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 Séquel - En ami

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Polly

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MessageSujet: Séquel - En ami   Mar 18 Mar - 20:10

Auteur : Polly
Time-Line : En Ami, à placer avant la scène chez Mulder où il a l'air de faire la tête à Scully!
Disclaimers : Tous les personnages appartiennent à CC of course.
Feedbacks : Andreaparcoeur@hotmail.fr


Séquel En Ami



Je l’abandonne là, seul sur ce ponton instable, un bras le long du corps, l’autre courbé pour apporter sa cigarette à ses lèvres. Je suis heureuse de me sauver, de fuir son contact et ses yeux qui scrutaient chacun de mes faits et gestes avec avidité. Je ne sais pas s’il m’observait par curiosité ou par méfiance. Je serais capable de le tuer et il le sait mais il en a couru le risque pour me procurer ce disque. Je sens son boîtier en plastique dans le fond de ma poche. Je hâte mes pas, m’installe derrière le volant et m’en vais au plus vite de ce patelin inhabité de Pennsylvanie.

Je n’ai pas effectué dix kilomètres que je m’arrête dans une station service pour passer un coup de téléphone. Deux sonneries et il décroche, l’angoisse et l’irritation perceptibles dans la voix.


« Mulder, c’est moi. » Je parle doucement, cherchant mes mots.
« Scully ? Est-ce que ça va ? Où es-tu ? » M’assomme-t-il de questions.
« En Pennsylvanie, je vais bien. » Je lui réponds de manière évasive, d’autres personnes participent peut-être à notre conversation.
« Smoking Man est avec toi ? » Colère, plus discernable que l’inquiétude.
« Non, écoute Mulder, je vais bien, je ne peux pas te parler au téléphone. Je vais prendre un avion pour rentrer au plus vite. » Lui dis-je juste avant de bâiller.
« Bien. » Réplique-t-il tout en raccrochant.

Je sais qu’il est soulagé d’entendre de mes nouvelles mais sentir son agacement me froisse. Combien de fois est-il parti sans me tenir au courant, m’appelant à la rescousse au milieu d’une affaire ou me remerciant d’avoir deviné le pétrin dans lequel il s’était fourré ? Je secoue la tête, ce n’est pas le meilleur moyen de chasser la migraine qui se présage au loin.

Je téléphone ensuite aux renseignements afin connaître l’aéroport le plus proche me proposant un vol immédiat vers Washington. Ensuite, j’entre dans le magasin pour acheter une bouteille d’eau puis je reprends la route, pied au plancher.


***


Réveillée à l’aube pour récupérer ce disque, il me manque quelques heures de sommeil. La fatigue se propage en moi et les émotions de ces derniers jours ainsi que quelques appréhensions ont vite raison de moi. Je traîne presque des pieds en sortant de l’aéroport, déjà à l’affût pour trouver un taxi au plus vite. C'est dans ces moments-là que ma taille n’est très certainement pas un atout.

Tout à coup, une voiture déboîte de la file et s’arrête à ma hauteur. La vitre se baisse et je vois apparaître mon collègue. Il ne voudra jamais se l’avouer mais il est un éternel gentleman. Un gentleman de mauvaise humeur mais un gentleman quoi qu’il en soit.

J’acquiesce, pleine de gratitude et il se penche même pour m’ouvrir la portière. Je me glisse sur le siège passager et dépose mon sac sur la banquette arrière.


« J’ai consulté les horaires du premier avion quittant n’importe quel aéroport de Pennsylvanie, direction Dulles. » Explique-t-il avant même que je ne lui pose la question.
« Merci d’être venu Mulder. Avant que tu ne me dises quoi que ce soit, j’ai un disque à te faire voir. » Je lui annonce cette nouvelle comme s’il est normal que je me justifie.
« J’espère que ça vaut le coup. » Grince-t-il, prenant un virage avec vivacité.

Je soupire et détourne mon regard vers l’extérieur, appuyant ma tempe contre la vitre froide dans l’espoir d’atténuer mes maux de tête. En vain. Je me doute qu’il va falloir que je me montre particulièrement argumentative et j’en souffre davantage à la moindre pensée. Il est redoutable lorsqu’il est hors de lui. Il ne pardonne pas quand il s’agit de ses amis. De son amie. Il est pourtant conscient que jamais je ne le trahirai mais ses craintes sont difficiles à ignorer. Il n’y peut rien. Moi non plus.


***


Sur le trajet, il en a profité pour appeler les Lone Gunmen, leur demandant d’apporter du matériel pour étudier un disque de source inconnue. Je lui suis reconnaissante de les faire se déplacer. Il a forcément remarqué combien je suis exténuée et c’est sa manière de s’en soucier. Discrète mais évidement présente.

Il ouvre la porte et s’efface pour me laisser entrer. Il lâche mon sac sur le sol et quand je me retourne, c’est pour me retrouver contre son torse, ses bras autour de moi. Je respire le parfum de sa veste en cuir, il se concentre sur celui de mes cheveux. Mes paupières sont closes mais je m’efforce de les rouvrir sinon ce trop plein de confort va me bercer jusqu’à l’endormissement.

Je n’ai de toute façon pas le temps de m’y habituer car il me repousse violement. Je suis si surprise et éreintée que je manque de perdre mon équilibre et il est obligé d’attraper ma main pour m’empêcher de tomber. Je le questionne du regard mais pour seule réponse, il me guide vers le sofa. Bête et disciplinée, je m’y assis. J’ai l’impression d’être une enfant fautive qu’on a conduite dans le bureau du directeur et je suis sur le point de recevoir le savon de ma vie.


« Mais qu’est-ce qui a bien pu te passer par la tête Scully ? »

Qu’est-ce que je disais ? Je dois bien m’y résoudre, il faudra l’affronter un jour ou l’autre. Je bâille aux corneilles –personne n’a dit qu’il était interdit d’amadouer l’adversaire- et masse le bas de ma nuque avec lenteur.

« Il est venu chez moi. C’est lui qui m’avait laissé le journal. Il m’a dit qu’il pouvait me faire découvrir des informations vitales concernant les guérisons soudaines et totales de certains cancers dit terminaux. »

Mon début semble chaotique mais il ne faut pas oublier que je ne suis pas au meilleur de ma forme. Il ne faut pas se méprendre, je sais que j’ai eu tort, que je me suis mise en danger sur la simple parole de ce charlatan et le rétablissement d’un enfant dont je ne connais rien.

« Alors parce qu’il t’a dit qu’il avait des renseignements à te donner, tu l’as suivi ? » Grogne-t-il en tapant du poing sur le mur et tournant dans le salon comme un lion en cage.
« Mulder, j’ai vu cet enfant… Le… Le miracle qui s’est produit, pourquoi ne pas espérer répéter ce miracle sur d’autres ! » Je rétorque, hostile.
« Tu as pensé au conséquences ? D’accord, tu veux faire le bien, mais il aurait pu te tuer en un claquement de doigt et ça n’aurait pas apporté la moindre solution, bien au contraire ! » Continue-t-il de plus belle, croyant pouvoir crier le plus fort.
« Je ne suis qu’une égoïste Mulder ! C’est ça que tu veux entendre ! Non seulement je pars en ne pensant qu’aux découvertes que je peux faire mais tu veux savoir la vérité ? Je crois que je n’ai pensé qu’à moi du début à la fin ! » Je pense l’avoir vaincu au niveau décibels. « C’était pour moi que je voulais une cure, pour mon cancer, je suis sûre que je n’en avais que faire des milliers d’autres souffrant du même mal. Je voulais juste pouvoir extirper cet implant de ma nuque ! »

Je sais que je suis lamentable, je lui montre combien je me sens coupable et le connaissant, il va tout faire pour me convaincre du contraire. Il n’y parviendra pas. Je suis partie seule et je suis revenue avec ce disque. Peut-être est-il même jaloux quelque part ? Surpris qu’à ma toute première escapade, je parviens à obtenir un résultat.

« Ce n’est pas parce que je pars parfois sans te prévenir que tu es obligée de faire pareil. » Lance-t-il, serait-il à bout d’arguments ?
« Fais ce que je dis mais pas ce que je fais. »
« Ce n’est pas ton genre d’être puérile Scully. »
« Cette discussion toute entière est puérile Mulder ! Tu es énervé que je t’ait fait subir ce que toi tu m’as fait subir un nombre incalculable de fois ! Au moins je t’ai envoyé un enregistrement, j’ai réfléchi à ce que je faisais ! »
« Je n’ai rien reçu Scully ! Rien du tout ! »


Sa réponse a le don de me faire taire. Rien du tout ? Alors CGB avait probablement un complice qui l’aura récupéré. Comment ai-je pu être aussi bête ?

« Ecoute, je sais très bien ce que tu ressens car j’y suis passées bien avant. Tu es énervé, hors de toi, tu te sens trahi et bafoué. Mais la vérité, c’est que tu es trop en colère pour avouer que tu t’es fait un sang d’encre pour moi. »

Il va sûrement le prendre comme un coup bas mais c’est la pure vérité. Autant qu’il souhaite me gifler, il a tout autant envie de me prendre dans ses bras et de me serrer contre lui jusqu’à étouffement.

Il est sur le point de répliquer quelque chose, une remarque cinglante j’en suis sûre, mais il est interrompu par nos trois comparses qui frappent à la porte. Avant d’aller leur ouvrir, il ne peut s’empêcher de me jeter un dernier regard noir, m’indiquant que je n’aurai pas le dernier mot. Qu’il en fasse à sa guise. Après la tornade vient irrémédiablement le soleil. J’ai hâte d’y être mais pour le moment, je croise les doigts pour obtenir des réponses, n’importe les quelles. Pourtant, un mauvais pressentiment n’a de cesse de se rappeler à moi depuis que j’ai laissé CGB Spender seul dans cette demeure isolée.

FIN

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