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 #18 - Untitled [Terminée]

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Timmy

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MessageSujet: #18 - Untitled [Terminée]   Jeu 28 Déc - 2:59

Auteur : Timmy
Genre : ????
Time-Line : je verrais bien ça vers la saison 7 moi Razz mais après, c'est à vous de voir !

Disclaimers : Tous ces magnifique personnages sont la propriété du très grand tonton Chris Carter et l'histoire la propriété de mon exegale n'a moi !
Résumé : Mulder et Scully doivent participer à un stage de (re)mise en forme dans une base militaire !

Note : Titre en hommage à Hélo et cette chanson que nous aimons tant toutes les deux et comme elle n'a pas su me donenr de titre bin j'ai trouvé que ca collait plutot bien Wink






Quand l’appareil à bord duquel se trouvaient Mulder et Scully atterri dans l’une des seules bases aériennes du Yukon, Scully eut immédiatement la sensation que le séjour de ‘remise en forme’ comme le leur avait présenté le directeur serait tout sauf une partie de plaisir. Elle se tourna vers son partenaire et compris à en voir l’expression de son visage qu’il avait les mêmes interrogations qu’elle : ce stage était-il à ce point utile et fondamental ?



Une jeep vint les chercher à l’aéroport, voyant se véhicule de l’armée locale, les agents Mulder et Scully échangèrent un rapide coup d’œil. Un général de l’armée vint les saluer et les accueillir en ôtant son képi. Il était trop tard pour faire machine arrière.

Mulder monta le premier à bord du véhicule et tendit un bras ferme à sa partenaire afin qu’elle puisse s’y agripper pour monter.

La voiture emprunta un sentier et quitta la ville de Dawson. Après 4h de route, ils aperçurent un camp entouré de barbelé à la lisière de la forêt. Scully, qui regrettait déjà de ne pas s’être blotti plus tôt contre Mulder comme celui-ci le lui avait proposé afin d’amoindrir l’effet des nids de poules et autres soubresauts rencontrés, se dit que ça en était fini pour elle, plus jamais elle ne refuserai une telle proposition, enfin elle l’espérait mais l’oser était autre chose.



- Agents, je vous laisse en compagnie du sergent Callaghan, il vous indiquera le règlement, vos groupes d’appartenance ainsi que les horaires. Il vous aidera également à vous trouver des uniformes.

- Des uniformes ?

- Oui, agent Mulder ! Nous l’avions stipulé au Directeur Kersh, vous serez traitez comme tous les autres !



Mulder retint un fou rire nerveux mais Scully compris le rictus que formait son visage : Kersh ne les avait pas choisi par hasard et les avait bien eu sur ce coup là.



- Agents ! Veuillez me suivre !



Mulder et Scully obtempérèrent et suivirent le sergent Callaghan qui ne tarda pas à leur expliquer que pendant toute la durée du stage, les filles n’avaient pas le droit de communiquer avec les garçons et vice-versa sauf durant les épreuves physiques où il s devraient agir en équipes prédéfinies.

Le sergent sortir un premier treillis kaki et le donna à Mulder. Il lui tendit également une casquette assortie :



- Vous irez vous habiller une fois que vous serez passé par le coiffeur. Il vous attend dans 5 minutes de l’autre côté de la base près de l’infirmerie !



Mulder regardant la carte du camp affichée sur le mur compris qu’il devait partir de suite s’il ne voulait pas être de corvée dès le jour de son arrivée.



- Agent Mulder ! Attendez ! Vous devez d’abord me remettre votre téléphone cellulaire ainsi que votre ordinateur portable. Toute communication avec l’extérieur est strictement interdite. C’est écrit dans le règlement que vous devrez avoir lu pour demain matin à l’appel.



Mulder pris son règlement et après avoir déposé ses affaires sur le bureau pris ses jambes à son cou afin d’arriver à l’heure.



Pendant ce temps là, le sergent expliqua à Scully, qu’il le serait alors impossible de communiquer entre eux et que pour un meilleur résultat il ne ferait pas équipe ensemble.



- Agent Scully, vous devrez vous aussi passer chez le coiffeur, j’en suis désolé. Prenez vos affaires et ne soyez pas en retard, ce soir il y a une réunion autour d’un feu de camp avec tous les nouveaux ! N’oubliez pas que tous rapports avec votre collègue est dorénavant strictement interdits.



Elle n’en revenait pas : Kersh les avait eu en toute beauté sur ce coup là. Elle se dirigea au pas de course chez le coiffeur et croisa son ami qui en ressortait coiffé de sa caquette mais elle nota malgré tout qu’il semblait avoir les cheveux très court dessous, plus court qu’à l’accoutumé.



Le clairon indiquait le rendez-vous dans la cours pour un appel ou un renseignement ou encore même une simple vérification de matricule ou de bonne écoute des nouvelles recrues.

En ligne, les filles d’un côté, les garçons de l’autre, Scully ajustait sa casquette afin de masquer la coupe qu’elle n’aimait pas du tout : un carré plongeant, une frange comme lorsqu’elle n’avait que 5 ans et l’obligation de les attaches en queue de cheval. Elle savait qu’elle ne devait pas correspondre avec Mulder mais elle le cherchait des yeux, sa présence la rassurait.

Alors qu’elle le trouvait enfin du regard, elle vit également la jeune femme qui lui servirait de partenaire durant ce stage. Une jeune femme, brune, élancée avec de magnifiques yeux bleus. Cette fille n’aspirait rien qui vaille à Scully, elle était collée à Mulder et semblait ne pas avoir inventé la poudre. Scully ne connaissait pas ce sentiment qui l’envahissait mais elle savait que ça lui faisait peur. Qu’est-ce que cela voulait dire ?



- Agent Scully ! Cela fait deux fois que j’appelle votre nom ! Faites moi 2 tours de base sur le champ !



Scully compris qu’il ne voulait pas rire et ça tombait bien puisqu’elle non plus. Elle commença à jogger autour de la base, mais cette base était grande, très grande et malgré son endurance et ces années d’expérience elle cru qu’elle ne finirai jamais cette punition. Elle fini son deuxième tour en rejoignant les autres qui la regardait faire. Elle s’affaissa à son arrivée, la tête la première. Elle n’en pouvait plus, les coups de sifflait du sergent la faisant accélérer l’avaient achevée. Elle ne trouvait même plus la force de se relever par elle-même, sa poitrine montait et descendait à un rythme éffreiné. Lorsqu’elle rouvrit les yeux, après avoir été une fois de plus pressée par le sergent, elle vit une main se tendre en sa direction afin de l’aider à se redresser. Cette main, elle l’aurait reconnue entre mille. Elle la saisit et se mis sur ses jambes.



- Agent Mulder ! Le règlement ! Vous serez de corvée de toilettes ce soir !



Privé de repas et punis au nettoyage des toilettes pour lui avoir tendu une simple main, Scully n’en revenait pas. Elle mangeait à côté des ses partenaires de chambrées toutes aussi futiles qu’inintéressantes. Elle se demandait bien ce qu’elle avait pu faire pour être punie de la sorte ! Elle ne s’était jamais réellement liée d’amitié avec des filles et même enfant, elle jouait avec des garçons sans trop jamais réaliser pourquoi, mais cette fois elle comprit, toutes ses femmes qui ne parlaient que de tour de taille, de maquillage et vêtements lui donnait la nausée.

Elle alla déposer son plateau repas à peine entamé sur le tapis roulant prévu à cet effet pour que les personnes de corvée de vaisselle puissent les avoir au fur et à mesure et ainsi ne pas prendre de retard.



Elle se dirigea vers les toilettes de son dortoir afin de se brosser les dents et de se rafraîchir le visage. Ce n’était que la première journée et elle était déjà exténuée. Elle détestait se montrer faible mais elle sentait que si ça continuait ainsi elle craquerait très rapidement.



Elle prit de l’eau dans ses mains et l’appliqua sur ses yeux enflés par les larmes qui commençaient à couler sur ses joues. Elle ne pouvait même plus se regarder dans ce miroir rayé tellement elle se faisait honte. Depuis quand craquer était-il devenu une honte ? Elle se sentait vide, il lui manquait une grande partie d’elle qui faisait qu’elle se sentait bien, qu’elle se sentait vivre, qu’elle se sentait elle. Elle se sentait faible. Elle s’appliqua une nouvelle fois de l’eau sur ses paupières et resta dans la position un moment, le temps de se remettre les idées en place. Elle sentit une main se poser sur son épaule droite et sans comprendre le pourquoi du comment elle reprit soudainement confiance en elle, elle se sentait prête à surmonter encore peut être une ou deux épreuves mais comment cela se faisait-il ? Elle se posa rapidement la question mais elle connaissait déjà la réponse, il n’y avait qu’une seule personne ici dans ce camp ou même tout simplement dans sa vie capable de lui redonner le moral sans dire un mot, juste en lui montrant qu’il était toujours présent pour elle.

Sans ouvrir pour autant les yeux, elle se précipita contre ce torse si réconfortant.


Dernière édition par Timmy le Dim 23 Nov - 20:40, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: #18 - Untitled [Terminée]   Dim 25 Fév - 20:31

Elle ne pensait plus à rien. Elle se sentait bien. Lentement, la chaleur et la présence de son ami l’apaisèrent. Ils restèrent ainsi quelques instants, sans bouger, n’entendant rien d’autre que les battements de leurs cœurs qui se calmèrent petit à petit. Plus rien ne semblait avoir d’importance, que la présence de l’autre. C’était comme si le temps avait cessé de s’écouler.

- Mulder ! Scully ! Dans mon bureau ! IMMEDIATEMENT !

Mulder et Scully sursautèrent, se séparèrent avant d’apercevoir le général se tenant les mains sur les hanches, sur le pas de la porte.

******


- Ceci est mon dernier rappel agents ! Je dois faire mon rapport à votre supérieur, Mr Kersh. Si je me souviens bien, les relations entre deux agents sont également interdites au F.B.I. !

Les agents se regardèrent : l’idée de penser que le général pouvait croire qu’ils se voyaient en cachette leur paraissait des plus absurdes, pourtant il était évident que c’est ce qu’il pensait et ce qu’allait bientôt penser Kersh aussi. Le regard complice qu’ils s’échangèrent ne fut que confirmer les soupçons du général.

L’agent Mulder se retrouva isolé pour la journée dans l’infirmerie avant d’aller faire ses corvées de ménages. Scully, quand à elle, fut astreinte à nettoyer les dortoirs.

La jeune femme se rendit alors dans le dortoir afin d’en finir au plus vite et de pouvoir aller se coucher en essayant d’oublier cette journée et cet enfer dans lequel elle se trouvait. Heureusement qu’elle savait Mulder pas loin.
Quand elle pénétra dans la chambre, les sept autres filles de sa chambrée étaient assise sur deux lits côte à côte et discutaient ou plutôt comméraient. Quand elles la virent, elles se turent.
Avec sa pelle et sa balayette elle fit toute la chambre avant de se mettre à récurer le sol. Les filles la regardèrent faire avec un pseudo regard compatissant et faisaient des messes basses.
De son côté, Mulder, après avoir nettoyé tous les sanitaires de la base se dirigea au dortoir pour enfin pouvoir se coucher. Un bras vint lui barrer le chemin.

- Alors ?! La rouquine et toi ?!

Mulder essaya de se frayer un chemin et d’éviter de répondre à son voisin dans le dortoir des hommes.

- Je la trouve bien à mon goût moi !

Il préféra le laisser dire et se laissa tomber telle une masse sur son lit fait au carré. Il enleva ses baskets à l’aide de ses pieds.
Affalé sur son lit, il entendait les garçons parler du charme et du ‘sex-appeal’ de Scully. Péniblement, il se retint d’intervenir pour ne pas aggraver son cas. La tête sous le traversin, il parvint finalement à trouver le sommeil.

Le clairon retentit. Scully ouvrit un œil puis l’autre et tomba nez à nez avec marina l’une des filles de son dortoir.
Marina avait déjà fait un stage de trois mois au siège du F.B.I. à Washington DC et avait été amenée à croiser à plusieurs reprises le bel agent Mulder ; le plus souvent accompagné de cette Scully. Plusieurs fois, elle avait essayé de réellement le rencontrer afin d’entrer plus en matière avec lui mais à chaque fois il était accompagné de celle que tout le bureau appelait Mme Spooky ; celle qui selon les paris stupides d’agents jaloux n’était aux affaires non-classées que pour une chose.
C’était pour ça qu’elle en voulait tant à Scully et qu’elle avait décidé de lui mener la vie dure.

La voyant si près de son visage, Scully se recula dans son lit :

- Que fais-tu là ?
- Tu ne le mérites pas et il s’en rendra très vite compte !

Marina se leva et partit finir de se préparer. Scully, elle n’en revenait pas. Elle alla se doucher et s’habiller.
La journée se passa comme les autres mais Scully sentait que quelque chose n’allait pas. Elle ne savait pas ce qu’il pouvait bien se tramer mais son intuition qui la trompait très rarement l’inquiétait : Où était Mulder ? Elle ne l’avait pas vu de la journée. Peut-être que c’était mieux pour eux afin d’éviter la sanction disciplinaire que Kersh leur donnerait avec un bonheur non dissimulé.

Elle n’était allée au réfectoire que pour l’apercevoir mais il n’y avait pas mis les pieds. Du bout de sa fourchette, elle faisait des tranchées dans son assiette de purée, l’esprit complètement ailleurs. Elle se sentait vidée, fatiguée et personne n’était là pour l’écouter. A vrai dire, elle ne se confiait pas vraiment et la seule personne à laquelle elle le faisait et à laquelle elle aurait aimé le faire était justement cette personne qu’elle n’avait pas le droit de voir sans courir le risque de se faire gravement sanctionner cette fois.

Une main se posa sur son épaule et la fit sursauter, elle se tourna et commença à se crisper quand elle vit qu’il s’agissait de Marina.

- Dana, Fox a besoin de toi ! Il t’attend près du local à balai !

Ne faisant pas même attention au fait que cette fille les ai appelé par leur prénom respectif, Scully n’écouta que son cœur qui ne lui laissait présager rien de bon. Il s’emballa. Son esprit devenait incohérent. Elle n’écoutait plus que son cœur et se dirigea en direction du local à balais.
Le couloir était vide, pas un chat. Aucun bruit ne venait troubler ce moment ou était-ce alors que les battements du cœur de Scully couvraient tous les bruits qu’il pouvait bien avoir ? L’atmosphère était lourde. Elle avait peur pour son ami. Que pouvait-il bien avoir ? Pas grand-chose mais si il se sentait aussi mal qu’elle en ces lieux … il fallait qu’elle le voit. Elle accéléra le pas et tourna sur sa gauche. La porte du cagibi était entre ouverte. Elle y pénétra et avant qu’elle ne puisse se rendre compte que celui-ci était vide, elle se trouva enfermé dedans sans lumière ni confort.
Après avoir agité la poignée dans tous les sens pendant plus de dix minutes, elle se laissa glisser le long de la porte et assise dans le noir, laissa les larmes couler d’abord lentement puis telles un torrent le long de ses joues.
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MessageSujet: Re: #18 - Untitled [Terminée]   Mar 27 Fév - 15:23

Après avoir agité la poignée dans tous les sens pendant plus de dix minutes, elle se laissa glisser le long de la porte et assise dans le noir, laissa les larmes couler d’abord lentement puis telles un torrent le long de ses joues. Ses bras encerclèrent ses maigres jambes. La tête blottie entre ses genoux. Elle fini par trouver le sommeil dans cette position.

Quelque chose la tira subitement de son état. Elle bondit sur ses jambes et découvrit une raie de lumière et comprit alors qu’il y avait une autre issue qu’elle n’avait pas vue jusque là. Elle entendit de plus en plus de bruits provenir de cette pièce voisine. Des pas semblaient s’approcher d’elle. Son cœur battait la chamade. Elle chercha à tâtons quelque chose qui pourrait l’aider à se défendre. Elle ne savait pas l’heure qu’il était ni qui cela pouvait bien être, tout était tellement irréaliste qu’elle ne chercha pas d’explication rationnelle et pris le premier manche à balai qu’elle trouva.
Elle s’en arma et attendit que la porte s’ouvre. Le halot de lumière l’ébloui, elle ne discerna qu’une silhouette qui s’approchait d’elle. Elle sortit du renfoncement dans lequel elle s’était dissimulée et frappa son adversaire qui se pencha en avant, à temps, pour éviter le coup.


- Whow whow whow Scully ! Doucement ! C’est moi !

Elle reconnue la voix de son partenaire. Honteuse, elle laissa tomber son balai et fondit en larmes dans ses bras. Au même instant, la porte s’ouvrit et laissa apparaître le général de la base au côté de Marine.

- Agents, je crois que nous devons parler ! Et également parler à Mr Kersh votre supérieur hiérarchique !


***********

Une musique d’ambiance flottait dans les airs. Ce son de vent et de vagues donnait un air frais à la pièce sombre, aux fenêtres closes, que seuls une lampe sur une table basse et les quelques rayons de soleil qui passaient au travers des rideaux illuminaient. Sur le sofa, une jeune femme lisait un livre ou plutôt avait ses yeux rivés en sa direction mais n’en faisait rien, elle rêvassait.

Le héro de son livre, éternel jaloux des hommes qui entouraient son amie, venait de prendre conscience de ses sentiments. Depuis cet instant, elle n’avait plus lu une ligne. Elle n’avait plus pu se concentrer sans pour autant en prendre conscience.

La sonnerie de son téléphone cellulaire retentit. Elle baissa son livre sans pour autant dévier son regard. D’un geste las, elle attrapa le combiné et décrocha :

- Scully !
- Scully, c’est moi …

Soudain, elle revint sur terre, c’était lui ! Il ne s’était pas revu depuis leur retour forcé pour non application du règlement de la base suite à quoi Kersh avait pris un plaisir sournois à les congédier pendant un mois pour faute professionnelle.

Une fois de plus, elle avait décroché, son interlocuteur parlait mais elle n’entendait plus que le ronron réconfortant de sa voix. Elle entendait sa voix sans pour autant l’écouter et cela lui suffisait, la réconfortait mais la rendait triste en même temps. Elle ne connaissait pas la cause de ce bonheur ni de ce malheur. Elle n’en avait même pas réellement conscience.

- Scully ? Tu m’écoutes ?
- Excuse-moi, je … je … je regarde un film à la télévision et …
- D’accord, je te rappelle plus tard !

Elle ne répondit même pas et machinalement raccrocha, elle se tourna vers la télé. Celle-ci était éteinte. Pourquoi lui avait-elle menti ? Elle baissa la tête et vit son livre dans ses mains. Qu’est-ce qui pouvait bien la troubler à ce point ?

Les yeux grands ouverts, le regard dans le vide, les pensées se bousculaient dans sa tête sans qu’elle ne puisse les organiser.

Un bruit se fit entendre. Puis le même une seconde fois.

Elle sortit de ses pensées. La nuit était tombée.
Elle avait passé toute l’après midi là. Elle se dirigea vers la porte d’entrée, elle jeta un coup d’œil à travers le judas puis après un court moment d’hésitation, ouvrit.

- Salut !

Tous deux regardèrent leurs pieds, comme gênés par la situation.

- Scully, il faut qu’on parle !

Elle ne répondit qu’en lui désignant le canapé et lui faisant signe de s’installer. Mais elle ne bougea pas. Toujours fixée sur le sol.

Il plaça amicalement sa main sur son épaule :


- Dana, je viens d’être averti par le bureau que suite aux examens psychologiques que tu as passé la semaine dernière pour reprendre tes fonctions, ils hésitent à te faire reprendre tout de suite, ils t’ont d’abord trouvé surmenée puis déprimée.
- …
- Je me fais du souci pour toi. Tu ne donnes aucun signe de vie et quand je t’appelle, tu sembles distraite !

Elle ne répondit pas. Elle savait pertinemment qu’il avait raison mais n’en connaissait pas la cause.

- Scully, je suis juste venir m’assurer que tu sais que je suis et serai toujours là pour toi ! Mais apparemment tu ne veux pas m’en parler ou peut-être même que tu ne veux pas ME parler. Mais je reste disponible, un seul mot de toi et je suis là !

Il balança son pied d’un mouvement hésitant, et pivota en direction de la porte. Il avait vu qu’elle s’était mise à pleurer mais si elle ne lui disait rien, il ne pouvait rien faire et il s’en voulait. Il mis sa main sur la poignée et s’apprêta à la tourner.
Il se retourna, ce qu’il vit lui brisa le cœur : les deux mains qui cachaient son visage, elle était en larmes. Il se sentit démuni et préféra la laisser faire le premier pas.
Il sortit, referma la porte et s’adossa contre celle-ci afin de se reprendre à son tour.

De son côté, les émotions se bousculaient. Scully se sentait encore plus mal que quand il était là. Sans réfléchir, elle cria son nom, sans penser que ce dernier l’entendrait. Il ouvrit doucement la porte de l’appartement de son amie.

Il la regarda. Elle le regarda enfin.
Il fit un petit signe de bras et d’épaules pour lui signifier qu’il était là et près à l’écouter.
Elle avança vers lui et se blottit contre son torse et laissa sortir un long sanglot.

Ils restèrent ainsi le temps qu’il lui fallut pour se reprendre. Aucun d’eux n’auraient pu dire le temps que cela avait duré.
Scully releva la tête, une nouvelle lueur brillait dans son regard ce qui fit sourire son ami de soulagement. Ils se regardèrent dans les yeux.
Lentement, très lentement, elle monta sur la pointe des pieds et toujours à cette vitesse qui trahissait son appréhension, elle se décida à franchir le cap. Elle déposa un tendre baiser sur les lèvres de Mulder qui y répondit favorablement.


Ze And !
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