Les fanfics de la Gillian Community

Fanfics sur Xfiles
 
AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 L'Etrangère... (AU)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
*Mary*

avatar

Nombre de messages : 77
Date d'inscription : 11/11/2008

MessageSujet: L'Etrangère... (AU)   Lun 1 Déc - 20:22


L’Etrangère (AU)






Elle était nerveuse, malgré sa double nationalité américano-irlandaise, c’est la première fois qu’elle mettait les pieds sur le territoire des Etats-Unis d’Amérique, elle déménageait, sur un coup de tête, ou de courage, quittant son Irlande natale pour s’installer à Washington. Un poste d’enseignante en médecine légale l’attendait à l’université de Quantico afin de former les futurs médecins légistes du FBI. Il lui restait deux heures d’avion, deux heures qui lui permettraient de remettre ses idées en place. A l’aéroport il était convenu qu’un agent du FBI vienne l’accueillir et lui souhaiter bienvenue sur le sol américain. Elle espérait de toute son âme que ce ne serait pas le genre d’homme à brandir une pancarte, criant son nom au milieu de la foule.

Il ne cessait de contempler la photo que son supérieur lui avait remise. Sur le papier glacé se dessinaient les contours parfaits d’un visage au teint porcelaine, tendrement encadré de cheveux roux flamboyant, laissant deviner un caractère empreint de force, illuminé par la magie de ce regard bleu azur qui scrutait l’horizon avec une détermination hors du commun. Il admirait ce visage, ne pouvant que rêver de l’instant où il verrait la jeune femme dans le terminal de l’aéroport. Il avait pour mission de lui offrir sa première soirée aux Etats-Unis, la mettant à l’aise, répondant à toutes les questions qui pourraient traverser son esprit vif et scientifique.

Il était 20H15, l’arrivée de l’avion en provenance de l’Irlande venait d’être annoncée, il se dirigea vers la porte de débarquement, la photo à la main afin d’effectuer des comparaisons avec les visages qu’il croiserait, bien qu’il était sûr de ne pas rater cette jeune femme qui semblait être la beauté incarnée. Il vit la chevelure rousse au bout du couloir, et prit la décision de s’avancer vers elle, la voyant maintenant totalement, il fut surprit par la petite taille de son interlocutrice, bien qu’elle portait des talons, la jeune femme ne lui arriverait à l’épaule qu’avec difficulté d’après ce qu’il put en juger. Il s’avança vers elle avec l’’intention de se présenter :

-Mlle…Bonsoir, je suis l’agent Fox Mulder, je suis chargé de vous accueillir dans votre nouveau cadre de vie. Dit-il simplement, un sourire discret aux lèvres et lui tendant la main.

Elle leva son regard transperçant sur lui, faisant instantanément disparaître la faiblesse que pouvait inspirer son corps fluet, laissant déferler une tempête océane dans le vert vif des yeux de l’agent qui l’accueillait. Elle fut heureuse de voir qu’il était d’apparence soignée, et qu’il lui avait épargné le supplice de la pancarte qu’elle redoutait tant. Leurs regards s’accrochèrent, les isolant tous deux dans un univers dont ils étaient les seuls acteurs, troublée la jeune femme finit par se présenter, sans lâcher la main de l’homme qu’elle regardait :

-Bonsoir…Dana Scully…Agent Dana Scully… un superbe sourire inonda son visage, étirant ses lèvres exquises, découvrant ses dents blanches et parfaites…Il va falloir que je m’habitue à me présenter en temps qu’agent !

Ils partirent dans un timide éclat de rire, puis Mulder lui prit son bagage à main qu’elle avait avec elle dans l’avion avant de rejoindre le hall dans le but de récupérer la valise de la jeune femme. Après quelques minutes de surveillance et d’attente, Dana reconnu sa valise arrivée à l’autre bout du tapis, elle alla la chercher mais l’agent Mulder la devança et prit la valise avant qu’elle ne puisse s’en saisir elle-même. Etant une jeune femme indépendante au tempérament de feu, elle le foudroya du regard un instant avant que ses traits ne se radoucissent pour le remercier de son geste de galanterie. Surprit par ce regard qui le pénétrait au plus profond de son regard, sondant les abîmes de son âme, Mulder posa la valise à ses pieds avant de s’excuser :

-Pardon, je ne voulais pas vous ennuyer !

-Non…elle baissa les yeux furtivement avant de planter de nouveau son regard bleu azur dans celui de son accompagnateur…excusez-moi, merci de m’aider, je suis un peu déboussolée par ce voyage, c’est un pari audacieux pour moi !

-Il n’y a pas de mal…il lui sourit…Je peux vous faire découvrir la ville si vous voulez, je suis en voiture, nous passerions par le chemin des écoliers pour nous rendre à votre appartement ?

-Euh…Oui, ce serait avec plaisir…ses joues s’empourprèrent, elle ne pensait pas faire l’objet d’autant de bienveillance…Merci !

Ils prirent le chemin du parking, Dana répondit à la question de Mulder afin d’expliquer le fait qu’elle soit déjà en possession d’un appartement. C’était un pied à terre que possédaient ses parents dans le quartier tranquille de Georgetown, sachant qu’elle s’installerait un jour aux Etats-Unis, ils l’avaient gardé en leur possession dans le but de le lui offrir à l’occasion de son déménagement. Une sorte d’avance sur héritage…

Après environ deux heures à errer dans la ville endormie, leur voiture se gara au pied de l’immeuble où se trouvait le fameux appartement. Dana allait le découvrir pour la première fois, sachant qu’il avait abrité les vacances de jeunesse de ses parents.

Le trajet avait été assez silencieux, la jeune femme étant quelqu’un qui se préservait elle ne parlait pas beaucoup, quant à Mulder, il ne posait pas de questions, ne voulant pas l’importuner, et puis il n’était pas du genre à discuter des heures. Il jetait des regards discrets vers Scully, essayant de scruter les réactions de son visage face à cette nouvelle ville. Mais rien, pas une expression, pas un sourire, seul son regard était avide, absorbant tout ce qu’il voyait. De temps à autre leurs yeux se croisaient, sans jamais aucune gène, rapidement un jeu s’installa entre eux. Jamais Dana n’avait croisé un regard comme celui de cet agent, un regard si expressif, il avait fallut qu’elle traverse l’Atlantique pour trouver quelqu’un qui s’exprime plus par le regard que par les paroles, comme elle. Elle appréciait l’idée que cet homme puisse comprendre qu’elle ne parle pas. Il était captivé par l’océan surprenant des yeux de la jeune femme, interloqué par ce visage fermer et froid qu’elle portait, mais il avait compris qu’elle n’était pas le genre à se perdre dans des discutions sans fin, peut-être était-elle comme lui, préférant observer que parler.

Le moteur de la Ford noire se tut une fois que Mulder eut tourné la clef. Il sortit de la voiture et alla ouvrir le coffre pour descendre les bagages de la jeune femme qu’il accompagnait. Elle descendit à son tour, réajusta sa veste de tailleur avant de le rejoindre à l’arrière du véhicule.

-Je peux vous accompagner jusqu’à votre appartement pour vos bagages si vous voulez !

-Oui merci !

Ils arrivèrent devant la porte, Dana chercha ses clefs quelques instants avant de pouvoir ouvrir l’appartement. Mulder entra à la suite de Scully et déposa la valise juste à côté de la porte. Il s’avança sur le palier avant de se retourner vers la jeune femme :

-Tenez, je ne travaille pas à Quantico, je suis au quartier général à Washington, donc on ne se croisera que rarement ! Il lui tendait une carte de visite.





To Be Continued...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
*Mary*

avatar

Nombre de messages : 77
Date d'inscription : 11/11/2008

MessageSujet: Re: L'Etrangère... (AU)   Mar 2 Déc - 1:45

-Merci…je ne connais personne ici, avoir vos coordonnées me…rassure ! Elle baissa les yeux, gênée de cet aveux, jamais elle n’avouait ses faiblesses, elle se surprenait d’avoir révéler cette sensation à un inconnu.

-C’est quand vous le souhaitez ! Je vous laisse vous installer, à bientôt peut-être !

-Bonsoir…et merci !

Elle referma la porte sur le départ de l’agent Mulder, perturbée par l’effet qu’il avait sur elle. Ils ne s’étaient pratiquement pas parlé, mais chaque fois qu’ils avaient dit quelque chose, ils avaient tous deux dévoilé des facettes d’eux même qu’ils s’évertuaient à dissimuler d’ordinaire devant les personnes qu’ils côtoyaient. Elle décida de partir à la découverte de ce qui allait devenir son refuge, son cocon où elle se retrouverait le soir pour se relaxer et se reposer. L’appartement possédait deux grandes chambres, une salle de bain, un salon spacieux et bien éclairé, et une cuisine à l’américaine, assez spacieuse et ouverte sur le séjour. Le mobilier était neuf, sobre et très classique tout en étant cosy dans des couleurs chaleureuses et accueillantes, cela lui correspondait, ses parents l’avaient gâtée. Elle entreprit de prendre un bain relaxant avant de se coucher, demain elle devrait affronter sa première journée au sein du FBI, elle ferait la connaissance de ses collègues, mais aussi de ses élèves.



Elle s’était déjà fait un nom dans le monde scientifique par la présentation de sa thèse sur Einstein, ses élèves savaient à qui ils avaient à faire, et ils se demandaient si elle serait à la hauteur de sa réputation. Elle avait entendu les bruits de couloir, elle savait que les gens ici la connaissaient de réputation ce qui ne manqua pas de la mettre quelque peu sous pression. Elle parcourait le couloir, déterminée à faire un entrée froide et impressionnante, elle ne lâchait pas la porte vitrée du regard, elle ne s’arrêterait pas devant, la poussant sans ménagement pour investir la salle d’autopsie de sa présence. Elle apercevait ses élèves qui l’attendaient dans un silence discipliné, tous un carnet à la main prêt à noter les remarques qu’elle allait leur faire partager.

Le groupe de jeunes gens, qui était penché sur le corps étendu sur la table d’autopsie, sursauta avant de se retourner pour assister à l’entrée quelque peu intimidante de leur nouveau professeur. Ce petit bout de femme venait d’investir la pièce de sa présence, se présentant sur un ton glacial pour ne laisser aucun doute planer quant à son autorité durant ses cours, elle impressionna autant par son tempérament que par sa réputation. Les élèves s’intéressèrent religieusement à son enseignement, posant des questions diverses très respectueusement, vraisemblablement elle avait réussi ce qu’elle espérait, le respect était acquis sans encombre. Elle sortit le soir, heureuse du déroulement de sa journée, elle avait fait connaissance avec une jeune étudiante en dernière année, Aaliyah, elle l’aurait le lendemain dans sa classe mais elle savait que cette jeune femme deviendrait certainement une amie. Elle se dirigeait vers son arrêt de bus, la voiture serait son prochain achat dès qu’elle le pourrait, espérant qu’elle serait rentrée rapidement pour commencer à s’installer et préparer les cours du lendemain. Aujourd’hui, ses cours avaient été des cours de pratique, mais demain se seraient des cours magistraux, devant attester du comportement à adopter face à ces victimes que ces jeunes médecins allaient détailler dans leur moindre intimité.

Elle attendait à l’abri du vent sous l’arrêt de bus lorsqu’une Ford noire s’immobilisa devant elle, la vitre se baissa laissant apparaître le visage de l’agent Mulder.

-Je peux vous déposer si vous le souhaiter ?

-Je croyais que vous étiez sur Washington ?

-Ce soir j’ai du récupérer les rapports d’autopsies anciennes pour des comparaisons pour une affaire que je dois mener !

-Ah très bien, je pourrais vous aider à les lire et les déchiffrer si vous voulez ? Elle monta dans la voiture en guise de réponse à son invitation de la ramener chez elle.

-Ca ne vous ennui pas, vous devez avoir d’autres choses à faire que d’éplucher de vieux rapports d’autopsie avec un type que vous ne connaissez à peine !

-Hé bien, si vous me laisser une heure pour préparer mes cours de demain, ensuite je me consacrerais à ces rapports pour un type que je ne connais à peine ! Rétorqua-t-elle avec un sourire de défis sur les lèvres. Et pour la peine, mangez à la maison, on va commander quelque chose, nous serons plus à l’aise pour travailler !

-Bien ça marche ! Mais c’est moi qui invite !

-Entendu !

La voiture se dirigea au rythme du flot de véhicules vers le quartier de Georgetown. Dana cherchait ses clefs afin d’ouvrir la porte de son appartement pendant que son accompagnateur téléphonait à un traiteur pour commander leur dîner. Ils entrèrent enfin dans la demeure, la jeune femme installa Mulder au salon pendant qu’elle lui servait à boire. Puis elle s’installa par terre, ses jambes repliées sous elle, face à la table basse, et se mit à préparer ses cours du lendemain, sachant qu’elle n’aurait pas besoins d’une grande concentration elle pourrait tenir compagnie à son invité en restant dans la même pièce que lui. Au bout d’une demi-heure, le livreur de leur repas sonna à la porte, sans même lui laisser le temps de lever la tête de ses notes Mulder alla ouvrir pour réceptionner le colis et le payer. Dana sourit à la scène qui s’offrait à elle, pourquoi sentait-elle la tendresse monter en elle lorsqu’elle était en présence de cet homme ? Son invité se retourna, fermant la porte derrière lui, surprenant son regard perdu dans le vague de ses pensées secrètes.

-Dana ?... pardon Mlle Scully ? Il posa une main sur son épaule pour la sortir de sa rêverie.

-Moui…oh Dana c’est parfait vous savez !

-Bien ! Je m’en souviendrais ! Il esquissa un sourire puis se dirigea vers la cuisine.

-J’ai terminé de préparer mes notes pour demain ! On peut manger en commençant à décortiquer vos rapports ?

-Vous ne voulez pas manger tranquillement et souffler un peu, votre seule pause à été notre trajet en voiture !

-Non ça ira, ne vous inquiétez pas !

Impressionné par l’endurance au travail de la jeune femme, Mulder n’insista pas, il revint s’installer au salon avec les différents paquets renfermant leur dîner. Elle déposa les rapports sur la table basse et en prit un, il datait de 1983 ! Le dîner fut mouvementé entre les airs faussement dégoûtés et les éclats de rire que procuraient ces rapports, rédigés à la manière de l’époque !

-Dis-moi, serais-tu profiler ? Tous ces crimes sont liés par le même mode opératoire et empreints d’une extrême violence !

-Presque ! Je l’ai été, j’ai été quelques années au service des crimes violents mais depuis j’ai quitté ce service pour intégrer le service des affaires non classées, les X-Files !

-Oh ! Les X-Files hein ? De quoi cela traite-t-il ?

-De toutes les affaires bizarres n’ayant trouvé aucune résolution et traitant souvent du paranormal !

-Le paranormal ? Ca ne me dit rien qui vaille, je n’ai jamais cru à ce genre de chose !

-Oh ne t’inquiète pas, je suis juste complètement farfelu, surnommé « Le Martien » par tout le FBI, et si tu continues à me fréquenter tu vas bientôt t’entendre dire que tu es Mme Spooky !

-Ah oui ? Mme Spooky ? Hé bien qu’ils essaient de me railler, ils comprendront qu’il ne faut pas m’importuner avec des idioties de jeunes adolescents !

-Hé bien hé bien hé bien ! Je vois que tu es habitée par un feu ardant qui ne demande qu’à infliger des représailles à quiconque t’ennuierait ! Il s’approcha d’elle pour lui piquer le rapport qu’elle tenait afin qu’elle le regarde dans les yeux.

-Hey ! Je travaille je te signale !

-Non tu ne travailles pas ! Tu vas aller te coucher, il est minuit et demain tes cours commencent à huit heures, je vais te laisser ! Merci pour ton aide et excuse-moi pour ce dérangement !

-C’était avec plaisir, merci pour cette soirée, demande-moi quand tu veux pour les rapports !

-Merci !

La silhouette de Mulder disparut au détour du couloir alors qu’elle fermait la porte ! Elle rangea le salon en vitesse avant d’aller prendre une douche et de se coucher. Demain elle devrait affronter la classe de dernière année, certains d’entre eux ayant fait une reconversion professionnelle ils seraient plus âgés que ses 29 printemps.



Elle arriva dans l’amphithéâtre, Aaliyah l’attendait à l’entrée afin de lui adresser un bonjour amical. La jeune femme n’avait que trois ans de moins que Dana, et les quelques échanges qu’elles avaient eu la veille laissaient présager une bonne entente.

-Bonjour Agent Scully !

-Bonjour ! Alors prête ?

-Oui, et vous ?

-Tout à fait ! Je pense que ce cours va se révéler plein d’échanges, vous êtes tous en fin d’études, alors les cours ressembleront plus à des discutions qu’à un enseignement !

-Oui, mais j’espère tout de même que vous nous gratifierez de vos connaissances et de votre expérience ! Nous pourrions déjeuner ensembles ce midi ?

-Oui bien sûr Aaliyah avec plaisir, et…appelle moi Dana et tutoie-moi s’il te plait, d’accord ? …Dana fit un pas en avant puis se retourna…Mais en cours c’est vouvoiement !

-Comme tu veux !

Elles entrèrent ensemble dans l’amphithéâtre et s’installèrent chacune à leur place. Dana débuta son cours, et la matinée se déroula dans le calme, sous l’attention des élèves toujours aussi respectueux devant l’autorité que leur professeur dégageait.

Il était midi et quart, le dernier élève quittait la pièce, à l’exception d’Aaliyah qui attendait Dana en rangeant ses affaires. Les deux jeunes femmes sortirent et allèrent dans une brasserie au coin de la rue pour prendre leur déjeuner. Elles discutèrent de tout et de rien, s’échangèrent des anecdotes sur leurs vies respectives, Dana avait rassuré Aaliyah sur l’année qu’elle se préparait à vivre, l’assurant de son soutien et de son aide si elle avait des questions. Elles s’entendaient parfaitement et étaient heureuses de cette nouvelle amitié qui se créait entre elles. La fin de la journée se déroula normalement, Dana savourait le goût de renouveau que cette vie lui offrait.

Le soir arriva, elle rentra chez elle et fut heureuse de trouver enfin un peu de repos, elle ne donnait aucun cours le lendemain, cela lui permettrait de se reposer et de s’installer en peu plus dans son appartement.


Plusieurs semaines passèrent, Dana s’était fait quelques amis, Aaliyah et Mulder lui étaient devenus très proches. Mulder passait de plus en plus régulièrement pour avoir son avis scientifique et sceptique sur certaines de ses affaires. A tel point que ces incartades lui devenaient plus intéressantes et plus attrayantes que les cours qu’elle donnait à Quantico. Elle se prenait à espérer pouvoir accompagner Mulder sur le terrain, ce qu’il lui racontait de ses enquêtes la passionnait et l’ambition de devenir agent de terrain commençait à se faire sentir en elle. Sans en parler, elle commença donc la formation nécessaire pour passer les examens psychologiques et physiques dans le but d’effectuer ce changement professionnel.


To Be Continued...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
*Mary*

avatar

Nombre de messages : 77
Date d'inscription : 11/11/2008

MessageSujet: Re: L'Etrangère... (AU)   Mar 2 Déc - 14:28

Après quelques semaines elle passa les tests avec succès et s’est vu remettre son arme de service ainsi que sa plaque d’agent de terrain. Le soir même il était prévu que Mulder passe chez elle. Aucune affectation ne lui avait encore été donnée, et au vu de leur complicité elle souhaitait lui demander de travailler avec lui.



On frappa à la porte alors qu’elle venait à peine de s’installer dans le canapé, espérant se reposer avant l’arrivée de son ami.

-Mulder ! Vas-y entre !

-Bonsoir ! Tu vas bien ?

Il sentait que la jeune femme était tendue, depuis quelques mois qu’ils se connaissaient, il avait appris à la connaître, la respecter, l’écouter même dans ses silences les plus profonds. Ils s’étaient découvert l’un l’autre, se respectant, accordant une confiance sans failles à l’autre, le plus souvent leurs yeux parlaient pour eux et leurs conversations étaient alors peuplées de regards silencieux.

-Oui…oui, j’ai quelque chose à t’annoncer, et autre chose à… te demander ! Elle avait baissé les yeux, la réaction de son ami l’inquiétait, elle ne voulait pas qu’il le voit.

-Hey rien de grave j’espère ? Il avait passé son index sous le menton de la jeune femme afin de pouvoir sonder les émotions de son regard.

-Non, rien de grave, mais un grand changement pour moi ! Viens t’assoir, tu veux boire quelque chose ?

-Non merci ! Si tu me disais ce qui te tracasse ? Sa voix s’était adoucie voulant la rassurer, lui assurant qu’il serait là pour l’épauler.

-Je viens de passer avec succès les tests qui font de moi un agent de terrain !

-Wow !!! Félicitations, tu m’épates ! …La jeune femme baissa les yeux… Hey ! Qu’est ce qu’il y a ? Pourquoi tant d’inquiétudes ?…Il se leva pour rejoindre Dana et la prendre dans ses bras…Je suis très fier et très content pour toi ! Si tu as passé ces tests c’est que tu le voulais, tu as réussis ce que tu souhaitais !

-Oui, mais il n’y a pas que ça !…Elle se dégagea de son étreinte pour le regarder droit dans les yeux, sans une seule hésitation dans le regard… Je n’ai pas encore d’affectation, et…est-ce que tu verrais une objection à ce que je demande à devenir ta coéquipière ?

Il ne lâcha pas le regard de Dana qui le fixait sans ciller. Quelque peu abasourdi par ce qu’il venait d’entendre il finit par répondre.

-Moi ? Mais…et ta réputation ? Mme Spooky tu te souviens ? Il souriait, elle riait silencieusement.

-Mme Spooky ! Si tu savais ce que je m’en fiche ! Après tout ce que tu m’as raconté, je veux aller sur le terrain avec toi, je suis passionnée je crois ! Elle éclata de rire.

-Ah mais moi c’est avec grand plaisir, l’idée de travailler avec toi m’enchante, mais ce n’est pas moi qui décide ! Tout ce que je peux faire c’est demander à avoir un ou une partenaire.

-Bien tu n’as qu’à faire ça alors, et moi je demande à aller aux affaires non classées en disant que je pourrais apporter des justifications scientifiques à ton travail !

-C’est d’accord ! Bon on commande quelque chose à dîner ? Je t’invite !

-Oui commande ce que tu veux, j’ai loué deux ou trois films pour la semaine, ça te dit ?

-Oui pourquoi pas !

Ils passèrent la soirée ensemble à regarder différents films tout en parlant de tout et de rien. Une soirée ordinaire qu’ils avaient l’habitude de partager depuis que Dana avait posé le pied sur le sol américain.



Le lendemain l’agent de terrain Dana Katherine Scully se présentait au bureau du directeur adjoint Walter Skinner afin de discuter de son affectation. La demande de la jeune femme concernant les X-files surprit le directeur en premier temps, puis il finit par lui promettre de se pencher sur cette idée.

Quelques jours plus tard, Mulder fut informé qu’à présent il devrait faire équipe avec un autre agent. Dana ne lui avait rien dit, il ne s’était pas vu depuis la soirée où elle lui avait dit qu’elle était agent de terrain.

Elle se trouvait à présent devant la porte de ce bureau du sous-sol. Combien de fois lui avait-il parlé de ce bureau, combien de fois lui avait-il dit qu’il était seul et au calme dans ce sous-sol, presqu’oublié de ses supérieurs qui ne portaient que peu d’intérêt à son travail ? Elle ouvrit la porte en silence, découvrant une pièce en désordre, les murs recouverts d’affiches et de rapports, et un d’un poster montrant une soucoupe volante avec l’inscription « Je Veux Croire ». Il était dos à la porte, assis à son bureau, penché sur un dossier, il ne l’avait pas entendu arriver. Elle s’approcha sans bruit et une fois juste derrière lui elle lut par-dessus son épaule :

-Iowa ! Ca me va pour une première enquête !

Il se retourna, stupéfait de la voir dans son bureau, il resta bouche bée quelques instants.

-Ferme la bouche Mulder, ce sous sol est trop isolé de quoi que ce soit pour espérer gober une mouche ! Ils partirent dans un éclat de rire commun.

-Mon Dieu Dana ! Alors c’est sûr ? On travaille ensemble ?

-Oui je viens officiellement de devenir Mme Spooky ! Enfin pas encore mais je suppose que les bruits de couloir ne vont pas se faire attendre, dès que nos collègues nous verront ensemble ils comprendront que je suis ta partenaire !

-Hé bien, tu m’en vois ravi ! Mais tu es sûre que tu ne regretteras pas cette décision, je ne suis pas très respecté dans ce bureau, ta réputation va surement en pâtir !

-Oui je suis sûre de moi ! Tu devrais savoir, depuis que tu me connais, que je ne suis pas le genre à me défiler juste à cause de ce que pensent les autres !

-C’est vrai !

Ils partirent donc pour leur première enquête en commun. De nombreuses autres suivirent, ils formaient une très bonne équipe, la plupart du temps ils résolvaient les affaires, Dana apportait une justification scientifique afin de créditer son partenaire et que le service reste ouvert. Leurs liens s’étaient renforcés au fil des différentes affaires, plusieurs fois l’un d’eux s’étaient retrouvé cloué à un lit d’hôpital pour plusieurs jours, des fois presqu’un mois, toujours soutenu par l’autre. Ils se soutenaient dans chacune de ces épreuves qui les renforçaient, ils se protégeaient l’un l’autre, se faisaient une confiance aveugle ne pouvant imaginer que l’autre disparaisse.



Cela faisait maintenant deux ans que Dana s’était installée aux Etats-Unis, et 18 mois qu’elle travaillait en tandem avec Mulder. C’était la première fois qu’elle s’autorisait des vacances depuis ce partenariat, elle comptait retourner en Irlande pour deux semaines, retrouver sa famille, certains amis et surtout se reposer.

Elle faisait ses bagages lorsqu’on frappa à la porte, elle attendait Mulder qui lui avait proposé de l’accompagner jusqu’à l’aéroport. Elle alla donc ouvrir, sans se soucier de vérifier qu’il s’agissait de son coéquipier, elle était sûre d’elle. A peine eut-elle tourné la poignée que la porte volait en éclats sous l’assaut d’un homme encagoulé. Le choc la projeta au sol, l’étourdissant, sans qu’elle n’ait le temps de réagir l’agresseur l’avait immobilisée à plat ventre afin de lui attacher les mains dans le dos avant de l’assommer par un coup violent à l’arrière de la tête.

Mulder arrivait un quart d’heure plus tard chez Dana, il découvrit la porte éclatée, bancale sur ses charnières, du sang avait taché le tapis de l’entrée. Il téléphona tout de suite à Skinner pour qu’une équipe vienne relever les éventuels indices, espérant avoir une explication sur ce qui avait pu se passer. Il appela immédiatement Mme Scully pour l’informer que sa fille ne viendrait pas en Irlande pour les deux prochaines semaines, à cause d’une affaire urgente ses vacances avaient dues être reportées. Il avait décidé de dissimuler la vérité afin d’éviter qu’elle ne se fasse du souci, la distance l’empêchant d’agir pour retrouver sa fille.





To Be Continued...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
*Mary*

avatar

Nombre de messages : 77
Date d'inscription : 11/11/2008

MessageSujet: Re: L'Etrangère... (AU)   Mar 2 Déc - 20:51

Lorsque Dana se réveilla elle se trouvait dans le noir, attachée à une barre de fer qui lui semblait être une tuyauterie, l’endroit était froid et humide, le sol se constituait semble-t-il de terre battue. Le silence qui régnait en ce lieu était pesant, étouffant, générant une angoisse que Dana parvenait difficilement à refouler. Ses poignets subissaient l’assaut de ses liens, et elle sentait que du sang avait coulé sur son visage, elle ne savait pas depuis combien de temps elle était là, n’avait aucune idée de l’endroit où elle se trouvait, ni pourquoi elle était là ou ce qu’on lui voulait.

La lumière l’aveugla lorsque son ravisseur ouvrit la porte de ce qui était devenu sa cellule. L’homme était grand, imposant une carrure musclée et peu rassurante pour la jeune femme. Il s’avança vers elle et lui asséna une gifle d’une rare violence en guise de « bonjour ». Elle retenu ses larmes de toutes ses forces, essayant d’enfiler un masque d’indifférence, lui montrer sa souffrance et sa peur serait faire trop d’honneur à son bourreau. Etant bâillonnée elle ne pouvait rien dire, et elle s’efforçait de ne laisser échapper aucun son sous les assauts de plus en plus fréquents de cet homme qui prenait plaisir devant sa souffrance. Il n’avait pas dit un mot, rien expliquer de la raison de cet enlèvement, Dana cherchait mais ne comprenait pas ce qu’elle faisait ici, aucun des criminels qu’elle avait arrêté avec Mulder n’avait été libéré, ce n’était donc pas une vengeance. Elle priait pour que son enlèvement ait laissé assez de traces à son coéquipier pour le mettre sur la voix qui le conduirait jusqu’à elle dans les plus brefs délais.



Mulder s’agitait, il était nerveux, inquiet, il culpabilisait, pourquoi n’était-il pas arrivé à l’heure ? Il aurait pu empêcher ce drame ! Skinner sentait que son agent faisait les cent pas, ce creusant la cervelle pour trouver une solution au plus vite, étant rongé d’inquiétude et de remords. Il essayait d’être présent pour cet homme qu’il considérait plus comme son ami que comme son employé, voulant le soutenir dans cette épreuve, sachant parfaitement que cette jeune femme représentait bien plus qu’une simple amie à ses yeux. L’enquête avançait trop lentement au goût de Mulder, déjà douze heures que Dana avait disparue, et ils n’avaient strictement rien qui puisse les guider vers elle.



Le fait de savoir que Mulder avait certainement découvert sa disparition très peu de temps après qu’elle ne se soit faite enlevée réconfortait Dana. Elle savait qu’il ne lâcherait pas, allant même jusqu’à ne plus dormir, ni se nourrir dans l’espoir de gagner quelques heures précieuses pour la vie de la jeune femme. Penser à lui et aux efforts qu’il fournirait pour la retrouver lui permettait de ne pas lâcher prise, il fallait absolument qu’elle soit vivante quand il défoncerait cette porte pour la récupérer.

Elle redoutait le moment où son bourreau reviendrait, il n’était venu qu’une fois la voir, uniquement dans le but de la battre, elle ne savait ce que lui réserverait sa prochaine visite. Cet homme était bien plus fort qu’elle, ne lui permettant aucune résistance, aucune rébellion face à ce géant, il avait tout pouvoir sur elle, son emprise physique était totale, mais jamais, elle se le jurait, jamais il n’aurait raison de ses pensées.

La lumière ce fit de nouveau dans la petite pièce qui renfermait la jeune femme, l’homme s’avança et sortit un couteau, Dana sentit tout son corps se raidir à la vu l’arme qui approchait sa peau.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
*Mary*

avatar

Nombre de messages : 77
Date d'inscription : 11/11/2008

MessageSujet: Re: L'Etrangère... (AU)   Mer 3 Déc - 0:23

ATTENTION : le premier paragraphe de ce que je vais poster peux choquer tès fortement certaines personnes, il s'agit d'une scène très violente donc ne prenez pas cette mise en garde à la légère s'il vous plait!


La lame vint effleurer son visage avant de commencer une lente descente jusqu’à son ventre où l’homme prit plaisir à décrire des cercles, la lame aiguisée fit naitre une estafilade circulaire ensanglantée sur son passage. Après avoir joué avec les nerfs de la jeune femme, il la libéra de ses liens avant de la brutalisée, l’attrapant par les poignets, la forçant à se lever malgré la souffrance qui lui procuraient les multiples blessures dont il était le seul responsable. Il la plaqua au mur, bloquant ses mains au dessus de sa tête. Il commença à goûter la peau de son cou, promenant ses mains le long de ses courbes féminines, lui procurant des frissons de dégoût et de peur. Elle ne pu réprimer des larmes qui dévalèrent son visage, laissant ainsi naître ses émotions à la lumière du jour, régalant l’égo de cet homme qui prenait plaisir à jouer avec la volonté de cette jeune femme qui lui résistait malgré sa faiblesse physique. Détournant la tête, elle ferma les yeux, ne voulant être témoin de ce qu’elle allait subir, elle se raccrocha au souvenir de son partenaire, persuadée qu’il la trouverait à temps. Ses vêtements cédaient sous la force vorace de son assaillant, la dénudant un peu plus chaque instant, la rapprochant du moment où il irait jusqu’à tenir son âme entre ses mains, la souillant au plus profond d’elle-même pour son simple plaisir malsain et égoïste, châtiment ultime de l’être humain. La respiration de ce dévastateur d’intimité se faisait haletante, s’écrasant dans le cou de Dana qui gardait les yeux obstinément clos, voulant éviter à sa mémoire d’enregistrer les images de ce qu’elle subissait. Sans aucun ménagement il prenait possession de ce corps frêle, presqu’un inconscient. Forçant toutes les barrières que la morale interdit de franchir, il avait investit de sa présence l’intimité la plus protégée de la jeune femme qui avait cessé d’essayer de se débattre devant l’évidence de la domination physique.



Vingt-quatre heures que Dana avait disparue, faisant renaître ses talents de profiler, Mulder avait compris le but de ce criminel, et une zone géographique de moindre surface avait été déterminée. Les recherches débutaient, Mulder était toujours aussi anxieux mais très attentif à chaque détail, ne voulant pas laisser passer sa chance de retrouver sa partenaire. Il avait peur de ce que la jeune femme pouvait subir pendant cette détention criminelle, peur la retrouver morte ou même que cet homme lui ait infligé un châtiment bien pire que la solution funeste.

Une heure que les recherches avaient débutées lorsque Mulder reçut un appel d’une des équipes, une maison isolée, semblant abandonnée avait été repérée, l’équipe déjà sur place ne voulait pas intervenir sans la présence de Mulder, ils avaient trouvés des traces de pas sur le chemin de terre battue menant à la porte d’entrée. Les pas d’un homme et d’une femme, ceux de cette dernière étant chaotiques, laissant présager la contrainte. Mulder arriva sur les lieux un quart d’heure plus tard, il organisa l’assaut de la maison, espérant que c’était le lieu recherché et surtout qu’il n’était pas trop tard. Il serait en première ligne, il voulait être le seul à trouver Dana, le seul à la voir dans l’état dans lequel elle devait se trouver, il voulait la protéger des regards qui pourraient s’abattre sur elle.



Elle se réveilla, dans un état semi-léthargique, ses idées étaient confuses mais elle reprit rapidement le dessus. Le bruit derrière la porte la fit se crisper, priant de toutes ses forces pour ne pas subir une troisième visite de son bourreau. Elle sursauta lorsque la porte vola en éclats, inondant la pièce d’une lumière blafarde. Un homme s’avança vers elle, elle se recroquevilla sur elle-même, espérant se protéger d’éventuels coups, voulant cacher sa nudité. Mulder n’en croyait pas ses yeux, il l’avait retrouvée, à l’évidence trop tard, son corps dénudé, couvert d’hématomes et de traces de sang séchées, laissait imaginer les sévices qu’elle avait enduré.

-Dana…Dana c’est moi, je suis là, c’est fini…il chuchotait, ne voulant pas l’effrayer, il déposa sa veste sur son corps meurtri…ça va aller…ça va aller…je vais t’emmener à l’hôpital… il l’avait prise dans ses bras, voulant la protéger, la rassurer, mais elle restait crispée, stressée par le contact d’un homme, même s’il était le seul homme à qui elle confierait sa vie.

-Non…pas l’hôpital…je t’en pris…son état de choc et les sanglots qu’elle laissait s’échapper maintenant qu’elle était en sécurité dans ses bras rendaient ses mots presqu’inaudibles.

-Dana, il faut soigner tes blessures, et…il faut faire…un kit de viol !

-Non…je t’en supplie, ramène moi chez moi, et reste avec moi…je t’en pris…je ne veux pas affronter l’hôpital, je n’ai rien de grave, je le sais je suis médecin…malgré son état elle trouvait encore la force de se défendre, appuyant ses idées sans en déroger.

-D’accord, d’accord…il dégagea les cheveux qui lui tombaient sur le visage, voulant plonger dans son regard bleu azur empreint de détresse qu’elle ne laisserait s’exprimer qu’une fois réellement seule avec lui.

Comme elle était menue, la veste de Mulder la couvrait presque jusqu’aux genoux. Il la prit dans ses bras, elle s’accrocha à lui, enfouissant son visage meurtris dans son cou afin de se protéger du monde extérieur. Il la serra le plus fort possible contre lui, penchant la tête pour lui offrir d’avantage de protection. Tout ce que l’on pouvait apercevoir de l’état de la jeune femme était le bas de ses jambes ensanglantées et couvertes d’équimoses. Mulder sortit de la maison, portant Dana, il se dirigea vers sa voiture, ne s’accordant aucun détour, et démarra sans plus attendre pour prendre la direction de l’appartement de sa partenaire.



La porte de l’appartement avait été remplacée, Mulder était le seul détenteur des nouvelles clefs. Tout en continuant de porter Dana il ouvrit la demeure et entra, refermant immédiatement la porte derrière lui. Il déposa sa partenaire sur son lit et la couvrit d’une couverture afin de cacher sa nudité, puis il alla faire couler un bain chaud et parfumé pour qu’elle puisse se laver et essayer de détendre ses muscles endoloris par les coups et l’épreuve qu’elle avait traversée. Il retourna dans la chambre, et c’est elle qui tendit les bras vers lui pour qu’il la porte, d’abord surpris et hésitant, il la prit dans ses bras pour l’immergée sous la mousse blanche avant de lui retirer la veste qui la couvrait avec difficulté. Il s’apprêtait à sortir de la salle de bain lorsqu’elle le retint, la voix tremblante, les yeux scintillants de larmes et de détresse :

-Ne me laisse pas seule…

-D’accord, je vais me mettre là…je me retourne d’accord ? Prend ton temps…il lui caressa la joue, effaçant une larme de son pouce. Il n’osait pas élever la voix au delà d’un chuchotement, de peur de l’effrayer ou de raviver le souvenir de scènes vécues ces dernières vingt quatre heures.

Ils passèrent près d’une heure dans la pièce embuée, ils s’étaient enveloppés d’un silence profond, uniquement troublé par les mouvements de Dana dans l’eau. Mulder restait dos à la jeune femme, lui laissant un minimum d’intimité malgré sa présence. Elle était en train de se rincer lorsqu’il l’entendit tomber. Sans hésitation il se retourna, craignant un malaise du à l’état physique de sa coéquipière. Il découvrit la jeune femme assise dans le fond de la baignoire, les genoux repliés sur sa poitrine, la tête enfouie dans ses bras, elle pleurait sans aucune retenue. Mulder fut presque rassurer de la voir ainsi, enfin elle s’autorisait à craquer psychologiquement se disait-il. Il s’approcha d’elle, éteignit l’eau avant de lui couvrir les épaules d’une grande serviette éponge.

-Aller viens…il la souleva hors de la baignoire, elle blottit son visage au creux du cou de son partenaire…ça va aller, il faut que tu te sèches et que tu passes quelque chose, tu vas prendre froid !

Il la déposa sur son lit, la gardant serrée contre lui jusqu’à ce que les sanglots de la jeune femme se calment un peu. Puis il la laissa seule pour qu’elle s’habille, pendant ce temps il préparerait du lait chaud pour qu’elle avale quelque chose. Il se doutait qu’elle n’avait pas été nourrie mais qu’elle n’aurait pas faim, une boisson chaude lui ferait surement du bien.

Elle entra silencieusement dans la cuisine pour s’approcher de son partenaire qui lui versait un bol de lait. Il ne l’avait pas vu, et fut surpris de sa présence lorsqu’il leva les yeux. Elle avait séché ses larmes, s’était démêlé les cheveux et avait passé son pyjama de soie bleu. Il la regarda dans les yeux, ne voulant pas la dévisager, évitant de créer une gêne chez elle. Pour la première fois depuis deux ans qu’il la connaissait, il la voyait vulnérable, fragile, ayant besoins de son soutien et de sa protection. Le bleu azur de ses yeux était gâcher par des nuances orageuses, traduisant la détresse de la jeune femme, il n’avait qu’une envie, la prendre dans ses bras, lui promettre qu’elle s’en remettrait, qu’il serait là, qu’il la protégerait, mais il avait peur de la brusquer, qu’elle ne le croit pas, qu’elle le repousse. Mais comme quelques temps plus tôt dans la soirée, c’est elle qui vint se blottir contre lui, laissant de nouveau échapper ses larmes à son contrôle. Il la serra contre lui comme pour chasser tous les sentiments de honte et de mal-être qu’elle pouvait ressentir, il embrassa ses cheveux humides avant de lui proposer la boisson chaude qu’il avait préparée. Elle refusa de boire, trop secouée par ce qu’elle venait vivre pour avaler quoi que ce soit. Ils allèrent s’assoir dans le canapé, Dana se lova contre Mulder qui les recouvrit tous les deux d’une couverture, il lança un film qu’il avait préparé, espérant que l’histoire permettrait à la jeune femme de se vider un peu l’esprit pour s’endormir. La première demi-heure eut raison de la résistance de Dana qui s’endormit dans la chaleur et le réconfort des bras de son partenaire. Mulder la rejoignit rapidement dans son sommeil, tous deux étendus sur le sofa, éclairés par l’écran de télé.



Des sanglots réguliers le sortirent de son sommeil profond, Dana n’était plus avec lui sur le canapé, il se leva pour se dirigé vers la source du bruit. Il la trouva recroquevillée en position fœtale dans son lit, elle tremblait et pleurait, mais elle dormait. Il décida de la réveillée, il fallait abréger cet épisode de souffrance qu’elle était en train de revivre au travers de cauchemars. Il s’assit sur le bord du lit et posa une main sur l’épaule de la jeune femme avant de se pencher à son oreille :

-Dana ! Dana il faut que tu réveilles...Elle ouvrit les yeux, et prise de peur elle cria et envoya des coups en direction de Mulder qui se trouva éjecté du bord du lit avant de pouvoir expliquer quoi que ce soit à sa partenaire. Il se releva, montrant ses mains ouvertes en signe de bienveillance, Dana qui reprenait peu à peu ses esprits réalisa qu’elle venait de faire un cauchemar.


To Be Continued...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
*Mary*

avatar

Nombre de messages : 77
Date d'inscription : 11/11/2008

MessageSujet: Re: L'Etrangère... (AU)   Jeu 4 Déc - 15:54

-Oh…excuse moi…Elle avait la voix tremblante, des larmes coulaient encore sur ses joues.

-Ce n’est rien, je n’aurai pas du m’y prendre comme ça pour te réveiller, j’aurai du me douter que dans l’ombre tu ne pouvais pas me reconnaître. Pardonne moi je ne voulais pas t’effrayer. Il s’était rapproché de la jeune femme, s’asseyant à ses côtés sur le lit.

-Je me sens tellement mal, j’ai peur qu’il me retrouve, qu’il revienne…elle leva ses yeux embués sur le visage attentif de son partenaire…tu comprends, je ne veux plus le revoir…

-Ne te fais aucun soucis…après que je t’ai sortie de la maison, les agents présents ont investit les lieux et il y a eu fusillade…il prit le visage de sa partenaire entre ses mains…il est mort Dana, plus jamais il ne te fera de mal ! Elle l’enlaça, presque heureuse de cette nouvelle, soulagée de savoir qu’elle n’était plus en danger.

-Merci…merci de t’occuper de moi…

-Je ne me le pardonnerais pas s’il t’arrivait encore quelque chose, tout ceci est de ma faute !

-Comment veux-tu que ce soit de ta faute ?

-J’étais en retard, si j’avais été à l’heure…

-Et moi, si j’avais regardé avant d’ouvrir ! On peut aller loin avec des « si »…J’ai besoins de toi…Je t’en pris ne te détruit pas pour ça…J’ai besoins de ta force, je ne tiendrais pas sans ça…les larmes s’étaient remisent à parcourir les joues au teint porcelaine de la jeune femme.

-J’ai eu tellement peur de ne plus jamais te revoir…Tellement peur de te perdre à jamais…Dana je te promets de ne plus jamais te laisser…

Il se dégagea de l’étreinte de sa partenaire et déposa un baiser sur son front, puis il descendit sur sa pommette, effaçant les traces des larmes sur son passage, il embrassa sa joue avant de caresser le coin de sa bouche, l’effleurant de ses lèvres, et de terminer sa course de tendresse par un baiser déposé sur les lèvres salées de cette femme qu’il aimait depuis cette soirée où il avait eu pour mission d’aller la chercher à l’aéroport. Elle prit le visage de Mulder entre ses mains afin de prolonger ce baiser qu’elle attendait depuis deux ans, puis elle se blottit au creux de ses bras, savourant sa protection, sa tendresse, sa chaleur, son amour. Il la serra contre lui en se laissant basculer sur le lit, ils restèrent là, allongés l’un contre l’autre, il ne desserra pas son étreinte et elle appréciait cette sensation de sécurité qu’il lui offrait. Ils s’endormirent, terrassés par la fatigue.



Leur réveil fut difficile, Mulder fut le premier à revenir du pays des rêves, Dana était toujours lovée contre lui. Les bleus qui coloraient son visage étaient plus vifs que la veille, il fut interloqué par la force de caractère dont elle avait du faire preuve pour subir ces coups. Elle se réveilla, le corps endolori de courbatures et de douleurs qu’avaient laissé les épreuves traversées. Un frisson parcourut son dos, sans lever les yeux elle se blottit d’avantage contre cet homme qui l’étreignait, elle voulait rester éternellement dans ses bras protecteurs, seul lieu où elle se sentait en sécurité à présent. D’une tendre caresse il dégagea le visage de la jeune femme des quelques mèches de cheveux roux qui le recouvraient. Elle releva son visage, lui offrant son regard, plongeant dans les yeux rassurants de son partenaire.

-Comment te sens-tu ?

-Engourdie…j’ai mal partout, mais ce sont les coups et les courbatures, ça passera…elle esquissa un semblant de sourire…sinon…je me sens bien là…elle chuchotait ses mots, à peines audibles, comme par peur qu’il puisse les entendre et qu’il s’en effraie.

-Tu n’as pas froid ? Tu veux quelque chose ?

-Oui, rester là…j’ai un peu froid…mais tu me réchauffes…ne me laisse pas…

Il la serra plus fort contre lui, embrassa son front avant de caller son menton dans le roux flamboyant de ses cheveux. Il tira les couvertures du lit sur eux afin de la réchauffer d’avantage.

-Je ne te laisse pas…je reste avec toi…je ne te quitterais plus jamais…

-Je…merci…pendant ces vingt-quatre heures…c’est ma confiance en toi, ma certitude que tu me retrouverais qui m’a fait tenir…j’ai cru que je ne te verrais jamais franchir cette porte, j’ai eu peur de…mourir…mourir sans toi !

-Plus jamais je ne prendrais le risque de te perdre ! Dana, je vais appeler Skinner, je vais te prendre deux semaines de congés en plus et moi je me prends un mois. Ce mois on va le passer ensemble, tu vas te reconstruire, je serais là à chacun de tes pas, d’accord ?

-Oui…sa voix tremblait, l’émotion l’étreignait, ce n’était plus de la peur, c’était du bonheur…Mulder ?

-Oui ?

-Je veux passer ce mois en Irlande, avec toi, dans ma famille !

-Tu es sûre ?

-Oui, je veux que maman te vois, qu’elle n’ait plus aucuns doutes !

-Quels doutes ?

-Ceux qui font qu’une mère se demande si sa fille est bien avec l’homme qu’il lui faut !

-Ah…ces doutes là…je…je suis l’homme qu’il te faut ?

-Mieux que ça ! Tu es celui que j’attendais ! Elle dégagea son visage pour le regarder, puis elle déposa un baiser léger sur ses lèvres.

-Alors je partirais en Irlande avec toi, je te l’ai promis, je ne t’abandonnerais pas, même quelques secondes, maintenant je ne te quitte plus ! Il l’embrassa avant qu’elle ne cache de nouveau visage contre son cou. Il faut que j’appelle Skinner, ensuite j’appellerais l’aéroport pour nos billets, et puis il faut que tu préviennes ta mère !

-Dans quelques minutes…je suis bien là !

-Oui ma puce ! Il embrassa ses cheveux avant de resserrer son étreinte autour de son âme sœur.



Ils passèrent la matinée au téléphone, Mulder informant leur patron, et ami, qu’ils prenaient un congé d’un mois, Scully expliquant à sa mère qu’elle venait maintenant pour un mois, et qu’elle serait accompagnée.

-Comment ça accompagnée ?

-Je viens avec mon ami maman…je t’expliquerais, c’est une longue histoire, je ne peux pas t’en parler au téléphone !

-Ma chérie qu’est ce que tu as ? Tu pleures ?

-Maman, non, pas au téléphone, à demain d’accord ?

Dana raccrocha sans laisser à sa mère le temps de réagir. Maggie s’inquiétait de plus en plus. Entre le coup de téléphone de l’agent Mulder il y a deux jours, et maintenant sa fille qui l’informait qu’elle rallongeait ses vacances et qu’elle venait accompagnée d’un homme dont elle n’avait jamais entendue parler, elle se demandait ce qu’il se passait.



Dana faisait ses valises lorsque Mulder entra dans sa chambre, il s’était approcher sans bruit, et l’avait prise dans ses bras en arrivant dans son dos. Il déposa un baiser dans sa nuque, qu’elle accueillit avec délice, avant de lui souffler quelques mots à l’oreille.

-Nos billets sont réservés ma puce, notre avion est dans quatre heures !

-On passe par chez toi pour que tu prennes des affaires ?

-Oui, dès que tu es prête on y va !

-J’en ai pour quelques minutes…elle se retourna pour lui faire face…je…une fois en Irlande…ne me laisse pas seule avec eux même une seconde s’il te plaît…elle avait les larmes aux yeux.

-Hey…hey…qu’est ce qu’il y a ? Pourquoi tant d’angoisse ? Il avait prit le visage de Dana entre ses mains, effaçant ses larmes du bout des doigts.

-Je…mon corps porte toutes les marques de ce que j’ai vécu…je ne me sens en sécurité qu’avec toi…j’ai peur de leurs regards, de leurs questions, je ne veux pas affronter ça seule…

-Je ne te quitterais pas d’accord ? Je serais là, je garderais toujours un contact avec toi si tu veux !

-…Merci…Elle déposa un baiser léger sur les lèvres de cet homme qui la rassurait.

-Allez, finit ta valise sinon on ne partira jamais !



Trois heures plus tard, ils étaient à l’aéroport, leurs bagages étaient enregistrés et ils patientaient avant d’embarquer. Dana ne lâchait pas la main de son partenaire, ce lieu public l’inquiétait, elle avait besoins de sentir sa présence, d’être sûre qu’il était là. Les gens portaient tous leur regard sur la lèvre fendue et la pommette meurtrie de la jeune femme, à tel point qu’elle souhaitait disparaître dans les bras de son ami, ne voulant plus affronter ces yeux attristés, empreints de pitié, de questionnement et d’effroi. Comprenant l’angoisse et le besoins de sécurité de la jeune femme, Mulder encercla ses épaules et elle vint se réfugier dans ses bras en attendant l’annonce de l’ouverture des portes pour l’embarquement.



Cela faisait plus d’une heure qu’ils avaient décollé, Dana s’était mise dans le siège côté fenêtre, voulant s’isoler et n’avoir que le contact de l’homme qu’elle aimait. Elle s’était endormie dans les bras de Mulder, il la réveilla par un baiser sur le front. Leur vole comprenait un repas, ils venaient d’être servis.


Maggie attendait, dans une demi-heure elle retrouverait sa fille qu’elle n’avait pas vue depuis plusieurs mois. La porte de débarquement venait de s’afficher, elle se dirigea dans le terminal afin de pouvoir accueillir la jeune femme et son compagnon. Elle vit l’avion atterrir à travers les baies vitrées, son impatience grandissait minute par minute. Elle vit enfin apparaître sa fille au bout du couloir de débarquement, et fut choquée par la scène qui s’offrait à elle. Dana était blottie contre son compagnon, son visage portait des marques de maltraitance, elle ne comprenait pas ce qu’elle voyait. Jamais elle n’avait vu sa fille se laisser protéger par quelqu’un, jamais elle ne l’avait vu avec de telles marques sur le visage.



To Be Continued...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
*Mary*

avatar

Nombre de messages : 77
Date d'inscription : 11/11/2008

MessageSujet: Re: L'Etrangère... (AU)   Ven 5 Déc - 17:54

-Dana ?

-Bonjour maman ! Je te présente Fox Mulder, mon coéquipier et…elle leva les yeux vers lui, un regard plein de tendresse s’échangea entre eux…et mon compagnon dans la vie privée depuis…quelques jours.

-Bonjour Fox, je suis heureuse de vous accueillir chez nous !

Elle se tourna vers sa fille, avançant sa main vers le visage meurtri dans le but d’y déposer une caresse. Dana se recula vivement, se réfugiant dans les bras de Mulder, des larmes naissaient aux coins de ses yeux mais elle les retenait, ne voulant pas pleurer devant sa mère. L’incompréhension et la tristesse se bousculaient dans le regard de Maggie.

-Dana ?

-Peut-être que je t’expliquerais maman, mais je t’en pris, aucune question…

-Bien, allez venez, vous avez besoins de repos.



Après avoir récupéré leurs bagages, Maggie les conduisit dans ce qui deviendrait le lieu de convalescence de Dana, sans le savoir Maggie allait assister à la rémission de sa fille, à sa reconstruction après une épreuve dont elle ignorait tout. Dans sa tête, l’état de Dana était certainement du à une mission qui s’était mal terminée. Ce qui l’inquiétait davantage, c’était l’état psychologique de sa fille, en la voyant se réfugier contre son partenaire tout à l’heure elle avait compris que la jeune femme avait été affaiblie psychiquement.



Maggie leur avait préparé l’ancienne chambre de Dana, elle les y accompagna et leur donna du linge de bain avant de les laisser s’installer, leur signifiant que le dîner serait prêt dans une demi-heure. Dana redoutait ce moment, en effet c’était l’été, et toute la famille se réunissait chaque mois de juillet dans la demeure familiale. Elle allait donc devoir affronter les regards de ses frères et sœur face à son état physique, mais aussi en ce qui concernait la présence de Mulder qu’ils n’avaient jamais vu, et dont ils n’avaient entendu parler uniquement comme d’un collègue. Mulder sentait qu’elle était tendue, il s’approcha d’elle, et posa ses mains sur les siennes afin qu’elle arrête de ranger ses affaires nerveusement. Elle leva les yeux sur lui, ses mains tremblaient dans les siennes.

-Ca va aller ma puce…je suis là, je ne te quitte pas d’accord !

-Oui…sa voix hésitait…j’ai tellement peur qu’ils me posent des questions, ils vont vite comprendre que je n’ai pas prit de simples coups dans la figure. Tu sais ils me connaissent, surtout Melissa, elle saura que je suis déstabilisée, elle saura que j’ai vécu quelque chose !

-Si tu veux je répondrais pour toi, je ne dévoilerais pas la vérité, je dirais juste qu’il est trop tôt pour en parler, que tu as juste besoins d’être avec eux, et que moi je suis ton compagnon…il la serra dans ses bras…ils n’ont rien besoins de savoir à part que tu as besoins de calme !

-Oui…je crois que sans toi…je serais morte…Il l’embrasse dans les cheveux en entendant ces mots.

-Allez, tu es prête ? Il va falloir descendre pour le dîner !

-Oui, allons-y…

Ils sortirent dans le couloir et une fois arrivés en haut de l’escalier Dana s’accrocha à son compagnon :

-Ne me laisse pas, même pas une seconde, même pour dire bonjour, protège-moi ! Je…je refuse qu’ils me touchent… elle baissa les yeux, honteuse d’avoir à demander cela.

-Ne t’inquiète pas d’accord, je ne lâcherais pas ta main, dès que tu as besoins tu viens vers moi d’accord ? Ca va aller, ils sont ta famille, ils ne peuvent que comprendre !



Ils descendirent les escaliers, chaque marche les rapprochant un peu plus de la salle à manger, à chaque pas Dana serrait un peu plus la main de Mulder dans la sienne qui finit par passer un bras autour de ses épaules, sa main la tenant à la taille, lui offrant ainsi le soutien dont elle avait besoins. Ils entrèrent dans la pièce, toute la famille était là, Dana vit le visage de Melissa se décomposer à la vue des marques qu’elle portait à la lèvre et à la pommette. Malgré le choc de voir sa sœur avec le visage meurtri, Melissa se ressaisit rapidement pour aller l’embrasser. Mais en approchant elle lut dans les yeux de la jeune femme qu’il ne fallait pas la toucher, Maggie ne fut pas surprise que ses deux filles ne se disent rien, elles se connaissaient tellement qu’elles n’avaient pas besoins de parler. Bill et Charles, leurs deux frères, ne comprenaient pas la réaction de Dana mais ils n’insistèrent pas et la saluèrent de loin. Au moindre geste brusque, la jeune femme se réfugiait contre son ami, ne pouvant pas se passer de son contact et de la sécurité qu’il lui apportait.



Les retrouvailles de la fratrie furent quelque peu glaciales en raison de l’état de Dana, ce qui peinait beaucoup Maggie. Le dîner fut relativement silencieux, et le jeune couple que formaient les deux américains de la demeure se retira rapidement.

Arrivée en haut de l’escalier, Dana s’accrocha à Mulder, ses jambes étaient en train de l’abandonner :

-Mulder…Il eut à peine le temps de la rattraper avant qu’elle ne touche le sol.

-Dana ? Dana comment tu te sens ? Elle s’accrocha à lui.

-Je crois que je suis épuisée…elle chuchotait à son oreille, il serait le seul témoin de ses faiblesses.

-On va aller se coucher ma puce…Il embrassa son cou, et dans un sursaut il affirma son emprise sur le corps frêle de la jeune femme.

Il entra dans la chambre avec Dana dans les bras, repoussant la porte d’un coup de pied il s’approcha du lit et y déposa son Ange. Elle resta allongée dans cette position quelques minutes avant de se lever pour se changer et enfiler son pyjama. Pendant ce temps Mulder était passé à la salle de bain, la maison était grande, chaque chambre possédait sa salle d’eau, il ressortit portant un T-shirt et un boxer, Dana s’était enfouit sous les couvertures, prise par le froid de la pièce qui n’avait pas été habitée depuis son départ. Il s’approcha du lit avec lenteur, puis s’assit aux côtés de Dana :

-Tu me fais une place ?

-J’ai froid !

La jeune femme se décala dans le lit, laissant la place à son partenaire de se glisser à ses côtés. Aussitôt fut-il allongé près d’elle qu’elle se blottit contre lui, cherchant sa chaleur et son étreinte protectrice et rassurante. Il la serra contre lui après avoir déposé un tendre baiser sur ses lèvres glacées, rendues rouges écarlate par l’émotion. Ils s’endormirent dans cette position, l’un contre l’autre, terrassés par la fatigue du voyage et de la soirée en famille pendant laquelle il avait du la soutenir alors qu’elle affrontait l’interrogation silencieuse de ses proches.



Le soleil de ce matin de juillet qui filtrait à travers le voilage blanc des fenêtres de la chambre de jeune fille de Dana vint caresser le visage de la jeune femme, heureuse de se réveiller sous la lumière de son Irlande natale, dans les bras de l’homme qu’elle aimait. Un frisson la parcourue, durant la nuit les draps avaient glissé et elle se trouvait découverte, elle se blottit davantage contre Mulder, le réveillant dans son geste. Il ouvrit les yeux avec douceur, l’esprit encore peuplé par les créatures de ses rêves, il embrassa le front de sa compagne en guise de « bonjour ». Elle répondit à ce geste en capturant les lèvres de son partenaire dans un baiser tendre, empreint de tout l’amour qu’elle éprouvait à son égard. Il répondit à ce gage d’amour en prolongeant cette étreinte de leurs lèvres, ne voulant pas écourter ce moment délicieux.

Il regarda la petite pendule qui était accrochée au mur en face du lit, il était presque neuf heures, et l’odeur du petit déjeuner commençait à pénétrer toutes les pièces de la maison encore empreinte du calme de la nuit. Ils se levèrent et se préparèrent, puis ils descendirent dans la salle à manger afin de prendre part à ce moment familial que pouvait représenter un petit déjeuner de vacances dans la demeure qui avait abrité l’enfance de la jeune femme.

Dana avait entrelacé ses doigts à ceux de l’homme pour qui son cœur battait, ne les lâchant pas, s’assurant de sa présence à ses côtés. Pour la rassurer il avait déposé un doux baiser au creux de son cou en enserrant sa taille, se plaçant dans son dos, l’assurant ainsi de sa protection. Maggie avait assisté à cette scène depuis la cuisine, elle ne pu réprimer un sourire, heureuse de voir que sa fille avait trouvé un homme attentif, concerné par son état. Elle les rejoignit dans le couloir, une panière pleine de brioches à la main.

-Allez venez tous les deux, on va commencer maintenant que tout le monde est là.

-Bonjour maman ! Dana avait attrapé la main de sa mère, la forçant à la regarder dans les yeux.

-Bonjour ma chérie ! Au regard de sa fille elle comprit qu’elle pouvait se permettre, enfin, de déposer un baiser sur la joue de sa fille cadette, qui jusqu’à maintenant s’était refusée à tout contact physique avec qui que ce soit, sauf celui de son compagnon.

Ils s’installèrent tous les trois autour de la table, rejoignant le reste de la famille. Dana n’avala presque rien, ce qui n’étonna pas Mulder mais qui inquiéta Maggie.

-Tu n’as rien mangé, il faut te nourrir mieux que cela !

-Mme Scully…Dana…n’aura pas un appétit très développé dans les jours qui viennent…ne vous inquiétez pas, c’est normal…elle sait ce qu’elle fait !

La jeune femme se cala sous le bras de son ami, regardant sa mère, comme pour donner plus de poids aux paroles de défense qu’il venait de prononcer. Maggie fut surprise par cette révélation, mais connaissant sa fille, son inquiétude se calma quelque peu.

-Bien…rien de grave j’espère… Mais s’il vous plaît Fox, appelez moi Maggie.

-D’accord Maggie…

Le couple ne répondit pas à la question de la gravité de l’état de Dana. La jeune femme avait décidé que pour l’instant, elle ne parlerait pas de l’épreuve qu’elle avait vécue. Seule la personne apte à la soutenir dans son quotidien était avertie pour l’avoir sauvée de la situation. Cela lui suffisait, elle savait que Mulder ne l’abandonnerai pas, et moins il y aurait de personnes au courant, moins elle aurait à subir les élans de compassion. L’explication de ses contusions avait été un mauvais déroulement d’une intervention sur le terrain.



Deux semaines se passèrent sans réels changement, Mulder couvrait l’être aimé d’attention, de tendresse, d’écoute et de protection. Elle avait retrouvé le sourire, mais uniquement lors de leurs instants privés, n’offrant cette parure à son visage que pour les yeux de son Amour. Elle était devenue moins dépendante de ses étreintes en public, mais sa présence et son contact lui restaient primordiales. En dehors de lui, seule sa mère pouvait poser la main sur elle, la distance qu’elle créait avec ses frères et sœur peinait surtout Mélissa. Les deux jeunes femmes jouissaient d’une relation tellement fusionnelle avant le départ de Dana, que leur mère les surnommait « les jumelles ».

Cette relation, Dana l’avait retrouvé avec son partenaire, lui devenant exclusive, à présent lui seul était le témoin des faiblesses de la jeune femme qui ne se confiait qu’à lui. Son masque d’indifférence derrière lequel elle se protégeait ne tombait que lorsqu’elle était seule avec lui. En public, seules quelques nuances au fond de ses yeux, que lui seul pouvait saisir, permettaient de connaitre l’état réel de ses sentiments.



Un soir où ils dînaient dehors à la lueur de bougies et de lampes à pétrole aromatisé, sans aucune raison pouvant le justifier, Dana se libéra enfin de son masque de détresse, se laissant aller à rire avec ses frères et sœur, parfois étant à l’initiative de l’euphorie générale par une réplique comique dont elle seule avait le secret. Mulder était heureux de retrouver la Scully qu’il connaissait, et la fratrie partit dans des récits de souvenirs d’enfance qui bercèrent Maggie de souvenirs heureux, plongeant le groupe de jeunes gens dans une bonne humeur trop longtemps attendue ces deux dernières semaines.

Mulder et Dana furent toute fois les premiers à se retirer, la jeune femme souffrait encore de ses blessures, et comme elle cachait sa souffrance toute la journée ne voulant pas alarmer sa famille, elle s’en trouvait exténuée le soir venu. Dans un élan de joie, Mulder eut envie de prendre Dana dans ses bras, le sentant la soulever du sol elle s’accrocha à son cou, et une fois en sécurité contre lui elle l’embrassa avant qu’il n’entreprenne de monter les escaliers qui les mèneraient à leur chambre.
Il déposa la jeune femme sur le lit tout en l’embrassant et s’allongea presqu’aussitôt à ses côtés.


To Be Continued...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
*Mary*

avatar

Nombre de messages : 77
Date d'inscription : 11/11/2008

MessageSujet: Re: L'Etrangère... (AU)   Ven 5 Déc - 18:28

Il embrassa ses lèvres, puis sa mâchoire avant de se perdre dans son cou et enfin dans son décolleté. Des frissons parcouraient la peau de la jeune femme sous l’assaut des baisers de tendresse de son partenaire, elle se cambra sous le désir, offrant son ventre encore écorché aux lèvres douces et tendres de cet homme qui la couvrait d’amour. Avec lenteur ils se dénudèrent, vêtement par vêtement, leurs gestes retenus ne faisaient qu’intensifier le désir de plus en plus pressant qu’ils ressentaient pour l’autre. Les mains de Mulder parcouraient avec douceur le dos, les hanches, les jambes, la gorge de Dana qui ne pouvait réprimer la manifestation de son plaisir sous les frémissements que faisait naître cet homme au contact de sa peau. Elle prit le visage de Mulder, qui s’attardait sur la douceur de son ventre meurtri, pour qu’il revienne à elle, ainsi elle put l’embrasser. Ne pouvant plus ni l’un ni l’autre réprimer leur amour et leurs désirs profonds un instant de plus, ils concrétisèrent les attentes qu’avaient suscité ces deux années d’amour inavoué. La Lune avait été le seul témoin de cette toute première union charnelle, éclairant de sa clarté pure l’expression sincère de ces sentiments inconditionnels liant ces deux âmes sœurs.

Ils se réveillèrent blottis l’un contre l’autre, Dana était dos à son amant qui l’encerclait de ses bras amoureux et protecteurs. La nuit passée avait fait naître une nouvelle complicité entre eux, resserrant davantage les liens déjà fusionnels qui les unissaient. Ils descendirent prendre le petit déjeuner en famille, la bonne humeur était de rigueur, même si Dana restait encore sur ses gardes. Elle n’avait toujours pas dévoilé la raison de son état, et elle pensait ne jamais avoir à le faire.



Ils leurs restaient dix jours avant de s’envoler pour les Etats-Unis, Ils décidèrent de faire du tourisme en tête à tête, savourant leur bonheur et leur amour, ils avaient besoins de cette solitude pour continuer la reconstruction que Mulder avait promise à Scully quelques semaines plus tôt. La jeune femme se sentait soulagée de ces excursions loin de sa famille, elle passait la journée blottie contre l’homme qu’elle aimait et retrouvait ainsi ce sentiment de tendresse et de sécurité que lui seul était capable de lui faire ressentir.



Trois jours avant leur départ, ils avaient passé l’après midi dans leur chambre, suscitant des railleries amicales de la part de la fratrie, passant leur temps sur internet. Après quelques coups de téléphone et l’aide d’Aaliyah de l’autre côté de l’Atlantique, un contrat de prévente avait été signé par procuration pour l’achat d’un pavillon dans un quartier tranquille de Washington.



Le matin du retour vers leur continent, Mulder remarque que Dana était particulièrement pâle, elle semblait très fragile, prête à s’effondrer à chacun de ses pas dans la clarté de la chambre. Voyant qu’elle ne s’arrêtait pas d’arpenter la pièce en tout sens, visiblement perdue dans ses pensées, il s’approcha d’elle et la saisit à la taille, et commença à lui parler doucement, presqu’en chuchotant :

-Hey ! Ca ne va pas ma puce ?

-Je…elle se réfugiait contre le torse protecteur de son amant…j’ai si peur de rentrer…peur de retrouver des lieux qui rappelleront, enfin tu sais…Il la serra contre lui, déposant un baiser sur son front.

-Je suis là, c’est pour ça qu’on déménage, c’est pour ça que c’est Aaliyah qui a fait tes cartons, que tu n’es plus à remettre les pieds dans cet appartement !

-Tu sais, je ne fais presque plus de cauchemars…mais là j’ai peur, c’est incontrôlable…

-Ca va aller d’accord ! Je ne te quitte pas, je ne te lâcherais pas un seul instant jusqu’à ce que tu te sentes la force d’avancer seule !

Pour toute réponse elle releva son visage et alla déposer un tendre baiser sur les lèvres de l’homme qu’elle aimait en se hissant sur la pointe des pieds. Ils se séparèrent à regret pour finir de préparer leurs affaires avant de descendre au salon pour prendre un dernier repas en famille.



Maggie emmena sa fille et Mulder à l’aéroport voulant leur dire un dernier au revoir sachant qu’elle ne les reverrait pas avant longtemps. La distance ne leur permettait de se voir que tous les six mois, voire une seule fois par an, ce qui peinait Maggie, frustrée de ne pas voir sa fille s’épanouir dans sa vie d’adulte. Cette enfant qui l’avait si souvent surprise par son tempérament de feu, sa volonté de fer, la voir repartir alors qu’elle n’était qu’une jeune femme fragile dont seule la présence de son amant lui était devenue vitale et protectrice, cette enfant si forte, qui soudain lui paraissait en cristal, la laisser partir sans connaitre la raison de son état lui semblait être une épreuve insurmontable. Mais elle savait que Mulder prendrait soin d’elle, durant ce mois passé chez elle, elle avait vu combien il était à son écoute, prêt à tout pour elle, et cette idée la rassurait.

L’avion décolla, laissant l’Irlande derrière lui avec son lot de bonheur, de chaleur mais aussi de moments désagréables, dus à la situation de Dana, qu’avait apporter ce mois de juillet passé en famille. La jeune femme s’était reconstruite avec beaucoup de courage mais surtout grâce à l’homme qui l’épaulait, la soutenait à chaque instant de doute, même dans ses cauchemars, il la réveillait dès qu’il sentait que son sommeil l’angoissait. Dans l’avion Dana s’était réfugiée dans les bras de son amant, essayant d’affronter ce lieu public qu’elle n’avait plus côtoyé depuis un mois. Il la rassurait de ses baisers, de ses caresses, la serrant contre lui, lui offrant le cadre protecteur dont sa fragilité avait besoins.



L’appareil se posa enfin sur le sol américain, et ils retrouvèrent Aaliyah dans le terminal de l’aéroport. Elle les conduirait jusqu’au pavillon qu’ils avaient pu acheter par procuration, grâce à elle.

Une fois devant le portail, Aaliyah leur remit les clefs avant de les laisser s’installer. Ils la remercièrent infiniment pour tout ce qu’elle avait fait pour eux avant qu’elle ne remonte dans le taxi pour prendre le chemin de son appartement.

Mulder tourna la clef dans la serrure et poussa la porte afin de l’ouvrir en grand, puis il se tourna vers Dana, et la prit dans ses bras pour la soulever du sol. Même s’ils n’étaient pas mariés il voulait respecter la tradition qui intimait de porter la jeune femme par-dessus le seuil de la nouvelle demeure, gage de bonheur et d’amour pour leur vie future.



Un dimanche matin de début novembre Dana prenait son petit déjeuner alors que Mulder se préparait à aller courir. Quatre mois avaient passés depuis l’agression de la jeune femme, cela faisait trois mois qu’ils étaient installés dans leur maison et depuis presqu’une semaine, Dana arrivait à rester complètement seule. Mulder s’octroyait donc quelques moments pour se défouler, mais ne la laissant jamais plus d’une heure. Elle avait franchement repris le dessus et était redevenue la femme forte et indépendante qu’elle était, sauf lorsqu’elle était avec lui. En sa présence la carapace de désintégrait laissant place à une femme sensible, fragile, qui avait besoins de lui.

Ils passèrent la journée au calme chez eux, jouissant d’un passage d’accalmie dans les affaires non classées qui leur permettait de souffler. Au détour d’une conversation, Mulder apprit à Dana qu’il avait eu Maggie au téléphone. Elle s’inquiétait de ne pas avoir de nouvelles et voulait savoir s’ils comptaient venir passer Noël en Irlande.
-Alors ? Tu lui as répondu quoi ?


To Be Continued...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
*Mary*

avatar

Nombre de messages : 77
Date d'inscription : 11/11/2008

MessageSujet: Re: L'Etrangère... (AU)   Ven 5 Déc - 18:49

-Je lui dis que nous passerions Noël en Irlande avec grand plaisir !

Le visage de Dana s’éclaira, elle pensait qu’il refuserait, connaissant son mal être lors des fêtes de famille elle pensait passer Noël seule avec lui.

-C’est vrai ? Tu es sérieux ?

-Oui, très sérieux ! Un sourire se dessina sur ses lèvres. Elle se précipita dans ses bras pour l’embrasser.

-Tu ne peux pas savoir le cadeau que tu me fais ! J’ai besoins de les revoir, de leur montrer que je vais bien, que je suis bien avec toi ! On ne peut pas dire que le mois de juillet se soit déroulé sous le signe de l’insouciance, j’ai hâte de pouvoir les voir à Noël…Oh Mulder merci !

-C’est normal ma puce ! J’en ai profité pour faire une demande particulière à ta mère !… Dana, qui s’était blottie dans les bras de Mulder allongé dans le canapé, releva son regard pour plonger dans les yeux de son âme sœur… Elle m’a répondu par la positive !

-Vas-tu enfin me dire ce que tu as bien pu demander à ma mère sans m’en parler ?

Il se redressa pour s’assoir et elle s’installa sur ses genoux. Mulder prit les mains de Dana dans les siennes et planta son regard dans le bleu océan des yeux de sa dulcinée. Il caressa la joue de la jeune femme, un demi-sourire sur les lèvres.

-Epouse-moi…souffla-t-il !

Une larme se dessina dans le regard de Dana avant de se matérialiser sur sa joue et de commencer un long chemin imperturbable jusqu’à ses lèvres. Mulder sécha cette larme d’un baiser tendre, le regard qu’elle venait de lui offrir suffisait à lui donner une réponse mais elle parla quand même.

-Bien-sûr…des sanglots de joie la secouaient…bien-sûr que je veux t’épouser.



Maggie attendait à l’aéroport lorsqu’elle vit enfin apparaitre le jeune couple au milieu de la foule. Dana était radieuse, ce qui ne manqua de ravir et rassurer sa mère qui l’avait quittée quelques mois plutôt dans un état de fragilité inquiétant. Elle était blottie contre Mulder qui avait passé son bras autour de ses épaules pour la serrer contre lui. Ils venaient passer quelques jours, moins d’une semaine, pour fêter Noël avec la famille de la jeune femme.

-Bonjour maman !

-Bonjour ma chérie…elle embrassa sa fille, puis se tourna vers son futur gendre…Bonjour Fox !

-Bonjour Maggie !


Une fois installés dans la chambre qui avait accueilli leur idylle naissante quelques mois plutôt, ils redescendirent au salon afin de profiter un maximum des proches de la jeune femme. La soirée touchait à sa fin, Mulder et Dana subissaient les assauts du décalage horaire et montèrent se coucher les premiers. Ils se couchèrent dans les bras l’un de l’autre, Dana blottie dos à son amant, entrelaçant leurs doigts. Il déposa un tendre baiser sur la pommette de sa compagne qui tourna imperceptiblement la tête pour le regarder du coin de l’œil. Mulder fut surpris de la sentir se raidir dans son étreinte, sans un mot il lui caressa le visage, chassant quelques mèches de cheveux roux qui lui couvraient les yeux.

To Be Continued...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
*Mary*

avatar

Nombre de messages : 77
Date d'inscription : 11/11/2008

MessageSujet: Re: L'Etrangère... (AU)   Sam 6 Déc - 3:47

Sans arrêter son geste, elle joignit sa main à la sienne, et elle l’entraîna dans un mouvement lent. Se laissant guider par la jeune femme, Mulder passa sa main dans son cou, sur sa gorge, le long de sa hanche pour terminer enfin sa course sur le ventre de Dana. Elle posa la main de son amant à plat sur sa peau avant de la recouvrir de la sienne et d’entrelacer ses doigts aux siens. Alors elle se décida enfin à chuchoter ces quelques mots :

-Un plus un égale trois…

-Je…Dana ? Mulder ne savait ce qu’il devait comprendre. Etait-ce une demande d’enfant, ou bien l’annonce que cet enfant, qu’il désirait d’elle depuis longtemps déjà, était bien présent ?

-Je suis à deux mois et demi…

Sans un mot, il passa par-dessus sa compagne afin de se retrouver face à elle. Il l’enlaça, la couvrant de baisers tous plus doux et tendres les uns que les autres. Puis il la fit basculer sur le dos et posa sa tête sur le ventre de la jeune femme, écoutant religieusement le silence de ce petit être qui venait d’illuminer un peu plus sa vie. Il embrassa la peau douce et à présent maternelle de la jeune femme, revenant à elle pour capturer ses lèvres.

-Tu ne pouvais pas me faire de plus beau cadeau mon Amour !

-Alors joyeux Noël…



Le lendemain matin ils descendirent pour prendre leur petit déjeuner, Dana portait un gros pull cachant l’arrondit encore infime de son ventre que seule une personne connaissant son état pourrait apercevoir. Ils avaient décidé qu’ils garderaient cette nouvelle secrète, même en ces temps de fêtes et de partages, voulant savourer leur nouveau bonheur à l’abri des regards indiscrets. Ils annoncèrent leur mariage prévu pour l’été ce qui déclencha une déferlante de félicitations à leur égard.

Malgré leur désire de garder la grossesse de Dana pour eux, Mulder ne pouvait s’empêcher de déposer une caresse sur le ventre de la jeune femme chaque fois qu’elle venait se blottir dans ses bras. Ces gestes de tendresses n’échappèrent pas à Maggie qui comprit rapidement la raison qui les initiaient. Elle était très heureuse à l’idée que sa fille attende un heureux évènement mais n’en montra rien, respectant le silence du jeune couple à ce sujet.

Les quelques jours de vacances qu’ils avaient pris touchaient à leur fin. Ils reprirent l’avion pour rentrer chez eux et passer le nouvel an ensemble en tête à tête.



Au mois de mai tous leurs proches s’étaient réunis pour célébrer leur mariage, Dana portait les courbes maternelles de sa grossesse, resplendissante de beauté dans sa robe blanche, et Mulder, toujours aussi protecteur avec la jeune femme, ne la lâchait ni des yeux ni de sa main en ce jour si particulier qu’ils attendaient depuis longtemps.



Cela faisait deux ans et demi qu’ils avaient trouvé le courage de s’avouer leur amour deux ans après leur première rencontre qui leur fit l’effet d’un coup de foudre qu’ils cachèrent l’un à l’autre. Aveux qui s’étaient manifestés dans des circonstances tragiques que la jeune femme avait fini par oublier, cicatrisant ses blessures physiques et morales grâce à l’amour et à la tendresse de l’homme qui était devenu son mari il y a plus d’un an et demi.

C’était Noël, et Maggie attendait dans le terminal de l’aéroport, surveillant l’apparition de sa fille. Elle repéra enfin la jeune femme, le bras de son mari autour de ses épaules, elle caressait, comme pour le protéger, son ventre empreint d’une courbe maternelle due à ses quatre mois de grossesse. Leur petite fille de 18 mois se blottissait dans le cou de son père, fatiguée par le voyage mais aussi apeurée par l’effervescence de l’aéroport.





The End...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: L'Etrangère... (AU)   

Revenir en haut Aller en bas
 
L'Etrangère... (AU)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Mes dernières arrivées en bières étrangères
» ARNAQUE etrangère
» Exposition en Finlande, 20-21 novembre
» bouton Légion Etrangère (trouvé en Rhône-Alpes)
» Kazé contre le piratage

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les fanfics de la Gillian Community :: Les fanfics :: MaryL-
Sauter vers: