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 [Forgive me]

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Helo

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MessageSujet: [Forgive me]   Lun 7 Juil - 16:23

Les larmes coulaient le long de ses joues. Ses yeux étaient embués, son visage semblait ravagé par le chagrin. Comment avaient-ils pu en arriver là ? Eux qui semblaient si liés, jusqu’à présent épargnés par ce dangereux sentiment qu’est la haine. Son esprit n’était plus qu’un tas de neurones désorganisés, comme si les synapses ne voulaient plus faire la connexion. Son cerveau ressemblait à une boule de laine emmêlée. Elle entendit vaguement la portière claquer. Il était descendu de la voiture. Il avait auparavant tenté de capter son regard mais elle avait sciemment nié l’appel au secours. Sa main tremblante, elle amena une cigarette à sa bouche et l’alluma. Peut-être espérait-elle qu’une fois la fumée recrachée, tous ces problèmes s’envoleraient avec elle. Ou peut-être n’avait-elle tout simplement rien d’autre à faire. Elle sortit à son tour, écrasa le bâton consumé à l’aide de son talon et entra dans la maison. Elle ne saurait dire si c’était à cause du froid ou de la demeure mais elle sentit un vent glacial remonter le long de son échine. Elle réprima un frisson, remonta son gilet et pénétra à l’intérieur. Elle ne put s’empêcher de remarquer les pétales de rose étalés un peu partout dans la pièce. Il avait tout prévu. Tout planifié excepté sa propre réaction. Elle s’approcha de lui, lui attrapa la bouteille de champagne et l’imita en avalant plusieurs gorgées à même la bouteille. Elle s’approcha encore plus près de lui, posant sa main sur le bas de sa nuque et lui susurra qu’elle n’était pas encore prête. Leurs yeux s'assombrirent à nouveau. Ils étaient témoins de leur propre tragédie, prisonniers de leur propre drame, victimes de leur propre sort. A force de jouer avec le destin, ils avaient fini par être rattrapés par celui-ci. Il posa la bague sur la table et lui demanda de la garder, c’était au-dessus de ses forces d’aller la rapporter. Elle s’avança près de lui, sentant leurs lèvres se rapprocher, leurs regards entrer en contact, leurs mains s’entrelacer, leurs corps s’entrechoquer. Ironie du sort , destin vengeur ? Une énorme cacophonie entra en scène. Un bruit sourd se fit entendre. Les portes claquèrent. Les fenêtres s’ouvrirent. Deux personnes entrèrent. Une lame de couteau voltigea à la lumière de la cheminée. Des cris volèrent dans la nuit. Deux âmes explosèrent. Le sort changea à tout jamais l’histoire de cette maison, emportant avec lui la vie d’autres personnes.

***


Il appuya sur le bouton, ce qui eut pour effet immédiat d’amener une autre diapositive. Ce bruit leur était étrangement familier, il avait le don de les réconforter. Il leur rappelait que même si la plupart des choses changeaient, certaines restaient immuables. Au cours de ces sept dernières années, leurs vies avaient considérablement changées, évoluées. Ils avaient été témoins de tellement de phénomènes inexpliquées que cela avait affecté leur façon de penser, d’agir, de réfléchir, de vivre, tout simplement. Surtout pour elle. Jamais elle ne regretterait de s’être engagée dans cette quête qui était finalement devenue la sienne. Cette nuit-là, elle avait décidé de suivre cet homme, d’être guidée par ses convictions. Sans le savoir, elle avait signé le plus merveilleux des pactes, celui qui lie un homme et une femme à tout jamais.
Mulder les extirpa de leurs pensées en commençant son explication :
- Amanda King. 28 ans. Hier, elle a survécu à une attaque qui a tué son petit ami.
- Laisse-moi deviner. Un implant a été retrouvé à la base de sa nuque ? Ou peut-être a-t-elle fait l’expérience d’une lumière vive, après s’être sentie s’envoler, comme si elle était témoin de son propre corps, comme s’il ne lui appartenait plus. Ensuite, des hommes gris, ou verts en fonction des versions, ont pratiqués des tests sur elle. Elle voyait leurs lèvres bouger mais ne parvenait pas comprendre ce qu’ils se disaient. Bref, ces hommes, qui en réalité n’en étaient pas, ont tué son ami parce qu’il ne leur était d’aucune utilité. Tandis qu’elle…
Depuis le début de son explication, un sourire avait pris place sur le visage de son partenaire.
- Scully, croirais-tu enfin en l’existence des extra-terrestres ?
Celle-ci prit un air choqué et feint de ne pas savoir où il voulait en venir.
-Non, en fait. Belle théorie, vraiment. Dommage que tu me la sortes seulement maintenant parce que j’avais justement une histoire d’enlèvements extra-terrestres dans l’Iow…

Elle ne le laissa pas terminer sa phrase, trop pressée de connaître sa théorie sur le meurtre de cet homme.
- Mulder, quelle est ta théorie ? Et ne me dis pas que tu n’en as pas. Tu en as toujours une, aussi incroyable qu’elle puisse paraître.
- Amanda et Jordan, son petit ami, ont quitté précipitamment la réception de leurs amis cette nuit-là. Ils sont allés dans la maison d’enfance de Jordan. Là-bas ils ont été attaqués par deux personnes qui ont tués Jordan. Celui-ci a succombé à ses blessures suite aux 200 coups de couteaux que ses agresseurs lui avaient assénés. Personne ne sait pourquoi ou comment Amanda a pu survivre. Peut-être qu’ils n’en avaient pas après elle, mais bien après lui. Quoi qu’il en soit, elle n’a pas pu identifier ses agresseurs, elle affirme en effet qu’ils n’étaient pas humains. Enfin, plutôt qu’elles n’étaient pas humaines… La police locale n’a pas pu expliqué comment les meurtriers étaient entrés dans une vieille maison fermée à clé.
- Esprits frappeurs ?
- Scully !
- Tu y pensais, non ? Laisse-moi te rappeler que les fantômes n’existaient pas.
-Arrête Scully, ne me dis pas que le Père Noël n’existe pas non plus.
-Mulder, tu es vraiment prêt à croire n’importe quoi. Pourquoi faut-il toujours que tu sautes sur la conclusion la plus étrange ? Il y a des dizaines de cas comme celui-là par jour aux Etats-Unis. C’est probablement l’œuvre de deux tueurs en série. Ils avaient étudié l’endroit auparavant et avaient trouvé une façon d’entrer, ou peut-être avaient-ils tout simplement un double de la clé. De plus, c’était une vieille maison, aux abords d’un bois abandonné, loin de tout. C’était l’endroit idéal pour ce genre d’atrocités.
-Beaucoup de gens s’accordent à dire que les esprits existent, Scully. Comment explique-tu que des milliers de personnes disent en avoir déjà vu dans leur vie ? Je ne sais pas toi, mais je ne peux pas croire qu’on se résume à une enveloppe charnelle, qu’une fois qu’on est enterrés tout est terminé. Je veux croire qu’il y a des âmes et qu’elles sont là autour de nous, parfois elles veulent qu’on les aide à quitter notre monde, parfois quelque chose les retient ici bas.
-Bien-sûr que je voudrais y croire mais c’est du pur fantasme, Mulder. Chaque être humain voudrait vivre plus longtemps, voudrait persister au-delà de son corps dans le but s’assouvir un désir narcissique et égocentrique : celui d’être éternelle. Mais pourquoi et surtout comment les âmes pourraient et voudraient tuer ? Par vengeance ?
-Allons parler à Amanda. Tu verras par toi-même.
-Ne me dis pas que je dois prendre des bougies avec moi.

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Helo

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MessageSujet: Re: [Forgive me]   Lun 7 Juil - 16:25

- Excusez-moi, où se trouve les soins intensifs ?
- A droite, au fond du couloir.
- Merci.

Lorsque Mulder et Scully poussèrent la porte de la chambre, ils luttèrent pour réprimer un frisson. Cette jeune femme avait à peine 30 ans. Scully se surprit à penser à quel point Amanda avait dû être jolie. Quel genre de monstre peut commettre un tel acte ? Chaque jour, lors que chaque enquête, cette même question revenait. Trouveront-ils seulement un jour la réponse ? Certainement pas. Mais une chose était certaine : le jour où ils ne se la poseront plus, ils en seront devenus un.
- Bonjour, je suis l’agent spécial Fox Mulder du FBI et voici ma partenaire, Dana Scully.
Amanda tenta de leur sourire, essayant de leur montrer qu’elle tenait le coup. Cette tentative ne fit que renforcer l’état pitoyable dans lequel elle se trouvait. Personne n’osa parler en premier, ayant trop peur de briser ce silence, cette preuve qu’une chose atroce s’était produite ici, qu’il en restait une trace. Après plusieurs minutes de contemplation intensive du plafond, Amanda entama la conversation, anticipant leurs questions, mais surtout étant trop heureuse d’avoir enfin quelqu’un avec qui partager son chagrin.
- Depuis que je suis ici, je n’arrête pas de me demander… de me demander quelle a été sa dernière pensée. M’en a-t-il voulu ? Ou, au contraire, a-t-il tout oublié, tout effacé dans un ultime acte de pardon ?
- Que s’est-il passé exactement cette nuit-là, Amanda ?
- Je… Nous étions au mariage d’un ami quand Jordan m’a demandé de venir dehors. Il a alors fait une chose à laquelle je ne m’attendais absolument pas. Il…

Elle marqua un temps d’arrêt, hésitant à rouvrir une plaie pas encore tout à fait cicatrisée.
- Il m’a demandée en mariage. C’est là que tout a dérapé, je ne pouvais pas lui dire oui, évidemment je l’aimais mais se marier, s’engager, je ne pouvais tout simplement pas.
Elle ouvrit la bouche, cherchant ses mots comme elle aurait cherché de l’oxygène. Ceux-ci n’arrivèrent qu’à la suite de quelques secondes, de quelques essais désespérés pour trouver le courage.
- Il m’a alors attrapée et a conduit jusqu’à la maison. Nous n’étions pas censés y aller si tôt mais suite à la dispute, nous ne voulions plus rester à la cérémonie. La suite, je crois que vous la connaissez. Elles sont arrivées, nous ont ligoté et nous ont poignardé. Je ne sais pas pourquoi je ne suis pas morte, je ne sais pas si c’est un quelconque dieu que je dois remercier. Je ne sais pas si j’ai atterri en enfer, j’espère juste que Jordan a trouvé la porte du paradis, lui.
- Ils portaient des masques, c’est bien ça ? Comment pouvez-vous affirmé que c’étaient des femmes ?
- Je l’ai déjà expliqué à la police. Vous pouvez croire que je suis folle mais j’ai senti cette odeur de femme, vous savez un mélange de différents parfums, d’eau de toilette, de maquillages,… ces odeurs qu’on trouve dans les parfumeries.

Elle laissa à nouveau s’écouler quelques minutes de silence.
- Vous savez, tout avait été barricadé. Quand Jordan a entendu les premiers coups, les premiers cris, il a tout fermé, mis des meubles devant la porte. Je n’ai aucune preuve mais ils n’étaient pas humains, croyez-moi. A un moment donné, je me suis retournée et je l’ai vue derrière moi, elle n’était pas comme vous et moi, elle semblait…comme transparente, comme si son corps ne lui appartenait plus.
Scully scruta son coéquipier, cherchant à savoir s’il croyait cette histoire ou non, si sa théorie avait évoluée. Celui-ci prit la parole pour la première fois. Il remercia Amanda pour son témoignage, lui conseilla de bien se reposer et d’essayer d’oublier tout cela.
Ils quittèrent l’immeuble sans échanger un seul mot, trop occupés à réfléchir à cette histoire.
- Tu sais Scully, on a trouvé aucune preuve matérielle, ni trace d’ADN, ni cheveu, ni empreinte, rien. Comment l’explique-tu ?
- Je ne l’explique pas. Mais ils devaient être bien préparés, ils savaient ce qu’ils faisaient. Mulder, je ne vois pas en quoi c’est une affaire non-classée. En plus, Amanda ne nous a rien appris. Pourquoi ne disais-tu rien ?
- Je ne sais pas, j’ai eu un sentiment étrange en entrant dans cette pièce. Je ne sais plus quoi penser, mais cette histoire d’odeur m’intrigue. Je suis sûre que c’est la clé.
-Rentrons. Il est tard. Demain matin, nous irons voir cette maison.


Comme à son habitude, Mulder posa sa main dans le bas du dos de Scully, l’invitant à monter dans la voiture. C’était ainsi qu’était construite leur relation, de petits gestes insignifiants, de paroles réconfortantes, de regards pénétrants, d’actes aussi inexplicables qu’inavouables. Sur la route, Mulder téléphona à ses amis pour leur demander de faire des recherches sur Jordan et Amanda King.
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Helo

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MessageSujet: Re: [Forgive me]   Lun 7 Juil - 21:21

Mulder s’engagea sur la route principale. Un quart d’heure auparavant, il avait déposé son amie chez elle. Il prenait maintenant la direction de son appartenant dans le but de dormir un peu. Bien qu’il savait d’avance qu’il ne trouverait pas le sommeil. Lors de chaque enquête, le même scénario se reproduisait. Il devait absolument entrer dans le tête du tueur, penser comme lui, en soi être lui. Parfois, il se perdait en chemin, il empruntait des sentiers interdits, trop dangereux. Il s’assit dans le noir et ne bougea pas pendant plusieurs heures. Des dizaines de photos étaient étalées sur la table basse. De temps à autres, il tendait la main pour en attraper une et ne la quittait plus pendant plusieurs minutes. Cette fois-ci, il tournait en rond. Trop de facteurs manquaient. Le témoignage de la victime ne ressemblait à aucune autre enquête. Il était littéralement submergé par cette histoire de parfum, d’entité sans corps, d’esprit. Une sonnerie inopinée tira Mulder de sa réflexion : son téléphona se mit a vibrer. Ses amis le rappelaient pour lui donner des informations sur le meurtre. En réalité, c’était plutôt un événement antérieur qui avait peut-être un lien avec cette histoire. Deux ans auparavant, avant qu’Amanda commence à fréquenter Jordan, celui-ci entretenait une liaison avec Rachel. Celle-ci aurait porté plainte pour viol mais Jordan a rapidement fait tomber cette plainte. Un an plus tard, lorsqu’Amanda entra dans la vie de Jordan, Rachel mit fin à ses jours d’une manière tragique. Elle se poignarda à plusieurs reprises, un grand nombre des reprises d’après le rapport du légiste. Un détail insignifiant attira néanmoins l'attention de Mulder : Rachel travaillait dans une parfumerie. Scully avait-elle raison? Serait-ce là l'oeuvre d'un esprit vengeur? Comment une entité pouvait-elle tenir un couteau? Une de fois de plus, il tournait en rond. Le réveil indiquait 3heures du matin lorsqu'il frappa à l'appartement de Scully. Au bout d'une seconde, elle lui ouvrit. Tout était toujours éclairé, preuve qu'elle non plus ne parvenait pas à trouver le sommeil. Elle l'invita à entrer, sachant pertinement la raison de sa présence ici. L'enquête le perturbait comme elle l'intriguait. Mulder s'assit aux côtés de Scully, la télé fonctionnait en bruit de fond mais aucun d'eux n'y prêtait attention. Au bout de quelques minutes, il lui raconta ce qu'il avait appris au sujet de Rachel. Comme il l'attendait, sa collègue lui rétorqua aussitôt qu'elle n'était pas vraiment morte, qu'elle avait pu mettre sa mort en scène. N'étant pas d'accord sur ce point, ils décidèrent d'un commun accord d'aller interroger la famille de Rachel demain. Mulder se leva pour rejoindre la porte mais une main sur son avant-bras l'empêcha de bouger.
- A quoi bon repartir? Aucun de nous ne trouvera le sommeil.
- Tu devrais quand même te reposer.
- Qu'insinue-tu?
- Qu'il est plus de trois heures du matin et qu'une longue journée nous attend demain.
- Justement.

Elle s'allongea à ses côtés. Mulder étant toujours en position assise, elle posa sa tête contre son épaule et ferma les yeux. A force de trop réfléchir, elle ne parvenait plus à s'endormir. Par contre, lorsqu'elle se trouvait contre lui, bougeant au rythme de sa respiration, elle se sentait comme apaisée, comme loin de tous les danger, de tous les problèmes quotidiens. Malheureusement, ce genre de moments était rare. Trop rare. Combien de fois avaient-ils déjà vécu ce genre de moments? Pas assez souvent. L'ambiguïté de leur relation ne leur permettait pas d'aller plus loin. Pour eux un frôlement de main, un regard intense, un effleurement valait tellement plus que la normal. En réalité, ils étaient terrifiés, chacun se demandant ce que l'autre ressentait. Mais surtout, terrorisés à l'idée de perdre leur amitié, leur relation si fusionnel que beaucoup enviait, ou tout du moins respectait. Une telle alchimie avait un certain goût d'éternité, mais qui peut jurer que l'amour dure toujours? Et pourtant, amoureux ils étaient. L'amour. Ce mot n'était même pas encore assez fort pour décrire leurs sentiments, il faudrait beaucoup plus que cela. Il faudrait inventer de nouveaux mots à l'écrivain, de nouvelles couleurs au peintre, de nouvelles statues à l'artiste.
Une fois de plus, ce fut une sonnerie de téléphone qui tira Mulder et Scully de leur sommeil. Aussi improbable que cela puisse paraitre, ils avaient passé la nuit dans cette position, profitant mutuellement du confort que leur procurait l'autre. Scully se leva la première, jetant un regard quelque peu embarrassé à Mulder, et décrocha. C'était Skinner qui leur rappelait d'aller analyser la scène du crime maintenant car après la maison serait soumise à d'autres tests, ce qui ne permettrait plus son accès.
Scully s'enferma dans la salle de bain dans le but de s'apprêter. Lorsqu'elle revint à la cuisine, elle fut surprise d'y trouver un Mulder et surtout un petit déjeuner brûlant sur la table.
- Je me suis dit que tu devais avoir faim.
- Ce pain vient-il du notre planète?
- Tu sais à l'heure actuelle, avec les OGM, les plantes transgénétiques,...
- Bon appétit, Mulder.

Elle s'installa face à lui. Ils restèrent un moment sans échanger un seul mot, profitant de l'instant présent, de ces rares minutes où leur seul but n'était plus de dévoiler une conspiration gouvernementale.
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MessageSujet: Re: [Forgive me]   Mar 8 Juil - 22:30

Dans le but de gagner du temps, ils prirent la décisions de se séparer. Mulder devait se rendre sur le lieu du crime tandis que Scully devait interroger la famille de Rachel.

Les alentours étaient déserts. Rien à l'horizon, rien ne présageait le drame qui s'était produit ici. Ce rien trahissait même cette tragédie puisqu'il n'en gardait aucune trace, il se suffisait à lui-même. Il restait tout simplement là, fidèle à lui-même: rien. Ces arbres silencieux, ces bois sombres, ce sentier épineux étaient-ils à blâmer? Pouvaient-ils encore seulement raconter leur histoire? Mulder aurait voulu les entendre, écouter leur récrit, les rassurer, leur dire qu'ils n'auraient rien pu empêcher. Mais était-ce la vérité? Cet endroit était digne des plus grands films d'horreur, il en effrayait plus d'un. Pourquoi Amanda et Jordan étaient-ils venus ici? Ils auraient sûrement rétorqué que la tranquillité les attirait, loin de la ville et de ses interminables concours de klaxons. Drôle de paradoxe, sachant que cet éloignement a causé leur perte.
A l'instant même où Mulder pénétra à l'intérieur, il comprit. Il sut qu'une nouvelle partie de lui venait de s'éteindre, qu'un nouvel espoir s'était envolé. A chaque fois qu'il était témoin d'une scène de crime, il cessait un peu plus de croire en la race humain. Pour chaque victime, chaque meurtrier, chaque massacre, chaque guerre, chaque génocide , c'était une nouvelle désillusion qui apparaissait. Et pourtant, il aurait voulu croire, croire que quelque chose de bon se cachait en chaque homme, femme et enfant. Ces traces de sang sur les murs, ces fenêtres cassées, ces débris de verre, ses cordes ensanglantées, ses traces de lutte lui prouvaient le contraire. Un acte impensable, inimaginable avait eu lieu ici : un être humain s'est cru voué d'une tâche divine, il avait cru avoir le droit d'ôter la vie. Qui était-il pour en décider? Qui était-il pour avoir mis un terme à l'existence de Jordan King? En s'étant engagé au FBI, Mulder avait voulu trouver une réponse à toutes ces questions. Mais, en réalité, la seule qu'il obtint était que l'Homme était bien le pire des prédateurs, qu'il était pervertrit, qu'il avait vu trop grand. Il avait voulu diriger le monde alors qu'il était incapable d'être heureux et de rendre heureux, tout simplement. Pour pouvoir jouir du bien, ne faut-il pas connaître le mal? Ce même mal qui sommeille au fond de chacun de nous. Quel déclencheur poussent certains à agir et d'autres pas?
Plus Mulder avançait dans cette maison, plus il avait l'impression de littéralement pénétrer l'esprit du tueur : toute cette mise en scène avait été un jeu pour lui, rien qu'un jeu. Il avait pris du plaisir à chasser sa proie comme un chasseur traque un animal. Il? Et si Rachel était en cause? Un esprit en avait-il seulement la possibilité? L'avait-elle entendu? Pendant l'espace d'un instant, il hésita. Un frisson le parcourut. Il avait réellement le sentiment de ne pas être seul. D'après ses connaissances, les esprits étaient souvent liés à un endroit, un lieu qu'ils ne pouvaient se décider à quitter pour une raison ou l'autre. Ce serait donc en toute logique que Rachel hanterait toujours la maison. Dans un ultime courant d'air, Mulder sentit une ombre se diriger droit vers lui. Il expérimenta le meilleur moyen de connaitre un assassin puisqu'à cet instant même il devint une de ses victimes. Ce fut d'ailleurs la dernière chose dont il se souvint. Il se vit partir, comme témoin de son propre corps. La mort ressemblait-elle donc à cela ? Pas de long tunnel blanc, pas de sensation de bien être. Rien. Rien si ce n'est l'obscurité totale.
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MessageSujet: Re: [Forgive me]   Mer 9 Juil - 18:19

Pendant que Mulder était parti analyser la scène de crime, Scully s'était rendue chez les parents de Rachel. Malheureusement, ceux-ci ne lui avaient pas appris grand chose qu'elle ne savait déjà. Jordan était le petit ami de Rachel et il l'aurait apparemment violée lors d'une soirée. Enfin, plus précisément, il aurait regardé ses amis s'en charger pendant qu'il désoulait dans un coin de la pièce. Au lieu de s'en vouloir, comme tout être humain normalement constitué, il avait joué de ses relations pour faire tomber la plainte. Ce fut donc en toute logique que Rachel mit fin à ses jours, toujours traumatisée par son passé et ne pouvant tirer un trait dessus. Scully se surprit à penser que finalement Jordan avait peut-être eu ce qu'il méritait. Mais la vengeance n'était-il pas un sentiment dévastateur et non constructeur? Elle reprit ses esprits. Dans l'enquête actuelle, Jordan était la victime. De plus, aucune loi n'autorisait la vengeance. A peine sortie de la maison, elle sortit son téléphone dans le but d'obtenir des nouvelles de Mulder. Elle réitéra son geste à plusieurs reprises mais celui-ci ne décrochait pas. Que pouvait-il bien fabriquer? Peut-être n'y avait-il pas de réseau là où il se trouvait. Quoi qu'il en soit, Scully avait un drôle de pré sentiment, celui qu'une chose importante s'était produite. Pour l'instant, elle n'avait pas assez de preuve pour demander une exhumation. En effet, jusqu'à présent rien ne prouvait que Rachel était en vie. Bien qu'à l'époque, Jordan était celui qui avait trouvé le cadavre. Ce fait ne faisait que renforcement les soupçons de Scully. Elle ne pouvait se résigner à croire que le fantôme de Rachel avait tué son ex-petit ami. Une seule solution s'offrait alors à elle : aller à nouveau interroger Amanda. Celle-ci cachait peut-être des informations. Peut-être n'avait-elle jamais entendu parler de cette histoire, sinon comment pourrait-elle aimer Jordan? Avec milles questions en tête, Scully démarra et s'engagea sur la route de l'hôpital, tentant pour la centième fois de joindre son collègue. En vain.

Lorsqu'elle arriva enfin devant le bâtiment, des dizaines de voiture de polices étaient présentes, ajoutant du bruit à la cacophonie habituelle de cet hôpital. Scully se demanda ce qui avait bien pu se passer ici, sans trop s'inquiéter, un prisonnier était sûrement traité ici. Ce genre d'activités avait lieu chaque jour dans cette ville. Et pourtant, pourtant... elle n'aurait pas su dire pourquoi ou comment mais elle présentait autre chose. Elle s'approcha d'un des policiers chargés de l'opération et lui demanda des explications. Elle prit d'abord l'initiative de se présenter en tant qu'agent du FBI, sachant pertinemment que, sinon, il ne lui répondrait pas.
- Une femme vient d'être poignardée au 5ème étage. Le tueur est devenu fou, il refuse de sortir. D'ailleurs, j'crois bien que c'est l'un des vôtres, m'dame.
Scully eut besoin de quelques secondes pour s'en remettre. Un agent du FBI? Elle avait confiance en Mulder, il n'était pas un meurtrier. Pourquoi était-elle si anxieuse, alors? Peut-être parce qu'Amanda était traitée au cinquième étage. Une telle coïncidence était pratiquement impossible.
- Co...Connaissez-vous le nom de la victime?
- Attendez une seconde.

L'officier appela un de ses agents, discuta avec lui pendant quelques minutes puis revient vers Scully.
- Oui. Une certaine Amanda King. Et l'agent serait l'agent spécial Fox Mulder, FBI. On n'a toujours pas reçu de confirmation visuelle.
N'attendant pas la fin de sa phrase, Scully se mit à courir, passant à travers le barrage. Elle ignora les appels des policiers lui précisant qu'elle n'avait pas le droit d'entrer, que c'était trop dangereux. Grâce à l'adréaline, elle monta les cing étages en moins d'une minute. Tout était silencieux, trop calme. Ce même calme après la tempête, ce calme qui témoigne qu'un ouragan vient de passer, emportant tout sur son passage. Elle tenta de ralentir sa respiration et s'avança lentement dans le couloir. Malgré ses efforts, son coeur battait toujours à la chamade, claquant contre sa poitrine. Elle atteint finalement la chambre 536. Elle s'attendait à tout sauf à cela. Lorsqu'elle poussa légèrement la porte, elle remarqua d'abord le cadavre ensanglantée d'Amanda King. Poignardée à plusieurs reprises. Même scénario. Elle fut de nouveau obligée de se secouer pour ne pas se laisser aller, pour chasser le goût maussade qui s'était glissé au fond de sa bouche. Lorsqu'elle tourna la tête, son sang se glaça littéralement, son coeur s'arrêta de battre. Mulder. Il était bien là, un couteau tâché de sang à la main droite. Il était recroquevillée dans le fond de la pièce, des larmes coulaient le long de ses joues. Il était en état de choc, son corps tremblait de haut en bas. Scully était prise de panique, elle ne savait que faire. Ces agents dehors l'attendaient, ils allaient l'arrêter, le mettre en prison comme un meurtrier. Un meurtrier? Jamais elle ne pourra l'imaginer en tant que tel. Elle s'approcha tout doucement de lui, s'agenouilla à côté de lui, tenta de le prendre dans ses bras mais il eut un frisson qui l'en empêcha. Il faillit la frapper avec son bras droit mais elle évita le coup de justesse. Une minute plus tard, la cavalerie débarqua dans la chambre. Ils menottèrent Mulder et lui lurent ses droits. Il avait le regard dans le vide, il semblait tellement perdu. Comprenait-il ce qu'il venait de se produire ici? Un autre policer arriva et lui enleva le couteau de sa main. Il le plaça ensuite dans un sac en plastique, signe que c'était une preuve à conviction. Lorsqu'ils poussèrent Mulder jusqu'à l'extérieur de la pièce, il sembla revenir à lui. Il parla pour la première fois depuis que Scully était arrivée.
- Que s'était-il passé? Scully, je... je ne me souviens de rien.
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