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 Laverie Pas Toujours Automatique

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*LuciOle*

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MessageSujet: Laverie Pas Toujours Automatique   Jeu 24 Jan - 23:17

- Très bien j’arrive.

Il raccrocha, referma le dossier et quitta le bureau. Une nouvelle affaire était arrivée ce vendredi matin au sous-sol du FBI de Washington. Sa collègue l’avait quittée vers 18 heures après une journée chargée. Sa montre indiquait 20H10. Elle venait de raccrocher son portable en soupirant. Elle attendait l’arrivé de Mulder chez elle. Des nouvelles informations au dossier signifiaient un nouveau week-end ruiné. Il monta les marches tranquillement. Plus il avançait plus il entendait des bruis sourds. Une fois devant chez elle, il frappa. Une fois. Deux fois. Il tendit l’oreille contre la porte en bois. Ce qu’il entendit derrière le surpris. Il connaissait ces mots pour les utiliser fréquemment mais lui étaient inconnus dans la bouche de sa partenaire. Sans nouvelles, il entra avec le double de ses clefs. En même temps qu’il poussait la porte, il l’appela, un autre bruit métallique suivi d’un gémissement résonna. Il traversa l’appartement, main droite prête à dégainer son arme. Il poussa doucement la porte de la salle de bain.

- Scully est ce que ça …
- Mulder ne marche pas là !!

Trop tard. Il baissa les yeux pour observer ses chaussures baigner dans l’eau moussante de couleur marron. Il releva la tête doucement prenant l’expression d’un enfant qui venait de commettre une bêtise. Il fit demi tour et laissa Scully continuer de nettoyer. A sa surprise, elle le vit revenir. Chemise repliée au niveau des manches, cravate retirée, arme et étuis aussi.

- Tu veux que je regarde ?
- Mulder, la dernière fois que je t’ai vu toucher une tuyauterie, tu as traversé le parquet et tu t’es retrouvé un étage plus bas.
- Certes …
- C’est la machine à laver qui vient de me lâcher et en pleine lessive. Je n’ai rien d’autre à faire que d’en racheter une. Mais pour le moment je dois aller à la laverie, j’ai rien mangé et je suis énervée alors l’enquête on en reparle demain si tu veux bien.
- J’ai mieux. Je t’accompagne à la laverie, on discute le temps que ta machine se fasse, on remonte, on commande une bonne pizza et demain je t’accompagne acheter ta machine et je ne t’embête plus du week-end.

Il la questionna du regard pensant qu’elle allait refuser son offre.

- Ne fait pas de promesse que tu ne tiendras pas.
- Du genre ?
- On a une affaire sur les bras donc un week-end en l’air encore une fois.
- J’ai juste besoin de ton avis sur les autopsies de cette après midi. Promis le reste je le fais seul.
- Bien.

Satisfait tous les deux, ils finirent de nettoyer et descendirent à la laverie située dans une rue perpendiculaire de la rue principale. La nuit n’allait pas tarder à tomber. Cette soirée de septembre affichait une vingtaine de degrés. Panier en main, elle entra précédé de près par son ami. Quatre personnes attendaient que leurs machines se finissent. Quatre femmes qui dévisagèrent Mulder. Seul homme dans cette pièce. Tout en discutant de l’enquête, Scully enfourna son linge trempé dans un des appareils.

- Ecoute Mulder j’ai passé cinq heures à faire ces autopsies, j’ai mal au dos, l’odeur de sang dans les narines. J’ai retourné les corps dans tous les sens si j’avais trouvé quelque chose je te l’aurais dit non ?

Elle avait parlé plus haut que prévu s’attirant les regards dégoûtés. Ils se plongèrent dans un silence. Les moteurs qui ronronnaient lui donnaient mal au crâne. La tête contre le mur, assise sur une chaise en plastique, elle se massa les tempes et ferma les yeux. Un claquement la ramena à la réalité. Elle cligna des paupières pour se retrouver dans un noir complet. Seul le panneau SORTIE émettait une lumière verdâtre. Elle s’était endormie.

- Mulder ?
- Scully ?
- C’était quoi ce bruit ? Ne me dit pas que …
- Coupure de courant …

A tâtons, elle s’approcha de la vitre pour regarder dehors. Elle senti Mulder s’approcher dans son dos. Le mur de l’immeuble leur barrait la vue face à eux mais vers la gauche ils pouvaient voir la rue principale. Une rue plongée dans le noir. Une coupure générale de la ville venait de se produire. Et ils étaient coincés. Seuls. Elle essaya d’ouvrir la porte mais étant automatique, elle n’y arriva pas. Elle s’énerva.

- Il ne manquait plus que ça !!
- J’ai une mauvaise nouvelle.
- Quoi ?
- T’as machine n’était pas terminée … Donc la machine c’est arrêté en cours de route …
- Forcément …

Elle soupira. Attendre était ce qu’ils pouvaient faire de mieux. Elle s’assit sur le rebord de la vitre. Elle le chercha du regard. Mais la pièce était trop sombre pour distinguer quelqu’un à plus d’un mètre. Le silence régnait depuis quelques minutes.

- A quoi tu penses ?
- Qui te fais croire que je pense ?
- Mulder !
- A ce qu’on a vécu depuis sept ans.

Aucuns des deux ne bougèrent. Aucuns mouvements. Aucuns sons. 5, 20, peut être 40 minutes sans une parole. Le silence ne les gênait pas. Ils ne leur suffisaient pas de parler pour se sentir à l’aise ensemble. Mais elle se leva. Ses jambes s’engourdissaient. Elle fit les cents pas devant la grande vitre. Aucun signe de l’extérieur. Des curieux se retrouvaient dehors pour discuter. Les voitures roulaient au pas. La ville s’emblait s’être ralentit. Elle se retourna, scrutant le fond de la pièce.

- Tu crois que ça va durer longtemps ?
- Question à 100 000 points Agent Scully.

Elle soupira une nouvelle fois.

- Tu sais si tu t’ennuies, on peut en faire des choses dans une laverie plongée dans le noir.
- Mulder ne prend pas tes rêves pour des réalités !
- Je suis choqué ! Je ne pensais juste qu’à discuter …
Il afficha un sourire, satisfait de sa réponse. Un autre silence s’installa mais il fut vite brisé par le bruit d’un estomac criant famine. Elle posa sa main discrètement sur son ventre pour atténuer la douleur et le bruit. Elle le vit se diriger vers le distributeur. Il le secoua avec force et réussit à faire tomber quelques barres chocolatées et une canette de coca. Il lui tendit et se rassit face à elle toujours en hauteur sur une machine. Elle le remercia.

- Scully je me demandais …
- Quoi ?
- Qui a sauvé la vie de l’autre le plus souvent ?
- Mulder c’est quoi cette question ?
- Je sais pas … Je pensais à tout ce qu’on a vécu et …
- Et ce n’est pas un concours. Tu crois que je passe mes nuits à compter ?
- Je ne sais pas … Raconte moi !
- Fait aller ton imagination …
- Scully ne me tente pas !
- Comme si tu avais besoin de moi pour …

Elle regretta aussitôt sa phrase et laissa un silence gênant s’installer.
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*LuciOle*

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MessageSujet: Re: Laverie Pas Toujours Automatique   Lun 28 Jan - 23:00

Elle faisait les 100 pas depuis quelques minutes.

- Scully arrête tu me donnes le tournis. Approche.

Elle s’exécuta, se planta face à lui et attendit qu’il fasse un geste. Il posa ses deux mains larges sur chacune des épaules de sa partenaire plantant son regard dans le sien. Il commença son massage. Sa tête partit légèrement en arrière. Elle n’avait plus la notion du temps. Aucun d’eux n’avait sa montre. Ils ne savaient pas depuis combien de temps ils étaient coincés. Combien de temps leur restaient ils ? Elle s’écarta avant de perdre totalement le contrôle. Elle prit un peu d’élan et s’assit sur une machine. Le contact du métal froid lui procura des frissons. Elle ne résista pas longtemps à l’appel du sommeil. Il la regarda s’installer en position fœtale avec un pincement au cœur. Cette femme méritait mieux que cette vie qui lui offrait. Mais il savait ce qu’elle aurait rétorquer s’il elle avait pu lire dans ses pensées : Cette vie je l’ai choisi Mulder. Il regarda par la vitre pour essayer de comprendre et d’avoir plus d’informations sur cette étrange coupure de courant mais personne ne passa dans la rue où ils se trouvaient. Un bruit le fit se retourner. Scully s’agitait et il arriva à temps pour la rattraper. Elle se réveilla en sursaut dans les bras de son ami à quelques centimètres du sol. Il la regarda, sourire de coin.

- Tu rêvais de quoi cherche Dana ?
- Laisse moi te dire que tu m’épuises !

Il ne la lâcha pas et la prit contre lui pour la réchauffer. Il pouvait entendre ses dents jouaient une cacophonie irrégulière. Il recula et déposa sa veste sur ses fines épaules et fut surpris : Elle revint d’elle-même contre lui. Ils auraient pu rester des heures à respirer son parfum, à jouer avec ses cheveux, à caresser son dos. Il frôla son crâne de ses lèvres et sans briser cette étreinte, ils s’assirent le long du mur.

Un bruit sourd les réveilla. La lumière du soleil matinal les aveugla. Une femme forte se planta devant eux, un air amusé puis retourna à sa machine. Ils se levèrent avec une douleur au dos dont ils ne cachèrent pas l’existence.

- Depuis combien de temps est ce que tout est redevenu normal ?
- Aux alentours de 6 heures du matin Monsieur.
- Et qu’elle heure est il s’il vous plait ?
- 7h30 !!

Il soupira exaspéré et rejoignit Scully qui sortait son linge, otage d’une machine.

- Elle a continué après que le courant se soit remis ! Dit elle avec un grand sourire.
- Merveilleux ! Je t’offre le petit déjeuner !
- Avec plaisir.

Ils passèrent à la boulangerie acheter de quoi combler le manque du repas sauter la veille puis rentrèrent à l’appartement de Scully. Elle rendit la veste de Mulder et mit un pull. Elle remarqua la grimace de douleur se peindre sur son visage.

- Je te propose de finir notre nuit, d’acheter cette machine après et de finir l’enquête ensemble, ce soir, atour d’un bon repas.
- Je croyais que tu ne voulais pas en entendre parler ?
- Le week end a très mal commencé autant mal le finir et rêver du prochain.
- Et … Qu’entends tu par « finir notre nuit » ?
- Se coucher dans un lit très confortable pour éviter que ton dos n’aille de plus en plus mal.
- Je connais une autre façon de …
- Oui moi aussi Mulder et ce n’est pas l’envie qui me manque mais le courage … Alors si ça ne va pas mieux tout à l’heure … je te donnerai l’adresse d’un kiné !

Ebahit, il la regarda se diriger vers sa chambre. Il la suivit, sourire aux lèvres : La partie n’est pas terminée !
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