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 Séquel - All Things

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Polly

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MessageSujet: Séquel - All Things   Sam 5 Avr - 20:39

Petite continuation de la scène que l'on chérit tous!

Je m’arrêtai soudainement de parler, sentant que son attention n’était plus focalisée sur ma voix. Mon intuition se confirma quand en posant mon regard sur, ce fut pour découvrir qu’elle somnolait paisiblement, appuyée sur mon épaule. Ses cheveux retombaient légèrement sur sa joue et je ne pu résister à l’envie de caresser sa peau en utilisant ce prétexte évident. Ses lèvres étaient entrouvertes, brillantes dans l’obscurité du salon, délicieuses, appétissantes.

Afin de me distraire de cette pensée peu Catholique, j’attrapai la couverture qui gisait sur mon sofa et la recouvrai le plus soigneusement possible. Lâchant un soupir, je me relevai et m’immobilisai près de la table basse, la contemplant encore quelques instants, refusant qu’elle quitte mon champ de vision tant elle était envoûtante. Perdue dans ses songes, admirée à son insu, elle me rappelait l’enfance, l’insouciance, la jeunesse encore inaltérée par les épreuves de la vie. Si toutes les cicatrices de l’adversité avaient été apparentes sur son corps, elle n’aurait été qu’une vaste palette de couleurs nacrés et bleutées. Son visage avait été heureusement épargné, la dotant de cet air enjôleur particulièrement gracieux et distingué. La nature m’eut attribué les capacités, j’aurais volontiers mis mes talents au service de la peinture, multipliant les aquarelles ou autres esquisses colorées. J’aurais retracé de mémoire chaque courbe de son corps, l’arc aquilin de son nez, le rebondis de ses lèvres, le bleu azuréen de ses yeux…


« Mulder ? » Sa voix vint m’interrompre dans ma réflexion, suivie de son regard interrogateur.

« Je reviens. » Fis-je immédiatement, désignant la salle de bain.

Après m’être rafraîchi et débarrassé d’une envie pressante, je retournai au salon pour la trouvée postée devant la fenêtre. A l’extérieur, la tempête faisait rage, je n’étais plus trop rassuré à l’idée de la savoir seule sur le chemin du retour.


« Je préfèrerais que tu restes là pour la nuit, tu sais, au cas où… » Balbutiai-je sans trop apprécier le choix de mes mots.

« Je suis une grande fille Mulder. » Me rappela-t-elle, esquissant un sourire que j’identifierais comme flatté et amusé.

« Je sais, c’est moi qui me fais vieux, tu serais aimable de préserver mon pauvre cœur… » Plaisantai-je en priant pour qu’elle décèle la once de sérieux qui résidait dans mon ton et qu’elle accepte ma proposition.

Scully rit doucement puis baissa la tête, par dépit ou par gêne, je ne pu le discerner sans capter son regard. Puis avec soulagement, je vis ses mains s’attarder sur les boutons de sa veste afin de l’ôter et de la reposer sur l’accoudoir du sofa. L’hésitation s’empara alors de moi : que faire ? Que lui proposer ? Elle semblait exténuer, perdue, j’aurai tant aimé pouvoir la conforter dans ses choix, lui dire qu’elle avait emprunté le bon chemin. Le souci étant que mon objectivité était largement atteinte. En effet, je ne pouvais décemment lui affirmer que son engagement pour le FBI avait été la meilleure solution, me basant uniquement sur le fait que jamais je ne l’aurais rencontrée s’il en avait été autrement. Il était évident que sa venue dans ma vie avait été une bouffée d’oxygène, un pansement sur une plaie béante, une bouée de sauvetage pour un homme dérivant en plein océan… Comment lui avouer tout le bien qu’elle m’avait apporté sans l’effrayer, sans lui donner l’envie de fuir devant cet amoureux transi qui venait à peine de prendre conscience de l’ampleur réelle des sentiments qu’il éprouve pour elle? Mes désirs étaient si simples et légitimes. La prendre dans mes bras. Sentir le parfum de sa peau et de ses cheveux se mêler au mien. Caresser sa joue lorsque sa tête repose sur mon épaule. Etait-ce trop demander ? Trop espérer ? Cela briserait-il le lien qui s’est forgé entre nous après toutes ces années de partenariat ?


« Est-ce que tu aurais une autre couverture, j’ai peur d’avoir froid. » S’immisça Scully en désignant le canapé.

« Non. C’est moi qui dormirai ici, j’ai un lit tu sais maintenant. » L’informai-je avant de l’inviter à me suivre à la chambre.

Tout à coup, à mesure que la porte s’écartait pour révéler ce lieu si intime et lourd de sens, je réalisai combien la situation s’emballait, et ce, contre mon gré. Eussé-je été une jeune fille, mon teint se serait empourpré à une vitesse édifiante. Contre le fenêtre, une branche d’arbre se cognait de manière intensive, secouée par un vent terrible. Les gouttes de pluie heurtaient la vitre avec violence, à l’horizontale, soulevant un écho désagréable.


« Les draps sont propres, je n’y ai pas encore dormi. » Confiai-je en me sentant particulièrement stupide.

« Le plus étonnant c’est qu’une telle révélation ne me surprend même plus. » Remarqua Scully en s’asseyant sur le bord du matelas.

Prêt à tout pour dissimuler ma honte passagère, je me tournai vers l’armoire, ouvrant la porte à la recherche d’un tee-shirt. Une fois l’objet de ma quête en main, je le lui tendis et elle l’attrapa comme si de rien n’était.


« Merci. » Murmura-t-elle, emmêlant ses doigts sans le tissu rendu très doux à fort d’être lavé.

« Si tu as besoin de quoi que ce soit, sers-toi. Si tu ne trouves pas, tu n’as qu’à crier. » Lui suggérai-je avant de quitter la pièce.

« Mulder ? » M’appela-t-elle avec une touche de timidité dans la voix.

Je revins sur mes pas, inclinant la tête en signe d’attention. Elle se leva et marcha jusqu’à moi, posant sa main froide sur mon avant-bras, je ne pu résister à l’envie de la recouvrir, de la réchauffer.


« Je m’excuse pour tout à l’heure. Je ne voulais pas t’ennuyer avec cette étrange journée. Je suis contente d’être là où j’en suis aujourd’hui, au FBI, à Washington, avec toi… Je suis juste un peu perdue, revoir cet homme m’a troublée et a fait resurgir en moi des sentiments que je croyais totalement enfouis. Reste à les identifier. » Conclut-elle avec une évidence qui ne me laissa pas de marbre.

Je savais qu’il y avait un sens bien précis sous cette phrase, je tentai de le saisir mais Scully était particulièrement douée dans l’art de dissimuler ses vraies émotions. J’osai espérer que cette signification cachée tournait à mon avantage et qu’un jour, elle me donnerait l’autre partie de l’énigme. Sa confession achevée, elle recula de quelques pas et referma doucement la porte devant moi, nous séparant de nouveau mais offrant une chance à mes aspirations. Après tout, ce n’était qu’une porte dont la poignée restait visible, elle ne venait pas de dresser un mur capitonné et doublé de blindage. Je souris à cette métaphore plus que rudimentaire.


***


Ma respiration s’était calée d’elle-même sur le rythme entêtant des gouttes de pluies qui s’échouaient sur la gouttière. Je ne pouvais trouver le sommeil, ce son régulier m’hypnotisait littéralement, rien n’y faisait, je ne parvenais à l’ignorer. Malgré cela, un autre bruit, celui-ci plus distinctif, s’appela à mes oreilles. Relevant la tête, je l’aperçus dans la pénombre, appuyée contre le chambranle.

« Scully ? » Fis-je en me redressant, m’accoudant comme je le pus.

« Est-ce que je peux te poser une question ? » Demanda-t-elle d’un ton grave.

« Oui, bien sûr. » Répondis-je en m’asseyant totalement cette fois, lui laissant la place pour s’installer à mes côtés.

Elle n’avait rien sur elle que ce fin tee-shirt en coton gris clair et bien qu’elle essayait de le nier, elle tremblait comme une feuille. Glisser la couverture sur nos deux corps tout en contrôlant mes gestes requis de ma part un effort incommensurable. Les choses devinrent même insoutenables lorsqu’elle se pressa contre moi et reposa sa tête sur mon épaule. Ne se rendait-elle pas compte de l’effet qu’elle me produisait ? Etait-elle si confiante en son « ami » qu’elle considérait cette situation comme anodine, ou pire, normale entre deux collègues de sexes opposés ?


« Si tu n’avais pas emprunté la voie du FBI, qu’aurais-tu aimé exercer comme métier ? » Se risqua-t-elle enfin, une main posée sur mon torse.

« Je ne sais pas vraiment. J’avais dans l’idée de travailler dans la psychologie, l’étude des comportements. Je voulais comprendre les gens, leurs soucis, je voulais en quelques sortes empêcher les gens de commettre les mêmes erreurs que moi. » Expliquai-je en me prenant au jeu.

« Tu aurais été doué mais je pense qu’à long terme, tu te serais fait plus de mal que tu n’en aurais procuré à tes patients. Quoi que tu en dises, tu t’impliques tellement dans les causes que tu défends, leurs problèmes seraient devenus ton obsession. » Souligna-t-elle sans reproche.

« Parce que je ne suis pas obsédé par mon travail ? La vérité ? » L’interpelai-je, abasourdi par ses propos.

« Si, bien sûr. Mais je pense que tout d’abord, cette obsession est plus saine et puis, tu la partages, que ce soit de gré ou de force. Et ton idée fixe principale était de savoir ce qui était arrivé à ta sœur, si tu n’avais été que psychologue ou comportementaliste, jamais tu n’aurais eu à ta disposition les ressources nécessaires pour le découvrir. » Se justifia Scully, me laissant pantois.

Il y avait eu tant de fois où je l’avais contredite, ou je lui avais démontré qu’elle se trompait et que sa science ne pouvait apporter une explication à tous les mystères nous environnant. Désormais, rien que pour le plaisir de la voir effectuer cette petite moue emplie de détermination et d’une touche de doute, j’aurais voulu être en désaccord avec elle. Pourtant, cela m’était impossible car sa phrase était criante de justesse.

« Je suis d’accord mais la plus grande différence, c’est toi Scully, toi qui me gardes les pieds fermement ancrés au sol. Je ne pourrais jamais assez te remercier pour avoir été là toutes ces années, pour t’être accrochée malgré mon fichu caractère. Que je sois psy, flic ou Président, jamais je n’aurais réussi à trouver la paix en moi sans te croiser sur ma route. » Assurai-je avec certitude, je sentais avec plaisir son souffle chaud sur mon cou.

« Ne t’inquiète pas Mulder, tu n’es plus obligé de m’envoyer des fleurs pour que je reste avec toi aux affaires non classées. » Lança-t-elle en toute distraction.

Nos rires se mêlèrent à merveille et sa main remonta sur ma joue, attirant mon visage vers le sien. Dans l’obscurité, elle ne pu distinguer mon visage et ses lèvres atterrirent à la commissure des miennes. Ou était-ce intentionnel ? A l’aveuglette, je la sentis se lever et m’apprêtais à me rallonger quand ses doigts caressèrent ma paume et l’empoignèrent pour me forcer à la suivre. Autant préciser que je ne me fis pas prier. Nous nous faufilâmes jusqu’à la chambre et nous glissâmes sous les draps, entremêlant nos jambes, nos lèvres, s’étouffant de baisers langoureux. Bien qu’elle semblât fragile et vulnérable, Scully se révéla dotée d’une énergie et d’un désir indomptable.


***


La première chose dont je me rendis compte en me réveillant, ce fut que Scully n’était plus allongée auprès de moi. Discrètement, je me redressai et l’aperçus qui s’habillait dans la salle de bain. J’espérais que le miroir ne lui renvoyait pas mon reflet. Elle enfila ses sous-vêtements, puis son pull et enfin sa jupe dont la fermeture se trouvait sur le côté. Elle jeta un dernier coup d’œil à ses cheveux qu’elle arrangea derrière ses oreilles, puis elle pivota en direction de la chambre. Fermant les yeux, je l’entendis enfiler sa veste qu’elle avait dû récupérer avant de commencer à se revêtir. Je n’avais qu’une envie, bondir du lit et l’étreindre de mes bras pour qu’elle ne parte pas, l’embrasser, la supplier de ne pas nier ce qui s’était passé entre nous cette nuit. Malgré tout, je restai parfaitement immobile, silencieux, sentant son regard se poser sur moi avant qu’elle ne sorte. De la chambre. De l’appartement.

Je frottai mon visage, mes paupières alourdies, mes cheveux ébouriffés. Son parfum stagnait encore dans mes draps et sur ma peau. J’hésitai presque à prendre une douche, de peur de m’en séparer. Je n’aurai pas eu le délice de me réveiller à ses côtés, de lui souhaiter une bonne journée en noyant son cou de baisers. Je ne lui en voulais pas, je l’avais déjà suspecté avant même d’entreprendre quoi que ce soit avec elle. Le doute était son pire ennemi mais le temps l’aiderait à le vaincre. A cet instant, je pensais plus à vite me préparer afin de la retrouver, comme si de rien n’était. Mais ce soir-là, nous nous retrouverions, sans un mot ou une explication, juste parce que nous en avions besoin, juste parce que nous y étions destinés.

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