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 créer tue!

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SoKo

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MessageSujet: créer tue!   Lun 16 Juin - 22:00

Je suis à un âge où personne ne me voit. Je regarde le monde aller et venir avec mes yeux d'enfant. Je n'ai que douze ans et pourtant beaucoup croient que j'en ai moins. Je suis plutôt petit pour mon âge, ce qui cause la moquerie de mes camarades. Beaucoup vous diront que le collège est leurs pires années. Il y a les losers, les premiers de la classe, les champions d'échec et les sportifs puant la phéromone et la sueur. Il paraît que c'est ça qui fait craquer les filles. Tu m'en diras tant. Moi je ne possède pas ce « piège à nana. »
Je n'ai que douze ans, et je croyais que ma vie serait la même que celle de mon père. Tenter de survivre pendant mes années d'études et de me trouver un boulot d'ingénieur, peut être même reprendre l'entreprise de papa.
Franchement même à douze ans, vous ne penseriez pas au suicide si vous étiez à ma place? Ma vie est déjà tracée alors que mon premier poil de barbe n'a même pas encore poussé. Pathétique.
Mais je ne vais pas vous raconter ma vie d'avant, elle n'en vaut pas la peine. Non il faut que je vous raconte ce qu'il s'est passé au printemps 98. Cela a intéressé la police, les journaux locaux et même le FBI.
J'ai eu l'impression de vivre pendant un mois.
Je suis maintenant âgé de 22 ans, j'ai repris l'entreprise paternelle, ma vie était toute tracée je vous l'avais dit. Parfois le soir dans mon lit, je repense à cette période avec délice et honte quelques fois. Des gens sont morts à cause de moi, et d'autres ont failli y laisser leur vie.
Mais c'était mortel comme expérience, ou devrais-je dire, vivifiant, enivrant, exaltant, excitant...la liste est longue.


14 février 1998
Mon histoire commence le samedi 14 février. Comme tous les samedis matins j'allais distribuer les journaux. Idée saugrenue de mon beau-père, « pour se dégourdir les jambes ». Surtout pour que ce beauf encaisse les chèques à ma place en fait.
Mais ce n'est pas le propos. Tous les samedis je fais le même trajet depuis un an, et tous les samedis, le même chien vient courir entre mes jambes, manquant de m'arracher un mollet au passage.
C'est un molosse, il me semble que c'est un pitbull mais je n'en suis pas sur. Je n'ai jamais été un expert en matière de race canine.
Je me souviens seulement de sa gueule un peu triangulaire, un peu rectangulaire. Ses oreilles en pointe, dressées, écoutant chaque bruits, prêt à mordre le premier venu. Il bavait aussi, comme tous les chiens qui passaient leur temps à grogner.
Ce samedi 14 février, comme d'habitude, il grogna à mon arrivée. La sueur perlait sur mon front. Il ne m'avait jamais mordu, mais je savais qu'un jour il y arriverait. Il commença à tirer sur sa laisse, s'étranglant, se rendit compte que cela ne servait à rien mais deux minutes plus tard il recommençait ce rituel.
C'est à ce moment là, que ce samedi fut différent des autres. La laisse était sensée tenir, mais elle se rompit. Je vis l'énorme bête foncer sur moi. Je ne savais pas grand chose sur ces chiens, seulement que lorsqu'ils avaient une proie dans la gueule ils ne la lâchaient pas, et bien sûr sa proie, c'était moi. Réagissant en héros, que je ne suis pas, je grimpais sur mon vélo et pédala à toute vitesse. Puis, c'est là, que mon esprit se dédoubla. Sensation très étrange. Je voyais tous mes gestes mais du ciel, comme lorsque je m'abrutissait devant les émissions de tv réalité. J'étais un de ces candidats que l'on observe. Je me vis descendre de mon vélo, le chien toujours à mes trousses, prendre une feuille et un stylo de mon sac à dos. Là, dans une sorte de transe, j'écrivis. Ce n'était pas des mots, plutôt des symboles. Je ne les avais jamais vu avant. Je ne savais pas ce qu'ils signifiaient. Il y avait de tout, des sortes de triangles, de cercles, de croix...et d'autres choses indescriptibles.
Je sentis à peine le chien me mordre au bras, tellement concentré à faire mes dessins. Je saignais, mais je m'en fichais pas mal. Je savais que tout ça serait bientôt fini. Avec une extrême lenteur, je finissais mon dernier dessin, aussitôt après le chien me lâcha. Il tomba lourdement sur le trottoir. Raide mort.
Je regarda à droite, à gauche. Personne. Je repris mon vélo, et repartis aussi vite que possible, en oubliant mon dessin.
Ce n'est qu' aprés avoir pédalé pendant une demie heure sans m'arrêter que je posa enfin le pied à terre.
Reprenant mon souffle, je venais tout juste de réaliser que, moi, Peter Mcvries, douze ans, j'étais devenu Dieu. J'avais, entre mes mains, le pouvoir de tuer, sans que personne ne me soupçonne. Moi, le looser du collège, celui que l'on enfermait dans son casier, celui qui se retrouvait toujours avec le pantalon baissé pendant les cours de sport...j'allais pouvoir leur montrer ce que je savais faire...
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SoKo

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MessageSujet: Re: créer tue!   Mar 17 Juin - 14:30

Mes ennuis ne commencèrent pas à ce moment là. Même si je savais que désormais j'avais un pouvoir en moi. Je ne pouvais pas l'utiliser contre des personnes du moins pas encore. Je ne m'en sentais pas le courage. Je n'avais que douze ans après tout.
La propriétaire du chien ne comprenait pas ce qu'il s'était passé. Je crois même que le vétérinaire, lui-même n'avait pu lui donner d'explication.
Peut-être passerais-je pour un petit con si je vous dit ça, mais j'étais fier de moi. Le monde serait bien mieux sans ce clébard méchant et puant.

Le lundi matin, au collège, Max Bachman, la terreur de l'établissement, vint me voir. Je ne demandais rien à personne comme d'habitude. J'étais tranquillement adossé à mon casier, en train de vérifier mon emploi du temps.
Il arriva avec sa bande de dégénéré qui le suivait partout comme un chien, trop heureux d'avoir quelques miettes du grand et puissant Max. Ce dernier était du genre, mauvais garçon, que les filles adulaient, que les professeurs détestaient (vous vous rendez compte il L'avait même déjà fait, à ce qu'il parait) et que les élèves comme moi redoutaient.
Il m'attrapa par le bras, et me plaqua contre mon casier.
-Alors, Mcvries, comment on va ce matin? On dit même plus bonjour?
-Jour...
Il claqua des doigts et deux de ses gorilles m'attrapèrent sous les aisselles et m'enfermèrent dans mon casier. J'adore les lundis matins.
Je les entendis rire, puis s'éloigner. Ce fut un professeur qui me délivra, habitué à ce genre de « petites plaisanteries » comme il les appeler.
Max ne me laissa pas tranquille de toute la matinée. En classe, il m'envoya des petites boulettes de papiers, et me jeta de l'encre sur la figure. Je vous ai déjà dit que j'adorais les lundis matins?
Il renversa mon déjeuner du midi.
A 14h, n'en pouvant plus, je me mis à trembler et à suer à grosses gouttes.
Je réalisais alors que la sensation que j'avais eu en tuant le chient naissait de ma haine. Avec frénésie, je pris une feuille de papier qui traînait et écrivis toujours ces mêmes symboles inconnus. Ne me demandez pas d'où je les connaissais, je n'en ai aucune idée. Il étaient dans ma tête, comme un air dont on arrive pas à se débarrasser.
Assis à une table de la cour, je regardais Max jouant au basket.
Je posai mon stylo.
Il tomba à terre.
Des élèves crièrent.
On l'amena à l'infirmerie.
C'était trop tard, il était mort.
C'est à ce moment-là que mes ennuis commencèrent vraiment.

Deux heures plus tard, le collège était en ébullition. Notre ville n'était pas très grande, alors pensez-vous un mort , jeune qui plus est, attire l'attention.
La police interrogea toute l'école, moi y compris. Ils repartirent bredouilles. Personne ne comprenait ce qu'il s'était passé.
Je crois que le médecin légiste pu dire que c'était un meurtre, mais ne pouvait dire ni l'arme du crime, ni la façon dont le tueur s'y était pris.
Je regardais tout cette agitation, et cela me faisait sourire. Ce n'était pas du sadisme, non, juste une manière pour moi de me divertir. Qui allait regretter Max de toute façon?

J'avais enfin un but dans la vie, rendre ce monde meilleur, en le privant de tous les Max de la Terre. Si j'avais pu faire disparaître Hitler ou Staline, le monde ne serait-il pas mieux porté?
Maintenant, avec le recul, je me dis que ce rêve était trop lourd pour mes petites épaules de douze ans.

Pendant deux semaines je m'entraînais sur les grenouilles dans la rivières à coté de chez moi. J'arrivais maintenant à maîtriser parfaitement ce don, je pouvais le faire à la demande.
Mais, n'ayant que douze ans, je n'étais pas très prudent et je ne pensais pas qu'on enquêterait sur moi.
Pourtant ce fut le cas. Le 2 mars, deux agents du FBI débarquèrent chez moi.
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MessageSujet: Re: créer tue!   Mer 18 Juin - 19:25

C'était un mardi vers 16h. Je venais tout juste de rentrer du collège. Je m'étais affalé sur le canapé, un paquet de chips dans la main, un coca dans l'autre, poussant des rots qui auraient fait trembler les murs, mais qui, en réalité, ne faisaient peur qu'a mon chat.

La sonnette retentit.
Les voisins viennent se plaindre de tapatage nocturne ou quoi?
J'ouvris lentement la porte et vit un homme et une femme, me brandissant leur badge sous mon nez.
-Salut. Agent Mulder.
Lui, il avait tout du type américano-narcissico-exarcébé. Le genre « je me la pète a mort avec mes lunettes de soleil » alors qu'on était à peine au printemps. Il avait du être le genre, champion de basket au lycée. Le beau gosse qui se tape plein de filles, tout en étant frustré de ne pas avoir pu se faire sa collègue, la seule qui devait lui résister. C'est drôle comemnt on peut savoir beaucoup d'une personne en seulement un coup d'oeil.
-Bonjour, agent Scully. C'est toi Peter?
Ah! elle avait l'air plus humaine que lui. En plus, élément non négligeable, elle devait faire ma taille, malgré ses talons. Je fus pris tout de suite pour un sorte d'affection pour elle, même si elle avait un air froid et distant.
A cause de ma description minutieuse et de ma psychologie de comptoir, je n'avais même pas réalisé qu'ils venaient du FBI. Pour moi, ce sigle existait seulement a la télé, dans les films ou les reportages. Venant de mon patelin, à part le shérif local, je n'avais jamais vu des personnes hauts placées.
Ils ressemblaient plus à des témoins de jéovah qu'a deux agents il fallait l'avouer.
Ne sachant trop quoi faire dans ses cas là, je les fis entrer et s'asseoir. Voulant jouer au parfait petit hôte de maison, je leur servis un verre d'eau, nous avions que ça, je venais de finir le coca.
L'homme, Mulder, si j'avais bien retenu, pris la parole.
-Peter, je suppose que tu es au courant de ce qu'il s'est passé dans ton collège?
-Sur Max vous voulez dire?
-Oui.
-Oui, je sais. C'est bizarre.
-Écoute, je sais que la police t'as déjà demandé si tu avais vu quelque chose. Mais nous, nous sommes là pour recommencer l'enquête, donc ne t' étonnes pas si nous posons les mêmes questions que le shérif, d'accord?
Pourquoi lorsque les adultes s'adressent aux enfant ils leur parlent comme s'ils ne pouvaient pas comprendre. Étrange phénomène.
Ils me posèrent des questions. Effectivement ce fut les mêmes.
Elle ne disait rien, elle m'observait, c'était assez stressant. Je savais pertinemment qu'ils ne trouveraient rien sur moi, comment le pourraient-ils? Les seuls liens qui existaient, était les dessins.
Je les avais repris la plupart du temps, mais pour Max, je savais que je l'avais oublié sur place.
Mais quel être humain, un minimum sensé, ferait le rapprochement. On ne peut pas tuer avec un dessin.
Je la vis s'éloigner. Elle entra dans ma chambre.
Mais qu'est qu'elle fait?
Je ne m'y connais pas en mandat ou autre règles juridiques des droits de la vie privée mais je doutais sérieusement qu'elle ait le droit de faire ça.
Elle réapparu, et remit quelque chose dans sa poche. Si elle croyait que je ne l'avais pas vu, elle se trompait. Mais son regard bleu m'empêcha de dire quoique ce soit.
Si je devais la décrire en un mot je dirai: castratrice. J'avais lu ce mot dans une revue chez le dentiste. Je trouvais que ça lui allait comme un gant. Elle pouvait casser un homme en deux rien qu'avec son regard. Le genre de femme qui devait se battre pour se faire reconnaître dans ce monde d'hommes.
Ils quittèrent la maison. Je fermai la porte et poussai un soupir de soulagement. Recevoir le FBI quand on a douze ans, ça fait peur.
Discrètement je m'approchai de la fenêtre et les épiait.
Je n'entendais pas ce qu'elle disait mais elle avait un papier en main. Voilà ce qu'elle avait pris dans ma chambre! J'eus soudain des sueurs froides.
Il sortit un autre papier d'un dossier.
Oh mon Dieu, le dessin que j'avais laissé là où Max était mort.
J'essayais de rationaliser en me disant que cela ne prouvait rien, tous les élèves étaient là lors de l'accident de Max. Un dessin ne m'accusait pas. S'ils revenaient m'interroger j'essaierais d'être le plus calme possible.
Ils avaient l'air de se disputer. Elle faisait de grands gestes. Elle n'avait pas l'air de vouloir l'écouter. J'avais la sensation désagréable qu'ils parlaient de moi.
Il montra du doigt la maison et tourna la tête.
Je l'avais échappé belle cette fois, il ne m'avait pas vu. Ne voulant pas chercher plus d'ennuis, je m'éloignai de la fenêtre et attendis d'entendre le moteur de leur voiture.

Je me méfiais moins d'elle que de lui. Sous son air un peu pommé, il avait l'air d'avoir compris, tout compris.
J'essayais de ma calmer en respirant calmement et régulièrement, me concentrant uniquement sur mon souffle.
Je sursautai lorsque j'entendis le téléphone sonna.
D'une main tremblante j'attrapai le combiné. Une voix déformée extrêmement grave répondit à ma voix d'enfant.
-Peter Mcvries?
-O...oui.
-Tu devrais te méfier de tes relations. Nous savons ce dont tu es capable, et nous pouvons te proposer une affaire en or, si tu acceptes de nous rejoindre.
-Hein? Excusez moi vous avez du faire une erreur de numéro.
-Non ce n'est pas une erreur. Si tu veux en savoir plus, sur nous, sur ce que tu arrives à faire, rendez vous à minuit dans le parc à côté de ton collège.
-Mais je n'ai que douze ans, même si j'accepte de venir, mes parents se rendront compte que je ne suis pas chez eux.
-Tu sais mon petit Peter, un bon somnifère et on a plus conscience de rien, même de son fils chéri qui quitte la maison a minuit.
Il raccrocha. Je restai là, hébété, au milieu du salon. Qu'est-ce que c'était que cette histoire? Dans quoi je m'étais embarqué? Est-ce que je devais rappeler les deux agents,? Mais c'était leur avouer mes crimes.
Oh et puis aprés tout qu'est-ce que je risquais à aller à ce rendez vous?
Tremblant de tous mes membres, j'allais chercher le pistolet de mon père, au cas où.
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MessageSujet: Re: créer tue!   Jeu 19 Juin - 14:07

23h30
Je descendis les escaliers le plus discrètement. La chambre de ma mère et Joe était calme, ils avaient l'air de dormir paisiblement à en croire les ronflements forts bruyant émanant de la bouche de mon beau-père adoré.
J'attrapai mon sac à dos, pris mon vélo et pédalai rapidement vers le parc.
Encore essoufflé, je déposai mon engin à coté d'un poteau et m'assis sur un banc, attendant l'homme que je devais voir.
Une ombre arriva au loin. C'était un homme d'une carrure plutôt imposante. Le genre mafia italienne. Un pistolet brillait à sa ceinture. Je déglutis difficilement et essayai de garder mon calme.
-Peter, tu n'as pas à avoir peur. Je ne suis pas là pour te nuire.
Contrairement à ce que j'avais imaginé, il n'avait pas la voix de Dark Vador. Non, il parlait même de façon assez calme et décontracté. Il tenta de ma détendre en me posant une main sur l'épaule. Je pris peur, priant pour qu'il ne soit pas pédophile. C'était plutôt glauque comme rendez vous. Il faisait nuit, nous étions seuls dans un parc, un gamin et un adulte. Si un policier passait il aurait pu se poser des questions.
Il reprit la parole.
-Tu sais que tu possèdes un don en toi. Nous t'avons repéré il y a un petit moment déjà. Es-tu seulement conscient de ce que tu tiens entre tes mains?
-Euh pas vraiment non...
-Bien, je vais t'expliquer. Vous êtes très peu dans le monde à avoir cette caractéristique particulière. Vois-tu tout le monde a un coté créatif, mais chez les personnes comme vous, cette qualité prend une toute autre dimension. Tu es ce qu'on appelle un « transcréatif », tu peux faire naître des choses avec tes mains, ou les tuer, comme tu as pu le remarquer.
-Quoi? Je comprend pas je suis une sorte de mini jésus réincarné?
Il sourit.
-Oui. En quelque sorte. Tu as les mains de Dieu. Il suffit que tu rentres dans cet état de transe que tu as déjà vécu, et là les choses prennent vie ou au contraire, meurent. Mais tu sais, ce talent est un piège. Tu dois y faire extrêmement attention, sinon tu pourrais détruire cette planète si tu le pouvais.
Je restai un moment pensif, me ressassant les paroles que je venais d'entendre. Tout ça était si étrange, si nouveau. Moi qui pensais être tout ce qu'il y avait de plus banal sur cette Terre. Ce n'était plus le cas maintenant. J'étais une des rares personnes dans le monde à posséder un tel don.
-Et pourquoi vous vouliez me voir?
-J'ai un marché à te proposer. Tu viens avec nous, nous te ferons passé quelques tests et t'offrirons un travail, tu seras rémunéré, tout ça au noir bien sur, puisque tu n'as pas l'âge de travailler. En échange tu feras quelques « dessins » pour nous.
Je n'avais peut être que douze ans mais je sentais que quelque chose me gêné dans sa proposition. Puis pourquoi me parlait-il de travail? Justement je n'avais que douze ans, je vivais chez mes parents, j'allais encore au collège. Je protestai, lui disant que j'avais déjà une vie, que j'avais de la famille, j'omettais les amis...je n'en avais pas et il devait le savoir.
-Écoute, Peter, je ne vais pas y aller par quatre chemins. Je suis quelqu'un d'assez influent dans ce monde, mes recherches sont top secrètes, et je n'ai jamais rencontré un transcréatif aussi jeune. Alors tu n'as pas vraiment le choix en fait. Je m'arrangerai avec tes parents, tu pourras les voir pour les grandes vacances. Le reste du temps tu le passeras à l'institut à travailler pour nous. Mais ne t'en fais pas tu pourras aussi avoir un professeur particulier pour assurer tes cours, que tu ne prennes pas de retard.
-En gros, je n'ai pas le choix.
-En gros....il marqua un temps d'arrêt. Rentre chez toi, je viens te chercher chez toi, demain a 16h, et je veux que tu sois prêt.

Hébété, abasourdi, je rentrai chez moi. Je ne reverrai plus personne. Mais, il n'avait pas le droit d'un point de vue légal, il devait bien exister des moyens pour l'en empêcher. D'un geste rageur, j'enfonçai mes mains dans mes poches, quand mes doigts frôlèrent un bout de papier. C'était une carte avec un numéro. L'agent Mulder me l'avait donnée après leur passage me demandant de le rappeler si jamais...
Le « si jamais » était arrivé. Je vérifiai que l'homme était partit et me rua sur la première cabine téléphonique venue.
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MessageSujet: Re: créer tue!   Lun 23 Juin - 3:29

Je les rejoignis à leur motel. Ils m'attendaient tous les deux dans la chambre de Mulder. Elle, semblait très inquiète pour moi. Lui, avait simplement l'air excité par mon histoire.
Il me posa mille questions sur le pourquoi du comment, tout en regardant sa partenaire, d'un air de dire « j'avais raison ».
L'euphorie retombée, il dit tout haut, qu'il fallait me protéger, que jamais je ne devais tomber dans les mains de cet homme.
Ma description ne les aida pas beaucoup, je ne l'avais que très peu vu, et il faisait nuit.
L'agent Scully ne parlait pas beaucoup, mais tout d'un coup elle se leva, et chuchota à son collègue.
-Je peux te parler s'il te plaît.
Ils s'éclipsèrent dans la salle de bain. Laissant la porte entrouverte, je pouvais les voir et les entendre parfaitement, tu parles de discrétion! Elle ouvrit la bouche en premier.
-Qu'est-ce que tu comptes faire Mulder?
-Il faut le surveiller, le protéger, ou alors...
-Ou alors?
-On peut aussi essayer d'appâter l'homme qui l'a abordé. On lui dit d'être chez lui, à l'heure du rendez vous et on l'arrête.
-Mulder, c'est un gamin, il a douze ans. On ne peut pas mettre sa vie en jeu comme ça. C'est extrêmement dangereux.
-Oui Scully. Mais tu comprends bien, qu'il est spécial, on ne peut pas non plus le laisser filer comme ça. Il est une preuve. La preuve qu'il existe des choses qu'on ne soupçonnait pas.
-Mulder, ton envie de découvrir cette fameuse vérité te cache les choses essentielles parfois. C'est un enfant! D'accord? Tu veux qu'il devienne quoi? Un cobaye?
Il avait l'air gêné. Moi je sentais l'angoisse grandir en moi. Elle ne parlait pas souvent mais lorsqu'elle le faisait...il valait mieux se taire.
J'avais peur en allant les voir qu'ils ne me croient pas, ou même pire qu'ils me croient et réagissent comme l'homme du parc, me demandant de faire des choses horribles. Mais non, ils me croyaient, et en ce qui la concernait, son seul but était de me protéger. Cela me rassura. J'avais confiance, surtout en elle. Même si elle restait sceptique sur ce dont j'étais capable, elle ne m'avait pas rit au nez et mis à la porte, elle m'avait écouté attentivement. C'était une personne humaine, ça faisait longtemps que je n'en avais pas rencontrée.
Ils étaient toujours dans la salle de bain, à se regarder fixement.
-Scully...
Je ne pouvais pas bien voir ce qu'il se passait, mais mes yeux ne me trompaient pas il lui tendit un mouchoir, qu'elle appliqua contre son nez. Elle l'enleva après qu'il eut pris une belle couleur rouge sang. Ils avaient beau ne pas me voir je me sentais vraiment de trop dans cette pièce. Je ne savais pas ce qu'il y avait entre eux, ni ce que signifiait ce saignement de nez mais, il avait l'air d'avoir une grande importance pour eux.
Elle ne souffla pas un mot, et son regard lui suppliait de ne rien dire, et de ne pas avoir pitié d'elle. Il avait l'air gêné, ne trouvant aucun mots adéquates. Finalement il baissa les yeux, attrapa le mouchoir et termina de lui nettoyer le visage. Elle se retenait de pleurer.
Je supposais que si je n'avais pas été là, il l'aurait pris dans ses bras, mais quelque chose le retenait. Peut-être moi...peut-être elle...peut-être leur relation...peut-être la signification de ce saignement de nez. Elle lui murmura un faible merci, et lui tourna finalement le dos.
Il réapparu dans la pièce principale comme si rien ne s'était passé. Elle devait vouloir rester seule.
Lorsqu'elle revint, je ne pu m'empêcher de la regarder, elle était pâle, extrêmement pâle. Elle savait que je la fixais mais ne me dis rien, se contenta de baisser la tête, et de prier le ciel pour qu'aucune questions ne soient posées. Je pense que le sujet principal de leurs pensées devaient se concentrer sur moi pour oublier ce qu'il venait de se passer.

Finalement, après des heures de pourparlers avec l'agent Scully il fut décidé que j'attendrai l'homme en question chez moi, mais que des agents du FBI seraient là pour l'accueillir.
J'avais beau lui expliqué, que malgré mes douze ans, ma petite taille et ma corpulence rachitique, je pouvais le faire, elle n'était pas rassurée. Mais les hommes, Mulder et moi, eurent le dessus. Elle céda.

Je pénétrai chez moi le lendemain au alentour de midi. Mes parents n'étaient pas là. Partis très tôt le matin, ils n'avaient même pas du se rendre compte de mon absence.
Je devais rester avec l'agent Scully pendant que Mulder s'occupait de mettre en place les agents, et mettre sur pied un plan d'attaque.

La situation était comique mais dans le sens pathétique. Nous étions tous les deux assis sur le canapé, nous regardant à la dérobée. Moi, trop impressionné pour dire quoique ce soit, et elle, mal a l'aise, ne sachant que raconter à un gamin de douze ans.
Que dit-on dire a une femme comme elle? Les seules filles que je voyais, étaient les petites garces du collège qui se moquaient de moi ou les femmes de ma famille, qui n'avait ni sa classe, ni son intelligence, ni sa culture.
Je me retrouvais donc, là, sur mon canapé, sirotant mon verre de coca.
Quand soudain elle se leva, et chercha quelque chose de manière frénétique. Je ne comprenais pas jusqu'à ce que je découvre qu'elle saignait encore. Je lui tendis un mouchoir elle me remercia. Quelques minutes plus tard, elle revint s'asseoir. Je me lançais enfin, pourquoi faire semblant a présent?
-Dites, vos saignements de nez, c'est parce qu'il fait chaud?
Oui ma question était stupide, mais je ne savais pas comment aborder le sujet. Elle sourit.
-Non, je suis malade.
Comprenant cette fois, que non ça n'était pas un simple rhume, je la regardai de manière complètement différente. La façon dont elle l'avait dit...je comprenais. Sa maladie était extrêmement grave. Je m'en doutais déjà, mais là, j'en avais le coeur net. Elle devait risquer gros, et le savait. L'explication de la croix autour de son cou pouvait venir de là.
Vite! Trouver quelque chose a dire! Que peut-on dire dans ces cas là...il n'y a malheureusement rien à dire.
-Vous avez peur? C'était sorti tout seul, une pensée incontrôlable qui s'était évadée.
A mon grand étonnement, elle répondit.
-Oui, et non. La mort fait partie de la vie, certains croient qu'il y a une vie après, ça les rassure.
-Mais pas vous?
-Je ne sais pas...
-Pourtant vous êtes chrétienne. C'est bizarre, vous savez certains, se tourne vers la religion dans ces cas là, vous on dirait que ce n'est pas le cas.
Elle mit un moment avant de répondre, la religion avait l'air d'être un sujet sensible. Ni l'un ni l'autre n'avaient l'habitude de se confier à quelqu'un, cela se voyait. Je vous l'avais dit qu'on était pathétique. Les questions et les réponses restaient évasives et mettaient du temps à venir. Les regards étaient fuyants et les mots prononcés du bout des lèvres.
-On va dire que parfois, quand le malheur tombe, on se demande pourquoi Dieu nous fait subir une épreuve. Pourquoi moi et pas une autre?
-Alors pourquoi vous enlevez pas votre croix? Vous vous contredites vous même. Entre ce que vous dites et ce que vous faites il y a une grande différence. Moi j'ai cru en Dieu jusqu'à huit ans. Mais un jour mon chat s'est fait écraser. C'est bête, mais à partir de là, j'y ai plus cru. Pourquoi Dieu il a fait partir mon chat? Il avait rien fait...il était gentil. Puis y a eu mon grand père aussi. On perd toujours des gens qu'on aime, mais ceux qu'on aime pas ils sont toujours là.
-C'est pour ça que tu as tué Max? Parce que tu ne l'aimais pas ?
-Non Max je ne l'ai pas fait exprès! Oh je vais pas vous mentir, je ne l'ai pas pleuré et j'ai du déjà souhaiter sa mort. Mais de là à le faire il y a des limites. Ça vous ai jamais arrivé de haïr quelqu'un, et d'avoir entre vos mains le pouvoir de le tuer? Si vous avez connu ça, alors vous devez me comprendre.
Elle ferma les yeux, et lorsqu'elle les rouvrit ils étaient remplis de larme. J'avais du touché un sujet sensible. Désir de vengeance? Peut être s'était elle retrouvée dans cette situation, ce qui semblerait logique au vu de sa profession.
Son téléphone sonna mettant ainsi fin à notre discussion. C'était son collègue, pour lui dire que tout était en place.
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