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 Le Cercle Des Initiés

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*LuciOle*

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MessageSujet: Le Cercle Des Initiés   Sam 24 Mar - 19:31

Le ciel. Le soleil. La mer. Le sable. Rire. Manger. Dormir. Rêver. Elle. Lui. Affaires non classées. Courir. Marcher. Vivre. Parler. Travailler. Le silence. Aimer. Partager. Respirer. Etre libre. Le regard plongé dans le gris du ciel il fut contraint de sortir de ces pensées. 16h32. Le téléphone de son bureau sonna. Machinalement, il porta l’écouteur à son oreille. 6 secondes passèrent et il raccrocha. Sans motivation, il se leva tel un automate et se dirigeât à l’étage inférieur. Seul son cerveau était maître de son corps. Il ne réalisait que les gestes automatiques de la vie, de la survie. Empruntant l’ascenseur et traversant le couloir impersonnel qu’il ne connaissait que trop bien, son esprit vagabondait. Gris. Noir mélangé au Blanc. Trois nuances qui le suivait depuis cinq mois. Toutes couleurs avaient disparut de son paysage, le laissant sans réel goût. Il avançait dans le futur automatiquement sans profiter, sans le vivre. Assis, attendant que son nouveau directeur le fasse entrer dans son bureau, il laissa ses pensées voyager. Comme d’habitude elles n’allèrent pas très loin. Une femme. Des yeux bleus. Des cheveux roux. Des affaires non classées. De l’action. Comme d’habitude il repensait aux bons comme aux mauvais moments. Ceux qui avaient bercés sept ans de travail acharné, de collaboration passionnée. Cinq mois que leur duo avait explosé sous le regard amusé de Kersh. Cinq mois que les affaires non classées n’existaient plus. Jamais Mulder n’oublierait ce sourire qu’abordait son directeur. Ne sachant comment, il avait su rester calme. Mais une fois seuls, c’est Scully qui avait tout pris, l’agressant verbalement. Il grimaça à ce souvenir et plongeât sa tête dans ses mains, autrefois utiles pour manier son arme. Il s’en voulait encore même si elle lui avait pardonné, comprenant ce qu’il avait ressentit. Cinq mois qu’ils s’étaient vus mutés dans d’autres services. Lui, condamné à trier la paperasse de tout le FBI. Elle, à la section des disparitions d’enfants. Le temps pour se voir se faisait de plus en plus rare. Se racontant leur vie sur répondeur interposé, le temps leur filait entre les doigts sans solutions apparentes. Après un moment indéterminé, il reçut l’accord d’entrer dans le bureau et, après une poignée de main, s’installa.

- Bonjour Agent Mulder.
- Bonjour Monsieur.
- Comme vous le constatez, je suis Monsieur Green, votre nouveau Directeur. Je succède à Monsieur Kersh parti pour un poste plus important. Je vous ai appelé parce qu’on m’a remis une affaire. Un évadé de prison se serait enfui à Manathan. On m’a demandé un Agent apte à être sur le terrain et à régler cette affaire au plus vite. J’ai donc étudié les différents profils de mes Agents.
- Je suis surpris de ce soudain intérêt pour moi et mes compétences … Kersh n’a pas dû vous parler de moi.
- Détrompez vous. Vous êtes le premier qu’il m’a décrit avec soin. Mais je ne m’appelle pas Kersh, je n’ai donc pas pour habitude de juger sans connaître. Ils sont en sous effectifs là bas. Convainquez moi sur cette affaire et je reconsidérerais votre avenir. Voici le dossier et votre billet d’avion.
- Bien. Merci. Je …
- Oui ?
- Je pars seul ?
- Vous parlez de l’Agent Scully ? Elle est sur une autre affaire.
- Aurevoir.

Une nouvelle poignée de main et il sorti de cet entretient comme il était entré. Seul. Morose. Déprimé. On lui redonnait une enquête. On lui faisait des compliments. Il se demandait pourquoi. Devait il faire confiance ou était ce une nouvelle façon d’être humilié ? Il passa chez lui pour prendre quelques affaires. Il vérifia si son répondeur lui indiquait des messages. Rien. Il claqua la porte agressivement et prit la route en direction de l’aéroport. 23 heures qu’il n’avait pas entendu le son de sa douce voix. 18 jours qu’ils ne s’étaient pas vus. Il savait qu’il avait besoin d’elle à ses cotés aux Affaires Non Classées mais durant ces cinq derniers mois, il avait comprit qu’il avait besoin d’elle dans sa vie. Ses pensées se bousculaient et sans voir le temps passer, le taxi le déposa à l’aéroport de Washington. Il repéra son vol sur le tableau d’affichage. 19H45. Il souffla exagérément en s’apercevant qu’il devait traverser tout l’aéroport bondé de monde. Une fois à la porte d’embarquement, le deuxième appel retentit. Il avança dans la masse noire quand, dans son dos, quelqu’un lui rentra dedans. Une goutte d’eau dans le vase remplit. La goutte d’eau finale. Il sortit de ses gonds, détachant chaque syllabe.

- Mais ce n’est pas possible !!!! Vous ne pouvez pas faire …

Il se retourna violement. Son souffle se coupa quand il croisa le regard de son adversaire. Elle lui offrit son plus beau sourire à la limite du fous rire.

- Excuse moi j’ai fait un pas de trop.

Il la regarda abasourdi. Il n’entendit pas l’hôtesse lui parler pour la seconde fois.

- Mulder ? Ton passe port !
- Euh … Oui.

Ils embarquèrent. Leurs places se situaient au fond de l’appareil, côtes à côtes.
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*LuciOle*

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MessageSujet: Re: Le Cercle Des Initiés   Dim 1 Avr - 22:56

- Arrêtes de me regarder comme ça … Dit elle mal a l’aise.
- Excuse moi. Je ne m’attendais pas à te trouver là. Qu’est ce qui c’est passé ? Tu m’as l’air épuisée.
- Notre cher nouveau directeur m’a appelé hier pour me mettre sur cette affaire et si …
- C’est concluant, il réexamine ton affectation. Finit il à sa place.
- J’ai trouvé ça aussi suspect que toi mais je n’en peux plus d’être là où je suis.
- Et tu as osé me le cacher ! Plaisanta t-il.
- Je peux repartir.
- Sûrement pas … Tu m’as manqué partenaire.

Il lui attrapa la main et déposa un baiser volage dessus.

- Toi aussi.

Pour la première fois depuis des semaines, leurs yeux dansèrent une valse silencieuse. L’avion annonçait un retard de quelques minutes. Il en profita pour lui demander ce qui n’allait pas. Les traits tirés de son visage et les cernes ne lui avaient pas échappé.

- Je dois être disponible et concentré 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Je ne supporte plus faire des autopsies sur des enfants. Je travaille avec des gens qui n’ont pas l’esprit d’équipe surtout avec moi. Je dois faire mes preuves à chaque minute sinon ils me tombent dessus. Je ne suis pas du genre à me laisser faire mais une journée de plus et j’aurais donné ma démission … Ou fait un triple meurtre.
- Et je t’aurais trouvé le meilleur avocat.
- Je dois t’avouer quelque chose … J’ai accepté cette enquête, principalement, parce que je sais que j’aurais le temps de souffler un minimum et que je pourrais me reposer sur toi … comme avant …
- Scully tu as bien fait. Je n’aurais pas accepter te savoir en dépression. Je suis ravi de te retrouver et de retrouver le terrain. J’espère juste ne pas avoir perdu la main …
- Je sens l’équipe de choc !

Ils sourirent. L’avion décolla enfin pour atterrir une demi heure après. Il caressa doucement son visage du revers de la main. Elle sursauta. Il la rassura. Elle n’avait dormis que 15 minutes. Elle grimaça face au mal de tête qui venait de la surprendre.
Ils arrivèrent à l’hôtel vers 21h30. Ils avaient tous les deux étudié le dossier, chacun de leur cotés ce qui permit à Scully, pour la première fois depuis des jours, des semaines, des mois, de se coucher avant 22 heures.



Ils arrivèrent à 8 heures au commissariat de Manathan. Le shérif Artwood les accueillit leur expliquant que le prisonnier avait été retrouvé cette nuit chez un dealer connu de la ville. Mulder et Scully n’eurent pas le temps de protester, un policier vient annoncer au shérif qu’un meurtre avait été commis à l’Université des Sciences Humaines.

- Mais c’est pas possible ! Tout nous arrive en même temps !!
- Je demande à une autre unité ?
- Oui ! Non ! J’en sais rien ! Comment voulez vous que j’y arrive ? J’ai 3 disparitions, 2 meurtres et le plan vigie pirate à son maximum sur les bras !
- On s’en occupe !
- Mulder nous ne sommes pas ici pour ça.
- Et alors ? Notre enquête est résolue autant se rendre utile et faire nos preuves sur du concret !
- Je ne voudrais pas vous causer d’ennuis.
- Ne vous inquiétez pas shérif, ça ne peut pas être pire. Souffla Scully au grand bonheur de son partenaire.
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*LuciOle*

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MessageSujet: Re: Le Cercle Des Initiés   Lun 9 Avr - 16:48

Scully examina le corps allongé sur le parquet alors que la police scientifique s’affairait dans la pièce à la recherche du moindre indice. Rare étaient les fois, où elle et son partenaire avaient été aidés par d’autres Agents. Elle sourit. Qui aurait eu du plaisir à courir après des hommes verts ? Hommes verts qui s’avéraient être plutôt gris et surtout humain. Comme elle et lui. Eux. Elle s’interdit de laisser son esprit s’éloigner. Elle se reconcentra en entendant la démarche de son coéquipier. Même après cinq mois, elle reconnu son pas. Mulder se posta devant elle. Il venait de récolter des informations sur la victime.

- Brûlure au 3ème degrés sur les mains et sur les yeux et deux blessures à l’arme blanche au niveau du thorax. Enuméra t–elle.
- Henri Costa. 45 ans. Professeur d’histoire ancienne depuis 15 ans. Celui qui a fait ça voulait sûrement le marquer.
- Tu penses à une vengeance ?
- Y’a des chances. Regarde, il devait tenir cette clefs au moment de son agression. Il faudrait vérifier sur quoi il travaillait.
- D’après un expert de la police scientifique, il y a une présence massive et concentrée d’hydrocarbure.
- Il est mort des coups de couteaux ou des tortures qu’il a subit ?
- Je dois faire une autopsie complète pour te dire ça mais il est mort entre 22 heures et 2 heures du matin.

Scully autorisa le déplacement du corps et l’accompagna à la morgue qui se trouvait à l’hôpital le plus proche. Mulder resta sur les lieux encore un moment. Il interpella un homme. Blond. Une trentaine d’années. Un peu plus petit que lui. Les mains dans les poches, il se retourna pour répondre à celui qui lui parlait.

- Monsieur Herps, c’est vous qui avez découvert le corps ?
- Je venais déposer un dossier dans le bureau du professeur. J’ai ouvert la porte de la bibliothèque et … il était là, étendu sur le sol.
- Vous le connaissiez bien ?
- Il a été mon professeur de thèse. Depuis cinq ans que j’enseigne la linguistique, nous avions souvent travaillé ensemble.
- Et il était perçu comment dans l’Université ?
- Je ne comprends pas.
- Je veux dire avait il des ennemis ? Des rivalités professionnelles ? Ou même un élève qui aurait pu lui en vouloir ?
- Non. Fit il en secouant la tête de droite à gauche, le regard perdu dans le vide. Il était respecté, admiré. Tout le monde l’aimait.

Mulder le laissa à un autre Agent et il retourna sur les lieux du crime. Le shérif Artwood, accompagné par la police scientifique, cherchait toujours des indices. Ils relevaient les empreintes, prélevaient des cheveux. Ils passaient au peigne fin la bibliothèque et ses alentours. Artwood tendit un objet à Mulder.

- Il venait de se servir de cette clef.
- Regardez … Mulder désigna une vitrine. Dans cette vitrine, il manque un livre.
- Apparemment un œuvre rare. Un ouvrage du 15ème siècle.

Mulder se baissa pour scruter ce rectangle de verre où reposait l’ouvrage. Un policier prit la parole.

- Verre de sécurité renforcé. Serrure de sûreté et pourtant aucune trace d’effraction et le tout connecté à une alarme qui ne c’est pas déclanché.
- La serrure fonctionne. Ce qui voudrait dire que Costa c’est servit de cette clef pour venir chercher ou rapporter un bouquin dans cette vitrine et que son agresseur a attendu qu’il débranche l’alarme pour agir. Hypothéqua Mulder.
- Et vu l’endroit où le professeur étudiait, le tueur n’a pas pu passer par la porte principale. Sa victime l’aurait vu entrer ou arriver de loin et aurait pu s’enfuir.
- Bien vu shérif.

Les yeux de Mulder balayaient la pièce. L’ancienneté du bâtiment donné un charme au lieu. Des livres sur les étagères. Des tableaux accrochés aux murs. L’air dégageait une odeur ancienne agréable. Le plafond abordait des ornements somptueux, probablement faits à la main. Son regard s’arrêta sur un insigne. Un panneau noir aux lettres dorées, accrochés sur le mur dans le fond de la salle. « Toilettes ». Il s’avança vers la pièce dite. Il poussa la porte, entra, et marcha sur du verre. Il tira la vitre brisée qui s’offrait devant lui et passa la tête. Cette fenêtre donnait sur le campus. Le soleil cognait contre le mur de brique rouge. Les arbres et la pelouse d’un vert éclatant, égayaient le paysage rendu morose par cet événement. Il vit le shérif faire de même dans la pièce à coté. Ils se parlèrent.

- Il n’y a aucunes prises sur les murs. Le tueur a du escalader la gouttière.
- Donc forcément quelqu’un de léger sinon elle aurait cédé. Peut être une femme.
- Vous pensez ? Demanda Artwood interloqué.
- Il ne faut pas être costaud pour casser une vitre comme celle-ci …

Par terre, il remarqua de la terre mélangée aux débris de verre. Artwood, qui l’avait rejoint, observa Mulder, concentré sur le moindre détail.

- Agent Mulder ne perdait pas votre temps. Les choses sont claires non ? Le cambrioleur c’est introduit par la fenêtre. Il sait que le professeur Costa étudiait tard et qu’il à sur lui, la clef pour ouvrir la vitrine. Il le tue pour qu’il évite d’appeler à l’aide, il s’empare du bouquin et s’enfuit.
- Comment expliquez vous ces brûlures shérif ? Pourquoi le tueur l’aurait torturé de la sorte ?

Artwood haussa les épaules en signe d’incompréhension. Ils retournèrent dans la bibliothèque. Herps arriva à vive allure.

- C’est le Bartolomé. Les chevaliers bâtisseurs ou les secret de New York. C’est un ouvrage du Moyen Age. Un exemplaire unique. Expliqua t-il.
- Le Bartolomé ? Le graal des pictographies. Ce livre révèle le secret des fondations de New York. Annonça Mulder au reste de l’équipe. Et dans cette révélation, il existe un code qui permet de trouver un trésor mythique.
- J’imagine que sa valeur est inestimable ? Questionna Artwood, surpris des connaissances de Mulder.
- Il aurait été imprimé par Gutenberg en 1443.
- Mais vous croyez que c’est pour ça qu’on aurait torturé le professeur ?
- C’est probable.

Un agent de la police scientifique entra pour faire part de sa trouvaille. Il montra le moulage qu’il venait d’effectuer à l’extérieur du bâtiment, sous la fenêtre brisée. Il annonça qu’il s’agissait d’un petit 37.

- L’hypothèse d’une jeune femme qui joue au chat de gouttière semble se confirmer. Parmi les étudiantes qui ont accès à cet ouvrage, laquelle aurez pu faire ça Monsieur Herps ?
- Je ne vois pas Agent Mulder. Il réfléchit. A part cette fille …


Mulder n’eu pas de mal à trouver la personne que mentionnait Herps.
- Melle Darelle, avant de vous laisser quitter votre chambre, j’aimerais savoir pourquoi on vous a renvoyé de la fac ?
- A croire que je dérangeais. La lumière aveugle les obscures.
- Je vois … Dans ce cas éclairez ma lanterne. Le professeur Herps m’a raconté vos différents avec le professeur Costa. Celui-ci vous avez accusé d’avoir volé des livres anciens à plusieurs reprises. Est-ce vrais ?
- On ne vole pas la science on s’en nourrit monsieur ! Mais Costa n’a jamais compris.
- Vous lui avez expliqué ? Pourquoi faire … Il est comme les autres. Il voit les livres comme des objets d’études et non comme des sources de vie. Mais pourquoi toutes ses questions ?
- Le professeur Costa est mort.
- Mort ???

Il confirma par un hochement de tête et elle se mit à rire. Il s’énerva.

- Bon ça suffit ce numéro ! Où étiez vous la nuit dernière ?

Elle ne répondit pas. Mulder la confia au shérif qui l’emmena au commissariat. Sa garde à vue venait d’être prononcée. Mulder examina les objets trouvés dans la chambre d’Olivia Darelle. Des chaussures correspondant au moulage et une tenue noire, parfaite pour l’escalade. Mais aucune trace de Bartolomé parmi la centaine de livres. Il prit des notes sur cette dernière heure et prit la direction de la morgue. Un policier le déposa à l’entrée de l’hôpital de Manathan. Il se rendit au sous sol et y trouva Scully, seule.
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*LuciOle*

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MessageSujet: Re: Le Cercle Des Initiés   Sam 5 Mai - 12:49

Elle venait de terminer. Il s’arrêta derrière la vitre pour l’observer quelques minutes. Vêtue d’une blouse blanche, la couleur verte posée sur les murs faisait ressortir ses cheveux roux et son teint pâle. Elle retira ses gants de latex avec une grâce qu’il ne lui avait jamais remarqué. Elle l’aperçut et l’invita à entrer d’un signe de la main.

- C’est quoi ce sourire niais qu’affiche ton visage ?
- Euh juste content de te retrouver à ta place.

Elle sourit et retira le drap blanc qui recouvrait le corps. Ses lèvres changèrent d’expressions et il grimaça à la vue des brûlures et à l’odeur qui pénétra dans ses narines. Scully se moqua de lui.

- C’est ça quand on a plus l’habitude.
- Trêve de plaisanterie Agent Scully. Dit il d’un air faussement vexé. Tu sais ce qui a causé la mort ?
- Oui ce sont les lésions au thorax et à l’abdomen qui l’ont tué. Il était déjà mort quand on l’a brûlé. Les yeux en premier puis les mains jusqu’au poignets.
- Tu sais quels combustibles ont été utilisés ?
- Non … Sans doute une matière très inflammable. Il ne reste pas grand-chose à prélever.
- Et pour l’arme ?
- Ce n’est pas un couteau ordinaire.
- De quoi alors ?
- Je ne sais pas … Mais des blessures avec ce type d’inclinaisons, c’est la première fois que j’en vois. Je pencherais pour un objet pointu un peu recourbé.


Ils prirent la direction de la sortie. Au rez-de-chaussée, les urgences étaient calmes. Mulder finissait son compte rendu de ce qui c’était passé dans la matinée et Scully le taquinait. Elle s’étonnait de ne pas avoir encore entendu le mot « paranormal » de la part de son partenaire. Mais la plaisanterie tourna court quand son prénom résonna dans le couloir.

- Dana ? Dana Scully ??

Elle se retourna et se retrouva sans voix devant celle qui avait été sa meilleure amie jusqu'à la faculté de médecine. Elles se prirent chaleureusement dans les bras.

- Jill ! Quelle surprise ! Que fais tu ici ?
- Mais je travaille. Chef des internes pour vous servir ! Et toi ? Je pensais que le FBI était ta nouvelle passion …
- Nouvelle passion qui date de 10 ans Jill. J’y suis toujours et en service en ce moment même … Oh pardon permet moi de te présenter mon partenaire, l’Agent Mulder.
- Je vois que Dana ne se prive de rien … Elle serra la main de celui qui se trouvait face à elle, un large sourire aux lèvres. … Comme toujours n’est ce pas ?

Elle lui envoya un clin d’œil ce qui fit monter le rouge sur les joues de son amie retrouvée. Mais la discussion fut interrompue par une annonce qui la demandait en Réa 3.

- Rendez vous tous les 2 ce soir au resto « Pépino » au coin de la 14ème et 15ème rue à 20 heures !

Elle disparut aussi vite qu’elle avait dit cette phrase. Amusés, Scully évita le regard de son ami mais lui, n’évita pas la question qui lui brûlait les lèvres.

- Que voulait elle dire sur …
- Rien.

Elle sortit, lui emboîtant le pas. Elle redoutait la soirée et lui se délectait d’en savoir plus sur ce sous entendu. Ils arrivèrent au commissariat, un Agent de la police scientifique vient à leur rencontre pour leur déposer les éléments recueillit.

- Aucune trace du Bartolomé dans les affaires de la jeune fille mais la terre retrouvée sous ses semelles est bien la même que celle retrouvée dans la pièce adjacente de la bibliothèque.
- Elle était donc sur le lieu du crime. Est il possible de savoir si elle a été en contact avec ce livre ? Questionna Scully.
- Oui, il y a une manière de le savoir. Entre le 13ème et 16ème siècle, les livres étaient scellés avec de la colle végétale très apprécier de certains champignons donc si Darelle était en contact avec le Bartolomé, elle a était en contact avec cette moisissure. Mon collègue analyse ses vêtements. D’ailleurs le voila …
- Excusez moi de vous interrompre mais je viens vous confirmer que votre détenue a bien été en contact avec ce livre ancien ces dernière 24 heures.

Mulder et Artwood interrogèrent la jeune fille. Scully observait la scène dernière la vitre.

- Mais qui êtes vous pour me juger ? Qui ? Des loups dans les ténèbres ! Quaères quèm dévoret.
- Je connais mon latin mademoiselle. Cherche qui tu vas dévorer. Annonça Mulder. Contrairement à ce que vous pensez, nous ne sommes pas la pour vous juger mais pour comprendre.
- Comprendre ce qui vous à forcer à tuer le Professeur Costa pour un malheureux bouquin. Continua Artwood.
- Moi aussi j’ai étudié le Bartolomé. J’ai pas fait une thèse comme vous mais j’ai longtemps été fasciné par cette clef de codage qui a fait tourner les esprits pendant des siècles.
- Faux ! Vous avez cru l’étudier mais vous n’avez fait que l’effleurer.
- C’est sa dimension spirituelle qui vous a attiré.
- Taisez vous ! Vous ne savez rien !
- Justement, on aimerait bien savoir ou se trouve ce livre. Interrompit Artwood.
- Au fond je vous comprends. Penser à quelque chose comme ça. Jour et nuit. Cette chose à la fois si proche et inaccessible, qui vous échappe sans cesse. Comme une voix qui vous appelle.
- Une voix oui. Quand on plonge au cœur du Bartolomé, on ne vit plus. C’est un voyage unique, réservé aux initiés.
- Tout le monde regardait ce livre. Le souillait. Mulder essaya de la provoquer sous le regard du shérif.
- Toutes ses mains. Tous ses regards.
- Ils n’avaient pas le droit c’est ça ? Ils ne pouvaient pas comprendre …
- Et le Professeur ? Lui non plus n’avait pas le droit de le toucher ?
- Le Professeur ? Quel Professeur ?
- Le Professeur Costa. Vous ne vous souvenez pas ?
- Mais non. Non ! Je suis sur qu’il n’y avait personne !

Le shérif fut appelé par un de ses hommes qui lui annonça discrètement à l’oreille, que le Bartolomé avait été retrouvé dans les affaires de la jeune femme. Artwood tendit un peigne à la jeune fille.

- Veuillez passer ce peigne dans vos cheveux s’il vous plait.


Scully qui avait suivit l’interrogatoire derrière la vitre, rejoignis Mulder quand il sortit. Elle lui expliqua que si c’est Olivia Darelle qui a tué Costa, des résidus d’hydrocarbures se trouveraient dans ses cheveux même après les avoir lavés. Après avoir attendu quelques minutes le résultat de l’opération, ils apprirent que la détenue n’était pas la meurtrière.

- Agents Mulder et Scully. Voici le Bartolomé. Aucunes empruntes sauf celles du Professeur et de Darelle. On est dans une impasse.
- Impasse n’existe pas pour nous Shérif ! Il nous reste à analyser le combustible qui a servit à brûler Costa. J’aimerais que Scully le fasse avec un de vos Agents, si vous permettez.

Elle s’activa à cet examen. Il ne lui restait qu’un petit élément pour découvrir ce qui c’était passé. La scientifique en elle, retrouva le plaisir d’analyser, de chercher, de manipuler les différentes substances chimiques. Mais la technologique l’avait rattrapé et fut heureuse de trouver un partenaire qui lui expliquât les différentes démarches à suivre. Quand elle eu finit, elle rejoignit Mulder.

- On a trouvé les composants du combustible qui a servit à brûler le Professeur Costa. Classification CAS 71 43 2.
- Du Bunsen Scully ?
- Bunsen mélangé avec du saindoux.
- Mais pourquoi faire ce mélange ? Pourquoi ne pas utiliser que de l’essence ?
- Parce qu’elle est volatile et difficile à maîtriser. Le tueur voulait contrôler les brûlures qu’il allait infliger. Le Bunsen et le saindoux forment une pâte plus facile à utiliser. Donc pour résumer, le tueur a localisé ses brûlures avec précisions, à nous de trouver la signification.
- Bien joué Scully !
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MessageSujet: Re: Le Cercle Des Initiés   Ven 11 Mai - 18:48

Son pantalon noir accompagné d’une veste de la même couleur, faisait ressortir la chemise blanche qu’il portait dessous. Veste ouverte. Chemise déboutonnée des deux premiers boutons, laissait paraître un torse athlétique. Souriant, il frappa une fois. Puis deux. Au troisième coup, celle ci s’ouvrit sur une Scully vêtue d’une simple robe noire. Quelques pinces retenaient ses cheveux, laissant quelques mèches retombaient dans le cou. Légèrement maquillée, un trait noir sous ses yeux, permettait à son regard azuréen de ressortir. En silence, ils prirent la route. Ils entrèrent dans le restaurant et une personne les conduisit à leur table. Un peu en avance, Mulder et Scully s’essayèrent cote à cote autour la table ronde. Nerveuse, elle tapota de ses ongles, la nappe rouge.

- Tu as l’air angoissé …
- Non ! Enfin non … Un peu … Je pense qu’elle nous a pris pour ce qu’on n’est pas …
- Et ça te dérange ?

Elle eu à peine le temps de lui lancer un regard surpris et interrogateur que Jill arriva et présenta son mari. Une fois les présentations faites et une coupe de champagne en main, Jill demanda :

- Alors prêt à tout découvrir sur le passé de votre amie ?
- Si Scully n’en voit pas d’inconvénients, je suis prêt à boire vos paroles.
- Juste une question, vous vous appelez toujours par vos noms de famille ?
- Jill je t’ai dit que Mulder était mon coéquipier ! Répondit elle un peu sèchement.
- Non tu m’as dit partenaire … Partenaire signifiant une relation d’un degrés au dessus … Au regard que Scully lui lança elle rajouta rapidement : Enfin pour ma part … Bref A nos retrouvailles ! Et elle leva son verre.

Mais un silence gênant n’échappa à personne et Mulder le rompit en posant une question aux personnes qu’il avait en face de lui. Le couple raconta alors l’histoire de leur rencontre jusqu'à maintenant, passant par le mariage, le travail et la vie de famille. Après quelques verres de vin, l’atmosphère se détendit. Et ce qu’il attendait arriva enfin : le passé de son amie. Lui qui s’était imaginé une adolescence exemplaire pour qu’elle ai ce caractère aujourd’hui, c’était trompé. Il venait d’apprendre en quelques minutes que Dana Scully avait été une vraie rebelle. Sécher les cours pour retrouver ses amis. Fumer en cachette de son père. Provoquer son frère en sortant avec des garçons plus âgés. Embrasser sa meilleure amie lors d’un pari. Boire jusqu'à tout oublier. Et bien d’autres. Il apprit aussi une autre face cachée : Sa peur de l’engagement. Elle avait fuit tous ceux susceptibles d’être l’homme idéal. En rougissant, elle avait essayé de démontrer le contraire mais il avait compris. Malgré la rupture amicale, sa meilleure amie venait de l’analyser devant Mulder. Son partenaire. Son ami. Son confident. Celui à qui elle ne voulait dévoiler cette partie de sa vie. Après ce dîner, ils ne tardèrent pas à rentrer. Scully resta quelques minutes dehors, prétextant avoir chaud. Elle repensa à cette soirée. Heureuse d’avoir retrouvé une amie et pourtant nostalgique de ses souvenirs partagés. Elle entra dans la chambre de Mulder et le découvrit, allongé sur son lit, les pieds sur l’oreiller, à plat ventre entrain de relire le dossier devant un rediffusion du Springer’s show. Elle referma la porte et s’assit à coté de lui, la tête contre le dossier du lit et regarda la scandaleuse émission la plus populaire du pays.

- Tu trouves quelque chose ?
- Non … Pas vraiment.

Quand il referma le dossier, il jeta un œil sur le réveil posé sur la table de nuit. 1h13. Scully s’était endormie, toujours dans la même position, les mains jointes sur son ventre. Il se redressa et se pencha vers elle pour éteindre la lampe de chevet. Retenant son souffle en frôlant son corps, il observa son visage aux traits reposés. En appuyant sur l’interrupteur leurs regards s’accrochèrent. Elle ne dormait pas. En attendant que leurs yeux se fassent à l’obscurité, ils restèrent dans cette position sans bouger d’un centimètre. Scully, prisonnière de se corps robuste, ne semblait être gênée. Sans montrer aucune résistance, elle le laissa poser ses lèvres sur les siennes. Elle voulait le repousser. C’est ce qu’elle aurait fait. Mais aucuns mouvements ne s’accordaient avec ce que son cerveau lui dictait. Elle avait chaud et les baisers qu’il lui donnait dans son cou lui procuraient des frissons incontrôlables. Il la bloquait avec ses genoux de chaque cotés de ses jambes et ses poings se trouvaient aux niveaux de ses fines épaules. Sans plus rien contrôler, elle encercla la taille de Mulder avec ses jambes. Il la regarda pour être sur d’avoir compris l’invitation. Ses mains glissèrent sous l’oreiller. Celles du Scully se faufilèrent sous le t-shirt de son ami. Ils ne mirent pas longtemps pour que l’expression « ne faire plus qu’un » prenne tout son sens. Respirant au même rythme, ils se laissèrent embarquer par le sommeil. Ils n’avaient échangés aucuns mots mais se savaient sur la même longueur d’onde. Le bonheur les avait il enfin trouvé ?



8h11. Il arriva au pas de course sur le quai qui longeait le fleuve où Scully, Artwood et l’équipe scientifique s’affairaient autour d’un corps.

- Que se passe t-il ?
- Une nouvelle victime Agent Mulder. Lança le shérif avant de s’éloigner.
- Scully que se passe t-il ? Pourquoi ne m’as-tu pas attendu ?
- Je ne savais pas où tu étais et le shérif m’a appelé d’urgence.
- J’étais parti courir et …
- Et on ne vas pas régler ça ici on a autre chose a faire alors voici le topo.

Sans un mot, trop étonné et touché de la voir réagir si froidement, il l’écouta avec attention, en ce concentrant.

- Iris Blanc, 25 ans, étudiante en l’histoire de l’art dans la même fac que le professeur Costa. J’ai trouvé cette photo dans son sac. Elle représentait la victime en compagnie de son ami.- Je me charge de retrouver son petit copain. Dit le shérif en regagnant sa voiture. A tout à l’heure.
- Elle a été poignardée. Continua Scully sur le même ton. Deux entailles au niveau de l’abdomen. La rigidité cadavérique est quasi complète, je dirais donc qu’elle est morte il y a un peu moins de huit heures.
- Les brûlures sont les mêmes que celles de Costa.
- Oui. On a bien à faire à un tueur en série.
- Un tueur en série dont on va devoir décrypter le rituel rapidement.
- Mulder regarde ça. Elle présenta le poignet de la victime.
- On dirait une marque faite au fer rouge.
- La plaie n’est pas cicatrisée. C’est une marque récente.
- Peut être la signature du tueur. Tu pourras vérifier si Costa n’as pas la même sur lui ? Elle nous a peut être échappé à cause des autres brûlures apparentes.

Ils quittèrent les lieux. Mulder rejoignit le bureau et Scully la morgue.

Mulder entra dans la pièce verte. Pièce absente de tout sentiments. Scully se trouvait aux cotés du corps du professeur. Elle l’invita à s’approcher.

- Regarde. Marqué au fer rouge comme pour Iris Blanc. La même marque se trouvait au même endroit, sur le poignet de la victime.
- Il faut découvrir le sens de ce signe.
- Ca nous aidera à comprendre le lien entre un professeur d’université et une jeune étudiante cocaïnomane.
- Cocaïnomane ?
- J’ai fait une analyse toxicologique. Il y a une forte présence de métabolite de cocaïne dans les urines. 500 nano grammes par millilitres.
- C’est énorme ! T’as analysé ses cheveux pour connaître le taux d’imprégnation ?
- Oui … Elle consommé depuis très longtemps. Il y a eu perforation du foie, de la rate et des intestins. Même zones de frappe que pour le professeur.
- Avec la même arme ?
- Y a des chances. Toujours avec un bout recourbé comme un poignard moyen orientale.
- Peux tu faire un moulage de ses blessures pour comprendre de quelle arme il s’agit.
- Autre chose, elle avait ça autour du poignet.

Elle lui tendit le bracelet noir en cuire avec un 8 allongé de couleur doré. Il l’observa. A aucun moment, leurs regards s’étaient croisés. Elle le fuyait. Il se dirigeât vers la porte de sortie. Mais avant de l’ouvrir, il regarda Scully. Elle lui tournait le dos, recouvrant le corps d’un drap blanc. En restant tous deux dans la même position, il engageât la conversation.

- Scully il faut qu’on parle.
- Je ne pense pas que ce soit ni le moment ni l’endroit.
- Si tu le regrettes tu n’as qu’à me le dire franchement et on oublie !
- J’ai plus l’habitude de boire autant et …
- Bien sur … L’alcool a bon dos mais il faut savoir assumer ! J’ai du boulot, à plus tard !
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MessageSujet: Re: Le Cercle Des Initiés   Lun 14 Mai - 15:04

Sans lui laisser le temps de finir ce quelle voulait dire, il claqua la porte, laissant l’air pénétrer dans ses cheveux roux. Elle se massa les tempes et continua son travail. Apres quelques minutes, elle le rejoignit. Le shérif était assis à son bureau et discutait avec un autre policier. Mulder arriva, une question au bord des lèvres.

- Regardez. Le symbole de l’infini. C’est le bracelet que portait Iris Blanc. Vous croyez que ça a un rapport avec la marque au fer rouge ?
- Ah non je ne pense pas. La marque au fer rouge est un signe bien particulier. Expliqua le policier. Un ogham.
- Un quoi ? Questionna Scully.
- Une écriture celte si vous préférez. Les oghams étaient des symboles auquel les druides associés les armes. Il leur montra un document su ordinateur. Ici nous avons BEITH qui représente le boulot. C’est un arbre au bois blanc. La blancheur qui indique ?
- La pureté. Continua t-elle.
- Ok, mais approfondissons la question. Plus nous en saurons sur ce symbole, plus nous pourrons comprendre ce que le tueur cherche à nous dire.
- Agent Mulder, demandons une expertise au professeur Herps.
- Le professeur de Linguistique ?
- Oui shérif et professeur de philologie. Grand spécialiste des écritures uniques. J’ai vu que sur le net, il a maintes fois publié sur le sujet.
- Très bien on retourne à la fac. Scully j’attend les moulages pour retrouver l’arme du crime et rejoins nous.


Dans sa classe, le professeur Herps, assis à son bureau, répondait aux questions du Sherif, assis en face de lui. Mulder examinait minutieusement la pièce sans rien toucher et en écoutant l’interrogatoire.

- Vous avez raison c’est le signe BEITH. Chez les celtes, elle signifie le renouveau, la purification. Elle était souvent associée à des rites qui utilisaient le feu.
- Des rites qui pourraient ressembler aux brûlures infligés au professeur Costa et à Iris Blanc ?
- Je ne sais pas …
- Les rites anciens cherchaient à symboliser les victoires de la lumière sur les ténèbres. D’abords il fallait se purifier, brûler les sorcières, réelles ou fictives dans les feux de joies, ou brûler des géants. On dit que certaines tribus allaient même jusqu'à brûler des victimes humaines. Des prisonniers ou des criminels.
- Et par ses criminels sacrifiés, on expurgeait le mal.
- Oui. Comme plus tard on brûlera des chats à la place du diable.
- Oui enfin tout ça c’est plutôt pour le folklore. Intervint Mulder. Les celtes étaient un groupe disséminé dans toute l’Europe occidentale. Il s’assit aux coté du shérif. Un groupe à part mais plutôt éduqué pas barbare.
- Bravo je vois que vous avez révisé.
- Bien, merci professeur. Mulder se leva.
- Vous allez retrouver ce monstre n’est ce pas ?
- Tous nos services sont mobilisés.
- D’abords Henri, puis cette jeune fille … Les étudiants commencent à avoir peur …


Ils quittèrent la classe, laissant Herps retourner à ses occupations : La correction des partiels. En descendants le grand escalier de bois, Artwood émis des hypothèses.

- Admettons que le tueur veuille purifier le monde, Iris Blanc se droguait, comme mal c’est assez clair, mais pourquoi le professeur Costa ?
- Je ne sais pas … Il n’avait rien d’un marginal … Je vais tenter d’établir un profil plus complet.


Mulder, qui avait laissé rentrer seul Artwood au commissariat pour chercher de plus amples informations sur Costa, arriva au bureau du shérif quelques heures plus tard, pour lui communiquer ses dernières trouvailles.

- Shérif, j’ai de nouvelles informations. Du coté de Iris Blanc je n’ai pas trouvé grand-chose, j’ai prévenu les parents. Quand au petit ami, un certain Cédric. Je l’ai trouvé laminé. Il n’avait pas vu Iris depuis la veille et ne semble pas au courant pour la drogue.
- Et pour Costa ?
- La j’ai un peu plus d’infos. Apparemment, il était homosexuel.
- Quoi ? Il s’en cachait ?
- Disons qu’il n’en parlait pas beaucoup mais certains profs de la fac et des élèves s’en doutaient.
- Un petit ami connu ?
- Impossible à dire il était trop discret.
- Iris Blanc Droguée. Costa homosexuel. J’imagine que pour notre assassin ce sont des lumières à combattre.
- Sûrement. En tout cas une façon pour lui de pointer du doigt des gens en marge de notre société et de les purifier.

Mulder resta un moment à regarder les clichés des victimes, accrochées au mur. Milles questions se bousculaient et il n’arrivait à répondre à aucunes. Agacé de ne pas avancer, il rejoignit Scully qui l’avait appelé pour lui montrer quelque chose. Elle était en compagnie d’un membre de la police scientifique et du shérif. Plusieurs armes étaient disposées sur une table blanche.

- Les moulages donnent quelque chose ?
- Ca c’est le moulage obtenu à partir des blessures D’Iris. Et celui-ci des blessures de Costa. C’est la même arme.
- Et ça correspond à aucunes armes connues …
- Pour l’instant non.

Mulder souffla. La journée se terminait et ils n’avaient toujours pas le moindre indice. Il savait que pour mieux y réfléchir, il devait se retrouver au calme. Il récupéra le dossier dans le bureau du shérif et s’en alla sans se soucier des autres. Et de Scully en particulier.
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MessageSujet: Re: Le Cercle Des Initiés   Mar 15 Mai - 23:59

Elle mangeait en ville avec son amie. Juste elles deux. Parler du passé. Du Présent. Du Futur. De ce qui s’était passé hier soir. Elle en avait besoin. Pour une fois se confier ne rimait pas avec faiblesse. Elle avait besoin d’exorciser ce qu’elle avait vécu. Savoir où elle en était. Vers 21h30, elle entra dans sa chambre. Le silence régnait. Se trouvait il dans sa chambre ? Elle frappa. L’appela. Personne. Elle ouvrit lentement la porte communicante. Le bruit de la douche résonna faiblement. Ses yeux se posèrent sur son lit. Ce lit. Le lit. Lieu qu’elle ne pouvait oublier. Endroit qu’elle chérissait. Là où des sensations qu’elle pensait enterrés, s’étaient réveillées en un regard. Un frôlement. Elle reprit ses esprits quand son regard se posa sur le plateau posé sur les couvertures. Un plateau avec le petit déjeuner intact. Une rose rouge accompagnant le café et les pâtisseries. Elle se força à ne pas laisser cette unique larme menaçante, rouler sur sa joue. Elle n’entendit pas l’eau arrêter de cogner les parois de la cabine. Elle ne le vit pas sortir, les cheveux humides. Elle ne voyait que ce qu’elle avait gâché. Il tenta de la sortir de ses pensées en lui posant une main sur son épaule. Mais elle se dégagea sèchement. Trop sèchement. Cette larme roula sans en avoir demandé l’autorisation. Elle essuya vivement son visage sans quitter ce lit des yeux. Ces draps témoignant d’une nuit agitée. Quand elle voulu prendre la parole, sa voix s’étrangla dans un sanglot et mit quelque secondes avant de pouvoir formuler quelque chose de compréhensible. Elle parla d’une voix calme. Plus calme qu’elle ne l’aurait pensé.

- Je … D’un coup de tête, rougissante, elle désigna le plateau. Je ne savais pas …
- Ecoute je …
- Non. Non laisse moi finir … Ce matin tu ne m’as pas laisser termier. Il y a longtemps que je n’étais pas sorti, que je n’avais pas bu. Un mal de crâne s’est emparé de moi et ne m’a pas quitté de la journée. Je ne voulais pas que tu penses que … Que je regrette … Que ce qui s’est passé soit dût au vin … Ce matin je ne t’ai pas vu et …
- Et tu m’as pris pour ces hommes qui fuient la responsabilité de leurs actes. Dit il d’un ton neutre.
- Non. Justement c’est moi qui ai fuit. C’est moi qui ai cette peur constante du changement. C’est tellement plus facile de rejeter la faute sur les autres. De croire que l’on est intouchable.

La tête toujours baissée, elle s’approcha de lui. D’une voix calme et relevant les yeux pour les plonger dans les siens, elle s’excusa.

- Je suis désolée. Sincèrement désolée.
- Tu t’excuses pour cette nuit ou pour aujourd’hui ?

Hésitant, il ne savait comment se comporter mais elle prit les devant et en se hissant sur la pointe des pieds. Elle déposa ses lèvres imprégnées des quelques larmes salées. Elle venait de répondre à sa question comme il le désiré. Il encadra son visage des ses mains et la regarda, un sourire timide. Puis l’attira vers lui. Son visage se posa délicatement sur son torse. Il passait ses doigts dans ses cheveux roux, caressant son cou. Il s’écarta d’elle, sentant un fou rire la guetter. Elle répondit à son regard interrogateur.

- Je pense à Bill … Je ne pouvais pas mieux faire pour le contrarier une nouvelle fois.
- Et je le prends comme un compliment.




Elle s’étira. Le soleil perçait légèrement les fins rideaux de sa chambre d’hôtel. Elle s’était endormie, sereinement et seule, le besoin de sommeil ayant pris le dessus sur l’envie d’être avec lui. Sa montre indiquait 6h59. Elle tendit l’oreille. Le silence lui répondit. Elle passa un coup de fil à la réception et prit une douche. Quelques instants plus tard, elle trouva un plateau posé sur la table. Elle se dirigeât vers la pièce voisine et déposa le petit déjeuner sur la table de chevet. Doucement, elle s’assit au bord du lit et elle l’observa. Il était à moitié assis. Endormis. Paisible. Les documents qui formaient le dossier étaient éparpillés sur le lit et sur lui. Il ne devait pas dormir depuis très longtemps. Elle finit par poser ses lèvres sur les siennes. Il émergeât. Une grimace s’affichait sur son visage.

- Je vois que me voir te fait plaisir …
- Non … Mon dos … Aïe …
- Quand tu comprendras que dormir allongé comme tout le monde est la meilleure position pour être en forme à ton age, tu …

Il la bascula en arrière et la fit taire en l’embrassant fougueusement. Puis releva la tête fièrement.

- Tu disais ?
- Ne fais pas le malin, je vois bien que tu souffres.
- J’ai donc gagné un massage privé ?
- Non mais un petit déjeuner …
- Et une rose blanche ? En quel honneur ?
- Euh … Celle de la paix. Pour mon comportement d’hier …

Il l’embrassa une nouvelle fois et ils mangèrent en silence, sous le regard attentionné de chacun. Il prit sa douche et elle relu le dossier. Ils en avaient reparlé hier soir avant qu’elle ne regagne sa chambre mais elle préféra s’assurer de n’avoir rien oublié.
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MessageSujet: Re: Le Cercle Des Initiés   Mer 23 Mai - 20:51

- Le tueur de l’Université a déjà frappé deux fois. Il ne va pas s’arrêter là.
- Pourquoi ? Demanda le Shérif.
- Parce qu’il agit comme s’il était chargé d’une mission. Ces meurtres obéissent à une sorte de rite ancien, or le principe d’un rite c’est d’être répété.
- Et vu la cadence des meurtres, deux en moins de 24 heures … Ca traduit de très violentes pulsions chez notre assassin. Et son impossibilité à les contrôler.
- Oui Scully. Le problème est que nous n’avons pas beaucoup de choses concrètes sur ce psychopathe. Néanmoins, quelques renseignements précis. Mulder se lança dans l’énumération des faits pour que tout soit clair. Le tueur tue ses victimes avec une arme qui ressemblerait à ceci. Il montra le moulage. Ensuite, il leur marque le poignet au fer rouge. La même marque à chaque fois : le signe BEITH synonyme de purification chez les celtes. Et après il enduit les yeux et les mains de ses victimes avec un mélange à base de bunsen et de saindoux afin de les brûler. Acte symbolique d’un tueur fou. Celui-ci pense purifier les êtres qu’il considère comme impure. Costa homosexuel, Iris droguée. Et pour le moment, le seul suspect que nous avions, Olivia Darelle une voleuse de livres anciens, a été innocentée.
- On part sur qui alors ? Intervint le Shérif.- Plutôt sur quoi. En brûlant ses victimes, le tueur s’est collé des traces d’hydrocarbure sur lui qu’il devrait garder assez longtemps. Expliqua Scully. Et aujourd’hui on n’a pas d’autre choix que d’effectuer des tests exhaustifs au sein de l’Université.
- Agent Scully on parle de millier d’étudiants là !
- Pas forcément … Si on fonctionne par cercles d’initiés, commençons par les étudiants en linguistique celtes par exemple. Ce sont les premiers à connaître cette écriture.

Admiratif du travail et de l’implication de l’Agent Mulder, le Shérif approuva sa directive silencieusement. Il les laissa partir sur les lieux accompagnés d’une équipe de la police scientifique. Une fois sur les lieux, Scully prit le temps de regarder cette grande battisse. Elle se replongeât dans ses souvenirs. Dans cette école où elle avait passé quelque années de son enfance et adolescence. Elle y ressemblait tellement. Une fois dans la battisse, ils se dirigèrent dans la salle de cours du professeur Herps. Le shérif prit la parole.

- Bonjour professeur Herps. Mesdemoiselles, messieurs, police judiciaire. Dans le cadre de notre enquête sur le professeur Costa, nous allons avoir besoin de votre collaboration.
- Bonjour à tous. Continua Mulder. Pardonnez nous cette intrusion mais avant que vous ne quittiez cette salle, nous allons effectuer un relevé de vos empruntes. Et nous allons vous demander de passer un peigne dans vos cheveux afin d’analyser les composants.
- Ne craigniez rien, ce prélèvement et sans douleurs. Vous pouvez vous y refuser mais je pense qu’il est dans l’intérêt de tous, de retrouver au plus vite le meurtrier du professeur Costa et votre aide nous sera donc précieuse. Vous aussi Monsieur Herps. Termina Scully.- Bien sur.

Scully et les agents scientifiques prirent les empruntes de chaque personne présente sous l’œil attentif de Mulder. Ce dernier, à hauteur de Herps, prit un couteau ancien, de sa main gantée et l’observa.

- C’est Henri, enfin le professeur Costa qui l’a trouvé. Comme tout les objets qui sont ici d’ailleurs.
- C’est une collection magnifique.
- Une collection exclusive de l’université.

Il s’approcha de Scully, occupée avec deux étudiants.

- Est-ce que je pourrais avoir votre nom s’il vous plait ?
- Et nous est ce qu’on pourrait avoir le votre ?
- Désolée j’ai passé l’age de faire la sortie des écoles …
- Laurent Basseneau.

Puis se dirigeât précipitamment vers une jeune fille qui venait de prendre un couteau de collection dans ses mains. Tout le monde s’arrêta pour le regarder. Il prit l’objet des mains et le montra, en silence, à son équipe. Scully demanda à Herps qui avait accès à cette arme.

- La faucille ? Il n’y a que ceux inscrits en troisième année de l’histoire ancienne ou en thèse
- Et vous la conservez où en dehors des cours ?
- Nous conservons tous nos objets anciens dans des vitrines sous clefs. Il emmena Mulder et Scully dans une pièce à coté de sa salle de cours. La faucille appartiens à la section armes et couteaux anciens, ici. Il montra l’empalement du doigt. - Et qui à les clefs de cette vitrine ?
- Les professeurs se partage le jeu de clefs.
- Ce qui ne va pas beaucoup nous aider. Conclu Mulder.
- Je vais devoir vous l’emprunter pour des analyses plus complètes.
- Parce que vous croyez que … ? La faucille celtique ? Mais c’est un objet de plus de mille ans !
- C’est sans doute l’arme qu’a utilisé le tueur.


Une fois dans les bureaux de la police de New York, tout le monde s’attela à la tache. Une personne de la scientifique expliqua qu’elle venait d’entrer dans l’ordinateur, toutes les empreintes des élèves en linguistique et qu’ils allaient pouvoir comparer avec celles relevés sur la faucille.

- Ca y’est ! Wou 14 points de comparaison c’est du luxe !
- Et c’est un étudiant qu’on connaît.

Aussitôt reconnu, ils le convoquèrent pour l’interroger.

- Cédric, nous avons retrouvé vos empreintes sur la faucille celtique. Commença Mulder.
- C’est normal j’étudie ses inscriptions. Je la manipule à tous les cours.
- T’es étudiant en linguistique ancienne. Continua Artwood. Tu dois en connaître un rayon sur le langage celtique. Et puis surtout tu étais le petit ami de la dernière victime. Iris Blanc.
- Arrêtez vous m’avez déjà interrogé. J’aimais Iris ! Comme un dingue !!
- Ah bon ? Un dingue ? Ca tombe bien. Tu sais pourquoi ? Parce que c’est justement ce qu’on recherche. Un type très jaloux qui s’engueulait toujours avec Iris dixit tes copains de la fac. Et oui je me suis renseigné.
- On s’engueulait parce qu’elle se camait.
- Ah bon ? mais tu nous l’as bien caché à ta première audition. Qu’as-tu caché d’autre ?
- Elle se camait et elle faisait la pute !
- Tu veux dire qu’elle se prostitué pour payer ses doses ?

Désespéré, il ferma les yeux et se frotta le front de sa main gauche. Mulder, silencieux jusque là, prit le bras de Cédric et regarda son poignet.

- Iris avait le même bracelet non ?
- Elle en avait acheté un pour chacun. L’infini. Ca symbolisait notre amour.
- Et les symboles sa vous parlez à tout les deux. BEITH sa vous parle ?
- La purification.
- Iris avait ce signe marqué au fer rouge sur le poignet.
- Et vous pensez que c’est moi qui ai fait sa ? Vous délirez !! Nous deux c’était pour la vie ! La passion ! Le feu !!
- Le feu ? Le feu qui vous consumez parce qu’elle se droguait et qu’elle se prostituait. Alors vous l’avez tué et après vous l’avez brûlé à votre tour.
- Mais avant, tu as tué le professeur Costa parce que tu savais qu’on t’accuserait pour iris. Et ton rituel à la con, c’était juste une fausse piste pour t’éloigner de ton mobile.
- Mais non ! Noon C’est faux !!!

Scully appela Mulder sur son portable, ce qui le força à quitter la salle d’interrogatoire. Elle lui demanda de le rejoindre.

- Excuse moi de t’interrompre en pleine audition.
- Tu sais bien que n’importe quel indice matériel est plus parlant qu’un interrogatoire. Tu as du neuf ?
- Ce petit bout de tissu caoutchouteux était coincé dans l’oesophage de Iris Blanc.
- On dirait un morceau de gant …
- Qu’elle a dût avaler juste avant de mourir donc il n’a pas eu le temps d’atteindre l’estomac.
- Elle aurait mordu son assassin qui portait des gants.
- A mon avis, il se tenait derrière elle et il devait la tenir très fort.
- Se tenir derrière pour ne pas être vu. Pour Costa d’accord mais pour Iris … Je vois mal Cédric agir comme sa avec sa petite amie.
- Qui sait ce que l’amour peut arriver à nous faire faire …
- Dois je prendre mes précautions Agent Scully ?

Elle lui répondit par son plus beau sourire. Puis tourna les talons pour sortir du bureau. Mais il lui posa une question.

- On se voit ce soir ?
- Je ne dis pas non. Quel est le programme ?
- Ah … Laisse moi faire.

Il déposa un baiser volage sur ses lèvres et sortit. Le temps de reprendre ses esprits et elle le suivit. A ce moment précis, elle aurait tout donné pour être seule avec lui. N’importe où. Juste eux deux. Ensemble. En attendant, elle entra dans la salle où les examens scientifiques se réalisaient.

- Les analyses de cheveux donnent quelques choses ?
- Ah non pas encore. J’ai deux ordis qui moulinent sur tous les échantillons qu’on a prélevé.

Elle prit la faucille et le moulage fait à partir des blessures et compara. A l’aide d’un appareil, elle scanna celle ci. Mais les rayons bleus ne distinguèrent pas de traces de sang. Mais elle découvrit quelque chose et appela Mulder.

- Des résidus de plastiline. Il y en a sur la lame et sur le manche. Voila pourquoi je n’ai trouvé aucunes traces de sang. Ce n’est pas l’arme du crime. Par contre l’assassin en a fait un moulage.
- Donc une reproduction de cet objet traîne quelque part.
- Et on en est où de la perquisition chez son petit ami ?
- Ben sa ne donne rien mais il a pu cacher la copie ailleurs.
- Excusez moi de vous déranger, voici les résultats de l’analyse des cheveux.
- Merci. Scully prit et lu le document. Personne n’a été en contact avec le combustible. Aucunes traces de fumée y compris pour Cédric.
- Donc raisonnons différemment. Imaginons que le tueur porte une cagoule. Aucune trace n’est détectable.
- Envisageable. Mais on reviens au point mort ou presque.
- Agent Mulder Agent Scully !! A bout de souffle le shérif repris sa respiration. Le tueur vient de faire une troisième victime sur le campus de l’université.
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MessageSujet: Re: Le Cercle Des Initiés   Sam 2 Juin - 17:41

Un corps, sur le dos, était allongé sur de la terre où l’herbe n’existait plus. Une délimitation se dessinait à l’aide d’un ruban jaune réservé à la police. Scully se chargea d’examiner le corps et prit des photos. A coté d’elle, Mulder parlait avec Artwood et les agents de la scientifique travaillaient autour d’eux.

- Il était bien connu sur le campus. Un ancien prof tombé dans l’alcool. Il avait perdu son boulot, sa femme, son appart. Il venait chercher ici un peu de réconfort.
- On peut pas dire qu’il en ai trouvé. Annonça Scully.
- Encore quelqu’un différent de la société. Quelqu’un à purifier selon les critères du tueur.
- Sa mort remonte à 12 heures environ.
- 12 heures ? Tu es sur ? Mais Cédric est en garde à vu depuis plus de 18 heures.
- C’est que ce n’est pas lui qui l’a tué.
- Merci Scully pour cette remarque subtile. Dit il en souriant mais en reprenant vite son sérieux. Une piste en moins. Vous pouvez le libérer Shérif.

Artwood les laissa sur le terrain et retourna au commissariat. Mulder s’accroupi aux cotés de sa collègue et observa le corps.

- C’est les mêmes brûlures, aux mêmes endroits. Le même rituel sordide.
- Regarde ça. Elle décolla un morceau de couleur noire, accroché à la base du cou de la victime. On dirait un bout de plastique brûlé.
- Enfin une bonne nouvelle. L’assassin vient de commettre sa première erreur.

Ils rentrèrent aussitôt pour analyser ce nouvel indice. Une fois les composants étudiés, Scully annonça le résultat à l’équipe. La discutions se faisait entre les deux Agents fédéraux.

- C’est du vinyle souple à 95% avec des résidus de peinture anti allergique. Le type d’éléments qu’on pourrait trouver dans un bracelet d’une montre.
- L’assassin se serait brûler le poignet …
- Il a dût mettre du combustible sur son poignet sans faire attention et le bracelet c’est enflammé quand il a mis le feu au SDF.
- Alors si le tueur s’est brûlé, il doit en garder la marque !
- Une marque au poignet ? Je pense savoir qui c’est !
- Retournons sur le campus.

Et ils reprirent le chemin en sens inverse. Ils ne comptaient plus les aller retours. Mais l’urgence était de retrouver cet étudiant. Ce tueur en série. Une fois dans le bâtiment de l’université, Scully se dirigeât vers la classe où ils s’étaient rendus quelques heures auparavant. Elle repéra celui qu’elle cherchait dans un couloir. Il était en compagnie d’un ami. Elle lui demanda de lui montrer son poignet et il lui tendit. Elle retira le pansement qui recouvrait une plaie. Une brûlure. Ils l’embarquèrent.

- Qu’est ce que j’ai fait ?
- T’as trop joué avec le feu. Allez viens.
- Shérif, attendez ! Demanda t-elle. Ils se retournèrent et elle s’adressa au jeune homme. Comment vous êtes vous fait cette tache sur votre pantalon ?
- Je … je sais pas.
- Vous permettez ? Elle prit un outil stérile réservé aux prélèvements, comme un coton tige et frotta l’embout contre la tâche. Merci.

L’étudiant et le Shérif passèrent devant Herps qui les regarda partir. Déconcerté. Il ne comprenait plus rien. Il resta dans le couloir un moment.


Une fois revenus, le shérif installa le détenu en salle d’interrogatoire et le laissa sous surveillance. Il rejoignit Mulder et Scully pour prendre un café et souffler quelques secondes avant de commencer. Lui était debout en train de réfléchir, elle assise, les traits tirés, exténuée. On appela Artwood au téléphone. Mulder en profita et se plaça derrière Scully pour lui masser les épaules. Aucuns mots prononcés. Juste le bruit de ses doigts qui se déplaçaient le long de son cou jusqu'à ses omoplates. Instinctivement, sa tête partit en arrière, sourire aux lèvres. Il avait le don de savoir ce qui lui faisait plaisir. Mais toute bonne chose avait malheureusement une fin et elle se leva. Un peu trop précipitamment et dût attendre quelques secondes que la pièce cesse de tourner. A lui de sourire. Comment avait il pût rester si aveugle l’un envers l’autre ? D’un air entendu, ils repartirent travailler. Cette fois ci elle participa à l’interrogatoire avec Mulder et le shérif observa, de l’autre coté de la vitre.

- Je me souviens maintenant. Je me suis brûlé avec le pot d’échappement de mon scooter.
- Ah bon. Quand ?
- Ce week end.
- J’en doute. Votre brûlure est encore en phase exsudative. Elle a commencé à coaguler par l’action de la thrombokinase mais l’état des fibrines indique qu’elle remonte à moins de douze heures.
- Et oui, pas de chance, ma collègue est aussi médecin. Où est la montre que vous portez habituellement ?
- Je ne sais plus. Il regarda Mulder, perdu. Le faisait il exprès ? Je l’ai perdu …
- Sans blague. Je peux savoir où ?
- Sa à dût vous faire mal quand votre bracelet c’est enflammé.
- Je ne comprend pas … On m’accuse de quoi. Demanda t-il la voix tremblante.
- De meurtre, Monsieur Basseneau.
- Et voici le reste du gant en latex, que vous avez utilisé pour tué Iris Blanc. Scully lui montra un sachet transparent où se trouvait l’objet.

L’interrogatoire fût interrompu par l’entrer d’une personne. Un homme d’une cinquantaine d’année, grisonnant et antipathique. Avant même de se prononcer, Scully savait que cette visite n’allait pas la réjouir.

- Monsieur, Madame, Maître Fabar. Je suis l’avocat de Monsieur Basseneau. J’exige que cet interrogatoire soit suspendu, le temps de prendre connaissance du dossier.

Mulder et Scully s’échangèrent un regard et sortirent de la pièce. Ils ne pouvaient rien dire et ils le savaient. Ils allèrent voir les autres agents qui analysaient la matière relevée sur le pantalon.

- Alors du nouveau ?
- Il y avait des matières parasites donc il a fallut les séparer des éléments chimiques qui nous intéressent.
- Dépêchez vous, je veux des résultats le plus vite possible pendant que le suspect est encore dans nos murs !

Ils n’avaient plus qu’à attendre. Assis ensemble et en silence dans le bureau du Shérif. Ce dernier était sur le terrain pour une autre enquête. Elle l’observa. Et comme à chaque enquête difficile, son visage se contractait, ses yeux se plissaient et plus rien autour ne le perturbait. Leurs regards s’accrochèrent quelques secondes, quelques minutes. Combien ? Elle ne l’aurait pût le dire mais ce qu’elle y lut la rassura. Rien n’aurait pût les perturber. Rien ni personne. Sauf cet avocat qui entra dans le bureau.

- D’après ce dossier, il semblerait que la personne que vous cherchez ait utilisé des gants de latex pour commettre ses meurtres.
- C’est exact oui. Acquiesça Mulder.
- Alors mon client n’est pas votre homme. Laurent Basseneau souffre d’une forme aigue d’allergie au latex. S’il avait mis des gants, il aurait des marques d’irruption cutanée encore visible. Son médecin traitant vous enverra un fax de confirmation. Avez-vous une autre raison de le retenir plus longtemps ?
- Si ce que vous avancez semble vrai, ça innocente peut être Monsieur Basseneau pour le meurtre d’Iris Blanc mais en aucun cas celui du Professeur Costa, ni du SDF. Prononça Scully.- Voyons, vous êtes sur la piste d’un tueur en série, si mon client n’a rien à voir avec un meurtre, vous ne pouvez pas l’impliquer pour les autres.
- Et bien nous allons tout vérifier. Ses alibis, ses relations, son passé psychiatrique. Tout. Maître Fabar.
- En attendant si vous pouvez joindre le Procureur, je veux que mon client sorte immédiatement.
- Maître, pouvez vous nous accorder quelques instants ? Nous analysons une tâche suspecte retrouvée sur le pantalon de votre client et nous attendons les résultats d’ici quelques minutes.
- Très bien je vous donne cinq minutes. Le temps de vous laissez joindre le Procureur.
- Merci.

Mulder resta dans le bureau et Scully sortit pour retrouver ses collègues.

- Combien de temps encore ?
- Deux minutes environs. Mais … Qu’est ce qui se passe ??
- Je ne comprends pas, l’ordinateur recommence tout depuis le début. Comme si il n’arrivait pas analyser la substance. Pourtant on a bien isolé la matière brute !
- Oui mais la machine ne tolère aucune marge d’erreur. Elle recommence l’analyse à zéro pour avoir un résultat fiable.
- Et merde !!! Tenez moi au courant !

Scully en averti Mulder mais l’étudiant de 19 ans sorti de sa cellule en compagnie de son avocat. Ils le regardèrent partir, impuissant. Il se retourna une fois, deux fois vers eux. Aucunes expressions n’abordaient son visage de jeune adulte. La mâchoire de Mulder se crispait et se détendait signe d’énervement. Il retourna dans le bureau, seul. Au bout de plus d’un quart d’heure, l’ordinateur révéla enfin les résultats tant attendus. Scully qui faisait les cents pas, se précipita vers la feuille qui les imprimait. Ses collègues attendaient de lire et comprit qu’ils avaient ce qu’ils cherchaient.

- Cette fois on le tient ! Mulder ! La tâche sur le pantalon : graisse animal et benzène. Même mélange utilisé pour les trois homicides.
- J’alerte le central. Basseneau n’a pas pût aller bien loin. Scully réunis les enquêteurs principaux dans le bureau du shérif et appel ce dernier.
- Ok.

Il revient quelques secondes plus tard et s’aperçut que le Shérif venait de rentrer. Mulder se tenaient dos aux photos des trois victimes, accrochées au tableau en liège.

- Bien. Je crois que je tiens un élément intéressent. Il y a quelque chose d’assez troublant dans la façon dont les victimes des trois meurtres ont succombés.
- Tu veux parler de la manière dont elles ont été poignardées ?
- Oui. Scully vient par ici s’il te plait. Elle s’exécuta et se laissa faire. Elle devenait pantin dans les mains de Mulder. Il effectua les gestes tout en expliquant au reste de l’équipe où il voulait en venir. Il tenait le moulage de la faucille entre ses doigts. Depuis que nous avons démontré qu’Iris Blanc avait mordu le gant en latex de son agresseur, nous supposons que celui-ci attaque ses victimes par derrière en les bloquant fermement, en leur mettant une main sur la bouche et en les poignardant par devant. D’accord ? Mais si je fais ça, quand je retire l’arme, ma main ne peut pas faire autre chose qu’un mouvement circulaire sur la droite. Il fit le geste tout en parlant. Vous me suivez toujours ? Ce qui signifie que les gouttes de sang vont suivre le même chemin. Il lâchât Scully et fit dérouler les diapositives sur grand écran. Or, que nous montre les photos des trois scènes de crimes ? Ceci. Voila le corps du professeur Costa, tel qu’on l’a trouvé à l’université. Regardez.
- Tu as raison, il n’y a aucune trace de sang en forme de cercle autour du corps.
- Iris Blanc. Le SDF.
- Pareil. Les gouttes de sang sont tombées droite sur le sol. Comme si l’assassin frappait ses victimes de face.
- Exactement Scully. Mais si je veux frapper de face, et en même temps avoir la main sur sa bouche et le bloquer fermement …
- Il faut l’aide d’un complice. Termina t-elle pour lui. - Ce qui veut dire que deux dingues agissent ensemble ! Le shérif était horrifié.
- Et comme on sait que Laurent Basseneau est allergique au latex, on peux déjà dire que ce n’est pas lui qui tenait les victimes.
- Basseneau est donc celui qui tient la faucille. Par conséquent le tueur. Reste à identifier son complice.
- Il est trop tard pour aujourd’hui mais rendez vous demain à la première heure pour filer à l’université. Ordonna le Shérif.
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MessageSujet: Re: Le Cercle Des Initiés   Mer 6 Juin - 20:38

Ils rentrèrent à l’hôtel, exténués. Ils préféraient remettre leur soirée à plus tard, l’ambiance de la journée ne laissant place au romantisme. Pizza en mains, ils s’apprêtaient à passer une soirée dans leurs habitudes. Ou presque. Le soleil disparaissait peu à peu derrière les rideaux bleus. Ils s’assiérent autours de la petite table. Ils mangeaient, évitant de croiser leurs regards. Elle n’avait plus l’habitude de perdre le contrôle d’elle-même et préférait y aller doucement. Lui, curieux, voulait en savoir plus encore sur celle qui partageait désormais sa vie.

- Pourquoi ce sourire ?
- Je repense aux confessions de ton amie. J’étais loin d’imaginer tout ça.
- Et oui … Je me suis assagit depuis. C’est bien pour ça qu’on ma demandé de te surveiller !
- J’imagine … Il rigola. J’imagine le duo si tu étais toujours cette rebelle.
- Ne me dis pas que tu n’as jamais rien fait de ce style dans ton adolescence, je ne te croirais pas.
- Je n’avais personne à contrarier. Ok j’avoue j’ai fait les 400 coups mais à la différence de toi, c’est que je ne me suis pas arrêté.
- Raconte moi.
- Oh ben pas grand-chose de plus que toi. Aller aux manifestations. Me battre avec des gens. Inviter les filles dans le dortoir … Et j’en passe. Il remarqua le silence gênant. J’ai l’impression que tu connais ça aussi !
- Non … Il insista du regard et elle lui avoua.
- J’ai invité des garçons dans ma chambre et en cachette.
- Chez tes parents ? Demanda t-il stupéfait.
- Oui … Ma mère m’aurait étranglée et je ne te parle pas de Bill, s’ils avaient su.
- Je veux bien le croire ! Pourtant tu n’es pas mariée et tu as eu des relations sérieuses …
- Oui mais à 16 ans c’est plutôt mal vu dans mon milieu. En tant que bonne catholique pratiquante maman ne cautionne pas et ne comprend pas que je n’arrive pas à me poser. Et le fait de faire passer ma carrière avant le mariage la désespère.
- J’espère que ça changera. Il lui envoya un clin d’œil.
- Mulder, de nous deux tu es celui qui travail le plus !
- Oui. Enfin depuis cinq mois je ne suis plus autant acharné. Tu n’imagines pas comme je suis heureux d’être sur cette enquête normale avec toi.

Elle acquiesça. Leurs pensées se rejoignaient. Une fois de plus. Un silence de bien être s’installa. Il finirent de manger et prirent une douche séparément. Mulder la rejoignit sans sa chambre. Il s’assit sur le bord de son lit en attendant la permission de s’y allonger. Elle le savait attentionné mais elle découvrait un coté romantique qu’il lui avait caché. Une fois sous les couvertures, elle posa sa tête sur son épaule. Elle avait toujours eu un faible pour le gel douche destiné aux hommes. Elle respira cette odeur alléchante et ferma les yeux. Mal rasé, il déposa un baiser sur son front.

- Tu as des nouvelles de Green ?
- Non.
- Tu connais ses intentions à propos des affaires non classés ?
- Non et je t’avouerais que je ne sais pas trop où j’en suis. Partagé entre l’envie d’y retourné et de continuer les recherches de cette vérité et l’envie de tout plaquer et de travailler sur des enquêtes comme celle-ci. On verra ce qu’il propose et ce que toi tu veux faire.
- Je suis partagée aussi. Et le fait d’être traitée de la sorte m’insupporte mais je te suis, tu le sais.
- Scully, tu n’as pas à me suivre. Si tu veux te tourner vers quelque chose de nouveau dans ta carrière, fais le. Je ne veux pas être un frein. Et si tu me demande de tout plaquer je le ferais. Depuis que nous … Je n’ai jamais été aussi heureux …
- Mulder ta quête est devenue la mienne et jamais je ne te demanderais de choisir ! Je te respect bien trop pour ça. Je suis heureuse aussi et je ne sais même pas pourquoi avoir attendu aussi longtemps mais quoique tu décides je te suivrais. C’est toi qui a créé les X-files, si on nous en laisse la chance, c’est à toi à décider de continuer ou non.

Il resserra son étreinte et le sommeil les gagna très vite. Trop vite. A peine les yeux fermés qu’une sonnerie stridente les réveilla. Un geste un peu trop brusque et le réveil se retrouva par terre, émettant une musique déréglée. Puis le silence. Il perçut un rire étouffé chez son amie mais ne bougèrent pour autant. Leurs jambes s’étaient emmêlées durant cette nuit bien trop courte. Nuit sans rêve. Nuit sans cauchemar. Nuit normale ? Un frôlement de jambes, une vague de frissons. Un baiser dans le cou, une autre vague. Comment avait il fait pour ne plus être dépendant de ces petites choses ? Sensations de la vie qui rendent les personnes loin de tout problèmes. A regret, il la regarda se lever. Un pyjama de soie bleu foncé qu’il aurait rêver de retirer si le temps ne leur était pas compté. La porte de la salle de bain se referma sur elle. Elle entra dans la douche et ferma les yeux au contact de l’eau chaude sur sa peau. Elle passa ses mains dans ses cheveux. Elle attrapa le gel douche mais une main délicate se déposa sur la sienne. Un courant électrique passa d’un corps à l’autre. Elle posa son dos contre son torse. Malgré la chaleur de l’eau, elle frissonna sous ses baisers qu’il lui donnait le long de son cou. Des épaules à l’oreille. De l’oreille aux épaules. Ce contact provoqua une nouvelle décharge. Bien plus forte que la première. Elle se retourna pour lui faire face et captura ses lèvres brûlantes, avides des siennes. Leur étreinte se jouait comme un morceau de piano à quatre mains. Chaque doigt parcourant chaque parcelle de leur peau. Il la souleva et elle en profita pour encercler sa taille de ses jambes. L’envie. Le désir. Deux mots. Deux sentiments. Elle enfonça ses ongles dans ses omoplates. Ils s’appartenaient. Il existait en elle et réciproquement. Elle savoura le self contrôle de son partenaire : Maître de son corps et de ses gestes. Elle sentit les carreaux froids du mur, se coller à son dos brûlant. Le contraste fut violent et elle laissa échapper un gémissement rauque de plaisir. Elle voulait plus et il lui donna. Le dernier spasme passé, elle se laissa glisser contre lui, revenant sur terre. Ils venaient de quitter le 7ème ciel. Voyage trop rapide à leur goût. Ils restèrent quelques minutes dans les bras l’un de l’autre pour reprendre leurs esprit, leur équilibre, leur souffle. L’eau coulait toujours à flot. Il l’embrassa amoureusement et sortit. Elle fit de même quelques minutes plus tard, habillée et maquillée. Elle trouva une tasse de café et un croissant sur la table. Elle déjeuna rapidement et retrouva Mulder dehors. Le soleil venait de faire son apparition et il profita de la faible chaleur matinale sur sa peau. Elle arriva à sa hauteur et reçut un magnifique sourire de sa part. Ils montèrent dans la voiture et se dirigèrent vers l’université. Aucuns mots ne vinrent troubler ce moment. Juste un silence de bien être qui expliquait bien des choses.


- Laurent Basseneau ? Demanda Herps. Je croyais que vous l’aviez arrêté ?
- Nous avions peu d’éléments à charge contrairement à aujourd’hui. Est il revenu en cours hier ou ce matin ?
- Non … Mais alors c’est lui ?
- Rassurez vous professeur, son domicile et l’université sont désormais surveillé.
- Mais en attendant qu’on le retrouve, que pouvez vous nous dire sur ses fréquentations ? Demanda Scully.
- Je ne sais pas. Il est souvent avec Michael Kassin qui est un très bon élément. Voyez avec ses camarades.
- C’est notre intention professeur.

Mulder et Scully partirent à la recherche d’amis ou de connaissance de Laurent Basseneau et Michael Kassin. Dans un couloir, ils croisèrent une de leur camarade de classe.

- C’est quel genre ce Michael ?
- Genre qui se la pète. Fils à papa bourré de fric ! Il vit dans un appart que ses parents lui ont donné.
- Pas vraiment le style de Laurent …
- Nan lui c’est un type bien. Timide mais fasciné par Michael et il le suit partout comme son chien.
- Merci mademoiselle.
- Scully on file chez ce Michael. Je crois qu’on tient nos deux suspects !

Après avoir obtenue l’adresse, ils arrivèrent sur les lieux. Armes en main, ils montèrent l’escalier en colimaçon de l’immeuble. La porte de l’appartement était entre ouverte. Scully poussa cette porte du pied et passa devant suivit de près par Mulder. Aucuns bruits mais une atmosphère lourde se faisait sentir. Ils se trouvaient dans le salon et observaient la décoration glauque. Scully se retourna.

- Oh merde …

Mulder suivit son regard. Il s’arrêta sur un miroir maculé de sang. La police scientifique et le shérif arrivèrent quelques minutes plus tard. Ils prirent des photos, mesurèrent les taches de sang, relevèrent tout indices possible. Sur le mur, figuraient des articles de presse. Anorexie. Drogue. Obésité. Prostitution. Mariage gay. Alcoolisme et beaucoup d’autres sujets dit tabou. Sur une table reposait une photo de chaque victime. Scully retrouva l’arme du crime tachée de sang sous un coussin du canapé. Sur la table basse, reposait les objets et ingrédients qui avaient été utilisé pour la reproduction parfaite de la faucille celtique.

- Agents, le mobile du crime est bien la purification.
- En tout cas leur rituel a changé. Mulder montra les signes de sangs sur la glace. Les taches de sang crénelées à hauteur du visage, prouvent que le sang a giclé violement et à très grande vitesse. Pour moi il s’agit d’une arme à feu.
- Il a prit une balle dans la tête Mulder. Regarde il y a de la matière cérébral sur le sol.
- Et voici la douille. Du 9 millimètres. Et regardez, le signe BEITH est dessiné sur le miroir avec le sang.
- Venez voir. Appela Artwood. Sur le bas d’un meuble en bois, il désigna d’autres traces rouges.
- Le signe de l’infini.
- C’est le bracelet de Cédric la petite amie d’Iris Blanc. Vous croyez que c’est lui qui a été tué ?
- Je n’en sais rien … Mais il est mêlé d’une façon ou d’une autre à ce qui c’est passé dans cette pièce.
- Shérif, Mulder, il y a sûrement quelque chose dans cet ordinateur. Il est équipé d’une webcam.
- Ok on embarque tout.

Arrivé au commissariat, ils regardèrent la vidéo trouvée sur l’ordinateur portable. Laurent et Michael y étaient les maîtres. Vêtu de noir et d’une cape à capuche grise, ils récitaient un texte en brûlant des photos dans une corbeille en métal entourée de bougies.

« Dieu de la fertilité masculine et de l’énergie, nous t’offrons ce sujet. (Il jeta une photo du professeur Costa dans le feu.) Puisse t-il retrouver la pureté morale dans les flemmes de ta lumière. Pour un retour à l’ordre : la mort. Pour un retour à l’ordre : la mort ! »

- Mais ils sont complètement malade, il faut les arrêter au plus vite !

Scully aidé d’un policier, conclut que le sang retrouvé n’appartenait pas à Cédric. Cela voulait il dire qu’il participait à cette mascarade ? Le shérif convoqua Mulder dans la salle d’interrogatoire. Il avait trouvé Cédric terré chez lui. Mulder lui demanda son bracelet. Il l’observa et remarqua des traces de sang sur le signe de l’infini. L’interrogatoire commença et Artwood lui montra les photos du lieu du crime.

- Qu’as-tu été faire chez Michael ?
- Rien …
- C’est toi qui as fait cette trace.
- Oui c’est vrai je suis allé chez lui, ils ont tués Iris.
- Et pourquoi tu as pensé à lui ?
- Quand vous avez relâché Laurent, j’étais sur qu’il irait chez Michael. Sont toujours fourré ensemble alors le soir j’y suis allé. Je voulais les massacrer. Mais il y avait du sang sur le grand miroir du salon et par terre, j’ai trébuché et j’ai reculé jusqu'à ce que je touche le meuble.
- Pourquoi ne pas avoir appelé la police ?
- Je suis rentré chez moi, j’avais envie de dégueuler !! Ils ont tués Iris c’est deux pourris ! C’est eux !!!
- Justement, je comprends que tu ais eu envie de te venger.
- Mais nan …

Il se laissa tomber sur sa chaise, le visage entre ses mains tremblantes. Probablement sous le choc. Scully sortit du laboratoire et annonça à Mulder les résultas sanguin.

- C’est celui de Laurent Basseneau.
- Quoi ? Tu es sure ?
- Oui.
- Cédric l’a peut être buté. Intervint le Shérif.
- Pourquoi il en aurait tué qu’un ?
- L’autre l’a peut être échappé. Artwood décrocha son téléphone. Ok j’arrive. On a retrouvé le corps de Laurent Basseneau.

L’équipe arriva sur les lieux. Lieu où Iris Blanc avait été retrouvé. Scully inspecta le corps et fit un premier rapport à Mulder.

- Blessures à l’arme blanche au niveau de l’abdomen et brûlures post mortem sur les yeux et les mains !
- Même marques au fer rouge, même rituel barbare.
- Avec une petite variante. La cerise sur le gâteau …
- Une balle dans la tête ! Tiré avant ou après les coup de faucille ?
- Avant. L’hémorragie sub-crânienne la d’abords vidée de son sang. Les blessures à l’arme blanche n’ont pas saignées.

Mulder se dirigeât vers la voiture à coté de Basseneau et enfila des gants. Un agent le seconda.

- Il y a du sang dans le coffre. L’assassin a dût mettre le corps dedans pour le transporter.
- Ici il y a du sang sur le volant et des empreintes sur le levier de vitesse.
- Agent Mulder, j’ai trouvé une plume mouillée avec de la boue sur le pneu avant gauche. Il a plut cette nuit ?
- Pas que je sache non.
- C’est bien la voiture de Michael Kassin. Le shérif venait de les rejoindre. Cédric l’a sûrement buté lui aussi. Il l’aurait fait en deux temps. D’abord Basseneau puis Kassin.


- Mais j’en sais rien où il est Michael.
- Arrête de mentir ! Tu voulais venger ta petite amie ! T’as d’abord été chez lui, t’as trouvé Basseneau et tu lui a tiré dessus. Ensuite tu as vu son pote Michael, tu l’as buté aussi mais ce qu’on aimerai savoir, c’est ce que tu as fais des corps.
- C’est une question de temps Cédric. Nous finirons par trouver des traces du sang de Michael qui nous dirons où et comment tu l’as tué. Continua Mulder.
- Vous n’allez pas trouver de sang puisque je ne l’ai pas tué !!! Et Basseneau non plus !!

Scully entra dans la salle d’interrogatoire, un document en main. Mulder s’approcha d’elle et le shérif resta près du suspect.

- Cédric n’était pas dans la voiture et les empreintes sur le volant sont celles du complice de Laurent Basseneau : Michael Kassin.

Mulder stoppa ce qu’il faisait et convoqua l’équipe dans le bureau d’Artwood.

- Laurent Basseneau a d’abords prit une balle dans la tête mais il a subit, post mortem, les mêmes sévices que les autres victimes. Ce même rituel indique qu’on a faire à son complice, Michael Kassin. C’est l’hypothèse la plus logique. Après son audition, Basseneau commence à avoir peur, il veut tout arrêter. Kassin ne supporte pas, ils se disputent et le tue. Michael charge le corps dans sa voiture pour s’en débarrasser sur les quais.
- J’ai analysé la plume trouvée sur le pneu de la voiture. Expliqua Scully. C’est une plume de Rousserolle effarvate. Je tiens ça du Centre National d’Ornithologie. Je leur ai fourni un échantillon et voila ce qu’ils m’ont renvoyé.
- Ce n’est pas une espèce protégée ? Il n’y en a pas dans le secteur ?
- Exact Shérif !
- Mais où Michael a bien pût rouler pour rouler sur cette plume ? Demanda Mulder intrigué.
- C’est bien là le problème, car ces petits oiseaux ne viennent jamais dans nos contrées sauf pour la reproduction. Continua le Shérif.
- Et où se reproduisent ils ?
- J’ai fait une analyse de la boue qui recouvrait la plume. Intervint un agent scientifique. Et j’ai recoupé les résultats d’ordre géologique avec les infos des ornithologues. L’endroit d’où provient cette plume est le lieu dit : La fausse aux carpes. Tout près de la forêt a quelques kilomètres au sud de New York.
- En route !!
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MessageSujet: Re: Le Cercle Des Initiés   Jeu 14 Juin - 14:45

Ils arrivèrent sur les lieux. Un endroit vert. Calme. Accueillent et reposant. Peu de touristes se trouvaient sur leur chemin. Chaque policier, chaque Agent cherchaient, fouillaient les lieux minutieusement. Seul le Shérif paraissait sceptique.

- Vous pouvez me dire ce que l’on recherche ? Pourquoi un type qui a commis quatre homicides serait venu se cacher ici ?
- Je n’ai jamais dit qu’il s’était caché ici, mais qu’il y était très probablement passé.
- Ah … Et pourquoi faire ?
- Mulder ! Shérif ! Venez voir !

La voix de Scully intrigua tout le monde et ils se précipitèrent à ses cotés pour découvrir un corps sous le feuillage. Celui de Michael Kassin.

- Plaies à l’abdomen, ces mains et ses yeux sont brûlés, et marquage au fer rouge sur le poignet.
- Et bien … Cinq cadavres et pas de suspects. Ca va s’arrêter quand cette histoire ?
- Cinq cadavres dont surtout nos deux assassins !
- Scully ne perdons pas de temps. Je t’accompagne à la morgue.
- Je viens aussi. Conclue Artwood.


La pièce aux murs verts baignait dans une odeur de mort. Les deux hommes observaient celle qui semblait la plus à l’aise ici.

- Réunis dans la folie et dans la mort.
- Oui mais celui là a beaucoup plus souffert.
- Comment ça ?
- Si une balle à tuer Laurent Basseneau sur le coup, Michael Kassin lui est mort des suites de ses blessures. Deux coups de faucille pour une longue hémorragie. Sans parler de la douleur causée par les brûlures qui l’ont gardé conscient jusqu’à son dernier souffle.
- Lequel est mort le premier ?
- Laurent Basseneau, incontestablement. Au moins trois heures avant.
- Michael a pût être forcé de conduire la voiture jusqu’à la fausse aux carpes mais par qui … Sécha Artwood.
- Par un troisième tueur qui le menaçait. Et après avoir tué Michael, l’assassin serait remonté en voiture et aurait été déposé le corps de Laurent sur les quais, là où Iris Blanc a été tué. Continua Mulder.
- Mais pourquoi ce nouveau tueur ne les a pas tué au même moment ?
- Sans doute pour une simple raison de logistique. C’est difficile de transporter deux corps du 7ème étage d’un immeuble jusqu’a un parking.
- En tout cas, ça signifie une chose, c’est qu’il était seul.
- Tenez. Regardez ce que j’ai trouvé dans l’abdomen de Basseneau. Un bout de faucille qui a dût se casser quand le tueur a frappé, mais je ne comprends pas vu que l’on a retrouvé la copie dans l’appartement et dans un excellent état.
- Ou alors …

Mulder sorti de la salle d’autopsie et se dirigeât vers le laboratoire. Scully et Artwood le suivirent de près. Après quelques manipulations de la part d’un policier confirmé, le résultat tomba.

- Très haut pourcentage d’oxyde ferrique.
- Je vous confirme c’est un métal complètement rouillé.
- Voici le rapport. Alliage de fer, plomb et argent marqué par une oxydation de plus de mille ans.
- Oui mais l’arme utilisée dans les trois premiers crimes ne contenait pas tout ça.
- Le tueur n’a pas utilisé une copie … Mais la faucille originale.




Mulder et Scully ramenèrent la faucille originale au labo. Ils l’avaient trouvait à sa place, dans la vitrine, dans la petite pièce derrière la salle de classe du professeur Herps. L’extrémité de la lame était cassée et le petit bout retrouvé correspondait totalement. Scully passa la l’objet aux rayons bleus et découvrit des traces de sang. Il n’y avait plus aucun doute possible, cette faucille était bien l’arme des deux derniers crimes commis. Ils retournèrent à l’université. Herps donnait un cours.

- Pour conclure, les signes celtes sont à la fois lettres, mots, symboles et énigmes. Comme le disait les druides : Ne dessinez pas ses sigles, si vous n’êtes pas capable de les lires correctement.
- Mademoiselles, messieurs le cours est terminé pour aujourd’hui. Lança le shérif accompagné de Mulder et Scully. - Vous avez arrêtez l’assassin ? Demanda Herps quand les trois policiers arrivèrent à sa hauteur.
- C’est ce que nous voulions faire mais on a été devancé.
- Veuillez nous suivre s’il vous plait.

Pour la énième fois de la journée, ils rejoignirent le commissariat et sa salle d’interrogatoire. Toujours Mulder et Scully aux manœuvres des questions sous l’œil du Shérif, caché de l’autre coté du miroir. Mulder déposa les photos des deux derniers cadavres sur la table en bois. Ils observèrent le comportement de l’homme seul face à eux.

- Quelqu’un leur a rendu la monnaie de leur pièce on dirait.
- Quelle fin tragique … Dommage que vous ne les ayez pas arrêter plus tôt.
- Dommage pour vous professeur. Certaines personnes de l’université nous ont dit que vous aviez une liaison avec le professeur Costa. Vous confirmez ?
- Je vois que vous êtes très informés. Oui j’avais une liaison avec Henri c’est un crime ?
- Non c’est un mobile.
- C’est ridicule !
- Mit à bout les éléments retrouvés dans cette affaire, nous pousse à croire que vous vous êtes vengé de Michael Kassin et Laurent Basseneau.
- Quand vous avez appris que Basseneau avait été libéré, vous saviez que vous le retrouveriez chez Michael.
- Alors vous avez été chez lui et vous avez abattu Laurent.

Scully posait une question et Mulder rebondissait. Un interrogatoire sans failles. Aucunes hésitations. Ils savaient ce que l’autre pensait. Artwood était fasciné par ces deux Agents. Il aimerait que son équipe soit aussi efficace.

- Vous n’aviez plus rien à perdre. Vous avez décidé de faire payer Michael en lui faisant subir le même sort que votre amant. Vous l’avez emmené dans un bois isolé et vous l’avez assassiné.
- Et ensuite vous avez déposé le corps de Laurent sur le quai, la où Iris Blanc a été tué.
- Pourquoi avez-vous fait ça ? Pourquoi utilisé le même rituel ? Pour que personne ne vous soupçonne ?
- Agents Mulder et Scully, ce n’est pas à vous que je vais apprendre qu’une hypothèse doit être toujours détaillés d’éléments concrets.
- On a retrouvé l’arme dans votre vitrine avec le sang de Basseneau et de Kassin dessu. N’est ce pas assez concret pour vous professeur ?
- Quelqu’un a pût me l’emprunter.

Ils furent interrompus par un policier qui les demanda. Il chuchota pour ne pas que l’interrogé entende.

- Il n’y a aucune empreinte sur la faucille. Elles ont toutes été effacées.
- Et merde !

Tout le monde se retrouva dans le bureau de Artwood. Après quelques secondes de réflexion, Scully montra une photo. Celle du sigle BEITH dessiné avec le sang, sur le miroir.

- La voila sa signature ! Il en a dessiné une sur le tableau de l’amphi tout à l’heure.

Une demi heure après, un policier compara une photo du signe prise sur le tableau noire avec celle de chez Kassin. Sans aucunes hésitations, l’ordinateur conclut que la main qui avait dessinait BEITH deux fois, était la même. Mulder et Scully reprirent l’interrogatoire.

- Comment imaginer que la noblesse de l’univers celtique pouvait engendrer les délires pseudo cabalistique de ses deux barbares ?
- Pourquoi êtes vous entré dans leur folie a votre tour ?
- J’aimais Henri … Plus que moi-même … Plus que tout … Je l’ai aimé en secret pendant mes années de thèse et il y a cinq ans … Henri ne voulait pas que sa se sache mais nous étions heureux.
- Kassin et Basseneau savaient que vous étiez ensemble ?
- Je ne crois pas. Tout le monde savait qu’Henri était homosexuel mais moi s’ils l’avaient sut, j’aurais s’en doute subit le même sort.
- Et le soir où vous êtes allé les voir, vous aviez l’intention de les tuer ?
- Non … Je voulais juste comprendre. Laurent venait d’être libéré et j’avais besoin de les voir …
- Ah ! Avec une arme ?
- J’avais peur, je voulais me protéger.
- Et où l’avait vous trouvé cette arme ?
- Henri et moi étions inscrits dans un club de tirs. Cette arme c’est lui qui me m’avait offerte. Je ne voulais pas m’en servir mais en arrivant … J’ai perdu la tête. Tout c’est passé exactement comme vous l’avez décrit. Je suis devenu un monstre comme eux. Je voulais qu’ils payent pour leurs crimes !!
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MessageSujet: Re: Le Cercle Des Initiés   Ven 22 Juin - 19:04

Malgré le soleil éclatant, le ciel bleu et les arbres en fleur, la vie continuait et Herps se fit transférer dans la prison la plus proche. Mulder et Scully étaient prêt à partir eux aussi.

- Merci beaucoup pour cette aide précieuse. J’espère que votre chef n’y aura vu aucune réticence.
- Je ne pense pas sinon nous le saurions …
- En tout cas, sachez que vous êtes les bienvenues dans l’équipe !
- Merci.

Une poignée de main et ils sortirent. Ils regagnèrent leur hôtel rapidement. Leur vol n’étant que le lendemain, il leur restait 24 heures pour profiter de la ville. Ou de leur chambre. A peine la porte refermée qu’il entoura la taille de Scully et plongeât son visage dans son cou. L’idée du dîner s’envola. Celle de se promener aussi. S’ils avaient pu arrêter le temps à cet instant, ils l’auraient fait sans réfléchir. Mais c’est à regret qu’ils quittèrent cet endroit emplit de souvenirs. Une appréhension s’empara d’eux laissant passer le voyage sans s’adresser un mot. Dans deux heures ils se retrouveront devant le nouveau directeur pour qu’ils entendent leur sentence. L’ambiance au FBI n’avait pas changé. Les regards sur eux étaient toujours aussi lourds. L’ambiance aussi froide. Les couloirs aussi gris. Rien n’avait changé. Juste leur façon différente de voire la vie. Cette vie qui ne regardait qu’eux deux. Elle tapota du bout des ongles, l’accoudoir du fauteuil. Il la regarda pour essayer de la calmer mais rien ne fit. Ils entrèrent après avoir reçu l’autorisation. Green les attendais derrière son bureau. Sagement assis, sourire aux lèvres.

- Agents, asseyez vous. Vous avez fait bon voyage ?
- Bien merci.
- L’enquête c’est bien déroulé ?
- Oui oui. Vous aurez nos rapports au plus vite.
- Très bien. Bon passons aux choses sérieuses.


- Scully répond moi !

Il raccrocha pour la centième fois. Elle ne répondait pas et ne se trouvait ni chez elle ni au bureau. Il réfléchit quelques instant et se rendit là où son instinct le poussa. Une fois sur les lieux, il s’approcha doucement vers la fine silhouette qui se dessinait non loin de lui. Il n’avait jamais mit les pieds sur cette terre privée. Elle se tenait devant ce monument, tête baissée. Sans l’avoir vu arriver, elle savait qu’il se tenait à ses cotés. Leurs doigts se frôlèrent et s’accrochèrent. Il observa la photo qui ornait la pierre tombale. Celle d’Emily. Elle l’effleura et prit le chemin du retour.

- Comment as-tu su où me trouver ?
- Une intuition …
- Je ne comprends pas comment on a pût se faire avoir une nouvelle fois.
- Les affaires non classées sont fermées mais une nouvelle vie nous attend à New York.
- Comment peux tu capituler si facilement ? Toi qui n’as qu’un but dans la vie ! Celui de trouver cette vérité. On était à deux doigts et tout s’écroule. Nous n’aurons jamais nos réponses et …

Sa voix se brisa. Les larmes roulèrent sans retenues sur ses joues. Arriver à hauteur de sa voiture, il l’arrêta, l’obligeant à lui faire face.

- Tu me connais Scully. Tu sais que je ne m’arrêterais pas là même si ce sera moins facile et deuxièmement je n’ai plus le même but qu’il y à encore quelques semaines … Je veux passer à autre chose. Ne rien oublier mais commencer une autre histoire : la notre.

Un baiser enflammé démontrant son désir de vivre à ses cotés permis à son regard azuréen de s’illuminer. Elle se blotti contre lui, tel une enfant fragile et se laissa bercer par cet être protecteur. Elle maudissait tout ceux qui avaient osés leur faire mal, leur prendre leurs êtres chers. Ceux qui n’avaient cessés de les utiliser. Les yeux fermés, elle s’accorda quelques minutes pour imaginer sa future vie. Sa vie à New York. Sa vie loin des complots. Sa vie à ses cotés.
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