s’écrasèrent sur sa porte, suivis d’un timide grincement la tirèrent de son occupation.

- Je te dérange ?

Un simple regard l’invita à rentrer. Le regard perdu, il s’installa à une distance raisonnable de Scully, là où il était presque sûr que la foudre qui s’échapperait de ses yeux ne l’atteindrait pas. Erreur.

- J’ai interrogé la famille et les amis de la victime. Personne n’est capable de dire qui aurait pu commettre une chose pareille. Elle semblait aimée de tous, admirée de tous. Sa beauté en faisait craquer plus d’un, mais elle était bien trop préoccupée par son travail pour leur accorder une certaine importance. J’irai parler à ses collègues demain.
- Bien.

Scully quitta lentement son lit pour commencer le rangement de ce qui allait être son armoire le temps que l’enquête durerait.

- Comme tu as pu le voir sur les clichés, la victime a été sauvagement assassinée à coup d’arme blanche, donnés apparemment à la hâte et par une main hésitante.
- Scully ?
- Le reste du travail a sans doute été fait à la main, la peau de Sandra a été violemment déchirée en plusieurs endroits, en réalité tout ce qui faisait d’elle une femme.
- Scully ?

Deux mains se posèrent sur ses épaules. Elle tenta en vain d’échapper à ce contact brûlant. Il ne devait pas gagner, pas cette fois-ci. Mais Mulder força sa partenaire à faire volte-face.

- Nous n’avons rien, pas d’ADN, et pour le moment aucun suspect. J’attends le résultat d’autres analyses pour en savoir plus.
- Scully…

L’index de Mulder trouva sa place sous le menton de Scully. Exerçant une pression déterminée mais délicate, il pu enfin croiser le bleu de ses yeux, animés par la rage et la déception. Ce qu’elle vit dans son regard la déstabilisa. La sincérité qu’il ne réservait qu’à elle, l’entière confiance qu’elle avait placée en lui, leur amitié, et une foule de sentiments plus colorés les uns que les autres. Il allait gagner, une fois de plus.

- Je suis désolé.
- Tu as déjà dit ça il n'y a pas si longtemps, Mulder, répondit-elle en se détachant de son emprise sur elle.
- Je n’ai pensé qu’à moi, je n’ai aucune excuse. Je comprends que tu m’en veuilles. Mais je suis là.

Un dernier regard, avant de refermer la porte derrière lui. Scully éteignit la lumière, enfila son pyjama de soie et se glissa sous les draps. Ainsi recroquevillée, elle se laissa emporter dans le monde des songes. Dans le noir, les larmes sont invisibles aux yeux des autres.
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JeN.
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MessageSujet: Re: ¤ Suffering ¤   Lun 13 Nov - 21:25

Les idées étaient là, claires, précises, nettes. L’intention était bel et bien présente, elle aussi. Ses doigts étaient collés au clavier depuis bientôt trois heures, ils refusaient pourtant d’exercer toute forme de pression. Son esprit embrouillé voyait les mots danser et se perdre dans un brouillard infini. Eux seuls manquaient à l’appel, empêchant ainsi de noircir cette page définitivement blanche qui l’obsédait. De lointains murmures lui servirent de prétexte pour échapper à ce problème insoluble. Deux hommes et une femme venaient de troubler la tranquillité des journalistes.

Mulder, Scully et le shérif Mohr pénétrèrent dans le grand bureau. Leur entrée fut rythmée par l’interminable cliquetis des claviers, additionné aux toussotements des travailleurs, dont la santé avait été quelque peu altérée par ce début d’hiver.

- John Philipps, ça fait un sacré bail ! s’exclama le shérif en tendant une main déterminée à un des journalistes.
- Bonjour, shérif ! répondit l’homme en souriant avec force.
- Je te présente les agents Mulder et Scully, ils sont chargés de l’enquête au sujet du meurtre de Sandra Edwards.

Un signe de tête suffit à faire les présentations. John invita chacun à s’asseoir autour d’une tasse de café.

- Nous sommes désolés, nous n’avons pas le temps, refusa Scully.
- Sale histoire, hein ? soupira John en versant le liquide brûlant au fond de sa tasse.
- J’te l’fais pas dire, répondit le shérif en s’asseyant et en se servant finalement du café, sous le regard accusateur de la jeune agent. Tu la connaissais bien ?
- Pas plus que ça. Elle adorait son travail et ne vivait presque que pour lui. Elle réussissait tout, elle était même sur le point de bosser pour un grand journal. Sale histoire, répéta-t-il alors que des frissons remontaient lentement le long de son dos.
- Vous ne connaissez personne qui aurait pu être jaloux ou qui aurait eu des raisons de lui en vouloir à ce point ? demanda soudainement Mulder.
- Pas à ma connaissance, répondit-il d’un air désolé. Je vous laisse, j’ai un collègue qui a un peu de mal à avancer dans son travail.

Sur ces mots, il quitta son bureau, laissant les deux agents et le shérif à leur réflexion. Mulder prit l’initiative d’interroger le maximum de personnes, sans grand résultat. Chacun finit par regagner sa voiture pour quitter les lieux. Le peu d’éléments dont ils disposaient rendait les deux agents d’une humeur maussade. Décision fut prise de laisser temporairement l’hypothèse d’un crime dû à la jalousie de côté.

- Je pense qu’on est confronté à un psychopathe, encore faut-il trouver ses motivations.
- Je… Je suis d’accord avec toi.


Il était impossible d’imaginer la difficulté avec laquelle Scully prononça cette dernière phrase. Les voir tomber d’accord était un événement aussi rare qu’inattendu. Mulder se tourna vers Scully, bouche bée. Un sourire. Elle le sentait, elle allait sourire, jusqu’à ce qu’elle se souvienne qu’elle avait eu mal, désespérément mal.

- Regarde la route, dit-elle en laissant ses yeux s’échapper à travers la vitre de la voiture.

Les secondes s’écoulèrent comme des minutes et les minutes comme des heures jusqu’à ce qu’ils parviennent enfin jusqu’à leur motel… Et jusqu’à ce que le portable de Scully ne vienne rompre le silence.

- Scully.
- Agent Scully, ici le shérif Mohr. On a besoin de vous, on a une autre victime.
- J’arrive tout de suite.
- Qu’est-ce qui se passe ?
demanda Mulder.
- Il y a une autre victime, s’empressa de répondre Scully tout en rangeant son téléphone. Je prends la voiture, le corps est déjà à la morgue et n’attend que moi. Je te tiens au courant, dit-elle en ouvrant la portière dans le but de prendre le volant.


Mais Mulder ne bougea pas, posant sa main sur son bras en murmurant :

- Je t’accompagne.

Les portes de la morgue s’ouvrirent pour laisser place à Mulder et Scully. La nuit était déjà tombée depuis longtemps, et la seule arme pour lutter efficacement contre le sommeil restait la caféine, dont l’odeur, mêlée à celle des produits stérilisants, sautait au nez de quiconque pénétrait dans cet endroit. Les deux partenaires n’eurent qu’à présenter leur badge pour pouvoir rentrer dans la salle d’autopsie qui renfermait déjà le corps de la nouvelle victime.

- Gena Burstyn, 26 ans, sans emploi, célibataire sans enfants.
- Bonsoir, shérif.
- Bonsoir, agents.


Sur ces mots, il découvrit le corps de son drap, laissant l’horreur apparaître au grand jour. Scully eut un mouvement de recul, comme si le mal lui-même venait de lui sauter au visage, dévastant tout sur son passage, ne laissant plus rien de beau et de rassurant autour d’elle. Sa main chercha un quelconque appui pour se sauver d’une éventuelle chute, pour s’empêcher de sombrer dans ce cauchemar noir de douleur, de souffrance. La collision fut douce et rassurante. Aucune interrogation, elle l’avait reconnue au premier frôlement. Elle, la main de Mulder. Lui, son partenaire, son collègue, son ami. Celui qui l’avait blessée en refusant là où tant de fois elle avait tout accepté. La peur de perdre ce repère et ce réconfort s’empara d’elle. Doucement, l’un après l’autre, ses doigts s’entremêlèrent aux siens comme pour sceller un accord muet, comme pour signer secrètement l’armistice entre ces deux alliés.

La jeune femme se redressa et fit signe au shérif que tout allait bien et qu’elle allait commencer son travail. Mulder s’installa alors au fond de la salle et prit place sur une chaise, décidant alors de passer le temps en griffonnant les différents éléments dont ils disposaient à l’heure actuelle sur un bout de papier. Touchée sans se l’avouer par l’initiative prise par son ami de rester avec elle le temps de l’autopsie, la jeune femme se munit des différents instruments, inspira profondément et commença l’examen.

Dans quelques heures, la nuit laisserait place au jour. Scully se débarrassa de sa tenue de médecin légiste ainsi que de tous ses instruments. Elle venait d’achever son travail. En se retournant, ses yeux se posèrent sur Mulder, endormi depuis longtemps. S’autorisant à sourire enfin depuis le début de cette enquête, elle s’agenouilla et posa sa main sur la joue chaude de son ami. La réaction fut immédiate, il ouvrit lentement les yeux, émergeant de son sommeil léger.

- Tu as trouvé quelque chose ? demanda-t-il en baillant.
- Pas plus que pour Sandra, dit-elle en baissant les yeux. Mais à en juger par la violence des coups portés et par l’état des déchirures, je pense que cet acte a été commis par un homme. Je vais demander un examen gynécologique.
- Tu penses à un viol ?
- Je ne sais pas. On ne sait rien, autant vérifier.
- Je crois qu’il est grand temps de retourner au motel, histoire d’attraper les dernières heures de sommeil qui nous restent à disposition avant qu’elles ne s’enfuient elles aussi.
- Parle pour toi, Mulder,
dit-elle en étouffant un rire.

Souriant, tout simplement heureux, Mulder ouvrit la porte, laissa Scully sortir en passant sa main dans son dos et la suivit jusqu’à la voiture.
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