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docmagoo

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MessageSujet: Retour   Lun 1 Déc - 13:06

Auteur : Stéph
Spoiler : A découvrir au fur et à mesure....
Disclaimer : Bien sûr aucun des personnages ne m'appartient. Ils sont la seule et unique propriété de Mr CC.
Cette histoire est à but non lucratif. Juste destinée à divertir...enfin j'essaye!!!!

Bonne lecture!!!!!


Service des affaires non classées.
Bureau de l’agent Scully et Doggett.
Washington DC.
7h am.


L’agent Scully aimait arrivée la première et ce afin de profiter du calme et de la sérénité des lieux avant l’arrivée de son collègue. Elle déverrouilla la porte, alluma la lumière et se dirigea vers le bureau de son ancien partenaire. Toujours avec le même pincement au cœur, elle s’assit dans sa chaise et alluma l’ordinateur. Pendant sa mise sous tension, elle laissa son esprit se perdre dans les méandres de ses interrogations qui nourrissaient son désarroi chaque jour un peu plus. Son regard se porta sur les tiroirs qui se trouvaient à sa gauche et qui contenaient une affaire non classée de plus, celle de la disparition de l’agent Fox Mulder. Le dossier n’était toujours pas résolu même après ces quatre années d’espoir, de doutes, de recherches et de souffrance. Elle s’était battue pour le retrouver et même si tout le monde semblait avoir décroché, elle n’abandonnerait jamais car il représentait sa raison d’être, sa plus grande force et surtout elle ne pouvait se résoudre à mettre un terme à douze année de collaboration, d’amitié et d’amour à cet idéal qu’elle avait tant cherché.
Toujours perdue dans ces pensées, elle n’entendit pas l’arrivée de son collègue. Celui-ci la trouva immobile devant l’ordinateur, le regard perdu sur son vide intérieur. C’est sa voix qui la ramena à la réalité :


-Bonjour agent Scully !
Surprise elle sursauta.
-Oh,… bonjour agent Doggett ! Excusez-moi je…j’étais perdue dans mes pensées.
-C’est ce que j’avais cru comprendre. Alors avez vous passé un bon week-end ?
-Oui, merci.


Bien qu’ils travaillaient ensemble depuis quatre ans, ils n’avaient jamais franchi le pas de se tutoyer pourtant ils se respectaient, se faisaient mutuellement confiance, se soutenaient mais un mur se poseraient à jamais entre eux et ce mur avait pour nom Fox Mulder. Sa présence était partout, son bureau était resté tel quel. L’agent Scully s’était toujours formellement opposé à tout changement, seul l’espace qu’elle avait bien voulut lui concéder signifiait la présence de John Doggett. Bien sûr elle ne faisait pas cela en vue de désapprouver sa présence mais parce que cet environnement la rassurait. Doggett, quant à lui, avait l’impression de travailler dans un bureau où il n’aurait jamais vraiment sa place. Pourtant il n’en tenait aucune rigueur à Scully. Il avait appris durant ces quatre années à la connaître, la respecter. Il avait beaucoup d’admiration pour sa force de caractère face à toute cette souffrance que pourtant jamais elle ne laissait transparaître. Il s’installa à son bureau lorsque le téléphone sonna, c’est Scully qui décrocha :

-Agent Scully, j’écoute.
-Ici Skinner, je voudrais vous voir, seule dans mon bureau. C’est urgent !
-Bien Monsieur, j’arrive toute de suite.


Doggett posa sur elle un regard interrogateur, elle se leva en soupirant et lui dit :

-C’est Skinner, il veut me voir dans son bureau.
-Pourquoi ?
-Aucune idée, il n’a pas précisé de quoi il s’agit.
-Je viens avec vous !
-Non, il a dit seulement moi mais c’est promis je vous ferais un compte rendu.
Lui répondit-elle en souriant.

En quittant le bureau, elle n’avait aucune idée de ce que son supérieur avait à lui dire de si urgent mais intérieurement un sentiment étrange l’avait saisie en entendant l’intonation de voix qu’avait pris son supérieur. La secrétaire de l’Assistant Directeur Skinner l’introduisit dans son bureau, quand il la vit il lui fit signe de s’asseoir. Il resta silencieux quelques secondes cherchant la meilleure entrée en matière et puis il se lança :


-Je vous remercie d’être venue aussi vite. J’imagine que vous n’avez pas lu le Washington Post de ce matin ?
Elle lui lança un regard surpris et lui répondit :
-Non, je…..Mais pourquoi cette question ?
-Tenez, lisez et vous allez comprendre.


Il lui tendit le journal ouvert sur la rubrique des faits divers, elle le saisie tout en ne sachant pas où Skinner voulait en venir mais en voyant la photo qui figurait dans l’encadré de l’article intitulé « Un inconnu, au péril de sa vie empêche un braquage à la Craddock Marine Bank », son regard resta fixé sur la photo plusieurs secondes. Son esprit était comme engourdit tellement ses sentiments remontèrent à la surface avec violence face à la photo de Mulder car c’était de lui qu’il s’agissait. Sa respiration était difficile, une boule dans sa gorge se forma, les larmes commencèrent à monter vers ses yeux qu’elle ferma pour tenter de contrôler l’émotion qui menaçait de la submerger. C’est d’une voix sourde qu’elle articulât :

-Mon dieu….C’est pas possible.
-J’ai eu la même réaction que vous en voyant l’article. J’ai même appelé le journal tellement je n’y croyais pas. J’ai parlé au journaliste qui à rédiger l’article. Cela s’est passé hier soir, un peu avant la fermeture de la banque vers 6h am, le journaliste était aux premières loges puisqu’il se trouvait lui-même à l’intérieur de la banque quand le drame a eu lieu. D’après ce qu’il m’a expliqué, il attendait au guichet quand 2 hommes cagoulés ont brusquement fait irruption en hurlant que c’était un hold up. Ils l’ont contraint lui, les autres clients ainsi que les employés à se couché au sol. Puis ils ont pris un des clients à terre et l’ont menacé afin de se faire remettre l’argent mais l’homme s’est mis à parler à son ravisseur
-Est-ce que…..Est-ce que vous lui avez demandé une description de cet homme?
-Bien sûr, je lui ai même faxé sa photo et pour lui cela ne fait pas de doute, l’homme qui a empêcher ce braquage est le même que sur la photo que je lui ai faxé.
-D’où provient la photo qui se trouve dans le journal ?
-Elle a été tirée à partir de la bande de vidéo surveillance de la banque.
-Est-ce qu’il a pu lui parlé?
-Non car tout s’est passé très vite. Il a négocié la vie de l’otage contre la sienne. Les 2 braqueurs ont accepté puis un des deux braqueurs et Mulder sont descendus à la salle des coffres. A ce moment des coups de feu ont été tirés, ce qui a détourné l’attention du 2 ème braqueurs qui s’est précipité en bas. Un employé a activé l’alarme silencieuse, pendant que les autres employés faisaient évacuer les clients de la banque.
-Est-ce qu’il y a eu des blessés ?
-Les deux braqueurs sont à l’hôpital ainsi que Mulder.


Elle se leva d’un bond et se dirigea vers la porte, surpris par sa réaction Skinner l’interpella avant qu’elle atteigne la porte :

-Où allez-vous ?
-A l’hôpital, il faut que je sois sûre que c’est bien Mulder.
-Attendez ! Je pense qu’il vaudrait mieux que l’on agisse avec prudence.
-Il n’y a pas de temps à perdre, Monsieur et vous le savez bien.


Elle s’apprêtait à ouvrir la porte, quand celui-ci la rappela d’un ton ferme.

-Agent Scully !cette conversation n’est pas terminée. Je vous prie de revenir et de m’écouter.

Elle se retourna vexée mais resta prés de la porte et c’est lui qui franchit les quelques mètres qui les séparaient.

-Comprenez bien que mon but n’est pas de vous empêché d’aller le voir mais je me dois de vous rappelez que la disparition de Mulder reste pour certaines instances supérieures de ce bureau, une affaire qui dérange même après toute ces années. Je vais essayé de contenir Kersh et sa meute le temps qu’il faudra mais à mon avis des rumeurs doivent déjà être en train de circuler sur cet hypothétique retour. C’est pour cette raison que je souhaiterais que vous en informiez l’agent Doggett car il pourrait nous aidé à protéger Mulder en cas de besoin. C’est un bon agent, il a toute ma confiance et je sais aussi que vous lui avez donné la votre. Ne le mettez pas hors du coup. Il vaut plus que cela.

Elle soupesa le poids de cette éventualité et finalement répondit dans un soupir :

-Très bien, j’en informerais l’agent Doggett.
-Merci Dana.
-Non, c’est moi qui vous remercie pour votre prévenance à mon égard. Même si je ne vous l’ai jamais dit, je sais que je peux compter sur vous et j’apprécie tout ce que vous faites pour moi depuis la disparition de Mulder.
-Je le sais Dana. Je serais toujours là pour vous et Mulder quoiqu’il arrive.


Sur ce, elle sortie en accordant un dernier regard de gratitude à son supérieur. En se dirigeant vers l’ascenseur, elle regarda une nouvelle fois la photo du journal, le cœur en émoi. Elle porta la main à sa bouche et des larmes montèrent à ses yeux. Elle ne pouvait détachée ses yeux de cette petite photo en noir et blanc. Elle compris que le journaliste ne s’était pas trompé en affirmant à Skinner que c’était bien lui. Même si la reproduction n’était pas d’une grande qualité, même si son visage paraissait plus émacié et ces cheveux beaucoup plus court, le regard de celui-ci restait à jamais le même. Ne dit-on pas que le regard est le miroir de l’âme et qu’il reste inaltérable ?
Bien sûr, on pouvait changer ces traits mais pas son regard et cet homme ne pouvait être que Mulder. Le ding de l’ascenseur la tira de ses réflexions. Les portes s’ouvrirent, elle s’engouffra à l’intérieur et en profita pour essuyer ces yeux humides. L’ascenseur atteint sa destination, elle en sortie et se dirigea vers le bureau où depuis quatre années le nom de Fox Mulder avait été remplacé par celui de John Doggett.
En poussant la porte, elle trouva Doggett installé devant son ordinateur en train de taper le compte rendu de leur dernière enquête. Il leva instantanément son regard sur elle car il avait entendu son pas ferme et décidé approché de la porte afin d’y faire son entré.
En l’interrogeant du regard, il lui demanda :


-Alors, que voulait Skinner ?


Elle ne répondit pas et lui tendit la page du journal où figurait la photo de Mulder, elle vit d’abord de l’incompréhension, puis de l’incrédulité passée sur son visage et c’est avec un regard plein d’interrogations qu’il la regarda.

-Qu’est-ce que ça signifie ?

Elle préféra éluder la question, elle enfila son manteau d’un geste nerveux et en se retournant elle lui dit :

-Je vous expliquerais cela dans la voiture.

Elle sortie sans lui laissé le temps de comprendre et de réagir, il resta assis regardant toujours la photo d’un air dubitatif tout en réfléchissant à ce rebondissement pour le moins inattendu mais la voix de Scully le fit revenir à la réalité.

-Vous venez, agent Doggett !
Il se leva, prit sa veste et la rejoignit en fermant la porte de leur bureau.


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MessageSujet: Re: Retour   Lun 1 Déc - 20:32

Hôpital de Washington, 8h30 am
Bureau des admissions.


Après avoir raconté à son collègue le récit de Skinner durant le trajet vers l’hôpital, ils se dirigèrent vers le bureau des admissions.

-Bonjour, agent Scully et Doggett du FBI, nous voudrions voir l’un des 3 hommes blessés par balle et admis hier soir vers 9h pm.
-Un instant, s’il vous plaît.
L’infirmière rechercha sur le moniteur les admissions qui avaient eu lieu la veille au soir.
-Auriez-vous le nom de cette personne?

-Essayez le nom de Fox Mulder.
-Désolée, je n’ai pas d’admission à ce nom. Mais vous devriez allez voir au bureau des urgences, c’est sans doute là-bas qu’il a été pris en charge hier soir.


Les deux agents firent demi-tour et se dirigèrent vers l’entrée des urgences. Ils se dirigèrent vers le bureau des admissions et s’adressèrent à l’agent d’accueil.

-Bonjour, FBI agent Doggett et Scully. Nous souhaiterions voir l’un des 3 hommes blessés dans une fusillade et admis hier soir vers 9h am.
-Son nom j’vous prie.
-C’est que…..
il fut interrompu par Scully.
-Essayer John Doe.

A l’évocation de ce nom que l’administration attribuait à toute personne amnésique, il tourna la tête vers Scully avec un regard plein d’interrogation. En échange il perçut dans ses yeux un « faîtes moi confiance » qu’il accepta en opinant légèrement de la tête. Cet échange silencieux qu’elle venait d’avoir avec Doggett lui rappela douloureusement ceux qu’elle entretenait avec Mulder auparavant.

-Un instant je vérifie ce nom dans nos fichier.

Après quelques secondes d’attentes qui parurent interminables pour Scully, il s’exclama :


-Alors nous avons un John Doe qui a effectivement été admis hier soir en traumatologie.
C’est au 2ème étage chambre 1013 5ème porte sur gauche en entrant dans le service.
-Merci.


Et sans plus attendre Scully se dirigea d’un pas pressé vers les escaliers qu’elle monta quatre à quatre sans se soucier si son partenaire la suivait toujours. Pourtant Doggett était bien présent suivant le sillage de son parfum aussi impatient et nerveux que Scully pouvait l’être mais sûrement pas pour les mêmes raisons. Alors qu’elle atteignait le 2ème étage, il l’a força à s’arrêter en lui attrapant le bras. Surprise elle se retourna vivement.

-Quoi !?! Son ton était brusque.
-J’comprends pas ! Pourquoi maintenant et après toutes ces années !?! Vous pensez vraiment qu’il serait devenu amnésique ?
-Ecoutez agent Doggett ! J’en sais pas plus que vous. Je dois savoir c’est tout.
Elle allait se diriger vers le palier mais Doggett la retint.
-Attendez ! Qu ‘est ce qui va se passer si c’est vraiment lui ? Si il est amnésique comme vous semblez le pensé, comment pensez-vous qu’il va réagir ? On devrait peut-être aller voir les médecins qui se sont occupé de lui ! Vous ne croyez pas ?

D’un geste rageur, elle défit son bras de son étreinte. Dans son regard il vit passé des éclairs de colère. Elle n’appréciait visiblement pas ces mises en garde.

-Posez-vous la question agent Doggett ! Et si c’était votre fils, perdriez-vous votre temps à discuter inutilement ?

Sonné par ce qu’il venait d’entendre, il relâcha son bras et fit un signe de négation avec la tête. Scully savait qu’elle avait été trop loin en mentionnant son fils. Mais son insistance à croire Mulder définitivement perdu l’énervait au plus haut point et elle avait finie par perdre patience. Les excuses viendraient mais plus tard car pour l’instant son seul et unique but était cette chambre où elle allait enfin retrouver celui qu’elle avait tant recherché.
Elle passa en trombe devant le bureau des infirmières et se dirigea directement vers la chambre 1013. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine. Machinalement elle essuya sa main moite de transpiration et tourna la poignée.
Elle pénétra dans la chambre plongée dans la pénombre, elle ferma la porte et resta immobile quelques instant le temps d’habituer ses yeux à la semi obscurité. Une fois ces yeux enfin acclimatés, elle s’approcha du lit et constata que celui-ci était vide. Elle se dirigea vers la salle de bain en appelant son nom mais sa voix ne rencontra que le vide. Elle sortit de la chambre et se dirigea vers le bureau des infirmières où se trouvait Doggett. Elle se dirigea vers lui et il vit tout de suite que quelque chose n’allait pas son teint était pâle et il vit dans ses yeux toute la détresse qu’elle ressentait. Cela lui fit mal alors oubliant l’altercation de toute à l’heure, c’est d’une voix douce qu’il s’adressa à elle.


-Agent Scully, qu’est-ce qu’il y a ?

Elle lui répondit d’une voix sourde et désabusée.

-Il n’est pas dans sa chambre !
-Quoi !?! Mais qu’est-ce que…..
-Je vous dis que sa chambre est vide !

Retrouvant son sang froid, elle se retourna vers l’infirmière de garde.

-Où est le patient de la chambre 1013 ?
-Je ne comprends pas…. il devrait être dans sa chambre, puisqu’il a été opéré cette nuit !
-Qui est le chirurgien qui s’est occupé de lui ?
-C’est le Dr Stanford mais il n’est pas de garde aujourd’hui.
-Je suis médecin, je voudrais avoir accès au dossier de John Doe !
-Je ne pense pas que….
-Ecoutez vous voulez peut-être que j’aille voir votre patron pour me plaindre de vous et lui dire que son hôpital est un moulin où les patients sortent comme bon leur semblent ?!?
-Je….je….vais voir ce que je peux faire !


Et elle commença à fouiller fébrilement son bureau à la recherche du précieux dossier.
Doggett la prit à part en la tirant par le bras pas vraiment ravi de son comportement.


- Vous ne croyez pas que vous y aller un peu fort avec elle ? Moi passe encore mais elle, elle n’y est pour rien !
-Vous devriez savoir que la fin justifie les moyens ! Et puis d’abord je n’ai pas de leçons à recevoir de vous, que se soit bien clair entre nous agent Doggett !


Il allait rétorquer car il trouvait qu’elle commençait sérieusement à dépasser les bornes quand un raclement de gorge derrière eux l’en empêcha. C’était l’infirmière qui revenait pour donner une copie du dossier à Scully. Celle ci la remercia et se dirigea vers la sortie sans accorder un regard de plus à son partenaire.
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MessageSujet: Re: Retour   Lun 1 Déc - 23:38

A peine avait-elle remis son portable en marche que celui-ci se mit à sonner. Ralentissant son pas elle décrocha.

-Scully !
-Ici Skinner. Alors quelles sont les nouvelles ?
-Mauvaises !
-Comment ça !?!
-Il n’était plus dans chambre quand j’y suis allée.
-Qu’est-ce que ça signifie ?
-Aucune idée. Soit il s’est enfui par peur ou alors il a été récupéré !
-Le consortium ? Impossible…. il a été détruit….écoutez c’est le branle bas de combat ici et Kersh n’arrête pas de me harceler à propos de Mulder. Il veut savoir où vous êtes. Je lui ai dis que vous et Doggett étaient partis sur une enquête de Poltergeist dans l’Utah et que vous ignoriez l’information puisque je ne vous l’ai pas transmise Je continue à vos couvrir et vous continuez vos recherches de votre côté. Faîtes attention à vous, c’est tout ce que je vous demande.
-Merci encore pour tout. Je vous tiendrais au courant de nos recherches.


Elle raccrocha quand elle entendit des pas derrière elle. Elle se retourna sachant d’avance que ce pas rageur appartenait à Doggett. Celui-ci, sans un mot ni un regard, passa à côté d’elle et monta dans la voiture. Elle poussa un soupir et toute la tension qui lui nouait le ventre s’échappa d’un coup et c’est calmement qu’elle pris place derrière le volant. Un silence tendu régnait dans la voiture. Doggett regardait droit devant lui semblant fixer un point invisible. Elle savait que le temps des excuses était venu. C’est donc d’une voix posée et parfaitement calme qu’elle s’adressa à lui.

-John….je…vous dois des excuses pour tout à l’heure. Je ne sais pas ce qui m’a pris de vous parler comme ça. Je suis vraiment désolée des mots que j’ai pu vous dire et qui vous ont blessés. Je ne les pensais pas et encore une fois je suis désolée pour mon comportement inadmissible envers vous et cette infirmière.

Il ne répondit pas regardant toujours fixement droit devant lui. Il était furieux, il pensait qu’elle aurait un peu plus d’estime à son égard. Mais non à chaque fois c’était pareil, elle s’enflammait comme un fétu de paille à l’évocation de Mulder et puis après elle se faisait repentante envers lui. Seulement cette fois c’était la fois de trop. Il faudrait beaucoup plus de temps pour qu’il pardonne et elle il lui faudrait montrer beaucoup plus de conviction que ces piètres excuses. Il ferma les yeux et respira lentement afin d’essayer de calmer cette colère qu’il sentait monter en lui tel une vague déferlant à toute vitesse sur les rochers. Il devait se ressaisir, il était un ancien marine et un bon marine même à la retraite se devait de se maîtriser en toute circonstances. Il parla enfin mais son ton était froid et loin d’être amicale.

-Vous savez… souvent je me demande ce qui ne va pas chez moi pour provoquer autant d’animosité de votre part ! J’essaye d’être poli, courtois, respectueux envers vous mais j’ai du mal à percevoir le retour que je suis en droit d’attendre.
-Je….
-Minute, j’ai pas fini ! A mon avis je crois que le problème réside dans le fait que je ne suis pas Mulder et que je ne le serais jamais. Ce qui implique que je ne trouverais jamais grâce à vos yeux et que quoi que je fasse ou je dise cela finira toujours par vous agacer à un moment ou à un autre. Alors c’est simple soit on met les choses au point tout de suite, une bonne fois pour toute, ou vous expliquerez à Skinner pourquoi je ne veux plus travailler avec vous.


Il l’aurait giflé qu’elle en aurait ressentit les mêmes effets. Elle ne savait plus comment réagir ni quoi dire. Il repris la parole car il fallait qu’il évacue toutes ses tensions accumulées depuis quatre longues années.

-Laissez tomber les excuses ça ne sert à rien de toute façon! Mais un conseil et se sera le dernier. Ne me refaites plus jamais ça !

Silence. Tout était dit. Comme dans un état second, elle mit le moteur en route et quitta le parking de l’hôpital. Aucune parole ne fut échangée pendant tout le trajet. Chacun ruminant ses griefs contre l’autre en silence. Scully n’avait pas du tout apprécié ses remontrances et la façon qu’il avait eu de la rabrouer comme une gamine même si au fond d’elle elle savait qu’il avait raison sur toute la ligne. C’est seulement lorsqu’il reconnut le quartier où il résidait qu’il réalisa qu’elle n’avait pas prit le chemin du bureau. Sa voix parfaitement neutre résonna dans l’habitacle.

-Pourquoi me conduisez-vous chez moi ?
-Parce que nous sommes censé être dans l’Utah à l’heure qu’il est !
-Oh ! Et que sommes-nous censé faire dans l’Utah ?
-Nous enquêtons sur une affaire de Poltergeist !
Les réponses de Scully étaient des plus laconiques.
-Merci de m’affranchir. Mais dites-moi comment se fait-il que nous sommes ici alors que nous devrions nous trouver dans ce charmant état ? Remarquez ce n’est pas que cela me dérange parce que moi et les Poltergeist ont n’à jamais été très copain copain !


Sa rancœur se dissipait et en signe de réconciliation il tentât un brin d’humour espérant qu’elle le percevrait comme telle.

-C’est Skinner qui ne veux pas qu’on remette les pieds au Bureau à cause de Mulder. Donc je vous raccompagne chez vous histoire de décompresser et faire nos recherches chacun de notre côté.
-Hum ! Ca risque d’être un peu compliqué pour moi de faire des recherches vue que c’est vous qui emporterez le dossier chez vous, j’me trompe ?
-Non ! Vous êtes très fort Sherlock ! Et bien disons que cette journée vous ait gracieusement offerte par le FBI. Promis je ne dirais rien, ça sera notre petit secret !


Bingo elle avait compris le message et sans savoir pourquoi un léger sourire se dessina sur son visage. Elle stoppa la voiture au pied de sa maison. Il descendit et lui dit :

-A demain alors ! Il commença à tourner les talons quand il l’entendit le rappeler.
-Hey ! Vous croyez tout de même pas que j’vais faire le boulot toute seule ! Je vous enverrais le dossier par mail !


Il ne répondit pas, sourit et lui fit un clin d’œil en guise de réponse.



Georgetown.
Washington D.C
Appartement de Dana Scully.


Enfin elle arriva à son appartement. Elle déverrouilla la porte, y pendit son manteau et posa ses clés sur la tablette de l’entrée. Sans perdre une minute elle consultât le dossier du patient n°42. Le dossier comprenait tous les examens pratiqués durant sa prise en charge aux urgences jusqu’à son arrivée au bloc opératoire. Il y avait un compte rendu post opératoire qui détaillé plus ou moins le déroulement de l’intervention. Elle lut que l’opération s’était bien déroulée sans incidents notoires. Il avait prit une balle au niveau de l’abdomen au côté droit. La blessure était sans gravité et n’avait affecté aucun organe vital. En résumé cette balle s’était logée dans ce que l’on appelle familièrement le « gras de l’abdomen ». C’était plus douloureux que grave. Rassurée par ce diagnostic, elle consultât la fiche d’identité du patient qui présentait peu d’informations sur le patient lui même comme elle s’y attendait. Elle savait que faire une recherche au niveau de son numéro de sécurité social ne donnerait rien étant donné que c’était un numéro dit « bâtard » auquel l’administration se contentait de changer le dernier chiffre pour tout nouvel amnésique recensé comme tel. Par contre le lieu de résidence pourrait s’avérer très utile puisque ce champ avait été rempli. Une adresse située dans un quartier à l’Est du Potomac figurait sur le formulaire. Pas de numéro de téléphone. Juste un numéro de rue et le nom de celle-ci « 9092 Potomac River Boulevard. 91329 Washington DC. ».
Elle mit son PC en route afin de se connecter à Internet. Puis elle se dirigea vers la cuisine afin de se préparer un thé aux fruits rouges qu’elle affectionnait particulièrement. Une fois la connexion établie, elle se rendit sur le moteur de recherche « Yahoo » afin de trouver une carte de Washington destinée à situer de façon plus précise l’adresse. Elle fit également une recherche sur le nom qu’elle pensait être un foyer d’hébergement. Une page s’afficha, lui confirmant ce qu’elle pensait. Une fois les précieuses informations imprimées et glissées dans son sac, elle décida de s’y rendre sans plus attendre. Elle transmis par mail le dossier ainsi que les informations qu’elle avait trouvé à son partenaire. Par acquis de conscience et dans un souci de transparence envers lui, elle lui téléphona afin de le prévenir de ces agissements.


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MessageSujet: Re: Retour   Mar 2 Déc - 12:59

-Doggett.
-Scully. Alors ou en êtes vous ?
-Et bien on ne peut pas dire que je me sois beaucoup tué à la tâche puisque je viens juste de prendre connaissance de votre mail.
-Désolée….. Ces recherches ont monopolisé mon attention et j’ai tardé à vous envoyer le dossier, je le reconnais !
-Mouais… j’espère que ce « léger » retard n’a pas pour but de me mettre sur la touche et ainsi faire une petite virée en solitaire!?!
-Attention agent Doggett ! Le syndrome de la « paranoïde aigu » vous guette !
-Ouais ne vous fichez pas de moi car je commence à cerner un peu le personnage de l’intrigante Agent Scully !
Il l’entendit pouffer de rire à l’autre bout du téléphone.
-Intrigante !….vraiment ! Ça alors on ne me l’avait jamais faîte celle là !
-Comme quoi y a un début à tout. Non mais plus sérieusement je sais que vous souhaitez vous y rendre seule et je peux le comprendre. Je sais que c’est personnel et très important à vos yeux alors….je….enfin….si vous…. bah j’suis là alors si vous avez besoin de moi vous savez où me trouver.


Implicitement elle comprit qu’il lui donnait le champ libre et il ne l’accompagnerait que si elle le lui demandait

-Ecoutez John…je ne vous mets pas sur la touche bien au contraire votre aide ainsi que votre présence me sont plus précieuses que vous ne l’imaginé. Mais c’est juste… que…. j’ai le pressentiment que j’arrive au bout du tunnel et que je dois faire le reste du chemin seule.

A ces mots des larmes vinrent déposées une fine pellicule de pluie sur son regard azurée. Un silence s’installa lui permettant de reprendre son calme. Elle entendit sa voix grave retentir dans le combiné.

-Merci car ça me fait vraiment du bien ce que vous venez de me dire. Si vraiment vous pensez y arriver seule alors allez y foncer ! Mais n’oubliez pas que je serais toujours là pour vous et pour Mulder.
-Merci John du fond du cœur. Je vous tiens au courant.
-Au revoir Dana.
-Au revoir John.


Elle raccrocha et c’est seulement à cet instant qu’elle laissa les larmes qu’elle contenait avec force dévalées ses joues délicates. Elle essuya ses yeux. Se refit un visage digne, prit son manteau, ses clés et referma la porte de son appartement et prit la direction du Potomac.



Potomac River Boulevard.
Washington DC.


Elle stoppa la voiture devant le numéro indiqué sur sa feuille. Elle prit une grande respiration afin de dénouer le nœud de son estomac puis descendit d’un pas décidé pour ce diriger vers une immense bâtisse qui ressemblait plus à une institution qu’à un foyer social. Elle franchit les portes de l’établissement nommé « Friend’s house for life » et se dirigea vers le bureau d’accueil où une femme d’un certain âge lui sourit et lui demanda :

-Bonjour Mademoiselle. Vous désirez ?
-Bonjour Je m’appelle Dana Scully et je souhaiterais savoir si votre centre a hébergé cet homme.
Elle lui présenta la photo de Mulder qu’elle gardait toujours sur elle.
-Je ne pense pas être la bonne personne pour répondre à cette question. Un instant j’vous prie.
Elle prit le téléphone et composa un numéro. Une fois l’interlocuteur au bout du fil, Scully l’entendit demander.
-Betsy, est-ce que Nigel est dans son bureau ?
-…..
-Bien pourrais tu lui dire de descendre car il y a une personne qui le demande
-…..
-Merci.
Elle reposa le combiné et dit à Scully.
-Nigel Anderson est un des éducateurs de ce centre. Il pourra vous renseigner. Il ne va pas tarder à descendre.

A peine sa phrase terminer, qu’elle entendit des pas descendre l’escalier. Elle se retourna et vit un homme blond, grand, la trentaine souriant et l’air détendu ce qui mit Scully immédiatement en confiance. Il se dirigea vers elle et lui tendit une franche poignée de main.

-Bonjour, en quoi puis-je vous être utile ?
-Bonjour je m’appelle Dana Scully et je suis du FBI.
Elle lui montra sa carte et elle vit son visage se figé. Aussitôt elle repris d’un air avenant.
-Ne vous inquiété pas, je ne suis pas ici à titre officiel. J’aurais seulement voulut savoir si votre centre a hébergé cet homme. Elle lui tendit la photo.
-Oui tout à fait mais je ne pense pas que ce soit le lieu pour discuter de ça. Venez montons à mon bureau.


Elle le suivit impatiente et en même temps un peu inquiète de ce qu’elle pourrait apprendre.Il la fit entrer dans un bureau inondé de lumière et plutôt spacieux. Elle s’assit en face de son interlocuteur qui prit immédiatement la parole.

-Avant toute chose, connaissez vous ce centre et son histoire ?
-Non !
-Bien alors pour faire court, cette maison appartenait à un riche négociant qui vécut durant le 18ème Siècle. Il était originaire du Mississippi d’où l’architecture coloniale et spacieuse de cet édifice. A sa mort et n’ayant pas d’héritier, il légua toute sa fortune ainsi que ses biens à son unique neveu. Celui-ci travaillant pour des missionnaires dans le Mississippi, s’occupait des indigents noirs mais également blancs de l’époque. Etant devenu plus riche que riche, il décida de faire construire une maison identique à celle-ci, qu’il avait déjà visité, et la baptisa « La maison des frères de la vie ». Il y accueillit les noirs pauvres et anciens esclaves du Mississippi en leur offrant le gîte et le couvert ainsi qu’une réinsertion dans la vie. Le principe est le même ici et aujourd’hui nous perpétuons les préceptes de son fondateur.
Voilà pour la petite histoire maintenant j’aimerais savoir ce que vous voulez à cet homme ? Parce que voyez vous nous ne faisons pas que nous occupé des laissés pour compte que notre société refuse de voir, nous essayons aussi de les protégés, tant bien que mal je vous l’accorde, contre les influences néfastes de certaines personnes. Suivez mon regard !


Elle n’en revenait pas du discours qu’elle venait d’entendre et sa 1ère réaction fut de lui dire.

-Ce centre. C’est quoi. Une secte !?! A sa grande surprise, il éclata de rire.
-Excusez-moi mais j’adore testé les gens et en particulier ceux qui travaille pour le gouvernement surtout si j’ai affaire à un joli brin de femme comme vous !


Et il lui fit un clin d’œil qui en retour reçu un regard noir. Sa voix se fit glaciale et autoritaire. A elle de le mettre en mauvaise position.

-Ecoutez je n’ai pas de temps à perdre et je ne suis pas là pour plaisanter. Cet homme est un agent du FBI qui est porté disparu depuis quatre ans alors où vous arrêtez de faire le joli cœur immédiatement ou je vous arrête pour obstruction à une enquête fédérale, J’me suis bien fait comprendre !?!

Elle le vit rougir et il resta la bouche ouverte comme un poisson attendant une hypothétique bouffée d’oxygène. Il en était presque comique et elle devait prendre sur elle pour conserver toute son autorité. Elle reprit les rênes de la conversation, se pencha sur le bureau et plantât son regard bleu glacier dans le sien.

-Bien je pense que le message est passé donc reprenons. Apparemment vous le connaissait et il a séjourné ici. Alors mes questions sont 1èrement : Comment a-t-il débarquer ici ?
2èmement : Combien de temps a-t-il séjourné ici ? Et enfin 3èmement: Est-il toujours ici ? Ca va s’est enregistré ou il faut que je me répète ?


C’est d’une voix hachée qu’il répondit tout en essuyant son front qui était perlé de sueur.

-Je…..ça va…. J’ai compris ! Inutile de me menacer…..On a ramassé votre collègue dans la rue il y a 2 ans. Je m’en souviens car c’est moi qui patrouillais ce soir là et il faisait un froid pas possible. On circulait dans les quartiers les plus pourris de la ville. On a garé le fourgon à l’entrée d’une rue où dormaient des sans abris et puis on à continuer à pieds. Il y en avait bien une trentaine en train de dormir sous des cartons pour se protéger du froid ou bien autour d’un bidon dans lequel ils faisaient brûler des tas de trucs pour avoir un semblant de chaleur.
Parmi eux, il y en a qu’on vient voir régulièrement soit parce qu’ils ont été malades ou parce que se sont des anciens habitués du centre. Bref ce soir là y avait Ted, une de nos connaissances, il nous sert d’indic pour repérer les nouveaux arrivants. Il nous informe qu’un type plutôt mal en point à débarquer le matin même. Il nous amène à lui et votre collègue se trouvait là, tremblant de fièvre, l’air hagard, les cheveux rasés et une sale cicatrice au crâne comme si on avait essayé de le trépaner. Je me souviendrais à jamais de sa maigreur. Son visage était creusé presque translucide tellement il était pâle. C’était terrible à voir surtout cette cicatrice qui lui barrait le crâne. On aurait dit un cobaye tout droit sortit d’un laboratoire d’expérimentation ! On ne pouvait pas le toucher ni trop s’approché de lui sinon il se mettait à hurler et à donner des coups d’une force impressionnante pour quelqu’un d’aussi mal en point. Alors on appelé une de nos ambulance où il a été conduit dans une de nos cliniques et soigné par les meilleurs médecins du centre !
-Ah parce que ce centre possède sa propre clinique et ses médecins ?
-Oui…c’est une particularité qui fait de ce centre ce qu’il est ! Connaissant notre système de santé à 2 vitesses qui soigne les riches dans la minute et laisse les plus pauvres d’entre nous sur des listes d’attentes surchargés, nous avons crée 3 cliniques qui sont en accès libre et gratuite pour cette tranche de la population pour les autres il faut payé. Notre aide envers les plus démunis peut-être sans limite, Agent Scully !
-Et comment trouvez-vous les fonds ? Et pourquoi votre action n’était-elle pas plus médiatisé ?
-Pour répondre à votre 1ère question : Nous nous autofinançons principalement avec le capital du fondateur qui est placé en bourse. Mais nous sommes également associés à certaines sociétés ce qui nous rapportent des dividendes substantiels. Et pour ce qui est de la médiatisation de notre action, si vous viviez parmis les pauvres vous constateriez que « le bouche à oreille » suffit à faire notre publicité.


Elle n’en revenait pas mais dans quelle fourmilière venait-elle de mettre les pieds ? Elle poursuivit sur sa lancée remarquant au passage que son interlocuteur avait retrouvé toute sa superbe avec une certaine pointe d’arrogance.

-Donc vous avez soigné mon collègue dans une de vos cliniques…..Bien mais je me demande pourquoi vous ne l’avez pas signaler aux autorités ? Cet homme était et est toujours porté disparu. Son signalement a été largement diffusé aux autorités de part son statut d’agent fédéral.
-Nous n’avons rien pu en tirer ! Nous étions à mille lieux de savoir que c’était un agent du FBI. Comment vouliez-vous qu’on puisse faire quoique se soit…. et puis cet homme pouvait très bien avoir choisit de disparaître délibérément ! Notre but, Agent Scully, n’est pas de fouiller dans la vie des gens qui se retrouvent dans ce genre de situation mais de leur venir en aide dans l’urgence.


Perplexe par les réponses donné et sentant une tension s’installée, elle poursuivit.

-Il n’est plus ici, n’est-ce pas ?
-C’est exact ! Grâce au centre, il a trouvé un travail ainsi qu’un logement et je dois dire qu’il représente notre plus grande réussite ! C’est quelqu’un de très intelligent et qui s’adapte très vite.
Il saisit un bloc note et nota une adresse sur une feuille qu’il lui tendit.
-L’adresse correspond à un abattoir dans lequel il travaille. Vous le demanderez de ma part à Tom Sheffield, c’est le contremaître de l’usine d’abattage. Maintenant j’ai du travail si vous permettez.


Il se leva et se dirigea vers la porte lui faisant comprendre qu’il en avait assez dit.Sans rien ajouter, elle se dirigea vers la porte et sortit. Tout en descendant l’escalier afin de rejoindre la sortie, elle se promit mentalement de mener sa petite enquête sur ce centre pour le moins mystérieux recueillant des amnésiques sans en faire part aux autorités.


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MessageSujet: Re: Retour   Mar 2 Déc - 16:05

Elle regagna sa voiture et appela son partenaire comme elle le lui avait promis.

-Doggett!
-C’est moi, je ne vous dérange pas ?
-Pas le moins du monde, je vous écoute.
-J’ai peut-être une piste.
-Intéressante ?
-Plutôt mais avant de vous en dire plus, pourriez-vous me rendre un service et faire une recherche sur un centre dénommé « Friend’s house for life » ?
-Pas de problème ! Ca un rapport avec Mulder ?
-C’est rien de le dire. Ce sont eux qui l’on retrouver.
-Quoi ? Comment ça ?
-Apparemment, ils s’occupent de réinsérer les sans-abris de la ville. Ils auraient récupérer Mulder dans la rue, par hasard, complètement amnésique, l’auraient soigné, hébergé puis trouver un travail et enfin un toit.
-Je me trompe où je sens une pointe de scepticisme dans votre voix !?!
-Je ne sais pas…. j’ai comme un pressentiment que les gens de ce centre ne sont pas aussi vertueux qu’ils le prétendent.
-Et qu’est-ce qui vous fait dire ça ?
-J’ai l’impression d’avoir obtenue un peu trop rapidement des réponses à mes questions.
-Bon je cherche de mon côté et vous du vôtre ! On se rappelle ?
-D’accord.
Et elle raccrocha.

Elle monta dans sa voiture et prit la direction vers sa destinée. Arrivée à l’usine d’abattage, elle se dirigea vers l’accueil où elle demanda à voir Le dénommé Sheffield. Celui-ci arriva quelques minutes plus tard. C’est un homme entre deux âges qui se présentât à elle. Il était plutôt grand avec une carrure imposante qui inspirait le respect. Son visage mat et buriné faisait penser à une vie passée à travailler au grand air plutôt qu’enfermer dans une usine. Son visage était encadré par des cheveux poivre et sel coupé en brosse et qui faisait ressortir ses yeux d’un vert émeraude presque envoûtant. Il dégageait un sentiment de sympathie et de bonté. Elle qui était plutôt du genre méfiante, de part son métier, éprouva une sympathie immédiate pour cet homme sans qu’elle sache vraiment pourquoi. Dès qu’elle entendit parler, elle sût d’où provenait ce sentiment. Sa voix était étonnamment douce avec une pointe d’accent traînant typique des gens du Sud des Etats-Unis. Son regard franc plongea directement dans le sien.

-Bonjour je suis Tom Sheffield et vous vous devez être la personne qui demande à voir John !
Surprise, elle déclara :
-Oui c’est exact mais comment….. Il l’interrompit d’un geste de la main.
-Rassurez-vous je ne suis pas devin. C’est Nigel qui m’a appelé pour me prévenir de votre visite. Je sais aussi que vous êtes du FBI.

-En effet, je ne peux rien vous cacher. C’est le cœur battant et l’estomac noué par la réponse à la question qu’elle allait poser, qu’elle lui montra la photo de Mulder. Pourriez-vous m’affirmez que l’homme qui est sur cet photo est le même qui travaille dans cette usine ?

Il regarda la photo durant une fraction de secondes et sa réponse fut sans appel.

-A moins que je sois devenu amnésique en quelques minutes, Je peux vous affirmez que c’est bien le même homme. Certes avec les cheveux plus court et quelques kilos en moins mais c’est sûr, c’est bien lui.

Elle ferma les yeux suite à ce qu’elle venait d’entendre tant l’émotion était forte. Enfin elle allait revoir Mulder, enfin ces quatre années de doutes, de souffrance à la limite du désespoir allaient prendre fin. Son chemin de croix venait de s’achever. C’est la voix de son interlocuteur qui la ramena à la réalité.

-Il a l’air d’être important pour vous n’est-ce pas ?

Incapable de parler devant tant de sollicitude, elle hocha simplement la tête.

-Bien alors allons-y !

Dans un état second, elle le suivit. Elle avait l’impression que le temps s’était mis à ralentir. Elle sentait ses pulsations cardiaques battre au même rythme que ses pas. Son esprit était focalisé sur une seule image. Le visage de son partenaire. Son ami. Son confident. Son égal. Son amant et amour de toute une vie. Elle ne vit rien du trajet qui la menait inexorablement vers l’homme qu’elle n’avait jamais abandonné. Vers celui qui était devenu sa quête tout comme Samantha était devenue celle de Mulder.
Enfin ils arrivèrent dans une pièce qui était le bureau de Sheffield. Il avait une vue presque panoramique qui donnait sur une immense salle où des dizaines d’hommes habillé de long tablier blanc en plastique, portant des casques de protection comme couvre-chef et chaussé de lunettes anti-projection, s’affairaient sur des carcasses de bovins dans une symphonie presque parfaite. Ils étaient tous alignés devant un tapis roulant qui faisait défiler les pièces de viandes les unes après les autres .Chacun, avec des gestes parfaitement maîtrisé, taillaient, tranchaient, découpaient à un rythme effréné. Le contremaître s’arrêta devant la baie vitrée et d’un geste l’invita à s’approcher près de lui.


-Vous voyez l’homme qui se trouve au bout du tapis, le dernier en partant de la droite et bien c’est John !
-Comment pouvez-vous le reconnaître ?


L’homme en question avait la tête baissée et à cette distance reconnaître quelqu’un était plutôt difficile. De plus ils avaient tous la tête baisser et semblaient très concentrer sur ce qu’ils faisaient.

-Bah….. Avec le temps, on apprend à reconnaître les gens à leur façon de travailler et se tenir devant le morceau à désosser. Et avec John, c’est facile ! C’est celui qui va le plus vite, qui a le plus de dextérité. C’est un sacré bosseur et un gars bien. Toujours à l’heure, il ne rechigne pas à faire des heures supp’, et il ne se plaint jamais. Très poli mais pas grand causeur. Plutôt le type renfermé, pas du genre à faire parler de lui. Il termine son service dans 10 minutes. Vous voulez que j’appelle avant qu’il finisse où bien vous préférez l’attendre à la sortie des vestiaires ?
-Je…..

Elle était incapable de parler tellement son attention était focalisé sur cette silhouette. Son cœur battait à un rythme effréné par l’intense émotion qu’elle éprouvait. Le contremaître répéta sa question mais elle ne répondait toujours pas comme hypnotisée par l’homme qu’elle voyait à travers la vitre. Il lui toucha le bras afin de capter son attention. Elle tourna sa tête vers lui et ce qu’il y lut dans son regard le bouleversa.

-Est-ce que ça va ? Vous voulez-vous asseoir, peut-être ?
-Non…..je….ça va aller.
-Si vous voulez je peux lui faire terminer son travail plus tôt et le prévenir que vous êtes là !
-Oui j’aimerais assez….si….enfin si…. cela ne vous dérange pas.
-Y a pas de problème.


Et il quitta la pièce. A travers la baie, elle le vit descendre un escalier extérieur qui donnait sur l’atelier. Arrivé en bas, il traversa tout l’atelier et s’arrêta devant Mulder. Il lui parla à l’oreille et celui-ci acquiesça en levant la tête vers la baie derrière laquelle elle se trouvait. Son regard croisa le sien furtivement et elle crû que son cœur allait cette fois s’arrêté définitivement tellement la charge émotionnelle était forte. Puis elle le vit enlever ses gants de protection et disparaître derrière la porte.


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MessageSujet: Re: Retour   Mar 2 Déc - 16:34

Le contremaître se retourna vers elle et lui fit signe de descendre. Il l’a retrouva au bas de l’escalier et lui ouvrit une porte donnant accès à un couloir. Il lui expliqua que comme elle n’était pas habiller de la tenue vestimentaire conforme aux règles d’hygiène, elle ne pouvait traversé l’atelier comme lui venait de le faire. Il lui indiqua le chemin pour se rendre aux vestiaires puis il la salua et la laissa seule avec elle-même. Sans perdre une minute, elle se dirigea vers les portes battantes menant aux vestiaires. Au moment où elle poussait les portes lui permettant de franchir les derniers mètres qui la séparait de lui, elle le vit sortir et se diriger vers la pointeuse. Il lui tournait le dos et ne l’avait pas vu. Elle accéléra le pas et elle le vit se retourner lentement en entendant son pas pressé claqué contre le linoléum. Leur regard entrèrent en collision. Elle se perdit dans ses yeux noisette et retrouva l’éclat qu’elle connaissait si bien. Quand à lui, il resta tétanisé durant quelques secondes paralysés par la vision de cette jeune femme rousse et l’impression de « déjà vu » qu’il ressentit en la voyant. Ses yeux à lui aussi se perdirent dans ce regard azuré qui lui était vaguement familier. L’échange de regard ne dura que quelques instants. Et sans qu’elle puisse réagir il tourna les talons et prit la fuite. Tétanisée par sa réaction, elle mit plusieurs secondes à comprendre la situation. Sans plus attendre elle se lança à sa poursuite. Elle sortit du bâtiment à toute vitesse et faillit le perdre de vue alors qu’il tournait à l’angle de la rue se trouvant sur sa droite. Propulsée par une poussée d’adrénaline, elle se mit à courir à toute jambe. Avec effroi elle le vit traverser la chaussée et zigzaguer entre les voitures qui se mirent à freiner brusquement afin de l’éviter soulevant un concert de klaxons rageur dans son sillage. Sans réfléchir et ayant trop peur de perdre sa trace, elle emprunta le même chemin faisant résonner un autre concert de klaxons tout aussi colérique.
La poursuite se poursuivit sur le même trottoir et alors qu’il allait tourner à une autre intersection, il percuta de plein fouet un cycliste qui empruntait le même chemin que lui mais en sens inverse. Le choc fut violent. Il se prit le guidon dans l’abdomen ce qui lui coupa le souffle et le projeta en arrière. Il sentit une déchirure dans son côté droit et sût que sa blessure venait de se réouvrir. Il tomba dos à terre. La poursuite venait de prendre fin. Scully qui avait vu la scène se dérouler sous ses yeux se précipita sur Mulder qui était recroquevillé à terre en se tenant le côté droit, le visage contre le bitume en gémissant de douleur. Hors d’haleine, elle arriva prés de lui et toucha son épaule.


-Est-ce que ça va ?
Et sans attendre de réponse, elle le fit basculé sur le dos.
-Ah !!!!….. Merde !!! J’ai mal…..
-Laisse-moi voir !


Sonné il se laissa faire ressentant une certaine confiance qu’il n’arrivait pas à expliquer. Le souffle court il ferma les yeux afin de calmer sa poitrine en feu. Il sentit ses mains soulever les épaisseurs qu’il portait. Elles étaient douces sur sa peau alors qu’elle examinait son abdomen. Cela ne dura que quelques instants mais malgré la douleur de la brûlure qu’il ressentait, il se sentait bien et en sécurité. Une sensation qu’il n’avait pas souvenir de n’avoir jamais vécu. Une myriade d’émotions lointaines se propagea en lui et il ne sut comment expliquer la tempête qu’elle soulevait en lui. Elle examina sa blessure et en soulevant son t-shirt, elle vit le sang imbibé le pansement pratiqué la veille. Elle rabattit ses vêtements et se retourna vers le cycliste afin de s’occuper de celui-ci mais elle constatât qu’il était partit sans demander son reste.


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MessageSujet: Re: Retour   Mer 3 Déc - 0:05

Ramenant son attention sur Mulder, elle lui dit :

-Tes points de suture ont sautés, il va falloir te recoudre et nettoyer la plaie. Tu peux te lever !?! Je t’emmène à l’hôpital !

Reprenant ses esprits peu à peu, il la regarda sans comprendre pourquoi elle le tutoyait aussi aisément. Avec son aide, il réussit à se lever mais il ne pouvait se déplacer sans rester plier en deux tellement la déchirure de sa blessure le faisait souffrir. Elle le dirigea dans la direction de l’usine où sa voiture était resté et là il prit enfin conscience de la situation dans laquelle il se trouvait. Il stoppa net et se défit de son étreinte qu’elle exerçait sur son bras. Il s’adossa sur une voiture, la respiration rendue saccadée par la douleur.

-Une…. minute ! Je….. ne vais….. nulle part, d’accord ! Si vous voulez que je vous suive…. vous n’avez qu’à me lire mes droits !
Elle le regarda confuse mais surtout très inquiète.
-Mulder, c’est moi ! Tu ne te souviens vraiment de rien !?! C’était plus une affirmation qu’une question.
-Me souvenir… de…. quoi ! J’comprends….rien à ce que vous me….racontez. Et d’abord c’est qui ce…. Mulder !
-Je veux juste t’aider !
-J’ai pas besoin de votre aide. Je vais rentrer chez moi !
-Tu crois peut-être que tu vas aller loin dans l’état dans lequel tu es ?


Sa voix était douce et sans aucune animosité ni colère. En fait il la trouvait sensuelle et un frisson se propagea le long de sa colonne vertébrale. Elle s’était penché vers lui afin de capter son regard. Il la regarda et un flash d’images successives se forma devant ses yeux. Il la voyait mais dans des situations différentes qu’il n’arrivait pas à interpréter. Ces images, à la fois vague et précises, qui passaient devant ses yeux semblaient avoir une signification qui lui échappait totalement. Pourtant un seul visage était récurrent, le sien. C’était la 1ère fois qu’il avait ce genre de vision depuis sa terrible expérience. En fait à part ce qu’il avait subit pendant cette terrible épreuve et la vie qu’il menait depuis, il n’avait aucun souvenir de qui il était. Son nom, son passé, sa famille, il ne lui restait absolument rien de son histoire personnelle. Et ce qui le troublait le plus, c’est qu’elle lui parlait comme si elle le connaissait. Elle le tutoyait mais pas comme un flic peut le faire en présence d’un suspect. Elle s’adressait à lui différemment, sa voix était douce mais ponctué d’une sorte d’inquiétude. Et puis elle l’avait appelé par ce nom bizarre comme si c’était une évidence pour elle. Alors que lui ne la connaissait pas, il ne se rappelait même plus du nom que Sheffield avait utilisé pour la nommée. Par contre elle était du FBI, ça il ne l’avait pas oublier et c’est pour cette raison qu’il avait pris la fuite. Il était persuadé qu’elle allait l’arrêter suite à son départ précipité de l’hôpital afin d’échappé à la déposition concernant les évènements de la veille. Troublée par son regard devenu fixe et complètement dans le vague, elle toucha son épaule et le secoua doucement.

-Mulder…..tu m’entends !

Aussi brusquement qu’elles étaient apparut, les visions cessèrent et il reprit pied dans la réalité qui l’entourait. Elle vit ses yeux pleins d’interrogation se posé sur elle et il lui demanda :

-Est-ce que….est-ce que vous savez qui je suis ?

Le regard toujours accroché au sien elle ne pu lui faire qu’un signe de tête comme interdite par ce qui était l’évidence même et confirmait ce qu’elle pensait. Il était amnésique. Jusqu’à quel point, elle n’en avait aucune idée et ce qui était sûr c’est qu’une épreuve venait de prendre fin mais une autre commençait. Il était comme hypnotisé par la multitude d’émotions qu’il lisait dans son regard. Ses yeux étaient comme une fenêtre ouverte où il la voyait mettre son âme à nue. Sa bouche s’était asséchée. La salive lui manquait comme elle manque à un naufragé perdu dans le désert. Des sueurs froides l’envahirent sous le coup de l’émotion. Cette femme était la clé à toutes ses interrogations et ses nuits sans sommeil car trop peuplé de cauchemar. Elle lui ouvrirait les portes de sa mémoire et de ses souvenirs. Il ferma les yeux afin de juguler la panique qui l’envahissait. La peur, de découvrir celui qu’il avait été, surgit du plus profond de son être et s’enroula autour de son ventre comme un serpent autour de sa proie. Le temps lui semblât se figer. Ses pulsations cardiaques battaient avec la force d’un tambour contre ses oreilles. Il fallait qu’il se reprenne. Il prit une grande goulée d’air frais et expira lentement afin d’éloigner le malaise qui menaçait de le faire s’écrouler. Les yeux toujours fermés, c’est d’une voix sourde et les dents serrées qu’il lui dit :

-Ok…je….. Je viens avec vous mais je ne vais pas à l’hôpital.
-Attends moi ici, je vais cherché la voiture.


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MessageSujet: Re: Retour   Mer 3 Déc - 13:40

Quelques minutes plus tard, elle arrêta la voiture le long du trottoir. Elle en sortit afin de lui ouvrir la portière notant au passage son teint pâle et son regard qui la fuyait. Sans rien dire, elle lui ouvrit la portière et l’aida à s’asseoir. Elle le vit grimacé de douleur et remarqua que ses vêtements commençaient à se tâcher du sang de sa blessure. Elle contourna la voiture et se glissa rapidement derrière le volant. Elle mit le moteur en marche et prit la direction de son appartement. Il ne dit rien essayant de concentrer son esprit sur ce qui venait de se passer afin d’occulter la douleur mais ce fut peine perdu. Malgré la conduite souple de la jeune femme, les moindres soubresauts de la voiture se répercutait au niveau de sa blessure. Se tenant toujours le côté afin d’avoir moins mal, il sentit le sang chaud mouillé ses doigts. Un haut le cœur lui remontât dans la gorge et le fit toussé accentuant encore un peu plus la douleur. N’y tenant plus, il lui demanda les dents serrés et d’une voix sourde.

-Arrêtez la voiture !
-Quoi !
-Arrêtez la voiture !!!
-Mais comment….
-Vous allez arrêtez cette putain de voiture !!!!


Choquée par cette brutale invective, elle stoppa la voiture violemment. Sans attendre, elle le vit ouvrir la portière et sans pouvoir descendre du siège il vomit dans le caniveau. Une fois la nausée passée, il se laissa allé contre le dossier de son siège encore plus pâle que lorsqu’il était monté. Elle se pencha vers lui et prit une bouteille d’eau qui se trouvait dans la boîte à gant. Elle la dévissa, sortit un mouchoir de sa poche et l’imbiba du liquide. Sans rien dire, elle lui tendit la bouteille et lui passa le mouchoir sur le visage. Il la laissa faire, agréablement surpris par son geste. Elle le regarda descendre la bouteille d’eau à une allure vertigineuse.

-Est-ce que ça va mieux ?
-Oui merci. Désolé pour cet écart de langage mais c’était ça…… ou je refaisais la déco de l’habitacle !


Elle sourit à cette remarque. Si il avait perdu la mémoire, il n’avait en tout cas pas perdu son humour teinté d’ironie. Il vit son sourire illuminé son visage si parfait la rendant encore plus séduisante. Elle était magnifique. Il était sous le charme. Le simple fait de la regarder lui faisait oublier sa douleur. Elle semblait si proche, si attentionnée qu’il se demandait quel lien ils avaient pu entretenir. Elle le sortit de ses réflexions de sa voix si douce

-Tu devrais aller t’allonger à l’arrière. Ca sera peut-être plus confortable pour toi.
-Ca ira merci.


Elle remit le moteur en marche. Durant tout le trajet elle l’observa du coin de l’œil, attentive à la moindre de ces réactions. Enfin ils arrivèrent à destination. Coupant le contact, elle se tourna vers lui et se mit à l’observer. Il avait rejeté sa tête en arrière contre l’appui tête. Elle savait qu’il ne s’était pas endormi mais il ne bougeait pas. Ses yeux étaient fermés. Ses lèvres, légèrement entrouverte, étaient pour elle toujours aussi séduisantes et à cet instant elle aurait donné tout ce qu’elle avait pour pouvoir en dessiner délicatement le contour avec ses doigts. Son regard engloba son visage. Avec émotion elle en redessina les contours pour mieux les graver dans sa mémoire. Elle découvrit de fines rides, qu’elle ne lui connaissait pas, au coin de ses yeux. Ses joues étaient ombrées par sa barbe naissante lui donnant ce côté sauvage qu’elle avait toujours aimé. Ses cheveux plus courts qu’à l’accoutumer le rajeunissait étrangement et renforçait le pouvoir d’attraction qu’il avait sur elle. Elle sentit ses doigts fourmillé d’impatience rien qu’à l’idée de plonger sa main dans cette texture si douce et soyeuse. Elle ne désirait qu’une chose. C’était de renouer un contact physique avec lui. Même un simple frôlement de main aurait suffit à la rassurer. Mais elle savait qu’à cet instant su été prématuré de faire ce genre de geste. Elle le sentait fuyant et mal à l’aise en sa présence. Elle savait que dans cette situation, elle se devait de prendre un maximum de précaution avec lui sous peine de le perdre définitivement cette fois.
Se sentant observé, Mulder réouvrit les yeux lentement et tourna la tête en plongeant son regard dans le sien. Il se noya dans cet océan d’émotions qu’elle lui offrait. Une sensation de « déjà vu » le prit aux tripes. Une vision fugace d’un instant volé lui traversa la mémoire faisant remonter une image d’elle tourné vers lui avec le même regard. Dans cette vision, il la voyait approché son visage du sien. Des sensations oubliées s’emparèrent de lui comme par surprise. Il sentit son souffle sur son visage et la douceur des ces lèvres sur les siennes. Il aurait même pu décrire leur goût fruité et acidulé tellement l’instant était riche en sensation pour lui. Etait il son mari ? Son amant ? Gêné par le trouble qu’il ressentit à l’évocation de ce genre de questions, il baissa les yeux brusquement s’arrachant à son pouvoir hypnotique. Le silence était pesant et il se sentait toujours sous le feu de son regard. Il allait prendre la parole afin de briser ce silence, presque, insupportable pour lui quand une sonnerie de portable résonna dans l’habitacle. Surprise, Scully fouilla dans sa veste à la recherche de celui-ci s’arrachant avec regret de sa contemplation, elle décrocha :


-Scully, j’écoute !
-C’est John. Alors ou en êtes-vous dans vos recherches !?!
-Je l’ai retrouvé. Son regard se reportât de nouveau sur Mulder.
-Où est-il ?
-Avec moi.
-Vous avez prévenu Skinner ?
-Non…. pas encore.
-Vous voulez que je m’en charge ?
-Oui….. si ça ne vous dérange pas !
-Pas de problème. Comment va Mulder ?
-Ecoutez agent Doggett, je vous rappelle plus tard d’accord !
Et sans plus de cérémonie, elle raccrocha.


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MessageSujet: Re: Retour   Ven 5 Déc - 16:26

Sans rien ajouter, elle descendit de la voiture et lui ouvrit la portière. Il descendit et sans poser de question, il la suivit. Elle voulut l’aider mais il l’en dissuada d’un geste de la main. Ils montèrent à son appartement, elle déverrouilla la porte et le laissa passer en premier. Il franchit le seuil et une autre impression de « déjà vu » s’empara à nouveau de lui. Il était déjà venu ici. Il reconnaissait tout ce qui l’entourait. Il se voyait assoupit dans ce canapé. La porte qu’elle referma derrière lui, lui rappela qu’il s’était déjà endormit dans ce canapé en l’attendant et lorsqu’elle était rentrée, cela l’avait réveillé. Il s’était tourné vers elle et avait déceler une immense tristesse dans son regard. Il s’était approché, lui avait parlé et il avait vu des larmes glissées sur son visage. Alors il l’avait embrassé sur le front et elle s’était blottit dans ses bras. Fin du flash-back.
Scully savait qu’il subissait un bouleversement quand son regard devenait fixe et vague. Elle se posta devant lui et cette fois osa lui prendre la main. Son contact sembla le brûler et il retira sa main en reculant. Il vit la même tristesse, comme dans son flash-back, traversé son regard quand il recula en retirant sa main brusquement. Elle baissa la tête et cela lui fit mal car il savait qu’en ayant cette attitude, il l’avait blessé. Alors il fit un geste qu’il n’avait pas fait depuis bien longtemps. Il renoua le contact avec elle en tendant sa main timidement vers la sienne. Il frôlât ses doigts mais il ne sentit aucune réaction de sa part. Alors il les agrippa plus fermement et entremêla ses doigts aux siens. Elle ne pouvait se douter de ce qu’il lui en coûtait de faire ce simple geste. Mais sa détresse lui donnait un sentiment de culpabilité si fort qu’il avait envie de se racheter. Il prit la parole dans un murmure :


-Pardon….pour ce…genre de réaction un peu…brutale. Je ne….j’voulais pas vous froisser. Je suis désolé.

Elle défit ses doigts des siens et se détourna de lui sans lui montrer son visage, trop émue par son geste et ses paroles qui lui firent un bien fou. Elle lui répondit d’une voix contenue par l’émotion :

-Ce n’est rien. Il faut soigner ta blessure. Je vais préparer ce qu’il faut.

Elle se dirigea vers la salle de bain et il l’entendit farfouiller dans la pièce. Suite à ce qui venait de se passer, il ne savait pas trop quelle attitude adopter. Il resta planté au milieu du salon attendant qu’elle revienne tout en continuant de jeter des coups d’œil circulaire à son environnement. Un bien-être relatif s’empara de lui alors qu’il l’entendait produire des bruits familiers dans la salle de bain. Il sentit toute la tension de cette journée le quitter peu à peu comme si la sérénité du lieu le rassurait. Il devint sensible aux odeurs qu’il percevait dans la pièce. Un mélange de lavande, saupoudrer d’un reste d’encens mêlé à l’odeur de bougies à la cannelle envahir ses narines. Sans savoir pourquoi, il inspira une bouffée de cet air à pleins poumons et un nouveau flash percuta son cerveau.
Il se trouvait dans cette pièce allongée sur le canapé avec elle dans ses bras. Ils étaient nus, car il pouvait sentir une autre chaleur corporelle se mêlé à la sienne. Elle était allongée sur lui bras et jambes entremêlés aux siens. Son menton, à lui, reposait sur le dessus de sa tête tandis que la sienne reposait sur son torse en se soulevant au rythme de sa respiration. Il sentait le chatouillis de ses doigts contre son bras que ses caresses provoquaient. La pièce était plongée dans la pénombre seulement éclairée par la lueur des bougies à la cannelle donnant au salon un éclairage intime. Ils avaient fait l’amour et se reposait dans les bras l’un de l’autre. Un frisson s’empara de lui au souvenir des contacts physiques échangés avec cette femme qu’il trouvait sublime. Cela faisait si longtemps qu’il n’avait ni embrassé, ni caressé une femme. Le désir était devenu une chose abstraite et absente pour lui. L’envie d’un autre corps ne s’était jamais manifestée depuis ce qu’il avait vécu. Mais avec elle c’était différent car tout remontait à la surface.
Cette puissance, de sentiments enfouis accompagnés d’une brusque envie, qui s’emparait de lui quand elle était là le terrifiait car il ressentait son attente, ses envies et il n’était pas sûr de savoir comment faire quand l’envie deviendrait la plus forte des deux côtés. Son retour dans le salon mit fin à la tempête qui l’agitait de l’intérieur. Il fit une rotation sur lui-même et la regarda s’activé. Elle prépara la table de la cuisine, mit les rallonges, passa un désinfectant et pour finir elle prépara un champ opératoire stérile qu’elle déposa dessus. Puis il la vit sortir des instruments de chirurgien, sous emballages stérile, qu’elle aligna consciencieusement sur un coin de la table à porter de main. Elle prit une bouteille dans sa mallette et se versa le contenu sur ses mains en les frottant puis elle sortit une paire de gant en latex qu’elle enfila. Etonné devant sa maîtrise et tout ce déploiement de savoir-faire, il ne pu s’empêcher de lui dire :


-Attendez….. Ne me dites pas que vous êtes aussi médecin !?!

Ca aussi il l’avait oublier, elle lui expliqua son double métier

-Je suis agent du FBI mais je pratique aussi la médecine légale et je…..il l’interrompit :
-Minute…vous disséquez les morts et vous voulez exercer vos talents sur moi ? C’est hors de question !

Et il se dirigea vers la porte avec la ferme intention de s’en aller. Elle fit le tour de la table afin de le rattraper. Alors qu’il commençait à ouvrir la porte, elle posa la main dessus et la referma violemment.

-Très bien ! Tu ne veux pas que j’exerce mes talents sur toi, ça je peux le comprendre ! Saches seulement que si tu laisses ta blessure dans l’état, elle s’infectera obligatoirement dans quelques jours. La fièvre, dû à l’infection, s’invitera et t’affaibliras. Ensuite si la plaie n’est toujours pas refermée et que tu n’es pas sous antibiotiques, l’infection se propagera dans ton organisme et une septicémie pointera le bout de son nez en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Dans le meilleur des cas soit tu termineras aux urgences soit dans le frigo d’une morgue !

Il fut surpris par la tonalité froide de sa voix et sa détermination à le retenir. Il laissa passer quelques secondes de réflexion. Il allait capituler quand elle lui dit cette phrase toute simple :

-Ai confiance. Je veux juste que tu ailles mieux.

Il se prit cette phrase et son regard plein de sincérité en pleine figure. Il sentit une vague d’émotion le submergé devant autant de dévouement. Il abaissa sa garde et lui répondit :

-D’accord.

Il vit le soulagement sur son visage et un léger sourire étira ses lèvres exquises. Elle retourna vers la cuisine. Il la suivit sans rien dire mais avait compris que la cuisine servirait de salle d’opération. Elle se tourna vers lui et le regarda qui observait la table avec appréhension. Elle prit la parole :
-Je sais que c’est archaïque mais au moins tu seras à hauteur. Le regard toujours fixé sur la table, il lui répondit :


-J’espère seulement que la table supportera mon poids !
-Et bien si elle te résiste, je pourrais dire qu’elle vaut bien le prix que je l’ai acheté ! Maintenant si tu veux bien prendre place.


Gêné de devoir se déshabiller devant elle, il lui demanda s’il pouvait le faire dans la salle de bain. Se retenant de sourire, à l’idée qu’elle connaissait déjà son anatomie dans ces moindres recoins, elle lui indiqua le chemin de la salle de bain. L’opération ne prit que quelques minutes. Pendant ce temps, elle remonta le chauffage afin qu’il n’ai pas trop froid. De la salle de bain, elle l’entendit lui demandé :

-Est-ce qu’il faut que j’enlève mes sous-vêtements ?
-Non ce n’est pas nécessaire, pourquoi ?
-Parce qu’il est plein de sang et je me disais que ce ne serais pas très hygiénique.
-Attends une minute !


Elle passa devant la salle de bain pour se rendre dans sa chambre. Elle tira un tiroir de sa commode et trouva ce qu’elle était venue chercher. Elle tendit le bras à travers la porte entrebâillé au bout duquel pendait un boxer et lui dit :

-Tiens en voici un propre.
-Je ne suis pas sûr que votre mari soit d’accord pour que vous prêtiez ses sous-vêtements au premier venu !
-D’abord je vis seule et ensuite ce boxer t’appartient.


Interdit par ce qu’elle venait de dire, il prit le boxer sans rien ajouter.


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MessageSujet: Re: Retour   Ven 5 Déc - 17:00

Il traversa le salon dans son boxer propre afin de la rejoindre. La couleur rouge du sang qui avait coulé et séché sur sa cuisse attira son regard. Ses yeux remontèrent plus haut et elle découvrit avec stupéfaction des cicatrices, aux formes étranges, disséminées un peu partout sur son ventre, sa poitrine, ses épaules mais aussi sur ses bras. La plus choquante était celle qui partait de la cage thoracique traçant une ligne parfaitement droite jusqu’au nombril. Elle n’était ni gonflée ni boursouflée pourtant. Sa couleur était plus rosée que la couleur de sa peau et donc parfaitement visible. En remontant son regard vers ses épaules, elle retrouva la cicatrice en forme d’étoile qui marquait son épaule droite suite au coup de feu qu’elle avait été dans l’obligation de tirer sur lui afin de l’empêcher de tuer Krycek quelques années plus tôt. Elle nota que son corps s’était affiné et redessiné, les muscles de sa poitrine et ses abdominaux ressortaient plus que dans son souvenir. Une brusque bouffée de désir monta en elle et vint s’enrouler autour de son bas-ventre libérant une pulsion animale qu’elle n’avait plus ressentit depuis qu’il avait été enlevé. Elle détourna brusquement son regard de son corps afin de chasser le trouble et le désir qu’il l’avait envahit sans qu’elle puisse les contrôlés.
Il avait remarqué qu’elle l’avait détaillé. Il se sentait gêné d’être à moitié nu devant elle surtout avec toutes ces cicatrices qui parsemaient son corps dans sa totalité. Ces satanés cicatrices étaient toujours là pour lui rappelé sans cesse ce qu’il avait vécu. Rien, il n’avait rien oublié de la terrifiante expérience qu’il avait vécut. C’était les seuls souvenirs qui lui restaient mais il aurait largement préféré ne jamais les avoir conservé dans sa mémoire. Ca l’étouffait et le rongeait de l’intérieur comme un acide qui se répandrait lentement. Ce poids pesait tellement lourd sur sa poitrine qu’il avait, parfois, l’impression de manquer d’air. Il savait que seule la parole serait libératrice. Mais qui, sur cette foutue planète, serait capable d’écouter son histoire sans le prendre pour un fou ou un illuminé ? Un flash refit son apparition mais là, il n’était plus acteur mais spectateur. Il se voyait dans un lieu humide et glacial entouré par des cocons de glace baignant dans une lumière verte et fluorescente. Il se voyait observé ses cocons dans lesquels des humains, mais aussi d’étranges créatures, se trouvaient à l’intérieur baignant dans une sorte de liquide visqueux. Un tuyau sortait de leur bouche où circulait un liquide. Il semblait cherché quelque chose ou quelqu’un quand brusquement il s’arrêta devant l’un deux. Il chassa la glace qui l’empêchait de distinguer ce qu’il y avait à l’intérieur et le visage de cette jeune femme rousse apparut.
Il sentit qu’on lui secouait le bras et cela le sortit de la vision étrange dont il avait été témoin. Revenant à la réalité, il vit ses yeux inquiets le dévisagé. Avec effroi il la regarda car il venait d’avoir la réponse à sa question.
Une fois encore, il était retombé dans cet état absent et comme déconnecté de la réalité. Elle n’aurait su dire combien de temps cela avait duré mais ça avait été assez long pour qu’elle soit vraiment inquiète. Elle se demandait ce qui pouvait bien le mettre dans cet état.


-J’ai des visions qui m’assaillent et je n’arrive pas à les interpréter.
-Ecoute voilà ce qu’on fait faire. Je te soigne, tu te reposes et après ça on en rediscutera, d’accord ?


Il se contenta de hocher la tête et prit place sur la table. Elle installa un autre champ stérile autour de sa blessure puis prépara une légère anesthésie qu’elle lui administra. L’opération ne prit que quelques minutes. Une fois la plaie nettoyé et protégé par un pansement propre, elle l’aida à se relever puis elle l’accompagna dans sa chambre afin qu’il se repose. A son grand étonnement, il se laissa faire et se glissa dans les draps frais et propre sans protester. Elle tira les rideaux afin de plonger la pièce dans la pénombre puis quitta la chambre sans un bruit. Il fallait absolument qu’elle s’occupe l’esprit afin de ne pas penser au dernier échange qu’elle avait eu avec lui avant de recoudre sa plaie. Elle retourna dans la cuisine afin de lui rendre sa fonction première. Puis elle se rendit dans la salle de bain afin de s’occuper de ses vêtements souillé et telle une adolescente en mal de son petit ami, elle enfouit son visage dans son sweater retrouvant son odeur restée intacte. Elle ferma les yeux afin de mieux ressentir l’effet que cette odeur produisait sur elle. Mais bien vite elle se reprit un peu honteuse de son comportement. Alors qu’elle s’apprêtait à mettre la machine en route, un léger cognement à sa porte se fit entendre. Elle se dirigea vers la porte d’entrée, non sans jeter un coup d’œil dans l’œilleton. Ne s’attendant pas à trouver ce visiteur derrière sa porte, elle ouvrit la porte et lui dit :


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MessageSujet: Re: Retour   Ven 5 Déc - 18:09

-Monsieur….mais que faites vous ici ?
-Je ne vous dérange pas ?
-Non bien sûr que non !
-L’agent Doggett m’a prévenu. Je peux entrer ?

Elle s’effaça afin de libérer le passage pour qu’il puisse entrer. Alors qu’elle refermait la porte derrière lui il se retourna vers elle, sa voix trahissant son inquiétude.

-Comment va-t-il ?
-Mieux. Il se repose dans ma chambre.
-Est-ce qu’il vous a parlé !?! Expliqué se qui s’est passé cette nuit là !?!
-Non. Il semble avoir perdu la mémoire.
-Quoi ?
-Il ne se souvient pas de qui je suis. C’est pour ça qu’il s’est enfuit quand il m’a vu. Il a cru que je venais pour l’arrêter.
-Dana ! Je ne sais pas quoi vous dire tellement je suis heureux que vous l’ayez retrouver. Ca fait si longtemps que je me sens coupable de ne pas avoir pu l’arrêter et de l’avoir laissé partir sans pouvoir rien faire !
-Je sais mais il est là maintenant. Tout ça est derrière nous !
-C’est un tel…. soulagement pour moi que j’ai…. pas pu attendre. J’avais besoin de savoir !


Elle pouvait lire dans ses yeux l’émotion qu’il essayait avec force de retenir. Mais elle savait que cette hypothétique barrière pouvait s’effondrer à tout moment et venant de lui cela lui resserrait le cœur menaçant aussi de rejaillir sur elle. Afin de chasser l’émotion qui l’envahissait à la vue de celle de son supérieur, elle se dirigea vers la cuisine.

-Asseyez-vous je vais faire du café.

Il fit ce qu’elle lui dit et se débarrassa de son manteau afin d’être plus à l’aise. Il se renversa dans le canapé, ôta ses lunettes et se passa la main sur le visage comme pour chasser la tension qui s’était installé en lui. Tout en préparant le café, elle lui demanda :

-Comment ça se passe au bureau ?
-Oh ! Comme je l’avais prédit, c’est le branle-bas de combat. Kersh ne me lâche pas d’une semelle mais il semble qu’il ait gobé mon histoire concernant votre affectation et celle de l’agent Doggett sur l’affaire des Poltergeist. Il veut que je mette en place une équipe dans l’optique de retrouver la trace de Mulder. Je crois que même si je lui affirmait que Mulder se trouve sous son nez, il ne me croirait pas tellement il semble persuadé que celui-ci se trouve au Nouveau-Mexique !


Elle revint dans le salon chargé d’un plateau sur lequel était disposé 2 tasses, la cafetière fumante de café, dont l’odeur embaumait le salon, ainsi qu’une assiette contenant quelques gâteaux secs. Elle déposa le plateau sur la table basse et s’installa près de son supérieur. Celui-ci s’empara de la cafetière et remplit les tasses du puissant breuvage. Il lui en tendit une à Scully.

-Merci. Mais pourquoi le Nouveau-Mexique ?

Tout en remplissant sa tasse Skinner lui répondit :

-Il a épluché tous les x-files sur lesquels vous et Mulder aviez travaillé. Celle concernant la tribu des Navajos l’a intrigué et il est persuadé que Mulder se cache par mis eux. Ma mission est donc de constituer une équipe d’agent afin de fouiller la tribu. Autant vous dire que cela ne m’enchante guère seulement, si je veux que mon mensonge tienne la route je n’ai pas le choix il va falloir que je m’exécute.

Ils terminèrent leur café en silence puis Skinner se leva et remis son manteau signifiant implicitement à Scully qu’il allait partir. Elle se leva à son tour afin de le raccompagner, il posa la main sur la poignée et se tourna vers elle.

-Merci pour le café. Je pense que Mulder va avoir besoin de vous donc je vous accorde au minimum une semaine de congé enfin si vous êtes d’accord !

Elle sourit touchée par cette attention et lui répondit :

-Quel être humain, un temps soit peu censé, pourrait refuser une offre pareille !?! Surtout quand elle vient de son supérieur !Il sourit à son tour.
-Très bien je repasserais vous voir dans la semaine pour être sûr que tout va bien. Prenez soin de vous et de lui.
Il allait sortir quand il s’arrêta :
-Ah j’allais oublier ! Je... enfin….j’avais pensé qu’en cas de problème vous pourriez vous mettre à l’abri avec Mulder dans la résidence secondaire qui appartenait à mes parents. Elle se situe dans le Connecticut, elle est un peu retirée et c’est idéal lorsque l’on veut être tranquille !
-Pourquoi ? Vous craigniez quelque chose !?!
-Avec Kersh, on ne peut jamais être sûr de rien !
Il plongea la main dans sa poche et en retira une enveloppe qu’il lui tendit.
-Vous trouverez un plan indiquant la direction pour vous y rendre ainsi que les clés. De toute façon si la situation devenait inquiétante, je vous appellerais.

Elle prit l’enveloppe qu’il lui tendait, se rapprocha de lui et se hissa sur la pointe des pieds afin de l’embrasser sur la joue pour lui montrer toute sa reconnaissance. Il fut troublé par son geste et franchit le seuil en refermant doucement la porte derrière lui.


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MessageSujet: Re: Retour   Lun 8 Déc - 13:08

Appartement de Dana Scully.
8h pm.


Doucement il refit surface s’arrachant aux limbes du sommeil qui le libérèrent de leur tentacules. Désorienté par l’obscurité, il mit quelques secondes à se rappeler ou et surtout chez qui il se trouvait. Il termina de se réveillé en restant quelques minutes allongé sur le dos. Il se rendit compte que, pour la première fois depuis bien longtemps, les cauchemars l’avaient laissé en paix. Il avait dormi d’un sommeil lourd , profond et calme sans aucune agitation ni hurlement nocturne. Il attribua cet état au fait qu’il se sentait comme chez lui dans cet appartement. Cela devait être vraiment le cas puisqu’il y avait laissé des affaires dont le fameux boxer qu’il portait. Il se passa les mains sur le visage afin de se réveiller complètement. En faisant ce simple geste, il sentit la douleur au niveau de son côté droit le tiraillé. Il repoussa les draps et alluma la lampe de chevet qui l’éblouit quelques instants, lui faisant fermé les yeux brusquement. Il constata avec soulagement que le pansement était resté intact. Un vrai travail d’orfèvre qui le ramena à cette jeune femme dont il avait oublié le nom. Elle l’attirait comme un aimant et suscitait chez lui d’incroyable bouleversement. Il avait vécu tellement de choses, à son contact, en 24 heures. Elle avait bouleversé sa vie et tout cet équilibre précaire qu’il s’était efforcé de construire, s’était effondré en un rien de temps. Il frissonna à la pensée des perspectives d’avenir qu’elle pourrait lui offrir en lui révélant ce passé qui s’obstinait à le fuir. Voulant continuer à profité du moment présent, il laissa ces considérations et se décida à se lever.
Toujours en boxer, il ouvrit la porte et se dirigea vers la salon. Une lumière tamisé avec en fond sonore la télévision branché sur une chaîne musical l’accueillit. Il se laissa guider par les bruits ainsi que les odeurs provenant de la cuisine. Il la trouva faisant face à son plan de travail à préparer les prémices du dîner. Lui tournant le dos, elle ne l’avait pas vu, ni entendu arrivé mais ayant sentit sa présence elle se retourna. Elle s’était changé et portait une tenue décontractée sur laquelle elle avait rajouté un tablier afin de se protéger d’éventuelle salissure. Il la trouvait resplendissante et particulièrement séduisante. Il adorait ses yeux et le regard qu’elle posait sur lui le fit frissonné d’émoi.
Il était craquant, à moitié nu, les cheveux ébouriffés, ses joues ombrés par sa barbe plus prononcé et les yeux encore pleins de sommeil. Il se tenait dans l’embrasure de la porte les bras croisés sur la poitrine comme pour ce tenir plus chaud. Elle lui demanda :


-Alors ? Bien dormi ?
-Comme un bébé. Je dois dire que ça faisait longtemps que ça ne mettait pas arrivé ! Au fait quelle heure est-il ?
-Pas loin de 8 heures ! Tu as faim ?
-Là…. tout de suite….sans vouloir vous vexez, pas vraiment mais un peu plus tard je pense que je ne dirais pas non.
Il désigna de la tête le plan de travail. Alors qu’est-ce vous mijotez ?
-Un poulet aux olives accompagné d’un risotto aux cèpes.
-Je ne connais pas mais ça m’a l’air prometteur.


Il se passa les mains sur ses avants-bras pour en chassé les frissons naissant sur sa peau nue. Elle réalisa alors qu’elle n’avait pas pensé à lui proposer des affaires de rechange.

-Oh ! J’ai nettoyé tes affaires, elles sont en train de sécher. Je vais te chercher ce qu’il faut.

Elle enleva son tablier et se rendit dans sa chambre. Il la suivit. Elle ouvrit sa commode, prit un tee-shirt. Elle ouvrit ensuite sa penderie y farfouilla quelques instant et en tira une paire de jeans ainsi qu’une chemise bleu pâle qu’elle lui tendit. Il prit les vêtements et en les regardant lui dit :

-Apparemment je n’ai pas de secret pour vous ! Et avec un regard qui en disait plus long que n’importe quel discours, elle lui répondit :
-Sûrement plus que tu ne le penses !

Sous ses yeux pleins d’interrogations, elle sortit en tirant la porte légèrement. Sans se poser plus de questions, il s’habilla tranquillement la tête vide mais l’esprit reposé et serein. Il la rejoignit dans la cuisine quelques minutes plus tard.

-Alors ! comment j’suis ?

Elle le regarda de la tête au pied. Il avait mis sa chemise négligemment par dessus ses jeans en prenant soin d’en rouler les manches jusqu’aux coudes comme à son habitude. Habillé de cette manière avec ces cheveux court, toujours en bataille, et ses joues ombrés de barbe, elle sentit le désir qu’elle avait de lui revenir en force. Ne voulant pas précipité les choses, elle détourna sa propre attention en s’affairant de nouveau. C’est avec un ton badin qu’elle répondit à sa question.

-Vu le résultat, je dois avoir bon goût ! il répondit sur la même lancée.
-Non moi j’dirais plutôt que c’est celui qui porte ces vêtements qui donne ce résultat si harmonieux et agréable à regarder !
-D’accord et si tu ouvrais la bouteille de chianti qui se trouve au réfrigérateur au lieu de délirer sur ton charme ravageur.


Parfaitement détendu et appréciant de plus en plus l’intimité pleine de décontraction qui s’installait entre eux, c’est avec un sourire sur les lèvres qu’il se dirigea vers le frigo. Il prit la bouteille glacé placée dans la porte et instinctivement se dirigea vers le tiroir qui se trouvait prés d’elle. Il prit le tire bouchon, commença à défaire la collerette de la bouteille et voulant profiter de ce moment privilégié, il en profita pour lancer la conversation sur leur rencontre.

-Comment s’est on rencontré ?

Surprise qu’il aborde le sujet aussi directement, elle choisit de répondre par une autre question.

-De quoi te souviens tu ?

Toujours occupé à sa tâche, il répondit d’une voix distraite :

-De rien. Est-ce que j’ai de la famille ? une femme, des enfants, des parents, des frères, des sœurs ? Je l’ignore. Je ne sais pas qui j’étais avant, ni ce que je faisais ! Est-ce que j’étais un type bien ou ais-je franchit les limites ? Je ne sais pas.

Un lourd silence s’abattît sur eux. Il était à côté d’elle et semblait prendre un soin particulier à ouvrire cette bouteille. Elle sentait son émotion, sa peur aussi qui transparaissait dans ses gestes malmenant la bouteille de chianti. Sans rien dire, elle posa sa main sur la sienne. Il ne leva pas le regard sur elle, trop honteux de montrer ses faiblesses à cette femme à la fois étrangère à ses souvenirs mais si proche émotionnellement et physiquement. Il rejeta la tête en arrière et ferma les yeux afin de juguler la peur qu’il sentait monter en lui à l’approche des réponses qu’elle allait lui donner. Sa voix calme et douce le fit tressaillir.

-Viens. Lui dit-elle simplement.

Sans lâcher sa main, elle l’entraîna vers le canapé du salon. Il s’assit lourdement refusant toujours de croiser son regard. Elle le laissa un bref instant et se dirigea vers sa chambre d’où elle en ressortit presque aussitôt avec un carton dans les bras. Elle s’assit près de lui et enfin il plongea son regard plein d’attente dans le sien. Sans plus de cérémonie, elle commença à dérouler le fil de sa vie.


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MessageSujet: Re: Retour   Mar 9 Déc - 18:07

-Ton nom est Fox William Mulder. Tu es né le 13 Octobre 1961 à Chilmark dans le Massachusetts. Tes parents se nomment William et Teena Mulder. Après tes études à Oxford où tu en es sortit major de ta promotion en 1986, tu intègres l’académie de Quantico la même année. 2 ans plus tard, tu seras assigné à l’unité des crimes violents sous la supervision de l’agent Reggie Purdue où tu te distingueras lors de la traque d’un pilleur de banque prénommé John Barnett. En 1991, tu ouvriras le service des x-files sous la supervision du chef de section Blevins et un an plus tard on m’assignera dans ce service où débutera notre partenariat.

Elle ne l’avait pas quitté des yeux guettant la moindre de ses réactions. Il ne disait rien, le regard fixe et les bras croisés sur la poitrine. Brusquement il se leva du canapé et alla se poster devant la baie vitrée, les mains dans les poches arrières de son jean, le regard perdu dans la contemplation des lumières de la nuit. Il resta silencieux durant plusieurs minutes encore sous le choc de ces quelques révélations. Ainsi donc il avait des parents et il se prénommait Fox ! Mais quel genre de parents pouvait il bien avoir pour être affublé d’un prénom pareil ! Etaient-ils toujours en vie ? c’est une question qu’il redoutait de poser mais dont il voulait connaître la réponse. Sa voix s’éleva hésitante.

-Est-ce que….est-ce que mes parents sont encore vivants ?

Elle s’attendait à cette douloureuse question. Elle se rapprocha de lui et vint se placé derrière lui à quelques centimètre de son dos. C’est dans un murmure qu’elle répondit :

-Non….malheureusement.
-Que leur est-il arrivé ?
-Et bien….je….enfin ce n’est pas facile à dire. Leur disparition a été plutôt brutale.
-C’est à dire ?
-Ton père a été….assassiné et ta mère s’est suicidé quelques années plus tard suite à une maladie pour laquelle elle se savait condamné.


Elle redoutait plus que tout sa réaction face à toutes les informations dont il était bombardé et à ce qu’elle avait encore à lui apprendre.

-Alors je n’ai… plus de famille ?
-Je ne t’ai pas encore tout dis. Tu as…enfin…tu avais une sœur. Elle s’appelait Samantha. Elle a été enlevé, sous tes yeux, quand tu avais 12 ans, elle en avait 8. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle tu as ouvert les x-files. Cette disparition t’as obsédé pendant de nombreuses années. Jusqu’à ce que tu découvre la vérité sur ta sœur. Ta famille était pleine de secrets et le suicide de ta mère, en plus de sa maladie, n’est pas étranger au fait qu’elle connaissait la vérité sur ta sœur. Cette vérité que tu as si longtemps cherché et pour laquelle tu as fait tant de sacrifice.


Il ne savait pas comment réagir face à ce qu’il venait d’entendre. Une partie de lui voulait toute la vérité sur son passé aussi douloureux et secret soit il mais l’autre moitié de lui était effrayé par ce qu’elle pourrait apprendre. Il était tiraillé et il détestait cela. Cependant il avait ouvert une porte qui donnait sur des tas d’autres portes qui ne demandaient qu’à révélé ce qu’elles dissimulaient.

-Tu me dis que ma sœur a disparue ! Dans quelles circonstances cela s’est-il produit ?

Troublé, il était passé du vouvoiement ou tutoiement sans s’en rendre compte.

-Et bien d’après ce que tu m’as raconté et l’enregistrement de l’hypnose régressive que tu as subit. Tes parents étaient partis passé la soirée chez des voisins te laissant la garde de ta sœur. Les faits se sont produit alors que toi et ta sœur vous vous disputiez à propos d’un programme qui passait à la télévision ce soir là. Une lumière vive et aveuglante a fait irruption dans la pièce où vous étiez. Ta sœur s’est mis à hurler en t’appelant au secours. Une force était en train de l’emporter devant tes yeux impuissant car paralysé par cette force qui te disait que tout irait bien. J’ai récupéré quelques affaires qui se trouvaient dans ton bureau, au FBI. Elles sont dans un carton. Tu y trouveras l’enregistrement de ton hypnose ainsi que le dossier que tu as ouvert sur ta sœur et d’autres objets d’appartenant.

Elle alla chercher le carton et le lui apporta. Il n’avait pas bougé de la fenêtre le regard toujours perdu dans la nuit. Elle se plaça devant lui, le carton dans les bras. Il baissa directement son regard vers celui-ci. Il nota que le carton était volumineux mais pas encombrant. Sa vie se résumait-elle à ce simple carton ? Il leva enfin ses yeux sur elle et comme si elle avait lu dans ses pensées, elle ajoutât :

-Le reste de tes affaires se trouve dans un garde meuble pas très loin d’ici. J’ai payé ton loyer pendant plusieurs mois mais le propriétaire s’est aperçut que tu ne l’habitais plus. Il a donc fait des pieds et des mains pour le récupérer ne comprenant pas pourquoi je m’obstinais à continuer de payer pour un logement vacant. Il m’a eu à l’usure et j’ai fini par abdiqué. N’ayant pas assez de place pour tout prendre, je n’avais pas d’autre alternative que cette solution.
-Pourquoi tant d’obstination à vouloir garder un appartement vide ? Il aurait pourtant bien voulut y aller, peut-être cela l’aurait il aidé à se souvenir.
-Parce que je….j’étais persuadé que tu reviendrais un jour ou l’autre. D’une manière ou d’une autre.


Il perçut dans son regard toute la souffrance et le désespoir qu’elle avait dû vivre durant cette douloureuse période. Il se perdit dans ce regard azuré, un peu trop brillant. Se sentant coupable de ce qu’il lisait dans ses yeux et réalisant enfin ce qu’il devait représenté pour elle, il lui prit le carton des mains. Le posa à ses pieds. Il réduisit la distance que le carton avait mis entre eux. Il posa ses mains sur ses avants bras et l’attira doucement vers lui.


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MessageSujet: Re: Retour   Mar 9 Déc - 23:21

Elle plongea dans un état second au moment même où elle comprit son intention. Elle retint son souffle lorsqu’il posa ses mains chaudes sur elle pour la presser contre lui. Elle avait tant attendue ce moment qu’elle était comme un pantin que lui seule pouvait manipuler. Sa tête trouva son épaule si forte et rassurante. Son visage retrouva la chaleur de son cou. Sa poitrine se pressa contre la sienne et sa chaleur corporelle l’enveloppa. Elle pouvait sentir son cœur, à travers sa chemise, battre à l’unisson contre le sien et c’est seulement à cet instant qu’elle relâcha l’air qu’elle maintenait dans ses poumons. Ses bras se croisèrent dans son dos, l’enveloppant d’un cocon protecteur. Elle entoura sa taille des siens et sentit son visage se perdre dans son cou et dans sa chevelure. Elle se serait damné pour pouvoir arrêté le temps. Elle ferma les yeux laissant échappé une larme puis deux puis trois. Sans honte elle les laissa dévalé ses joues mouillant le cou et l’épaule de Mulder. Elle se permit enfin de laisser échapper tout la douleur qu’elle retenait en elle depuis si longtemps et qui la broyait tel un rouleau compresseur. Le mal être qui s’était insinué en elle et qui ne la quittait plus, depuis la disparition de Mulder, s’échappa au contact du corps de celui qu’elle aimait plus que tout. Elle sentit ses muscles se relâchés et son corps se détendit comme par enchantement. Là où toutes les différentes techniques de relaxation qu’elle avait essayé avaient échoué, c’est entre ses bras qu’elle retrouva enfin la signification physique des mots « détente et bien-être ».
Elle tremblait dans ses bras et il sentit l’humidité de ses larmes traversé sa chemise. Il resserra son étreinte un peu plus afin de lui faire comprendre qu’il était là pour elle venant mettre fin à son cauchemar. Ses mains glissèrent sur son dos en une caresse apaisante et réconfortante. La détresse muette de cette femme le bouleversait et il sentit une boule se formé dans sa gorge. Lui qui pensait, il y a encore quelques heures, qu’il finirait sans doute ses jours seul et oublié de tous. Il retrouvait enfin de l’importance pour quelqu’un. La chaleur de ce corps pressé contre lui avec cet abandon si familier le troublait. Elle était magnifique. Son corps était doux et dégageait une sensualité qui l’attirait inexorablement. Elle sentait si bon. Son odeur chamboulait tous ces sens faisant renaître aux creux de ses reins une sensation qu’il avait oublié durant ces longues années de solitude. Il fuyait les relations humaines et elles le fuyaient également. Il n’avait aucune vie sociale et seul le travail dur et physique qu’il s’imposait donnait un rythme à sa vie. Les femmes le laissaient de marbre. Elles l’effrayaient. Pourquoi ? Il n’avait pas voulut percé ce mystère. Sauf qu’avec elle c’était différent. Son corps réagissait d’étrange manière quand elle pénétrait dans son champs visuel. Il aurait voulut glissé ses mains sous le chemisier qu’elle portait afin d’apprécier la texture de sa peau. Laissé ses lèvres vagabondé dans son cou, sur son visage afin de faire naître dans son corps un autre tremblement qui soit provoqué par le désir et non par la douleur. Il voulait, de son corps et de ses mains, effacer cette souffrance et voir l’effet du bonheur éclairé ses traits si attirants. Il sentit une chaleur inhabituelle monté en lui et une partie de son corps commença à réagir d’une façon plutôt inopiné. Il s’en voulut d’avoir de telles pensées alors que cette femme exprimait son chagrin entre ses bras. Honteux il voulut mettre fin à cette étreinte qui finirait par le mettre dans une situation embarrassante. Il laissa retomber ses bras le long de son corps tout en tentant de calmer la tempête d’émotion qui le parcourait. Il sentit qu’elle le retenait. Elle restait accrocher à lui tel un naufragé à sa bouée de survie. Ne souhaitant pas vraiment lutter, ses bras s’enroulèrent à nouveau autour d’elle. Il ferma les yeux et se laissa aller à cette étreinte pleine de douceur.
Elle était si bien entre ses bras qu’instinctivement dès qu’elle l’avait sentit relâcher son étreinte, ses bras s’étaient resserrer autour de lui. Elle se colla un peu plus contre lui et respira avec avidité l’odeur de sa peau contre son visage. Le calme de sa respiration apaisait son cœur et son esprit. Une douce torpeur s’empara de son corps. Elle ne pensait plus à rien. Son esprit et son corps étaient enfin libéré de la peur et de l’angoisse qui avaient été ses compagnes de tous les jours durant ces quatre années. Elle pouvait de nouveau croire en l’avenir. Le murmure de sa voix grave la tira de sa léthargie.


-Quelles sortes de relations j’avais avec mes parents ?
-Comment ça ?
-Bien je ….enfin je voulais savoir si tu connaissais mes parents et si tu pouvais me dire quelles relations j’entretenais avec eux !?!


Elle se détacha un peu de lui tout en gardant une certaine proximité. Elle plongea son regard dans le sien et lui répondit sans détour.

-Et bien je dirais que ça avait l’air plutôt tendu entre vous. Ses yeux l’incitèrent à poursuivre.
-A vrai dire je ne connaissais pas ton père et très peu ta mère. Ce que je sais c’est que l’enlèvement de ta sœur à briser ta famille. Tes parents ont divorcé. Tu es resté vivre avec ta mère mais les relations entre vous n’ont plus jamais été comme avant.
-C’est tout ce que tu peux m’en dire ?

-Comme je viens de te l’expliquer je ne les connaissais pas assez mais ayant déjà rencontré ta mère en ta présence, j’ai pu me rendre compte que vous n’étiez pas très proche.

Il n’ajoutât rien laissant un silence s’installer. Pourtant une tonne de questions l’assaillait. Des réponses, il lui fallait des réponses. Il se détacha complètement d’elle et se retourna vers la baie vitrée, le regard perdu dans son vide intérieur.
Elle avait sentit que ses réponses ne répondaient pas vraiment à ses attentes et lorsqu’il relâcha son étreinte, elle sût qu’elle avait vu juste. Mais que pouvait elle lui apprendre de plus ? Sa mère était une énigme pour elle. Elle n’avait jamais eu l’occasion de mieux la connaître. Ce n’était pas non plus quelqu’un de très facile à aborder. Elle cultivait le culte de la distance même envers son propre fils alors comment aurait elle pu établir le moindre lien avec elle. Après tout à ses yeux elle n’était que la collègue de son fils. La voix de Mulder la tira de ses réflexions.


-Quand tu dis que ma mère et moi nous n’étions pas très proche, qu’est-ce qui t’as amené à le remarquer ?
-Et bien je ne sais pas. Peut-être des attitudes. Des gestes que vous n’aviez pas quand vous étiez en présence l’un de l’autre. Tout ça est très subjectif, Mulder ! Tu ne t’ais jamais vraiment confier sur les relations que tu pouvais entretenir avec elle. En tout cas les rares fois où je t’ai vu avec elle, cela m’a laissé cette impression.


Il n’était toujours pas pleinement satisfait de cette réponse mais il comprenait la situation.

-Alors selon toi, elle ne connaissait pas le degrés d’intimité qu’il pouvait y avoir entre toi et moi ?
-Non. Je ne pense pas qu’elle savait quoique ce soit. Mais peut-être ai-je tout faux. Peut-être t'en avait-elle parlé et si c'est le cas, tu ne me l’a jamais dis!


Une certaine nervosité s’empara d’elle au vu de la tournure que prenait cette discussion. Elle sentait que le sujet n’allait pas tarder à dériver sur leur propre relation. Cela la mettait mal à l’aise car jamais ils n’avaient éprouvé le besoin d’en parler ouvertement. Tout s’était passé si naturellement entre eux qu’il n’y avait pas eu besoin d’explication. De plus un simple échange de regard leur avait toujours suffit à tout expliqué. Sauf qu’elle se rendait compte que tout était différent maintenant. Elle lisait toujours dans son regard. Mais lui, lisait- il toujours ce qu’elle voulait lui faire comprendre ? Elle le sentait si proche par moment qu’elle avait l’impression que rien n’avait changé cependant elle ressentait une distance latente entre eux. Il fallait qu’elle se rationalise. L’évocation de ce mot la fit sourire dans son fort intérieur. Qu’elle se dise que la complicité, la proximité, les gestes tout cela reviendrait avec le temps.
Afin de se donner une contenance, elle retourna vers la cuisine continuer ce qu’elle avait commencé.


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MessageSujet: Re: Retour   Mer 10 Déc - 12:32

Lui voulait des explications, des éclaircissements. Mais en même temps il n’était toujours pas sûr de vouloir savoir. Ce qu’elle lui avait apprit l’avait refroidit. Des parents décédés, une sœur enlevé. Morte au vivante ? A la réflexion il se dit qu’il en avait oublier de poser la question ! Et puis ces relations avec elle ? Il la sentait proche mais à aucun moment elle n’avait évoqué « les yeux dans les yeux » le sujet. Même si il se doutait que cela était plus qu’une question de partenariat. Il la regarda se diriger vers la cuisine. Il observa s’activé sur son plan de travail. Ses gestes étaient nerveux voir saccadé. Elle devait être visiblement tendu. Il l’a rejoignit et prit appuie contre le réfrigérateur. Il l’observa quelques minutes sans rien dire. Puis il se décida à prendre la parole :

-Qu’est-ce qui ne va pas ? Sa voix était douce et calme.

Surprise qu’il ait remarqué sa nervosité mais ne voulant rien laisser paraître pour garder tout contrôle de la situation, elle lui répondit d’un ton qui sonnât un peu trop enjoué :

-Pourquoi ? J’ai l’air d’aller mal !?!
-Non…. mais on dirait que quelque chose t’as rendu nerveuse tout à coup, j’me trompe ?
-J’vois vraiment pas de quoi tu parles, Mulder ! Je pense qu tu te fais des idées !


Il continuait de l’observer toujours appuyé contre le frigo. Elle avait baissée la tête et un mèche de cheveux roux retombait sur son visage lui masquant ses yeux. Il décida de retourner à la charge :

-Tu sais…. j’ai des yeux pour voir et quand j’ai commencé à lancer l’idée d’une relation de travail, peut-être moins professionnelle qu’elle n’aurait dû être. J’ai sentis que tu te refermais ,pardonnes moi l’expression, comme une huître ! Alors je cherche à comprendre pourquoi !

Elle continua de s’affairer activement à ce qu’elle faisait dans l’unique but de ne pas croiser son regard.

-Il n’a rien à comprendre, crois moi !
-Bien… alors je vais tenter de t’expliquer ce que ressent quand je suis avec toi. Tu es en train de chambouler ma vie du tout au tout. 24 heures encore, j’étais un anonyme parmi les anonymes. Pour la 1ère fois, depuis que je suis amnésique, quelqu’un s’intéresse à moi, fait l’effort de faire des recherches me concernant. Quelqu’un qui souhaite me rendre mon identité, mon passée, mon vrai boulot. Et qui pour en arriver là, endure une souffrance de tous les instants. L’angoisse, le doute, la peur aussi rythment les journées de ce quelqu’un qui cherche sans relâche. Envers et contre tout cette personne ce démène, se bats contre ses collègues, sa hiérarchie qui ne veut plus entendre parler de cette histoire pour le moins étrange car dérangeante ! Encore un qui finira dans le registre des personnes disparues. A jamais pour certaines. C’est à l’intérieur de toi que je lis toute cette souffrance et ce mal être enfoui au plus profond de ton être menaçant même d’exploser à tout instant car la donne vient de changer. Le partenaire, le bon ami, le confident que tu as retrouvé n’a plus les mêmes repères qu’avant. Son cerveau est devenu une coquille vide de souvenirs. Et c’est cela qui te rends nerveuse et qui t’interroge. Tu n’as pas la moindre idée si je suis resté celui que tu as toujours connu !


Il l’aurait giflé que l’effet n’en aurait pas été différent. Un lourd silence s’installa. Ses mains s’accrochèrent au rebord du plan de travail comme si elle avait peur de tomber. Encore sous le choc, elle ferma les yeux afin de refouler la vague dévastatrice qui menaçait de la faire sombrer corps et âme. Elle sentait son regard qui la transperçait de part en part. Malgré son amnésie, il avait sût lire en elle comme autrefois balayant la pire de ses craintes. La connexion entre eux n’était pas et ne pourrait jamais être rompu. Il venait de lui en apporter la certitude. Cette pensée la raviva telle l’oxygène ravivant une flamme sur le point de s’éteindre. Lentement elle baissa et tourna la tête vers lui. Le regard de Mulder était indéfinissable mais elle pouvait quand même y lire qu’il savait qu’il avait fait mouche. Il attendait une réaction de sa part, le regard accroché à son visage. Elle se retourna complètement vers lui afin de lui faire face. Elle ouvrit la bouche et l’espace d’une seconde, elle crût qu’elle n’arriverait à émettre aucun son. Puis sa voix s’éleva avec une mélodie parfaitement maîtrisée.

-Je ne sais pas quoi te répondre mis à part le fait que tu as parfaitement résumé la situation.

Elle savait que l’instant de vérité était arrivé. Elle se devait d’apporter des réponses à ses questions. Elle prit, discrètement, une grande bouffée d’air puis se lança comme on se jette à l’eau et commença à dérouler le fil de leur histoire professionnelle et personnelle.

-Notre histoire a commencé sûrement comme tant d’autres avant la nôtre. Nos chemins se sont croisés lorsque j’ai été assigné aux x-files afin de témoigner de la légitimité de ton travail auprès de nos supérieurs. Ma principale mission était de te surveiller afin de rendre des rapports attestant de la crédibilité des enquêtes que tu menais sur le compte du FBI. Autant te dire toute suite que, premièrement, je n’étais pas d’accord sur le principe d’avoir à espionner un collègue quel qu’il soit et que, deuxièmement, mon jugement était d’avance altéré par la réputation que tu traînais derrière toi.

Elle vit un éclair d’étonnement traverser ses yeux mais il ne l’interrompit pas, attendant la suite de son récit.

-Ta réputation, indépendamment du fait que tu étais un agent brillant et ayant fait ses preuves notamment dans le profiling, était loin d’être positive. Déjà lorsque j’étais à l’Académie, les railleries sur toi étaient monnaie courante. Les gens sont ce qu’ils sont et le FBI n’échappe malheureusement pas à la règle ! Connu pour travailler sur des enquêtes sortant des sentiers battus, tu as vite été catalogué comme un agent insoumis et échappant à toute tentative d’une quelconque autorité et qui plus est souffrant d’une paranoïa ainsi que d’une obsession rare concernant l’éventuelle possibilité d’une vie hors de notre système solaire.

Elle avait choisit la subtilité en ne prononçant pas volontairement le mot « extraterrestre » afin de ne pas le heurter. Il l’interrompit en lui répliquant avec le plus grand sérieux :

-Tu veux sans doute parler d’une vie….extraterrestre !?!
-….
-Tu sais je suis amnésique…..pas ignorant ! Mais continues ma réputation de bad boy m’intéresse au plus haut point.


Egal à lui-même, elle vit un léger sourire étiré ses lèvres. Elle comprit dans son sourire que rien ne le choquerait et qu’elle n’avait pas besoin d’adoucir son récit.

-Et bien ayant une vision très personnelle des droits et devoirs qu’un agent doit avoir, un surnom te concernant s’est mis à parcourir les couloirs du Bureau. Bien que je désapprouve le fait que l’on puisse attribuer à ses semblables un surnom, je dois reconnaître que celui de « Spooky Mulder » était plutôt bien trouvé !

Il éclata légèrement de rire à l’évocation de ce surnom pour le moins original.

-Attend ! c’est pas sérieux !?!

Il vit une sourire gêné étiré ses lèvres en guise d’excuse.

-Tout ça ne me paraît pas être très politiquement correct pour ce genre d’institution !
-Tu es tout sauf politiquement correct, Mulder ! Et je pense que c’est, sans doute, une des nombreuses raisons qui a dû motivé nos supérieurs a m’assigné dans ton service ! Ta façon de travailler était loin de correspondre aux critères du Bureau.
-Alors il t’on mis avec moi afin de me recadrer !
-Disons que ton goût immodéré pour les enquêtes non conventionnelles t’a souvent fait passer pour un « doux dingue » aux yeux du Bureau.
-Mais pas aux tiens, n’est-ce pas ?


Elle éluda la question mais il lut dans son regard la réponse qu’il attendait.

-Autant de dire que notre association n’était pas gagnée d’avance. Tu es un passionné, un intuitif qui a parfois un peu de mal à garder les pieds sur terre. Alors que moi, je suis une scientifique qui se base sur des faits prouver et avérés afin de démontrer que parfois l’impossible peut devenir possible.
-Ca a dû créer pas mal de friction entre nous ?
-Disons que notre vision des choses était différente. Ma présence auprès de toi n’était pas voulut et comme tu me soupçonnais de t’espionner, tu t’es montré pas mal méfiant. Cela dit j’aurais sûrement eu la même réaction que toi dans ce genre de situation Mais il faut croire que j’ai su te prouver ma loyauté. Je respectais ton travail, tes théories et tes intuitions. Tu respectais ma foi dans la science, mes convictions et ma condition en tant que femme. Les agents masculins, sont pour une certaine majorité, un brin macho et arrogants, surtout si une femme ose leur montrer leurs faiblesses et ont une fâcheuse tendance à se prendre pour des héros alimentés à la testostérone et à l’adrénaline ! Même si ils cherchent toujours à te prouver le contraire, « chasse le naturel et il revient au galop ! ». Avec toi c’était différent. Tu ne m’as jamais jugé même si je te prouvais que tu pouvais avoir tort. Tu ne m’as jamais fait sentir que je pouvais t’être inférieur, du fait de ma féminité. Tu m’as aider à ouvrir mon esprit à des possibilités plus….extrêmes. Mais par dessus tout, tu m’as enseigné le courage et donner la force de ne jamais renoncer à se battre pour ce que l’on croit. L’ironie de la vie a fait que ce qui devait nous diviser, nous a rapproché. De ce rapprochement est né une confiance, presque aveugle, l’un envers l’autre, sur lequel est venu se greffé au fil du temps les racines d’une amitié sincère et profonde.


Il sentait dans sa voix une certaine nostalgie. Il était flatté voir, presque, soulagé de constater qu’elle le plaçait bien au dessus des autres hommes qu’elle côtoyait dans le cadre de son travail. Il attendait la suite de son récit car il sentait que les choses allaient se préciser mais ne voulant pas la brusquer, il ne fit aucun commentaire l’encourageant d’un simple regard à poursuivre.

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MessageSujet: Re: Retour   Mer 10 Déc - 13:28

Elle comprit le message et poursuivit son récit dans un murmure tant l’émotion qu’elle ressentait lui nouait la gorge.

-Cette amitié était si forte entre nous que lorsque l’un de nous avait mal, l’autre souffrait avec lui. Au fil des années tu es devenu mon meilleur ami, mon confident. Nous nous connaissions tellement bien que nous n’avions pas besoin de nous parler pour nous comprendre. C’est d’ailleurs ce qui nous a sauvé un nombre incalculable de fois notamment aux cours de nos nombreuses enquêtes. Ce lien, presque télépathique, qui existait entre nous avait quelque chose de paranormal.

Un léger sourire étira ses lèvres lorsqu’elle prononça le mot paranormal. Il ne comprenait pas la signification de ce sourire mais il le trouva magnifique aussi léger soit-il. C’était comme une lumière qui venait éclairé son âme et ravivait la flamme de la passion dans ses yeux si sublimes. Elle reprit là où elle s’était arrêter retrouvant son calme.

-Moi-même je n’ai jamais pu me l’expliquer. Cela fonctionnait si bien entre nous que je crois que toute tentative d’explication aurait été superflue et totalement inutile de toute façon. C’était la première fois que je vivais une relation aussi intense avec un homme. Tu m’offrais ta présence discrète dans les pires comme dans les bons moments. Tu étais l’ami fidèle, le partenaire de travail qui anticipait la moindre de mes actions et réactions sans jamais en tirer un quelconque avantage.

Il l’écoutait totalement suspendu à ses lèvres. Il reçut toute cette admiration et cet amour de plein fouet. Il était sonné de l’entendre parler de lui ainsi et de mesurer enfin à quel point il lui était important. Il sentait qu’elle cherchait son regard mais il ne pouvait se résoudre à croiser le sien. Il se sentait honteux de l’écouter car il n’arrivait pas à se reconnaître même s’il aurait aimé lui aussi lui dire des choses si belles. Seulement il n’avait aucun souvenir de ce qu’avait été cette relation qui semblait si fusionnelle.
Elle le vit baisser la tête comme totalement absorber dans la contemplation du linoléum. Elle ne s’avait pas comment agir. Encore une fois elle était totalement désarmée devant lui. Un lourd silence s’installa entre eux. Elle n’osait s’approcher de peur de violer la bulle dans laquelle il semblait s’être réfugier. Elle ne pouvait mesurer les changements imperceptibles qui s’opéraient en lui. Réalisant qu’elle n’avait pas repris le cours de son histoire, il consentit enfin à relever la tête et à plonger ses yeux dans les siens. Il brisa le silence qui pesait sur Scully tel une chape de plomb. Et c’est avec de l’émotion dans les yeux qu’il lui dit :


-Je….je ne sais pas quoi dire ! J’suis perdu.... Je m’en veux tellement de ne pas avoir conservé la moindre parcelle de souvenir de ce qui nous a unie. Tout ce que tu fais passer quand tu parles de nous est tellement fort que…. je n’ai pas l’impression de mériter autant d’éloges.

Jamais elle n’aurait imaginé qu’il réagisse avec cette sensibilité presque à fleur de peau.

-Mais pourquoi dis-tu ça !?!
-J’sais pas….laisse tombé ! Tout ça est….sans importance. Et puis il faut que j’y aille !
Sa voix était nerveuse et ces mots saccadés.

Elle voyait sa poitrine se soulever rapidement comme si son cœur s’était subitement emballé.


-Quoi ! Mais enfin…Mulder !


D’un bond elle le vit quitter la cuisine et se diriger vers la porte d’un pas rapide. Elle se lança à sa suite et le rattrapa avant qu’il n’atteigne la porte. Elle agrippa son bras au passage et sentit toute la tension qui avait subitement prit possession de lui. Ses narines pincés et ses yeux fuyant exprimaient la peur. Il respirait comme s’il venait de courir un cent mètre. Mais qu’est-ce qu’elle avait bien pu faire ou lui dire qui le mette si subitement dans un état pareil ?


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MessageSujet: Re: Retour   Jeu 11 Déc - 20:44

-Attends ! Mais qu’est-ce qui te prends !?!
-Je…il faut que je rentre chez moi !


Sans prendre de gant, elle lui demanda :

-De quoi as-tu peur, enfin !?!
-Arrêtes ! j't'en prie laisse moi !


Et il dégagea son bras de son emprise mais elle ne se laissa pas surprendre et elle le retint fermement en l’agrippant plus fort cette fois. Bien vite elle avait comprit qu’il subissait les assauts d’une sorte de crise d’angoisse. Cela vous prenait sans crier gare. L’instant d’avant, on se sentait bien puis l’instant d’après l’impression des mûrs qui se rapproche pour vous écraser est telle que la crise d’angoisse surgit comme un fantôme derrière une porte. Elle aussi avait connu ce phénomène brutal suite à son enlèvement. Elle savait que, malgré toute la rationalité dont l’individu pouvait faire preuve, seule la fuite semblait être la meilleure échappatoire. A ce moment le sentiment de panique est tel que l’on s’imagine que si on se retrouve à l’extérieur cela disparaîtra. Mais il n’en est rien. L’immensité est bien plus écrasante surtout celle de la nuit.
Déstabilisé par sa volonté de le retenir, il sentit son front se couvrir de sueur et sa respiration se faire encore plus difficile. Il fallait qu’il sorte sinon il mourrait asphyxié il en était persuadé. Il lui fallait de l’air. Seul l’air de l’extérieur pourrait à nouveau alimenter son système respiratoire. Mais elle le tenait toujours et se tenait à quelques centimètres de lui, lui bloquant le passage vers la porte d’entrée. Il se mit à lui hurler.


-Mais tu ne comprends pas !!!! Il faut que je sorte…..je….peux plus…..respirer !
-Calme toi, Mulder ! Et écoutes moi. Il faut que tu respires profondément. Que tu ralentisse ton rythme cardiaque.


Elle prit son visage entre ses mains et se mit à respirer profondément, en l’invitant du regard à suivre son rythme. Elle continuait de lui parler d’une voix calme et posée en l’invitant à penser à des choses agréables afin de le détourner de la sensation d’oppression qu’il ressentait.

-Imagine que tu te trouves sur une plage. Le vent du large caresse ton visage et s’engouffre dans tes poumons les remplissant d’un air pur et iodé. Tu sens ta poitrine se soulevé au rythme des vagues venant s’écraser sur la lagune. Tu es calme et serein. Tu te laisse emporter par le bruit de l’océan, le cris des oiseaux et le chant du vent qui emplit tes oreilles d’un sifflement mélodieux. Tu fermes les yeux et tu laisses les doux rayons du soleil chauffé ta peau. Tu sens une douce chaleur qui se diffuse lentement à travers tout ton corps. Les muscles de ta nuque et de tes épaules se détendent sous l’effet de la tiédeur qui t’envahit.

Il se laissait bercé par sa voix si douce et réconfortante. La chaleur de ses mains réchauffait doucement son visage. Il sentait ses muscles se détendre au fur et à mesure que les images envahissaient son cerveau. Il sentit sa poitrine se relâcher et l’air qui semblait lui faire défaut revient emplir à nouveau ses poumons. Sa respiration se calma et il sentit l’angoissante étreinte qui lui resserrait la poitrine se relâcher. Toujours les yeux fermé, il sentit que ses mains quittaient son visage afin de se poser sur ses épaules. A travers sa chemise, il ressentit une légère pression sur ses trapèzes à un endroit précis et automatiquement ses muscles se relâchèrent. Tout le poids qui semblait l’écraser quelques minutes plus tôt disparût comme par magie. Il était de nouveau détendu. Elle continuait de le masser en exerçant de légères pressions sur la base de sa nuque. Il réouvrit les yeux et tomba dans son regard azuré et serein.
Sentant que cette séance de relaxation éclair lui avait été bénéfique, elle laissa ses mains glissées le long de ses bras jusqu à ses mains, ses doigts venant s’entremêler aux siens.


-Ca va mieux ?

Elle l’entendit lâcher un profond soupir de soulagement avant de répondre.

-Oui… merci. J’suis désolé ! Je…je sais pas ce qui m’a pris !
-Ce n’est pas la première fois, n’est-ce pas !?!


Il fut surpris de l’entendre affirmer cela comme si c’était une évidence.

-Non….je enfin ça m’arrive de temps en temps. Sans crier gare !
-Tu as déjà consulter pour ce genre de crise ?
-Non….je sans vouloir te froisser j’essaye d’éviter autant que je peux toute forme de médecine. Mais je constate que celle que tu as pratiqué sur moi a plutôt l’air bénéfique !
-Mulder ! ce phénomène est souvent lié à un fort état d’anxiété. Tu devrais vraiment consulter, crois-moi !
-Je sais….. mais je ne serais pas un bon patient.
-Là n’est pas la question, Mulder ! Si tu veux que ces troubles cessent, il faut que tu extériorise ce que tu ressens..
-Si je racontais mes souvenirs au premier psy que je trouve dans le bottin, il me ferait sûrement interné en moins de temps qu’il ne faut pour le dire !


Elle nota une sorte de désappointement dans le ton de sa voix. Il passa devant elle et alla s’asseoir lourdement dans le canapé. Elle le vit porté ses paumes à ses yeux et expiré lentement. Elle le rejoignit et s’assit sur le canapé. Elle s’accouda sur le dossier, la tête dans sa main en repliant ses jambes sous elle. Ses paumes n’avaient toujours pas quitté son visage alors elle prit une de ses mains afin qu’elle puisse voir de nouveau son visage. Il se laissa faire mais se refusa à croiser son regard. Elle serra sa main plus fort dans la sienne. Il pencha la tête en arrière contre le dossier du canapé et essaya de faire refluer l’angoisse qui le saisissait de nouveau. Elle sentait que cela devenait urgent pour lui de se confier seulement il ne semblait pas avoir trouver l’interlocuteur idéal. En son for intérieur, elle espérait être celle qui recueillerait sa confession. Elle se décida à rompre le silence et d’une voix douce, elle lui murmura :

-Si tu veux en parler, je suis prête à t’écouter.

Un sourire désabusé étira ses lèvres. Il évitait toujours de la regarder sans doute par peur du moindre jugement. Comme si elle avait pu lire dans ses pensées, il fut stupéfait de l’entendre rajouté :

-Le jugement porté par l’un de nous sur l’autre n’a jamais eu sa place dans notre relation. Seule la confiance en est la clé.
-Je ..enfin ça paraît tellement incroyable que ça en est difficilement racontable.
-Mulder, au cours de notre collaboration, j’ai vécu et vu des phénomènes qui défiaient toutes les lois de la physique et qui ne pouvaient être considéré comme faisant partit du domaine du possible. L’expérience dont tu as été la victime est loin de m’être étrangère. D’une part parce que j’ai vécu une expérience similaire à la tienne et d’autre part parce que je connais les circonstances de ta disparition.


Il la regardait complètement abasourdit par ce qu’elle venait de lui dire. Avant d’avoir pu lui demander des explications sur ce qu’elle venait de dire, elle rajouta :

-Ce que j’essaye de te faire comprendre c’est que je ne porterais aucun jugement ni sur toi ni sur ton histoire.
-Attends ! Tu viens de dire que toi aussi tu as vécu ce qui m’est arrivé !?!
-Dans une moindre mesure, j’imagine que nos expériences doivent avoir des points communs.


Instantanément ce qu’il venait d’entendre le rassura et lui confirma ce qu’il pensait. Qu’elle était la seule qui pouvait écouter et comprendre ce qu’il gardait au fond de lui comme un secret que la honte empêchait de dévoiler.

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MessageSujet: Re: Retour   Jeu 11 Déc - 23:31

-Raconte-moi ton histoire …enfin seulement si tu le désire !

Elle lut dans son regard une supplication muette. Alors elle ferma les yeux et se replongea dans les seuls souvenirs que l’hypnose régressive du Dr Gerber avait fait remonté à la surface.

-Et bien ça s’est passée il y a quelques années de cela. A l’époque on nous avait séparé. Le service des affaires non-classées avait été fermé. J’étais retourné à Quantico donné des cours tout en continuant mon travail de médecin légiste pendant que toi tu étais affecté aux écoutes téléphoniques. On t’avait attribué un nouveau partenaire. Nous avions ordre de ne plus avoir de contact quelque qu’ils soient alors nous organisions des rendez-vous clandestin afin de nous voir et de se rassurer mutuellement.

Un sourire étira ses lèvres à l’évocation de ces rendez-vous qui n’avaient pour but que d’avoir un contact physique afin d’être sûr que tout allait bien. Se recentrant aussitôt sur son histoire, elle poursuivit :

-Tout a commencé quand un forcené du nom de Duane Barry s’est échappé de l’asile où il était interné pour comportement violent associé à un délire de persécution. Il était persuadé d’avoir été enlevé régulièrement par des extraterrestres et de leur servir de cobaye. Il pensait que pour briser ce cercle vicieux, il devait leur apporter une autre victime qu’ils enlèveraient à sa place. Un échange en quelque sorte ! Seulement cet échange devait avoir lieu à un endroit bien précis appelé « skyland mountain ». C’est pour cette raison qu’après s’être évadé, il a crût bon de prendre en otage une agence de voyage. Ton partenaire, a qui on avait attribué l’affaire, te mis sur le coup. Parallèlement tu t’arrangeais pour me tenir au courant afin que je mène des recherches. Ton nouveau partenaire fut partit prenante dans mon enlèvement. Il fit tout pour que tu gobes l’histoire de Duane et permettre à ce dernier de m’enlever afin de servir de monnaie d’échange à ces prétendus persécuteurs.
-Que s’est-il passé ensuite ?

-J’ai été ramené on ne sait comment à l’hôpital de Washington. J’étais dans le coma, perdu pour les médecins et ma famille sauf pour toi. Je n’avais aucun souvenir de ce qui avait bien pu m’arrivé durant ma disparition. Je faisais beaucoup de cauchemar mais malheureusement je n’en gardais que des images vagues et imprécises à mon réveil. Et puis un jour j’ai voulu me souvenir alors j’ai eu recours à l’hypnose régressive. Lors de cette hypnose des souvenirs, d’expériences pratiqués sur moi et d’hommes qui m’entouraient semblant être à l’origine de ces expériences, sont remontés à la surface mais j’ai pris peur et je n’ai fait qu’une seule séance. Par la suite, au cours de nos différentes enquêtes, certains événements liés à ma disparition sont remontés à la surface. Ces événements ont prouvé que l’on avait manipulé mon ADN et que l’on m’avait inoculé le cancer par l’intermédiaire d’une puce placée à la base de mon cou que j’avais fait retiré quelques années plus tôt. Malheureusement je n’étais pas au bout de mes surprises. Alors que mon cancer s’était déclaré et que tu cherchais un traitement permettant une hypothétique guérison, tu as découvert que l’on m’avait également prélevé des ovules. Après avoir retrouvé un échantillon des mes ovules que tu as fait analysé, j’appris que j’étais devenue stérile.
-Tu te rappelle les expériences que tu as subit ?


Il voulait en savoir plus sans pour autant être indiscret malgré tout elle répondit sans ciller à sa question.

-Non pas vraiment. Je me souviens que j’étais allongé sûrement sur une table. Tout étais blanc autour de moi. Des voix me parlaient me disant de ne pas m’inquiéter, que tout irait bien. Je pouvais seulement distingué le contour de leur silhouette. Je ne voyais pas leur visage. J’ai toujours supposé que c’était des hommes de par leur voix et de par le contact physique que l’un deux a établie en me prenant la main.

Il sentit une pointe de scepticisme dans sa voix. Il ne pu s’empêcher de lui demander :

-Tu ne semble pas convaincu par ce que tu dis !
-Comme je te l’ai dis ce sont des souvenirs qui ont été extirpé de ma mémoire sous hypnose. Je ne conteste pas ce que j’ai vécu seulement je ne peux m’empêcher de croire que l’hypnose, que je considère comme étant suggestif, est influencé mes souvenirs de part les question du Dr Gerber.
-Combien de temps a duré ta disparition ?
-D’après le dossier que tu as ouvert concernant mon enlèvement, mon absence a duré un peu moins de 4 mois.


Il était conscient qu’elle avait raison quand elle disait que leurs expériences présentaient des points communs. Seulement les instigateurs de son histoire semblaient être humains alors que dans son cas la différence était de taille. Les souvenirs de ce qu’il avait subit étaient ancrés au plus profond de sa mémoire et bien vivaces. Et rien ne lui laissait envisagé l’intervention d’un quelconque être humain dans les tortures qu’il avait subit tout au long de ces quatre années.


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MessageSujet: Re: Retour   Ven 12 Déc - 0:00

-Tout cela est si invraisemblable que parfois j’ai l’impression d’avoir tout imaginé. Sa voix était étouffée par ses grandes mains qui recouvraient son visage dans son intégralité.
-Pourtant ton corps portent les stigmates de ce que tu as subit !
-Je sais mais même ça je n’étais pas sur que cela pouvait constituer une preuve.
-Mulder ! Je t’ai connu assez intimement pour pouvoir t’affirmer, qu’avant ta disparition, tu ne présentais aucune marque de celle que j’ai pu observé tout à l’heure.


Il retira les mains de son visage, tourna la tête vers elle et plongea son regard dans le sien. Sa sincérité était sans faille et elle lui démontrait une fois de plus qu’il pouvait lui accorder toute sa confiance. Il se décida alors et se jeta à l’eau. Il re-bascula la tête en arrière contre le dossier du sofa en fermant les yeux.

-Je ne me souviens pas pourquoi j’étais là. Mais j’étais comme attiré par une vive lumière venue du ciel. Elle m’a d’abord ébloui puis elle s’est atténuée pour former un cercle. Je me souviens qu’à l’intérieur de ce cercle, il y avait plusieurs personnes. Elles ne faisaient que me regardé sans me parler. Pourtant je les entendaient dans ma tête. Leurs voix me disaient que j’arrivais au bout du chemin. Que les portes de la vérités étaient devant moi et que si je voulais les ouvrir, il fallait que je les rejoigne. Alors je suis rentré dans le cercle. J’avais peur. Mais l’attraction que cette lumière exerçait sur moi était la plus forte.

Il se tu. Elle le vit se passer la langue sur ses lèvres asséchées. Ses mains passaient et repassaient sans cesse sur ses cuisses ce qui était le signe qu’une certaine nervosité commençait à l’envahir. Elle ne put s’en empêcher et stoppa ses mains en agrippant l’une d’elle. Elle l’a serra fort et entremêla ses doigts aux siens. Son pouce vint se placer sur le dessus de sa main. Elle commença à caresser sa peau dans un mouvement circulaire et apaisant. Par ce geste, elle tenta de lui rappeler sa présence et lui communiquer le courage de continuer.
A son contact, il sentit l’angoisse qui le reprenait se retirer aussi vite qu’elle était apparue. En la regardant, il se dit qu’elle détenait un étrange pouvoir sur lui. En effet par un simple regard ou un simple contact physique, elle arrivait à chasser les démons qui inlassablement finissaient toujours par l’envahir. Alors calmement il reprit son douloureux récit.


-J’ai du mal à me souvenir de ce qui s’est produit après. Quand j’ai repris conscience, parce que je suppose que je me suis évanouie, je….la 1ère impression que j’ai eu c’était une impressionnante sensation de froid. Un froid glacial qui s’insinuait partout à l’intérieur de mon corps. Ensuite j’ai eu une impression de pesanteur…de flottement…mais je ne pouvais pas bouger. Mes membres ne réagissaient pas aux commandements de mon cerveau. Là j’ai commencé à paniqué…car l’air refusait de rentrer dans mes poumons. Ma poitrine était… comme… écrasée. Mes yeux refusaient obstinément de s’ouvrir…puis j’ai réussi à ouvrir la bouche et là j’ai… cru que j’allais étouffer. Un liquide visqueux et glacial est alors entré dans ma bouche puis s’est infiltré jusque dans mes poumons. C’était une sensation horrible !!! J’étais persuadé que j’allais mourir noyé. Puis je ne sais pas ce qui s’est passé mais d’un seul coup le liquide qui m’entourait s’est retiré… et…

Il s’arrêta brusquement afin de calmer sa respiration saccadée. Scully le voyait essayé de reprendre son souffle tant bien que mal. Elle resserra l’étreinte de ses doigts sur sa main afin de lui communiqué sa force. Il ne la regardait pas mais il sentait son regard inquiet et troublé sur lui. Pour elle, il fallait qu’il soit fort. Pour elle, il fallait qu’il ait enfin le courage d’aller jusqu’au bout. Elle était la seule qui lui proposait son aide. La seule qui l’écouterait sans le prendre pour un fou. C’était une chance. Son unique chance. Si il voulait chasser ses démons et se tourner vers l’avenir qu’elle était prête à lui offrir, il fallait qu’il en termine une bonne fois pour toute.


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MessageSujet: Re: Retour   Ven 12 Déc - 13:32

Scully voyait sur son visage le combat qu’il menait contre ses démons intérieurs. Ses traits s’étaient crispé. Son corps était tendu. Sa pomme d’Adam montait et descendait à un rythme effréné. Elle souffrait de le voir si brisé. Elle aurait tant voulut le prendre dans ses bras. Parsemé son visage de baisers afin d’effacer toute cette crispation. Faire courir ses doigts sur sa peau rendue rugueuse par sa barbe naissante. Passer et repasser ses doigts dans ses cheveux. Masser sa nuque et ses épaules qu’elle devinait tendues à l’extrême. A l’évocation de ces pensées, elle sentit des fourmis s’insinuer dans ses doigts. Remonter le long de ses bras. Son esprit s’enflamma à la vue de sa main qui se dirigeait imperceptiblement vers le visage de son ancien partenaire. Sa conscience essayait de la raisonner et une petite voix lui disait d’être patiente. De ne pas brusquer les choses. Que le moment était mal choisit pour tenter un quelconque rapprochement physique. Mais son esprit et surtout son corps avait décidé de n’en faire qu’à leur tête. Dénué de toute volonté et repoussant les attaques perfides de sa conscience, elle laissa ses sentiments et son instinct la guidé. Sa mains se posa doucement, telle une aile de papillon, sur son visage. Elle palpa sa joue chaude. Le dos de son autre main remonta à contre courant des poils de sa barbe qui électrisèrent sa peau. Il ne bougeait pas. Ne se tournait pas vers elle. Elle savait qu’il était dans une position d’attente. Alors elle rapprocha son corps du sien. A travers son fin chemisier, elle sentit sa poitrine effleuré son épaule. Elle n’en pouvait plus. L’envie, les années d’abstinence, le désir qu’elle avait de lui était devenu trop intense pour faire marche arrière. Elle ne savait pas comment il allait réagir mais elle continua doucement à caresser son visage. Ses doigts effleuraient son nez, un peu trop prononcé et qu’il détestait tant, son front si large, sa bouche si sensuelle. Telle une aquarelliste appliqué donnant vie à son œuvre. Puis elle laissa ses mains se perdre dans la douceur de ses cheveux. Elle les fit descendre le long de sa nuque. Puis elle se mit carrément à califourchon sur ses genoux afin de permettre à ses mains de glisser sur ses épaules et ensuite les placés sous sa chemise. Elle était dans un état second lorsque son regard percuta le sien. Ce qu’elle y lut la bouleversa. Sous le choc, elle appuya son front contre le sien et lui murmura un « pardon » dans un souffle saccadé.

Il allait reprendre son récit quand il sentit une main fraîche se poser contre sa joue. Il ne savait pas comment réagir. Il se trouva bête à ne pas savoir comment interpréter ce geste. Etait-ce pour l’encourager ? le rassurer ? le réconforter ? Il n’aurait su le dire. Alors il décida de la laisser faire. Il sentit le dos de sa main passer et repasser sur sa joue. Le contact en soi n’était pas désagréable. Seulement la proximité. Les gestes tendres. Il n’en avait plus l’habitude. Ce qu’elle faisait naître dans son corps l’effrayait et l’attirait en même temps. D’où son incapacité à réagir. Il sentit son corps bougé et se rapproché du sien. Sa poitrine frôlait son épaule faisant naître une douce chaleur dans son corps. Lui prouvant qu’il n’était pas insensible au contact d’un autre corps contre le sien. Ses caresses devenaient imperceptiblement plus précises. Plus ordonnées et ayant manifestement un but. Elle ne pouvait ni le sentir, ni le remarquer mais son corps réagissait bien plus qu’elle ne pouvait l’espérer. La chaleur, les picotements, les frissons des caresses sur sa peau l’entraînait dans un tourbillon vidant son esprit de toutes pensées oppressantes. Pour un instant, ses souvenirs furent balayés par ces mains qui lui prodiguaient de savantes et si douces caresses. Il prit la liberté de ne pas bouger afin de ne pas casser la magie de l’instant. Alors il se laissa complètement aller mais refusa de croiser son regard intentionnellement. Une sensation de « bien-être » s’empara de lui. Il ferma les yeux. Tout à coup il sentit son corps bougé de nouveau et se qu’elle fit le prit complètement à contre-pied. Il ouvrit brusquement les yeux et son regard entra en collision avec le bleu océan de ses yeux. Le désir qu’il pouvait y voir le stupéfia. Tout s’embrouilla dans sa tête. La chaleur de ses cuisses sur les siennes. Ces lèvres si belles si près des siennes. Son souffle chaud sur son visage. Ses mains crispés sur sa nuque. Toutes ces sensations se mélangèrent dans sa tête. Son cerveau bombarda son corps de milliers de messages. Il sentit sa respiration s’accélérée mais cette fois le stress n’en était pas la cause. Et lorsqu’elle posa son front contre le sien en lui soufflant un « pardon » de sa voix chaude et rendue grave par le désir qu’elle avait de lui. Il fut tout simplement subjugué. Emu par cette âme mise à nue qu’elle lui offrait sans concession. Troublé, il se décida à agir. Il posa ses mains de part et d’autre de sa taille. Il n’osait pas les faire glisser puis mesurant la tempête qui semblait agité son corps et son esprit, il se permit de faire glisser ses mains dans son dos en signe d’apaisement. Ne comprenant pas la signification du « pardon » qu’elle lui adressa, il lui demanda son front toujours collé au sien :

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MessageSujet: Re: Retour   Sam 21 Mar - 16:08

-Pourquoi ce « pardon » ?
-Parce que tu me raconte ta souffrance et…moi…je…enfin…
Sa respiration saccadée traduisait sa gêne.
-Attends !!! Je suis loin de trouver cela désagréable…lui avoua-t-il avec un léger sourire. Je me rends compte que tu as traversé des épreuves que beaucoup n’aurait pas supporté. Je ne te juge pas. Pour être franc, quand je suis avec toi…je…ressens tellement de choses qui…enfin elles me font peur…. dans le sens où… j’ai… l’impression que je ne saurais pas être à la hauteur de tes attentes.

Elle comprenait où il voulait en venir. Pourtant elle le laissa poursuivre :

-Depuis mon retour, je n’ai pas posé les mains sur une femme…le…plaisir charnel est devenu quelque chose d’abstrait dont j’arrive très bien à me passer…seulement depuis que…tu m’as retrouvé…je ne sais pas comment…mais le plaisir, le désir, l’envie que je croyais mort envahissent mon corps dés que ton regard ou ta main se pose sur moi. Le problème c’est que j’ai l’impression….de…ne plus savoir comment faire même si…

De vigoureux coups frappés à la porte d’entrée interrompirent Mulder. L’espace de quelques secondes, ils restèrent tous les deux immobiles leur tête tournée vers l’entrée. Quand une voix que Scully connaissait bien résonna à travers la porte.

-Ouvrez Dana !!!! c’est urgent !
s’écria Skinner.

Surprise Scully quitta les genoux de Mulder et se dirigea vers la porte qu’elle ouvrit aussitôt. A peine avait-elle entrouverte celle-ci que Skinner, accompagné de Dogget, pénétraient dans son appartement manu militari. Mulder quand à lui n’avait pas bougé de sa position et sans se retourner, se préparait à prêter une oreille attentive à la conversation qui allait suivre.

-Monsieur, John! Mais qu’est-ce…
elle fut brutalement interrompu par Skinner.
-Ecoutez Dana, nous avons pas beaucoup de temps ! Kersh vient de découvrir le pot-aux roses et il faut aller vous mettre à l’abri avec Mulder ! Prenez quelques affaires. John se chargera de vous conduire en lieu sûr.

Comprenant la gravité de la situation, elle se retourna vers le sofa et constata que Mulder se tenait debout derrière elle scrutant Skinner et Dogget se trouvant au milieu du salon. Se retournant vers les deux hommes, elle répondit :

-D’accord ! Donnez-moi 5 minutes !

elle allait se diriger vers sa chambre quand elle fut stopper par la main de Mulder qui venait de s’emparer de la sienne. Il plongea son regard dans le sien et lui demanda :

-Qu’est-ce qui se passe ?!? Qui sont ces hommes ???
-Mulder ce n’est pas le moment, il faut que l’on y aille ! On t’expliquera tout dans la voiture !


Et comme si son explication suffisait elle fit mine de se diriger vers sa chambre seulement la pression de la main de Mulder se fit plus insistante et la stoppa net dans son élan.

-Je crois que tu ne m’as bien compris, j’ai dis que je n’irais nulle part tant que je ne saurais pas ce qui se passe ni qui sont ces hommes !!!!

Sa voix resta calme malgré la nervosité qu’elle ressentait dans la pression de ses doigts. Le temps sembla se suspendre et les regards de Skinner et de Dogget se dirigèrent sur Mulder. C’est Skinner qui prit la parole alors que Dogget restait en retrait.

-Je suis le directeur adjoint Walter Skinner, le supérieur de Scully et voici l’Agent Dogget qui est son partenaire. Si nous sommes ici c’est parce que votre vie est menacée et nous devons vous mettre à l’abri.
-A l’abri de quoi ??? De qui ???
-Ecoutez Mulder nous ne disposons que de très peu de temps avant que d’autres agents débarquent ici et vous emmènent pour vous interroger !
-Et pour quel motif ? Je ne suis pas un criminel !!! Ce n’est pas moi qui ai braqué cette banque !
-Ce n’est pas de cela qu’il s’agit mais plutôt de votre disparition, vous comprenez ?!?
-Quoi !!! mais quel rapport avec….


Il fut brutalement interrompu par la voix grave et sourde de Dogget qui commençait à s’impatienter. Il planta son regard d’acier dans celui de Mulder et lui dit :

-Vous tenez à la vie ? Sans attendre de réponse il enchaîna : moi oui en tout cas alors arrêtez de nous faire perdre du temps et allons-y !
Le ton de sa voix était sec et ne souffrait d’aucune discussion.
-Une minute pour qui vous vous prenez ? FBI ou pas je ne vais nulle part. Je rentre chez moi. Fin de la discussion.

Brutalement il lâcha la main de Scully. Dogget lui barra le passage mais Scully s’interposa entre les deux hommes inquiète que cela puisse dégénéré. Elle posa ses deux mains à plat sur la poitrine de Mulder. Elle lui parla d’une voix calme et posée :

-Mulder je sais, que par le passé, tu as toujours eu confiance en moi. Alors même si aujourd’hui les choses ne sont plus vraiment ce qu’elles devraient être pour toi, je t’en supplie fais-moi confiance comme tu l’as toujours fais. Quoiqu’il arrive je ne supporterais pas une seconde fois de te perdre !

Elle plongea son regard rempli d’eau dans le sien. Sa sincérité menaçant de s’écouler tellement le rappel de sa souffrance était bien réel. Se sentant coupable de la voir ainsi, il lui répondit par un hochement de tête. Soulagée d’avoir réussie à le convaincre, elle l’attira à elle et enfoui son visage dans son épaule afin de libérer la tension qui s’était emparée d’elle. Elle sentit la main de Mulder se poser sur sa nuque confirmant implicitement ce qu’elle avait lu dans ses yeux. Ils restèrent quelques secondes dans cette position quand un raclement de gorge de Dogget les ramena à la réalité.

-Hum hum !!! On a plus beaucoup de temps ! C’est maintenant ou jamais !

Scully se retourna vers les deux hommes, attrapant la main de Mulder au passage et dit :

-Alors allons-y.

Sans un dernier regard pour son appartement, elle se dirigea vers l’entrée, entraînant les 3 hommes dans son sillage, laissant définitivement tout ce qu’elle avait derrière elle sans même emporter un seul effet personnel.


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MessageSujet: Re: Retour   Jeu 16 Avr - 17:34

Alors qu’ils allaient atteindre l’ascenseur les menant vers la sortie, Mulder s’arrêta brusquement, lâcha la main de Scully, se courba en deux en se prenant la tête dans les mains. Interloqué Scully fit marche arrière et posa sur Mulder un regard inquiet. Elle allait lui prendre une de ces mains afin de lui demander ce qui n’allait pas quand celui-ci se redressa soudainement le visage très pâle et le front en sueur. C’est d’une voix sourde qu’il dit :

-C’est trop tard, ils arrivent !!!

Le temps se suspendit brusquement à cette phrase. Scully regarda Skinner. Ils n’eurent pas besoin d’en dire plus. Tous les deux avaient comprit que Mulder avait gardé cette étrange capacité d’anticipation provoqué lors de sa contamination par un virus d’origine inconnu en Russie et activé par un artefact suite à une de leurs enquêtes. Skinner qui n’avait pas quitté du regard Scully reprit la parole :

-Moi et Dogget on va faire diversion et les retenir pendant que vous et Mulder sortirez par derrière !

Sans plus d’explication le groupe se scinda en deux chacun allant vers son destin. Mulder et Scully prirent les escaliers de service et se retrouvèrent dans une ruelle longeant l’immeuble de Scully. Ils se plaquèrent contre le mur tout en se dissimulant dans l’ombre que leur offrait le lampadaire éclairant la rue. Une voiture noire roulant à tombeau ouvert s’arrêta dans un crissement de pneus à l’entrée de l’immeuble de Scully. Quatre hommes vêtus de noirs en sortirent précipitamment et foncèrent droit vers l’entrée. Mulder et Scully en profitèrent pour prendre le large discrètement. Ils firent les premiers cinq cent mètre en courant tout en se retournant fréquemment prêt à accélérer à la moindre alerte. Mais personne ne vint les prendre en chasse. Quelque peu rassuré, ils continuèrent leur chemin d’un pas plus calme. Chacun perdu dans ces réflexions en tentant de reprendre haleine. Ils marchèrent pendant plusieurs minutes sans but réel. Mulder se décida enfin à prendre la parole :

-Et si on allait chez moi ???

Scully s’arrêta dans son élan, lui jetant un regard sceptique. Il poursuivit son argumentation :

-Regarde nous. Nous n’avons pas d’argent, pas de papier même pas une voiture pour se faire la malle loin d’ici. Qu’est-ce qu’on risque ?!? De toute façon j’suis à peu près sûr qu’ils ont déjà ratissé mon appartement vu la vitesse à laquelle ils ont déboulé chez toi !!!

Après réflexion, Scully se dit qu’il n’avait peut-être pas tort. De toute façon, ils n’avaient pas le choix. Même si c’était risqué, ils ne pourraient pas aller bien loin de toute manière.

-Et c’est loin chez toi ???
-Faut juste traversé toute la ville et mon palais « des mille et une nuit » est à toi !!!
-Tu m’étonneras toujours !!!


Il plissa le front en signe d’interrogation. Sans se faire prier elle s’expliqua en souriant avec indulgence :

-Tu as toujours eu le don de plaisanter dans les mauvais moments.
-Je dois dire que ce petit footing improvisé m’a mis en forme !!! Bon on y va à pied ou on resquille et on prends le bus ?!?


L’arrêt ne se situait qu’à quelques mètre d’eux.

-Mulder je ne pense pas que….
-D’accord d’accord !!!
fit-il en signe de réédition les deux mains levées devant lui. Alors si tu es prête à marcher pendant deux bonnes heures par cette petite bise printanière mais néanmoins glaciale, je…
-Laisse tomber on prends le bus.


De toute façon étant partit sans rien d’autre sur elle que sa tenue d’intérieur, elle se dit que quitte à choisir, elle préférait encore resquiller plutôt que d’attraper une pneumonie. Elle regarda Mulder faire signe au bus qui arrivait dans leur direction.[/color]


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MessageSujet: Re: Retour   Sam 23 Jan - 0:07

Laissant le bus derrière eux qui les avait déposé à proximité de leur destination, ils poursuivirent leur chemin à pied. Ils ne se parlaient pas. Scully se contentant de suivre Mulder marchant juste devant elle. Le quartier qu’ils parcouraient semblait calme et bien entretenu. Pas une voiture en vue ni un seul passant à part leurs deux âmes esseulées. Sans savoir pourquoi ce silence que rien ne venait troublé sembla tout à coup pesant à Scully. Tous ses sens se mirent en alerte. Pour qui? Elle n’en savait rien. Mais au fond de sa conscience une lumière se mit à clignoter avec insistance annonçant un danger imminent qu’elle ne savait comment interpréter. Alors qu’elle entendait le pas de Mulder ralentir, un éclair aveuglant traversa de part en part son cerveau lui coupant la respiration instantanément. La dernière sensation qu’elle ressentit fut celle de son corps chutant lourdement sur le bitume.

Elle émergea le corps lourd. Une intense douleur lui vrillant le crâne l’empêchant même d’ouvrir les yeux. Ses oreilles bourdonnaient. Son estomac retourné faisait remonté un filet de bile vers sa bouche au moindre mouvement. Une voix glacial sans aucune humanité lui parvint à travers le bourdonnement cotonneux de ses oreilles. Elle tenta péniblement d’ouvrir les yeux mais rien que ce geste suffit à amplifier son mal être. Elle sentit alors une main chaude se poser sur son front et d’un coup les sensations désagréables qui parcouraient son corps à l’instant même disparurent comme par enchantement. La main chaude et douce resta encore posé quelques secondes sur son front, lui distillant un bien-être surprenant. Elle commençait à se laisser aller lorsqu’elle sentit la chaleur de cette main inconnue la quitter brusquement. Elle ouvrit instantanément les yeux et dans un reflexe de surprise bondit sur ses jambes. Elle connaissait celui qui lui faisait face. Il la dominait de toute sa haute et impressionnante stature. Leur chemin s’était croisé des années auparavant. Cette rencontre avait faillit lui coûter la vie. Sa vie fut mise en jeu contre celle de la sœur de Mulder. Le tueur polymorphe était de retour. Elle sentit son cœur s’emballer sous le regard insistant et un rien dérangeant du « Alien Bounty Hunter ». Elle le vit se détourner d’elle puis il dit de sa voix gutturale mais tranquille :

-Je ne suis pas là en ennemi, je suis là pour vous protéger. Vous et Mulder. Fit-il sans préambule.

Interdite Scully répondit d’une voix fébrile essayant de masquer au mieux sa peur :

-Où est Mulder !?! Où sommes-nous !?!
-Vous aurez les toutes les réponses à vos questions mais avant cela vous allez devoir m’écouter attentivement.


Il laissa passer un silence puis Scully le vit arpenter la pièce de long en large tout en reprenant son funeste et terrible monologue.

-Le futur n’a plus d’avenir sur cette terre. La catastrophe est en marche et rien ne pourra l’arrêter. Votre monde ne sera bientôt plus qu’un amas de cendre. Un paysage de désolation. Un champ de guerre immense où les survivants, si il en reste, seront voué à une fin terrible et inexorable où qu’ils se terrent. Ma mission est de récupérer celles et ceux qui ont été choisit pour prolonger votre espèce dans un autre ailleurs. En l’occurrence vous et Mulder. Le choix ne tient pas du hasard comme vous pouvez vous en douter. Ce choix a été fait suite aux manipulations génétiques subit lors de vos enlèvements. Vous et Mulder présentez toutes les caractéristiques biologiques requise pour vivre dans un environnement différent de celui dans lequel vous vivez. Tous les abductés ayant été enlevé dans l’unique but d’être préservé afin d’être multiplier et de servir de nourriture une fois votre planète exterminé et votre race éteinte présentent les mêmes caractéristiques que vous deux. Seulement aujourd’hui les choses ont changé. Moi même je n’exerce plus les basses besogne d’un peuple sanguinaire et dont les seuls intérêts étaient de mettre les autres peuplades de notre système à genoux. Leur soif de suprématie les ayant divisé m’a fait réfléchir. Mes intérêts ont donc changés de camps. Je suis aux services de ceux que vous nommiez sans les connaître « les hommes sans visages » dont le but a toujours été de protéger les espèces, et ce quelles qu’elles soient, des envahisseurs sans foi ni loi qui dérivent dans les confins du possible.

L’Alien Bounty Hunter cessa d’arpenter la pièce et se tue. Laissant ses mots imprégner l’esprit de son interlocutrice. Il la regarda se rasseoir le regard plein d’incrédulité et en proie à une bataille intérieur. Son silence était éloquent. Elle n’avait pas besoin de parler pour exprimer ses doutes ou ses questions. Il connaissait ses pensées même les plus intimes. Il savait tout d’elle sans rien avoir à lui demander. L’espèce dont il faisait parti avait ce pouvoir. Tout comme elle possédait celui de guérir ou de faire renaître les morts. Mais le temps pressait car les Renégats étaient à leurs trousses. Il n’allait pas avoir le temps de rentrer dans les détails. Elle et Mulder devraient prendre une décision rapide quand à leur destinée. Leur planque dans cette ancienne base militaire abandonné au fin fond de la Virginie Occidentale n’allait pas faire illusion longtemps, il le savait. Alors il reprit son monologue devant une Scully tête baissé, le regard fixé au sol :

-Les hommes qui ont débarqués chez Mulder, ne sont pas du FBI ni de la NSA. Ce sont des exécuteurs à la solde des Renégats. Ils ont le même pouvoir que le mien. Ils peuvent prendre l’apparence de qui ou de ce qu’ils veulent. Ils sont déterminés et dangereux tout comme je l’étais lorsque je pourchassais les clones clandestins dont Samantha faisait partie. Où que vous alliez, ils seront toujours à vos trousses sans jamais s’arrêter. Cette planque ne nous couvrira pas longtemps. Vous ne pouvez pas vous payez le luxe de vous demander si tout ce que je raconte est vrai. Je n’ai pas de preuve à vous fournir. J’exécute simplement une mission. Mais j’ai pour ordre de ne pas vous contraindre. Mes « employeurs » sont pacifistes. Ce qu’ils ont été amené à faire, dans le passé, en brûlant des êtres humains étaient une solution extrême de dernier recours parce qu’il était déjà trop tard. Mais aujourd’hui’ c’est différent. Vous n’êtes sous aucune influence étrangère. Votre décision vous appartient et elle se résume ainsi, vous décidez de rester et alors vous vous en remettrez à votre Dieu. Vous me suivez et votre vie continuera. Et ce bien au delà de la mort auquel vous êtes programmé sur cette planète.

Il se tut laissant ces derniers mots en suspension au dessus de la tête de Scully comme une sentence. Celle-ci releva le tête et plongea son regard océan dans celui froid et inexpressif du tueur.

To be continued
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