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 Stage de communication

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Polly

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MessageSujet: Stage de communication   Jeu 1 Fév - 2:12

Stage de communication



Quand la voiture se gara devant le centre en question, Mulder et Scully faillirent se réfugier à l’intérieur pour supplier des propriétaires de les garder. En effet, les agents Stonecypher et Kinsley, à force de leur raconter leurs péripéties, commençaient sérieusement à leur faire perdre patience.

Mulder fit le tour du véhicule afin de s’emparer de leurs sacs. Les deux agents le rejoignirent et Stonecypher, la jeune femme blonde à la langue pendue, s’immobilisa devant lui, les poings recourbés sur les hanches.


« Oh, tu vois Kinsley, ça ce n’est pas le genre de chose que tu ferais pour moi ! » Lança-t-elle en attrapant son bagage, traînant l’énorme valise derrière elle sur de minuscules roulettes qui peinaient à supporter le poids de ses vêtements.

Mulder et Scully échangèrent un regard discret, haussant les épaules, ils entrèrent à leur tour dans le bâtiment.

Le hall était presque vide, excepté un comptoir blanc et des dizaines de posters qui recouvraient les murs. « Sachez vous exprimer », « Comment mieux vous faire comprendre. » « La confiance, le centre de toute relation. »


Sans un mot, Mulder et Scully suivirent leurs deux guides provisoires et pénétrèrent une grande salle où se trouvaient une vingtaine de personnes. Tout de suite, une jeune femme souriant à s’en décrocher la mâchoire vint à leur rencontre.

« Vous devez être les agents Mulder et Scully ? » Fit-elle, serrant la main de Scully mais faisant la bise à Mulder. « Et bien, vous devez être les détenteurs du record ! » S’exclama-t-elle en frappant dans ses mains brusquement.

« Le record ? » Répéta Scully, ne voyant pas à quoi elle faisait allusion.

« De ceux qui ont réussi à éviter ce stage le plus grand nombre de fois bien sûr ! » Rit-elle en retournant se placer derrière un pupitre.

« Bonjour tout le monde ! Je me présente, je m’appelle Cathy Waterston. » Commença-t-elle, ne voyant pas Scully qui sursauta à la prononciation de son nom.

« Je travaille à la coordination de ce Centre de Communication depuis plusieurs années, je suis là pour accueillir les Agents Fédéraux de toutes les agences américaines, CIA, FBI, SWAT, DEA, ATF… Enfin bref, vous devez déjà les connaître ! » Réalisa-t-elle en faisant un geste de la main. « Bon alors ce stage va durer 3 jours durant lesquels vous allez devoir travailler sur vous-même. Pour une fois que vous avez le droit à un petite pause physique, nous allons nous occuper de vos esprits, votre habilité à communiquer, à vous exprimer, à faire confiance aux bonnes personnes. » Récita-t-elle avec la voix d’un automate, elle connaissait son speech par cœur.

« Je sens que je vais adorer… » Murmura Mulder, se penchant vers l’oreille de Scully qui lui répondit d’un sourire déjà largement exaspéré.

***


« Agent Scully et Stonecypher, vous avez la chambre 4. Mulder et Kinsley, Chambre 5… » Enuméra Cathy alors que la foule commençaient déjà à récupérer ses affaires, rejoignant les chambres qui leurs étaient réservées.

« Mon Dieu Scully, tu ne voudrais pas rompre le règlement et m’inviter sous ta couverture pour cette nuit ? Je ne vais pas supporter de la passer avec Kinsley à deux mètres de moi. Avec ma chance, il ronfle et il parle dans son sommeil. » se plaignit Mulder, arpentant le couloir.

« Mulder, ça ne durera que 3 nuits, je suis sûre que tu pourras survivre. » Répliqua Scully, sans avoir le courage de vraiment plaisanter.

L’idée de partager la chambre de cette femme plus horripilante que jamais n’était pas des plus amusantes.


« Agent Scully, nous voilà ! Chambre 4, c’est pour nous ! Vous allez voir, je la prends chaque année comme ça on est tout près des douches ! » Piailla-t-elle en sautillant sur place, ouvrant la dite porte.

« Merveilleux ! » Railla Scully en levant les yeux au ciel.

Mulder pouffa légèrement puis entra également dans ses appartements. Ils avaient le droit à une heure afin de s’installer et de se rafraîchir avant de tous se retrouver dans la salle principale pour le début de leur stage.

Scully posa son sac sur le lit puis se rendit à la salle de bain. Elle se versa un verre d’eau et s’observa un instant dans le miroir. Tout à coup, le visage de Stonecypher apparut dans son dos, la faisant presque sursauter par sa proximité.


« Vous avez des cheveux sublimes ! C’est votre couleur naturelle ou vous les colorez ? » S’enquit-elle, se permettant même d’entourer une mèche auburn autour de son doigt.

Effectuant un pas de côté, Scully se décala et fit face à la jeune femme, haussant un sourcil énigmatique.


« Ils sont naturels. » Dit-elle simplement, posant son regard sur les cheveux platine de Stonecypher.

« Les miens ont une teinte affreuse, mais depuis que je les décolore, j’ai un mal fou à les hydrater, vous ne connaîtriez pas un bon shampooing ? » Questionna-elle en s’imaginant discuter avec l’une de ses meilleures amies.

Pour seule réponse, Scully secoua la tête et retourna à son lit pour éviter de perdre le contrôle de ce calme extérieur qu’elle maîtrisait si bien.

Se courbant vers l’avant, elle se débarrassa de ses talons hauts puis procéda à un massage minutieux de la plante des pieds. Ce petit séjour promettait d’être agaçant.


***


« Bonjour, je suis le docteur Black, je suis psychologue et spécialiste des relations professionnelles en milieu policier. » Se présenta l’homme qui venait d’entrer dans la salle, incitant le silence immédiat du groupe d’agents.

« C’est moi qui vais m’occuper de votre stage, vous permettre de mieux vous connaître et de mieux appréhender vos relations futures. Mes exercices porteront sur deux points principaux, la communication et la confiance. Ce sont deux outils vitaux lorsque vous vous trouvez sur le terrain, bien plus que vos poings ou vos armes. » Expliqua-t-il s’attirant quelques commentaires négatifs et murmures étouffés.

« Bon, je ne vais pas vous faire un discours entier, je vous expliquerai au fur et à mesure de petits exercices, leurs but et les conséquences espérées. Est-ce que vous êtes prêts à commencer ? Vous avez peut-être des questions ? » Proposa-t-il en ôtant ses lunettes.

Plusieurs personnes échangèrent des regards curieux mais aucun d’osa se manifester. Satisfait, le Docteur Black resta en place et retroussa ses manches.

« Très bien, nous allons commencer par un petit jeu que la plupart de vous connaissez certainement. C’est très simple mais très efficace pour déceler une faille dans la confiance que vous avez en votre partenaire. Si vous voulez bien vous mettre à côté de votre partenaire. Agents Stonecypher et Kinsley, pourriez-vous nous montrer de quoi il s’agit ? » Demanda-t-il en faisant signe aux deux collègues qui frémissaient d’impatience.

Stonecypher tourna le dos à Kinsley et se plaça à environ un mètre de lui. Quand Black l’autorisa à agir, elle se laissa tomber dans les bras de son partenaire qui la rattrapa habilement et la remit sur ses pieds.

Des gens dans l’assistance se trouvèrent forcés à applaudir tandis que Mulder et Scully ne saisissaient pas la difficulté de l’exercice. Etaient-ils sensés être inquiets que l’autre ne le rattrape pas ?


« Parfait, maintenant que vous avez vu en quoi le cours consiste, il vous suffit de le reproduire. Je passerai entre les duos pour vous apporter mes conseils. » Annonça-t-il pendant que tout le petit monde se plaçait.

« Tu veux commencer ? » Offrit Mulder à son amie.

« D’accord. » Fit Scully, se postant devant lui.

Prenant une profonde inspiration, elle carra ses épaules, jetant un coup d’œil aux gens qui avaient déjà commencé. Certains ne se débrouillaient pas trop mal, d’autres se rattrapaient avant de toucher les bras de leur collègue et enfin, certains partenariats bancals goûtaient le plastique du praticable sur lequel ils se trouvaient.

Réprimant un frisson, Scully ne souhaitait pas se ridiculiser alors elle s’assura que Mulder était prêt à la réceptionner et se laissa tomber les yeux fermés.

Mulder attendit la dernière seconde avant de la rattraper, souplement et aisément, juste avant qu’elle n’entre en contact avec le sol. Tout du long, Scully n’avait pas hésité une seule seconde, elle n’avait en aucun cas essayé de se redresser ou de mettre ses mains derrière elle.

D’un geste assuré, Mulder la remit sur pieds, glissant ses mains de ses aisselles à ses hanches. Ils échangèrent un sourire complice avant que Black n’arrive à leur hauteur.


« Dis donc, je viens de vous voir réaliser l’exercice et je voulais vous féliciter. Depuis combien de temps vous entraînez-vous ? » Questionna le psychologue, visiblement impressionné.

« C’est la première fois. » Le renseigna Scully, incrédule.




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MessageSujet: Re: Stage de communication   Jeu 1 Fév - 2:16


« La première fois ? Et vous la rattrapez alors qu’elle est prête à toucher le sol ? Alors là, je dois dire que c’est peu commun. Bravo agent Mulder, je vois que cette jeune femme a en vous une confiance de fer. » Commenta Black en inclinant la tête. « Allez-y, continuez. » Fit-il, joignant le geste à la parole.

Observant les alentours, Mulder et Scully réalisèrent que tout le monde avait les yeux rivé sur eux. Quelque peu mal à l’aise, Scully s’approcha de lui.


« Si tu veux quelqu’un d’autre, je comprendrais, je veux dire, avec notre différence de corpulence… » S’excusa Scully, se doutant qu’il appréhendait un peu la situation inverse.

« Non, ça ira. Je veux le faire avec toi. » Insista Mulder avec détermination, se mettant déjà en place. « Est-ce que c’est bon ? » Fit-il tout de même avant de se lancer.

« Hum… Oui. » Vint la petite voix de Scully.

Leur entraînement de défense leur avait appris à s’adapter aux moindres situations, mais dans ce cas, elle devait le garder intact et non l’assomer pour lui passer les menottes.

Le corps de Mulder partit en arrière et Scully s’apprêta à la soutenir. Quand son poids s’effondra sur elle, il ne cilla pas et Scully amortit son arrivée en pliant agilement les genoux. Ils étaient tout près de s’écrouler l’un sur l’autre mais Scully tint bon, le retenant quelques secondes à une dizaine de centimètres du sol. Surmontée par sa taille, ils finirent par se retrouver assis parterre, la tête de Mulder appuyée contre le ventre de sa collègue et entourée par ses jambes.

Personne ne rit dans la salle car l’exercice était parfaitement réussi, néanmoins, quelques sourires attendris naquirent.


« Très bien agents, on va peut-être pouvoir passer à la suite ? Aujourd’hui nous allons surtout nous concentrer sur des exercices physiques et manuels. Veuillez me suivre. » Lança le docteur Black, désignant la sortie du bâtiment.

***


Mulder et Scully échangèrent un regard entendu, s’emparant de la boussole et du plan qu’on donnait à chaque équipe.

Tous les agents étaient groupés par deux, vêtus de jeans et de tee-shirts ou chemises, vêtements qu’on leur avait conseillé d’apporter. Ils comprenaient désormais la raison de cette tenue, apercevant la forêt à perte de vue.


« Bon, la course devrait durer environs 3h, ou plus si vous n’êtes pas très débrouillards. Avec ces deux instruments seulement, vous devez retrouver le fanion qui porte la couleur de votre équipe et nous le rapporter le plus vite possible. » Indiqua Black en annotant quelques informations sur son calepin, tenant en main un chronomètre.

« Et ils gagnent quoi les premiers ? Une nuit dans la suite présidentielle avec l’une de ces dames ? » Questionna intelligemment l’un des agents.

Les femmes, qui consistaient en Scully et Stonecypher, levèrent les yeux au ciel en soupirant, tandis que plusieurs de leurs collègues gloussèrent puérilement.


« T’inquiète pas Scully, c’est pas sûr qu’il finisse cette épreuve avant demain, intelligent comme il est. » Murmura Mulder au creux de son oreille.

Scully sourit, sachant que Mulder aurait très bien pu être l’auteur de cette phrase, mais le connaissant suffisamment pour savoir qu’ils n’auraient eu aucune mauvaise intention.


« Est-ce que tout le monde a bien son émetteur GPS et sa bouteille d’eau ? Ce serait dommage de vous perdre ! » Plaisanta le psychologue en s’asseyant dans une chaise en plastique. « C’est quand vous voulez ! »

***


Mulder et Scully marchaient dans un silence agréable, bercés par les cris des oiseaux qui les survolaient ainsi que le vent qui balayait les branches des arbres.


« Ca va Scully ? » Demanda Mulder en se tournant vers elle.

« Moi ? Oui, pourquoi ? » Répliqua Scully, sortant de son mutisme.

« Non, je ne sais pas, tout ce stage, cette histoire de communication et de confiance. Je veux dire, d’accord, on n’est peut-être pas les rois de la communication, mais ça ne nous a jamais vraiment porté préjudice. On compense plutôt bien, on… »

« Connaît l’autre suffisamment pour anticiper son comportement ou ses réponses. »
Compléta Scully sans réaliser qu’elle venait d’illustrer ses paroles.

« Tu vois, on lit dans les pensées l’un de l’autre ! » S’exclama Mulder en portant la main à son cœur avec emphase.

« Et puis, on n’a pas besoin de ce genre d’exercice pour savoir que l’on a confiance l’un en l’autre. » Ajouta sa collègue, presque hésitante.

« Scully, je te l’ai dit, il n’y a qu’en toi que j’ai confiance, dans n’importe quelle situation, qu’elle soit personnelle ou professionnelle, tu as toujours été là pour moi et… Scully, je ne pourrai jamais assez te remercier de rester à mes côtés comme tu le fais sans rien demander en retour… et malgré… »

« Non Mulder, ne vas pas plus loin. Nous avons perdu des proches tous les deux, nous avons souffert tous les deux mais cela n’est de la faute de personne. Surtout pas la nôtre. » Lui intima Scully en le regardant droit dans les yeux.

« Scu… »

« AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHH !!! »


Surpris par ce cri retentissant, Mulder et Scully firent un tour sur eux même, se concentrant pour déterminer d’où il pouvait bien provenir. Suivant les gémissements qui résonnaient à travers les bois, ils trouvèrent enfin l’origine de tout ce bruit.

Stonecypher avait glissé près d’une pente de terre et de pierres, se retenant à une misérable racine qui n’était pas loin de céder. S’accroupissant, Mulder essaya d’attraper sa main mais c’était inutile, elle se situait bien trop bas par rapport à lui, rendant son accès impossible. Dans son dos, Scully observait les alentours, se demandant où Kinsley pouvait bien se cacher. Reposant son regard sur son collègue, elle comprit son souci.

« Je vais essayer d’attraper sa main pendant que tu retiendras mon bras pour m’empêcher de tomber. » Suggéra-t-elle, posant la carte et la boussole sur un rocher.

« Scully tu es sûre ? Si je me penche un peu plus, je suis sûr que je peux l’atteindre. » Résista Mulder.

« Oui, et te retrouver en bas de cette pente avec les cervicales brisées ? » Questionna-t-elle en haussant un sourcil.

Mulder dû reconnaître qu’elle n’avait pas tort, et puis, pour rien au mon il ne lâcherait l’étreinte qu’il exercerait sur elle, de peur qu’elle ne se blesse.
Se plaçant sur le bord du fossé, Scully cala ses pieds contre des pierres et des racines et Mulder enserra son avant bras gauche dans ses deux mains. S’étirant de son mieux, Scully pu toucher les doigts de Stonecypher qui tremblait comme une feuille.


« Aller Stonecypher, attrapez ma main, je sais que vous pouvez le faire. » L’encouragea Scully d’une voix plus que déterminée.

La jeune femme hésita et ne bougea pas d’un cil, trop effrayée à l’idée de lâcher cette racine et de débouler la vingtaine de mètres de dénivelé qui se trouvaient derrière elle.


« Aller, dépêchez-vous Stonecypher, faites-le tant qu’il vous reste des forces ! » Insista Scully qui sentait son poids lui tirer sur l’épaule gauche.

Rassemblant le peu d’énergie qui gisait encore en elle, Stonecypher réagit enfin et dans un soudain élan, empoigna la main de Scully. Cette dernière serra les dents, sentant la douleur s’insinuer sous son omoplate. Néanmoins, elle s’efforça d’ignorer son mal être et tira sur le bras de Stonecypher qui s’aidait de ses pieds. Durant l’action, Scully perçut le craquement inquiétant de son épaule et ce ne fut qu’une allongée parterre, aux côtés de sa collègue, que la souffrance devint insupportable.


« Scully, ça va ? » S’enquit Mulder en voyant son visage, blanc comme un linge.

« Ca va aller, elle m’a fait un peu mal à l’épaule. » Répliqua-t-elle immédiatement, essayant de se mettre debout.

Mais elle eut la mauvaise idée de prendre appui sur son bras droit et un gémissement lui échappa. Elle s’effondra sur le dos, tenant son épaule en se mordant les lèvres.


« Scully ! » S’inquiéta Mulder en s’accroupissant à ses côtés. « Est-ce que je peux t’aider ? Tu as le bras cassé ? » Demanda-t-il en contrôlant son angoisse, il détestait la voir souffrir.

« Je crois que je me suis démis l’épaule. » Murmura-t-elle, la mâchoire contractée.

« Ok, mais on peut arranger ça n’est-ce pas ? Il y a une espèce de prise à faire ? » Balbutia-t-il en jetant un regard noir à Kinsley qui apparaissait enfin.

« Oui, tu vas devoir m’aider. » Confirma Scully.

« Ah, vous êtes là ! Alors, Stonecypher, qu’est-ce que tu fichais, je t’ai cherchée partout ! » S’exclama Kinsley sans même réaliser que Scully était dans une peine absolue.

« Tu marches trop vite abruti ! Maintenant, Scully a voulu m’aider et elle s’est cassé l’épaule ! » Rétorqua la jeune femme avec agacement.

« Elle n’est pas cassée, juste démise. » Corrigea Scully alors que Mulder débouchait la bouteille d’eau et faisait couler le liquide transparent sur son front perlant de sueur.

« Chut Scully, laisse-tomber. Tu dois préserver tes forces. Est-ce que tu peux m’expliquer comment on fait ? » Demanda Mulder en dégageant ses cheveux roux et désormais humides de son visage.

« Il faut que tu t’assieds en face de moi et prennes mon bras dans tes mains. Ensuite tu le plies et tu mets une main gauche dans l’intérieur de mon coude, de l’autre, tu tiens ma main bien fort. » Expliqua Scully en ravalant difficilement sa salive.


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MessageSujet: Re: Stage de communication   Sam 3 Fév - 19:00


« D’accord, comme ça ? » Questionna Mulder en prenant place, à genoux auprès d’elle.

« Oui, mais tu dois t’asseoir et coincer ton pied droit sous mon aisselle. C’est lui qui va faire tout le travail, écartant mon humérus de l’articulation et quand tu lâcheras, il reprendra sa place habituelle. » Ajouta Scully pour qu’il soit au courant de tout le processus.

Dans leur dos, Stonecypher et Kinsley restaient silencieux, observant la scène qui se déroulait sous leurs yeux. Les deux agents interagissaient avec une aise des plus remarquables, chacun écoutant l’autre, attentif à ses besoins et à ses émotions. Les doigts de Mulder tremblaient contre la peau blanche de Scully qui serrait les dents avec une volonté de fer.


« Ca va faire mal n’est-ce pas ? » S’angoissa Mulder, connaissant la réponse d’avance.

Scully n’osa pas répondre ouvertement, elle hocha simplement la tête, se concentrant progressivement. Il fallait qu’elle pense à autre chose et régule sa respiration afin de se détendre au maximum et de faciliter la mise en place de son articulation. Elle souffrirait le martyr pendant plusieurs minutes et ensuite, son bras ne lui offrirait que la sensation d’un immense bleu, et ce pendant plusieurs jours.


« Est-ce que tu es prêt ? » Fit-elle en fermant les yeux.

« Oui, je compte jusqu’à trois ? » Répondit Mulder, appréhendant cet instant.

Scully ne pu que hocher la tête, n’ayant plus la force de parler et elle la tourna en direction de la forêt, paupières closes et expirations contrôlées.

Mulder, quant à lui, inspira profondément, cala ses mains aux endroits indiqués et commença son décompte. Quand il prononça le « un », il sentit Scully se contracter involontairement et prit sa décision, murmurant le « deux », il tira d’un coup sec et de toutes ses forces.

La manipulation arracha un léger cri à Scully qui s’en mordit l’intérieur de la joue, faisant couler le goût métallique du sang dans sa bouche. Son corps fut secoué d’un spasme immédiat et elle se recroquevilla dans une position fœtale.


« Scully ? Ca va aller ? Est-ce que je m’y suis mal pris ? »
S’enquit Mulder avec appréhension, dégageant une mèche de cheveux afin de voir son visage.

Elle était encore plus pâle qu’auparavant mais hocha la tête de manière positive, faisant mine de se relever alors il l’aida en empoignant son bras valide. La calant contre lui, Mulder lui laissa le temps de reprendre son souffle et elle voulut se mettre debout.

A leurs côtés, Kinsley et Stonecypher ne savaient désormais plus où se mettre. Ils savaient que tout cela était totalement de leur faute et rien de ce qu’ils pourraient dire ou faire n’atténuerait la douleur qu’éprouvait Scully.

Marchant à ses côtés en direction du centre, indiquant le chemin car il tenait désormais la carte et la boussole, Mulder savait qu’il ne devait pas se montrer trop envahissant. Si c’était le cas, Scully se refermerait probablement sur elle-même et il lui serait impossible de lui apporter le soutien qu’elle recherchait réellement. Il devait lui faire sentir qu’elle contrôlait la situation et ne se trouvait pas entièrement en position de faiblesse.

Dans un silence relativement agréable et reposant, ils traversaient les bois sans un mot à part les informations de Mulder. Scully l’écoutait les yeux fermés, sachant qu’il la conduirait à destination par la route la plus directe et la moins encombrée. Le sol n’était pas particulièrement plat et quelques troncs barraient leur progression. Chaque fois, Mulder se plaçait de l’autre côté et tenait le bras gauche de Scully avec précaution. De cette manière, elle ne se sentait pas réduite au niveau de ses capacités et elle lui en était reconnaissante.

Bien vite le bâtiment où ils résidaient apparut au loin et elle accéléra inconsciemment sa cadence. Lorsqu’ils atteignirent les lieux, le Dr. Black fur surpris de les revoir aussi rapidement mais compris vite la raison de leur retour précipité.


« Nous avons une infirmerie, suivez-moi, je vais m’occuper de votre bras et voir s’il est cassé. » annonça-t-il en désignant une porte blanche sur le côté du complexe.

« Je suis également médecin. » Précisa Scully. « Je vais juste avoir besoin d’une écharpe pour l’immobiliser, un peu de glace pour éviter qu’il n’enfle davantage et aussi… une tablette de Tylenol. » Expliqua-t-elle alors que ses yeux cherchaient Mulder, jusqu’à la rassurer en comprenant qu’il la suivait de près.

« Asseyez-vous. » L’invita Black en relevant le dossier de la table d’auscultation.

Mulder se tapit dans un coin afin de ne pas les déranger davantage et observait la scène avec attention. Scully se hissa sur le cuir froid du siège et le médecin lui fit signe d’ôter son tee-shirt. Se mordant la lèvre inférieure, Mulder comprit que ce geste réveillerait la souffrance qui dormait encore au creux de son épaule ankylosée. S’avançant lentement, il s’empara d’une paire de ciseaux qui gisait sur le bureau.


« Est-ce que je peux ? » Fit-il en retournant auprès de Scully.

Hochant la tête avec hésitation, elle savait qu’il avait eu une bonne idée, l’une de celles qui lui épargneraient un instant difficile où elle devrait serrer les dents et faire croire qu’elle ne ressentait absolument rien malgré la souffrance qui lui vrillait l’articulation jusqu’à résonner dans sa tête.

S’emparant du fin tissu, ce dernier ne résista pas longtemps aux lames acérées qui se refermèrent sur lui. Elles remontèrent jusqu’à dénuder Scully et ne la laisser couverte que d’un soutien-gorge noir qui contrastait délicieusement avec sa peau d’albâtre.

Un frisson la parcourut de part le manque de vêtement mais rapidement, le Dr. Black lui recouvrit l’épaule d’un baume mentholé et anesthésiant. Soupirant profondément, elle ferma les yeux afin de mieux profiter de cet instant de répit et d’abandon. Malgré ses mains larges et sa stature imposante, il se montra particulièrement adroit et délicat, lui provoquant plus de soulagement que de contraction.


« Voilà, je vais nouer ce bandage dans votre nuque et vous devrez le garder le plus longtemps possible, au moins jusqu’à ce que les tendons soient entièrement reposés. » Lui conseilla-t-il, joignant le geste à la parole.

« Est-ce qu’elle ne devrait pas aller à l’hôpital ? » Questionna Mulder avec souci.

« Mulder, je me suis déboîtée l’épaule, je ne suis pas au bord de l’agonie ! » Répliqua Scully en descendant de la table d’examen.

« Vous pouvez rester jusqu’à la fin du stage, si l’agent Scully se sent suffisamment en forme pour cela. On vous épargnera les exercices physiques tout du moins. » Suggéra le Dr. Black.

« Parfait. Est-ce que nous pouvons y aller ? » Demanda Scully, regardant autour d’elle si elle ne voyait pas quelque chose pour se couvrir.

« Attendez, je dois avoir une couverture quelques part… » Proposa le médecin, ouvrant un placard et sortant l’enveloppe de laine.

Scully s’en empara en vitesse et s’enroula dedans, avec l’aide de Mulder étant donné qu’elle n’avait plus qu’un bras de valide. Tous deux retournèrent en direction de la chambre que la jeune femme partageait avec l’Agent Stonecypher. Une fois à l’intérieur, Mulder s’empressa de « placer » ses oreillers et de lui remplir un verre d’eau. Amusée par son comportement, Scully s’assit sur le bord du lit et l’observa avec intrigue.


« Mulder, ce n’est que mon bras, le gauche en plus, je ne suis pas infirme. » Lui rappela-t-elle avec une pointe d’agacement tout de même.

« Je sais… Bon, je vais voir si tout le monde est arrivé d’accord ? Si tu as besoin de quoi que ce soit, rejoins-moi dehors ? » La pria-t-il en se glissant derrière la porte.

« Tout ira bien. Viens me chercher pour le repas si tu ne me vois pas arriver à l’heure ! » Lança-t-elle, s’étendant sur le matelas.

« Pas de problème. » Fit-il en fermant derrière lui.

Soupirant de fatigue, Scully se laissa aller au sommeil qui s’appelait à elle. Son corps se détendit peu à peu, la douleur avait entièrement disparu grâce à la pommade. Si elle en avait besoin, elle savait que des calmants se trouvaient sur sa table de nuit.

Un violent claquement la fit bondir brusquement, prenant appui sur son coude droit. Levant les yeux devant elle, ce fut pour apercevoir Stonecypher qui se tenait devant elle, la main sur la bouche.


« Oh, je suis désolée, je vous ai réveillée ? » S’excusa-t-elle en s’approchant du lit pour s’y asseoir.

« Ce n’est rien… » Répondit gentiment Scully, ce qui la surprit elle-même.

Jetant un coup d’œil à sa montre, ce fut pour froncer les sourcils. En effet, il était plus de vingt-heure et évidement le repas était sûrement terminé depuis long. Scully se demanda avec irritation pourquoi Mulder n’était pas venu la chercher.


« Oh lala, vous ne pouvez pas savoir combien j’ai ri ! J’étais à table avec Fox, John et cette fille là… Julia Artwood. C’était fantastique, ils ont un de ces humours, je crois que je vais avoir des courbatures aux abdominaux demain ! » Lança-t-elle avec un sourire supplémentaire.

Scully hocha doucement la tête, se demandant si cette Julia était la raison pour laquelle Mulder l’avait totalement oubliée. Et depuis quand l’appelait-elle Fox ? S’efforçant de respirer profondément, Scully posa les pieds à terre et fit mine de se relever mais Stonecypher l’en empêcha.


« Non, non, non ! Vous restez couchée ! Vous devez vous reposer, je m’occupe de tout. Vos vêtements sont dans cette valise ? » Demanda-t-elle en s’approcha de l’unique bagage de Scully.

Intérieurement, une tempête se formait peu à peu, à l’extérieur, Scully semblait aussi calme que l’on puisse l’être. Non mais pour qui se prenait-elle ? Stonecypher croyait-elle réellement qu’elle pourrait fouiller dans les affaires de Scully sans que celle-ci n’ait mot à dire ?


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MessageSujet: Re: Stage de communication   Mer 7 Fév - 16:36

« S’il vous plaît, j’aimerais autant faire ça moi-même. Si vous pouviez simplement poser ma valise sur le lit ? » Questionna Scully, de sa voix la plus agréable.

« Oh… D’accord. Vous avez des choses à cacher ? Laissez-moi deviner ! Lingerie fine… Soie ou léopard ? » Fit Stonecypher, soulevant le sac pendant qu’elel parlait.

« S’il vous plaît… » Insista Scully, au bord de la crise de nerf.

« Je plaisante Dana ! Il va peut-être falloir apprendre à vous lâcher hein, pas étonnant qu’on vous surnomme la Reine des Glaces ! » S’exclama-t-elle avant de réaliser ce qu’elle venait de dire. « Oh, Dana, ce n’est pas ce que je voulais dire… Enfin vous savez je… » Bafouilla-t-elle en reculant d’un pas quand elle croisa le regard expressif de Scully.

Cette dernière ne fit aucun commentaire, elle savait pertinemment que s’il elle prononçait un mot, elle perdrait le contrôle de ses émotions et hausserait le ton. Alors qu’elle fouillait à travers ses vêtements, à la recherche de son pyjama, trois petits coups résonnèrent contre la porte. Stonecypher, n’ayant rien de mieux à faire, accourut pour tourner la poignée et accueillir Kinsley.

« Oh, John ! Tu tombes bien ! » Lança-t-elle en souriant de soulagement.

« Je… Fox a décidé de déserter notre chambre pour ce soir alors je me demandais si… » Proposa-t-il en remuant les sourcils explicitement.

« Parfait ! » Répliqua-t-elle en souriant ouvertement. « Dana, ça ne vous dérange pas si… » Questionna-t-elle d’un air faussement soucieux.

« Non, non ! Allez-y, profitez-en… » S’empressa-t-elle de répondre, trop heureuse de se débarrasser de cette colocataire insupportable.

« Je te rejoins tout de suite ! » S’exclama-t-elle avant de refermer la porte et de se précipiter dans la salle de bain, vêtements affriolants en main.

Scully leva les yeux au ciel en soupirant, la seule chose qu’elle avait retenue était le fait que Mulder découchait. Que se passait-il derrière son dos ? Où se trouvait-il actuellement ? Il avait semblé inquiet pour elle et désormais, elle était la dernière personne sur Terre à attirer son intérêt. Pourquoi se sentait-elle légèrement agacée à l’idée qu’il pourrait passer la soirée, voire la nuit avec cette Julia Artwood ?

Réfléchissant un instant, son pyjama échoué sur les genoux, elle se remémora le visage de cette femme. Une grande brune, les yeux bleus, mince au physique élancé… Pas étonnant qu’il tombe sous son charme, elle était réellement sublime, son visage agrémenté d’une paire de lunettes à monture noire élégante.

Ce fut à ce moment précis que Stonecypher sortir de la salle d’eau en courant et claqua la porte de la chambre derrière son dos. Enfin seule, Scully se dit que de toute façon, elle préférait dormir plutôt que de se venger sur la nourriture ou se lamenter pendant des heures.

Elle ôta donc son pantalon et s’apprêtait à se départir de ses sous vêtements quand on frappa encore une fois à la porte. Avec agilité elle se glissa sous les couvertures de manière à cacher sa nudité partielle et autorisa la personne à entrer.

Quelle ne fut pas sa surprise quand elle aperçut Mulder pointer le bout de son nez, un plateau dans les mains, refermant la porte d’un coup de hanche.


« Mulder ? » S’étonna Scully, la bouche entrouverte.

« Je suis désolé, je ne pensais pas que Kinsley mettrait autant de temps à venir inviter Stonecypher ! Ce n’est pas faute d’allusions de ma part ! » Se moqua-t-il, prenant place à côté d’elle sur le lit et posant le plateau sur les cuisses de la jeune femme.

« Qu’est-ce que c’est ? » Questionna-t-elle en observant l’assiette dissimulée sous un couvercle.

« Le repas était infecte, j’ai dû menacer le cuisto pour ça, alors j’espère que tu vas les savourer. » Lui indiqua-t-il en découvrant une part de lasagnes qui semblaient particulièrement appétissantes.

« Oh… Mulder, c’est mon plat préféré ! » Se surprit-elle à dire, s’empêchant presque de se lécher les babines.

« Je sais, je me suis dit que ça te ferait plaisir, plutôt que de goûter à cette horrible soupe de légume qu’ils nous ont servie. » Confia-t-il en leur versant deux verres de vin.

« Et où as-tu trouvé ça ? » L’interrogea-t-elle en voyant la bouteille de verre.

« J’ai mes contacts. » Répondit-il simplement.

« Julia Artwood ? » Suggéra-t-elle, retenant de son mieux toute note de sarcasme dans sa voix.

« Julia ? Oh, non, crois-moi ! Tout le monde sauf elle ! » Rit-il en buvant une gorgée, tandis que Scully commençait son repas avec entrain.

Intriguée par sa réponse, elle redressa la tête et leurs yeux se trouvèrent. Mal à l’aise, elle continua de manger afin de paraître occupée. La pâte était délicieuse et la sauce encore plus, il s’était surpassé pour lui dégotter un vrai bon diner.


« Pendant que j’attendais Kinsley, enfin, qu’il aille chercher Stonecypher… Julia m’a coincé dans un couloir et m’a parlé pendant plus d’une heure de sa relation plus qu’amicale avec l’agent Green… Qui se révèle être l’agent Jennifer Green. Laisse-moi te dire que je suis calé sur le sujet désormais ! » Expliqua-t-il en riant, manquant d’étouffer sa partenaire quand elle réalisa qu’elle s’était méprise depuis le début.

« Oh mon Dieu… » Murmura Scully entre deux éclats de rire.

Son visage s’était adorablement empourpré et elle avait quelque difficulté à manger correctement. Portant la fourchette à sa bouche, elle mâcha en fermant les yeux de manière à se concentrer un minimum.


« Est-ce que ton épaule te fait toujours mal ? » S’enquit alors Mulder, reprenant son sérieux.

« Ca va, j’ai tout ce qu’il me faut pour me faire oublier la douleur. » Lui assura-t-elle, buvant quelques gorgées de vin pour faire passer le tout.

« Bien. » Acquiesça-t-il, regardant quelque type de médicament le Dr. Black lui avait donné.

« Mulder… Stonecypher compte passer la nuit avec Kinsley ? » Se renseigna-t-elle, jouant avec ses couverts.

« Oui, justement, je me demandais si ça ne te dérangerais pas… » Commença-t-il en cherchant la façon dont aborder le sujet.

« Mulder, on a vécu pire que ça, je pense pouvoir supporter ta présence pendant deux ou trois nuits. » Plaisanta Scully, secrètement ravie qu’il s’invite plutôt que de passer la nuit dans la chambre d’Artwood.

Rassuré, Mulder alla ouvrir la porte, se pencha et quand il se rapprocha du lit, il avait son sac à la main. Scully eut envie de soupirer quand elle réalisa qu’il avait déjà tout prévu, y compris son accord. Elle observa quelques temps effectuer son rituel du soir, s’enfermant dans la salle de bain quelques temps afin de se changer et de faire un brin de toilette puis revenant pour vérifier le lit. Heureusement, le centre fournissait les draps, connaissant Stonecypher, il aurait pu se retrouver dans du satin rose pâle. Scully rit discrètement à cette idée saugrenue puis reposa le plateau vide sur la table de chevet.

« Et bien, tu avais faim. » Remarqua Mulder, refermant quelques boutons sur son haut de pyjama jaune clair.

« Il est déjà tard. » Répondit Scully, se dissimulant davantage sous les couvertures.

« Je suis désolé d’être venu aussi tard, mais je me suis dit qu’il était plus important que tu te reposes avant. » Se défendit-il, prenant place sur le bord de son matelas pour ôter sa montre.

« Il n’y a aucun souci Mulder, j’apprécie beaucoup ton geste, peu de gens l’aurait fait. » Affirma-t-elle en se tournant sur le côté droit pour épargner son bras gauche.

« Scully ? » Questionna-t-il en fronçant les sourcils.

« Quoi ? »

« C’est ton pyjama par terre ? »
Demanda-t-il en indiquant l’amas de tissu qui gisait sur la moquette.

Le rouge lui monta aux joues, jusque là, elle avait gardé le drap contre elle de façon à rester couverte mais n’avait pas pensé qu’il le remarquerait.


« Est-ce que… » Commença-t-il avant d’être interrompu.

« N’essaie même pas de proposer une telle chose Mulder. » Le rembarra-t-elle en attrapant les vêtements d’un geste pressé.

« Scully, je voulais juste t’aider. » Se justifia-t-il, haussant les épaules.

« Oui, et bien parfois, il y a des choses à ne pas dire. » Rétorqua-t-elle, glissant son bas de pyjama en restant sous les draps, se battant pour que celui-ci ne découvre pas la partie supérieure de son corps.

Mulder la contemplait d’un air amusé, sachant pertinemment que cela l’agacerait encore davantage mais c’était plus fort que lui. Il voulait voir comment la méthodique et ordonnée Dana Scully parviendrait à enfiler son haut sans s’arracher un gémissement de douleur ? Sadique ? Non, simplement las de voir que sa meilleure amie ne réussissait jamais à demander à ce qu’on vienne à son secours, même quand elle en avait désespérément besoin. Etait-il si repoussant que ça ? Après tout, ce n’était pas comme s’il allait lui sauter dessus et l’agresser, d’accord, il se permettrait peut-être quelques coups d’œil, et alors, c’était un homme, comment rester de marbre devant un tel corps et de tels atouts ?

A bout de forces et de nerfs, Scully dû finalement se rendre à l’évidence : s’habiller avec un seul bras quand le second vous fait souffrir dès que vous le déplacez est un vrai supplice.


« Bon, retourne-toi s’il te plaît. » Céda Scully en soufflant bruyamment.

Mulder s’exécuta et elle en profita pour ôter son soutien gorge, passant ensuite son bras droit dans la manche. Placée de façon à ce que Mulder ne voie que son dos, elle lui permit de s’approcher. Derrière elle, il passa les bras autour de sa taille et l’aida à tout doucement étendre son bras gauche, lui provoquant le moins de douleur possible. Une fois ses épaules recouvertes, que Mulder avait pu dévorer des yeux, elle pivota sur elle-même.


« Est-ce que tu peux… » Fit-elle en indiquant les boutons, tenant les deux pans dans son point serré.

Il acquiesça sans un mot et noua les boutons uns à uns, concentrant son regard sur ses mains et la tâche à accomplir plutôt que sur cette peau délicieuse qu’il cachait peu à peu, à mesure qu’il progressait.


« Et voilà, alors, comment c’était ? » Demanda-t-il avec un air contenté.

« Comment c’était ? » Répéta Scully avec intrigue.

« bah oui, c’était ma première fois. » Lui confia-t-il en souriant cette fois.

« Mulder, est-ce que tu pourrais être plus clair ? » Suggéra-t-elle en se cachant de nouveau sous les couvertures.

« Et bien, j’ai déjà déshabillé plusieurs femmes mais c’était la première fois que j’en rhabillais une. Et ce fut un plaisir d’ailleurs. Bien que… »

« Mulder ! » Lui intima-t-elle, éteignant la lumière de sa lampe de chevet. « On doit se lever tôt demain donc si tu veux bien, j’aimerais dormir un peu. » Changea-t-elle se sujet, gênée de ne pas pouvoir lui tourner le dos pour dormir à cause de l’emplacement de sa blessure.

Satisfait du résultat obtenu, Mulder l’imita et resta éveillé dans son lit, comme à l’habitude. Le sommeil mettrait plusieurs heures à le gagner et le fait d’être privé de télévision n’était pas fait pour améliorer les choses. Mais ce qui le tourmentait le plus, c’était de la savoir à la fois si proche et si inaccessible à la fois.

Détournant légèrement les yeux, il aperçut sa silhouette dans la pénombre, sa cage thoracique se soulevant régulièrement au rythme de sa respiration. Peut-être que cela l’endormirait, le berçant paisiblement ?

Ce ne fut qu’à son réveil qu’il comprit combien sa présence était apaisante car il ne se souvenait même pas avoir tourné de l’œil. Redressant la tête il perçut un son curieux provenant de la salle de bain, suivi d’une faible plainte.


« Scully ? » L’appela-t-il, sans obtenir de réponse.

Piqué au vif, il décida de se lever et d’aller voir si tout allait bien pour elle. Frappant à la porte, elle ne répliqua toujours pas alors il essaya la poignée et trouva le verrou défait. Entrant dans la salle de bain, il trouva Scully torse nu devant le miroir, frottant soigneusement son bras invalide à l’aide d’une serviette.

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MessageSujet: Re: Stage de communication   Sam 10 Fév - 4:04

« Oh ! »

Firent-t-ils au même instant, lui baissant les yeux, elle se couvrant à l’aide du tissu éponge. Elle était passée de son teint pâle habituel à ce qui se rapprochait fortement du rouge cramoisi et ce en moins un millième de seconde.

« Scully, je suis désolé… J’ai appelé mais tu n’as pas répondu alors j’ai… » S’excusa-t-il avec empressement, n’osant plus relever la tête.

« Je… Je me suis cogné le coude, du mauvais côté, ce n’est rien. » Le rassura Scully en se demandant comment elle allait faire pour se sortir de ce mauvais pas.

« D’accord, si tu le dis. Appelle-moi si… »

« Mulder ? »

« Oui ? »

« Est-ce que tu pourrais attendre une minute, j’aurai besoin de toi pour… »


Tout en parlant, il l’entendit s’activer, sans savoir pour autant ce qu’elle lui réservait cette fois. Le regard rivé sur le sol, il vit apparaître deux petits pieds dans son champ de vision, ce qui le poussa à jeter un coup d’œil. Il passa la serviette qui couvrait ses hanches et découvrit sa colonne vertébrale, jamais il ne l’avait vue d’aussi près ! Elle s’était placée de dos à lui et de chaque côté pendait une partie de l’attache de son soutien gorge. Sans nécessiter davantage d’explications, il les enclencha et Scully s’éloigna.

« Je… Je ressortirai pour le boutonnage. » L’informa Scully, ce qui marquait l’instant où il devait définitivement quitter la pièce.

***


Tous les agents se retrouvaient de nouveau dans la grande salle commune, cette fois attablés deux par deux. Mulder était assis en face de Scully et ils n’avaient de cesse d’échanger des regards intrigués à mesure que les explications et discours s’enchaînaient. Cela faisait une heure qu’ils étaient bercés au son de la voix du docteur Black qui leur répétait combien la confiance et la connaissance parfaite de son équipier était vitales pour un partenariat efficace.

Finalement, Cathy Waterston, la jeune femme qu’ils avaient rencontrée le premier jour du stage, passa entre les tables pour distribuer polycopiés et stylos. Les paires commencèrent à se demander ce qu’on leur réservait encore comme exercice aberrant.


« C’est très simple, sur ces feuilles, vous allez trouver une vingtaine de questions. Le but de ce test est d’y répondre le plus vite possible et de votre mieux. Le piège, c’est que ces questions ne concernent pas vos goûts mais ceux de votre partenaire. Une fois que j’aurai donné le top, vous lirez ces questions et y répondrez le plus honnêtement possible, si vous ne savez pas, passez à la suivante. C’est bon, tout le monde est prêt ? » Annonça Black en sortant son précieux chronomètre.

Mulder et Scully s’observèrent discrètement, s'interrogeant sur ce qui les attendait. Néanmoins, ils se mirent à la tâche, découvrant les questions au fur et à mesure, et se demandant comment ils étaient sensés savoir tant de choses l’un de l’autre. Mulder se grattait la nuque de temps à autre en grimaçant, tandis que Scully mordillait le bout de son crayon avec nervosité.

Bien vite, ils furent néanmoins les premiers à terminer, Mulder avant Scully mais l’écart était moindre. Black leur fit un signe entendu de la tête, leur montrant qu’il était encore une fois impressionné par leur rapidité. Ils se tournèrent les pouces quelques minutes, patientant jusqu’à ce que le dernier agent ait terminé de remplir entièrement son questionnaire. Une fois que ce fut fait, le docteur Black remonta sur l’estrade afin d’expliquer la fin de l’exercice.


« Bon, maintenant, c’est très simple, je vous laisse une heure pour échanger vos feuilles, les corriger ensemble et en parler afin d’éclaircir vos points forts et vos faiblesses. Je ferai le tour des tables pour voir ce qu’il en est et vous apporter quelques précisions. » Les avisa-t-il en reposant son chronomètre et ses feuilles de notes.

« Alors Scully ? Difficile ? » S’enquit Mulder en lui tendant son polycopié et esquissant un sourire d’un charme ravageur.

« Je ne sais pas trop, on verra bien. » Répliqua celle-ci en échangeant elle aussi sa feuille.

« Alors, question numéro une, quelle est le nom complet et la date de naissance de votre partenaire. Facile. Dana Katherine Scully, née le 23 février 1964. » Commença Mulder, bientôt imité par sa collègue.

« Fox William Mulder, 13 octobre 1961. » Récita-t-elle de mémoire.

« Question numéro 2, quels sont les prénoms des parents, frères et sœurs de votre partenaire. Bon, je suis en désavantage car il y a plus de monde chez toi ! » S’exclama Mulder. « Alors, nous avons Maggie, ou plutôt Margaret et Bill Scully et coté frères et sœurs, nous avons Bill junior, Charles, dit Charly et… Melissa. » Termina-t-il d’une voix un peu moins égayée.

« Et tes parents sont Bill et Teena Mulder, et ta sœur Samantha. » Fit Scully afin qu’ils ne s’éternisent pas sur le sujet plus longtemps.

« Ah, les couleurs, ça se complique ! J’ai hésité et puis, j’ai cédé pour le bleu, je me suis dit que le rose ne devait pas être ton truc. » Plaisanta Mulder.

« Oh, pas mauvais. Sachant que tu es daltonien, j’ai éliminé le rouge et le vert qui doivent plutôt t’agacer et j’ai également opté pour le bleu. » Expliqua-t-elle en ajoutant un « b » à sa question.

« Bon raisonnement. » Concéda Mulder en inclinant la tête. « Mais tu sais Scully, le rouge ne m’attire pas tant ça, tandis que le roux… hum… Je fonds… » Confia-t-il, une main contre son cœur afin de bien exagérer la chose.

Scully remua du chef, exaspérée par ces marques d’humour particulièrement suspectes. Observant autour d’elle, elle réalisa que plusieurs duos bavardaient tranquillement et que d’autres semblaient avoir des conversations plus que houleuse. Cela la renforça dans l’idée que tomber sur Mulder avait été l’une des meilleures offres de la vie, il était tellement parfait comme partenaire. Même s’ils n’étaient pas toujours d’accord sur tout, ils tournaient cela à leur avantage et leurs heurts leurs permettait d’approfondir au mieux chaque nouvelle affaire à laquelle ils étaient confrontés. Leurs désaccords restaient toujours respectueux et ils agissaient pour leurs intérêts à tous les deux, non égoïstement.


« Question musique… Hum… » L’éveilla Mulder, se frottant le bas de la joue avec hésitation.

« Elvis Pressley. » Déclara simplement Scully avec une certitude déconcertante.

« Et bien Scully je dois dire que pour ce coup tu me prends au dépourvu. » Avoua-t-il sachant qu’elle remarquerait le blanc sur sa copie, avant qu’une idée ne lui vienne à l’esprit. « Oh, je sais ! Baracole, Tchaïkovski. » Annonça-t-il fièrement en récupérant sa feuille pour la compléter.

« Comment ? » Articula Scully, n’en croyant pas ses oreilles.

« Un jour cette musique est passée à la radio et j’ai changé de station, tu as eu l’air déçue alors je l’ai immédiatement remise et je t’ai vue fermer les yeux en fredonnant la mélodie. C’est juste une supposition, j’ai faux ? » Demanda-t-il avec l’espoir qu’il ne s’était pas trompé.

« Non ! Pas du tout, c’est parfait, je ne m’attendais pas à ce que tu te souviennes d’un tel détail. » Confia-t-elle, soufflée par une telle démonstration d’attention.


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MessageSujet: Re: Stage de communication   Ven 16 Fév - 17:05

« Un détail ? Scully, c’est ton morceau de musique préféré, comment peux-tu croire que ça me soit aussi insignifiant. Avoir une chanson préférée, c’est très important, ça rappelle souvent des moments agréables, des images qui nous font nous sentir bien, ça nous redonne le sourire ou nous met à l’aise… C’est vital, et c’est tout à fait normal que je fasse attention à cette information puisqu’elle te concerne directement. » Expliqua-t-il avec passion, redonnant le sourire à la jeune femme, il n’avait de cesse de la surprendre.

« Merci Mulder. » Murmura-t-elle, profondément touchée.

« Mais au fait, et toi, comment le savais-tu pour Elvis ? » S’étonna-t-il soudainement.

« Oh, je n’en sais rien. Comme je n’avais pas vraiment d’idée, j’ai essayé d’imaginer ce qui te plairait, en fonction de ton caractère, de ta personnalité… » Exposa-t-elle en se sentant épiée.

« Wow, Scully, tu as des dons de profiler. » Remarqua-t-il, honnêtement épaté.

« Non, je te connais bien c’est tout, au bout de 4 ans, c’est normal non ? » Se défendit-elle, comme si elle venait de commettre une erreur.

« Bien sûr, ça me touche que tu te soucies autant de tout ça. Je suppose qu’on a le même point de vue la dessus en fait. » Réalisa Mulder en posant la main sur la sienne pour lui montrer son soutien.

***


Il l’entendait gesticuler, cherchant une position qu’elle ne trouvait pas afin de soulager la douleur qui se propageait dans son bras. Pourtant, il resta silencieux, espérant que, peut-être, elle en viendrait à le lui dire et à réclamer son aide, sous n’importe quelle forme.

Ce fut sa lampe de chevet qui lui indiqua que oui, elle était bel et bien réveillée. Tournant doucement la tête, il la fit tâtonner sa table de chevet pour mettre la main sur son tube de calmants. Malheureusement, dans sa maladresse, le flacon tomba au sol et sa chute fut accompagnée d’un sublime juron. L’envie de rire qu’éprouva Mulder à cet instant se dissipa quand il s’aperçut de la souffrance dans laquelle elle se trouvait.


« Scully ? Hey, ça va ? » Souffla-t-il en sortant de son lit pour la rejoindre.

« Ca va Mulder, retourne dormir. » Répondit-elle en se massant les tempes.

« Attends, laisse, je vais te chercher un verre d’eau. » Lança-t-il tout en s’éloignant pour lier le geste à la parole.

Quand il fut de retour, il s’agenouilla à la hauteur de Scully et ramassa un à un les cachets qui jonchaient le sol. Tout en se faisant, il jeta un coup d’œil à la jeune femme et remarqua qu’elle transpirait énormément. Mulder récupéra alors deux pilules dans le boitier et les tendit à Scully, ainsi que le gobelet. Celle-ci ferma les yeux pour les avaler, soulagée de ne pas avoir eu à se lever où elle n’aurait jamais atteint la salle de bain elle-même.


« Merci. » Murmura-t-elle, son corps tout entier secoué de tremblements.

Intrigué, Mulder apposa sa main au front de Scully et faillit sursauter quand il se rendit compte qu’il était bouillant. Caressant ses cheveux vers l’arrière, ils restèrent en place tant ils étaient humides de sueur.


« Scully, tu es brûlante ! » S’exclama Mulder, très préoccupé.

« Ce n’est rien Mulder, c’est souvent ce qui arrive après ce genre de blessure… Ca va s’estomper pendant la nuit. » Le rassura-t-elle d’un ton certain.

« Attends… » Fit Mulder, s’approchant de l’armoire.

Il fouilla quelques secondes, retournant le peu de vêtement qu’elle contenait, ainsi que les oreillers supplémentaires. Malheureusement, il ne trouva pas ce qui l’intéressait donc il se rabattit sur sa dernière option, retirant la couverture de son propre lit pour l’étaler sur la silhouette frissonnante de Scully.

Une fois que ce fut fait, Mulder se sentit hébété, il hésitait à aller au bout de son idée première, de peur de dépasser les limites. Pourtant, cela lui déchirait le cœur de voir que son amie était mal en point. Ne réfléchissant plus longtemps, il s’allongea finalement à ses côtés sous les draps, attirant son corps grelottant contre le sien, émanant de chaleur.


« Est-ce que ça va mieux ? » S’enquit-il en croisant les doigts pour avoir fait le bon choix.

« Beaucoup mieux, merci… » Souffla-t-elle en enfouissant son visage dans le creux de son cou.

Scully retrouva instantanément le sommeil, blottie dans l’étreinte réchauffante de son ami, ses grandes mains caressant son dos et ses cheveux. Les circonstances rendaient cet acte innocent et pourtant, tellement fort et agréable. Leurs respirations s’accordèrent et bientôt, ils s’endormirent dans les bras l’un de l’autre, sans cette attente éternelle du sommeil.


***


Ouvrant faiblement les yeux, Scully fut accueillie par une fine lumière, suffisamment intense pour lui permettre de voir que la pièce était vide mais pas trop pour l’éblouir. Sous elle, le matelas était encore tiède et couvert de l’odeur naturelle qui s’émanait de Mulder. Elle faillit rire en réalisant qu’elle serrait contre elle son oreiller comme s’il s’agissait de la personne en question.

Se retournant dans le lit, elle constata avec soulagement que sa migraine et sa fièvre étaient passées. Cependant, le fait de se réveiller sans lui à ses côtés lui provoqua un petit pincement au cœur, même si elle essayait de se convaincre qu’il ne lui devait absolument rien. Son regard se posa sur son réveil qui indiquait cinq heures et demi du matin, Scully soupira : où Mulder pouvait-il bien se trouver aussi tôt ?

Une réponse lui fut bientôt apportée quand il pénétra la chambre sans même daigner frapper, deux tasses dans les mains, un sac en papier coincé sous le bras et un sourire revigorant plaqué sur le visage.


« Bonjour Scully, bien dormi ? » Questionna-t-il en prenant place sur le lit, tout près d’elle.

« Oui, je vais beaucoup mieux, je ne sens presque plus mon épaule. » Lui apprit-elle, arborant un air intrigué par ses cachoteries.

« Je suis content pour toi, tu m’as fait peur hier soir. J’espère que tu ne t’es pas inquiétée, je voulais te trouver un petit déjeuner digne de ce nom. » Annonça Mulder en lui tendant un café bien chaud. « Tiens, j’ai été faire une perquisition en règle dans les cuisines ! » Lança-t-il en sortant plusieurs croissants de leur sachet. « Je les ai tiédis au micro ondes quelques secondes. » Expliqua-t-il en trempant le sien dans son café.

« Mulder, tu es une mère pour moi. » Répliqua Scully avec humour mais touchée par ses attentions, jamais elle ne s’était imaginée qu’il puisse être aussi plein de ressources.[/b]

« J’ai pris l’initiative de laisser un mot au Docteur Blake, je n’en peux plus de rester ici et ce n’est pas le meilleur endroit pour se remettre sur pieds. Kinsley et Stonecypher trouveront bien quelqu’un pour les raccompagner ? » Proposa-t-il avec appréhension.

« Merci, tu as raison, j’ai hâte de retrouver mon lit. » Acquiesça la jeune femme en attrapant un second croissant sous le regard amusé de Mulder qui l’avait rarement vue manger autant.

« Il y a tout de même quelque chose que je vais regretter… » Confia Mulder en faisant la moue.

« Oh… Oui ? » L’interrogea-t-elle, se demandant ce qu’il allait bien pouvoir lui répondre.

« Hmm Hmm… » Fit-il pour faire durer l’attente.

« Mulder ? »

« Je n’aurai plus ma petite bouillotte personnelle… Ca va être dur de ne pas avoir froid la nuit prochaine. »
Avoua-t-il en restant miraculeusement sérieux.

« Mulder… Tu ne changeras jamais. » Conclut Scully en sortant du lit, attrapant ses vêtements pour aller s’enfermer dans la salle de bain.

« Besoin d’aide pour prendre ta douche Scully ? » Demanda-t-il tout haut, s’attendant à recevoir une remarque cinglante.

« Ne me tente pas ! » Vint sa réponse, laissant Mulder bouche bée.

***


Une main sur le volant, Mulder tentait de trouver une station de radio moins désagréable que la dizaine qu’il venait d’essayer, faisant résonner de sublimes airs de country en plein milieu de la forêt. Scully avait le regard perdu vers la route qui parcourait ces bois luxuriants de Floride, ses doigts jouant avec la sangle qui maintenait son bras gauche en place.

Mulder fut satisfait de lui quand une mélodie familière s’éleva des hauts parleurs, jouée au piano et dessinant un merveilleux sourire sur les lèvres de Scully.


« Je crois que je pourrais me faire à ce Tchaïkovski. » Admit-il en tapotant le volant au rythme de la musique classique.

« Mulder, qu’est-ce que c’est ? » Questionna Scully quand elle aperçut deux voitures de police qui barraient la route au loin.

Ils ne mirent que quelques secondes à les atteindre et Mulder ne pu s’empêcher de descendre pour aller fouiner. Soupirant, Scully le rejoignit et le trouva en grande discussion avec une jeune femme rousse aux cheveux longs et frisés. Il se redressa et vint à sa rencontre, observant les alentours avec suspicion.


« Mulder ? »

« Hmmm… »

« Ne dis rien, quelqu’un a disparu dans cette forêt et tu veux qu’on leur donne un coup de main ? »
Devina-t-elle d’un ton exaspéré.

« Scully, soit ce stage a fait des miracles, soit on n’en avait pas du tout besoin. » Répliqua-t-il en s’éloignant vers une femme en pleurs, à l’orée de la forêt.

« J’opte pour la seconde solution… » Murmura-t-elle en lui emboîtant néanmoins le pas.

FIN

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