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 Réminiscence

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Polly

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MessageSujet: Réminiscence   Mar 27 Mar - 0:41

Auteur: Encore et toujours moi....

Résumé: Faut lire comme ça vous saurez de quoi ça parle

Disclaimer: Bah comme d'hab'. Muld et Scu ne m'appartiennent pas mais restent la propriété du Dieu Carter. Par contre je ne les utilise que pour mon bon plaisir .

PS:C'est pour le fun et ça faisait longtemps que j'avais envie d'un mélange des genres J'espère que ça vous emballera.
Bien sûr les reviews sont les bienvenues et pis ça fait toujours plaisir. Allez enjoy


Cook County Hospital.

Chicago, Illinois.

Service des urgences.

Mardi 10 Septembre, 7h30.


Deux brancardiers franchirent les portes des urgences à toutes vitesses en poussant un brancard sur lequel gisait un homme portant un masque à oxygène. Le docteur Mark Green les interpella :

-Qu’est-ce qu’on a ?

-Homme 40 ans a fait un malaise suite à un problème respiratoire. TA 8.6, pouls 140, Glasgow à 15. Il a repris conscience il y a peine 5 minutes mais il est encore un peu dans les vapes. On l’a mis sous oxygène.

-Bien mettez-le en réa 8. On connaît son identité ?

-C’est un agent du FBI, un certain…. Fox Mulder !


L’infirmière et le Docteur Green se regardèrent surpris par le nom du patient, ce qui n’échappa pas aux brancardiers.

-Un problème ?

-Non…Est-ce qu’il est accompagné ?

-Ouais un de ces collègue nous a suivit en voiture, il va pas tarder à arriver !

-Carole, tu peux aller chercher Dana s’il te plait ?

-J’y vais de ce pas Mark.


L’infirmière s’exécuta et alla tirer le Docteur Scully de son sommeil. Celle-ci apparut dans la salle 8 quelques minutes plus tard, vêtu de la tenue réglementaire des médecins urgentistes de l’hôpital. Cela faisait 3 ans qu’elle travaillait dans cet hôpital et elle adorait ses collègues, son environnement de travail et la ville de Chicago. Elle s’était merveilleusement intégré et tout ses plus proches collègues connaissaient plus ou moins sa vie d’avant. Seuls trois des ces collègues, les Docteurs Mark Green, Susan Lewis et l’infirmière Carole Hathaway,

connaissaient les raisons réelles de son arrivée dans cette ville si éloigné de la capital fédéral. Pas tout à fait réveillé, elle poussa les portes de la salle de réanimation n°8 et vit son collègue et ami Mark Green penché sur un patient. Celui-ci lui masquant la vue, elle ne distingua pas tout de suite à qui elle aurait à faire. Machinalement son regard se porta sur l’horloge mural. Elle prit une paire de gant qu’elle enfila avec dextérité, chaussa une paire de lunettes transparente anti-projection, remis une mèche de cheveux roux derrière son oreille et s’approcha du brancard. Elle tapota l’épaule de Mark et lui demanda d’une voix suave et douce :


-Qu’est-ce qu’on a ?

Celui-ci se redressa, croisa son regard et lui dit :

-Malaise respiratoire.

Il n’eut pas besoin d’ajouter autre chose. Elle comprendrait bien assez vite la situation. C’est alors qu’elle le vit. Son esprit s’arrêta net de réfléchir pour se concentrer sur le visage qui s’offrait à sa vue sous le masque. Même défigurer elle l’aurait reconnu tant il la hantait par son absence. Son regard resta fixé sur lui, sa bouche était resté ouverte sur une exclamation muette mais son visage laissa passé mille et une émotion qui n’échappèrent pas à Mark.

-Dana, est-ce que ça va ?

Reprenant ses esprits, elle repassa en mode médecin mais son regard resta accrocher à son ancien partenaire. Il avait les yeux fermés, de la sueur perlait sur son front et il était très pâle car malgré le masque qui diffusait de l’oxygène en continue, il respirait avec difficulté. Des tas de questions se bousculaient dans sa tête et son cœur était noué par l’émotion. Eludant la question de Mark, elle s’affaira autour de Mulder. Celui-ci fut pris d’une forte quinte de toux qui le plia en deux sur la table d’examen, il enleva son masque et se mit à vomir un amas de sang glaireux qui vient éclaboussé la blouse de Mark. Epuisé il se rallongea sur la table en s’excusant auprès de celui-ci. Ces lèvres étaient bleuies par le manque d’oxygène et sa respiration était sifflante. Concentré sur la façon la moins douloureuse de respirer, il n’avait pas trop fait attention aux deux médecins qui s’occupaient de lui. De plus la lampe qui éclairait la table au dessus de sa tête l’aveuglait l’obligeant à fermer les yeux. C’est d’une voix étouffé par le masque qu’il demanda :

-S’il vous plaît, vous pourriez déplacer la lampe, elle me fait mal aux yeux !

Un des médecins s’exécutât et il put enfin ouvrir les yeux. Son regard entra instantanément en collision avec des yeux bleus océans qu’il aurait reconnu entre mille. Les yeux de Scully avaient plongés dans les siens naturellement sans essayer de se défiler. Au contraire, son regard était franc, clair et surtout débordait d’inquiétude. Il avait déjà du mal à respirer et la vision qui s’offrait à lui n’allait pas arranger son état. Il se sentait bête, presque honteux, de la revoir dans cet état de faiblesse alors qu’elle rayonnait malgré une fatigue évidente qui se lisait sur son visage de porcelaine. Ne sachant pas quoi dire, il esquissa un faible sourire d’excuse sous son masque espérant qu’elle le remarquerait. Elle lui sourit à son tour et c’est là qu’il prit conscience que tout cela lui manquait énormément sûrement bien plus qu’il ne voulait se l’avouer. Ils étaient perdu chacun dans le regard de l’autre priant silencieusement pour que le temps s’arrête mais la réalité les rattrapa lorsque le Docteur Green se manifesta.

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docmagoo

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MessageSujet: Re: Réminiscence   Lun 2 Avr - 22:29

-Bien je crois que je n’ai pas besoin de vous présenter le Docteur Scully ! Je suis le Docteur Green, chef des internes et accessoirement médecin urgentiste. Puisque vous semblez avoir un peu récupérez, est-ce que vous souffrez d’asthme chronique ou de problèmes respiratoires particuliers ?

Ne l’entendant pas répondre Mark et Scully remarquèrent le regard de détresse de Mulder. Ils comprirent qu’il était au bord de l’asphyxie et comme pour confirmer leurs craintes, les bip des différents monitoring auxquels étaient relier Mulder se mirent à sonner dans un concert strident. Mark prit le stéthoscope qu’il portait en permanence autour de son cou et le plaça sur la poitrine de Mulder en le faisant glisser de par et d’autre sur sa poitrine.

-Murmure à gauche et à droite perfectible à l’écoute ! Il est en détresse respiratoire !!! On a pas le choix Dana, il faut l’intubé !!!

Sans rien ajouter elle prit une sonde d’intubation qui se trouvait à sa proximité et se plaça derrière la tête de Mulder. Délicatement elle bascula sa tête vers l’arrière et introduisit la sonde dans sa bouche en direction de sa gorge.

-Mark, j’y arrive pas sa trachée est complètement obstruée !

Celui-ci prit la place de Scully et tenta d’aspirer le sang rendu épais par des résidus glaireux qui obstruait sa trachée. Mais cela n’eut pas l’effet escompté. Il se tourna vers elle et lui dit :

-On n’a pas 36 solutions et le temps presse. Il faut lui faire une trachéo !

Elle savait qu’ils n’avaient pas le choix. Alors qu’ils continuaient à s’affairer tout les deux autour de Mulder, Carole prépara le plateau de trachéotomie et le plaça prés de Scully. Au passage, elle la gratifia d’un regard plein d’encouragement. Scully lui rendit un regard chargé d’angoisse. Mark assista à la scène en tant que témoin muet. Lorsque Scully se retourna vers la table ou était allongé le corps de Mulder, il ne pu s’empêcher de lui dire :

-A toi de jouer !Hésites pas si tu as besoin, j’suis pas loin. Et il lui fit un clin d’œil rassurant.

Mais il savait que c’était pur formalité que de lui dire ce genre de chose. Il ne doutait aucunement des compétences de Scully même dans ce genre de situation. Il savait qu’elle ferait preuve d’un sang-froid à toute épreuve quoiqu’il puisse arriver.

Elle le regarda et lui offrit un sourire crispé. Elle était tendue et c’était perceptible. Il fallait qu’elle se reprenne et qu’en aucun cas elle se laisse envahir par ses émotions. Fermant les yeux une fraction de seconde, elle se concentra sur son travail. Elle prit le scalpel dont elle déchira l’enveloppe stérile pendant que Carole préparait, avec l’aide de Mark, un champs opératoire autour de la gorge de Mulder. Elle amena le scalpel d’une main ferme et décidé sur la gorge de Mulder et commença à pratiquer l’incision en forme d’étoile. Elle fit glisser la lame sur quelques centimètres sous la pomme d’Adam de Mulder. Un filet de sang s’écoula sous la lame du scalpel. Elle prit la compresse que Carole lui tendit et en épongea le sang afin de vérifier si la longueur de l’incision qu’elle venait de pratiquer était suffisante. Elle demanda à Carole de lui passer la sonde d’intubation qu’elle introduisit à l’intérieur de l’incision. Une fois que ce fut fait, Carole clipsa un ballonnet au bout de la sonde et commença à appuyer sur celui-ci à intervalle régulier afin d’insuffler de l’air en direct dans ses poumons. Dès les premiers ballonnements, les sonneries des différents monitoring auxquels Mulder était relié se turent instantanément et furent remplacé par un bruit de bip régulier signifiant que l’intervention de Scully était réussit.
Au son des monitoring rassurant, Scully sentit la tension qui s’était installé en quelques minutes auparavant se dissipé. Elle remis en place une de ses mèches de cheveux derrière son oreille et leva la tête en direction des monitoring. Elle croisa le regard de Mark. Ce dernier lui fit un sourire rassurant et lui dit :

-Beau boulot Dana ! Il mit son stéthoscope sur les oreilles et le plaça sur la poitrine de Mulder. Tout en prenant le pouls de celui-ci, il ajouta :
-Bien la respiration est clair. Pas de murmure. Le pouls est stable. On va pouvoir le monter en pneumologie.

Il appuya sur le frein du brancard et avec l’aide de Carole, il poussa celui-ci vers la sortie en direction des ascenseurs. Scully les regarda passé devant elle. L’esprit vide mais le cœur battant plus que de raison. Elle retira ses gants. Ajusta ses lunettes de protections sur la tête et s’apprêta à sortir de la salle.
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MessageSujet: Re: Réminiscence   Lun 2 Avr - 22:35

A ce moment, l’agent Greg Willmore franchit la porte des urgences. Il passa l’entrée bondé de monde et se dirigea directement vers le bureau des admissions. Il maudissait intérieurement la circulation et surtout les embouteillages qui l’avaient empêcher de suivre l’ambulance roulant à tombeau ouvert.

-Bonjour. Je voudrais savoir où se trouve l’agent du FBI qui a été admis il y a 20 mn !

Le géant barbu, se trouvant derrière le bureau, tout en décrochant le téléphone, lui répondit :

-Réa 8.

-C’est où !?!

-Désolé mais l’accès est interdit au public. Vous pouvez patienter….

Et avant que le réceptionniste n’est terminé sa phrase, l’agent Willmore tourna les talons à la recherche de la salle de réa 8. Il entendit le barbu l’interpellé mais n’y prêta aucune attention et continua sa route d’un pas décidé. Alors qu’il regardait partout à la recherche de l’hypothétique salle 8, il entra en collision avec un médecin qui venait de franchir des portes à double battant.

-Désolé !

-Ce n’est rien !

Scully qui avait l’esprit focalisé sur Mulder, ne l’avait pas vu arrivé. Elle recula vivement et s’apprêtait à poursuivre son chemin quand l’agent Willmore l’apostropha :

-Agent Scully !?! Vous êtes l’agent Scully ? Cependant en la détaillant, il remarqua sa blouse et se rappela qu’elle avait quitter le FBI depuis bientôt 3 ans. Constatant sa bourde, il se reprit :

-Enfin j’veux dire….vous êtes le Dr Scully, c’est bien ça ?

Surprise elle se retourna vers lui et le détailla en soulevant son sourcil droit en signe d’interrogation. L’homme qui venait de l’accoster ne semblait pas avoir plus d’une trentaine d’année, il était grand, les cheveux court, un visage avenant avec encore des traits d’adolescent. A son allure distingué et à la coupe sur mesure de son costume, elle devina qu’il était du FBI.

-Excusez-moi…mais on se connaît !?! Le ton de sa voix était interrogatif mais saupoudrer d’une légère dose de méfiance.

-Pas vraiment…. mais j’ai beaucoup entendu parler de vous. Je vous pris d’excusez cette façon un peu cavalière de vous aborder…. C’est que je ne m’attendais pas à vous rencontrez dans cet hôpital !enfin bref je me présente : je suis l’agent Greg Willmore.

Devant son air toujours aussi interrogatif et un peu pincé, il rajouta :

-Je suis le partenaire de l’agent Mulder.

-Oh ! enchanté .

-Je ne sais pas si vous pourrez me renseigner mais je cherche l’agent Mulder.

-Il est en pneumologie ! Elle vit de l’inquiétude naître sur son visage.

-Comment va-t-il ?

-Et bien il vient de subir une trachéotomie mais il semble tirer d’affaire.

-Merde ! J’lui avais bien dit que c’était trop tôt !

-J’vous demande pardon !?!

-Bah c’est que…. il y a 2 mois de cela alors que nous étions sur une x-files, l’agent Mulder a été infecté par un micro organisme qui s’est développé dans ses poumons sous forme de larves. Elles ont colonisé ses poumons en se reproduisant à une vitesse fulgurante ! Il étouffait malgré les aspirations pratiqués par les médecins. Ces larves ont faillit avoir raison de lui.

-Qu’est-ce qu’il l’a sauvé !?!

-Une dose massive de nicotine. Il ne plaisantait pas au vu l’air sérieux qu’il affichait.

Ne souhaitant pas poursuivre cette conversation au beau milieu du couloir elle regarda sa montre et lui dit :

-J’vais faire une pause. Je vous offre le café !?!

Il parut surpris mais adhéra de suite à cette bonne idée et c’est en souriant qu’il lui répondit :

-C’est d’accord !
-Bien alors allons-y !
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docmagoo

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MessageSujet: Re: Réminiscence   Lun 2 Avr - 22:41

Ils prirent l’ascenseur jusqu’au 5ème étage et se dirigèrent vers les portes à double battant de la cafétéria de l’hôpital. Elle savait qu’à cette heure, la cafétéria était encore déserte et permettait une conversation discrète. Elle commanda 2 cafés noirs. Aspartame pour elle et sucre pour lui. Elle le rejoignit près de la fenêtre et s’assit en face de l’agent Willmore. Celui-ci la remercia d’un signe de tête et plongea ses lèvres directement dans le café brûlant. Quelques minutes s’écoulèrent sans qu’aucune parole ne soit échangée. Chacun perdu dans ses pensées.

Les pensées de Scully tournaient dans sa tête à une vitesse folle nouant désagréablement son estomac et accélérant son rythme cardiaque. Le destin pouvait parfois jouer de bien mauvais tours. 3 ans. Depuis 3 ans elle essayait de l’oublier et pensait naïvement avoir réussit. Il avait suffit de le revoir pour qu’elle réalise que ces 3 années loin de lui n’avaient été qu’une utopie. Ces sentiments étaient resté intact et lui avaient explosé à la figure dès l’instant où elle l’avait vu.

Le raclement de gorge de L’agent Willmore la tira de ses réflexions. Elle se focalisa sur lui et se recentra sur ce qui l’avait amené à prendre un café avec le nouveau partenaire de Mulder. Elle s’excusa auprès de interlocuteur pour sa distraction.

-Désolée ! Je viens d’enchaîner une garde de 72 heures et je suis un peu fatigué.

-Je comprends ! Du moins j’essaye car j’imagine que le quotidien doit être intense et ponctué de beaucoup d’imprévus.

-Effectivement la routine n’a pas sa place dans ce métier. Surtout aux urgences ! Un mince sourire vint étirer ses lèvres fines. Puis elle enchaîna :

-Cependant travailler aux côtés de l’agent Mulder n’est pas non plus de tout repos !

-C’est sûr que je ne m’ennuie pas. En tout cas ça à l’avantage d’être très instructif.

-Excusez ma franchise mais je suis….enfin je suis surprise que vous soyez son partenaire ! C’est seulement que, quand je suis partie, je pensais que l’agent Fowley reprendrait le flambeau !

-Oh ! Et bien c’est ce qui s’est passé seulement….cela n’a duré que 6 mois.

-Vraiment ? Il sentit au son de sa voix qu’il venait de piquer sa curiosité.

-Oui apparemment le duo ne présentait pas d’atomes crochus ! Votre départ a pas mal affecté l’agent Mulder qui a eu du mal à refaire équipe avec une autre partenaire. Enfin ce sont des bruits de couloirs car je ne me suis jamais permis de le questionner à ce sujet !

-Pourtant vous faîtes équipe avec lui !

-C’est vrai. Quand j’ai su que la place se libérait j’ai saisie la formidable opportunité de faire équipe avec lui. Bien sûr au début cela ne fut pas facile. J’étais novice. Je sortais de l’Académie et ma présence lui ayant été imposé, je n’étais pas particulièrement le bienvenu.

-J’imagine que les débuts ont dû être difficile !

-Ce n’est pas peu dire ! Je ne sais pas comment se fut pour vous mais pour moi il semblait me tester en permanence.

-Apparemment vous semblez avoir réussi les tests « haut la main ».

-On peut dire ça oui. Elle nota une pointe de fierté dans sa voix et c’est amusée qu’elle lui répondit :

-Alors racontez-moi ! Qu’est-ce que vous avez fait pour amadouer le plus rebelle de tous les agents que le FBI ait eu en son sein !?!

-Bah pas grand chose en fait ! Je suis resté moi-même et surtout je n’ai pas essayer d’adopter toutes ses théories. Cependant j’éprouve de l’admiration ainsi que du respect pour son travail et pour la dévotion dont il fait preuve !

A l’entendre elle avait l’impression de retrouver l’état d’esprit qu’elle avait entretenue durant toutes ces années de collaboration avec Mulder. Seulement Mulder était quelqu’un qui se laissait submerger par sa passion au point d’en devenir aveugle. Il n’avait pas vu ni sentit le vent tourner. Il n’avait pas compris tous les signaux de détresse qu’elle lui envoyait. Un comble pour un profiler tel que lui. Et pourtant elle avait jouer sur tous les tableaux afin de le convaincre. Le convaincre de sa fidélité, de son dévouement, de son respect envers ses choix fussent-ils parfois dangereux ! De cela il en était convaincu, elle en était certaine elle aussi. Seulement il semblait ne pas avoir compris que c’était sans compromissions. Au moins sur un point. L’agent Fowley. Elle avait rompu leur solide équilibre et envoyer promener les fondements même de leur relation. Lui n’avait rien fait pour l’en empêcher. Tous ces mots qu’elle rêvait d’entendre et qu’il lui avait dit un soir de chaos, tout cela avait été effacé pour ce Graal, cette quête éperdu auxquelles Fowley disaient en détenir les clés.
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docmagoo

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MessageSujet: Re: Réminiscence   Dim 16 Nov - 16:56

Wesh wesh me voici de retour.....

Bon c'est pas du grand art et je ne sais toujours pas où ni comment cela va se terminer.
Donc pas taper si il y a un peu d'attente au niveau des suites!!!!!

Bon voilà si le coeur vous en dit...bonne lecture!!!!


PS: Par avance désolée pour les fautes d'orthographe...


Comme pour chasser ces pensées négatives, elle secoua la tête. Willmore un peu étonné par ce geste la ramena dans la conversation.
-Un problème ? Dr Scully !
-Non c’est que….en vous écoutant, j’ai eu l’impression de faire un grand bond en arrière ! De me retrouver poussant la porte de ce bureau, à la décoration étrange, avec à son bord un homme passionné par l’inexplicable.
-J’comprends !

Une gêne s’installa entre eux. Chacun garda le silence et termina son café perdu dans ses propres pensées. C’est Scully qui reprit la parole :
-Qu’est-il arrivé à Mulder pour qu’il arrive ici dans cet état ?
Elle vit le regard vague de l’agent Willmore se recentrer sur elle.
-Oh ! et bien comme j’ai commencé à vous l’expliquez tout à l’heure, l’agent Mulder à été infecté au cours d’une de nos enquêtes et….
Elle l’interrompit d’un geste de la main.
-Oui cela je l’avais compris mais c’est ce que vous m’avez dit au sujet de la nicotine qui me laisse perplexe.
-Ca c’est parce que vous ne m’avez pas laissé finir mon histoire.
Elle vit un sourire attendrit étiré ses lèvres à l’évocation de sa précipitation puis il commença son récit :
-Nous enquêtions sur une firme de tabac en Virginie, « La tabacco Morley ». Plusieurs personnes travaillant sur le site, notamment des membres du conseil d’administration mais également des ingénieurs sont morts les poumons remplis de larves provenant justement de plants de tabacs de cette usine. La question était pourquoi et surtout comment ces larves avaient pu atterrir dans leurs poumons ? Au fil de l’enquête nous avons découvert que tout cela était lié à une sordide affaire de chantage concernant des plants de tabacs transgéniques utilisés dans la confection de cigarettes provenant de cette manufacture. Les ingénieurs avaient réussi à rendre ces plants résistants à toutes sortes de maladie. Cependant ils n’avaient pas prévu les effets mortels du tabac une fois séché et confectionné sous forme de cigarettes… Enfin tout du moins leurs effets immédiats
-Mais quel rapport avec Mulder !?! Il ne fume pas que je sache !
-C’est là que tout va s’enchaîné car les victimes n’ont plus ne fumaient pas ! Sauf l’un des employés de la firme qui avait tout découvert et qui faisait chanté tout ce beau monde.
-Il les contaminait par la fumée des cigarettes qu’il fumait.
Inconsciemment elle avait fait sa propre déduction à haute voix.
-Bingo!!! Alors là vous m’épatez ! Bravo ! Vous êtes toujours à la hauteur de votre réputation !

-J’vous demande pardon ! Son sourcil droit prit une certaine hauteur à l’évocation de sa réputation.
-Oui….enfin votre réputation…. n’est plus à faire. Encore aujourd’hui vous…enfin vous comprenez quoi….
Il commençait à se perdre dans ses explications et une jolie couleur cramoisie commença à envahir son visage poupin. Elle préféra mettre fin à la torture car elle détestait mettre les gens mal à l’aise.
-C’est bon laissez tomber cela n’a plus d’importance ! Allez-y continuez.
-J’suis désolé ! Franchement je ne voulais pas…

Mais il ne termina pas sa phrase. Le regard qu’elle lui adressa le cloua sur place. Il se jura, à l’avenir, de ne plus faire aucune allusion à sa réputation bien qu’il n’avait eu aucune arrière pensée. Bien au contraire il ne souhaitait que lui exprimé son admiration mais de la part de la jeune génération dont il faisait partie.

-Oui donc comme vous venez de le déduire très brillamment, l’agent Mulder a été au contact du maître chanteur et de sa fumée mortelle. Quelques jours plus tard, il s’est mis à tousser et à cracher du sang. Son état s’est vite dégradé. Des milliers de larves infestaient ses poumons. La seule chose que les médecins pouvaient faire, c’était de les aspiré afin de libérer son système respiratoire. Seulement le répit n’était que de courte durée. Incessamment elle revenaient encore plus nombreuses et son état ne faisait qu’empirer. Il était vital de trouver une solution.
-Qu’est-ce qui vous a mis sur la piste ?
-J’ai fait le rapprochement avec tous ces morts et l’état de l’agent Mulder. Il présentait les mêmes symptômes que les victimes. Le tueur, comme vous l’avez deviné, contaminait ses victimes par la fumée de ses cigarettes. J’en ai donc déduit que la quantité massive de nicotine qui l’absorbait devait l’immuniser contre les larves mortelles !

Un silence se fit. Willmore laissa passer quelques secondes, le temps pour Scully de digérer cette information pour le moins surprenante. Il reprit la parole :
- Lorsqu’il a passé sa visite médical, le médecin a considéré qu’il était encore trop tôt pour reprendre le terrain mais vous connaissez l’agent Mulder mieux que moi donc ça ne vous étonnera pas si j’vous dis qu’il a repris le travail de terrain contre avis médical !

Un fin sourire étira les lèvres de Scully à l’évocation du caractère rebelle de son ancien partenaire. Elle allait ajouter quelque chose quand le Docteur Lewis entra dans son champ de vision. Cette dernière la remarqua aussi et se précipita vers sa collègue tout sourire.
-Salut Dana !!!
Sans lui laisser le temps de répondre, elle enchaîna.
-Tu me présentes !?!
Conciliante Scully s’exécuta sans attendre.
-Agent Willmore, voici le Dr Susan Lewis. Susan, voici l’Agent Greg Willmore du FBI.
Sans ciller, Susan lui tendit une main ferme et franche afin de le saluer. Celui-ci répondit à son geste. Il allait ouvrir la bouche quand une sonnerie de portable résonna. L’Agent Willmore se leva en murmurant un « désolé » et s’éloigna des deux médecins afin d’entamer sa conversation téléphonique. Elles le regardèrent s’éloigné puis Susan se retourna vers Scully, planta son regard franc dans le sien et entra directement dans le vif du sujet.
-Alors !?!
Devant le regard faussement interrogateur de Scully, elle reprit :
-Il est revenu, n’est-ce pas ?

Nullement étonné que Susan soit déjà au courant alors qu’elle ne prenait son service que dans une heure, Scully hocha la tête en guise d’affirmation et dit d’un ton ironique :
-Je vois que le téléphone Arabe a encore de beaux jours devant lui !!!!
-Oh arrête !!! J’avais même pas franchi le seuil des urgences que Carole me mettait déjà au parfum !!!

-Et donc en bonne amie que tu es, tu as foncé droit à la cafétéria sans même prendre le temps de passer par les vestiaires. Remarquant la veste et le sac de cette dernière. Elle avait prit un ton amusé afin de lui répondre. De toute façon il était impossible de s’énervé contre Susan et sa curiosité, tellement celle-ci le faisait naturellement et sans arrières pensées.
-Tout ce que tu me diras ne dépassera pas le périmètre de cette table. Tu as ma parole !
Lui répondit-elle la main sur le cœur ponctué dans un large sourire franc et amicale.
Devant tant de chaleur et de bonhomie, Scully lui raconta ces retrouvailles tragiques bien que Susan en connaissait déjà l’essentiel. A la fin de son récit, un silence s’installa entre les deux amies. Susan qui avait remarqué une certaine tristesse teinté d’une pointe de mélancolie assombrissant le regard de Scully, lui prit la main comme l’aurait fait une sœur et doucement lui posa la question :


To be continued (enfin si vous le souhaitez:)))))
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MessageSujet: Re: Réminiscence   Lun 17 Nov - 12:59

Bon une tite suite pour patienter!!!!!


A la fin de son récit, un silence s’installa entre les deux amies. Susan qui avait remarqué une certaine tristesse teinté d’une pointe de mélancolie assombrissant le regard de Scully, lui prit la main comme l’aurait fait une sœur et doucement lui posa la question :
-Tu l’aimes toujours, n’est-ce pas ?
Scully releva le tête et regarda Susan avec étonnement.

-C’est si évident que ça !?!

-Dana, je suis une femme aussi. Bon d’accord je passe souvent pour le clown de service et j’ai la réputation d’être une célibataire endurcie. Enfin…bon…Il m’arrive aussi de temps en temps d’avoir des coups de cœurs. J’suis pas Mère Theresa non plus !!! Bref j’ai vécu la même histoire que toi, il y a quelques années….Elle laissa volontairement passer un silence puis reprit :
-C’était avec Mark !

-Quoi ???? Scully faillit s’étouffer en buvant son café. Notre Mark Green ?!?
-Bah quoi j’vois pas ce qu’il peut y avoir de si surprenant !
-Excuses-moi, c’est que…. vous paraissez tellement à l’opposé l’un de l’autre et puis c’est quand même ton chef de service ! et marié en plus…
-Dana tu n’as pas écouté ce que je viens de te dire. Enfin voyons c’était il y a 7 ans et il n’était que simple médecin urgentiste à l’époque tout comme moi. De toute façon on n’a jamais concrétiser alors j’vois pas où est le problème !
-Désolée j’ai dû louper un épisode. Continue ton histoire. Tu viens d’attiser ma curiosité, là !!
- En fait on s’est tourné autour pendant pas mal de temps sans qu’il ne se passe vraiment rien. Et puis un soir nous avons finis pas échanger un baiser mais bon on était tellement gêné que …..bah on a continué à se tourner autour et puis nous avons eu des tas d’occasions manqués. Si bien que la vie, ou plutôt devrais-je dire mon irresponsable sœur, a finie par nous séparer. Quand je suis revenue, Mark s’était remarié, en seconde noce, avec Elisabeth. Là j’me suis prise une grande claque dans la figure car j’imaginais qu’il était resté là à m’attendre ! Dana même si nos deux histoires sont un peu différentes ,cela ne m’empêche pas de penser que si tu es toujours accro, malgré la distance et le temps qui s’est écoulé, qu’il serait peut-être temps que vous ayez une explication clair et net.

Scully nota que Susan venait de marquer un point. Lorsqu’elle avait prit conscience que Mulder était en train de la trahir, elle avait vue « rouge » et avait tout plaqué sans explications tirant un trait définitif sur ce qui faisait son ancienne vie. Au début elle ne semblait rien regretter tellement la trahison de son partenaire lui semblait insupportable. C’était pour elle quelque chose d’impardonnable surtout venant de cet homme qu’elle considérait comme étant sa référence, le centre de gravité autour duquel tournait sa vie. Sa décision fut sans appel et sans explications possible. De plus il n’avait rien fait pour tenter de s’expliquer. Son silence l’avait terriblement blessée et déçu. Elle voyait son ultime repère s’éloigné. Sa vie présente se vider de son essence même. L’affront était trop important pour le balayer d’un revers de la main. Considérant qu’elle ne pouvait plus faire marche arrière face à lui, elle avait choisie la fuite. Sa famille, sauf Bill qui se réjouissait ouvertement de sa décision, avait essayé de lui faire entendre raison en l’a mettant face à des vérités qu’elle avait toujours nié concernant le sentiment amoureux qu’elle éprouvait pour son partenaire. N’ayant jamais était sûr, contrairement à sa famille, de ce que Mulder pouvait ressentir à son égard, elle avait foncé tête baissée sans se retourner.
Alors qu’elle refaisait sa vie, du moins professionnellement, elle recevait, plus ou moins régulièrement, des nouvelles de Mulder par l’intermédiaire de sa mère qui ne se gênait pas pour la culpabiliser gentiment au passage. Ce qui fit qu’au fil du temps, elle avait commencé à remettre en question sa propre réaction. Elle avait pris du recul sur tout ça. Se rendant finalement compte qu’elle avait agit comme une ado attardée et non comme une véritable adulte. Mais cela avait été plus fort qu’elle. Diana Fowley lui sortait par les yeux depuis un bon moment. Son aversion pour cette femme avait été quasi immédiat. Son air supérieur et son emprise sur Mulder l’avait instantanément braqué contre elle. Dés lors elle était devenue son cheval de bataille. Et elle avait tout fait pour mettre en garde Mulder contre ses manipulations destructrices . Malgré cela celui-ci continuait à ignorer ses mises en garde. Comme-ci ce petit jeu l’amusait et flattait son orgueil mal placé.


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MessageSujet: Re: Réminiscence   Jeu 27 Nov - 16:26

Malgré cela celui-ci continuait à ignorer ses mises en garde. Comme-ci ce petit jeu l’amusait et flattait son orgueil mal placé. Elle ne savait pas vraiment ce qui liait Mulder à Fowley. Piquée au vif, elle avait essayé de tirer les vers du nez de son partenaire qui restait mystérieusement silencieux sur ce sujet. Une conversation mémorable lui revint en mémoire.
A l’époque ils s’occupaient de protéger un petit garçon du nom de Gibson Praise. Celui-ci possédait la faculté d’entrer dans les pensées des gens qu’il l’entouraient. Evidemment ce don n’intéressait pas que des gens bien intentionnés. Et Scully avait dés le départ soupçonnée Fowley, qui en profita pour ressurgir comme un beau diable hors de sa boîte, de mener un double jeu en voulant à tout prix participer à cette enquête. Elle ne s’était pas gêné pour lui dire tout le mal qu’elle pensait de Fowley. La conversation tourna vite au pugilat avec Mulder.
Elle avait demandé à Mulder de sortir dans le couloir après qu’elle ait surprit Mulder et Fowley se tenant la main dans la salle jouxtant la pièce où Gibson subissait une série de tests

-Mulder, qu’est-ce qu’elle représente pour toi !!!!
-Excuses-moi mais je ne comprends pas trop le sens de ta question !
-Enfin… j’veux dire quel intérêt va-t-elle apporter à notre enquête ?
-Diana a participé à l’ouverture des x-files et pour une fois, il semble que les instances supérieures du FBI soient de notre côté en nous adjoignant l’Agent Fowley. Par le passé, elle a acquis une certaine expérience pour ce genre d’enquête et puis je suis certain qu’un autre avis plus éclairé nous sera fort utile.
Il accompagna sa réponse d’un léger sourire avec une lueur de taquinerie au fond des yeux qui l’énerva au plus haut point. C’est d’une voix glacial qu’elle lui répondit :
-Un avis plus éclairé ou plus ouvert aux théories du paranormal que les miennes !?!
-Qu’est-ce que tu veux dire ?
-Tu sais très bien ce que je veux dire. Il est évident à tes yeux que Fowley semble beaucoup enclin à suivre tes théories que moi mais ce que tu ne vois pas c’est qu’elle est en train de te manipuler en gobant tout ce que tu dis.
-Vous pourriez développer Agent Scully ???
Il prit volontairement un ton amusé en vue de désamorcer une conversation qu’il pressentait comme orageuse.
-Ce retour si soudain ne te paraît pas étrange après toutes ces années ou toi même tu n’avais plus de nouvelles ?!? On ne sait même pas le réel motif de sa participation ni comment elle a eue vent de cette enquête. A moins qu’elle ne t’es données des informations que j’ignore !
Décidément Mulder ne comprenait vraiment pas d’où pouvait provenir l’aversion de Scully pour Fowley. Malgré tout il essayait de garder son calme. Afin de ne pas envenimer la conversation c’est d’une voix amicale qu’il lui répondit :
-Ecoutes Scully, je comprends ta méfiance mais je peux t’assurer que Diana est une personne de confiance qui ne cherche qu’à nous aider dans notre enquête et à protéger Gibson.

A ces mots elle sentit son sang ne faire qu’un tour et bondit toutes griffes dehors.
-Ok d’accord. Libre à toi de te fourvoyer moi j’abandonne.
-M’enfin Scully attends !!!!
Alors qu’elle s’apprêtait à tourner les talons, il l’attrapa par le coude.
-Mais qu’est-ce qui te prends ?!? C’est quoi le problème avec Diana, à la fin ?!?

-Le problème c’est que je ne lui fais pas confiance alors que toi tu sembles près à la suivre aveuglément !!! Tu ne veux pas tenir compte de mon avis !!! Soit ! Alors permets-moi de m’interroger sur mon utilité à poursuivre cette enquête avec toi puisque tu sembles avoir trouver la partenaire idéale. Dit-elle en dégageant son coude de son emprise d’un geste brusque.
Mulder était sidérée de la voir réagir ainsi. Jamais il ne l’avait vu sortir de ses gonds de cette manière.
-Ne me dis pas que tu me fais une crise de jalousie !!!!
Son cerveau, tournant à tout vitesse, venait de lui faire comprendre la cause de cette perte de contrôle inopinée. Seulement il avait réfléchît à haute voix et cette phrase n’aurait jamais dû sortir de sa bouche. Trop tard. La bombe venait d’être amorcé et elle n’allait pas tarder à lui exploser en pleine figure. Elle planta son regard azuréen strié d’éclairs dans le sien et lui répondit d’une voix sourde :
-Jalouse de quoi ?!? De qui ?!? De Fowley??? Parce que tu couches avec elle. Ah la belle affaire !!! Tu fais ce que tu veux de ta vie mais ce que je ne supportes pas c’est que cela empiètes sur notre travail et te rende servile au point d’en devenir aveugle !!!
S’en était trop pour Mulder qui sentit une brusque montée d’adrénaline l’envahir à l’évocation de son manque de professionnalisme.
-Non mais t’es pas sérieuse !!!! Tu te rends compte de ce que tu dis !!! saches que moi ce que je ne supporte pas c’est que l’on doute de mon intégrité professionnelle.
Le ton de Mulder monta d’un octave.
-1èrement je ne couche pas avec Diana et même si c’était le cas je n’ai pas de compte à te rendre et 2èmement si je lui fait confiance c’est parce que je l’a connais mieux que quiconque. Et oui Agent Scully, vous qui croyez peut-être tout savoir sur moi et bien ce que tu ne sais pas c’est que Diana et moi avons été mariés il y a quelques années de cela. Donc je pense être plutôt bien placé pour lui accorder ma confiance ainsi qu’un minimum de respect pour son travail !!!
Il sentit une fine pellicule de sueur couvrir son front. Une veine battait contre sa tempe, annonciatrice d’un mal de crâne qui ne le quitterait pas de sitôt. Il détestait se fâché avec elle mais elle avait poussé le bouchon trop loin. Cependant il regrettait déjà cet accès de colère et cette confession inopportune.
Prise au dépourvu, Scully resta figé son regard dans le sien. Gêné Mulder baissa la tête. Se passa la main dans les cheveux. C’est à ce moment, alerter par leurs éclats de voix, que Fowley quitta la salle pour les rejoindre. Devinant le malaise entre eux, elle ne put s’empêcher d’en remettre une couche. D’une voix acide, elle dit :
-Vous avez décidé d’ameuter tout le bâtiment ou quoi ???
Son regard passant de l’un à l’autre. Fox tu devrais venir, l’expérience auquel participe Gibson est très instructive.
Scully entendit un vague «j’arrive » sortir de la bouche de Mulder qui se massait la nuque, tellement il était mal à l’aise, gardant le regard obstinément fixé sur le sol. Scully ne sachant que dire et comprenant qu’elle n’était pas invité à participer, choisie de s’en aller et de les laisser en plan. A partir de là tout s’enchaîna. Aucun des deux ne reparla de cette conversation ni ne s’excusa. Mulder s’obstina dans sa conduite et la mit sur la touche. Elle fit comme ci de rien n’était jusqu’au jour où définitivement écœuré par l’attitude de son partenaire qu’elle prenait pour son meilleur ami, elle décida de tout plaquer.


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MessageSujet: Re: Réminiscence   Mar 2 Déc - 17:15

Un sentiment de gâchis et de frustration l’envahit de nouveau. Elle sortit de sa rêverie lorsque Susan l’interpella en regardant sa montre :

-Dana tu es toujours avec moi ??? Bon j’ai adoré papoter avec toi mais faut que je prenne mon service avant que Weaver me tombe dessus. Tiens moi au courant. Et quoi qu’il arrive j’espère que tu me présenteras le mystérieux Fox Mulder.

Sur ce elle se leva et fit un clin d’œil à Scully avant de tourner les talons et de manquer de rentrer en collision avec l’Agent Willmore. C’était tout Susan. Un vrai tourbillon. Elle la regarda s’éloigné, avec un sourire plein d’indulgence, jusqu’à ce que l’Agent Willmore réapparaisse dans son champ de vision. Il se réinstalla en face d’elle et lui dit :

-C’était le commissariat central de Chicago. Il va falloir que j’y retourne !
- Vous enquêtez sur quoi, si cela n’est pas indiscret ?!?
-L’Agent Mulder et moi sommes ici pour prêter main forte à la police de Chicago. Un tueur en série semble faire régné la terreur.
-Ah bon !!!!
fit elle réellement surprise d'apprendre qu'un tueur en série sévissait à Chicago.
-Vous ne lisez pas la presse ?!? Vous devriez car il est extrêmement dangereux. Il s'attaque aux femmes jeunes et seules. Un redoutable prédateur qui ne laisse aucun indice sur son passage à part des cadavres atrocement mutilés.
-Vous savez avec le boulot que j’ai, je n’ai plus vraiment le temps de m’intéresser à autres choses. Et puis tout ceci est derrière moi maintenant !
-Oui j’comprend.


Un sourire d’excuse se dessina sur son visage poupin. Brusquement il se leva de sa chaise lui faisant comprendre que son départ était imminent.

-Bon faut que j’y aille !!! Si vous pouviez me tenir au courant, pour Mulder ! Lui demanda-t-il en lui tendant sa carte.
-Bien sûr.
-Merci.


Pensive, elle le regarda prendre le chemin de le sortie. Son bipper la ramena brusquement à la réalité. Un numéro s’afficha et un léger sourire éclaira son visage. C’était Mark. Elle se leva et se dirigea vers l’ascenseur en direction des urgences.
Elle le retrouva au comptoir des admissions en train de rectifier le tableau des entrées et des sorties. Sentant sa présence, il se retourna. Lui sourit et lui dit :


-Bon je sais que tu viens d’enchaîner une garde de 72h mais y a un boulot monstre et pour couronner le tout j’ai un tas d’absentéisme qui vient de me tomber sur les bras !!! Il n’eut pas besoin de donner plus d’explication. Elle avait comprit sa demande.
-Tu sais bien que je ne peux rien te refuser !!! une lueur moqueuse vient illuminer son regard.
-Merci. J’suis flatté même si je sens une certaine ironie dans ta voix !

-Tu te goures Mark. Ca ce n’est pas de l’ironie mais de la moquerie ! corrigea Susan en prenant un dossier, adressant un clin d'oeil à Scully.
-Mais de quoi, j’me mêle ??? Lui rétorqua Mark sur le ton de la plaisanterie.
-Attention Attention….Dragon à 6 heures !!!!
s’écria Jerry.

Et tout le monde retourna vaquer à ces occupations, telle une nuée de papillon, à l’évocation du surnom de Kerry Weaver. Mark, nullement impressionné par cette collègue au caractère acariâtre, se retourna vers Scully:

-Non en fait si je t’ai bipé, c’est pour te prévenir que ton ami est ressortit du bloc il y a quelques minutes. Si tu veux passer le voir, il est en "réa chir". Elisabeth et Benton t’en diront plus quand tu seras là-haut !
-Merci Mark ! T’es un amour ! Lui dit-elle en passant une main dans son dos.
-Je sais….
-Et plein de modestie avec ça !!!!

Et sans plus attendre, elle quitta le bureau des admissions et se dirigea vers l’ascenseur qui la déposa au 4ème étage. Le ding de l’ascenseur lui indiqua qu’elle était arrivé à destination. C’est le cœur battant et les mains serrées au fond des poches de sa blouse qu’elle en sortie à la recherche d’un des deux chirurgiens.


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MessageSujet: Re: Réminiscence   Jeu 11 Déc - 12:36

Elle avait à peine fait quelques pas, que la silhouette du Dr Benton se découpa à contre-jour au bout du couloir. A grand enjambé, elle vit sa silhouette s’agrandir et se diriger vers elle. Elle connaissait mal le Dr Peter Benton que pourtant elle croisait souvent aux urgences. Il avait la réputation d’être exigent envers lui-même et les autres. Impatient. Caractériel. le pauvre John Carter qui était son interne pouvait en témoigné. Parfois il en devenait carrément asocial surtout lorsque l’équipe n’allait pas dans son sens. Son côté individualiste agaçait pas mal de ses collègues. Mais l’opinion que les autres pouvaient avoir sur lui, il s’en fichait et il allait toujours au bout de son diagnostic. Pourtant tout ceux qui avait travaillé avec lui s’accordait à dire qu’il faisait partit des meilleurs chirurgiens de sa génération. A le voir il faisait plus pensé à un joueur de basket plutôt qu’à un médecin. Il était grand, de peau noire et il possédait un physique plutôt attirant. Mais son regard emprunt d’une certaine sévérité ainsi que son attitude pleine de distance dissuadaient quiconque de rechercher un contact autre que professionnel.
Il s’arrêta à sa hauteur, lui fit un signe de tête en guise de salut et lui dit :


-Dana ! Qu’est-ce que tu fais ici ?!? Il semblait las et éreinté.
-Salut Peter ! Je cherche le patient qu’on t’a envoyé suite à une trachéo pratiqué aux urgences !!!
-Ah oui l’agent du FBI ?!? Il paraît que c’est toi qui a pratiqué la trachéo !!! Je te félicite c’était du beau boulot….


Surprise par ce compliment inhabituel venant de sa part, elle balbutia complètement prise au dépourvu :

-Oui…euh…merci…je…Comprenant sa gêne, il l’interrompit en souriant :
-Bon laissons tomber les mondanités, d’accord !!! C’est un ami à toi ?
-Oui c’est un ami de longue de date et je….
cette fois c’est le bipper de Benton qui l’interrompit
-Excuses-moi fit-il dans un soupir en regardant son bipper. Bon j’dois y aller on m’attends pour une autre intervention.

Et avant qu’elle ait pu lui demandé quoique que se soit au sujet de Mulder, Benton commença à s’éloigner d’un pas pressé. Sans se retourner il lui dit :

-Ton ami se trouve en réanimation. Ces jours ne sont pas en danger et tout s’est bien passé. A plus tard!

Elle resta là, au beau milieu du couloir, le regardant s’éloigner. Haussant les épaules, elle se dirigea vers les portes à double battant. A peine les portes franchies, elle reconnut la voix de Carole Hathaway en pleine discussion dans le bureau des infirmières. Ne souhaitant pas subir le feu de ses questions, elle préféra passer son chemin et se rendre au plus vite auprès de Mulder.Malheureusement pour elle Carole choisit ce moment pour prendre congé de ses collègues tirant derrière elle un chariot de défibrillation. Cette dernière ne se gêna pas pour interpeller son amie.

-Hey Dana !!! Surprise Scully s’arrêta en grimaçant et se retourna un sourire plaqué sur son visage.
-Carole ! mais qu’est-ce que tu fais ici ?!? Dit-elle faussement intéressé.
-Oh j’suis venue chercher un défibrillateur qui nous fait défaut aux urgences. Et toi tu viens voir Mulder, non ? Lui répondit-elle avec un air malicieux.
-C’est ça…je…enfin je viens de… croiser Peter mais tu sais comment il est !!! toujours entre deux interventions !!! Alors je viens vite fait aux nouvelles !
-T’inquiète pas il va bien ! J’suis passé le voir y a 5 mn. J’espère que ça va s’arranger entre vous deux. Tu le mérite, Dana et en plus il a l’air extrêmement séduisant !!!

Son visage se fendit d’un sourire alors qu’elle lui adressait un clin d’œil coquin.

-Carole !!! fit Scully faussement outré. Je ne pense pas que Doug apprécierait ça venant de ta part. Toi qui tombe en pâmoison dés qu’il passe dans ton champ de vision Renchérit-elle afin de la taquiner.
-Bah quoi !!! C’est pas parce que l’on est casé que l’on doit faire sa « sainte nitouche », ma grande !!! Et puis avoue que toi aussi tu apprécies les beaux mâles!!! Carole fonça à pied joint dans leur jeu de railleries amicales.
-Tu veux parler de Doug ??? Tu sais très bien ce que je pense de lui donc je ne m’étendrais pas sur le sujet.
-Ouais mais avoue quand même qu’il ne te laisse pas de marbre….mon ténébreux pédiatre !!!

-Carole !!! Doug n’est pas aussi irrésistible que tu sembles le penser !
-Mais bien sûr !!!
Répondit-elle d'un air ironique.

Scully leva son sourcil droit en posant un regard faussement désolé sur son amie. Par cette attitude elle fit comprendre à Carole qu’elle mettait fin à leur petit jeu. Comprenant le message Carole passa près d’elle tout en tirant son chariot et dans un grand sourire lui dit en murmurant :

-Jeu set et match Dr Scully ! Carole vainqueur par K.O!!!

Scully lui mit une tape amicale sur la tête et leva les yeux au ciel afin de lui faire comprendre qu’elle était irrécupérable. Sur un dernier sourire complice, Carole franchit les portes à battants qui se refermèrent sur son passage.


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MessageSujet: Re: Réminiscence   Lun 16 Mar - 0:10

Scully pénétra dans le silencieux service uniquement troublé par les bip des machines reliant, pour certains, les patients à la vie. Elle se dirigea dans la pénombre, scrutant chaque lit à la recherche de celui qui faisait battre son cœur. Enfin son regard le trouva. Malgré le respirateur qui déformait sa bouche, elle le reconnu sans hésitation. Au ralenti elle le rejoignit. Son cœur battait de plus en plus vite sans qu’elle n’arrive à se contrôler. Elle s’approcha doucement de lui comme si elle craignait de le réveiller, alors qu’elle savait pertinemment que le sommeil dans lequel il baignait, le rendait hermétique à tout ce qui pouvait l’entourer. Comme par le passé, elle tira une chaise près du lit , s’y installa et pris sa main dans la sienne afin de lui communiquer sa présence. Elle avait apprit par l’infirmière de garde, que Benton et Corday avait dû pratiqué un pneumothorax afin de libérer ses poumons remplit de sang et de sécrétion. Son cœur avait lâché 2 fois au cours de l’intervention. Mais le sang froid des deux chirurgiens avait heureusement permit de le ramener à chaque fois. Il était donc placé sous moniteur cardiaque afin de parer à toutes éventualités. Un drain placé de part et d’autre de ses poumons permettait au sang de s’écouler vers une poche extérieur en cas de besoin. Il avait été mis dans un coma léger afin de soulager sa souffrance et surtout de supporter le respirateur. Son regard ne quittait pas son torse qui se soulevait à intervalle régulier au rythme de la machine. Malgré tout au bout d’un moment, ses yeux remontèrent vers ce visage qu’elle n’avait plus eu l’occasion de voir en ces 3 années passées loin l’un de l’autre. Ses traits étaient toujours aussi toniques et réguliers comme dans son souvenir, seules de fines rides aux coin de ses yeux, qu’elle ne lui connaissaient pas, étaient venues creusées leurs sillons marquant de leur empreinte les années qui s’écoulaient inexorablement. La peau fine de ses paupières reposaient sur des yeux cernés par l’épreuve qu’il venait de subir. Elle se perdit dans la contemplation du visage de son ex partenaire, ami et amour inavoué comme si elle redoutait que cet instant soit le dernier.Soudain elle sursauta, surprise de sentir une main se poser sur son épaule. Vivement elle se retourna et Elisabeth Corday apparut dans son champs de vision. [/b]

-Désolée je ne voulais pas de te faire peur lui dit-elle en murmurant comme pour ne pas troubler le sommeil, pourtant artificiel, des patients reposant dans la salle.

Sans rien répondre, Scully lui fit comprendre que ce n’était rien. L’invitant à sortir d’un signe de tête en direction de la porte, elle quitta son poste de guetteur et suivie Elisabeth hors de le salle à l’atmosphère pesante. Une fois les portes franchies, Elisabeth prit la parole.

-Encore désolée pour tout à l’heure, j’étais persuadé que tu m’avais entendu entré !
-Ce n’est rien….je…j’étais perdue dans mes pensées.
-Bien j’imagine que tu sais déjà comment s’est passée l’opération.


Scully hocha la tête en signe d’approbation.

-Si je suis là c’est parce que je voudrais savoir, comme tu le connais bien, si on doit prévenir quelqu’un de sa famille à moins que tu souhaites t’en charger toi-même ???
-Il n’a plus de famille depuis bien longtemps
fit-elle d’un air désolé.
-Oh ! attends il doit bien avoir un frère, une sœur ou un parent…non?!?
-Non rien de tout cela…enfin son histoire personnelle est assez compliquée et je ne pense pas qu’il apprécierait que je rentre dans les détails.
-Ok alors je te fais confiance ! Sinon j’ai lu dans son dossier médical que tu étais son médecin personnel, c’est toujours le cas ou alors est-ce confidentiel ?!?
Lui demanda-t-elle d’un air faussement ironique.

Scully resta quelques instants silencieuse par la requête du Dr Corday.

-Je…et bien pout tout te dire…je ne pensais pas que mon nom était toujours présent dans son dossier alors je ne sais pas quoi te répondre…
-Bien alors on considère que c’est toujours le cas et on s’évitera ainsi des recherches inutiles et fastidieuses.
Sans la laisser répondre, Elisabeth enchaîna :

-Aurais-tu quelques minutes à m’accorder car il faut que je te communique une information importante à propos de son état de santé et j’aimerais le faire ailleurs que dans ce couloir !
-Le problème c’est que Mark m’attend aux urgences et cela fait bien une demi-heure que je suis partie et je ….enfin tu connais Weaver si mon escapade lui revient aux oreilles sans motif valable je….
elle fut interrompu d’un signe de la main par Elisabeth qui lui rétorqua :

-T’en fais pas pour ça, je m’occuperais de plaider ta cause auprès de Mark et de Weaver après notre conversation.

Et sans plus attendre elle se dirigea vers les portes à doubles battants menant vers la sortie indiquant implicitement à Scully de la suivre. Elle était comme ça Elisabeth. Une main de fer dans un gant de velours.[/color]


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MessageSujet: Re: Réminiscence   Mer 18 Mar - 21:09

Elisabeth invita Scully à prendre place face à elle et sans plus de cérémonie elle lança :

-Il a une leucémie de type 3. C’est pour ça que je voulais t’en parler seule à seule.

L’information lui fit l’effet d’une bombe. Un silence pesant plomba l’atmosphère d’un coup.Elle ne savait pas quoi dire. L’émotion la submergea telle une vague frappant une digue de plein fouet et les mots restèrent bloqué dans sa gorge. Elle ferma les yeux afin de ne pas sombrer devant Elisabeth. Elle était médecin, il fallait qu’elle se ressaisisse au plus vite. Voyant le visage de Scully viré au blanc, Elisabeth enchaîna afin de ne pas laisser le malaise qu’elle venait de provoquer s’installer.

-Je suis désolée de ma façon un peu brutale de te présenter la chose mais c’est que ….enfin je crois que j’ai oublié l’espace d’un instant que c’est un ami à toi et très proche de surcroit !
-Laisse tomber !!! Je suis médecin et je dois, enfin je devrais, savoir gérer mes émotions lui répondit-elle d’un air glacial.
-Oui mais tu es avant tout un être humain et tu ne dois ressentir aucune honte à montrer ce que tu ressens dit-elle soudainement compatissante. Je dois admettre que parfois je manque vraiment de tact. Ca doit être à force de travailler avec cet odieux personnage de Romano qui me rends comme ça !!!dit-elle dans un soupir résigné. C’est qu’il finit par déteindre sur moi ce « crapaud cynique » ! fit-elle d’un air dégouté.
-Bienvenue au club alors !!! Aux urgences on doit supporter Weaver « le dragon » et dans son genre elle n’est pas mal non plus !
-On devrait les mariés ces deux là mais par contre on devrait leur interdire de se reproduire ! suggéra Elisabeth sur un ton moqueur.

A cette idée parfaitement incongrue, les deux médecins pouffèrent de rire ce qui eu pour effet de détendre l’atmosphère entre les deux femmes. Mais la gravité de l’état de Mulder reprit vite le dessus.

-Depuis quand souffre-t-il de cette leucémie !?! demanda Scully de nouveau saisie par l’inquiétude
-Et bien pour tout te dire je n’en ai aucune idée !
-Ce n’est pas mentionner dans son dossier médical ??? lui demanda Scully surprise.
-Et bien non figure toi ! J’ai eu beau le lire et le relire mais rien à ce sujet. Soit dit en passant je n’ai jamais vu un dossier aussi remplit et j’ai bien vite arrêté de compter le nombre de ses séjours à l’hôpital car j’ai cru que j’allais avoir le tournis tellement il les collectionne lui avoua-t-elle avec un sourire. Enfin bref l’origine de son problème pulmonaire ne semble pas être lié ni de près ou de loin à sa leucémie. Bon ce qui reste étrange c’est que cela devrait pourtant y figurer car ce n’est pas à toi que je vais apprendre que l’on est pas atteint d’une leucémie de type 3 sans passer par les autres stades que sont le 1 et le 2 si la maladie n’est pas prise en charge à temps.

Bien sûr qu’elle le savait et elle savait aussi ce que cela impliquait. Soit il savait pour sa leucémie et il avait choisit de ne pas la traiter d’où son évolution vers le type 3, soit il ignorait qu’il était porteur de cette maladie et le temps avait joué contre lui laissant « l’étranger » prendre possession de son hôte afin de le détruire au fur et à mesure. Elle connaissait trop bien Mulder pour savoir que ce n’était pas le genre de personne à se rendre chez le médecin pour un oui ou pour un non ce qui l’amena mentalement à opter pour la 2ème solution.

-Je trouve quand même étonnant que lors de son dernier séjour à l’hôpital qui date d’il y a 6 mois rien n’est été détecté rajouta Elisabeth.
-Tu penses que les médecins seraient passer à côté ?
-Possible vu l’étrangeté de son cas il y a fort à parier qu’ils ont paré au plus pressé qui était de le maintenir en vie. Je dois t’avouer que le compte rendu du Dr Barnes me laisse perplexe. Lui et son équipe serait venu à bout de ces mystérieuses larves avec une forte dose de nicotine ?!? Cela fait 15 ans que je pratique la médecine et jamais au grand jamais je n’ai eu vent que la nicotine pouvait avoir un quelconque effet thérapeutique !


Scully lui relata en quelques phrases ce que lui avait rapporté l’Agent Willmore à ce sujet sans plus rentrer dans les détails du travail de terrain que Mulder menait pour le compte du FBI.


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MessageSujet: Re: Réminiscence   Lun 23 Mar - 20:43

Après avoir quitter Elisabeth, elle se dirigea vers l’ascenseur afin de se rendre aux urgences. Le ding de l’ascenseur lui indiqua qu’elle était arrivé à destination mais toutes à ces pensées, elle ne vit pas la personne qui voulait entrer dans l’ascenseur au même moment qu’elle souhaitait en sortir.



-M’enfin vous ne pouvez pas faire attention !!! La voix acerbe de Weaver la tira brutalement de ces pensées alors que les deux femmes entrait en collision.

-Pardon, désolée !

-Dana c’est vous ?!? Mais cela fait bien une heure que tout le monde vous cherche partout !!!

-Je sais… un ami a été admis aux urgences et…

-Vous pensez peut-être que cela vous permet de disparaître alors qu’il y a des patients en souffrance dans ce service ?!?



Sans savoir pourquoi Scully sentit la pression monter en elle et sa voix devint glacial.



-Parfois je me demande si il existe une once d’humanité en vous, Kerry !!!

-Quoi !!! Puis-je savoir ce que vous insinuez, Docteur Scully ?!?



La voix de Kerry étant monté d’un cran, les gens se trouvant aux alentours commencèrent à s’intéresser aux deux femmes se trouvant aux portes de l’ascenseur. Doug, qui sortait d’une salle de consultation se situant non loin de là, se dirigea vers les éclats de voix qui montaient crescendo. Arrivé à leur hauteur, il les prit chacune par les épaules afin de les entraîner un peu plus loin et leur dit de sa voix suave et douce :



-Kerry, Dana vous ne croyez pas que le lieu est mal choisie pour régler votre linge sale.



D’un geste rageur, Kerry se défit de son étreinte et répliqua :



-D’abord vous on ne vous a rien demandé et cela ne vous regarde pas !!!



Mark qui avait été témoin de la scène depuis le début ,connaissant l’aversion que Kerry portait à Doug et vice versa, se força à intervenir afin de calmer cette dernière avant que Doug ne monte lui aussi au créneau.



-Euh Kerry !



Celle-ci se retourna soudainement vers Mark et lui répondit d’une façon brutale.



-Quoi encore !!!

-Oh ! eh ! calme toi je voulais juste avoir ton avis sur un patient. Lui dit-il d’une voix douce afin désamorcer la situation. Comme par magie, la voix de Mark la ramena au calme.

-Oui Mark excuses-moi ! De quoi s’agit-il ???

-Suis-moi je souhaiterais te montrer des radios avant !

-J'arrive



Elle se retourna vers Scully et sans ménagement mais avec moins de véhémence, elle lui dit :



-Un toucher rectal ainsi qu’une suspicion de péritonite vous attendent salle 8 et 9 !



Puis sans même s’excuser, elle suivit Mark. Doug et Scully la regardèrent s’éloigné. En souriant Doug, qui n’avait toujours pas lâcher les épaules de Scully, lui dit :



-J’ai cru qu’elle allait te sauter à la gorge !

-Mais qu’est-ce qui lui prend ???

-Oh j’crois qu’elle s’est faite remettre à sa place par Romano devant Hangspau et elle ne semble pas avoir apprécier. Depuis elle cherche des poux dans la tête à tout le monde. Et pas de bol pour toi, tu es sa 1ère victime !

-Tu as bien faillit être la 2ème .Lui répondit-elle en lui rendant son sourire.

-Ouais heureusement que mon sauveur traînait dans l’coin sinon la connaissant j’serais en train de sécher dans la réserve à bandage.



Scully lâcha un petit rire au comique de la situation. En deux phrases, il avait réussit à la détendre. Susan, qui passait par là, les trouvant enlacer au milieu du couloir ne peut s’empêcher de leur dire d’une voix rieuse sans s’arrêter :



-Rappelles toi, Doug la chasse est fermé pour toi.

-Ah ah ah !!! très drôle Susan !



Sans s’arrêter celle-ci se retourna et dirigea le pouce et l’index de ses deux mains vers lui faisant mine de lui tire dessus et lui faisant un clin d’œil. Celui-ci répliqua en parlant un peu plus fort à mesure qu’elle s’éloignait :



-Hey!grandit un peu Susan !!!



Puis comme l’aurait fait un frère, il embrassa le haut du crâne de Scully et lui dit :



-Fais pas attention, elle est jalouse parce que je ne l’ai jamais dragué.



Interloqué Scully leva ses yeux vers lui et vit un sourire malicieux éclairé son visage. Les mains dans les poches de sa blouse, il s’éloigna en lui souhaitant bon courage pour son toucher rectal.

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MessageSujet: Re: Réminiscence   Dim 29 Mar - 23:59

Après encore plusieurs heures passées aux urgences, Scully s’autorisa enfin une pause qu’elle jugea parfaitement mérité. Elle était en train de siroter un café accompagné d’un Donut’s quand la porte de la salle de repos s’ouvrit brusquement. Scully, qui se trouvait confortablement installé dans le sofa, ne se donna pas la peine de chercher à savoir qui venait de faire irruption de la sorte et ainsi troubler le calme relatif de l’endroit. Cependant le pas clopinant qui résonna à ses oreilles, la renseigna tout de suite sur l’identité du perturbateur.
Les pas s’arrêtèrent à sa hauteur. Une voix qu’elle connaissait bien lui dit :


-Il en reste ??? Demanda Weaver en désignant de sa béquille sa tasse de café.

Scully se contenta de lui adressé un signe de tête négatif en guise de réponse. Weaver poussa un soupir à fendre l’âme et se dirigea vers la machine à café afin de préparer le précieux breuvage. Aucune parole ne fut échangé pendant toute la durée de l’opération. Ce qui permit à Scully de terminer tranquillement sa collation. Alors que Weaver s’installait en face d’elle, Scully se leva afin de rincer sa tasse et de retourner travailler. Elle n’avait pas fait un pas que Weaver l’arrêta :

-Où allez-vous ???

Surprise par cette question abrupte, Scully répondit simplement :

-Je retourne travailler !
-Ce n’est pas la peine ! Les urgences étant un peu moins submergés, vous pouvez rentrer chez vous. On s’en sortira !
-Comme vous voulez !
Lui répondit Scully d’une voix neutre.
-Vous avez assuré une garde de plus de 72 heures alors il est normal que vous preniez un peu de repos. Lui dit-elle comme pour se justifier.
-Bien alors à demain !
-Attendez ! Mark et moi avons décidé de vous accorder 2 jours de congés pour vous remercier des efforts que vous avez consentie en palliant les absences de vos collègues.


Cette fois c’est Weaver qui se leva. Elle s’apprêtait à sortir, sans même s’être servi une tasse du café qu’elle venait de préparer, quand elle se retourna vers Scully :

-J’espère vraiment que votre ami va s’en sortir. Ces 2 jours vous permettrons d’être à son chevet sans être déranger par votre bipper !

Puis sans attendre un merci de la part de Scully, elle sortie aussi rapidement qu’elle était entré. Scully se dirigea vers la machine afin de se resservir un café. Elle savait que ces 2 jours accordés par Weaver était une façon de s’excuser de son comportement envers elle. Weaver détestait avoir tord mais quand c’était le cas et qu’elle l’admettait, elle s’arrangeait toujours pour prendre des chemins détournés afin de se faire pardonner. Au fond ce n’était pas quelqu’un de foncièrement mauvais. Elle était juste en quête perpétuelle de respect et de reconnaissance. Sa seule arme étant de faire preuve d’une autorité sans concession, elle s’était mise pas mal de collègues à dos qui la prenaient pour une femme intransigeante, caractérielle et dénué d’humanité.


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MessageSujet: Re: Réminiscence   Sam 4 Avr - 18:59

Cook County Hospital.
Chicago. Illinois.
Service pneumologique.
Vendredi 12 Septembre, 15h00.



Comme l’avait suggéré Weaver, Scully profita de ces 2 jours pour aller passer du temps au près de Mulder. Elle tenait informer l’Agent Willmore de l’état de santé de son partenaire au jour le jour. Celui-ci, très prit par son enquête, ne pouvait malheureusement être au chevet de son co-équipier comme il l’aurait voulut. L’état de Mulder restait stationnaire tout en s’améliorant au fil des heures. Elisabeth, d’un commun accord avec Benton, avait décidé de le sortir du coma après lui avoir retiré le respirateur. Mulder avait ensuite put quitter le service de réanimation et avait été transféré dans une chambre particulière. Après être sortie de la chambre afin de se dégourdir les jambes, Scully retourna auprès de Mulder. Seuls les bips réguliers du moniteur cardiaque, toujours fixé à la poitrine de Mulder, venaient troubler le silence de la pièce. Sans bruit, elle pénétra dans la chambre à la lumière tamisé. Mulder dormait toujours la tête tourné vers la fenêtre. Elle reprit sa place dans le fauteuil inconfortable qu’elle avait installé près de son lit. Automatiquement, elle reprit sa main. Son regard se fixa sur son visage pâle et fatigué dans l’attente d’un quelconque signe lui indiquant un réveil proche.

Fatigué. Il était tellement fatigué que ses paupières refusaient obstinément de s’ouvrir. Depuis son arrivée aux urgences, il se souvenait de tout. Il était certain de ne pas avoir rêver. Lors de son 1er arrêt cardiaque en salle d’opération, il avait tout vu. Tout entendu. Alors que les différents moniteurs s’étaient mis à sonner dans un concert strident et incessant, il n’avait rien loupé du drame qui s’était joué sous ses yeux effaré. A partir du moment où son cœur s’était arrêté, Il s’était senti léger. Il n’avait plus ressentit la pesanteur caractéristique de l’attraction terrestre. Sa 1ère pensée fut de se dire que cette fois la mort avait réussie son œuvre. Une peur sans nom s’était emparé de lui à cet instant. Il voulut hurler mais aucun son ne sortit de sa bouche. Son esprit commandait toujours son corps mais il lui semblait que tout était différent. Il pouvait se voir étendu sur la table métallique de la salle d’opération alors que lui-même se trouvait derrière l’équipe qui s’occupait de le ranimer. Il vit son corps décoller de la table à chaque décharge du défibrillateur. Alors il ferma les paupières très fort puis il se retrouva de nouveau allonger. Les bips des moniteurs avaient reprit un rythme régulier. Tout le monde s’était remis à s’affairer autour de lui. Il ne souffrait pas. Ces yeux étant fermé, il ne voyait plus mais il entendait tout. Les bruits métalliques des instruments. Les instructions que se donnaient les deux chirurgiens. Il connaissait même leurs prénoms. Elisabeth pour elle. Peter pour lui. Il ne souffrait pas. Il était relativement bien. Il arrivait même à penser. Il n’arrivait pas à comprendre comment c’était possible. Il avait crû à beaucoup de chose dans sa vie mais curieusement, il n’avait jamais pris très au sérieux les expériences de mort imminente. Ces descriptions de long tunnel au bout duquel se dresse une lumière attirante et apaisante l’avait toujours laissé plus ou moins septique. Lui l’éternel croyant ne croyait pas en tout. Seulement ce qu’il venait de vivre l’avait ébranlé.
Quand tout à coup, il se sentit comme projeté vers le plafond de la pièce. Cette violence le surprit. Les moniteurs venaient de reprendre leur concert de sonneries affolé. Cette fois il avait prit de la hauteur. Le même scénario se répéta. Seul le point de vue avait changé. Il sentit la peur s’insinué en lui. Pourtant il était tenté de ne plus lutter. A quoi bon reculer. Il se savait condamner de toute façon. Pourtant quelqu’un le retenait par la pensée. Il pouvait le sentir. Cet être unique qui était toujours là pour lui quoiqu’il arrive. Cet ange, à la chevelure flamboyante, qui n’avait jamais quitté son cœur et dont le visage s’imposait à chaque fois qu’il fermait les yeux. Il ne pouvait décidément pas partir comme ça. Comme un voleur. Lui, qui lui avait fait, tant de mal dans l’unique but de la protéger des eaux troubles dans lesquelles il naviguait. Il devait faire son mea culpa avant de faire le grand voyage. Comme la 1ère fois, il ferma les yeux. Il concentra son esprit afin de repousser les mains froides de la mort qui souhaitaient l’attiré dans une étreinte éternelle. Il serra ses paupières. Puis plus rien. A part ce bip régulier et cette chaleur qu’il sentait dans sa main et qui se propageait dans son corps. Son ange n’avait pas faillit à sa mission. Elle l’avait ramené à la vie comme toujours.


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MessageSujet: Re: Réminiscence   Sam 4 Avr - 23:41

Alors qu’elle somnolait, tenant toujours la main de Mulder dans la sienne, un mouvement presque imperceptible au creux de sa main la sortie de sa léthargie. Elle se redressa dans son fauteuil focalisant son regard sur Mulder. Elle attendit quelques secondes mais aucun signe d’un réveil quelconque se produisit. Elle tourna son regard vers le moniteur. L’écran affichait toujours le même rythme et le bip sonnait toujours à intervalle régulier. Elle se leva afin de chasser le sommeil qui cherchait à l’attirer. Elle se dirigea vers la fenêtre l’esprit totalement vide. Elle colla son front contre la vitre glacée et son regard se perdit pendant plusieurs minutes dans la contemplation de la vie incessante qui s’agitait sous son regard absent. Soudain le bip du monitoring changea de tonalité. Immédiatement elle reprit ses esprits et tourna la tête vers celui-ci. Le rythme, auparavant régulier de la fréquence cardiaque, venait de changer lui aussi. Elle l’interpréta tout de suite et un fin sourire éclaira son visage. Mulder était en train de se réveiller. Elle franchit les quelques mètres qui la séparait de lui. Elle reprit sa main dans la sienne afin de l’encourager à refaire surface. Elle en fut récompenser car Mulder tourna la tête presque aussitôt. Elle vit ses paupières papillonner comme si l’effort qu’il devait fournir pour les ouvrir lui demandait une énergie considérable. Enfin il put les entrouvrir légèrement. Surement incommodé par le faible lumière qui brillait au dessus de lui, il les referma aussitôt. Elle se pencha vers lui et prononça son nom dans un murmure. Elle éteignit le faible néon afin de ne plus l’incommodé. Immédiatement les bips du moniteurs cardiaque se firent plus rapprocher signe qu’il l’avait entendu. Il réitéra son effort. Elle sentit sa main se crisper sur la sienne alors que ses paupières s’ouvraient un peu plus. Il passa sa langue sur ses lèvres desséché. Toujours en murmurant, elle l’encouragea. Elle voyait sa pomme d’Adam descendre et remonter à toute allure signe que sa gorge devait être en feu. Elle approcha près de ses lèvres un verre d’eau dans lequel elle avait mis une paille. Il entrouvrit légèrement les lèvres et aspira goulument le précieux liquide. Seulement il avait aspiré trop fort et une quinte de toux violente le secoua achevant de le réveillé. Il se redressa plié en deux sur le côté. Elle posa une main chaude dans son dos tout en le frictionnant doucement afin d’atténuer sa toux. Elle lui chuchota à l’oreille :

-Mulder calme toi. Ca va aller. Remets toi sur le dos. Joignant le geste à la parole, elle le repoussa contre les oreillers.

Il se laissa faire et tout son corps se recala contre les oreillers. Enfin son regard délavé plongea dans celui de Scully. Le temps suspendit son vol. Leur regard restèrent accrocher l’un à l’autre. Il vit un léger sourire étiré ses lèvres en signe de bienvenu. Il essaya de parler. Mais aucun son ne sortit tellement sa gorge était en feu. Elle passa une main légère dans ses cheveux. Il lui fit comprendre qu’il appréciait son geste en laissant échapper un soupir de bien-être. Il referma les yeux afin de mieux apprécier le contact de sa main lui massant légèrement le cuir chevelu. Petit à petit il sentit son corps se détendre sous cet effleurement. Il commençait à se laisser aller. Mais l’envie de replonger dans ses yeux magnifiques le fit renoncer. Il accrocha une nouvelle fois son regard au sien et laissa un timide sourire étiré ses lèvres craquelé. Il la sentit ému. Il vit ses yeux se remplirent d’eau à la vue du sourire qu’il lui offrait. Il se racla la gorge. Il fallait absolument qu’il dise quelque chose afin de détendre l’atmosphère. Un murmure grave sortit de sa bouche :

-Quoi de neuf, Doc ???

A cette phrase, il la vit tourner la tête de droite à gauche en bouffant de rire. Il ne l’avait pas remarqué tout de suite mais ces cheveux étaient beaucoup plus long que dans son souvenir. Elle les avait attaché afin d’en faire une queue de cheval. Par contre ce qui n’avait pas changé c’était leur couleur d’un roux toujours aussi flamboyant. Il reprit la parole :

-Je n’avais donc pas rêvé.

Il vit un de ses sourcil prendre de la hauteur en guise d’interrogation.

-La tenue de chirurgien te va à ravir…

Un nouveau sourire étira les lèvres de Scully à l’évocation de leur brève rencontre aux urgences. Il vit l’eau quitté ses yeux signe qu’il avait réussi à détourné son attention. Il serra sa main qu’il tenait toujours et referma les yeux envahit par une fatigue soudaine. Elle sentit son pouce aller et venir sur le dos de sa main jusqu’à ce que, emporté par le sommeil, il cesse tout mouvement.


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MessageSujet: Re: Réminiscence   Lun 6 Avr - 16:54

Scully décida de le laisser se reposer. Elle quitta la chambre et se dirigea vers les urgences. Elle, qui n’était pas du genre expansive, ressentait le besoin de parler à quelqu’un. Arrivée aux urgences, le calme relatif du lieu la surprit. Pas d’agitation dans les couloir. Des salles pratiquement vide. A part 3 personnes qui patientaient dans la salle d’attente située près de l’entrée, il n’y avait vraiment pas foule en cette veille de weekend. Même Jerry semblait avoir déserté les lieux. Seul Doug se trouvait à proximité. Il était penché en train de rédiger un dossier sur le comptoir des admissions. Elle n’alla pas à sa rencontre tout de suite. De loin elle l’observa à son insu. Il avait quitté sa blouse pour ne garder que ses jeans et le haut d’une tenue de chirurgien qu’il avait dû piquer à la lingerie. Il portait autour du cou son éternel stéthoscope. Ses cheveux court grisonnant lui donnait un charme fou. Il approchait de la quarantaine mais les années ne semblaient pas avoir d’emprise sur lui. Bien au contraire, Scully trouvait qu’il devenait de plus en plus séduisant au fil du temps. Jamais elle ne l’aurait admis devant quiconque mais elle aussi était tomber sous le charme de ce séducteur né. Sa façon de regarder les gens avec des yeux pleins d’humanité. De son sourire en coin qui lui faisait plisser les yeux d’un air malicieux. Ou tout simplement d ‘écouter les gens en penchant la tête de côté était tout simplement irrésistible. Le gendre idéal aurait dit Susan. Pourtant il n’avait pas toujours était irréprochable. Pendant longtemps il avait eu une réputation de tombeur et de bringueur invétéré. Prenant les femmes pour des kleenex. Arrivant au travail sans avoir vraiment décuvé de la soirée de la veille. Il avait fait beaucoup de mal à la gente féminine, notamment à Carole. Elle n’était pas présente durant cette période mais ce que lui avait raconté Susan à propos de la tentative de suicide de Carole montrait bien son coté obscure. Cependant il semblait avoir résolument changé de cap. Elle ne connaissait pas leur histoire dans les détails mais ils semblaient être fait l’un pour l’autre. Quand Doug en prit conscience, il fit tout pour reconquérir Carole et lui prouver son honnêteté sentimental à son égard. Pari réussi puisqu’ils étaient de nouveau réuni. Mais ce qui la touchait le plus chez lui, c’était sa façon d’être avec les enfants. Il semblait être dans son élément et ce quel que soit l’âge de son patient. Il savait les rassurer et arrivait toujours à ces fins même avec les plus récalcitrant. La patience et la passion dont il faisait preuve pour son métier étaient deux des nombreuses qualités qui caractérisaient le Docteur Doug Ross. Se sentant observé, Doug releva la tête et sourit à la vue de Scully visiblement perdu dans ses pensées au beau milieu du couloir. Intrigué, il laissant son dossier en plan sur le comptoir et alla à sa rencontre. Il se planta devant elle, agita sa main devant ses yeux afin de la faire revenir sur terre. En fait il avait été touché de la voir comme ça. Comme perdu. Une lueur de tristesse au fond des yeux. Surprise de trouver Doug devant elle, elle sursauta.Il haussa les sourcils et tout en lui touchant l’épaule lui demanda d’un air sérieux en penchant la tête vers elle et en s’inclinant afin d’être un peu plus à sa hauteur :

-Dana est-ce que ça va !?!

Les joues rougissantes, elle lui répondit d’une voix mal assurée :

-Oui…. je ….enfin ça va !
-Tu n’étais pas censé être en repos aujourd’hui? Lui demanda-t-il d’une voix douce.
-Si mais un …ami, que j’ai pris en charge aux urgences en milieu de semaine, a été admis en pneumologie.
-Ah ! oui ! Carole m’en a parlé. Comment va-t-il ?


Sans hésitation, elle se confia à lui.

-Elisabeth m’a appris qu’il souffrait d’une leucémie de type 3.
-Je suis désolé !
Lui dit-il d’une voix compatissante.

Ne sachant que dire devant son évidente détresse qu’elle tentait tant bien que mal de dissimulé, il lui demanda :

- J’ai sauté la pause déjeuner. Cela te dirait de partager un morceau avec moi ?
-Pourquoi pas ! Je n’ai rien de mieux à faire de toute façon !


Doug l’a pris par les épaules et l’entraîna avec lui au DOCMAGOO’S, endroit de prédilection de tout le personnel de l’hôpital, situé en face des urgences. A cette heure avancé de l’après-midi, le restaurant était quasi désert. Ils s’installèrent donc dans le 1er box qui se présenta à eux. La décoration du lieu faisait pensé aux fast-food des années 50. Une vieille chanson de Nat King Cole passait en bruit de fond. La serveuse, qui les connaissait bien, ne mit pas de temps à prendre leur commande. T-Bône steak et café noir pour lui. Salade Texane et eau plate pour elle. Ils commencèrent leur plat sans parler comme ci aucun des 2 ne savait quoi se dire. Pour la 1ère fois Doug se sentait un peu gauche avec une femme. Il l’a respectait tellement qu’il ne savait pas trop comment la faire parler sans paraître indiscret. Finalement il se racla la gorge et c’est alors qu’il prenait un soin particulier à découper son steak qu’il dit :

-Washington ne te manque pas trop ?!? fit-il toujours le nez plongé dans son assiette.

Scully qui allait portait sa fourchette à sa bouche suspendit son geste afin de lui répondre :

-Plus maintenant. Même si ma mère habite toujours dans les environs !
-Tu as quand même pris un sacré virage ! Tout plaqué du jour au lendemain c’était courageux, j’trouve.
-Non c’était idiot.


Surpris par l’amertume du ton de sa voix, il releva la tête et lui dit :

-Tu dis ça parce que le hasard te fait de nouveau croisé sa route ?
-C’est pas vrai !!! Je le crois pas, là ?!? Susan avait jurer de ne rien répéter !!!.
Lui répondit-elle en se rejetant au fond de la banquette.
-Je te rassure, je n’ai pas eu besoin de Susan pour être au courant…fit-il en portant sa tasse à ses lèvres. Après avoir avalé une gorgé il rajouta : Ni de qui que se soit d’ailleurs. Les nouvelles vont tellement vite dans cet hôpital que tu sais déjà tout avant d’avoir eu le temps de te poser des questions. Bien sûr ce n’est pas à toi que je vais apprendre ça. Lui dit-il avec son plus beau sourire.

Elle soupira en signe d’acquiescement. Un silence passa. Scully avait tourné sa tête vers la fenêtre regardant à travers la vitre le va et vient des ambulance. Doug posa sa main sur la sienne afin d’attirer son attention et lui dit :

-Je sais que je ne suis pas celui à qui tu pourrais te confier mais saches que je t’écouterais sans jamais te juger ni trahir ta confiance.

Elle plongea dans son regard franc et sincère. Ce qu’elle lui répondit la surpris elle même.

-Il a choisi son destin et je sais déjà que je ne pourrais pas le faire changer d’avis.
-Pas si tu lui avoue ce que tu ressens.
-C’est trop tard de toute façon !
-Il n’est jamais trop tard quand on aime Dana.


Un sourire d’amertume étira ses lèvres. Elle lui répondit plus brutalement qu’elle ne l’aurait voulut.

-C’est facile pour toi de dire ça. Carole a échappé au pire alors que pour lui la situation est pratiquement irrévocable! Faisant allusion au drame qu’il avait provoqué.
-Tu vois quand je te dis que tout finit par se savoir dans cet hôpital. Botté en touche, il choisit de répondre par la dérision.
-Excuses-moi je n’aurais pas dû dire cela. Se reprit-elle aussitôt.
-Cela ne fait rien. Je n’ai qu’à me mêler de ce qui me regarde, après tout ! Fit-il en secouant la tête.
-Doug ! je ne voulais pas te blesser…c’est juste que je suis en colère contre moi-même devant tout ce gâchis.
-J’te comprends. J’sais ce qu’il en est ! Cela va te paraître surement naïf et dérisoire mais ne dit-on pas que « tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ». Je pense que le destin vous offre une 2ème chance. Au tant ne pas la laisser filer. Cette fois la balle est dans ton camp. A toi de lui prouver que tu as fait table rase du passer et que tu es prête à l’aider à surmonter sa maladie.


Elle allait rajouter quelque chose quand le bipper de Doug se mit à sonner. Il prit celui-ci, qui était accrocher en permanence, à sa ceinture et dit :

-Les affaires reprennent, on dirait !!!

Et comme pour confirmer ses dires, Carole déboula dans le restaurant se dirigeant droit sur eux.

-Doug c’est moi qui t’es bipper ! On a un AVP sur un gosse de 10 ans. Fauché par une voiture sur son vélo. Le petit est au plus mal !

Sans attendre il se leva et jeta quelques billets sur la table. Avant de sortir à la suite de Carole, il se pencha vers Scully en lui murmurant :

-Tiens moi au courant. Je serais muet comme une tombe. Il lui fit un dernier clin d’œil et sortit.

Scully le regarda traverser la rue et se diriger vers les portes à doubles battant en compagnie de Carole.


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MessageSujet: Re: Réminiscence   Mer 8 Avr - 17:20

Elle poussa doucement la porte de la chambre de Mulder le pensant toujours endormie. Elle le trouva en compagnie d’Elisabeth qui s’apprêtait de toute évidence à sortir. Celle-ci apparemment pressé leur dit :

-Bon je vous laisse!

En aparté elle glissa à Scully :

-Faudra que l’on se voit plus tard.

Puis elle sortie. Scully se dirigea vers Mulder. En asseyant à ses côté sur le lit, elle lui demanda :

-Comment te sens tu ?

Visiblement encore fatigué, il lui répondit d’une voix lasse :

-J’ai connu mieux.
-J’imagine.
Lui répondit-elle puis elle enchaîna : Qu’est-ce que t’as dit Elisabeth ? Enfin j’veux dire…. le Dr Corday ???
-Rien que je ne sache déjà. Lui répondit-il d’un air énigmatique puis il rajouta : Elle veut que, quand cela ira un peu mieux, me faire faire un test d’effort afin de voir si mon cœur à souffert lors de mes 2 arrêts cardiaque en salle d’op.
-Oui c’est important pour la suite…
-Quelle suite ?
-Mulder…
Elle baissa la tête ne sachant pas trop comment aborder le sujet. Mais comme ci celui-ci avait lu dans ses pensées il lui dit :
-J’ai dit oui pour le test mais pas pour la chimio !

Elle releva la tête brutalement et même si elle si attendait elle lui demanda d’un air incrédule :

-Pourquoi ???
-Cela changera quoi, de toute façon ?!? J’ai joué au con. Plus rien n’a d’importance maintenant.

-Mulder arrête ça ! Pas avec moi, d’accord ?!? Tu t’es toujours accroché à la vie alors pourquoi refuses-tu de te battre une nouvelle fois ? Elle criait presque tant elle refusait ce constat d’échec.
-Parce que je t’ai perdu ! lui avoua-t-il dans un murmure.
-Quoi ?!? Répondit-elle d’une voix consterné et abasourdi tellement il venait de la toucher en plein cœur.
-Laisse tomber, d’accord ? Tout cela c’est de l’histoire ancienne. Je m’excuse pour tout le mal que je t’ai fait. Je n’ai été qu’un imbécile. Fin de l’histoire. Lui dit-il en serrant les dents en rage contre lui-même de ne pas être capable de se rédempter correctement.
-Et tu crois que cela est suffisant pour jeter l’éponge ?
-En tout cas ça l’est pour moi ! J’ai voulut joué. D’un côté j’ai gagné, de l’autre j’ai perdu quelqu’un d’inestimable.

-Non mais c’est dingue !!! Le pardon cela te dit quelque chose ?!? Tu penses que je suis aussi intransigeante que ça ?
-Arrêtons cette discussion qui ne nous mènera à rien. Fit-il d’un air résigné devant la tournure de leur échange.
-Au contraire, je pense que le moment des explications est arrivé ! Lui répondit-elle droit dans les yeux.

Il savait qu’elle avait raison. Il se rejeta en arrière. Se passa les mains sur le visage faisant crisser sa barbe sous ses doigts. Scully ne le quittait pas du regard le cœur battant. Elle attendait qu’il donne enfin une réponse à toutes les questions qui la hantait depuis si longtemps. Enfin après un interminable silence, il se décida. Elle le vit poser ses mains à plat sur les draps blancs. Son regard se perdit sur le mur en face de lui. Sa voix grave qu’elle aimait tant commença son récit.

-Je voulais la peau de Diana. Absolument. Elle était devenue mon obsession. Je voulais la mettre hors circuit une bonne fois pour tout. Je n’es jamais été dupe du jeu qu’elle menait avec moi. Je la connaissais trop bien pour savoir qu’elle cherchait à m’atteindre. J’ai bien entendu toutes tes mises en garde mais je ne voulais en aucun cas alimenter le feu qui couvait en toi contre elle. J’ai préféré joué la carte de l’indifférence. Je voulais absolument te mettre hors du coup . Je savais que si elle se doutait de quoique se soit, elle se servirait de toi pour m’atteindre et me mettre à terre définitivement. J’ai donc dû trouver un autre allier. j'ai choisi Skinner. Il a accepté de jouer le jeu sans poser plus de questions. Avec son aide et un ami journaliste qui lui devait une faveur, nous avons utilisé l’arme favorite de Diana et de tout ceux gravitant autour d’elle…. le mensonge. Cela nous a pris des mois pour monter une histoire qui soit crédible et somme toute vérifiable dans une certaine mesure. Nous avons fait paraître cette histoire en 1 ère page dans le « Washington Post ». Sous couvert d’anonymat pour l’article, nous nous sommes servi, Skinner et moi, de la plume de l’ami journaliste de Skinner pour accuser Diana de trahison envers les Etats-Unis. Nous l’avons fait passer pour un agent double, ce qui en passant pouvait passer pour être véridique, ce qui a créer un mini-scandale. D’abord au sein du FBI puis de la CIA et pour finir jusqu’au congrès. Nous en espérions pas tant. Au tant te dire que si nous étions démasqué, nous aurions eu de gros problèmes. Pour être bref, nous l’avons accusé de vendre des informations classées « secret défense » aux Talibans . En gros elle était sensé faire parti d’un groupuscule pro-islamiste à qui elle fournissait des secrets technologiques et nucléaires afin de les aider à combattre la force de coalition présente en Afghanistan. Et ainsi permettre aux Talibans de prendre le pouvoir dans cette région stratégique.

Il fit une pause ayant besoin de désaltérer sa gorge desséché. Complètement sonné par ce qu’elle venait d’entendre, Scully resta muette de stupeur et dans un geste machinale, elle lui tendit le verre qu’elle venait de remplir. Après avoir vidé son verre d’eau, il reprit son récit d’une voix plus affirmé.

-Suite à tout cela, elle a été révoqué par le FBI puis remise entre les mains de la CIA. Nous avons apporté tellement d’eau à leur moulin qu’elle fut obligé d’avouer ce qu’elle n’avait pas commis. Quelques mois plus tard, l’affaire s’étant calmé, Skinner apprit par son ami journaliste, qu’elle avait été abattue de 3 balles dans la tête lors de son transfert pour son procès. A ce jour les tueurs ainsi que les commanditaires n’ont toujours pas été identifié et l’enquête en est au point mort. J’avais tout prévu sauf que cela aille jusqu’à sa mort. Pour ma part je soupçonne fortement le consortium d’être à l’origine de son élimination. Diana savait tellement de choses qu’ils ont dû craindre qu’elle révèle d’autres vérités encore plus embarrassantes lors de son procès. Je pense que tu comprends mieux mon choix à présent!

Scully complètement abasourdie par ce qu’elle venait d’entendre avait rejoint la fenêtre afin calmer la tempête qui agitait son cœur. Devant son silence, il tenta de se justifier :

-Je suis désolé. Je…je n’ai pas mesurer l’impact, quand te mettant à l’écart, je t’obligerais à tout plaquer. Je n’avais pas prévu ta réaction. Je…enfin…quand Skinner m’apprit qu’il avait reçu ta lettre de démission, je n’ai pas voulut y croire. Surtout quand je l’ai su 3 mois après conformément à ta volonté. Tu vois il t’es resté fidèle. Tenta-t-il pour lui arracher un sourire.

Mais cela n’eut pas l’effet escompté. Elle se retourna et sans un regard pour lui, elle sortit de la chambre. Il savait qu’elle était déstabilisé. Il savait qu’il l’avait énormément déçu. Il mesura combien elle avait dû souffrir de sa trahison pour en arriver là. Que pouvait-il faire de plus pour se racheter ? Il n’en savait foutrement rien et cela lui nouait l’estomac. Il ferma les yeux et sans savoir pourquoi une veille chanson de Peter Gabriel se mit à lui trotter dans la tête. Le titre était Don’t give up.


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MessageSujet: Re: Réminiscence   Dim 12 Avr - 16:18

Scully était encore sous le choc des révélations de Mulder. Elle s’était trompé sur toute la ligne avec lui. Elle s’était laissé aveuglé comme une débutante. Même si d’un côté, elle comprenait les raisons qu’il l’avait poussé à agir ainsi, pourquoi ne pas l’avoir mis dans la confidence malgré tout ? Il lui semblait qu’elle était assez grande pour prendre ses propres responsabilités. Au lieu de ça, il avait choisit à sa place sans se préoccupé de son propre avis. Finalement c’est cela qui l’avait le plus blessé. Pour qui se prenait-il ? Son père ? Son frère Bill ? Pendant des années elle avait lutter tant bien que mal contre l’autorité masculine de son père et de ses frères qui la traitaient comme une chose fragile et écervelé. Même dans ses relations sentimentales, elle avait eu le chic pour attirer ce genre d’homme. En Mulder elle était persuadé d’avoir enfin trouvé un allier qui la traiterait d’égal à égal. Et voilà que tous ses fondements qu’elle avait reposé sur lui venait de voler en éclat face à cette évidence. Elle s’était imaginé bien des raisons mais tout sauf cela. Elle fulminait de rage intérieurement. Son sang bourdonnait à ses oreilles. Si elle ne se calmait pas de suite, elle allait écoper d’un sacré mal de crâne qui la laisserait nauséeuse pour le restant de la journée. Elle décida de filer à la cafétéria afin de faire le point devant une tisane aux fruits rouge qu’elle affectionnait particulièrement. Tout en priant pour qu’elle ne rencontre ni Susan, ni Carole ou qui que se soit des urgences.
Mulder était resté dans la même position. De toute façon, il n’avait pas trop le choix vu qu’il était toujours relié au moniteur cardiaque. Il se trouvait dans un état de quasi somnolence. Cependant le moindre bruit le sortait de sa léthargie instantanément. Le jour déclinait et Scully n’était toujours pas réapparut. Cela le rendait nerveux. Quelques minutes plus tard, un léger cognement à la porte le fit sursauter. La porte s’entrouvrît et la lumière du couloir l’éclaira. Elle était revenu. Dans la semi-obscurité de la chambre, il l’a devina qui entrait sur la pointe des pieds. Il murmura :


-Je ne dors pas !

Elle se figea l’espace d’une seconde persuadé qu’il se reposait.

-Pourquoi tu n’allumes pas ? Lui demanda-t-elle.
-Cela m’aide à réfléchir.... Et surtout à cacher ma honte. Fit-il voulant faire de l’humour comme à chaque fois qu’il se sentait mal à l’aise.
Il sentit le matelas s’écraser sous son poids lorsqu’elle prit place à côté de lui. Il remarqua qu’elle ne lui prit pas la main comme elle avait l’habitude de le faire. La voix douce de Scully résonna à ses oreilles. Finalement elle était bien plus près de lui qu’il ne le pensait.

-Mulder …que va-t-il se passer maintenant ?
-Tu veux dire…pour nous ?


Elle ne répondit pas.

-Je ne sais pas. En tout cas je crois que je n’ai pas intérêt à foirer ma plaidoirie ! Fit-il un demi-sourire dans la voix.

Un silence passa puis plus sérieusement Mulder reprit :

-Je t’ai déçu et terriblement blessé. J’en suis conscient. Je ne me suis pas comporté comme il aurait fallut. Je…tu as déjà traversé tellement d’épreuves à cause de moi que…je ne pouvais pas t’impliquer dans ce projet. Cela aurait pu tout détruire. Te détruire. Moi je n’avais plus rien à perdre. Mais toi. C’était différent. Si cela avait foiré et que tu avais été impliqué, je ne l’aurais pas supporté. Non seulement pour toi mais aussi pour ta famille. Si je pouvais revenir en arrière, je referais exactement la même chose mais je m’y prendrais autrement ! Malheureusement je n’ai pas ce pouvoir. Quand Skinner m’a apprit ta démission, j’ai cru…que j’allais devenir dingue ! Je venais de me prendre un coup de poing magistral et c’est là que j’ai pris conscience de l’erreur monumental que j’avais faite avec toi. Je n’ai rien vu venir. Je n’ai pas su lire ton désarroi. Pourtant je connaissais ton aversion envers Diana. Seulement je n’ai pas pris la mesure de l’impact de mes actes te concernant. J’ai entretenu une ambiguïté volontaire pour piéger Diana mais je n’avais pas prévu les conséquences que cela entraînerait. Je n’ai pas voulut chercher à m’expliquer. Mon silence, que tu as sans doute pris pour un affront, n’était pas de l’indifférence à ton égard. Tu allais commencer une nouvelle vie alors j’ai préféré me faire oublier. Avec le temps je me suis dis que tu allais finir par m’oublier, oublier ces histoires de conspirations, cette quête insensé dans laquelle je t’avais entraîné malgré toi. Tu allais enfin vivre la vie auquel tu aspirais tant. Tu n’as rien à me pardonner. J’ai tout à regretter.

Il se tût ne sachant pas trop quoi rajouter de plus. Scully resta sans bouger. Elle ferma les yeux un instant. Sa confession l’avait ému bien plus qu’elle n’aurait pu l’imaginer elle-même.
Là ou il se trompait c’est qu’elle n’avait jamais pu totalement l’oublier. Le temps avait fait son œuvre effaçant peu à peu le sentiment de trahison et de haine qu’elle avait pu ressentir à son égard. Elle savait, qu’au fond d’elle, une part de lui resterait toujours présent en elle et ce pour l’éternité.


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MessageSujet: Re: Réminiscence   Sam 16 Mai - 23:36

Elle quitta sa position inconfortable. Se leva. Tira le fauteuil près de son lit. S’y assis et le rapprocha le plus près qu’elle pu. Puis elle posa sa tête près de son cœur, calquant ses propres battements sur ceux de Mulder. Son bras droit se posa en travers de son torse tandis que sa main épousait la forme de son épaule. Presque dans un murmure, elle lui demanda :

-Mulder…depuis quand es-tu au courant pour ta leucémie ?

Elle sentit sa poitrine se soulever alors qu’il lâcha un léger soupir.

-2 ans…si mes souvenirs sont bons.
-Est-ce que Skinner est au courant ?
-Non.


Il se voulait laconique dans ses réponses afin de mieux la faire lâcher prise. Mais c’était peine perdue.

- Comment as-tu fais pour que cela ne figure pas dans ton dossier ?
-Question de persuasion, sans doute.


Elle savait qu’il se montrerait réticent à parler de sa santé avec elle comme toujours. Afin de ne pas le pousser dans ses derniers retranchements, elle changea de tactique.

-Comment tu t’es aperçu que cela n’allait pas ? Lui demanda-t-elle d'une voix douce.

Il ferma les yeux afin de se calmer. Ses questions le mettaient mal à l’aise. Il n’avait pas envie de parler de ça maintenant. Sa décision, il avait prit depuis longtemps et ce en tout état de cause.

-Ecoutes Scully, cela ne sert à rien de vouloir comprendre le pourquoi du comment ! Je n’accepterais aucune forme de traitement. Les jeux sont faits. Je ne peux plus revenir en arrière et tu le sais aussi bien que moi !

Brusquement elle se détacha de lui. Elle planta son regard océan plein d’incompréhension dans le sien et d’une voix tremblante ne pu que lui demander :

-Pourquoi ?!? Lui demanda-t-elle la voix chargée d'incompréhension.
-Je te l’ai déjà dis. J’ai merdé lamentablement. Ma vie privé est une catastrophe. Ma sœur est morte. Mon père a été tué. Ma mère s’est suicidé. J’ai été élevé dans le mensonge et le mépris.
J’ai choisi un job qui m’a mis à l’écart de toute relation social. Je traîne une réputation d’illuminé. Vue de l’extérieur je n’ai pas d’amis. Pas de famille. Pas de femme. Pas d’enfants. Car même ça je n’ai pas été capable de le construire. J’ai écarté de ma vie la seule personne qui pouvait me comprendre. La seule personne qui aurait donné sa vie pour sauver la mienne. La seule personne pour qui j’avais une raison d’exister. Cette personne c’était toi. Tu es partie et je n’ai même pas été capable de te retenir !!! Par ma faute, mais aussi pour te protéger, j’ai détruit consciemment ce lien qui nous unissait réduisant à néant la seule relation durable que j’avais réussi à établir avec un être humain. Alors donne moi une seule raison de vouloir me battre après ce résumé d’une vie aussi pathétique que pitoyable. Dans quelques jours, je partirais d’ici et je sortirais de ta vie pour ne plus y revenir. Et nos vies reprendrons leur cours normal.Point final.
Lui dit-il dans un murmure.

-C’est vraiment comme cela que tu vois les choses ?!? Ta décision est irrévocable ? Lui demanda-t-elle d’une voix sèche.
-C’est ce que je me tue à t’expliquer!!! Quand j’irais mieux, je quitte le FBI. Je m’offre une autre vie au soleil. Comme ça j’aurais l’impression d’être au paradis avant l’heure. Lui dit-il d’un ton ironique en évoquant sa mort prochaine.
-Libre à toi. Bonne chance Mulder. A bientôt. Dans une autre vie.Peut-être.

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MessageSujet: Re: Réminiscence   Lun 18 Mai - 19:15

10 mois plus tard.
Ile de Waikiki.
Archipel d’Hawaï.


L’heure matinale n’empêchait pas le soleil de briller avec ardeur car déjà il dardait ses rayons sans pitié. Le ciel sans nuage était d’un bleu azur. La mer allait et venait sans cesser de lui lécher les pieds. Il était sur le bord de la plage en train de tendre des lignes de pêche. Il était vêtu de la tenue locale. Short. T-shirt. Casquette. Le vent marin sifflait dans ses oreilles en continu. Toutes sortes d’effluves marines venaient lui chatouillé le nez. Il adorait cela. Enfin il se sentait dans son élément. Tous ces soucis étaient derrière lui. Il avait quitté Washington et sa grisaille. Le FBI et ses complots sans aucun regret laissant la relève à son jeune disciple. Sa nouvelle vie n’avait que des bons côtés. Il avait découvert le surf, la planche à voile et tout les sports concernant le milieu aquatique. Il pratiquait la méditation et le taïchi. Il avait abandonné toutes ses mauvaises habitudes alimentaires pour la macrobiotique. Evidemment l’oncologue qui le suivait pour sa leucémie avait crier au scandale. La macrobiotique, inventé par un Georges Ohsawa était selon lui une hérésie dont les vertus thérapeutiques n’avaient jamais été prouvé scientifiquement. De plus cette méthode pouvait s’avéré nocive pratiqué lors d’un cancer avéré. Pourtant il avait tenue bon. Et le résultat était que cela avait porté ses fruits. Sans doute le côté plus sain. Moins stressé. Plus à l’écoute des ses besoins et des ses envies de sa nouvelle vie avait contribué à son rétablissement. Seul le résultat comptait à ses yeux. Il était en phase de rémission. Le soleil chauffait agréablement sa peau déjà doré par le soleil du pacifique et pour lui cela avait déjà un gout de paradis. Il s’agenouilla dans le sable afin d’accrocher ses leurres au bout des lignes. La chasse aux poissons de mer pourrait bientôt commencer. Enfin seulement si la chance était avec lui. La chance n’allait pourtant pas tarder à lui sourire mais pas sous la forme qu’il espérait. Elle se dirigeait vers lui à son insu. De dos il ne pouvait pas la voir. A contre jour elle était magnifique dans ses vêtements immaculés. La brise marine s’engouffrait dans sa chevelure flamboyante. Tour à tour elle les plaquait. Les ébouriffait. Ou bien les rejetait en arrière. Cela n’avait pas d’importance. Ce qui était important était à quelques mètres d’elle. Un homme. Un être unique sans qui sa vie devenait insupportable. Elle s’arrêta. L’observa. Imprima dans sa rétine sa silhouette longiligne. Ses courbes harmonieuses respirant la force et la virilité. Sa peau avait prit une teinte plus foncée que dans ses souvenirs. Ses gestes étaient adroits et précis. Elle l’avait cru mourant. Il semblait respirer la vie. Le sable et le vent étouffait ses pas. Rien ne pouvait trahir sa présence. Pourtant il cessa ses gestes. Se sentant sans doute observé. Il se tourna légèrement de côté. Elle cessa de respirer. Le soleil de face l’empêcha de discerner la présence féminine qui l’observait.Pensant à un simple touriste, il retourna vaquer à son occupation première. Le cœur battant elle se rapprocha. Elle n’était plus qu’à quelques mètres de lui. Elle ne souhaitait pas le surprendre. Elle se plaça à côté de lui et lui dit d’une voix forte destinée à couvrir le rugissement des vagues.

-Tu t’es enfin décidé à laisser tomber les petits hommes verts à ce que je vois !!!

Surpris d’entendre cette voix si familière, il resta immobile quelques secondes n’en croyant pas ses oreilles.

-Pas verts Scully. Je n’ai pourtant pas souvenir que tu sois daltonienne ! Lui dit-il dans un sourire.

Ils furent pris d’un fou rire. Ils se tournèrent l’un vers l’autre afin de se faire face. Il s’observèrent en silence. Comme par le passé un jeu de regard s’installa. Ils se dévoraient littéralement des yeux tout en communiquant par la pensée. Rétablissant inconsciemment ce lien si particulier qui les avait toujours uni. Ni tenant plus, elle s’approcha le plus près de lui qu’elle pu. Retira sa casquette qui masquait son regard noisette qui, soumis au rayons du soleil en devenait presque transparent. Délicatement elle posa ses lèvres sur sa joue. Au passage elle nota son parfum ambré des effluves marines. Lui se laissa envahir par son parfum frais et délicat. Celui qu’il avait toujours connu et dont il pensait en avoir oublié les fragrances. Ses lèvres laissèrent une trace brulante sur sa joue pourtant chauffée par le soleil. A part la dévoré des yeux c’est tout ce dont il était capable à cet instant. Pourtant mille question se bousculait dans sa tête. Mais aucun son n’arrivait à franchir ses lèvres. Cette femme l’étonnerait toujours. Elle le retrouverait où qu’il soit. Où qu’il aille. Quoiqu’il fasse. Les réponses à ses questions pouvaient bien attendre. L’important c’était elle. Répondant à son attente, il se pencha vers elle et la serra contre lui. Il enfoui son visage dans sa chevelure. En respirant leur parfum qui lui avait tant manqué. Il sentait son cœur battre à l’unisson du sien. Il sentit ses bras encerclé sa taille avec douceur. Ses mains se posèrent dans son dos plaquant son T-shirt contre sa peau. Elle posa sa joue sur son épaule et pelotonna son visage contre son cou. Il caressa son dos de ses larges mains. Même dans ses rêves les plus fou, il n’avait jamais pu ressentir une telle sensation de plénitude. Son corps. Sa présence comblait un vide qu’il avait tenté, en vain, d’ignorer. Elle était enfin heureuse. De l’avoir retrouvé. De le sentir si vivant. Après leur dernière altercation, elle s’était reproché d’avoir réagit ainsi. Elle qui avait toujours su respecter ses opinions, même celles contraires aux siennes, n’arrivait pas à accepter sa mort qui semblait inéluctable. Elle ne voulait pas concevoir qu’il puisse être complice de cette maladie. Lui le battant. Qui avait surmonté tant d’épreuves et de drames. En y réfléchissant, elle comprit que c’est parce qu’il pensait l’avoir perdu définitivement qu’il avait renoncer à se battre. Sa volonté de ne plus être un poids pour elle le condamnait également définitivement. Il renonçait à la vie pour elle. Pour la laisser libre de vivre une vie que finalement elle n’avait pu construire. L’attachement qui la reliait à lui était indestructible. Sans lui elle n’était plus rien. Et elle savait que le contraire était de mise. Malgré l‘urgence de la situation, il lui avait fallu du temps. Prendre du recul. Elle avait eu une chance infinie de le retrouver en pleine forme. Il semblait avoir eu raison de la mort. Encore un fois.


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MessageSujet: Re: Réminiscence   Mer 8 Juil - 16:38

Il l’a coupa dans ses réflexions quand sa voix murmura une question à son oreille :

-Comment m’as-tu retrouvé ?

Son visage quitta sa place si confortable et c’est avec un sourire éclatant qu’elle lui dit :

-Tu devrais te méfier de tes amis, Mulder ! « Trust no one » telle était ta devise, tu te souviens?!?
-Les long gunmen.... J’aurais dû m’en douter ! Ils sont incapable de tenir un secret ! Lui répondit-il en lui retournant son sourire.

Sa peau bronzée. Sa barbe de 3 jours. Ces cheveux courts ébouriffé par le vent lui donnait un charme fou. Elle n’en revenait pas de la chance qu’elle avait. Ils n’aborderaient pas les dernières paroles qu’ils avaient échanger dans cette chambre d’hôpital. Plus rien n’avait d’importance, à présent, que leur avenir ensemble. Sans rien ajouter, elle reposa la tête sur son épaule. Ferma les yeux en serrant fort l'amour que le destin avait bien voulut lui rendre.

The end
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MessageSujet: Re: Réminiscence   

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