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 Non-Dits!

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*Mary*

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MessageSujet: Non-Dits!   Jeu 27 Nov - 6:15

Non-dits






Elle regarda sa montre, 8h25, il était comme à son habitude en retard, ce qui avait le dont de profondément l’agacer. Il était sur le pas de la porte, la regardant assise sur sa chaise face à ce bureau vide de sa présence, comme tous les matins il la regardait quelques minutes avant d’entrer. Elle était si belle quand elle était en colère… Il se décida enfin à entrer dans la pièce silencieuse, il s’approcha de la jeune femme et déposa un baiser sur sa joue, comme tous les jours.

-Tu es en retard !

-Je sais…mais ce matin j’ai une bonne excuse, je suis passé chez Skinner, nous avons une nouvelle affaire !

Il brandissait fièrement le dossier, un sourire non dissimulé aux lèvres. Sa joie fut refroidit par le regard d’acier que lui lançait sa coéquipière. Le bleu azur habituellement si pur s’était assombri de teintes grises, lançant des éclairs de colère et de reproches.

-Dana ? Souffla-t-il…

-Dana ! Rétorqua-telle sèchement, jamais il ne l’appelait par son prénom et même si cela lui plaisait de l’entendre de sa bouche, elle n’était d’humeur.

-Qu’est-ce qu’il y a ?

-Je m’en vais Mulder, je ne suivrais pas cette affaire avec toi !

-Quoi ???! Il sentit ses jambes fléchir, et se laissa tomber sur sa chaise.

-Tu as très bien entendu !

Sans lui laisser le temps de réagir elle quitta le bureau pour rentrer chez elle. Il eut du mal à réaliser, ce n’était pas possible, elle ne pouvait partir comme ça. Il comprenait soudain qu’il était en train de la perdre, elle qui lui avait tant apporté ces quatre dernières années, elle à qui il confiait tout. Oui tout, sauf une chose, les sentiments qui meurtrissaient son cœur depuis quatre ans, quatre ans qu’il avait levé les yeux sur cette jeune femme scientifique et sceptique qui venait d’atterrir dans son bureau pour faire des rapports sur lui. Depuis ce premier regard il s’était pris d’affection pour elle, cette affection se muant en une amitié hors du commun dotée d’une confiance et d’un respect mutuel sans limite, mais cette amitié était devenue, pour lui, un amour inconditionnel. Jamais il n’avait ouvert son cœur pour lui avouer cet amour, trop peur de gâcher leur amitié, trop peur la voir fuir et d’être alors privé de sa présence. Mais ce matin elle le quittait, lui et les affaires non classées, alors qu’avait-il à perdre ?



Dana était furieuse, depuis quelques jours elle n’y tenait plus. Tous les jours il la couvrait de gestes à son intention, des gestes tendres, parfois protecteurs, mais jamais il n’allait plus loin, jamais il ne lui montrait ses véritables sentiments.

Il y a deux semaines de cela il avait été hospitalisé à la suite d’un coup à la tête pendant une arrestation. Souffrant d’un léger traumatisme crânien les médecins l’avaient gardé en observation pour la nuit. Dana avait été lui chercher des affaires de rechange à son appartement, en cherchant dans son armoire elle était tombée sur une enveloppe marquée de son prénom. Poussée par la curiosité elle l’avait ouverte et découvert une lettre à son attention à l’intérieur.



« Mon Amour,

Je pense ne jamais te remettre cet écrit, j’ai trop peur de ce qu’il te révèlerait, trop peur de ta réaction et de te perdre, alors je préfère me taire et profiter des moments que je partage déjà avec toi.

Il y a environ quatre ans, alors que tu te présentais à moi pour prendre tes fonctions dans la section des affaires non classées, j’ai levé les yeux sur une jeune femme que j’ai tout de suite eu envie de couvrir d’affection…Avec le temps tu as réussi à m’apprivoiser, et l’amitié nous a lié. Les années ont pour moi mué cette amitié en un amour profond et insondable, que je te porte de manière inconditionnelle.

Tu portes le poids de ma confiance, et ne voulant pas te perdre je ne sais si un jour je trouverais le courage de mettre en danger notre amitié par la mise à nue de ces sentiments qui gonflent mon cœur un peu plus chaque jour.

Je t’aime.

Fox. »

Elle était restée le souffle coupé après cette lecture, ne sachant quoi faire, son cœur battait tellement fort dans sa poitrine qu’elle s’attendait à ce qu’il n’en sorte à chaque seconde. Il l’aimait, au moins autant qu’elle l’aimait, elle ne comprenait pas l’hésitation qui saisissait cet homme habituellement si sûr de lui. Après s’être calmée elle avait décidé de remettre la lettre en place et de ne pas en parler à son partenaire.



Elle entra chez elle, bouleversée par ce souvenir que sa mémoire venait de lui faire revivre. Elle décida de se relaxer dans un bain, et malgré l’heure matinale elle se mit en pyjama, décidée à profiter de cette journée de congé qu’elle venait de s’octroyer pour se reposer.

Mulder avait quitté le bureau, informant Skinner qu’il prenait sa journée. Le directeur adjoint s’inquiétait pour ses deux agents, jamais ils n’avaient un comportement aussi curieux, il sentait que quelque chose n’allait pas et il craignait une dispute entre les deux amis qui conduirait à la dislocation de leur duo, et certainement à la fermeture des affaires non classées. Il décida de leur laisser cette journée, il les convoquerait le lendemain à la première heure histoire de mettre les choses au clair.

Mulder ne passa même pas par chez lui, il fila sans hésitation chez sa partenaire, voulant une explication sur leur pseudo conversation de ce matin. Il frappa et entendit Dana venir vers la porte. Elle ouvrit sans demander qui s’était, et tomba nez à nez avec son partenaire. Elle senti la colère remonter en elle mais ne le montra pas. Elle en oubliait d’être gênée de sa tenue devant son partenaire, elle portait son pyjama de soie bleue nuit.

-Qu’est-ce qu’il y a ? Entre !

-Je voudrais savoir ce que tu entends par « je m’en vais » ! Dana ferma la porte avant de hausser le ton !

-C’est pourtant clair non ? Je ne supporte plus cette vie, je m’en vais, je quitte le terrain, je retourne à Quantico pour enseigner et essayer d’avoir une chance de construire une vie en dehors du travail !

-Mais pourquoi ne pas m’en parler avant, on pourrait trouver des solutions, alléger ton emplois du temps si tu veux un rythme moins soutenu !

-Ne te berce pas d’illusions Mulder, les enquêtes, les voyages, jamais nous n’aurons des horaires quelque peu normales ! Mulder sentait la colère monter en lui, et à son tour il haussa le ton !

-Mais tu n’as pas le droit ! Tu n’as pas le droit de tout lâcher comme ça, tu n’as pas le droit de me laisser tomber, après tout ce qu’on a vécu !

-De te laisser tomber ? De te laisser tomber ??? Mais c’est toi qui me laisse tomber Mulder !!!!

-Comment ça ? Moi je te laisse tomber ? Je ne t’ai pas soutenue pour ton cancer peut-être, je n’ai pas remué ciel et terre pour te retrouver après ton enlèvement, je n’étais pas là pour Melissa ???

-Je ne parle pas de ça !!! Tu es en train de me laisser tomber, peut-être même que tu m’as déjà lâchée !

-Mais de quoi tu parles alors ?

-C’est à toi de comprendre !

Ils entrèrent alors dans une joute de regards silencieux qui dura plusieurs minutes, elle désespérait qu’il comprenne un jour de quoi elle parlait, pourquoi ne lui avait-il pas donné cette lettre plutôt que de la garder dans son placard ! Des larmes naissaient aux coins des yeux de Dana, larmes d’espoir ou de désespoir, de colère ou d’amour, elle ne savait plus. C’est alors que Mulder pensa à ce fameux jour où elle avait du fouiller son armoire pour lui rapporter des vêtements.

-Tu as trouvé la lettre c’est ça ? Elle ne répondit qu’en laissant échapper une larme. Tu as trouvé et lu la lettre dans mon armoire ? Il hurlait presque, pris par la peur qu’elle refuse ce qu’elle avait pu lire, qu’elle ne parte pour ça…

-Oui…souffla-t-elle. Il la questionna du regard. Mais qu’est ce que tu attends ? Elle pleurait, laissant échapper ces perles salées, seuls témoins de sa détresse.

-Qu’est-ce que j’attends pour quoi ? Si tu l’as lu et que tu ne m’as rien dit…

-Prouve le moi !

-…Que je te prouve quoi ?

-Ce que j’ai lu…

-Et qu’est ce que tu veux que je fasse, à parement mon attention et ma protection n’en sont pas une preuve !

-Embrasse-moi !

-Quoi ??? Cette fois il criait, surpris mais furieux, cette conversation n’avait aucun sens.

-Embrasse-moi !

Elle le fusillait presque du regard, furieuse qu’il ne réagisse pas, le visage ravagé par les larmes, par la colère, par la détresse. Voyant cette « haine » monter dans le regard de la jeune femme alors qu’il ne réalisait pas tout à fait ce qu’elle lui demandait, il prit alors conscience qu’il fallait qu’il fasse quelque chose. Il s’approcha rapidement d’elle et prit son visage entre ses mains, essuyant les larmes qui le parcouraient des caresses de ses pouces. Il plongea dans l’océan perturbé et tumultueux de ses yeux inondés de larmes, sondant son âme, voyant son regard s’adoucir seconde après seconde. Il approcha lentement ses lèvres du visage de la jeune femme, caressant ses joues de baisers tendres avant de l’embrasser, avec passion et tendresse. Elle laissa de nouveau couler ses larmes, donnant un goût salé à ce baiser tant attendu, enlaçant le cou de son partenaire qui la soulevait du sol pour l’emmener sur le canapé. Il l’y déposa avant de s’allonger contre elle pour l’enlacer. Il lui offrit un doux baiser sur le front après avoir chassé quelques mèches de cheveux roux.


Dernière édition par MaryL le Jeu 27 Nov - 6:17, édité 1 fois
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*Mary*

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MessageSujet: Re: Non-Dits!   Jeu 27 Nov - 6:16

-Pourquoi…elle chuchotait.

-Hum ?

-Pourquoi avoir attendu…ta lettre, elle est datée d’il y a plusieurs mois, presqu’un an…

-J’avais peur…peur que ce ne soit pas réciproque…peur que tu prennes la fuite…

-Si tu savais…ces mots étaient quasi inaudibles, elle se blottit davantage contre lui.

-Je t’aime…je crois même que le verbe aimer n’est pas assez puissant…Elle leva le visage pour plonger dans les yeux de cet homme qui la couvrait d’amour depuis seulement quelques minutes…

-Je…ne t’ai jamais aimé comme on aime un ami tu sais…j’ai n’ai même jamais aimé quelqu’un comme je t’aime…elle reposa sa tête sur le torse de son Amour…comme tu le dis, le verbe aimer n’est pas assez puissant…

Il resserra son étreinte sur la jeune femme et ils restèrent plus d’une heure ainsi, dans le silence, blottis l’un contre l’autre, écoutant, ressentant les battements de cœur, la respiration de l’autre.

-Tu as faim ? Elle lui avait soufflé ces mots au creux de l’oreille.

-Moui…il lui vola un baiser, capturant ses lèvres avec douceur…On commande quelque chose à un traiteur ?

-D’accord.

Elle attrapa le téléphone sur la table basse et lui tendit avant de se lever pour aller dans sa chambre. Il la regarda s’éloigner puis commanda leur déjeuner. Une fois chose faite, il la rejoignit en silence. Arrivé derrière elle il la regarda, elle était en train de s’habiller, agrafant son soutien-gorge. Il s’approcha, timide de la découvrir dans son intimité, elle garda la tête baissée, la tournant simplement de côté pour le voir arriver. Il posa ses mains sur les siennes, prenant leur relais il finit de mettre l’agrafe en place en couvrant son cou de baisers. Elle se retourna, lui faisant face elle l’embrassa avant de dire, timide mais malicieuse :

-Si tu continues comme ça, le livreur va venir pour rien parce que nous seront trop occupés pour lui ouvrir la porte…

-Hum…dommage ! Il embrassait de nouveau son cou dont la peau douce, laiteuse et parfumée lui devenait irrésistible un peu plus chaque seconde. Elle se dégagea des ses assauts de tendresse, se dirigeant vers le salon.

-Tu tiens à mourir de faim ? Plaisanta-t-elle.

Il la suivit pour l’enlacer et la faire basculer sur ses genoux alors qu’il se laissait tomber dans le fauteuil qui faisait face au canapé.

-Qu’est ce que tu veux faire cette après midi ? Il chuchotait, comme pour garder l’instant dans une intimité propre à eux deux qui serait impénétrable.

-Rien…rester avec toi…où tu voudras…

Ils passèrent la fin de la journée ensemble et ne se séparèrent pas pour la nuit…



Lors de la convocation dans le bureau du directeur adjoint Walter Skinner, ils décidèrent de lui révéler l’évolution de leur relation, ce qui entraina une mutation à effet immédiat de l’agent Scully. Elle retournerait enseigner à Quantico, mais continuerait à procéder aux autopsies des corps en rapports avec les affaires non classées, une manière pour Skinner de leur signifier qu’il était plus leur ami que leur employeur.



Un an a passé, ils vivent maintenant ensembles, ils ont acheté un pavillon dans un quartier tranquille de Washington, assez grand pour accueillir leurs projets de famille. Quelques mois plus tard le ventre de Dana commença à s’arrondir témoignant d’un heureux évènement à venir.



Cinq ans plus tard, la petite fille cherchait son père des yeux à la sortie de l’école, elle le vit en compagnie d’une femme qu’elle ne connaissait pas. Inquiète, elle se précipita dans les bras de Mulder, lui enserrant le cou, comme si elle avait peur qu’il ne parte sans elle.

-Bonjour mon ange ! Il la serrait contre lui tout en la couvrant de baisers. Ca c’est bien passé aujourd’hui !

-Oui, on a dessiné et puis on a appris une lettre aussi…

-Mais dis-moi, tu deviens une grande fille ! Dis bonjour ma puce, cette dame s’appelle Monica, elle à travaillé avec maman et moi au FBI, c’est une amie.

-Bonjour…dit timidement la petite fille, se blottissant contre son père.

-Bonjour jeune fille ! Mulder, elle ressemble tant à Dana c’est incroyable !

-Mon papa il s’appelle Fox !

-Joyce ! Monica est passé par hasard ma puce, cela fait près de 5 ans que nous ne nous sommes pas vu, c’est pour ça qu’elle n’utilise pas mon prénom ! D’accord mon trésor ?

-Oui papa…

Mulder embrassa sa fille avant de la reposer au sol, elle alla jouer avec quelques enfants encore devant l’école. Ils discutèrent quelques minutes puis ils se séparèrent, retournant chacun à sa vie.



Le soir venu, Mulder coucha sa fille :

-Papa ?

-Oui mon ange ?

-C’est vrai que je ressemble à maman ?

-Bien sûr, tu es son portrait, elle t’a donné sa beauté mais aussi sa vivacité d’esprit ! Il caressa tendrement la joue de la petite fille.

-Tu vas l’oublier ?

-Oh ma puce…non jamais…ta maman était la personne que j’aimais le plus au monde, jamais je ne l’oublierais, elle me manque tu sais, tout comme à toi…

Rassurée la petite fille s’endormie presqu’immédiatement, Mulder l’embrassa sur le front, et avant d’éteindre la lumière il contempla la photo sur la table de chevet. Elle avait immortalisé l’image d’une jeune femme, au regard azur surprenant, son visage parfait encadré avec délicatesse par des mèches de cheveux roux s’échappant de sa queue de cheval et illuminé par un sourire dont elle seule avait le secret.

Trois ans après son accouchement, Dana avait finit par lâcher prise face à la récidive de son cancer, quittant ainsi ses Amours bien trop tôt.
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