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 Week End En Hiver

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*LuciOle*

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MessageSujet: Week End En Hiver   Jeu 25 Jan - 16:46

Le ciel gris. Le sol blanc. Le vent froid. Trois ingrédients qui définissaient un hiver bien entamé. Après 50 minutes de route au lieu de 15, Scully descendit du taxi, un sac de voyage à la main. Elle posa un pied dans la gare routière quand, derrière elle, une personne âgée lui demanda de l’aide. Elle l’aida à monter les marches enneigées et glissantes. Elles se regardèrent, exaspérées. Le hall de la gare était bondé de monde. Une gare noire. Elle regarda le tableau d’affichage. Le train à destination Johnstown : Annulé. Elle se fraya un chemin vers un guichet. Une trentaine de personnes se trouvaient devant celle qui donnait les renseignements. Après 45 minutes d’attente accompagnée de soupirs et quelques mots avec ses voisins, Scully atteignit le guichet. Elle fût accueillit par une dame âgée d’à peine 30 ans dont la voix trahissait la fatigue.

- Bonjour, j’aimerais plus de renseignements concernant le train de 14h15 en direction de Johnstown.
- Tous les tous les trains sont bloqués Madame. Je suis désolée mais je ne peux vous en dire plus …
- Comment ça ? Ecoutez, je suis fatiguée. J’ai passé une semaine épouvantable. J’ai de la famille qui m’attend que je n’ai pas pu voir à Noël et Nouvel An et vous êtes incapable de me donner plus d’informations ?

La gare c’était calmé face à la voix irritée et portée de Scully. Tout le monde avait les yeux braqués sur elle et elle sur la personne qui la renseignait.

- Madame vous n’êtes pas la seule dans ce cas. Je fais que vous transmettre les informations que l’on me donne.
- Appelez-moi votre responsable.
- Il n’est pas ici. Je suis désolée mais asseyez vous et faites comme tout le monde : Patientez ! Personne suivante.
- Non ! Elle tapa du poing plus fort qu’elle ne l’aurait voulu. Je ne bougerais pas tant que votre supérieur ne sera pas devant moi.

Exaspérée, la foule soupira et marmonna. Epuisés. Blasés. Ils ne supportaient pas une telle agitation. La jeune femme tenta de faire taire Scully.

- Non je ne me tairais pas. Et puis vous trouvez normal que l’entrée de la gare soit enneigée et glissante ? Mettre un peu de sel ne coûte pas cher. Une personne âgée a manqué de tomber. Et pourquoi ne pas sabler les voies de chemin de fer alors que les routes pour voitures le sont ?

Quelques applaudissements se firent entendre accompagnés d’autres plaintes. La voix de Scully s’éleva de plus en plus. Elle si discrète, si calme d’habitude, s’étonna elle-même de son comportement. Elle ne pouvait s’arrêter, évacuant toutes les tensions enfouis depuis trop longtemps. Elle se fit interpeller par deux policiers.

- Madame s’il vous plait veuillez vous calmer.
- Je ne pense pas.
- J’ai le droit de dire ce que je pense non ?
- Veuillez nous suivre s’il vous plait.
- Vous n’avez aucunes raisons de m’arrêter.
- Atteinte à la voix publique et outrage aux forces de l’ordre article 445-3 du code pénal.
- Tout de suite les grands mots.
- Bon sa suffit suivez-nous !

Il l’empoignèrent par le bras et elle se mit à rire nerveusement.

- Ecoutez, vous ne savez même pas qui je suis et …
- Justement taisez vous et gardez votre salive pour tout à l’heure.

Voyant qu’elle n’aurait pas le dernier mot et sentant l’étreinte autours de ses membres se resserrer, elle se tu et entra dans la voiture de police. Elle regarda par la vitre. Le ciel toujours gris. Le sol encore blanc. Le vent bien plus froid. La neige se remit à tomber doucement, laissant le temps aux flocons, de s’écraser un à un. Ils arrivèrent rapidement au commissariat. Elle se retrouva en quelques secondes dans une cellule de dégrisement ayant pour compagnie, un alcoolique qui cuvait. Elle cria pour sortir mais seul les ronflements de l’inconnu lui répondirent. Le temps passait. Lentement. Elle avait froid. Plus de deux heures qu’elle se trouvait à faire les cents pas et à se faire insulter par son compagnon de cellule. Un policier se décida enfin à lui rendre visite.

- Alors ma jolie, on est calmé ?
- J’exige d’être sortie d’ici immédiatement !!
- Du calme … Tu peux me dire ce qu’est ceci ? Il désigna son arme de service.
- Je ne vous permets pas de me tutoyer et si vous aviez prit la peine de me demander qui j’étais, vous sauriez que je suis l’agent spécial …
- Bien sur bien sur … Et tu voyage sans aucuns papiers ? Aucune autorisation de port d’arme ? Et les balles ?
- Je n’ai pas ma plaque professionnelle, j’ai du oublier mes papiers, les balles sont dans mon manteau et qui vous adonné l’autorisation de fouiller mes affaires personnelles ??

Il repartit sans un mot, sourire narquois aux lèvres. Elle s’énerva une nouvelle fois. Au bord de la crise de nerfs, elle s’était résigné à s’assoire sur ce banc sale, soufflant sur ses doigts pour éviter qu’ils ne tombent, congelés. Les insultes fusaient toujours de la part de l’homme qui dégageait une odeur nauséabonde. Elle n’avait plus la force de dire quelque chose. Alors qu’une ombre se dessinait sur le sol gris et poussiéreux de la cellule, une voix familière résonna.

- Oui c’est bien elle.

Elle releva la tête pour rencontrer un visage étonné mais surtout amusé.

- Si tu tiens à vivre quelques années de plus, ne fait aucuns commentaires !!
- Bien.

Il tourna les talons et fit trois pas quand elle l’appela aux bords des larmes.

- Mulder ! Je t’en supplie … sors-moi de là.

Le policier ouvrit la cellule et elle sortit. Elle récupéra ses affaires. Aucune s’excuses ne sortirent de la bouche de ceux qui l’avaient conduit ici. Elle allait répliquer, leur apprendre la politesse mais Mulder l’en empêcha. Une main sur son avant bras la calma instantanément. Ils sortirent. Il lui ouvrit la portière de la voiture, s’installa au volant et démarra. Le silence régnait. La neige avait recouvert, de quelques centimètres, le tapis blanc déjà présent. Des gyrophares et des alarmes de diverses ambulances et camions de pompiers clignotaient et retentissaient dans toute la ville. Après s’être réchauffée aussi vite que possible, elle questionna Mulder.

- Comment as tu su que j’étais là ?
- Ils m’ont appelé après avoir vérifié le numéro de ton arme et m’ont demandé si une petite rousse travaillait à mes cotés … J’ai été dans l’obligation de répondre oui.
- J’ai oublié mes papiers chez moi … Ils t’ont donné une raison ?
- Dérangement sur voix public et …
- Ridicule ! J’ai juste élevé la voix et …
- Et jolie performance. Tu devrais t’énerver plus souvent ça te va à ravir.
- Quoi ? Demanda t-elle en se retournant vivement vers son collègue. Comment ?
- Ils m’ont montré la vidéo surveillance de la gare et m’ont conseillé vivement de te faire prendre quelques jours de congés.

Il se mit à rire. Elle sourit malgré elle, sachant pertinemment que son week end venait de s’effondrer. Une fois de plus. Une fois de trop.
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*LuciOle*

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MessageSujet: Re: Week End En Hiver   Ven 26 Jan - 22:07

Le silence avait reprit place pour être interrompu quelques minutes plus tard par Scully.

- Où vas tu ? Pourquoi sors tu de Washington ?
- Tu n’as pas un week end en famille ?
- Si mais …
- Alors allons-y.
- Mulder, il y a trois heures de routes, la nuit ne va pas tarder à tomber et sous ce temps je ne pense pas que se soit une bonne idée.
- Tu n’es pas en état de penser. Tu as vraiment besoin de changer d’air alors laisse moi faire ça pour toi.

Elle posa sa main encore fraîche sur celle de Mulder et lui souffla un « merci » émue et sincère. Le paysage blanc défilait sous ses yeux. Paysage blanc en contraste avec la nuire noire où la lune avait prit place depuis plus d’une heure. La neige continuait de tapisser l’extérieur. Scully posa sa tête contre la vitre et ferma les yeux. Ne penser à rien était son objectif. Deux heures qu’ils roulaient. Deux heures que Mulder était concentré. Elle s’octroya un allé aux pays des rêves. Mais il fut de courte durée. Retour brutal.

- Mulder !!!!

Elle prononça son nom en même instant que le bras de celui ci prit place contre son ventre pour la protéger. La voiture d’en face venait de déraper et Mulder avait freiné un peu trop sèchement ce qui provoqua une violente secousse.

- Ca va ? Dit-il inquiet.
- Oui oui …
- Je vais voir le conducteur. Reste au chaud.

Elle le regarda s’aventurer dans cette tempête glaciale. Un pull à col roulé de couleur noire assortit à son jean, son manteau de cuire et ses rangers le protégeait un minimum de ce temps. Elle le trouvait séduisant et se surprit à ne pas le quitter des yeux. Il ne resta que quelques minutes et entra précipitamment dans la voiture, portant ses mains contre sa bouche pour leur procurer un minimum de chaleur.

- Plus de peur que de mal …
- Mulder laisse-moi le volant, tu as assez conduit.

Il lui sourit. Elle dressa son sourcil.

- Quoi ?
- Vu le paquet de nerfs que j’ai récupéré il y a quelques heures, je ne préfère pas.
- Très bien, alors attend un peu avant de reprendre la route.
- Scully c’est la prochaine sortie. Ne t’inquiète pas je reste vigilant.
- Ce n’est pas toi qui me fait peur mais ce temps.

Elle tourna le bouton de la radio et écouta les informations de 20 heures. Une tempête virulente s’abattait sur la cote Est et ne semblait pas vouloir se calmer. Accidents anodins ou mortels. Dégâts des eaux ou électrique ? Un phénomène climatique rarement vu ses dernières années. Une douce musique prit place. Un air de Bach résonna, calmant l’angoisse qui la parcourait. La voiture quitta l’autoroute et s’engageât sur une route déserte, étroite et peu éclairer. Peu de personnes étaient passées avant eux. Seule une trace de pneus se dessinait dans la neige épaisse. Mulder prit soin de la suivre en roulant doucement. Elle l’observa du coin de l’œil. Il était concentré. Elle était contente qu’il l’accompagne. L’air de la campagne lui ferait du bien aussi. Après quelques frayeurs sur cette route, Scully descendit pour ouvrir le portail. Il entra. Elle referma. Le froid la gagnait déjà. Elle le regarda garer la voiture à cotés des autres. Il sortit et elle attrapa son sac dans le coffre. Madame Scully sortit, enroulé dans un grand châle noir et couru vers sa fille qu’elle enlaça tendrement.

- Enfin vous voilà. Je suis heureuse de vous savoir sains et saufs.
- Et ça fait du bien d’arriver.
- Merci Fox de me l’avoir amené.
- Je vous en prie … Elle en avait grand besoin.

Dit-il avec un sourire taquin que seule Scully pouvait comprendre. Elle lui lança un regard noir qui s’éclaira rapidement. Margaret se demandait à quoi ils faisaient allusion. Ce n’était pas la première fois qu’elle les voyait aussi complices. Embarrassé, Mulder voulu repartir. Il n’avait pas sa place au sein de cette maison, surtout ce week end. Mais les quatre yeux braqués sur lui, lui firent comprendre qu’il n’aurait pas le dernier mot. Ils entrèrent. Dana embrassa chaleureusement toutes les personnes présentent. Ses frères, Bill et Charles ainsi que leurs femmes et un couple d’amis de Margaret et John, leur fils. Elle présenta Mulder et ils passèrent à table. Un repas divin et chaud après une dure journée glacée. Il discutait aisément avec Charles qu’il rencontrait pour la première fois, ne pouvait s’empêcher de regarder son amie et ce John discuter et rire des souvenirs, cherchant ce qui les liés vraiment, tout en évitant les regards réprobateurs de Bill. Il se concentra alors sur Margaret. Cette femme dynamique, qui, par un simple geste, une simple parole, rendait ses invités heureux. Cette femme qui approchait 65 ans mais qui restait séduisante. Ils quittèrent la table vers 22h30. Les enfants reçurent l’autorisation d’aller dehors. Scully partit se relaxer sous une douche brûlante. Les autres discutaient entre eux autours du feu. Il profita de cet instant pour sortir. Elle descendit et le chercha instantanément du regard.

- Maman ? Où est Mulder ?
- Avec les petits je crois …

Elle se dirigeât vers la fenêtre qui donnait devant la maison. Il était assis sur le perron à regarder les enfants jouer. Elle sortit, lui déposa une couverture sur ses épaules et s’assit à ses cotés.

- Tu vas attraper la mort.
- Regarde-les …
- Ils s’activent eux !

Il la sentit sourire. Ils observèrent le bonhomme de neige se former sous les éclats de rire d’une jeunesse insouciante. Elle l’observa. Lui. Ses jambes contre son torse, entouré de ses bras. Elle devina ses pensées. Lui qui n’était pas maître de ses émotions quand il s’agissait d’un sujet bien précis. Elle déposa sa main sur la sienne, mêlant ses doigts aux siens. Le regard brillant, une larme ne demandait qu’à tomber.

- On avait la même différence d’âge. Elle avait les même cheveux noirs … Je la taquinais avec autant de passion et prenait soin d’elle avec autant d’amour …

Sa voix était à peine audible. Elle récupéra la fine goutte d’eau de son pouce. Un regard. Un geste. Un silence. Elle était là pour lui comme il avait était là pour elle cette après midi. La sœur de Matthew s’approcha, interrogative. Du haut de ses six ans elle demanda.

- T’es triste ?
- Un peu.
- Ah … Je peux te faire un bisou ?

Emu et étonné de cette question, il acquiesça et tendit sa joue. Elle repartit jouer. Après avoir reçu ce cadeau il sourit. Elle aussi. Il aurait pu rester des heures à les regarder jouer, rire et se chamailler en pensant au passé. Mais une voix masculine se fit entendre derrière eux.

- C’est quoi votre jeu ? Celui qui congèle le plus vite ?

Dana reconnue la voix de son petit frère. Il posa une main sur l’épaule de chacun en s’accroupissant.

- Dans la famille Scully, on a une règle d’or : Etre et rendre heureux. Je suis loin d’avoir le caractère de mon frère et je suis heureux de vous rencontrer et heureux de voir le bonheur sur le visage de ma sœur. Ca faisait longtemps. Alors bienvenue dans la famille.

Il tendit la main et Mulder l’attrapa avec plaisir. Scully n’eut pas le temps de remettre les choses au clair, il les ordonna de rentrer.
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*LuciOle*

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MessageSujet: Re: Week End En Hiver   Mar 30 Jan - 22:20

Ils montèrent se coucher vers minuit. Chacun regagnant leur chambre respective. Certains en couple, d’autre devait cohabiter. Un blond et un brun pour une rousse. Ils avaient discuté quelques minutes. Le silence. Il regarda sa montre. 1h40. Seule la lune pouvait éclairer cette nuit sombre. Le ciel s’était dégagé laissant place à un nuage d’étoiles. Il se leva et referma la porte derrière lui et déambula dans le couloir noir. Il se heurta à quelqu'un laissant échapper un cri de surprise.

- Mulder ?
- Scully ?
- Shhht … Murmura t-elle. Mais que fais tu ici ?
- Mon colocataire fait le bruit d’une débroussailleuse. Déjà que je n’ai pas le sommeil facile, là je suis servi.

Elle tenta de réfréner un fou rire et poussa Mulder dans sa chambre et referma la porte. Elle alluma sa lampe de chevet. Tout en tenant son verre d’eau à la main, elle se mordit la lèvre une nouvelle fois devant ce spectacle.

- Mulder je suis désolée … Ton t-shirt est trempé.
- Ah c’est ça qu’il fait plus frais …
- Enlève-le.

Elle lui tendit un tendit un t-shirt sorti de son armoire.

- Euh … Je ne suis pas sur de rentrer dans tes affaires.
- C’était à mon père.

Elle le regarda se changer, hypnotisée par la sensualité que dégageait ce torse. Il s’en aperçut. Gênée, elle se referma la penderie sans bruit. Il se cala derrière elle et passa un bras au-dessus de son épaule. Son corps se contracta, retenant son souffle. Elle ne savait plus qui elle était durant une seconde. Mais il voulait juste lui désigner une photo accrochée sur la porte. Il tapa du doigt sur le visage blond qui entourait, de ses bras, le cou d’une jolie rousse.

- Je ne savais pas que toi … Lui …
- Il y a beaucoup de choses que tu ignores de moi.
- Je me doute … Toute cette partie de ta vie … Avant moi …

Elle se retourna pour lui faire face. C’est à ce moment qu’elle réalisa que l’espace entre son lit et son armoire était petit. Vraiment trop petit. Leurs corps se frôlaient. Leurs frissons devenaient incontrôlables. Leurs regards se croisèrent. Après un silence lourd de sous-entendus, il se décida à le rompre.

- Enfin tu aurais pu me dire qu’il ronflait.

Elle sourit. Il se dirigea vers la porte, posant sa main sur la poignée.

- Tu as besoin de dormir, tu as conduit toute la soirée … Reste …
- Si on nous découvre, je ne donne pas cher de ma peau !
- Ne t’inquiète pas.

Un sourire malicieux se dessina sur ses lèvres. Elle activa son réveil à une heure où tout le monde dormirait encore. Il la regarda amusé.

- Je sens l’expérience Agent Scully !
- Bonne nuit Mulder.

Ils prirent place sous la même couverture, retenant leur souffle à la même cadence. Ils s’endormirent ensemble, laissant une nouvelle fois, place au silence.


Un bruit strident et répétitif le sortit de ce trou noir. Où était-il ? Avec qui ? Pourquoi ? Il mit quelques secondes pour se souvenir. Le réveil se trouvait du coté de Scully. Sur le dos, il se retourna pour l’éteindre avant de réveiller toute la maison. Son torse entra en contact avec le visage de celle qui se trouvait à ses cotés. Elle venait de se retourner, encore endormis. Il s’accorda encore quelques minutes de répit. Leurs jambes se frôlaient, laissant un frisson le parcourir. Il l’observa. Depuis quand n’avait il pas aussi bien dormi ? Depuis la disparition de sa sœur, toutes les nuits sans exceptions, étaient hantées de cauchemars. Aucunes thérapies ni aucunes femmes n’avaient réussi à l’aider. Dormir pour se reposer était le but depuis tant d’années que cette courte nuit lui prouver que tout était encore possible. 6h15. Il devait se lever et combattre le froid. Une main agrippa la sienne. Il se retourna. Ce tableau matinal lui donna lui sourire. Il se pencha et tout en la recouvrant de l’épaisse couette murmura :

- Rendors toi il est encore tôt …

Il récupéra son t-shirt et sortit. Il se dirigea dans l’autre chambre. John ronflait toujours aussi fort. Mulder se concentra pour ne pas rire et s’habilla. Il ressortit et descendit. La nuit encore noire, la maison toujours sombre. Un bruit dans la cuisine attira son attention. Il poussa la porte et tomba nez à nez avec Margaret.

- Fox déjà debout ?
- Oui, je ne suis pas un lève tard. Et vous ? Vous devriez être au chaud sous vos couvertures.
- J’ai pris l’habitude de me lever tôt avant tout le monde pour profiter du silence avant la tempête. Même si je suis seule maintenant, quand il y a du monde, j’aime profiter de ce moment. Vous désirez du café ?
- Volontiers, merci … Mais je ne reste pas. Je vais repartir dans quelques minutes.
- Si vite ?
- Je comptais vous laisser un mot. C’est le week end de votre fille. Je l’ai conduite parce qu’elle avait besoin de se retrouver avec les siens. Je ne voudrais pas la déranger.
- Vous savez très bien que vous êtes le bienvenu.
- Je ne suis pas sûr …
- Ecoutez ici vous êtes chez moi, si ça en dérange un tant pis.
- Je sais … Mais je ne suis pas habitué au réunion familiale et votre fils aimerait se retrouver avec vous sans avoir un assassin sur le dos … Je me sens mal a l’aise en sa présence …
- Fox je vous interdis de penser ça. Bill a toujours été très protecteur avec ses sœurs et hautin avec leurs amis. On ne le refera pas mais Dana aime son travail et vous avez assez culpabilisé tous les deux. Alors maintenant soyez heureux, je vous le demande.

En prenant ses mains dans les siennes, il l’embrassa chaleureusement.

- Merci Maggy. Merci pour l’accueil … Pour tout. Je vais y aller avant que la circulation devienne impossible.
- Faites attention.
- Ne vous inquiétez pas, la sableuse à du passer.
- Appelez-moi à votre arrivée.

Il lui sourit et partit. Elle le regarda prendre la route encore enneigée. Elle soupira se demandant comment faire pour qu’ils ouvrent les yeux sur ce qu’ils étaient l’un pour l’autre.
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MessageSujet: Re: Week End En Hiver   Jeu 1 Fév - 16:26

Elle descendit. Lavée. Habillée. Reposée. Décontractée. Tout le monde déjeunait sur la grande table de salon. Le sourire qu’abordait ses lèvres s’effaça. Elle ne vit pas celui qu’elle cherchait du regard. Celui qui lui avait permis d’être là ce week end. Elle se dirigea dans la cuisine et questionna sa mère. Elle lui répondit en quelques mots. Scully regagna la table et déjeuna en silence. Elle observait les autres, les écoutait, leur souriait mais son esprit voyageait. Elle remonta dans sa chambre d’adolescente, repensant à cette nuit. Depuis quand n’avait elle pas fait entrer un garçon secrètement ? Depuis quand ne c’était elle pas réveillée avec un sourire béat ? Inconsciemment elle prit le t-shirt que Mulder avait prit soin de reposer sur la chaise et le porta à son visage. Elle s’imprégna de l’odeur et ferma les yeux un instant avant de le ranger. Quelqu’un frappa à la porte et entra.

- Ca va Dana ?
- Oui … Bien dormi ? Elle ne put s’empêcher de sourire en se souvenant du nom que Mulder lui avait donné.
- Très bien et toi ?
- Aussi.
- Je te sens préoccupé …
- J’espère juste que Mulder ne c’est pas fait coincer par ce temps …

Il s’approcha d’elle. Lentement. Passant une main dans ses cheveux roux, il attira son visage prés du siens.

- John a quoi tu joues ?

Il avança ses lèvres plus près encore. Il savait qu’elle ne résistait jamais à ses mains jouant dans sa nuque. Mais une main sur son torse le retint.

- John s’il te plait …
- Je voulais juste vérifier.
- Je te demande pardon ?
- Lui et toi … Ne me dit pas que vous êtes simples collègues … Sinon tu n’aurais pas réagit comme tu viens de le faire, tu le sais aussi bien que moi …
- Je … C’est n’importe quoi …
- Je vous ai observé hier. Il te dévorait des yeux. Il buvait tes paroles ? Hier tu es sorti pour lui tenir compagnie alors que tu le vois tous les jours et ce matin, quand tu t ‘es aperçu qu’il n’était pas la, ton visage lumineux c’est éteint.
- Nous sommes amis et ça s’arrête …
- Je te connais Dana et tu te connais et c’est sans prétention que je vais te dire ceci : Si tu me résistes c’est que l’amitié n’est pas la vraie base de votre relation. A toi de savoir ce que c’est et comment y remédier.

Il tourna les talons et sorti, laissant Scully interloquée, pensive et terrifiée. Il avait raison. Elle le savait. Quelques minutes passèrent. Elle rejoignit les autres.


Margaret s’activait aux fourneaux quand elle entendit la voiture arriver. Elle baissa le gaz et enfourna la dinde au four. Noël se préparait. La famille se réunissait. Elle ouvrit pour les accueillir, les bras tendus vers sa fille.

- Ma chérie tu es …
- Enorme ! Je sais !
- Magnifique ! Ne dis pas de bêtises.
- Je suis affreuse, grosse et je dois rester assise le plus possible. C’est pas une vie ça !

Son compagnon leva les yeux au ciel, faisant comprendre que ce n’était qu’une question d’habitude. Il déposa les valises prés de l’escalier.

- Fox, dites-lui qu’elle est magnifique.
- Je ne cesse de lui répéter Maggy mais elle ne me croit pas. La maternité lui va à ravir …
- Si c’est une façon de me dire que tu veux une famille nombreuse, n’y compte pas !
- Mais pas les hormones … Souffla t-il à l’oreille de Madame Scully.

Il embrassa Tara et serra la main de son mari, Bill. Ce dernier qui s’empressa de prendre la parole.

- Après la grossesse c’est le baby blues et après elle n’aura d’yeux que pour le bébé et vous serez laissé de coté. Bienvenue dans la famille Agent Mulder !

Il s’éloigna, sourire narquois aux lèvres. Margaret et Tara protestèrent contre lui. Mulder s’assit aux cotés de Scully, ne prêtant aucun intérêt à ce que venait de dire son frère. Elle était à huit mois de grossesse et se fatiguait beaucoup, devant exécrable de jours en jours. Elle savait qu’il faisait tout pour elle mais ses hormones commandaient et prenaient le dessus sur elle-même. Il posa une main sur le ventre rebondit. Il savait que ce geste la calmait, la rassurait.

- Tu es la plus belle femme qui m’a été donné de rencontrer. Pourquoi te mentirais je ?
- Je ne sais pas.
- Vous avez une chance fabuleuse de pouvoir porter la vie …
- Alors la, on échange quand tu veux !

Il caressa son ventre et posa sa tête dessus.

- Et toi tu ne trouves pas ça magique ? Dis à ta maman qu’elle est sublime.

1 coup. Il continua.

- Si tu es une fille, fait moi signe.
- …
- Un garçon ?

1 coup.


Emue, Margaret et Tara suivait de loin cette conversation à trois. Bill, en retrait, venait de comprendre que sa sœur était heureuse. Elle abordait un visage magnifique. Un sourire comme il ne lui avait jamais vu. Ses yeux reflétaient le bonheur. Mulder plongea son regard dans celui de Scully.

- Ne vois pas une conspiration partout. C’est un coup d e chance, rien d’autre …
- On verra !

Il l’embrassa et lui conseilla d’aller s’allonger avant le réveillon de ce soir. Il était à peine 15 heures. Il monta les valises à l’étage. Ils entrèrent dans la chambre de Scully. Un sourire s’afficha sur leur visage.

- Tu crois que Maggy me laissera dormir avec toi ce soir ? Je ne voudrais pas me retrouver avec une débroussailleuse remontée à bloc ! D’ailleurs tu m’expliqueras comment tu as fait pour supporter ! Mes oreilles bourdonnent encore !

Elle rit. Rire. Cette sensation trop peu ressentit depuis quelques temps. Mais une nouvelle fois, la clarté qu’habitait son visage, s’assombrit. Ses yeux se noyèrent dans une vague de larmes. Elle s’assit au bord de son lit. Il la rejoignit. Inquiet.

- Scully parle moi …
- J’ai peur … Peur de l’avenir. Bill a raison, je ne vais pas y arriver. Je ne vais jamais savoir concilier les deux. Toi et le bébé. Lui apprendre à vivre, à se battre contre ce monde pourrit et remplit d’injustice !

Les larmes retenues jusqu’alors, glissèrent sans difficultés le long de ses joues.

- Regarde-moi. Tu crois que je vais te laisser m’abandonner ? Comptes sur moi pour te rappeler que j’existe. Et puis le monde est dur de nos jours mais à nous d’essayer de le rendre meilleur pour lui. Il apprendra à se battre et à vivre et nous, on apprendra à être de bons parents et à être heureux. Je ne laisserais personne vous faire de mal …
- Je … Je suis si odieuse avec toi … Alors que toi tu es la pour moi … Je ne te mérite pas …
- Retire cette phrase tout de suite. Tes hormones travaillent et te font dire n’importe quoi. Pense que bientôt nous serons trois. Une famille. Celle dont tu rêves depuis longtemps.
- Tu me manques tellement … Ton corps … Comment on fera avec lui entre-nous ? Les larmes ne cessaient de rouler.
- Tu n’as pas à t’inquiéter pour ça. Tu me manques aussi mais une centaine d’Agents ne nous ont pas empêché de vivre notre histoire aux quatre coins du sous-sol alors pourquoi un petit bout le ferait ?

Un sourire malin s’afficha sur son visage rassurant, et c’est en repensant à tout ça qu’elle s’allongea, l’entraînant avec elle. Cote à cote. Les yeux dans les yeux. Leur souffle ne faisant qu’un. Des lèvres enflammées se retrouvaient. Il posa sa main sur sa joue pour les sécher, puis la glissa jusqu'à son ventre. Doucement. Sensuellement. Il la senti frémir. Elle ferma les yeux. Rassuré sur leur avenir. Il l’imita, se rappelant d’un certain soir de janvier de la même année.


- Mulder ?
- Scully ? Que fais tu là ?
- J’ai frappé mais je n’ai pas eu de réponse …
- Excuse moi je n’ai pas entendu. Je pensais que tune rentrais que demain soir. Tu n’avais pas prit ton Lundi ?
- Si … Je m’inquiétais pour toi …
- J’ai appelé Margaret pour lui dire que j’étais bien arrivé.
- Je sais … Mais tu es partie si vite …
- Je ne me sentais pas chez moi … Entre Bill et …
- Et ?
- Peu importe …
- John ?

Elle s’était approchée de lui. Subtilement. Son regard azur planté dans les siens. Jamais elle n’avait été autant assurée des ses gestes. Leur visages n’étaient plus qu’a quelques centimètres et c’est dans un murmure qu’elle osa lui avouer :

- La jalousie te va très mal …

Elle attendait un geste. Un signe. Un contact de sa part. Il lui fallut quelques secondes, quelques minutes pour comprendre et réagir en posant ses lèvres sur les siennes. Dans l’appartement 42 régnait un silence harmonieux. Heureux. Leur vie débutait alors que le soleil se couchait.
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