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 this is not happening...

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SoKo

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MessageSujet: this is not happening...   Mar 13 Mai - 18:27

pour situer l'histoire, fin de la saison 5...

Appartement de Dana Scully
6h06

Scully ouvrit les yeux. Elle ne pouvait dire pourquoi, mais elle sentait comme une présence dans la pièce. Elle était pourtant dans sa chambre, confortablement installée dans son lit, la tête encore plein de rêves. Un courant d'air la fit frissonner. Elle jeta un coup d'oeil rapide à la fenêtre, mais celle-ci était fermée et la porte de sa chambre également.
Mais qu'est-ce qui se passe?
Soudain une odeur nauséabonde parvint à ses narines. C'était indescriptible, un immonde mélange de poubelles, d'égout et de corps en décomposition. Elle eut un haut le coeur. Bien sûr, elle avait l'habitude de l'odeur que génère les cadavres, mais le fait de le sentir chez elle, alors qu'elle dormait paisiblement, était vraiment atroce.
Mais d'où peut bien venir cette odeur? Du lavabo?
Non, elle mettait du produit assez régulièrement dans les conduits pour qu'ils ne se bouchent pas. Puis il y avait ce courant d'air, et cette désagréable sensation d'être observée, épiée. Elle commençait à vraiment s'inquiéter. Instinctivement, sa main se dirigea vers son arme.
-Bonjour ma petite Dana.
Un frisson lui glaça le dos. Cette voix était aiguë, presque inhumaine. Une voix sortie tout droit de ses cauchemars d'enfant.
Mon dieu, mais qu'est-ce qu'il se passe?
Elle se précipita vers sa lampe de chevet, et alluma. Elle poussa un cri.
Ça n'est pas possible...
Elle devait rêver, elle se réveillerait bientôt.
L'homme assis dans un fauteuil, juste en face de son lit, la regardait en souriant. Mais ce qui était comique, ou plutôt le plus effrayant était son costume. Il portait un habit de clown! Arborant fièrement une perruque orange avec des pompons assortis et une sorte de pyjama violet et jaune. Il tenait un ballon attaché à une ficelle dans sa main droite.
Il éclata d'un grand rire pervers lorsqu'il découvrit le visage effrayé de Scully.
Les clowns...elle en avait une sainte horreur depuis son enfance.
Non...ça n'est pas possible, ça n'est pas possible!
Il ne pouvait pas être là, assis en face d'elle. Et ses yeux...ils n'étaient pas normaux, ils étaient extrêmement perçants et oranges. Pas du même orange que ses cheveux ou ses pompons. Non, plutôt comme la couleur d'un brasier. Oui, c'est ça, ils ressemblaient à un feu.
-Oh je vois que je t'ai fait peur. Tu m'en vois vraiment navré ma petite Dana, hi hi. Reprit le clown avec sa voix suraiguë.
-Que...qu'...q'est-ce que vous me voulez? Je vous préviens, je suis agent fédéral, je suis armée...sortez de chez moi tout de suite...Sa voix tremblait plus qu'elle n'aurait voulu.
-Oh mais je sais ce que tu fais. Ah si tu savais tout ce que je sais sur toi. Tes peurs, tes désirs, tes envies, tes envies, tes fantasmes.
Ce dernier mot le fit rire, un peu comme ces jeunes enfants tout excités d'utiliser des mots interdits.
-Sortez d'ici ou je...
-Ou tu quoi? Appelle la police? Que vas-tu leur dire? Qu'il y a un clown dans ta maison?
Il éclate cette fois d'un grand rire et Scully put remarquer avec horreur ses affreuses dents jaunes limées. Elles ressemblaient, en plus petites bien sûr, à des dents de requin. Ses yeux brûlaient toujours et son haleine était chargée de compost.
Scully paniquait sérieusement. Elle essayait tant bien que mal de rationaliser, mais là, elle se sentait complètement perdue.
Le clown reprit la parole.
-Soyons sérieux deux minutes Dana. Si je suis là, c'est pour t'annoncer une nouvelle. Mauvaise, certes, mais nouvelle quand même. Je me fais en quelque sorte le prophète du Diable. Hi hi...
Non il n'était pas le Prophète du Diable. Il était Le Diable.
-Qu...Quoi?
-Je suis venu te dire que ton ami Mulder est mort cette nuit. Ah si tu l'avais vu, c'était magnifique! Hi hi..Il a merveilleusement souffert. Il s'est tordu de douleur pendant un long moment. Il t'a même réclamée.
-Je...je ne vous crois pas! C'est n'importe quoi! Vous ne me connaissez pas et vous ne connaissez pas Mulder!
Bien qu'ayant réalisé l'absurde de la situation, en effet parler à un clown ressemblant au Diable en personne n'était pas chose courante. Elle commençait à sentir les larmes lui monter aux yeux.
Mulder mort? Non, ça n'est pas possible.
-Oh non petite Dana...ne pleure pas...tu vas me faire pleurer...regarde je pleure...bouhouh.
Il sortit de sa poche un mouchoir multicolore d'au moins un mètre de long.
Il se mit à renifler bruyamment et elle se rendit compte avec horreur que les larmes qui coulaient sur son visaged'un blanc laiteux, étaient des gouttes de sang qui venaient se répandre sur son fauteuil.
Mon Dieu...ça n'est pas possible...
Elle devait rêver, il n'y avait pas d'autres explications possibles...
La voix du clown se fit tout d'un coup plus grave, plus menaçante.
-Il est mort ma petite. De la même balle qui a tué son père et ta soeur. Il s'est complètement vidé de son sang.
Il disait n'importe quoi! Ça ne pouvait pas être vrai. Elle devait se réveillée! Se pincer, se frapper, n'importe quoi pour faire cesser ce cauchemar ridicule!
-C'est chacun son tour. Maintenant c'est à toi de mourir. Je pensais m'en prendre à lui mais il n'est plus disponible...hi hi! Heureusement qu'il a parlé de toi dans son dernier souffle, sinon je serai encore affamé et à chercher ma nouvelle proie...
Il bondit sur elle en un éclair. Elle eut juste le temps d'attraper son arme, de voir avec horreur sa bouche s'ouvrir encore plus grand qu'un être humain ne pouvait le faire et de sentir son haleine de poisson pourri contre son visage.
Elle tira. Elle ne visa même pas. Le coup partit. Elle entendit le bruit d'un miroir brisé...puis...plus rien...

Le noir.

Elle se réveilla en sursaut dans son lit. Elle était en sueur. Elle passa rapidement une main sur son corps. Elle était intacte, pas une égratignure.
Mulder...
Elle se précipita vers son téléphone et composa son numéro.
Une sonnerie, deux, puis trois, quatre...toujours personne...
L'angoisse montait...
Enfin au bout de la cinquième sonnerie:
-Mmmh...
-Mulder?
-Mmmh...
-C'est moi. Est-ce que ça va?
-Mmmh....
Elle prit ça pour un oui.
-Ok, désolée de t'avoir réveillé.
Elle n'entendit pas le énième « mmh », et raccrocha.
Encore sous le choc de son cauchemar et ne voulant plus dormir, elle décida de se lever. En allumant la lumière, elle s'arrêta net. Le miroir était brisé. Elle s'en approcha et se tourna vers la chaise sur laquelle cette chose était assise. Ses yeux s'agrandirent en une expression d'horreur totale...
La chaise était pleine de sang. Le sang des larmes du clown...


Dernière édition par soko le Mer 14 Mai - 19:08, édité 1 fois
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SoKo

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MessageSujet: Re: this is not happening...   Mer 14 Mai - 18:58

Siège du FBI
9h00

Quand Mulder arriva, Scully était au bureau depuis bien une heure.
-Hey, t'es arrivée en avance. Ça fait longtemps que t'es là?
-Une heure, une heure et demie peut-être...
-Il y a quelque chose qui ne va pas?
Elle baissa les yeux et se força à émettre un léger sourire, essayant de cacher sa gène.
-Non, c'est rien. J'ai fait un cauchemar, j'arrivais plus à dormir. C'est tout.
-Un cauchemar...il a dut te faire drôlement peur pour que tu m'appelles à six heures ce matin, alors que je dormais.
Elle ne répondit pas. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien lui dire? Elle, d'habitude si scientifique, si rationnelle, avait eu peur d'un simple cauchemar. D'accord il y avait des choses étranges, comme le miroir brisé et le sang sur le fauteuil, mais elle préférait ne pas lui en parler. Elle le connaissait suffisamment et savait qu'il allait foncer sur l'occasion pour lui sortir encore une de ses étranges théories. Ses rêves, ou ses cauchemars, peu importe, était son intimité. Les rêves étaient le reflet des désirs inconscients, Mulder avait étudié la psychologie, et elle n'avait pas envie qu'il aille fouiller dans les tréfonds de ses pensées. Certains secrets devaient rester secrets.
-Tu sais Scully moi aussi j'ai fait un cauchemar cette nuit.
Elle releva la tête, intriguée.
-Oui, j'ai rêvé que je me faisais manger par une menthe religieuse géante.
Elle eut un léger sourire en coin.
-Tu sais Mulder, beaucoup d'hommes rêvent de l'angoisse de la castration... et je ne vais pas t'apprendre ce que font les menthes religieuses à leur partenaire après l'accouplement.
-Scully, laisse mon angoisse de castration là oui elle s'il te plaît...bon sinon, on a quelque chose d'intéressant?
-Non. Aucune enquête. On est en vacances forcées.
-Si tu le savais, pourquoi tu es venue?
Là encore, elle ne lui répondit pas. Elle n'allait tout de même pas lui avouer, qu'elle était venue jeter un coup d'oeil aux anciens dossiers pour voir si ce qu'elle avait vécu ce matin était déjà arrivé à d'autres personnes. Malheureusement, sa recherche avait été infructueuse.
-Non, je ne savais pas. D'ailleurs je rentre chez moi. Je suis fatiguée, je vais pouvoir me reposer. Tu devrais en faire autant Mulder tu as l'air épuisé toi aussi. Salut.
-Salut.
À peine avait elle franchit la porte, que Mulder entendit ses pas revenir en arrière. Elle avait surment oublié quelque chose...
-Ah j'oubliais, attention aux menthes religieuses Mulder, elles peuvent être très féroces à cette période de l'année.
-Ah ah! Ironisa Mulder. Je te raconterai plus jamais mes rêves Scully. Allez, va te reposer, t'en as besoin.
Elle partit pour de bon.
Mulder repensa à son rêve. Quand il y repensait, il lui semblait ridicule, mais il devait bien avouer qu'il n'avait jamais eu aussi peur de sa vie.
Le regard de cette chose s'était posé sur lui. Il s'était senti impuissant, minable, incapable du moindre mouvement. Cette chose l'avait regardé, étudié, avant d'essayer de l'attaquer. Il était redevenu le petit garçon qui avait peur des insectes dans les arbres.
Bien sur qu'il pouvait donner une explication psychanalytique aux rêves. Mulder, par exemple, avait toujours eu des relations chaotiques avec les femmes. Elles pouvaient le dominer facilement,et bien sur, inconsciemment il avait tendance à choisir des femmes à caractère dominant. Pas seulement, dans ses relations amoureuses, Scully en était le parfait exemple. Elle avait un côté dominant qu'il ne pouvait nier.
Bon la séance du psychanalyste était finie pour aujourd'hui.
Mulder prit son manteau et rentra chez lui.
Qu'est-ce qu'il allait bien pouvoir faire pendant quelques jours?

Appartement de Dana Scully
11h

Scully s'était tranquillement installée sur son canapé et lisait un livre de médecine sur les rêves.
Un bruit sourd la fit sursauter. Comme un ballon qui éclate. L'odeur. Cette odeur nauséabonde qu'elle avait sentie le matin même.
Oh non...
Elle était encore en train de rêver, oui c'était ça. Elle était épuisée, avait dû s'endormir, et elle avait pensé à ce rêve étrange toute la matinée.
-Hé hé hé....
Le rire venait du fond de la pièce. Il ressemblait à ces rires que l'on peut entendre parfois dans les boites de farces et attrapes. Sauf qu'il n'avait rien d'amusant. Un ricanement lointain, sadique et inquiétant.
-Tu vois Dana tu ne peux pas te passer de moi! Hi hi...
Il avait surgi de nulle part et se trouvait en face d'elle, toujours dans son costume de clown ridicule.
Elle était décidé à ne pas lui parler. Il n'était pas réel, même s'il semblait l'être.
Ce n'est qu'un rêve. Ça n'est pas possible. Il ne peut pas être vrai.
-Oh je sais ce que tu penses. Tu ne crois pas en mon existence, pourtant tu as douté. Le miroir brisé, le sang sur le fauteuil. Pas mal mes tours de passe-passe? Non? J'avoue que j'aurais pu avoir une grande carrière, mais que veux-tu, les plus grands artistes sont souvent des incompris...hi hi...
Il finissait toujours ses phrases de ce petit rire ridicule. Il jouait avec elle, jouait avec ses nerfs...
-Bon maintenant ça suffit, dit-elle, je suis en train de faire un cauchemar, c'est tout. Je me suis juste endormie sur le canapé, et j'aimerais me réveiller maintenant.
-Attend, on a pas jouer encore.
Elle le regarda droit dans les yeux.
Jouer? Qu'est-ce qu'il voulait dire par là?
Il ne prit pas la peine de lui répondre, il se jeta sur elle, la gueule ouverte, laissant apparaître ses dents aiguisées comme des rasoirs.
Elle roula du canapé, sentit vaguement une brûlure intense au bras gauche. Elle se mit à hurler, ce n'était pas un cri de douleur, non c'était un cri d'horreur. C'était chose, n'était pas humaine et venait violer son intimité: ses rêves.
Une des rares choses que les scientifiques ne comprenaient pas chez l' Homme, c'était bien les rêves. c'est pourquoi, ils étaient propres à toutes sortes d'interprétations, de spéculations et échappaient à tous contrôles.
Elle se mit à courir dans son appartement, pour aller où? Elle ne savait pas. Mais elle était incapable de réfléchir. Elle, d'habitude, si posée, si sûre d'elle, ne savait pas comment gérer la situation, chose extrêmement rare chez elle.
Elle courut s'enfermer dans la salle de bain.
Une fois la porte verrouillée, elle examina son bras. Il saignait, elle avait été mordue.
Allez, Dana, réveille-toi! Réveille-toi!
-Mais, oui Dana, réveille-toi! Hi hi...
Ses yeux s'agrandirent avec horreur...
Non, ça n'était pas possible...
La voix du clown venait...du...lavabo...
Oh mon Dieu...
Elle se pencha vers le lavabo...
-Bouh! Hi hi...
Elle le voyait distinctement. Il était là. Dans la lavabo. Elle faillit vomir.
Ça n'était pas possible....
Elle s'enfuit en courant de la salle de bain. Arrivée dans le salon, elle sentit une force la pousser vers le sol.
Elle vit le parquet s'approcher de sa tête, plus prés, toujours plus près...
Puis plus rien...
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MessageSujet: Re: this is not happening...   Mer 14 Mai - 21:43

Elle se réveilla, sentant une main sur sa joue.
-Scully, mon Dieu, Scully...répond-moi...
-Mulder...
Il poussa un soupir de soulagement. Il était seulement passé la voir, comme ça, sans but précis. Il avait entendu du bruit et s'était précipité à l'intérieur. Il avait vu sa collègue, étendue sur le sol, le bras en sang, un couteau à ses côtés. Il ignorait ce qu'il s'était passé, mais des meubles avait été renversés, et Scully avait le bras dans un sale état.
Il l'aida à se relever et la fit s'asseoir sur le canapé.
-Tu m'expliques?
Elle garda la tête baissée.
Comment lui expliquer? Aucun mot n'était assez fort pour décrire l'horreur qu'elle venait de vivre. Ou qu'elle croyait avoir vécu...Quelle était la meilleure explication à tout ça?
Un clown l'avait attaquée chez elle? Ridicule, elle était tout simplement ridicule.
-Je ne sais pas ce qui s'est passé.
Mensonge à moitié vrai...
-Bon, tu as l'air d'avoir subi un sacré choc, j'appelle la police, les médecins viendront et te soignerons ta coupure.
-Mulder, ce n'est pas une coup...
Ses paroles restèrent en suspend. Elle fronça les sourcils. Elle se rappelait très nettement que lorsqu'elle s'était enfermée dans la salle de bain, elle avait des traces de dents. Mais en y regardant plus attentivement, avec son oeil de médecin, elle pouvait voir des coupures, sûrement dues au couteau qui était dans la pièce.
-Si c'est pas une coupure, qu'est-ce que c'est? Lui demanda Mulder, en lui passant une main dans le dos.
-Non, rien...j'ai rien dit.
-Tu as besoin de te reposer un peu. Bon j'appelle la police.

La police arriva, releva, empreintes, traces de sang...Scully se réfugia dans sa chambre une fois son bandage fait.
Elle jeta un coup d'oeil à son miroir toujours brisé, et à son fauteuil en sang.
Mulder rentra doucement dans la pièce.
-Scully, ça va?
Elle avait l'air pensive.
-Oui...je crois oui...Mulder...je..je ne comprend pas ce qu'il s'est passé.
-On en saura plus dans une heure. Ils vont analyser les empreintes trouvées sur le couteau. Ton miroir, Scully, c'était aujourd'hui aussi? Et...mon dieu...qu'est ce qui s'est passé avec ce fauteuil? C'est ton sang?
Il était vraiment inquiet maintenant, les souvenirs du cancer refaisaient peut-être surface.
-Oui c'était aujourd'hui mais, enfin ce matin.
-Qu'est-ce que tu me caches Scully?
-Mais rien Mulder. C'est juste que je me sens un peu bizarre depuis ce matin. C'est peut-être le manque de sommeil, je ne sais pas.
-Ça a un rapport avec ce cauchemar dont tu m'a parlé ce matin?
-Je n'ai pas envie d'en parler.
-Bon, si tu te sens prête à me parler un jour je suis là, d'accord?
Elle hocha légèrement la tête. Mulder continua de parler.
-Écoute, je t'ai trouvé une chambre de motel, je suppose que tu n'as pas très envie de rester chez toi. Je n'allais pas t'inviter chez moi, je n'ai que mon canapé, et tu aurais râler parce que tu ne dormirais pas bien dessus.
Il esquissa un sourire mais elle n'y répondit pas, toujours absorbée par ses pensées et ses démons.
-Merci Mulder.
-Prend ton manteau, je t'amène.

Au bout de vingt minutes de voiture, ils arrivèrent au motel. Mulder aida Scully à s'installer et décida de rester un peu avec elle, sentant qu'elle avait besoin de compagnie.
Il ne comprenait toujours pas ce qu'il s'était réellement passé. Qui avait bien pu bien l'agresser? Pourquoi s'entêter t-elle à lui cacher des choses?
La sonnerie de Mulder retentit dans la pièce.
-Mulder?
Scully releva la tête et regarda son partenaire d'un air interrogateur.
-Oui M. le directeur, je suis avec elle.
-...
-Oui.
-...
-Oui, je comprend. Je lui dis. Je vous tiens au courant.
Il raccrocha.
-Mulder tu m'expliques?
Il s'assit à ses cotés et prit ses mains dans les siennes.
-Scully, tu es sûre que tu n'as rien à me dire?
-Quoi? Explique toi..
-Très bien. La police a analysé les empreintes laissées sur le couteau...et...
-Et, quoi? Mulder ne me laisse pas dans le doute...
-Selon eux, tu te serais fait ces entailles toi même.
Elle se releva, les larmes aux yeux.
Ça y est on la prenais pour une dingue, une malade.
-Non, Mulder, tu ne vas pas les croire, jamais je ne ferais ça.
-Avoue quand même que ton attitude est étrange. Tu ne te rappelles de rien ou tu fais semblant. Enfin, bref, Skinner m'appelait pour me dire que des médecins allaient venir te chercher.
-Quoi?!
-Tu es dangereuse Scully envers toi-même et peut-être même pour les autres. Imagine que tu ais une de ces crises ici, et que tu utilises ton arme.
-Arrête Mulder! C'est de moi qu'on parle, d'accord?
-Tu n'es peut-être plus toi par moments...
On frappa à la porte. L'ambulance était là.
-Je t'en prie Mulder ne les laisse pas m'emmener...Mulder, s'il te plaît, je ne suis pas folle, et tu le sais...
Les ambulanciers arrivèrent et prirent doucement Scully par les épaules. Elle essaya de se débattre, mais cela ne servirait à rien, seulement à empirer son état.
Elle passa la porte, et dit à Mulder une dernière fois.
-Mulder sors-moi de là.

Il entendit ses pas s'éloigner dans le couloir.
Qu'est-ce qu'il avait fait?
Sa tête glissa entre ses mains...
qu'est-ce qu'il pouvait faire maintenant?
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MessageSujet: Re: this is not happening...   Jeu 15 Mai - 2:06

Hôpital psychiatrique de Georgetown
14h

Scully était dans sa chambre d'hôpital, vêtue d'un pyjama blanc. Elle était allongée dans son lit et attendait la visite du psychiatre de service qui devait évaluer son état. Elle s'était promis de ne rien lui révéler et de ne pas lui parler de ses cauchemars, sinon elle ne serait pas prête de sortir d'ici. Elle ne savait vraiment pas quoi faire pour convaincre tout le monde qu'elle allait bien, et qu'elle ne s'était pas charcutée la peau toute seule.
A son arrivée, les infirmières avaient enlevé son bandage pour prendre la plaie en photo, et elle devait admettre, malheureusement, que ce n'était pas des traces de dents mais bien de couteau qui ornaient son bras.
Avec toute cette agitation, elle ne savait plus très bien ce qui était réel et ce qui ne l'était pas, et les médicaments ne l'aidaient pas. Selon la procédure, elle avait avalé deux cachets de valium, histoire de la détendre un peu.
Quelqu'un frappa à la porte: le psychiatre.
-Bonjour Dana, je suis le Dr. Newman.
Il prit une chaise et s'assit en face d'elle.
-Bon, est-ce que vous savez pourquoi vous êtes là?
-Parce qu'on pense que je peux être une menace pour moi et pour les autres. Répondit-elle d'une voix monocorde, comme si elle récitait un texte.
-Et c'est le cas?
-Non, je ne suis pas dangereuse.
-Pourtant vous vous êtes bien entaillée le bras. Vous pouvez me dire ce qu'il s'est passé?
-Je ne m'en rappelle pas.
Elle ne savait vraiment pas quoi lui répondre. Elle garda la tête baissée, elle voulait qu'il s'en aille, qu'on la laisse tranquille. Personne ne pouvait l'aider.
-Il paraît que vous faites des cauchemars, Dana...
Ils avaient du parler à Mulder, c'était le seul au courant. Elle lui en voulu. Pourquoi leur avait-il raconté ça? Lui d'habitude si méfiant envers tout le monde.
-Vous pouvez me les décrire?
-...
-Bon, apparemment, vous ne voulez pas parler, je me trompe?
-...
-Très bien. Écoutez, on vous garde en observation pour cette nuit. On évalue votre état demain matin et si tout va bien,vous rentrez chez vous, d'accord? Ne vous inquiétez pas pour cette nuit, il y a des infirmières et un médecin de garde. Surtout n'hésitez pas à appeler si vous ne vous sentez pas bien. Vous m'avez bien compris?
Elle hocha la tête, et regarda le médecin sortir de la chambre.
Il était 16 heures. Le temps passait au ralenti dans ce genre d'endroit. Qu'est-ce qu'elle allait bien pouvoir faire jusqu'à ce soir?
Rester là, seule dans sa chambre, à regarder le plafond? Il y avait mieux comme occupation...
On frappa à la porte. Qu'est-ce que c'était cette fois? Le médecin qui venait lui montrer comment se servir du bouton de l'alarme, d'accord elle était à l'hôpital mais n'avait plus trois ans. Ce n'était finalement pas le Docteur, mais Mulder qui se tenait dans l'encadrement.
Elle lui jeta un regard noir. C'était plus fort qu'elle, il fallait qu'elle s'en prenne à quelqu'un.
-Je t'ai amené de la lecture. Ça te fera un peu passer le temps.
Elle ne daigna même pas regarder le livre qu'il avait apporté. Elle l'agressa tout de suite.
-Pourquoi tu leur as dit que je faisais des cauchemars? Ça me regarde Mulder.
-Scully, calme toi. Ils m'ont posé beaucoup de questions, et j'ai répondu du mieux que j'ai pu.
-Tu aurais pu t'en abstenir.
Son ton était froid, sec, cassant.
-Scully, tu ne veux rien me dire à moi, mais laisse les t'aider...
-Personne ne peut m'aider...
-Tu ne laisses personne t'aider. Laisse les gens venir à toi Scully.
-C'est toi qui me dis ça?! Monsieur je vois des conspirations partout, monsieur je ne fais confiance à personne.
Il se mordit les lèvres. Il ne comprenait rien à ce qu'il lui arrivait. Comment pouvait-elle réagir comme ça? Il avait juste voulu l'aider.
-Mulder?...
-Quoi?
-Vas t-en.
Voilà, c'était dit. Les mots qu'il redoutait d'entendre étaient sortis de sa bouche. Il savait qu'elle n'avait pas dit ça sous le coup de la colère. Non. C'était réfléchit. C'est cela qui lui faisait le plus peur. Il laissa Scully avec ses démons, elle voulait s'en sortir toute seule. Très bien, il la laisserait tranquille.
Il lui prit la main.
-Scully, tu ne veux peut-être pas de moi avec toi, mais je ne veux surtout pas que tu oublies que je suis là. Appelle moi si tu as besoin, à n'importe quelle heure.
Elle dégagea sa main, et tourna la tête vers la fenêtre. Il valait mieux qu'il parte.
Il quitta la pièce.
Ça y est, elle était seule. Seule face à elle-même. Ce problème la concernait et elle voulait le résoudre sans l'aide de personne, comme elle avait toujours affronté les épreuves de la vie. Seule.

21h

Après avoir ingéré la nourriture infâme de l'hôpital, Scully dut encore prendre des cachets, pour l'«aider à faire de jolis rêves », jolis rêves, c'est ça oui...
Elle eut seulement le temps de lire une page de son livre, que sa tête roula sur son oreiller.

-Maman...
Une voix très lointaine de petite fille avait surgit de la nuit, réveillant Scully.
Elle se leva de son lit, et sortit de sa chambre. Le couloir de l'hôpital avait complètement changé. Il y avait toujours les meubles, la même couleur aux murs, mais du brouillard stagnait au sol. Elle ne pouvait même pas voir ses pieds.
-Maman...
Cette voix, elle connaissait cette voix. Un souvenir douloureux. Elle devait encore dormir.
-Maman...
Elle avança à pas feutré dans les méandres de l'hôpital, se fiant au son de la voix enfantine. Elle ne distinguait pas grand chose, le couloir était très sombre et elle ne pouvait voir où elle mettait les pieds.
L'odeur lui indiqua qu'elle touchait au but.
Cette odeur pestilentielle, devenue désormais familière.
-Maman...
-Emily...
La petite fille la regardait avec ses grands yeux bleus. Ses yeux qui suppliait à la mort de l'épargner.
Scully était loin d'elle, environ une vingtaine de mètres. Elle commença à s'approcher, quand une ombre se dessina à côté d'Emily, tenant la fillette par la main. C'était Lui. Toujours Lui.
-Hi hi! C'est elle que tu veux? Tu ne l'auras pas Dana...elle est à moi maintenant, tralalalala...
-Non...pitié...non
-Quoi? Qu' ouie-je?Non? Serait-ce de la négation provenant de notre chère Dana Scully?
Il se pencha vers la fillette et lui tendit un ballon.
-Tiens ma petite, tu es si mignonne.
-Non Emily, n'accepte pas.
La petite ne savait plus trop qui écoutait, bien sûr qu'elle voulait écouter sa mère, mais ce ballon était si magnifique.
-Tu n'es pas très gentille Dana, tu pourrais laisser jouer ta fille un peu. Elle a passé ses dernières heures dans un hôpital, à cause de toi, tu pourrais lui faire ce cadeau. De toute façon elle va mourir. Dit-il en se léchant la bouche.
-Oh mon Dieu...taisez-vous espèce de monstre.
C'était trop pour ses nerfs déjà fragiles. La mort d' Emily était encore récente et elle avait du mal à l'accepter.
La petite fille prit le ballon dans ses mains, mais manqua de tomber car il était extrêmement lourd. Un liquide flottait dedans, mais Scully ne pouvait pas déterminé ce que c'était, elle voyait juste qu'il était sombre. Le clown reprit la parole.
-Voyons mes chers enfant, nous allons jouer à «qui doit mourir ce soir». Nous devons donc tirer au sort...Allez Emily chante avec moi...am, stram, gram, pic et pic et collégram, bourre et boure et ratatam, am, stram, gram...
La comptine se termina sur lui.
-On continue...allez avec moi...Emily et le clown commencèrent à chanter ensemble. Scully regardait la scène avec une horreur dans les yeux, elle était incapable du moindre mouvements, presque paralysée par le rythme incessant de cette comptine.
-am, stram, gram, pic et pic et collégram, bourre et boure et ratatam, am, stram... gram...
Le ballon éclata en une détonation extrêmement forte. Le liquide éclaboussa Scully qui eut juste le temps de se rendre compte que c'était du sang...
Elle courut le visage plein de sang vers l'endroit où était sa fille quelques minutes avant mais il n'y avait plus que son corps sans vie.
Elle entendit un rire au loin....
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MessageSujet: Re: this is not happening...   Jeu 15 Mai - 18:54

Elle sentit un sol dur sous sa joue. Du sang séché sur son visage. Ouvrir les yeux était une épreuve. Elle entendit au loin un cri, et vit des pieds venir vers elle. On la souleva, la déposa sur un brancard. Elle n'avait mal nulle part, elle était seulement épuisée, elle voulait dormir, c'est tout. Incapable du moindre mouvement elle se laissa faire. Elle ne disait rien, regardait juste les infirmiers s'afférer autour d'elle.


Cinq jours plus tard

Cela faisait presque une semaine qu'elle était à l'hôpital. Mulder appelait le psychiatre et les infirmières, tous les jours, deux fois par jours.
Elle refusait toujours de le voir. Elle avait même refusé de voir sa mère. Il savait qu'elle était du genre indépendante et gardait beaucoup de choses pour elle, mais même dans les pires moments elle se confiait à lui d'habitude.
Il sentait bien que les médecins ne lui disaient pas tout. Pourtant aujourd'hui il reçut un coup de fil du Dr. Newman. C'était surprenant car c'était lui qui appelait d'habitude et non l'inverse.
-Agent Mulder?
-Oui.
-Elle veut vous voir.
Un sourire se dessina sur le visage de Mulder. Elle voulait le voir, elle allait mieux. Il allait comprendre ce qu'il se passait, et pourrait enfin être là pour sa collègue, son amie, son double, son âme soeur...peu importe le mot, pour Elle tout simplement.
-Agent Mulder, vous êtes là?
-Oui, excusez moi, vous disiez?
-Je disais que je m'inquiétais beaucoup pour la santé de Dana. Je ne vous ai pas tout raconté lorsque vous m'avez appelé. Vous pouvez passer dans mon bureau avant d'aller la voir, je vous expliquerai.
-Très bien je pars tout de suite.


Hôpital psychiatrique de Georgetown
11h

Mulder entra dans le bureau du psychiatre. Il s'assit en face lui. Le docteur prit la parole.
-Hum. Je vous ai demandé de venir. Il faut que je vous prépare à ce que vous allez voir, agent Mulder.
Mulder en avait assez qu'il tourne autour du pot, qu'il dise ce qu'il avait à dire qu'il puisse aller voir Scully au plus vite.
-Et à quoi je dois m'attendre?
-Dana est extrêmement angoissée.... Lors de sa première nuit, les infirmières l'ont retrouvée allongée dans le couloir de l'hôpital couverte de sang. Apparament, elle aurait des crises de somnambulisme. Vous étiez au courant?
-Non. Et vous voulez dire que...elle s'est fait ça elle même?
-C'est justement ce que nous ne comprenons pas. Elle n'était pas blessée et n'avait blessé personne. Personne n'a compris. Depuis ce jour, elle refuse de dormir, cela fait cinq jours qu'elle n'a pas dormi.
-Quoi? Mais vous devez bien avoir des traitements pour ça, enfin je vais pas vous apprendre votre métier mais vous pouvez la forcer à dormir.
-Je n'ai pas finit. Au début on lui a donné des somnifères, mais nous nous sommes vite rendu compte qu'elle les recrachais. Alors on lui a donné les médicaments sous perfusion, mais elle l'a arrachée. Nous avons donc était obligé de l'attacher.
-De la quoi?
Sa voix se perdit dans le fond de sa gorge. Comment en était-elle arrivée là? Pourquoi le médecin ne lui avait rien dit?
Il tenta de se raisonner et de garder son calme face au docteur. Il n'y était pour rien, il pensait avoir agit pour la bonne cause. Car si Scully continuait à rester éveillée, elle mourrait, et ça Mulder en avait pleinement conscience. Peut-être trop même.
-Écoutez, je sais que ces méthodes peuvent sembler radicales, voire barbares, mais comprenez bien que nous n'avons pas eu trop le choix.
-Je comprend. Je peux la voir? Au fait, quand a t-elle demandé à me voir? Seulement aujourd'hui?
-Oui, ce sont ses seuls mots depuis qu'elle est arrivée. Dès le deuxième jour, elle est rentrée dans un mutisme total. Tant que vous êtes là, je peux vous demander si vous connaissez quelqu'un de son entourage s'appelant Emily?
Mulder eut un frisson en entendant ce nom. Comment ce psychiatre le connaissait-il?
Si Scully avait décidé de ne pas leur parler, il ferait pareil.
-Non, désolé je ne sais pas. Je peux y aller maintenant?
-Oui allez-y, mais ne rester pas trop longtemps, il ne faut pas la fatiguée.

Mulder entra dans la chambre. La pièce était plongée dans le noir. Les stores étaient fermés et aucune lumière n'était allumée. Seule une veilleuse permettait de voir. Elle était là, allongée dans son lit.
Elle ne dormait pas. Il eut du mal à la reconnaître. De grandes cernes violettes entouraient ses yeux. La pâleur de son visage faisaient ressortir son extrême fatigue. Ses beaux yeux bleus étaient devenus gris. Elle n'avait aucune expression. En cinq jours à peine elle avait perdu du poids. Elle tourna la tête lorsque Mulder entra, avec une lenteur infinie, comme si ce geste lui coûtait énormément d'efforts. Elle ne trouva même pas la force de lui sourire.
Il ne savait pas comment réagir.
Que fallait-il dire? Quels mots employait-on dans ces cas là?
Il se pencha vers elle et l'embrassa sur la joue. Il était vraiment mal à l'aise.
-Skinner va se demander si tu ne prends pas goût à la nourriture de l'hôpital.
-...
Mulder t'es nul! Tais toi!
-Mm..Mulder...
Il releva la tête et osa la regarder dans les yeux pour la première fois. Sa voix était légèrement rauque, preuve qu'elle n'avait pas parlé depuis quelques jours. Il l'interrogea du regard, il savait très bien qu'elle avait besoin de lui.
-Mulder...aide moi...
Elle le regarda de ses yeux humides. Il serra le poing pour ne pas se mettre à hurler sa rage et sa colère, de se sentir impuissant face à tout ça.
Il ne savait pas ce qu'il allait faire mais il allait la sortir de là, et la sauver. Il prendrait toujours soin d'elle, c'était une promesse qu'il s'était faite il y a longtemps maintenant et il n'allait pas s'arrêter.
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SoKo

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MessageSujet: Re: this is not happening...   Jeu 15 Mai - 20:36

Repère des lone gunman
18h

-Et t'as un plan pour la faire sortir de là? Demanda Langly à Mulder.
-Justement, j'ai besoin de vous pour le mettre en pratique.
Les trois compères le regardèrent.
-Qu'est-ce qu'on peut faire pour toi?
-Il faudrait que l'un d'entre vous se fasse hospitalisé pour un soir, histoire d'attirer l'attention des infirmières. Pendant ce temps je la ferai sortir par la fenêtre.
-Ils mettent pas des barreaux à ces fenêtres? Lui demanda Frohike.
-Non j'ai vérifié elles sont juste fermées à clef. Un petit tour de passe-passe et hop, on sera dehors. Alors qui se dévouent?
Ils regardèrent instinctivement Frohike.
-Non! Non! Non! Pourquoi moi? Demande à Langly, avec ses cheveux et ses t-shirts des Ramones, il sera interné pendant au moins un an.
Mulder le stoppa.
-Hé, le but c'est pas de l'interner pendant un an, juste une soirée. Des fois, ils prennent des clochards qui ont trop bu, pour une nuit.
-Dis tout de suite que j'ai l'air d'un clodo!
-J'ai pas dit ça...écoute Frohike, j'ai besoin de vous sur ce coup. Il faut que je sorte Scully de là. Tu préfères quoi? Te faire passer pour un clodo pendant une nuit ou aller à son enterrement?
Mulder savait très bien que son ami avait toujours eu un faible pour sa coéquipière. Il savait où étaient les points sensibles.
-Ok..marmonna Frohike.
-Bien, bon maintenant, va te boire un litre de vodka, asperge t-en s'il le faut. Je veux que tu sentes l'alcool à un kilomètre et trouve toi des vêtements usés.
-Il a déjà ce qu'il faut...
Frohike ne répondit même pas à la remarque de Langly, il partit, prenant son rôle très au sérieux.

Hôpital de Georgetown
0h30

Mulder et Byers attendaient le signal de Frohike, sous la fenêtre de Scully. Grâce à un micro, ils entendirent Frohike dire un léger. « euh, allez ziiii... » Il avait un peu trop abusé de la vodka peut-être.
Il prenait vraiment son rôles très au sérieux.
Ils ouvrirent la fenêtre et entrèrent dans la pièce. Le bras de Scully était relié à une perfusion. Elle avait l'air de dormir paisiblement.
Dans le hall, Frohike tapait la causette avec l'infirmière, en lui disant qu'elle avait de beaux yeux. Pendant qu'elle préparait déjà les papiers de l'admission.
Mulder enleva délicatement l'aiguille de la perfusion et prit Scully dans ses bras. Il la sentit bouger légèrement. Byers et lui la firent descendre de la fenêtre et ils se dirigèrent vers le Van qui attendait sur le parking.
Mulder l'allongea délicatement sur la banquette arrière, s'assit à ses côtés et posa sa tête sur ses cuisses.
Elle dormait toujours, mais son visage était légèrement contracté.

Byers le déposa chez Scully. Il dut la porter jusqu'à son lit.
Ça y est, ils étaient arrivés. Elle allait être surprise en se réveillant demain matin. Il remonta la couette et l'installa confortablement.
Il passa au salon, enleva ses chaussures et sa veste. Il resta en jean, t-shirt, s'allongea sur le canapé et essaya de dormir.

Un bruit le réveilla. Il alla voir Scully, elle était debout les yeux grands ouverts et le regardait droit dans les yeux. Il ne l'avait jamais vu comme ça. Elle le regardait avec horreur, haine et dégoût. Il aurait voulu se précipiter vers elle, mais il y avait un 9mm entre elle et lui.
-Scully? Mais qu'est-ce que tu...
-Ne me parle pas espèce de pourriture...Je ne peux plus vivre sachant que tu es là, prêt à surgir à n'importe quel moment!
-Scully, c'est moi...
-La ferme!
Elle pleurait.
Mais qu'est-ce qu'il se passait? Était-elle réveillée au moins? Le médecin avait parlé de crises de somnambulismes.

Scully avait ouvert les yeux, et s'était rendue compte qu'elle n'était plus à l'hôpital. Elle reconnut son appartement. Elle sourit, Mulder l'avait enlevée. Jolie métaphore du prince charmant.
Un bruit la fit sursauter. Elle avait peur de tout maintenant, surtout la nuit.
Elle sentit l'odeur, Son odeur si particulière qui l'écoeurait toujours autant.
Pourtant ce ne fut pas le clown qui apparut mais Mulder.
-Mulder, je suis si conten...
Elle n'acheva pas sa phrase. Son sourire se perdu. Elle regardait Mulder avec horreur. Il la regardait, en souriant, mais ses dents étaient pointues et ses yeux étaient oranges.
Oh non...pitié non..
-Ah Dana, Dana, Dana...tu ne croyais quand même pas que tu allais te débarrasser de moi simplement en quittant l'hôpital.
-Ne me parle pas espèce de pourriture...je ne peux plus vivre sachant que tu es là, prêt à surgir à n'importe quel moment!
-Am, stram, gram, bourre et bourre et ratatam.
-La ferme!

-Scully, c'est moi, je t'en supplie, pose ce revolver! Tu ne sais plus ce que tu fais!
Il avança vers elle.

Elle braquait toujours son arme sur ce monstre, elle devait le tuer. Elle n'avait plus que ça en tête.
Tire, Dana, tire.
Ses mains tremblaient légèrement. Elle rassembla ses dernières forces, et pressa la détente.
Le clown s'arrêta net. La balle lui avait transpercé le ventre. Du sang sortit de sa bouche en un gargouilli immonde.
-Regarde ce que tu as fait...on s'amusait bien tous les deux...on se reverra sûrement un jour.
Il ferma les yeux.


Ses jambes tremblaient encore. Elle ouvrit les yeux. Elle était dans sa chambre. Elle venait de faire un autre rêve, mais elle l'avait vaincu c'était sûr. Il était mort. Elle avait combattu ses démons. Elle se sentait enfin libre.
Elle baissa la tête et vit un corps sur le plancher.
Elle fronça les sourcils.
-Non! Non! Nooon...
Elle se précipita vers lui. C'était Mulder. Elle l'avait tué, elle croyait que c'était Lui, mais c'était Mulder. Elle avait tiré sur Mulder.
Elle appuya avec force sur sa blessure. Il saignait abondamment.
-Allez Mulder! Allez, Mulder, reste avec moi!
Aucune réaction...
Elle posa ses deux mains sur sa poitrine, et fit un massage cardiaque.
-Un, deux, trois, quatre, cinq...
Elle lui insuffla de l'air.
Elle recommença trois, quatre fois.
Il cracha du sang.
-Oui, vas-y...c'est bien...
Il respirait...Elle se précipita sur son téléphone et appela une ambulance.
-Mulder? Mulder? Tu m'entends?
Elle se pencha vers lui et l'entendit murmurer.
-C'est la deuxième fois que tu me tires dessus, je me trompe?....
Elle sourit légèrement. Il était assez vivant pour plaisanter. Elle ne savait pas si elle devait remercier Dieu, il était là, avec elle, vivant.

Hôpital de Georgetown
10h

Scully frappa à la porte de Mulder et entra. Son visage s'éclaira légèrement. Mulder sourit à son tour, cela faisait longtemps qu'il ne l'avait pas vu sourire.
Elle s'assit sur le côté du lit et lui prit doucement la main.
-Comment tu te sens Mulder?
-Ça peut aller pour quelqu'un qui s'est fait troué la peau hier soir.
Elle baissa la tête. Avait-il vraiment besoin de lui rappeler?
Il lui caressa la joue.
-Hé Scully, ne t'inquiète pas. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, ce que tu as vu, mais je sais que tu ne voulais pas me tirer dessus.
Ses yeux brillants parlaient pour elle.
Ils ne se parlèrent pas, ce n'était pas nécessaire tout avait été dit simplement par le regard.

-Je sais que tu me caches quelque chose. Tu ne veux pas m'en parler, je sais qu'un jour tu le feras...
-Je t'ai fait du mal. Si tu es là c'est à cause de moi. Tu veux savoir ce qu'il s'est passé mais je ne te le dirai pas, je ne peux pas en parler.
-Je me suis tellement inquiété pour toi. Je ne te le dirai jamais, mais je tiens tellement à toi que je préfère que ce moi à l'hôpital.
-Je suis désolée.
-Je suis désolé de n'avoir pas pu t'aider plus.


Elle se leva. Un dernier regard échangé. Des derniers mots non prononcés. Elle quitta la chambre.
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