Les fanfics de la Gillian Community

Fanfics sur Xfiles
 
AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 #23 - Tortured Hearts

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Timmy

avatar

Nombre de messages : 114
Age : 31
Localisation : Dijon (France)
Date d'inscription : 01/08/2006

MessageSujet: #23 - Tortured Hearts   Jeu 17 Juil - 2:41

Auteur : SpookyTimmy
Date d’écriture : 10 août 2007 – 23 août 2007
Résumé : travail, amour, amitié … est-ce que tout ça va bien ensemble ?
Notes : les personnages sont la propriété de Chris Carter.
Je ne fais que les emprunter pour écrire cette humble histoire. Alors s’il vous plait, pas de plainte je n’en ai de toutes façons pas les moyens.
NB : Je n'ai pas eu mon lecteur B car elle a préféré partir en vacances ... je ne la blame pas pour autant hein ... mais juste soyez indulgents Wink



*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~


Assis sur un banc du parc, un couple regardait scrupuleusement la poussette dans laquelle un bébé d’environ 6 mois jouait avec des petits jouets très colorés dont un représentant un petit homme vert relié à une soucoupe volante par un simple cordon pour ne pas qu’il perde l’une des deux parties. Il semblait jouer avec de longues périodes de temps sans s’en lasser.

Un coup de vent. Un bruit. Les parents se retournèrent et virent le ballon d’un petit garçon venir taper contre un arbre. Plus de peur que de mal. Enfin… le temps de reprendre leur position initiale, leur enfant venait de disparaître, comme volatilisé.



*~*~*~*~*


Des agents sur le terrain prenaient les dépositions des deux parents qui, indéniablement, étaient en état de choc. Tout ce que les agents purent tirer de ces personnes c’est que tout c’était passé vite. Très vite. Ils ne s’étaient retournés que quelques secondes. Sûrement un
traquenard. Ils n’arrivaient plus à aligner des pensées et des phrases cohérentes. Donc il n’était pas évident pour ces agents de bâtir un profil.

Scully jeta un rapide coup d’œil à son collègue et compris tout de suite ce qui l’intéressait dans cette affaire : un enlèvement aussi rapide ne pouvait qu’être l’œuvre de petits hommes verts ou gris. Quelque soit leur couleur, elle allait encore une fois devoir lui montrer qu’il y avait une autre possibilité, une réponse plus rationnelle à de telles sottises.

Scully laissa Mulder pour se rendre au commissariat afin de commencer les recherches pendant que lui, de son côté, faisait le tour du parc à la recherche de témoin de cet enlèvement ‘extra-terrestre’.

Elle ne trouva rien de bien utile dans les archives du poste de police ce qui ne voulait pas dire que Mulder avait raison. Il ne pouvait pas avoir raison. Pas là dessus. Elle décida de rechercher des informations sur la famille des parents Parker, victimes de ce rapt d’enfant.

Mulder, lui, balayait les lieux de l’investigation du regard à l’affût du moindre détail. Lui d’habitude si vaillant et si intuitif ne trouva rien pour aller dans le sens de sa théorie : aucun résidu électrostatique, aucune emprunte, aucun arbre brûlé… rien.

Il passa par le poste de police pour venir chercher Scully afin de rentrer ensemble à leur hôtel mais à sa grande surprise, on lui apprit, que fatiguée, elle était rentrée en ne laissant que ce message au standardiste à l’intention de son ami. Pourquoi ne l’avait-elle pas appelé ? Il devait y avoir une explication puisqu’il savait pertinemment qu’elle préférerait se tuer à la tache plutôt que de laisser quelqu’un connaître son mal-être, sa fatigue… Il prit son téléphone pour voir si elle n’avait pas essayé de lui téléphoner et se rendit compte que ce dernier était éteint. La batterie avait lâché.

De son côté, Scully essayait de se relaxer en se faisant couler un bain moussant. Elle se sentait vaseuse comme elle avait pu l’être pendant toute la journée. Quand ça en fut trop, elle avait décidé d’écourter d’une heure sa journée de travail. Les yeux fermés, la mousse lui chatouillant le menton et les oreilles, elle écoutait tranquillement une émission de radio traitant des nouveautés dans le domaine du greffe de peau. Concentrée, elle ne l’entendit pas rentrer. Il s’approcha lentement d’elle, s’agenouilla à ses côtés et déposa un tendre baiser sur son front ce qui eu l’effet escompter : attirer son attention. Elle se retourna et en le voyant son visage s’éclaira d’une lueur nouvelle. Il lui sourit et sortit afin de la laisser finir de se relaxer dans son bain.

Allongé sur le lit, il regardait un documentaire fiction à la télévision. Elle le vit et ne pu s’empêcher de remercier intérieurement le seigneur d’avoir mis cet homme sur sa route. Elle s’allongea à ses côtés et s’est dans les bras l’un de l’autre qu’ils regardèrent se reportage.



*~*~*~*~*


Le matin, ils se firent un dernier baiser avant d’enlever leurs uniformes d’amants pour revêtir celui d’agents fédéraux à la recherche de ce petit garçon. Ils arrivèrent au commissariat et se remirent à peaufiner les profils des parents et de tous les membres de leur famille. Leur attention se porta sur l’acte de décès d’un enfant de 6 mois. Le neveu d’Angèle Parker, la mère du petit qui venait de disparaître.

Ils décidèrent de retourner voir la famille afin de poser des questions à propos de ces nouvelles informations. Angèle ne tarda pas à dévoiler à Mulder et Scully que Marina, sa belle sœur, avait perdu son fils lors d’un accident de la route. Très vite, ils découvrirent que les
relations entre ces deux femmes n’étaient pas des plus amicales surtout depuis la naissance de Nathan, le fils d’Angèle. Elle n’arrêtait pas de la contre dire sur sa façon d’élever son fils, sa façons d’agir, sa
façon d’être.


- On ne se parle plus vraiment, vous savez. Juste quand cela est nécessaire comme lors des repas de famille. Le reste du temps on essaie de l’éviter. Depuis qu’elle a perdu son fils, elle fait une fixation sur notre façon d’élever Nathan et trouve qu’on n’agit pas comme il faudrait.
- Quand l’avez-vous vu pour la dernière fois, madame Parker ?
- Avant d’aller au parc, on sortait d’un repas de famille.
- Tout s'y était bien passé ?
- Oui, comme d’habitude ! Vous savez les repas de famille c’est toujours plus ou moins animé … vous ne pensez quand même pas qu’elle aurait pu faire une chose pareille ?!
- Merci de bien avoir voulu nous accorder un peu de temps, nous vous tiendrons informé des suites de cette affaire madame.


Toute la journée, ils parlèrent avec les proches de Marina afin d’évaluer un profil fiable sur elle puis ils mirent en place un barrage policier, agent autour de la maison et un service d’aide médical au cas où l’enfant, si il était là, en ait besoin. Puis, ils allèrent poser des
questions à celle qui les intéressant en prétextant avoir des questions à lui poser sur sa belle-sœur et son neveu.
Au milieu de leur entretien, des pleures d’enfant se firent entendre et les agents comprirent aussitôt de quoi cela pouvait-il bien s’agir. Ils montèrent à l’étage et trouvèrent Nathan allongé à terre, convulsant. Scully s’occupa de l’enfant en attendant les secouristes. Mulder pendant ce temps termina l’enquête : Angèle avait bien enlevé Nathan, pensant pouvoir lui donner une meilleure éducation que ces parents pouvaient le faire. Mais ne se sentant pas chez lui l’enfant faisait que de pleurer.
Sa patience ayant atteint ses limites et elle avait ‘secoué’ le bébé ce
qui provoqua le syndrome du bébé secoué. Une commotion cérébrale.


*~*~*~*~*



- Scully, ça va ?

Cela faisait plusieurs minutes qu’elle tournait sa fourchette dans son
assiette de légumes, complètement songeuse. Depuis qu’ils avaient terminé cette affaire, en plus de paraître extenuée, elle paraissait vraiment minée, éprouvée. Cette enquête l’avait et continuait de la travailler intérieurement et ce depuis déjà deux jours déjà.


Elle leva à peine la tête en direction de son ami. Son visage ravagé par les larmes.


- Je vais me coucher !
- D’accord…


Il ne pu en dire plus, il préféra la laisser se reposer. Il regarda la télévision avant d’aller se coucher à ses côtés. Elle ne dormait pas.
Elle le laissa la prendre dans ses bras d’habitude si réconfortant mais qui n’avaient cette fois aucun effet thérapeutique.


Alors que lui était parti dans les bras de Morphée, elle ne comprenait pas ce qui pouvait bien lui arriver. Toutes ses images défilaient sans qu’elle ne puisse les contrôler : Emily, Samantha, Missy, son père, cet enfant convulsant, sa chambre d’hôpital ... Elle se leva et devant la
télévision, dévora des biscuits au chocolat tout en laissant couler ses larmes. Elle prit machinalement la photo d’Emily qui rodait près du canapé. Les larmes coulaient à torrent quand Mulder arriva auprès d’elle. Pour la première fois, il était lui aussi démuni face à son désarroi, il s’assis à ses côtés et l’enlaça.


- Qu’est-ce qu’il se passe Scully ?
- Je … je … je crois que j’en peux plus de tout ça …
- De quoi est-ce que tu parles ??
- Tout Mulder ! Le fait de ne pas avoir de vie à moi. Le fait qu’on doive louer deux chambres à chaque fois qu’on est en déplacement alors qu’on en utilise toujours qu’une seule. Le fait de ne pas avoir un véritable repère. Le fait de côtoyer tous les jours des monstres et je ne parle pas que des extra-terrestres…
- Scully, tu nous fais du surmenage là je crois. (dit-il en lui déposant un tendre baiser sur sa tempe) Il faut que tu prennes soin de toi, je ne peux pas supporter de te voir comme ça. Ca te dit qu’on prenne deux semaines de vacances, je t’emmène sous le soleil de Californie ?!


Elle voulu lui répondre mais aucun son ne sortit de sa bouche. Elle voulu lui sourire mais ce ne fut que pour laisser place à un rictus nerveux.

- Allé, viens, on retourne se coucher !

Ils se recouchèrent. Mais très tôt, Scully fut réveillée à nouveau avec des nausées. Elle posa tendrement sa main sur son ventre… non à quoi bon espérer, ça n’arrivera jamais, elle était stérile. Ce qui eu pour seul effet de la mettre de mauvaise humeur. Elle en avait marre de tout. Soudain la voix de son ami résonna dans sa tête « sous le soleil de Californie ». Oui, elle en avait vraiment besoin. Elle se faufila dans la chambre, mis des vêtements dans un sac de voyage et partit sans crier gare.



*~*~*~*~*


Cela
faisait maintenant déjà deux semaines que Scully avait disparu de sa
vie. Mulder n’était plus que l’ombre de lui-même. Il tournait en rond
comme un lion en cage. Il avait envie de hurler mais qui l’aurait
écouter ? Personne n’était au courant pour eux deux et ne voilait pas
devoir s’expliquer sur les 7 mois qu’ils avaient passer à se cacher de
tout le monde : collègues, amis, famille.


Il
décrocha son téléphone pour ce qu’il avait décidé être la dernière
tentative. Une sonnerie. Deux sonneries. Messagerie. Elle venait de
rejeter son appel. A bout, il lui laissa un message. Message dans
lequel il lui dit tout : qu’il aurait souhaiter pouvoir lui parler,
pouvoir surmonter cette épreuve ensemble et qu’il aurait espéré qu’elle
soit franche envers lui. Si il y a bien une qualité qu’il ne lui aurait
pas prêtée c’était bien la lâcheté mais peut-être s’était-il trompé à
ce sujet, trompé sur son compte. Peut-être l’avait-elle manipulé depuis
le premier jour.

Il sentit une larme montée mais décida que ça
n’en valait pas la peine. A quoi bon regretter une personne qui est
partie dans le silence le plus total. Une personne qui ne devait pas
l’aimer comme lui l’a fait. Il enfila son sur
vêtement et une paire de basket et alla se défouler en joggant dans le parc.



Sur
le chemin du retour, il s’arrêta dans un bar où il commanda verre sur
verre en commençant par du whisky, continuant à la vodka. Quel aurait
bien pu être son choix suivant si, appelé pour venir le chercher,
Skinner n’avait pas interrompu cette vertigineuse descente qu’était
celle de son agent. Le directeur adjoint mit la veste de son agent sur
les épaules de ce dernier et le raccompagna à son appartement. Mulder
était dans un état déplorable, il oscillait entre éclats de rire
nerveux et larmes, ce qui mettait son supérieur très mal à l’aise,
ayant peur de s’immiscer dans son intimité, sa vie privée.

Une
fois chez lui, Mulder se dirigea vers la cuisine et en revint avec une
bouteille du premier alcool qu’il avait trouvé, Skinner la lui enleva
des mains :


- Vous ne devriez pas vous mettre dans un état pareil Mulder !
- De toute façon, ça ne dérange personne …
- Pourquoi faites-vous cela ? Vous vous faites du mal …
- Non, ELLE m’a fait du mal !
- Vous voulez parler de l’agent Scully ?
-
Vous laconsidérez toujours comme une de vos agents alors qu’elle a
déserté comme ça sans laisser aucun mot, aucune trace ?! Prenant toutes
ses affaires qui se trouvaient chez moi. Elle ne veut plus me voir…


Skinner ne comprenait pas trop ce qu’était en train de lui dire son agent, que c’était-il passé entre eux deux ?

- Vous voulez dire que Scully et vous …
-
Oui cher Walter ! Surprise ! (il se servit un verre d’eau) Scully et
moi enfreignons délibérément le règlement du FBI depuis plus de 7 mois
et un jour sans raison… pfff volatilisée !


Skinner
ne savait pas du tout quoi faire face au désarroi de son ami. Mais
quand il le vit fondre en larmes, il ne pu s’empêcher de le prendre
dans ses bras.


*~*~*~*~*


De son
côté, à Los Angeles, Scully venait d’emménager dans une jolie petite
maison, non loin de la plage, dans le quartier de Venice. Elle n’avait
pas encore retrouvé d’emploi mais voulait d’abord se reposer, se
retrouver, comprendre sa réaction et espérer que Mulder ne souffrait
pas trop car oui, elle l’avait quitté mais ce n’était pas par rapport à
lui. Elle s’en voulait mais savait que pour elle s’était la meilleure
chose à faire.



*~*~*~*~*


Dernière édition par Timmy le Dim 23 Nov - 21:09, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thehouseofdavid.bbconcept.net
Timmy

avatar

Nombre de messages : 114
Age : 31
Localisation : Dijon (France)
Date d'inscription : 01/08/2006

MessageSujet: Re: #23 - Tortured Hearts   Ven 18 Juil - 0:02

Un mois plus tard, elle trouva un emploi dans un cabinet médical, un centre de pédiatrie plus précisément. Ses deux collègues étaient des femmes avec qui elle s’entendait bien. Un midi, lors d’un repas, elle sentit que Susan la dévisageait avec insistance :

- Qu’est-ce qu’il y a Susan ? Ca ne va pas ? Je me suis tachée ?

Elle releva les bras pour voir si elle n’avait pas mis de la sauce sur sa chemise blanche.

- Non. Non. Tu es tellement rayonnante que je me demandais juste quand tu allais nous annoncer que tu étais enceinte ?!
- Oh ... mais … je ne suis pas enceinte !
- Allons Dana, à d’autres ! N’oublie pas que nous côtoyons des femmes enceintes presque tous les jours et tu veux me faire croire que tu n’es pas enceinte ?!
- Je suis d’accord avec Susan, Dana. Ca se voit ou en tous cas se devine assez facilement : tu es tout le temps fatiguée, tu es tous les matins barbouillée, tu as toujours faim et puis tu as le teint d’une femme en début de grossesse. Ce ne sont des signes qui ne nous trompent pas.
- Si vous saviez à quel point j’aimerai que vous ayez raison mais malheureusement je ne pourrais jamais porter d’enfant. C’est une des raisons pourquoi j’ai quitté ma vie d’avant, j’avais besoin de me reconstruire.
- Dis nous que tu n’as pas eu d’homme dans ta vie cette année passée et on te laissera tranquille !
- Roxane a raison, tu sais la science peut parfois se tromper…


Scully ne pouvait pas en croire ses oreilles. Elle souriait bêtement. Plus pour se convaincre elle-même que ce n’était pas possible, elle répondit :

- Ok, oui j’avais bien quelqu’un dans ma vie, là-bas à Washington. Mais j’ai été victime d’un enlèvement durant lequel on m’a fait sur ovuler pour ensuite me les extraire et faire des tests…
- Une sur ovulation n’est peut-être pas irrémédiable… peut-être que ton corps s’est remis à en fabriquer…


Susan et Roxane s’étaient rapprochées de Scully. Elles trouvaient ce genre de conversation palpitante.


- Vous délirez les filles, je n’ai jamais eu mes règles à nouveau…
- Hey, il suffit d’une fois tu sais ! Imagine que tes ovaires se soient remis à fonctionner alors que tu sortais avec cet homme dont on va devoir t’extirper les vers du nez pour avoir des renseignements sur lui … il suffit vraiment d’une fois Dana.
- Ok ok ok … que puis-je faire pour que vous me croyez à ce sujet ?
- Fais un test !


*~*~*~*~*

Cela faisait maintenant deux mois que Mulder ne cessait de s’enfoncer dans son mal-être, il passait toutes ses soirées dans son nouveau quartier général : le bar du coin de sa rue. Il ne déssoulait plus et arrivait même de plus en plus souvent au F.B.I. dans un état d’ébriété certain.
Les commérages allaient bon train dans son dos et il s’en rendait compte. Ses collègues étaient convaincus que ça devait avoir un rapport avec le départ de l’agent Scully. Dès qu’on avait le malheur de parler d’elle qu’il n’était pas loin, il sortait de ses gonds pour entrer dans une colère noire. Le plus souvent il ne se calmait que lorsqu’il se retrouvait au bar pour y descendre une nouvelle bouteille.


Mulder n’était plus en capacité d’aller sur le terrain. Skinner l’en empêchait. En plus d’être un danger pour lui-même, il en était un pour les autres. Petit à petit, la vie de Mulder devint un véritable enfer : il n’avait plus le travail qu’il l’avait toujours raccroché à la vie, plus la femme qu’il aimait depuis leur première rencontre, plus sa famille disparue membre après membre, plus le goût de rien.

Ne supportant plus de le voir dans cet état, un soir, son ami passa le voir chez lui pour lui parler, essayer de le faire revenir à la raison. Skinner appréciait énormément Mulder et même l’agent Scully mais le voir dans cet état là lui brisait le cœur.
Il frappa à la porte de son agent. Part chance, il n’était pas au bar et vint lui ouvrir. Apparemment, le bar était venu jusqu’à lui vu l’odeur d’alcool qui se dégageait de cet homme.


- Comment allez-vous Mulder ?

Il n’arrivait pas à aligner deux phrases cohérentes. Les mots sortaient en désordre. Skinner leur servi deux grands verres d’eau et l’invita à s’asseoir à table pour qu’ils puissent parler ou tout du moins qu’il puisse lui parler.

- Mulder, ça fait deux mois et demie qu’elle est partie et vous avec ! Je me demande ce qu’a bien pu devenir le meilleur de mes agents ? L’homme que je considérais comme un ami ? Lui, il s’est volatilisé dans les bouteilles d’alcool. Vous vous ruinez la santé, je ne peux plus vous garantir d’avoir de quoi vous faire travailler au bureau, vous ne pouvez pas aller sur le terrain et je ne peux décemment pas vous mettre ni à la réception ni au service communication. Si vous voulez que je vous aide, je le ferai mais je ne peux rien faire sans votre aide. Mulder vous m’entendez ? Je ne peux même pas vous dire de venir travailler demain. Mon supérieur vient de vous mettre un blâme…

Mulder releva la tête de son verre d’eau qui ne lui inspirait pas envie. Il avait les larmes aux yeux. Il avait le sentiment de compter pour quelqu’un et malgré sa profonde douleur, cela lui faisait du bien.

*~*~*~*~*


Les deux femmes souriaient bêtement en regardant ce bâtonnet posé sur la table juste devant Scully changer de couleur. Plus il virait, plus elles souriaient et plus Scully se sentait mal. Elle posa délicatement sa main sur son ventre sous l’œil sur excité de ses deux amies qui vinrent l’enlacer. Le chaos ne tarda pas à s’emparer de l’esprit de Scully. Il fallait absolument qu’elle consulte mais elle n’en avait pas le temps pour le moment, elle avait un travail à finir et des familles à rassurer.

La journée finie, elle rentra chez elle sans même dire au revoir à ses amies. Elle s’assit sur la terrasse. Le couché de soleil était magnifique, d’un rose orangé comme on ne pouvait les voir qu’en bord d’océan. Une douce chaleur frappait sa peau et la revitalisait. Un premier sourire apparu sur son visage. Le premier depuis vraiment longtemps. Elle avait son téléphone à la main mais elle ne pu appeler. Un deuxième bâtonnet posé devant elle vira à son tour, elle n’avait plus de question à se poser elle était enceinte. Le sourire laissa place à un éclat de rire. Elle se leva. Les bras en croix, elle se mit à tournoyer sur elle-même de bonheur. Elle n’en croyait pas ses yeux. Peut-être que la vie lui offrait enfin une seconde chance à laquelle elle ne s’attendait plus.

Heureuse, elle décrocha enfin son combiné. Une sonnerie. Deux sonneries. Elle raccrocha. Elle prit une profonde inspiration et recommença jusqu’à ce qu’à l’autre bout qu’elle vienne décrocher.


- Allo !
- Maman ?
- Oh Dana, ma chérie, comment vas-tu ? On s’est fait un tel souci pour toi ! Où es-tu ?
- Tout va bien maman. Ne t’inquiète pas pour moi. Je suis en Californie, à Los Angeles pour être exacte. Excuse-moi d’être partie comme ça en ne laissant personne au courant de rien mais j’avais vraiment besoin de me retrouver seule, loin de ces atrocités que je côtoyais tous les jours.
- Ca me rassure d’avoir de tes nouvelles. Tu me parais en forme.
- Maman …
- Oui ?
- Si je t’appelle c’est parce que je viens d’apprendre une grande nouvelle … je suis enceinte !


Elle laissa cette phrase sortir d’une traite, sans avoir à y réfléchir. C’est une fois prononcé qu’elle en réalisa l’impact. Elle porta en elle la vie. Elle posa sa main sur son ventre. Elle constata pour la première fois un changement de formes pourtant sûrement opéré il y a quelques temps de cela. Peut-être ne s’était pas accordé encore assez de temps pour y prendre garde. Elle ferma les yeux pour apprécier cet agréable moment.

- Comment cela est-il possible ma chérie ? Tu as rencontré quelqu’un à Los Angeles ?
- Non, personne. Pourquoi ? … euh excuse je suis un peu à côté de tout aujourd’hui …
- Oui, je peux le comprendre
- Non, je n’ai personne dans ma vie ici. Faut croire que mes ovaires se sont remis à fonctionner.
- ….
- Maman, ça va ? Tu n’as pas l’air d’aller.
- Non, ça va, ne crois pas que je ne sois pas heureuse pour toi ma chérie mais j’avoue que tu m’avais bien cacher que tu avais une relation. Qui est le père ? Il t’a rejoins à Los Angeles ?

La question fit mouche dans son cerveau. Mulder … elle ne l’avait pas
prévenu. Comment allait-elle pouvoir le faire après ce qu’elle lui avait fait. Et elle ne se sentait pas d’élever son enfant dans le mensonge.


- Dana, tu es là ?
- Excuse maman, j’étais ailleurs, c’est vrai que je n’en ai pas encore averti le père … et je me demande maintenant comment je vais bien pouvoir le faire. Il faut que je te laisse maman, je te rappelle. Je t’aime.
- Je t’aime aussi ma chérie. A très vite.


Elle raccrocha et essaya de se relaxer, de savourer cette nouvelle qu’était la sienne.

*~*~*~*~*


Un nouveau mois venait de s’écouler. Elle entamait son quatrième mois. Scully vivait un début de grossesse épanouie. Ou presque. Voir tous ses parents venir en couple pour s’occuper de la santé de leur bambin la mettait de plus en plus mal à l’aise. Elle aimerait pouvoir partager ça avec quelqu’un. En fait non, pas juste quelqu’un. Mulder. Mais comment revenir après tout ce qu’elle avait fait ?

Le soir après une autre longue journée de travail, Scully s’endormis sur la terrasse. Elle se réveilla 3heures plus tard. Le petit venait de lui donner un coup. Elle porta la main à son nouveau compagnon de vie. Puis d’un élan soudain, pris son téléphone et machinalement composa le numéro sur le clavier digital. Une sonnerie. Deux sonneries. Son cœur battait la chamade. Trois sonneries. Elle respirait par la bouche afin de laisser sortir un peu de tension. Quatre sonneries. Elle tomba sur le répondeur :


- Bonjour vous êtes sur le répondeur de Fox Mulder, laissez-moi un message et je vous rappellerai.

Elle raccrocha.

Tous les jours, elle reproduisait les mêmes gestes. Elle ne comprenait pas ne pas réussir à le joindre. Compte tenu du décalage horaire entre la côte Pacifique et la côte Atlantique, Mulder devait déjà avoir terminé sa journée de travail. A moins qu’il ne se tue encore à la tache. Cette idée lui mis le sourire aux lèvres. Et si il avait tout simplement refait sa vie ? Son visage devint soudainement pale, blême.

*~*~*~*~*


Le temps s’écoulait tellement rapidement entre les préparations de la
venue du bébé et son travail qu’un nouveau mois s’était écoulé et elle n’avait toujours pas réussi à joindre Mulder. Elle en était maintenant à son cinquième mois de grossesse. Le bonheur avait enfin refait irruption dans sa vie. Ses formes de plus en plus généreuses et le soleil Californien l’enjôlaient.

N’ayant toujours pas réussi à joindre Mulder, Scully décida de joindre son ancien supérieur. Elle ne voulait pas débattre de sa vie avec lui, mais il lui semblait être la personne la plus apte à l’aider et c’est ainsi que le lendemain matin, depuis le cabinet de pédiatrie qu’elle joignit Skinner :

- Walter Skinner !
- Bonjour monsieur, ici Dana Scully.
- Bonjour Dana


Skinner ne savait pas trop comment réagir face à ce coup de téléphone inattendu, il décida de la laisser parler.

- Excusez-moi de vous déranger pendant vos horaires de bureau !
- Vous ne me dérangez pas. Comment allez-vous ?
- Bien, merci. Si je me permets de vous téléphoner c’est parce que je n’arrive pas à joindre l’agent Mulder …
- Oui, l’agent Mulder n’est pas là pour le moment…
- Vous ne sauriez pas où je pourrais le trouver, j’ai vraiment essayé partout et ce pendant près de deux mois déjà. Il faut absolument que je lui parle, que je le mette au courant de …
- Excusez-moi Dana, je ne peux pas faire semblant de ne pas connaître vos histoires. Mulder m’a tout raconté. Pour sa santé, je ne sais pas si j’ai le droit de vous dire ce qu’il fait de sa vie. J’espère que vous me comprenez Dana !?
- Bien sur tout a fait. Je n’ai qu’à m’en prendre qu’à moi-même de toute façon.
- …
- …
- Vous voulez que je lui donne un message de votre part ?
- Euh … je ne sais pas … dites lui que j’ai essayé de le joindre et que j’aimerai qu’il me rappelle au service de pédiatrie de Venice, Los Angeles.
- Vous savez, je ne pense pas qu’il le fasse.
- Je veux bien vous croire… c’est que … ne lui dites pas, je ne veux pas qu’il m’appelle par obligation, mais je suis enceinte … de lui. Ne croyez pas que je veuille venir le hanter de ma présence. Je sais que j’ai du le faire souffrir en agissant de la sorte mais je ne veux pas que mon enfant grandisse dans le mensonge. Je veux qu’il soit dit que j’ai fait mon possible pour le rejoindre…


Sa voix ne tenait qu’à un fil. Ce n’était plus qu’un mince filet. Un murmure. Un sanglot la fit se ressaisir. Elle pris une profonde inspiration :

- Je peux vous demander de lui passer le message de ma part s’il vous plait Walter ?
- Bien sur !
- Merci, il faut que je retourne travailler, on m’attend. Merci pour tout.


Elle raccrocha, soulagée mais le regret ne la rongeait pas pour autant moins.

*~*~*~*~*
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thehouseofdavid.bbconcept.net
Timmy

avatar

Nombre de messages : 114
Age : 31
Localisation : Dijon (France)
Date d'inscription : 01/08/2006

MessageSujet: Re: #23 - Tortured Hearts   Sam 19 Juil - 1:52

Les semaines passèrent lentement, toujours à l’affût du moindre coup de téléphone. Mais rien.

- Dana, pourquoi j’ai le sentiment que tu attends un coup de téléphone ?!

Lui dit Roxane en la charriant.

- Aurais-tu rencontré le prince charmant ?

Mais au lieu de se détendre, elle se crispa. Roxane s’approcha d’elle et la pris dans ses bras où elle ne tarda pas à craquer :

- Je l’ai appelé. J’ai fait que de lui laisser des messages lui demandant de me rappeler mais rien.
- De qui parles-tu ?
- Du père, dit-elle en accompagnant la parole d’un regard vers son ventre bombé.
- …
- J’ai même laissé un message à notre ancien supérieur hiérarchique mais rien … il doit vraiment m’en vouloir si il ne me rappelle pas. Je m’en veux de l’avoir fait souffrir de la sorte.


Scully éclata en sanglots. La journée étant terminée, Roxane pris les affaires de son amie et tout en l’épaulant pour lui montrer son soutien la fit sortir. Elles marchèrent en silence jusqu’à un parc où elles s’assirent. Pour détendre l’atmosphère, Roxane tenta une boutade :

- Votre supérieur hiérarchique ? c’était donc ton collègue petite coquine !

Scully leva la tête d’un coupable et désolée.

- Tu veux m’en parler ?!
- …
- Ca pourrait te faire du bien …
- Il s’appelle Mulder … ne me regarde pas comme ça, c’est en fait son nom
de famille. Il n’aime pas son prénom même si il le scie à ravir. Fox, il est aussi futé qu’un renard, peut-être même plus encore. On a travaillé pendant 7 ans ensemble au FBI avant de se dévoiler nos sentiments…
- Au FBI ??? Tu étais un agent fédéral de Washington DC ?
- Oui, tu sais ce n’a rien de bien excitant, enfin ça l’était au début pour moi et quand ça ne l’a plus été, je me suis décidée à partir… Nous étions tous les deux assignés donc au service des affaires non classées. Sa passion première : les petits hommes gris et attention pas verts (pour la première fois elle s’autorisa un sourire). Depuis la disparition de sa sœur, il n’avait qu’un seul but : la retrouver. Mais le gouvernement ne trouvait pas ses fabulations à leur goût et on m’a donc assigné à ses côtés dans le but de leur faire un rapport sur l’état de ce département. L’espionner si tu préfères. Mais très vite cet homme si passionnant, intelligent, à l’humour débordant obtint mon amitié, toute ma confiance. Et ce fut dans les deux cas, je peux te le certifier. Nous avons tout affronté ensemble, tout. Mon enlèvement, la découverte de sa sœur décédée, le décès de mon père, du sien, de sa mère. Ma maladie... Il m’a toujours protégé, toujours été là pour moi. Jusqu’au jour où nous avons compris en fait que l’un sans l’autre on était rien ou alors qu’on n’allait pas loin.

Elle regarda en l’air pour ravaler ses larmes et pris une profonde inspiration avant de continuer :

- On a vécu ensemble sept mois magnifiques, probablement les plus beaux de toute ma vie. Mais un jour, une de nos enquêtes, pourtant des plus basiques, a eu raison de moi. J’en avais trop vu et je suis partie le laissant sans une bride d’explication.

Elle éclata en larmes mais continua :

- Maintenant, il m’en veut tellement que je n’arrive à le joindre nulle part. Ni au bureau, ni chez lui, ni sur son téléphone portable. Notre supérieur m’a donné sa parole comme quoi, il lui laisserait mon message mais je n’ai vraiment aucune nouvelle et je m’en inquiète. Il ne me veut sûrement plus dans sa vie mais pour lui, je veux faire tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’il voie son père et qu’il sache qu’il existe.


*~*~*~*~*

Mulder venait de finir une enquête l’ayant conduit à reconsidérer les mensonges qu’il avait pu entendre tout au long de sa carrière à propos des extra-terrestres, la colonisation de la Terre, l’huile noir et cet homme à la cigarette. Même mort, il se méfiait toujours autant de lui. Maintenant il avait une opinion encore plus forgée que d’habitude, ce n’était même plus vraiment une opinion mais une certitude.
L’ascenseur s’ouvrit à son étage et il en sorti. Il aperçu vaguement quelqu’un mais cette personne étant loin, il n’y prêta pas plus attention que cela. Il avança, cherchant ses clés dans le fond de sa sacoche d’ordinateur portable. Sa paranoïa sur le complot gouvernementale n’ayant fait que s’intensifier, il avait décidé d’investir dans un ordinateur portable afin de garder toujours ses dossiers les plus importants sur lui de peur qu’on les lui supprime encore une fois.
Cela faisait 5 mois qu’il était sorti de cure, 5 mois qu’il n’avait plus touché une goutte d’alcool, 5 mois qu’il avait réintégré pleinement son travail aux affaires non classées et voila que le F.B.I. se mettait à songer à lui proposer un poste plus important parmi leur hiérarchie. Toujours dans ses pensées, il arriva à sa porte et y enfonça la clé dans la serrure.


- Bonjour Mulder !

Il se tourna légèrement sur sa droite. La personne qu’il avait aperçue attendait en fait devant son appartement. Assise à terre. La tête penchée vers ce qu’elle tenait. Elle se tourna vers lui, lentement, une fois cette phrase prononcée. Il du faire un pas en arrière sous le
choc de cette rencontre. Elle avait bien changé. Ses cheveux s’étaient éclaircis. Sa peau avait bronzé. Mais ce qui attira par-dessus tout son attention ce fut ce petit être qu’elle blotti le plus délicatement du monde dans ses bras. Elle se leva en essayant d’éviter au plus possible d’éventuelles secousses et blotti son petit contre son épaule.


- On peut entrer s’il te plait !?

Il ne lui répondit pas mais lui fit, l’air résigné, le geste d’entrer.

Elle entra. Cet endroit si familier mais si différent à la fois lui avait manqué. Elle fit quelques pas, de long en large, sautillant pour bercer son enfant afin qu’il se rendorme paisiblement avant de le coucher sur le canapé de Mulder, entouré de coussins. Elle le regarda affectueusement. Elle remis une mèche derrière son oreille et se tourna vers Mulder :


- Mulder, il faut qu’on se parle !

Elle avait chuchoté cette phrase pour ne pas déranger son enfant. Il le comprit et d’un geste de la main, il l’invita dans la cuisine. Il n’avait pas encore réussi à lui dire quoi que ce soit. Ses pensées se bousculèrent dans son esprit.

- Je sais que tu dois m’en vouloir, Mulder !
- …
- S’il te plait, parle-moi ! Ne me donne pas l’impression d’avoir fait une grosse erreur en revenant ici. Ne me fait pas regretter de vouloir être franche envers toi comme tu avais toi-même pu me le demander !
- Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? Tu pars du jour au lendemain sans laisser de trace et je dois t’accueillir comme si rien ne s’était passé. Tu crois que je n’ai pas souffert de cette situation ?
- Mulder, si je suis partie, c’est que je souffrais aussi. Et dans un grand moment d’égocentrisme j’ai pris mes clic et mes clac. Mais jamais ce n’était pour te faire du mal. Jamais.
- Et bien ce fut raté !
- Mulder, j’ai essayé de reprendre contact avec toi il y a de ça 9 mois. Mais je n’ai jamais réussi. Je t’ai laissé plein de messages
- Oui, je les ai bien eu à mon retour.
- J’ai même demandé à Skinner de me dire où je pouvais te joindre et…
- Oui, il me l’a dit aussi mais là où j’étais je ne pouvais parler et voir personne.
- …
- Pendant que tu refaisais gaiement ta vie (dit-il en pointant sa main en direction du salon) moi je m’effondrai et Walter m’a permis de reprendre le dessus en me présentant un très bon centre de désintoxication. Donc oui … j’ai eu tes messages mais comprends aussi que je n’ai préféré ne pas y répondre.


Les voix s’étaient élevées, des pleurs se firent entendre dans le salon, pièce où Scully se précipita. Elle pris son petit dans ses bras et essaya de le calmer. Lui déposa un tendre baiser sur le front.

- Qu’est-ce que tu me veux Scully ? Me hanter de nouveau ?!

Le bébé jouait maintenant avec les cheveux de Scully sous le regard attendri de cette dernière.

- Mulder, cet enfant … il est de toi !

Lentement, elle leva la tête en sa direction. Il semblait absent.

- Mulder, je ne te demande absolument rien. Je ne voulais juste pas que Ryan ne grandisse dans le mensonge car oui je connais son père et que je n’aurai jamais pu lui dire le contraire. Oui, j’ai sans doute fait la plus grosse bêtise de ma vie en le quittant. Mais je ne veux pas que ce soit lui qui en paie les pots cassés à ma place. C’est moi qui suis partie, pas lui.

Mulder ne réagissait toujours pas. Il regardait fixement l’enfant qui était de plus en plus agité et que Scully essayait de calmer de son mieux afin de pouvoir continuer de parler mais en vain. La journée avait été longue et le bébé souffrait du décalage horaire. Elle se leva, remis la veste à son fils et dit :

- Je te laisse, Mulder. Ryan a besoin de repos et de calme. Je pense l’avoir assez chamboulé pour la journée. On va retourner à notre hôtel.

Alors qu’elle franchissait la porte, il lui dit sans même se retourner :

- Où … où est-ce que je peux te joindre ?
- Je pense que demain, on ira chez maman car elle n’a encore jamais vu son petit fils. Sinon, je suis au motel de Quantico.

*~*~*~*~*

Chez lui, Mulder tournait en rond. Il ne parvenait pas à se calmer, réfléchir. Il ne voulait qu’une seule chose : boire. Il avait suffisamment appris de sa dernière erreur et préféra appeler un ami plutôt que de replonger. C’est ainsi que Skinner se retrouva à frapper à la porte de son ami. La porte n’était pas complètement fermée. Il la poussa et pénétra en appelant Mulder comme pour s’assurer qu’il avait l’autorisation d’entrer et de vérifier que tout allait bien. Il referma la porte et avança dans cet appartement plongé dans l’obscurité. Il le vit et ça le rassura. Il était assis sur son canapé tenant quelque chose dans la main. Il s’approcha d’avantage et vit que Mulder tenait un petit bout de tissu dans les mains. Il s’assit à ses côtés et le laissa parler :

- Scully … elle est venue …

Il continuait de tripoter ce textile. Skinner posa sa main sur son épaule. Mulder se tourna vers lui sans pour autant quitter du regarde ce qu’il avait en mains.

- Ryan a du le laisser tomber. Ca doit être son doudou, j’espère qu’il n’en a pas besoin pour dormir !

Skinner ne comprenait pas ce dont voulait parler son ami :

- Ryan ?
- Son … notre fils !
- …
- Elle ne voulait pas qu’il grandisse sans me connaître …


*~*~*~*~*
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thehouseofdavid.bbconcept.net
Timmy

avatar

Nombre de messages : 114
Age : 31
Localisation : Dijon (France)
Date d'inscription : 01/08/2006

MessageSujet: Re: #23 - Tortured Hearts   Dim 20 Juil - 13:56

Après que la voiture se soit garée devant la maison de sa mère, Scully en sortie la poussette que la compagnie d’aviation venait enfin de lui remettre. Elle l’a déplia et y installa le couffin de son fils en vérifiant bien à plusieurs reprises les attaches. Ryan s’était endormi dans la voiture et ne s’était pas réveillé ce qui permettait alors à Scully d’envisager pouvoir parler de manière plus aisée avec sa mère. Elle appréhendait un peu ce moment, elle n’avait que très peu donné de nouvelles depuis son départ.
Sur le porche de la maison, alors qu’elle s’apprêtait à appuyer sur la sonnette son cœur se mit à battre la chamade. Elle était là, ça ne servait plus à rien de faire marche arrière. Elle mis la poussette un peu sur le côté et se mit face à la porte pour sonner. Elle tira sur sa veste pour se donner consistance et la porte s’ouvrit sur une tornade rousse. Elle regarda vers le bas et n’en revint pas comme il avait pu grandir
:

- Bonjour Matty !

Son neveu semblait un peu confus et couru prévenir son père. Bill arriva à son tour et ne chercha pas à en savoir plus, pris sa petite sœur dans ses bras. Et c’est sans la lâcher qu’il appela sa mère à les rejoindre.

- Dana ?!
- Maman

Scully avait des larmes qui coulaient sur ses joues en même temps qu’elle enlaçait tendrement sa famille.

- Allé, on rentre, on ne va pas rester ici, invita Mme Scully

Scully se retourna un peu et dégagea la poussette de l’allée. Avec toutes ces retrouvailles, personne n’avait vue ce landau. Elle le manoeuvra délicatement et rentra. Doucement, elle découvrit Ryan et lui enleva sa veste pour lui éviter un inconfort lié à la chaleur. Une fois qu’elle eu fini avec son fils, elle releva la tête en direction de sa mère qui avait porté la main sur son cœur, complètement attendri par ce tableau qui s’offrait à elle.
Scully pris une légère inspiration et chuchota :


- Voici Ryan, la raison de mon retour ! Je vous le présenterai mieux à son réveil d’ici une petite heure !

*~*~*~*~*

Des pleurs venant de la chambre de Margaret se firent entendre. Scully se leva et monta en direction de ceux-ci. Pour en revenir une vingtaine de minutes plus tard avec un joli petit garçon tout propre sur lui, nourrit, totalement réveillé qui jouait avec sa peluche de toutes les couleurs.
Ils prirent place au salon, sur le canapé et continuèrent leur conversation. Scully avait déjà abordé sa vie californienne mais encore jamais le petit :

- Je vous présente donc Ryan ! Mon rayon de soleil !

Elle le leva pour le montrer à tout le monde.

- Dana, il est magnifique ma chérie !
- Oui, il l’est ! lui répondit-elle en embrassant son fils et le passant à sa mère.

Ryan était un peu agité dans les bras de cette personne qui n’était pour lui encore qu’une étrangère. La grand-mère babillait avec son petit fils quand soudain, elle se tourna vers sa fille :

- C’est dingue ce qu’il peut ressembler à … non ? c’est pour ça que tu as quitté la ville ?!
- A qui maman ? demanda Bill
- S’il te plait maman ! Je ne savais pas que j’étais enceinte quand je suis partie.
- Quelqu’un va-t-il me dire de qui vous parlez mesdames ?!
- C’est le fils de Mulder ???

Alors qu’elle posait cette question juste pour en avoir une confirmation, Bill nota soudainement la ressemblance frappante qu’il y avait effectivement. Ryan était grand, brun, les yeux noisette avec un petit air malicieux.

- Tu as eu une aventure avec ce raté Dana !?
- Bill s’il te plait ! Ne parle pas comme ça du père de ton neveu s’il te plait … et je pense que j’ai fait la plus grosse erreur de ma vie …
- Merci, tu acceptes enfin le fait que j’ai pu avoir raison
- T’es toi Bill. L’erreur de ma vie c’est de l’avoir quitté. Peut-être que pour le moment c’est moi qui en souffre mais plus le temps va passer, plus c’est Ryan qui va en souffrir.

Elle sentait les larmes monter mais ne voulu pas les retenir. Elle avait besoin de se laisser aller. Elle repris son fils dans ses bras et il devint évident pour ses proches qu’il était sa joie de vivre. Elle joua quelque peu avec lui pendant ce temps Margaret alla chercher le goûter pour Matty, Bill remettait une bûche dans la cheminée et Tara apportait le thé.
Quelqu’un sonna à la porte :


- Laisse maman, je m’en charge !

Elle pris son fils dans les bras et alla ouvrir la porte s’attendant à tout sauf à lui. Il était là sur le pas de la porte. Gêné, il lui montra le supposé doudou qu’ils avaient oublié la veille chez lui.

- Dieu merci, tu l’as ! J’avais peur qu’on ne l’ait perdu dans l’avion. L’endormir sans cela n’est pas aussi simple que cette marmotte pourrait le faire croire.

Voyant son doudou, Ryan jeta sa peluche et tendit les bras en direction de Mulder.

- Tu m’avais dit que tu serais chez ta mère et j’ai pensé que tu en aurais sûrement besoin …

- Qui est-ce ma chérie ?

Maggie apparue derrière sa fille et reconnu tout de suite l’homme présent.

- Bonjour Fox ! Vous prenez le thé avec nous ?
- Bonjour, c’est gentil mais je ne sais pas si c’est vraiment une bonne idée !
- Voyons Mulder tu as fais toute cette route, tu ne vas pas repartir aussi rapidement.

Résigné, il accepta l’invitation et entra dans la demeure. Il aperçu tout de suite Bill et sa femme mais préféra ne pas y prêter attention.

- Dana, j’ai besoin de toi s’il te plait !

C’était Tara qui n’avait pas encore vu la présence de Mulder. Elle avait sans doute besoin d’aide pour porter le thé au salon. Scully ne su pas trop comment procéder avec son fils dans les bras. Elle se tourna vers Mulder et avant même de pouvoir le lui demander du regard, il lui tendait déjà les bras en direction de son fils qui commençait à s’endormir.

- Merci Mulder !

Elle alla alors aider sa belle-sœur et quand elle revint, Mulder faisait les cents pas dans la pièce. Son fils dans endormi dans ses bras. Scully posa tout sur la table basse du salon et alla vers Mulder. Tendrement, elle remis la boutonnière de son fils en place avant de regarder pour la première fois Mulder dans les yeux.

- Merci …

Alors qu’elle s’apprêtait à monter le coucher, elle se tourna vers Mulder :

- C’est habituellement l’heure où on va se promener alors qu’il s’endort… tu m’accompagnerais ?!

Il hocha la tête, elle se tourna vers sa mère pour lui faire comprendre qu’ils sortaient un peu puis remis le blouson de son fils avant de le coucher dans son landau. L’hiver à Washington était beaucoup plus éprouvant qu’à Los Angeles et elle ne voulait pas que son fils ne tombe malade. Elle lui rajouta le plaid qu’elle avait vu sur le canapé de sa mère puis tous les trois sortirent.

Ils marchèrent ainsi un bon moment sans dire un mot. Leurs pas les menèrent près d’un parc quand soudain Mulder entama la conversation :

- Pourquoi es-tu partie, Scully ?
- Je me suis souvent posée la question… la seule réponse que j’ai trouvé c’est sûrement que j’ai eu peur
- Peur ?
- Peur de tout. Peur de trop t’aimer pour supporter de vivre caché. Peur de te perdre dans une de ses tueries qu’on côtoyait tous les jours. Peur de ne pas pouvoir te donner d’enfants…
- Qu’est-ce qu’il te fait dire que tes craintes étaient fondées Dana ?! Tu étais tout pour moi, je me serai coupé une jambe pour toi !
- Je le sais. J’ai fait la plus grosse bêtise de toute ma vie.

Elle fit une pause, stoppa leur marche, se tourna vers lui et posa sa main sur son épaule :

- Tout ce que je peux dire pour ma défense c’est que mes hormones devaient me travailler à ce moment là et pour cause, je ne me doutais même pas qu’éventuellement tu me ferais encore une fois un cadeau auquel je ne m’attendais pas !

Ils se tournèrent vers leur fils profondément endormi, son doudou sous le nez. Scully le recouvrit un peu mieux. Le froid se faisait ressentir de plus en plus.

- Quel était l’autre ?
- Pardon !
- Tu dis que je t’avais fais un autre cadeau auquel tu ne t’attendais pas non plus …

C’est en le regardant droit dans les yeux qu’elle lui répondit :

- Ton amour !

Ce regard plein de sincérité troublait Mulder. Lentement, il se pencha en sa direction et posa ses lèvres sur les siennes. Elles lui parurent toujours aussi douces, sucrées qu’auparavant. Cette sensation l’avait profondément manquée. Il en oubliait tout ce qui avait pu se passer. Il la prit dans ses bras, ne voulant pas rompre ses retrouvailles. Il posa son menton sur son front. Les yeux fermés, ils savourèrent ce moment. Un flocon, puis deux suivis de tant d’autres vinrent finir leur course sur eux.
Scully se tourna pour attraper le landau mais les mains douces et fortes de Mulder se posèrent sur les siennes lui faisant comprendre qu’il s’en chargeait. Et c’est ainsi qu’ils coururent jusqu’à chez Margaret.


Après avoir allaité son fils à l’heure à laquelle elle le faisait à Los Angeles pour ne pas troubler plus son fils, Scully prévint sa famille qu’elle préférait partir maintenant avant que le temps ne se dégrade de trop. Bien que sa mère lui ait proposé de passer la nuit ici, Scully savait qu’elle n’avait pas tout pour son fils ici et qu’il fallait qu’elle parle en privé avec Mulder.

- Je te reconduis Dana ?! proposa Mulder
- Je ne sais pas …
- Ne dis pas de sottise, on va dans la même direction, je ne vais pas vous laisser prendre un taxi. Vous me tiendrez un peu compagnie comme ça !
- D’accord !

*~*~*~*~*
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thehouseofdavid.bbconcept.net
Timmy

avatar

Nombre de messages : 114
Age : 31
Localisation : Dijon (France)
Date d'inscription : 01/08/2006

MessageSujet: Re: #23 - Tortured Hearts   Lun 21 Juil - 2:38

Scully avait du monter à l’arrière du véhicule afin de pouvoir attacher son fils conformément au code de la route en le plaçant à la place du passager avant. Mulder regardait à tour de rôle sa route, son fils ou encore Scully dans son rétroviseur.

- Quelle place veux-tu me donner ?
- De quoi tu parles Mulder ?!
- Quelle place me laisses-tu occuper dans la vie de Ryan ?


Elle leva la tête au ciel et ferma les yeux. Heureuse d’entendre cette question :

- Comme je te l’ai dit : celle que tu veux bien y prendre !
- Tu m’avais dit que tu le faisais pour lui … mais … ai-je mal interprété quand j’ai cru comprendre que tu le voulais pour toi aussi !?
- Plus que tout au monde, Mulder. Mais si il le faut je ne me contenterai de te savoir dans SA vie même si je ne suis plus dans la tienne.
- Dana, c’est vous deux ma vie.


Ne pouvant lui montrer le plaisir que lui procuraient ses dires, Scully tira un peu sur sa ceinture de sécurité et passa ses bras autour du cou de Mulder et posa la tête sur l’appui tête de ce dernier. La position n’était pas la plus agréable mais le fait que Mulder soit grand et qu’il ai du reculer son fauteuil au maximum minimisa les méfaits de sa postures. Ses yeux se fermèrent dès que l’odeur si familière de cet homme parvint à ses pupilles. Elle se sentait bien, apaisée. La voiture la berçait. Elle s’endormie ainsi. Mulder qui leur avait proposé de les reconduire pour avoir de la compagnie se trouvait à conduire deux personnes endormies. Peut-être même les deux seules qui ne se soient jamais endormies à ses côtés.

*~*~*~*~*

Une tendre main vint lui caresser la joue. Elle se réveilla en sursaut.


- N’ai pas peur !

Elle lui sourit au son de sa voix sans émerger totalement.

- Vous êtes arrivés !

Elle regarda par la fenêtre et vit qu’effectivement Mulder l’avait reconduit à leur hôtel. Son fils dormait toujours du sommeil de juste. Elle était tellement fatiguée qu’elle avait l’impression de ne pas avoir dormie depuis des années.
Elle décrocha sa ceinture de sécurité et sortie de la voiture en même temps que Mulder. Elle s’arrêta à son niveau.


- Merci de nous avoir reconduit, Mulder !
- Y a vraiment pas de quoi !


Elle regardait ses pieds, toujours honteuse du comportement qu’elle avait pu avoir. De son index, Mulder lui releva le visage :

- On se voit demain ?

En guise de réponse, elle lui sourit et le pris dans ses bras.
Après cette longue étreinte, elle s’en défit à regret et alla chercher son fils avant de rentrer dans leur chambre.

Dans l’esprit de Mulder tout allait à vive allure. Il savait qu’elle l’avait fait souffrir mais de la voir ainsi, tellement peinée, fatiguée et avec leur fils. Il en oubliait tout. Ses sentiments demeuraient intacts. Cependant il ne voulait pas la brusquer par crainte qu’elle ne se cabre à nouveau. Il avait bien retenu les craintes qu’elle lui avait soumises. Il se souvint même de celles qu’elle avait avant de quitter Washington.

*~*~*~*~*


Cela faisait maintenant plus d’une semaine que Scully passait voir Mulder tous les jours. Que ce soit au F.B.I. lors de sa pause déjeuner ou le soir à sa sortie du bureau. Petit à petit, ils retrouvaient leur intimité perdue si brusquement et même si ils n’avaient pas encore scellé de nouveau leur couple au niveau sexuel, tout entre eux était synonyme de symbiose et d’harmonie.
Au téléphone, Mulder avait proposé à Scully de prendre ses affaires avec elle et de rendre sa chambre d’hôtel. Après en avoir parlé entre eux, elle le fit. C’est ainsi qu’en l’absence de ce dernier, elle était chez lui à agencer l’appartement pour Ryan. Elle était occupée, elle s’affairait à ranger les affaires de leur fils afin qu’il se sente bien ici. Elle ne l’entendit pas rentrer. Il s’approcha d’elle et déposa sa grande main sur son épaule menue ce qui la fit sursauter.

- Bonjour
- Bonjour toi !


Ils s’embrassèrent puis il ôta son vêtement de pluie.

- Que fais-tu ?
- Je viens de coucher Ryan après lui avoir donner le biberon. Pas de tétée ce soir, j’alterne.


Elle savait que ça allait très certainement donner des idées à Mulder mais elle s’en amusait.

- Tu l’as nourris si tôt ?! Je croyais que tu ne voulais pas trop le décaler par rapport à LA ?!
- Oui


Elle lui fit une moue qu’il comprit aussitôt :

- Vous restez à Washington ?
- Si tu veux bien de nous !


Elle n’avait pas besoin d’écouter sa réponse, son regard parla pour lui. Une lueur nouvelle y brillait. Il l’a pris dans ses bras, l’embrassait d’une passion encore jamais égalée. Très vite, ils se retrouvèrent allongés sur le water-bed de Mulder. Quand ils tombèrent dessus tel deux poids morts, Scully rigola. Le lit ondulait sous leurs mouvements. Il commença lentement à la caresser. Il glissa ses mains sous son pull et parcoura sa colonne vertébrale. Sa peau était toujours aussi douce. Mais il avait l’impression que quelque chose n’allait pas. Scully semblait tendue. Il s’arrêta pour la regarder droit dans les yeux :

- Ca ne va pas ?
- Si si ne t’inquiète pas !
- Tu ne veux pas …
- Non, c’est juste que …
- Dana, je ne veux plus vivre notre amour caché, je ne peux pas cacher ce que je ressens pour toi. Je veux pouvoir le montrer à tout le monde, le crier sur tous les toits. Je veux qu’on me voie avec toi. Je veux être le père de ton fils !


Ses mots pansaient les vieilles blessures de Scully. En une minute ses craintes en furent plus qu’une histoire ancienne.
Il se pencha lentement vers elle puis déposa un tendre baiser sur son œil droit, puis recommença avec l’œil gauche. Leurs mains reprirent l’exploration du corps de l’autre, ils réapprirent à s’aimer. Un amour d’une infinie tendresse mais passionné à la fois.


*~*~*~*~* F.I.N *~*~*~*~*
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thehouseofdavid.bbconcept.net
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: #23 - Tortured Hearts   

Revenir en haut Aller en bas
 
#23 - Tortured Hearts
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Jeux Vidéos] La Saga "Kingdom Hearts"
» Noblesse oblige (Kind hearts and coronets)
» The tortured
» Pandora Hearts
» Kingdom hearts

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les fanfics de la Gillian Community :: Les fanfics :: Timmy-
Sauter vers: