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 ordinary day

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SoKo

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MessageSujet: ordinary day   Lun 8 Sep - 18:49

Elle se retourna, il était là, juste derrière elle à la regarder.
Ni l'un ni l'autre ne savaient quoi se dire. C'était un de ces moments de la vie où les mots viennent tout gâcher.
Elle voulait quitter le FBI, elle était épuisée, sa patience, sa santé avait eu raison d'elle. Elle avait voulu lui dire en personne. Il ne lui aurait jamais pardonné s'il l'avait appris par papiers officiels.
Elle l'avait donc invité à passer chez elle, pour parler, le raisonner, lui faire comprendre.
Mais, là, dans la pénombre de son appartement, les mots lui manquaient.
Elle était perdue.
Il avait d'abord baissé la tête, résigné, comme prêt à accepter l'inacceptable, puis s'était levé d'un coup, l'air furieux.
Elle ne POUVAIT pas lui faire ça. Sept ans de collaboration piétiné, rangé, mis au placard. Jamais il ne l'accepterait.
Il lui en voulait. Pas seulement de le laisser tomber leur travail, mais de le laisser tout court. Sa prise de conscience fut soudaine: il se retrouverait désormais seul. Sans personne pour l'aider, le soutenir, l'écouter, le raisonner.
Il ne s'était pas vraiment rendu compte à quel point elle lui était indispensable, tant sur le plan professionnel que personnel.
Il souffrait le martyr, avait presque envie de la secouer, de lui hurler qu'elle ne pouvait pas faire ça, qu'elle faisait preuve d'égoïsme. Mais en agissant comme ça, n'était-ce pas lui que l'on traiterait d'égoïste?
-Scully, durant toutes nos enquêtes, il n'y a pas une seule fois où nous sommes tombés d'accord, mais là ça dépasse tout! Tu ne peux pas partir comme ça!
Sa voix était dangereusement monter d'un cran. Elle se devait de rester calme, posée, face à lui. Expliquer les choses calmement était la meilleure défense face à l'attaque. Pourtant, elle se sentait démunie, et bien qu'elle s'était préparé mentalement, se retrouver face à lui, lui faisait perdre tous ses moyens.
Elle lui jeta un regard glacial, histoire de se donner une contenance, et pour lui faire comprendre que la culpabilité ne marcherait pas.
-Mulder arrête.
Elle avait prononcé ces paroles un peu comme si elle se parlait à elle-même. Il partit dans un long discours sur la confiance et le respect qu'elle n'écouta pas, cela ne servait à rien. Elle ferma les yeux un instant, pour les rouvrir sur les gouttes de pluie qui se formaient sur la fenêtre.
Elles glissaient le long de la vitre au même rythme que les battements de son coeur: lentement et régulièrement. Comme les larmes que l'on verse machinalement sans s'en rendre compte.
La voix de Mulder s'éteignait au fur et à mesure. Il était en train de comprendre qu'il la perdait tout simplement.
Une vague d'angoisse le submergea. Il devait la retenir. Elle devait rester prés de lui. Oui, il était lâche, trouillard et égoïste, mais l'idée de la perdre était inconcevable pour lui.
Scully comprenait parfaitement son trouble. Si Mulder lui annonçait une telle chose un jour, elle ferait pareil, et quitterait sûrement le FBI, n'ayant plus le courage d'y travailler.
Ils étaient, debout, plantés au milieux du salon. Il ne savait plus quoi faire, plus quoi lui dire pour lui faire comprendre.
La violence monta en lui. Non pas contre elle, mais contre lui-même. Il eut envie de casser quelque chose, de pleurer de rage, de se frapper, croyant que tout ça n'était qu'un mauvais rêve, et que tout serait peut être bientôt finit. Mais il ne fit rien de tout ça, cela ne servirait à rien. Il se contenta de respirer à fond et de la regarder droit dans les yeux.
Mulder était un homme qui savait très bien cachait ses émotions. Son enfance l'avait endurci, et il n'était pas du genre à se rouler en boule, à pleurer ou à taper du pied pour la moindre contrariété. Même s'il était du genre impulsif, il ne savait pas toujours comment réagir face à Scully. Ce qu'il pouvait lui dire, et ce qu'il s'interdisait de dire. Comment lui dire ce qu'il ressentait exactement sans en dire trop et sans tomber dans un mélodrame pathétique?
Il lui prit la main. Par ce simple geste, il lui montrait combien il était attacher à elle, et le lien qui les unissait.
Scully tomba dans le panneau, et se dit qu'elle ne pouvait pas le quitter comme ça. Puis, elle prit conscience de la situation et une poussée d'angoisse monta en elle.
Elle avait tant de mal à partir, il avait tant de mal à l'accepter, ce n'était pas seulement sur le plan professionnel, ce stade avait été largement dépassé. Certes elle voulait partir, mais pour rien au monde elle ne voulait plus le voir. Il était devenu trop important pour elle, pour le rayer de sa vie du jour au lendemain.
En quelques secondes, son esprit d'analyse se mit en marche. La relation qu'elle entretenait avec Mulder, n'était pas une relation «normale». Cela faisait des années qu'ils se connaissaient, ils en avaient traversé des mauvais moments, mais aussi des bons. « Pour le meilleur et pour le pire » comme on dit. Mais là, ce n'était plus une amitié, c'était devenu de la passion. Pourtant ils n'étaient pas ensemble. Mais ils avaient traversé plus de choses que certains couples, mariés depuis des années.
Elle prit peur. Elle, d'une nature froide, contrôlant, analysant toujours tout, savait très bien que la passion ne s'explique pas et se contrôle encore moins. De plus, cela se finit toujours mal à un moment.
Allaient-ils connaître ça? Ou continueraient-ils désespérément de jouer au chat et à la souris? Elle était lasse de tout ça. Lasse d'attendre et d'espérer.
Son départ n'était plus seulement professionnel à présent, il devenait personnel. Quitter Mulder, pour qu'il réagisse. Si rien ne changeait, tenter de l'oublier. Mais le pourrait-elle? Se sépare t-on de quelqu'un avec qui on a partagé plus de sept ans de sa vie? Même s'ils n'étaient pas un couple, c'était tout comme. Sa reconnaissance envers lui était infinie, il l'avait sauvé tant de fois, il avait été là tant de fois. Des flash de son cancer lui venaient en tête, entre autre. Elle ne pourrait l'oublier. Elle pouvait essayer de refaire sa vie, mais en lui gardant une place. Parce que c'était lui, parce que c'était elle. Parce qu'un soir de printemps, il lui avait raconté son enfance à coeur ouvert, il lui avait accordé sa confiance. Elle ne l'avait jamais trahi depuis.
Sentant son trouble, il s'était rapproché d'elle. Instinctivement, sans réfléchir, faisant machinalement les gestes qu'il réservait pour elle dans ces moments là.
La vision de Scully devint trouble. Elle regarda Mulder. Elle était désespérée. Désespérément seule, désespérément attachée à lui, désespérément perdue. Elle était tombée amoureuse de lui, comme ça, par hasard au fil des années. Elle ne pouvaient pas le dater. Ça c'était installé en elle, et ne l'avait plus quittée. Elle s'en voulait presque d'être tombée dans le panneau. Elle qui se croyait au dessus de tout ça, qui ne pensait qu'au travail, qui ne comprenait pas les gens associant travail et vie privé. Voilà qu'une gifle l'avait frappée. Elle devait s'avouer vaincue. Il l'avait vaincue, battue à son propre jeu. Elle croyait tout maîtriser, mais ce n'était qu' illusion. Tout doucement, les sentiments avaient tissé leur toile de plus en plus solide, et voilà le résultat.
Elle était là, dans ses bras, à se demander si elle devait partir en courant ou lui sauter dessus.
Elle respirait lentement essayant de retrouver un semblant d'air, laissant ses larmes au fond de ses yeux et se raidissant pour ne plus trembler.
Il ne savait plus quoi faire. Il ne comprenait pas ce qu'il se passait, et essayait de la calmer tant bien que mal. Il lui passa une main dans les cheveux, lui essuyant doucement ses larmes et l'embrassant délicatement sur la joue.
Il aurait fait n'importe quoi pour qu'elle aille mieux.
Mais il ne pouvait pas deviner que ces marques de tendresses, sûrement anodines pour lui, devenaient presque de la torture pour elle.
Elle ne pouvait plus parler, plus réfléchir. Voulant à tout prix qu'il continue et priant pour qu'il arrête. C'était trop dur à gérer pour elle.
Que devait-elle faire? S'abandonner entièrement dans ses bras ou au contraire le repousser en sachant qu'ils étaient déjà allé assez loin?
Elle le laissa faire, incapable du moindre mouvement.
Le désir commençait à naître entre eux.
Elle eut un mouvement de recul, lorsqu'elle le sentit capturer furtivement ses lèvres. C'était allé si vite. Elle le regarda, surprise, comme si elle ne pouvait croire que ça c'était passé.
Il jeta un regard désolé vers elle, comme un gamin prit en faute. Il se passa à peine une demie seconde avant qu'elle ne l'étreigne à nouveau.
Une force les envahit. Ils perdirent pied. Leur têtes tournaient. Ils se cramponnèrent à l'autre par peur de tomber.
Bien sur qu'elle eut peur. Parfois des accès de consciences lui venaient en tête et elle se demanda ce qu'elle faisait. Puis elle eut peur de le décevoir, peur de ne pas être à la hauteur. Elle le calma plusieurs fois, l'arrêta même, par peur d'aller trop vite, que ça se passe mal.
Ils firent l'amour tout comme ils vivaient leur relation. Leurs bagarres intellectuelles devinrent physiques.
Tout était trop fort entre eux, ils ne contrôlaient plus rien, leurs gestes devenant parfois maladroits et imprécis. Mais peu importe, ils s'accordaient toujours.
Il exultait face à ce corps inconnu, tant de fois admiré mais si inaccessible jusqu'à présent. Elle avait fait tomber toutes ses barrières, il la voyait comme il ne l'avait jamais vue. Si sauvage, si animal, si femme. Des vagues de désir l'envahissaient rien qu'à la regarder frémir sous ses doigts.
Elle se laissait aller dans ses bras. Depuis combien de temps ne s'était-elle pas retrouvée avec un homme dans son lit? Trois ans? Peut-être quatre. Elle ne savait plus et s'en fichait, pour elle, en ce moment, tout ce qui comptait c'était lui. Son plaisir à elle, à lui, aller jusqu'au bout.
Elle aimait l'entendre pousser des gémissements à chacune de ses caresses, elle aimait avoir ce pouvoir sur lui. Se disant presque que cela avait valu la peine d'attendre. Elle se découvrait une autre facette d'elle-même, sensuelle, sauvage à la limite de l'animosité.
Elle se cramponna à lui dans un dernier effort, dans un dernier souffle, dans une dernière étreinte.
Ils ne bougèrent plus. Épuisés, éreintés, mais ravis. Quelques frissons les parcoururent avant qu'ils ne s'endorment.

Elle se réveilla, couchée sur le ventre, la lumière du soleil venant doucement jouer avec les persiennes.
Elle sentit des mouvements réguliers dans son dos. Elle tourna légèrement la tête et le vit, occupé à la caresser et à l'embrasser.
Elle lui sourit, et se retourna pour lui faire face.
-Bonjour.
-Salut.
Leur voix était cassée. Leur corps à moitié découverts, leurs habits jetés au sol.

En une nuit, il peut se passer beaucoup de choses, beaucoup de changements dans une vie. En seulement 24h. Elle ne saurait jamais vraiment comment ils en étaient arrivés là, et c'est tant mieux. Elle avait enfin compris que ce genre de choses ne pouvaient s'expliquer. Pourquoi maintenant et pas il y a sept, six, cinq ou quatre ans? Personne ne le saurait. Elle ne savait pas combien de temps tout cela allait durer, mais qu'importe, elle ne voulait penser ni au passé ni au futur. Seulement à son présent, et son présent était ici, dans cette chambre, dans ce lit, avec lui. C'était si simple que cela la fit sourire. C'était donc ça le bonheur des gens « normaux », être avec quelqu'un que l'on aime. Ils devaient avoir un sérieux problème pour ne pas l'avoir fait plus tôt.
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