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 Mauvaise journée

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docmagoo

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MessageSujet: Mauvaise journée   Lun 18 Mai - 17:28

Bureau Fédéral d’Investigation.
Washington DC.
Mercredi 18 Octobre. 8h45 am.


L’agent Mulder était particulièrement de mauvaise humeur lorsqu’il franchit les portes du bureau des affaires non-classées et ce pour plusieurs raisons. D’abord il avait mal dormi et s’était levé en retard du fait de son endormissement très tardif. Ensuite sa voiture n’avait pas voulut démarré et il avait du prendre les transports en commun en catastrophe. Sous une pluie battante, il avait malgré tout réussi à rejoindre une station de métro. Mais il avait fallut qu’il patiente plus de 20 minutes pour finir par monter dans une rame, malgré tout, bondé de gens se rendant comme lui vers leur travail. Ensuite il lui fallut encore courir sous un ciel déchaîné et enfin il arriva au pied du bâtiment du FBI où il poussa les portes tout dégoulinant de pluie. Il se dirigea vers l’ascenseur où des agents patientaient dans l’attente de l’ouverture des portes. Il suivit le mouvement et tant bien que mal réussit à se caler dans le fond de l’ascenseur. Malheureusement pour lui, le tableau de commande ne se trouvant pas à porter de son bras il dût monter tout les étages et patienter jusqu’à temps que l’ascenseur ait fini de déverser son flot d’agents. Une fois que ce fut fait, il put enfin appuyer sur le bouton qui le mènerait au sous-sol. Le voyage se passa sans encombre et après avoir parcourut une estafilade de couloir plus sombre les uns que les autres, il arriva enfin devant la porte du bureau ou figurait son nom et celui de sa collègue. Un rai de lumière sous la porte lui indiqua qu’il était vraiment très en retard. Son agacement le repris de plus belle. Il franchit la porte et la vue de sa collègue, qui portant lui tournait le dos, le calma immédiatement.

-Salut Scully! Lui dit il alors qu’il enlevait sa veste de costume trempé.
-Bonjour Mulder! Alors en panne de réveil ?
-Ouais….Fais chier!!!.


Et il se laissa tomber lourdement sur sa chaise. Surprise par cette réplique assez brutale venant de son partenaire, elle se retourna vers lui et le vit pencher en avant sur sa chaise. Une serviette à la main en train de se sécher les cheveux. Sa chemise lui collait aux épaules.

-Qu’est-ce qui t’es arrivé ?
-Mal dormi. Pas entendu le réveil et j’ai couru par ce temps de merde pour chopper une bouche de métro où j’ai dû laisser passer 3 rames avant de pouvoir en prendre une un soupçon moins bondé que les 2 autres. Puis j’ai recouru sous ce déluge pour arriver jusqu’ici mais évidemment ma chance ne s’arrête pas là puisque j’ai pris l’ascenseur qui était bourré de monde ce qui fait que je me suis retrouvé coincé dans la fond de la cabine et j’ai dû me taper tous les étages de l’immeuble pour enfin tous les redescendre et pouvoir arriver jusqu’ici. Sinon mis à part le fait que je ressemble à une serpillière. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
-Tu aurais dû m’appeler, je serais volontiers passer te prendre !
- C’est gentil mais si c’est pour donner à tous le monde de quoi alimenter les rumeurs sur nous, non merci !
-Cela ne semblait te poser de problème jusqu’à maintenant, Mulder !
-Ouais…..c’est vrai mais aujourd’hui je commence à saturer face à toute cette hypocrisie ambiante.


Surprise de l’entendre réagir de cette manière, elle essaya de capter son regard mais il était en train de farfouiller dans ces tiroirs avec un peu trop de frénésie. Visiblement à la recherche de quelque chose qu’il ne trouvait pas.

-Et merde !!!!
-Quoi encore ! Lui demanda-t-elle en haussant les sourcils.
-J’étais persuadé qu’il me restait une chemise de secours traînant au fin fond d’un de ces satanés tiroirs.
-……
-C’est pratique quand je passe la nuit à bosser sur des rapports en retard, sinon comment je pourrais me présenter le lendemain avec une chemise propre alors que j’ai pas mis les pieds chez moi depuis la veille. Pour les urgences comme celle-ci, ça marche aussi sauf quand tu oublies d’en remettre ! Comme l’imbécile que je suis…….


Sur ce il bondit de sa chaise comme si il avait été piqué par un insecte invisible et sortit du bureau telle une tornade. Surprise par cet énervement qu’elle jugeait un peu trop excessif, elle leva les yeux au ciel en se disant qu’il s’était vraiment levé du mauvais pied ce matin. Le silence du bureau fut soudain interrompu par la sonnerie du téléphone.

-Scully.
-Bonjour Agent Scully, c’est la secrétaire de Mr Kersh. Le directeur vous attends ainsi que l’agent Mulder, dans son bureau.

-Très bien, on arrive.


Mulder n’ayant pas réapparut, elle sortit du bureau en quête de celui-ci. Ses pas la dirigèrent vers les toilettes pour hommes d’où du bruit en sortait. Elle poussa la porte des toilettes et le trouva torse nu en train de faire sécher sa chemise sous le séchoir à main. Se retenant de rire pour ne pas l’énervé encore plus, elle s’approcha de lui lentement tout en profitant, à l’insu de son collègue, du spectacle qu’il lui offrait. Elle se délectait de voir les muscles de son dos jouer sous sa peau. Il avait un corps ferme et athlétique. C’était un plaisir pour Scully d’en profiter mais ce qui le rendait sexy à ces yeux c’est qu’il n’avait jamais abusé de cet avantage pour la séduire. Au contraire il lui donnait souvent l’impression de ne même pas savoir à quel point il était séduisant. Mais c’était son partenaire. Son ami. Même si cela faisait longtemps que son cœur lui martelait que c’était l’homme de sa vie. Sa raison restait sourde à cet amour défendu. Pourtant elle savait que ce jeu entre eux ne pourrait durer éternellement. Elle laissa là ses considérations et entreprit de se manifester auprès de Mulder. Lui tournant le dos et avec le bruit du séchoir, il ne l’entendit pas entrer. Il faillit avoir une crise cardiaque lorsqu’il sentit une main fraîche se posé sur son bras. Il se retourna vivement et se cogna le derrière de la tête contre le séchoir surpris de la voir aussi proche de lui. Une main sur la poitrine au niveau du cœur. C’est d’une voix essoufflé qu’il lui dit :

-Scully, tu veux ma mort ou quoi ? j’ai faillit avoir une crise cardiaque.
-Désolée Mulder mais Kersh nous attends…. Astucieux….. j’y aurais pas pensé.
-A quoi ?
-A faire ça.
Elle désigna sa chemise sous le séchoir à main.
-Oh !…. Je déteste m’essuyer les mains avec ce truc mais je dois dire que pour la chemise c’est efficace et en plus ça peut même faire office de sèche-cheveux à l’occasion!!!!

Il lui fit une démonstration alors qu’un sourire d’amusement fit son apparition sur ses lèvres le rendant encore plus séduisant. Heureuse de le voir moins énervé, elle se permit de le taquiner un peu.

-Ah, je vois que l’agent Mulder à retrouver le sourire….
-Profites en car ça va pas durer. Je sens que notre « Notre Directeur bien-aimé » va encore nous pourrir la vie.
-Ce que tu peux être bougon ce matin. Toi t’es en manque de caféine.
-Si ce n’était que de ça …..


Il laissa sa phrase en suspens. Il planta son regard dans le sien en même temps qu’il remettait sa chemise d’un geste nonchalant mais non dénué de sensualité et surtout d’ambiguïté. Quelquefois cela lui arrivait de jouer à ce petit jeu rien que pour la déstabiliser. Et à chaque fois il réussissait son coup. Il savourait sa victoire en lui adressant un sourire qui la faisait fondre. Elle sentit le rouge lui monté aux joues et préféra se détourner pour sortir de la pièce avant que la situation ne dégénère.

-Finis de jouer, Mulder! Kersh nous attends.
-J’arrive m’man !


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docmagoo

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MessageSujet: Re: Mauvaise journée   Lun 18 Mai - 19:02

Effectivement, elle n’avait pas atteint l’ascenseur qu’elle l’entendit arrivé derrière elle. Lorsque les portes s’ouvrirent il la laissa entrer la première et appuya sur le bouton. Le silence s’installa et Scully remarqua qu’il avait toujours le sourire. Elle ne put s’empêché de lui rétorqué.

-Mulder, t’as un nerf de coincé ou quoi ?
Toujours avec le même sourire taquin il lui répondit :
-Non….par contre tes zygomatiques doivent être soit en congés soit en grève!

Elle le regarda et ils éclatèrent de rire comme deux ados. S’essuyant leurs yeux rendus humides par les larmes de rires, Mulder rajouta:

-Wahou !!! c’est dingue comme ça fait du bien. En tout cas merci d’avoir réussi à me dérider car je dois dire que c’était pas gagné !
-Je suis bien d’accord avec toi. En 6 ans de partenariat c’est bien la 1ère fois que je te vois arrivé en retard et aussi contrarié par des tracasseries aussi futiles. Franchement, je pensais que tu avais plus de self-control.
-Je ne m’abaisserais pas à répondre à cette perfidie.
-Petit joueur, va !


Il allait répliqué quand le ding de l’ascenseur retentit suivi instantanément par l’ouverture des portes. Elle passa devant lui un léger sourire victorieux aux lèvres. Il la suivit de près et une fois revenu à sa hauteur, il se pencha vers son oreille. Elle l’entendit murmurer d’une voix douce :

-La partie n’est pas terminer et tu ne perds rien pour attendre !

A son tour elle se pencha vers lui et lui murmura en chantonnant du coin des lèvres :

-Des paroles, des paroles et encore des paroles, lalalala…..

C’est ainsi qu’ils arrivèrent devant la secrétaire de Kersh, détendus et de bonne humeur. Celle-ci les introduit dans le bureau de Kersh et dès que Scully en franchit le seuil, elle sut qu’une fois encore Mulder avait raison de dire que Kersh allait encore leur pourrir la vie. L’agent Diana Fowley venait d’apparaître dans son champs de vision. Et elle n’allait pas tarder à apparaître dans celui de Mulder. Lorsqu’il la vit, il faillit avoir un mouvement de recul mais il suivit Scully jusqu’aux sièges faisant face au bureau de Kersh sans lui accordé le moindre regard.

-Asseyez-vous, je prie.

Mulder sentait le regard de Diana sur sa nuque et il détesta cela. Il regarda Scully du coin de l’œil et il put ressentir la tension qui s’était emparé d’elle. Il se demanda ce que Kersh allait leur dire qui justifie la présence de cette dernière lorsque celui-ci prit la parole.

-Si je tenais à vous voir c’est parce que le Bureau de Chicago m’a fait part d’une requête. Vous n’êtes pas sans ignoré qu’un serial killer sévit en ce moment dans cette ville, le fameux « tueur à l’énigme » comme la surnommé toute la presse locale. Cela fait maintenant plusieurs semaines que le FBI ainsi que la police locale sont sur les dents et l’enquête piétine. De plus, une épidémie de grippe assez virulente sévit actuellement et la moitié des effectifs est absent pour cause de maladie. Connaissant vos compétences, agent Mulder, en tant que profiler, le Bureau de Chicago m’a demandé de vous envoyez là-bas afin de les aidés dans cet sordide enquête.
-Quand partons-nous ?
-Vous et l’agent Fowley ici présente, partirez demain matin. Vos billets ainsi que le dossier sont dans cette enveloppe que j’ai fais préparé à vôtre intention.
-Et l’agent Scully ?
-L’agent Scully continuera à assurer la permanence des affaires non –classés pendant votre absence. Bien sûr en cas d’urgence je lui affecterais un autre partenaire en attendant votre retour.


Mais avant que Scully ait pût dire quelque chose, Mulder se redressa dans son siège, et connaissant l’animosité que son partenaire entretenait à l’égard de Kersh, elle savait que cette discussion allait vite dégénéré. Elle le vit blanchir et c’est d’une voix sourde qu’elle l’entendit répondre à Kersh.

-Hors de question !
-Je vous demande pardon, Agent Mulder ?!?
-L’Agent Scully est ma partenaire, elle vient avec moi sur cette enquête ou je ne vais nulle part.


L’atmosphère devint lourde et Scully n’avait qu’une seule envie, celle de sortir au plus vite avant que l’orage éclate. Mulder allait se lever quand Kersh le rappela à l’ordre d’un ton sec.

-Rasseyez vous Agent Mulder !!! C’est quoi votre problème ??? Y a t-il un point où je n’aurais pas été clair ? C’est un ordre et vos états d’âmes ne m’intéresse pas. Vous allez à Chicago avec l’Agent Fowley, que cela vous plaise ou non !
-Je n’ai aucune confiance en l’Agent Fowley c’est pourquoi je n’irais pas à Chicago avec elle.


Et avant que Kersh ne le rappelle à l’ordre une nouvelle fois, la porte du Bureau de celui-ci avait déjà claquer. Scully le vit faire un signe de tête à Fowley . Elle allait, elle aussi prendre congé, quand Kersh s’adressa à elle d’une voix étrangement calme.

-Une minute, Agent Scully. Vous direz à l’Agent Mulder qu’il a intérêt à ce présenté demain matin à l’embarquement sinon il devra demander son compte au service comptabilité. Est-ce que je me suis bien fait comprendre ?
-C’est très clair, Monsieur.
-Alors vous pouvez disposer, agent Scully.
-Bien, Monsieur.


Le message de Kersh était limpide soit elle persuadait Mulder d’aller à Chicago avec Fowley, soit il serait virer sur le champ. Elle sortit du bureau encore toute étonné de ce qui venait de ce passer et surtout de la réaction qu’avait eu Mulder à l’évocation de son partenariat forcé avec l’agent Fowley. Avait-il enfin fini par comprendre quel jeu elle jouait ? Pourquoi ne lui en avait-il pas parlé ? Elle savait que discuter de Fowley avec Mulder était dangereux car elle ne pouvait empêcher sa jalousie de remonter à la surface. Mulder le savait, car à chaque fois il s’arrangeait pour dévier la discussion vers ce terrain qu’il savait miner pour elle. Mais là il serait bien obliger de s’expliquer pour son attitude.


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docmagoo

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MessageSujet: Re: Mauvaise journée   Mar 19 Mai - 15:45

Pendant ce temps Mulder était en train d’avoir une explication plus qu’houleuse avec Fowley. Ils se trouvaient dans un des innombrables couloirs qui menait aux x-files. Mulder n’avait qu’une envie c’était qu’elle lui lâche les basques et qu’elle arrête de l’appeler Fox à tout bout de champ. N’en pouvant plus il se retourna brusquement afin de lui faire face et de mettre fin à cette persécution. Surprise par son brutal retournement, elle percuta sa poitrine, Mulder enserra ses avants bras et approcha son visage tout près du sien mais par pour l’embrasser comme elle le pensa immédiatement. Elle put voir dans ses yeux un éclair de haine traversé son regard. Presque effrayé par cette facette de lui qu’elle ne connaissait pas, elle recula son visage du sien.

-Fox….mais qu’est-ce que tu fais ?
-Lâche moi Diana et ne m’appelle pas Fox. Mon nom c’est Mulder!!!! C’est clair ou je dois te faire un dessin ????
-Mais qu’est-ce qui te prends ? T’es malade ou quoi ???


Et d’un brusque mouvement elle se défit de son emprise et retrouva son attitude hautaine et sûr d’elle.

-Dis moi que c’est pas toi qui a soufflé cette merveilleuse idée à Kersh de nous associer pour cette enquête et de laisser Scully sur la touche ?
-Fox, je te jure que je n’y suis pour rien !
Son innocence sonnait faux aux oreilles de Mulder.
-J’en ai plus que marre que tu me manipules, Diana et qu’en plus tu me prenne pour un idiot!!! C’est Scully qui avait raison et moi qui ai tout faux ! Saches que toutes tes manigances envers ce service et envers nous, c’est terminé alors tu peux remballer ton numéro à deux balles et te tirer vite fait bien fait avant que je perde vraiment patience !
-Mais t’es complètement parano, ma parole ! puisque je te dis que je n’y suis pour rien, crois-moi !
-Fin de la discussion, Diana. Je ne veux plus rien avoir affaire avec toi, compris!
-Même si ça dois te coûter ta place aux x-files ?


Après l’affront qu’elle venait de subir, son ton était redevenu froid et cynique. Un silence pesant s’installa entre les deux agents, Mulder planta son regard dans le sien et lui lança :

-Va au diable !!!

Et sans plus de cérémonie, il l’a planta au milieu du couloir. C’est avec un sourire malfaisant qu’elle fit demi-tour. Elle savait que sa dernière réplique allait le faire réfléchir. Elle pouvait d’ors et déjà assuré à Kersh qu’il viendrait à Chicago avec elle. Alors qu’elle se dirigeait vers l’ascenseur, elle croisa Scully et ne put s’empêcher de lui dire avec une ironie et un sourire cynique non feint :

-Agent Scully ! si j’étais vous je ferais très attention. Le Renard est de très méchante humeur et si vous n’y prenez pas garde, il pourrait vous mordre.
-D’abord Agent Fowley, vous n’êtes pas moi et j’en remercie Dieu tous les jours ! Ensuite rien qu’à vous voir moi aussi je pourrais avoir des envies de meurtre!


Scully continua son chemin sans plus d’égard pour cet agent qu’elle détestait au plus haut point! Le visage de Fowley se crispa sous la réplique. Elle se jura de mettre un jour l’Agent Scully définitivement hors circuit.


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docmagoo

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MessageSujet: Re: Mauvaise journée   Mer 20 Mai - 13:55

Scully pénétra dans le bureau et trouva son partenaire renversé dans son siège. Les pieds sur son bureau en train de se frotter les yeux comme si un poids s’était subitement envolé de ses épaules. Sans rien dire, elle se planta les bras croisés devant le bureau de celui-ci et attendit. Se sentant observé et n’ayant pas encore entendu Scully le rabroué. Il se rassit dans une position plus correcte. Scully continuait de le regarder sans toutefois laisser passer la moindre expression qui aurait pu lui indiquer si elle était furieuse, blessée ou indifférente. Sans savoir pourquoi cela le mettait mal à l’aise. Pour dérider l’atmosphère, il lui lança :

-Si tu continue à me regarder comme ça sans rien dire, je vais finir par croire que Kersh t’as hypnotisé et qu’il t’a envoyé pour m’aspirer la cervelle !
-Très drôle, Mulder mais il ne s’agit pas de ça. Je….enfin j’ai croisé Fowley dans les couloirs avant de venir ici et je….
La sentant gêné d’aborder le sujet Fowley avec lui, il termina à sa phrase pour elle.
-Tu te demandais ou tu craignais qu’elle m’ait fait changer d’avis pour Chicago ?

Silence de la part de Scully alors il poursuivit :

- En fait j’ai fait ma B.A de la journée…je l’ai envoyé aller se faire voir. Bye bye Chicago !!!

Déroutée par l’attitude de son collègue, elle resta silencieuse.

-Et c’est tout ce que ça t’inspire ???? Allez je sais que t’en meure d’envie….
-Et je meure d’envie de quoi, Mulder ???
Fit-elle en relevant son sourcil droit.
-De m’entendre dire que tu avais raison sur elle depuis le début et que je suis un imbécile teinté d’une grande naïveté face à cette…..Désolé si je continue, je vais finir par être vulgaire.
-Mulder, après ton départ précipité Kersh m’a fait clairement comprendre que si tu n’étais pas dans l’avion demain matin….
Mais elle fut interrompu par celui-ci.
-Laisse-moi deviner je serais encore suspendu pour insubordination avec une mise à pied d’une quinzaine de jours sans solde. Ca tombe plutôt bien car j’ai besoin de vacances !!!
-Alors laisse-moi te dire que tes vacances risquent d’être définitives dans ce cas !
-Comment ça ?
-Kersh a été très clair soit tu pars à Chicago avec Fowley soit tu es viré !


A ces mots il se leva d’un bond de sa chaise. Le bien-être qu’il avait ressentit après avoir dit à Fowley ce qu’il pensait d’elle s’évapora d’un coup et il sentit la tension en lui montée d’un cran.

-Ca lui aurait écorcher la bouche de me le dire en face !!!C’est pas vrai mais qu’est-ce qu’on a fait pour mériter ça ?

Et il envoya, d’un coup de pied rageur, valdinguer la poubelle à travers la pièce.

-T’emballe pas…. ce n’est pas la 1ère fois qu’il essaye de nous tester. Tu vas à Chicago, tu boucles cette enquête avec elle et comme ça Kersh ne pourra rien nous reprocher et il nous fichera la paix une bonne fois pour toute.
-Hors de question, si on joue le jeu on est mort ! On sera à sa merci à chaque fois qu’il lui prendra l’envie de s’amuser et il faut qu’il comprenne que nous ne sommes pas ses jouets.
-Mulder tu penses pouvoir faire quoi ? Je crois que cette fois, on a pas d’autres choix que de se plier à ses exigences ! Et puis vois le bon côté des choses, ça te changeras des enquêtes foireuses sur lesquels il nous fait bosser.

-Et le fait que Fowley t’ai mis sur la touche, ne t’émeus pas plus que cela ??? Tu trouverais ça normal que je mène une enquête sans toi pendant que tu seras consigné ici à régler la paperasse en retard flanqué d’un agent boutonneux et libidineux????

Elle soupira de lassitude en levant les yeux au ciel. Bien sûr qu’elle n’appréciait pas de se faire mettre sur la touche et encore moins de le voir partir avec Fowley mais il n’y avait pas d’autres solutions. Elle tentât le tout pour le tout afin de le convaincre de partir malgré ses propres réticences. Elle adopta une voix posée avec un soupçon de menace envers son partenaire.

-Mulder enfin réfléchis, le problème ne réside pas dans le fait que Fowley est influencée Kersh pour te mettre sur cette enquête. Mais plutôt dans la survie de ce service car ce n’est pas à toi que je vais apprendre que beaucoup de monde ici rêverais d’être enfin débarrassés de nous une bonne fois pour toute. En faisant cela tu leur servirais ce rêve sur un plateau d’argent !!!
-Bien sûr que je sais tout ça mais c’est une question de principe !
-De principe ou d’égaux ?
Fit-elle d’une voix pleines de soupçons.

Elle savait au moment même où ces mots avaient franchi ses lèvres, qu’elle était allée trop loin mais elle n’avait pas pu s’en empêcher. Et à l’expression d’incompréhension qu’elle lut dans ses yeux, elle sut qu’il était trop tard pour faire marche arrière. Il laissa passer un silence qui lui parût durer une éternité. Dans ce silence, elle sentit les prémices d’une tempête à venir. N’y tenant plus, elle décida de rompre ce silence qui devenait embarrassant pour elle afin de s’excuser.

-Mulder je……Mais il l’interrompit d’une voix sourde.
-C’est vraiment ce que tu penses de moi ? il soutenait son regard où il ne laissait refléter aucune émotion particulière.
-Bien sûr que non ! et tu le sais. C’est juste que mes mots ont dépasser ma pensée. Je suis désolée.


Eludant les excuses de Scully, il poursuivit sur sa lancée.

-En tout cas ma décision est prise, je n’irais pas à Chicago point final. Et si ça peut les soulager ils ont qu’à me foutre à la porte une bonne fois pour toute. De toute façon j’en ai plus qu’assez de toutes ces manigances. Mon seuil de tolérance à la connerie déborde depuis bien trop longtemps de toute façon!

Il prit sa veste et commença à se diriger vers la porte lorsque la main de Scully agrippa son bras au passage.

-Mulder qu’est-ce que je dois comprendre ???
-J’en ai marre….. je sature!
-Et moi tu y a pensé dans tout ça !qu’est-ce je fais ? je coule avec le navire ? Non mais tu ne penses vraiment qu’à toi !quel sort crois-tu qu’il me réserverons si tu désertes ? Ce service sera définitivement fermé et je devrais accepter une mutation au fin fond de je ne sais quel trou perdu ou me retrouver au chômage ! Après tout les sacrifices que j’ai enduré jamais tu entends jamais je ne te permettrais de tout foutre en l’air à cause de tes vagues à l’âme !


Elle venait de se lâcher comme jamais elle ne s’était permis de le faire en 6ans d’amitié et de partenariat. Elle, qui d’habitude se maîtrisait dans n’importe quelle situation, venait de perdre son sang-froid à la simple évocation d’une énième rébellion de son partenaire. Mais l’orage continuait de bouillir dans les veines de Mulder et l’incompréhension de Scully vint attiser le vent de la colère qui soufflait en lui.

-Mes vagues à l’âme, dis-tu ? Parce que le fait de refuser de travailler avec quelqu’un en qui on a plus confiance, tu appelles cela un vague à l’âme ! Pourtant c’est toi qui n’arrêtait pas de me mettre en garde contre Fowley et qui était prête à sortir les griffes dès qu’elle apparaissait dans ton périmètre ! Mais si ça continue tu vas aussi me donner ta bénédiction pour cette collaboration !
-C’est ta fierté qui t’aveugle ou quoi ? Je hais Fowley et tout ce qu’elle représente mais je ne veux pas lui laisser le plaisir de gagner en manœuvrant Kersh pour nous mettre des bâtons dans les roues !
Elle se rapprocha de lui et c’est d’une voix pleine de douceur teintée de tristesse qu’elle poursuivit.
-Mulder…. Comprends que je ne désire qu’une chose c’est que cette quête de vérité que nous poursuivons depuis tout ce temps et qui a engranger tant de souffrance ne soit pas vaine.

Un silencieux face à face vint ponctuer les dernières paroles de Scully. Les yeux dans les yeux, chacun sondant l’âme de l’autre, la tension retomba lentement. Instinctivement Scully tendit son bras et posa sa main sur son avant bras. Elle la laissa descendre jusqu’à ses doigts où ceux-ci s’emmêlèrent aux siens. Emue par ce geste de réconciliation, il serra ses doigts avec tendresse laissant la chaleur de sa main le parcourir. Puis sans une parole, Mulder s’arracha au regard de Scully dans lequel il aurait pourtant aimé se noyer et ne plus refaire surface. Il se détourna mais il pouvait encore sentir son regard fixés sur lui. Il resta un instant face à la porte, les yeux fermés puis il sortit. Scully savait que c’était sa façon d’abdiquer et de reconnaître qu’elle avait raison. Elle savait aussi que ses dernières paroles l’avait touché et que demain matin, il embarquerait pour Chicago comme prévu.


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MessageSujet: Re: Mauvaise journée   Jeu 21 Mai - 16:25

Washington DC.
11h 30 am.


Mulder se retrouva dans le bruit et l’agitation des rues de Washington. Il déambulait indifférent aux passants qui le bousculaient. Depuis qu’il avait quitté le Bureau un tourbillon de pensées l’avaient assaillies déconnectant son corps de son cerveau. Ses pas l’avaient donc entraîné, sans qu’il réalise vraiment, dans un quartier qu’il n’avait pas l’habitude de fréquenter. Les sirènes de police retentissaient à tout bout de champs. Le concert des klaxons d’automobilistes enragés était permanent. Il décida de pousser la porte du premier bar venu afin d’échapper à ce vacarme ambiant. Le bar à cette heure, pourtant avancée, de la matinée était désert. Il commanda une bière. S’installa à une table le long de la vitrine et se perdit, un instant, dans la contemplation du va et viens incessant de la capitale fédéral. Il savait qu’il ne retournerait pas au bureau. Les différents événements qui avait ponctués cette matinée houleuse l’avait rincé psychologiquement et le fait de devoir aller à Chicago avec Fowley le minait. Mais une fois encore Scully l’avait ramener à la raison. C’est contraint et forcé qu’il partirait sans elle. Il s’en voulait de lui avoir fait essuyer les foudres de sa colère et se disait qu’il avait énormément de chance d’avoir à ses côtés une amie comme elle. Toujours fidèle. Prêt à l’épauler dans toutes les circonstances. Quel monstre d’ingratitude il pouvait être parfois. Elle encaissait souvent tout sans rien dire mais seulement quand cela venait de lui. Pourtant elle s’était rebellé. Cela lui avait fait chaud au cœur qu’elle puisse défendre « becs et ongles » les x-files. A cette pensée un léger sourire vint éclairer son visage. Une fois encore elle arrivait à l’apaisé rien que par la pensée. Il se leva. Sortit du bar et se fondit dans la foule grouillante.

Appartement de Dana Scully.
Georgetown.
17h30 pm.


Elle avait essayer de joindre Mulder toute la journée mais celui-ci était rester désespérément injoignable. Après avoir tourner toute la journée comme un lion en cage dans leur bureau exigu, elle avait pris le parti de faire abstraction des évènements de la journée et de rentrer chez elle se détendre. Malgré son partenaire qui persistait à figurer aux abonnés absents. Alors qu’elle se dirigeait vers la salle de bain en vue de s’offrir un bon bain relaxant. On toqua à la porte. Elle ouvrit et découvrit un Mulder dégoulinant de pluie sur son paillasson.

-Je te dérange ?
-Non voyons…. entre.


Elle s’écarta afin de le laisser entrer et referma la porte derrière lui.

-Mulder ! est-ce que ça va ? Son ton était inquiet.
-Oui….enfin je crois. Pourquoi ?
-Mulder tu as quitté le Bureau en fin de matinée et j’ai essayé de te joindre une bonne partie de l’après-midi mais sans succès.
Sa voix ne laissait percé ni reproches, ni soupçons.
-Si ça peux te rassurer, je n’étais pas avec Diana.

Un sourire se dessina sur son visage comme pour appuyer sa tentative d’humour qui tomba à plat face au regard d’incompréhension de sa partenaire.

-Laisse tomber, oublie ça. Je….j’avais besoin de réfléchir à tout ce que tu m’as dis. Je veux te présenter des excuses pour la façon dont je me suis comporté avec toi ce matin. Je veux que tu saches que c’est toi qui a raison. Je vais boucler cette enquête avec Diana. Après on allumera des tonnes de cierges afin que Kersh nous foute la paix.

Cette fois, un léger sourire se dessina sur les lèvres de Scully. Elle ne put s’empêcher de vouloir le taquiner.

-Et c’est ça qui t’a monopoliser toute l’après-midi ?
-Faut croire…. Je suis un peu long à la détente parfois. Je comprends vite mais faut m’expliquer longtemps. Bon je vais y aller car je suis en train d’inonder ton salon. Si ça continue, on risque de voir débarquer ton voisin du dessous !
-Ce n’est pas grave, je vais nettoyer. Enlève ta veste. Je vais te chercher une serviette.
Mais il la retint par le bras :
-Non laisse…... je vais rentrer car il est tard et….. la journée de demain risque d’être longue et éprouvante. Lui dit-il dans un soupir désabusé.
-Comme tu voudras.

Il n’en était pas sûr mais il crû déceler une pointe de regrets dans sa voix. Comme d’habitude, ils ne savaient jamais comment se dire au revoir sans être embarrassé. Mulder se retourna vers la porte. La main sur la poigné. Il lui dit :

-Bonne nuit Scully. Je t’appelle dès mon arrivée à Chicago.
-D’accord ! Prends soin de toi. Et reste sur tes gardes.
Lui dit-elle d’une voix douce.
-T’inquiète pas pour moi. Allez bye ! Lui répondit-il en lui adressant un dernier clin d’œil.

Et comme un idiot, il sortit. Immanquablement cela se finissait toujours de la même manière. Avec Scully, il n’était jamais sûr de rien. Eprouvait-elle vraiment des sentiments autres qu’amicaux à son égard ? Dieu seul le savait. Il avait beau avoir été profiler, il n’avait jamais su cerner les sentiments de Scully. Il laissa échapper un long soupir. La pluie avait enfin cessé. Il se décida à rentrer chez lui à pied. Un bon bol d’air avant de se coucher l’aiderait surement à oublier la journée qui l’attendait. Si Diana espérait quoique se soit de lui. Elle se fourrait le doigt dans l’œil. Il avait décider de l’aider un minimum. Après tout c’était elle qui avait solliciter Kersh pour faire équipe avec lui. Il n’avait rien demandé. A elle de se débrouiller. Tout à ses pensées, il traversa la rue. Quand une voiture filant à tombeau ouvert le percuta de plein fouet. Le ciel étoilé fut la dernière chose qu’il vit avant de sombrer dans l’inconscience.
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MessageSujet: Re: Mauvaise journée   Sam 23 Mai - 16:32

Appartement de Dana Scully.
Georgetown.
1h30 am.


La sonnerie stridente du téléphone, situé sur sa table de chevet, l’arracha d’un sommeil sans rêve. A tâtons, elle décrocha le combiné. C’est d’une voix ensommeillé qu’elle répondit :

-Allo!
-Dr Scully ?
-Qui la demande ?!?
Répondit-elle en étouffant un bâillement.
-Je désirais parler au Dr Scully. C’est urgent ! Répéta la voix impatiente.

Brusquement un signal d’alarme s’alluma dans sa tête ce qui acheva de la réveiller complètement.

-C’est moi. J’écoute !
-Je m’excuse de vous importuner à cette heure mais votre nom figure dans le dossier médical d’un patient qui vient d’arriver aux urgences. Un certain Fox Mulder.
-Que lui est-il arrivé ?
-Je suis le Dr Becker. J’ai pris en charge l’Agent Mulder. Il vient d’être victime d’un AVP.
-C’est grave ? Demanda-t-elle en repoussant déjà les couvertures.
-Ecoutez… je préférerais qu’on en parle de vive voix si cela ne vous dérange pas.
-D’accord, j’arrive tout de suite.


Sans plus attendre, elle raccrocha et bondit hors de son lit. Elle prit les premières affaires lui tombant sous la main. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, elle fut habillé et coiffé. Elle prit les clés de sa voiture et sortie en toute hâte de son appartement. A peine vingt minutes plus tard, l’Agent Scully poussait la porte des urgences le cœur battant. Sans hésité elle se dirigea vers le bureau des admissions et demanda à l’infirmière de garde à parler au Dr Becker. Celui-ci se présenta à elle quelques minutes plus tard.

-Merci d’être venue aussi vite, Dr Scully !
-Je vous en prie ! Comment va l’Agent Mulder ?!?
-Compte tenu de ce que lui est arrivé, je dirais qu’il s’en sort pas trop mal. Il souffre seulement d’un nez cassé ainsi que d’une belle fracture tibia péroné à la jambe droite. Il a aussi une fracture au poignet gauche plus quelques contusions par ci par là.


Tout en lui parlant, il lui avait tendu les radiographies de Mulder.

-Mais comment cela s’est-il passé ? Lui demanda-t-elle alors qu’elle examinait d’un œil professionnelle les radios.
-D’après ce que les ambulanciers m'ont dit, il a été percuté sur un passage piéton par une voiture roulant à vive allure. Il semble que cette voiture ne se soit pas arrêté pour lui porter secours. Ce sont des gens, qui sortaient d’un bar au même moment, qui ont appelé le 911.
-Est-ce que je peux le voir ? Demanda-t-elle.
-Non désolé. Il se trouve actuellement en préparation pour la salle d’opération. Si je vous ai fait venir c’est que notre nouveau protocole exige une autorisation signé avant toute intervention.
-Où est-ce que je signe ? Fit-elle sans plus de cérémonie.
-Si vous voulez bien me suivre.

Le Dr Becker la conduisit devant le comptoir des admission sur lequel se trouvait l’autorisation en attente de sa signature.

-Parfait! Dés à présent, je vais pouvoir informer mes collègues qu’ils peuvent commencé l’intervention. En attendant, la salle d’attente se situe derrière vous. Je reviendrais vous voir quand il sera remonté du bloc. A plus tard Dr Scully.

Scully le regarda s’éloigné à pas feutré. Comme lui avait indiqué le médecin, elle prit place dans l’un des fauteuils inconfortables de la salle d’attente. Elle se mit à fixer l’horloge mural qui égrenait inlassablement les minutes qui commençaient déjà à lui paraître interminables.
Quelques minutes plus tard, elle vit un policier en uniforme se diriger vers le comptoir des admissions. L’infirmière de garde fit un signe de tête dans sa direction afin d’indiquer au policier sa position. Immédiatement, elle le vit se diriger vers elle. Arrivée à sa hauteur celui-ci se présenta :


-Bonsoir Sergent Stevens. Vous êtes l’Agent Scully ? Lui demanda-t-il alors qu’il retirait sa casquette afin de la saluer.
-Oui c’est moi. Fit-elle en se levant afin de lui serrer la main qu’il lui tendait.
-Je suis là au sujet de l’accident dont vient d’être victime votre collègue.

Scully savait que c’était la procédure normal dés qu’un AVP était signalé. Elle le laissa donc continuer. Il prit son calepin se trouvant dans la poche de son uniforme. Puis il commença à lui relire les notes qu’il avait prises.

-Je viens de prendre les dépositions de plusieurs personnes témoins de l’accident. D’après les premières constatations, le véhicule circulait sur l’avenue à une vitesse excessive. Nous n’avons pas encore identifié le véhicule puisque les témoins disent qu’ils n’avait pas de plaque. Ils ont juste relevé que le véhicule ressemblait à une Lincoln de couleur noire aux vitres teintés pratiquement opaques. Pas d’autres signes distinctifs. J’ai transmis une copie de leurs dépositions ainsi que mon rapport à votre supérieur hiérarchique afin qu’une enquête soit réalisé par vos services compte tenue du statut d’Agent Fédéral de votre collègue. Lui expliqua-t-il en remettant son calepin dans sa poche.

Sa radio, dont le récepteur était fixé à son épaule, se mit à grésiller. Puis une voix lointaine lança un appel à toute les unités se trouvant dans le secteur afin de se rendre sur les lieux d’une fusillade. Le sergent Stevens décrocha le récepteur et répondit qu’il se rendait de suite sur les lieux puisqu’il en était le plus proche. Sans rien dire il remit sa casquette sur la tête. Adressa un salut réglementaire à Scully puis il tourna les talons l’esprit focalisé sur ce qui l'attendait. Scully se rassit. Son regard se posa de nouveau sur l’horloge. Mentalement, elle constata que seulement dix petites malheureuses minutes venaient de s’écouler depuis son arrivée dans cette salle. Finalement, le sommeil finit par avoir raison d’elle, à force de fixer l’horloge qui avait finit par l’hypnotiser. C’est donc dans une position des plus inconfortable qu’elle s’endormit sans rendre compte. Ce n’est que, lorsqu’elle sentit une odeur de café chatouiller ses narines, qu’elle sortit du sommeil toute endolorie. Instantanément son regard se fixa sur l’horloge. Il était 6h05 am. Le Dr Becker lui expliqua, tout en lui tendant un gobelet de café, qu’il était venu plusieurs heures auparavant mais qu’il n’avait pas eu le cœur de la réveiller. Il avait demander à l’infirmière de garde de recouvrir Scully d’une couverture. Celle-ci le remercia de son attention. Après l’avoir rassuré sur le bon déroulement de l’intervention, il lui indiqua la chambre de Mulder. Scully sans attendre se rendit au chevet de son ami. Sans bruit elle pénétra dans la chambre encore emprunte des ombres de la nuit. Elle laissa ses yeux s’habitué à l’obscurité après être passé par la lumière aveuglante du couloir. Elle se dirigea à pas lents vers la silhouette allongé dans le lit. Doucement elle tira une chaise. S’y assit. Elle prit la main de Mulder puis attendit que celui-ci émerge de son sommeil artificiel dû à l’anesthésie.


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MessageSujet: Re: Mauvaise journée   Dim 24 Mai - 12:22

Une douleur sourde irradiant son visage, le tira de son sommeil de plomb. Son premier réflexe fut d’ouvrir les yeux mais ses paupières semblaient pesées des tonnes. Pourtant il réussit à les ouvrir tant bien que mal. Mais ses paupières devaient être tellement gonflées, que sa vision se réduisait à un rai de lumière. Instinctivement il voulut porter sa main gauche à son visage mais il constata que son bras gauche se trouvait en écharpe. Posé en travers de son torse. Il constata aussi que quelque chose de lourd pesait à son poignet. Il comprit instantanément où il se trouvait. A l’hôpital. Encore une fois. Mais ce qu’il ne comprenait pas c’est comment il était arrivé là. Son dernier souvenir remontait à la veille au soir alors qu’il rentrait chez lui à pied. Puis plus rien. Le néant avait envahit son esprit. Cependant il sentit une main dans la sienne posé telle une plume. Scully. Il tourna la tête et la vit. La tête reposant sur le lit à hauteur de son torse. Sa joue était posé sur son autre bras. L’étreinte de sa main dans la sienne s’étant quelque peut desserré dans son sommeil c’est avec délicatesse qu’il entreprit de retirer sa main de la sienne sans la réveiller. Il lui caressa doucement la joue. Ce qui eu pour effet de la réveiller presque instantanément.

-Bien dormi ma Belle au Bois Dormant ? Lui demanda-t-il dans un murmure.

Il la vit s’étirer tel un chat tout en grimaçant de douleur dû à sa position inconfortable. Elle mit la main devant sa bouche essayant vainement de retenir un bâillement. Il ne peut s’empêcher de penser que même décoiffé. Les yeux pleins de sommeil. Elle restait magnifique. Il ne put empêcher un sourire admiratif d’étirer ses lèvres craquelées. Le regard azur de Scully se planta dans le sien.

-Mulder… comment tu te sens ?!? Lui demanda-t-elle d’une voix compatissante.
-J’ai l’impression désagréable d’être passé sous un rouleau compresseur. Lui dit-il en passant sa langue sur ses lèvres gerçées.
-Tu ne crois si bien dire….En fait tu as été renversé par une voiture.. Lui expliqua-t-elle.

Elle le regarda se passer la main sur le visage. Sans qu’il la questionne, elle poursuivit :

-Tu souffres de divers contusions sur le corps et au visage. Tu as le nez cassé. Le poignet gauche fracturé ainsi que ta jambe droite qui souffre d’une double fracture tibia péroné.
-Je dois être horrible à regarder, non ?
Lui demanda-t-il en portant sa main droite à son nez.
-Et bien je dirais que ton capital séduction risque d’être hors service pendant un moment ! Répondit-elle en souriant.
-C’est sensé me rassurer?!? Elle sourit devant son air mi-sérieux mi-amusé.
-Rassures-toi ton intégrité physique est intact ! C’est juste que tes yeux resterons gonflé pendant quelque temps.
-En tout cas j’espère qu’il m’ont refait un nez moins proéminant. Au moins je n’aurais pas tout perdu. Fit-il un brin philosophe puis il ajouta avec un petit sourire :
-Je donnerais cher pour voir la tête de Diana en ce moment.
-Pour un peu Kersh va croire que tu en as fait exprès. Lui répondit-elle.
-Je me fous bien de ce que Kersh peut penser. Il ne pourra pas me virer parce que je n’étais pas à l’embarquement. Diana devra se débrouiller seule. Pour une fois que la chance est avec moi….
-En entendant si j’étais toi, je ne me réjouirais pas trop vite. Je te signale que tu n’es pas prêt de remettre les pieds au Bureau. Tu en au moins pour deux bons mois sans compter la rééducation.

Elle vit son visage s’assombrir à l’évocation de l’épreuve qui l’attendait.

-Se sera ma pénitence pour avoir pêcher. Amen Sœur Scully. Fit-il sur un ton ironique.
-Très drôle Mulder ! Bien tu dois te reposer. Lui dit-elle en se levant.
-Quoi ? tu pars déjà ?!? Fit-il en tentant de se redresser.
-Mulder je suis Agent du FBI ! Pas infirmière ! Et puis il faut bien qu’il en ait au moins un de nous deux qui fasse acte de présence ! Vu ton état légèrement diminué c’est donc moi qui vais devoir subir les foudres de notre supérieur tyrannique !

Il lâcha un soupir à fendre l’âme. Il ne pu s’empêcher de lui fit son air de chien battu afin de la culpabiliser un maximum. Elle lui sourit en remettant sa veste.

-Oh ! Mulder ! voit le bon côté des choses. Tu vas être comme un « coq en pâte » ici. Avec pleins de séduisantes infirmières pour te dorloter. Lui dit-elle en prenant un ton complice.
-C’est ça moque toi ! Je déteste les hôpitaux. On y mange mal. Il y fait chaud et y a rien à faire. En plus tes séduisantes infirmières ne pensent qu’à torturer leurs pauvres patients vulnérables ! Lui répondit-il en faisant une moue désabusée.
-Pauvre bébé ! Lui fit-elle en ébouriffant ses cheveux au passage. Bon c’est pas tout ça mais faut vraiment que j’y aille. Dit-elle en se dirigeant vers la porte.
-Attends ! Lui dit-il en attrapant son bras au passage. Tu pourrais pas me ramener une des mes cassettes-qui-ne-sont-pas-à-moi ?!? Histoire de tuer le temps ! Lui demanda-t-il sur le ton de la concupiscence.

Elle lui jeta un regard teinté d’amusement mais lui dit d’une voix sérieuse :

-Même pas en rêve, Mulder !

Puis elle sortit. Mulder se renfonça dans les oreillers en soupirant et murmura un « rabat-joie », qu'heureusement pour lui, elle n’entendit pas.

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MessageSujet: Re: Mauvaise journée   Mar 26 Mai - 15:35

Appartement de l’Agent Mulder.
3 jours plus tard.


Le tambourinement à la porte ne présageait rien de bon. C’est en se déplaçant tant bien que mal sur sa béquille que Mulder alla ouvrir. Directement son regard entra en collision avec un regard azuré des plus glacial. Sans rien dire, il s’effaça afin de laisser le passage à sa partenaire. Il avait à peine refermer la porte, qu’elle lui dit d’une voix sourde pleine de remontrances.

-Je le savais !!! Lui fit-elle le regard lui lançant des éclairs.

Sans rien dire afin de ne pas en rajouter, il passa devant elle pour aller vers la cuisine. Une main en travers de son torse le stoppa dans son élan. Levant les yeux au ciel comme un ado rebelle prit en flagrant délit par ses parents, il rejeta sa tête en arrière prêt à subir les foudres de colère de sa partenaire.

-Je dois avoir un sixième sens ! Toute la journée j’avais comme un pressentiment ! Je mets plus d’une heure pour arriver à l’hôpital à cause d’un embouteillage monstre et qu’est-ce que j’apprends en arrivant ??? Que tu as fais un scandale pour sortir !!! Et qu’à défaut de pouvoir te faire entendre raison, les médecins t’ont fait signé une décharge afin d’être débarrassé de toi ! Lui dit-elle d'une voix sourde.
-Et alors ?!? C’est mon droit, non ? Lui dit-il d’un air d’incompréhension.
-C’est plutôt de l’inconscience, oui ! Lui répondit-elle entre ses dents.
-Faut toujours que tu dramatises. Je me débrouille très bien tout seul. Je ne suis plus un gamin ! Dit-il en haussant les épaules.
-Quelques fois je me pose sérieusement la question ! Lui lança-t-elle avec un regard noir.
-Ah ! bah tu vois tant que ce n’est pas tous les jours. Mon cas ne doit pas être si désespéré que ça ! Lui répondit-il avec un sourire à faire fondre la banquise. Puis il rajouta d’une voix moqueuse :
-Je t’offre une bière ?!? A moins que tu es un faible pour un cocktail Tranxène/Valium et whisky. Histoire de te détendre les nerfs ? Je te trouve un peu crispée !

Ne voulant pas s’avouer vaincue. Elle lui répondit tout en se dirigeant vers la cuisine :

-En tout cas ne compte pas sur moi pour venir te frotter le dos.
-Pourquoi ? Parce que tu en avais l’intention ???
Lui demanda-t-il d’un air malicieux.

Devant son silence, il ne peut s’empêcher de rajouter d’un ton taquin.

-J’ai toujours su que je te faisais de l’effet ! Un énorme sourire de satisfaction étira ses lèvres.
-Autant que mon concierge « gras du bide » Mulder ! Lui répondit-elle de la cuisine.

Il faillit s’étrangler à l’évocation d’une possible comparaison entre lui et le concierge de Scully. Petit. Dégoulinant de sueur. Potelé pour ne pas dire obèse. Et arborant une tonne de pellicules sur ses épaules trapues. Scully fit son retour amenant deux bières et arborant un sourire victorieux aux lèvres. Tout en s’asseyant à ses côtés et en lui présentant sa bière, elle lui dit :

-Qu’est-ce qui se passe Mulder ? Tu as perdu ta langue ?
-Je suis seulement choqué que tu oses comparer un beau gosse comme moi à ce….enfin… à un homme comme lui. Gras. Sentant la sueur et la friture à plein nez. Et qui plus est je ne serais pas étonné qu’il s’adonne à certaines pratiques perverses !!! Lui répondit-il d'un air soupçonneux.
-Comme celles que tu regardes avec intérêt sur des cassettes-qui-ne-sont-pas-à-toi !
Lui répondit-elle en haussant les sourcils.
-Tu m’as l’air bien au courant de ce qui se passe sur ces fameuses cassettes toi, dis donc ! Lui lança-t-il d’un air suspicieux.
-Bon Mulder ça suffit ! Arrêtons avant que cela ne dégénère, tu veux ! Lui dit-elle en soupirant.
-Aurais-je touché un point sensible ?!? Lui répondit-il dans un sourire moqueur.
-Mulder j’ai dis stop !!! Lui dit-elle en lui balançant un coussin à la tête .
-Ok ça va ! J’arrête ! Fit-il en levant les mains en signe de reddition tout en riant. Bon et si tu m’offrais à dîner pour te faire pardonner ? Reprit-il plus sérieusement.
-Tu plaisantes, j’espère ! Ce serait plutôt à ton tour. Mais comme c’est souvent toi qui régale. Je veux bien faire ce geste, pour une fois !
-C’est trop d’honneur que vous me faîtes Agent Scully! J’ai envie de changer. Qu’est-ce que tu penses d’un Français ? L’interrogea-t-il.
-Alors là Mulder si tu arrives à trouver un resto Français qui te livre, je te paye des cerises. Lui répondit-elle d’un air narquois.
-Au mois d’Octobre Scully ? Cela risque de te coûter une fortune. Cependant puisque tu insiste je prends le pari. Lui dit-il d’un ton moqueur et sans scrupule.

Elle le regarda se lever et se diriger tant bien que mal vers sa chambre. Interrogative, elle lui demanda :

-Où vas-tu ? Lui demanda-t-elle en haussant les sourcils.
-Commander le Français ! Lui répondit-il en clopinant sur sa béquille.
-Arrêtes Mulder ! Tu sais bien que c’est mission impossible ! Lui dit-elle moqueuse.
-Rien n’est impossible, voyons Agent Scully ! Lui répondit-il sûr de lui.
-Et tu as besoin d’aller dans ta chambre pour passer un coup de fil ?!? Lui dit-elle d’un air soupçonneux.
-T’occupe ! Laisse faire le spécialiste ! De toute façon un super Agent ne dévoile jamais ses sources !!!

Et il disparut dans sa chambre en tirant la porte derrière lui. Elle eut juste le temps de répliqué :

-Tu frôles le ridicule, Mulder ! Tu le sais, ça ?!?

Même pas deux minutes plus tard, il ressortit un air victorieux sur les lèvres :

-Tu disais ?!? Livraison du Français dans…. Il regarda sa montre puis ajouta : Environs 20 minutes ça te va ?!?
-Je ne te crois pas ! Tu me fais marcher ! Lui dit-elle en haussant les épaules
-Attends de voir. On verra bien qui rira le dernier.


Tranquillement, il reprit sa position initiale. Lui fit un clin d’œil et porta sa bière à ses lèvres.

-Bon en attendant ta défaite annoncée….As-tu des nouvelles du Fangio qui m’a fauché ?!?
-Pas pour le moment. Mais Kersh a fait ouvrir une enquête à ce sujet ! Et crois-moi qu’il a bien l’intention d’avoir la tête de celui qui a fait cela.
-J’en reviens pas ! Venant de sa part, cela ma choquerait presque !!! il…..


Trois coups secs à la porte l’interrompit. Il regarda sa montre. Il était trop tôt pour que se soit le livreur. Il se leva. Ouvrit la porte et faillit reculer de surprise.


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MessageSujet: Re: Mauvaise journée   Mer 3 Juin - 0:17

-Oh ! Diana quel sale temps t’amène ? Lui demanda-t-il d’un air glacial.
-Bonsoir, Fox ! Quel accueil !!! Je constate que tu n’es pas encore à l’article de la mort ! Lui répondit-elle ironiquement.
-Pourquoi ?!? Cela a l’air de te décevoir, on dirait ?
-Non c’est juste que je voulais être sûr que l’Agent Scully ne couvrait pas tes frasques, encore une fois !!!Lui répondit-elle d’un air sournois tout en essayant de voir si Scully était présente.
-Moi je pense plutôt que c’est Kersh qui t’envoie faire le sale boulot. Lui répondit-il sur le ton de la suspicion. Et comme tu es un bon toutou et bien tu rappliques, dés qu’il te siffle !
-Ah ! Ah ! Ah ! très amusant ! Trêve de plaisanterie, si je…Elle allait s’avancer en vue de pénétrer dans l’appartement de Mulder. Celui-ci la stoppa en mettant sa béquille en travers de la porte.
-Diana, tu n’es pas la bienvenue ici ! Alors tu rentres chez toi faire ton petit rapport officieux et tu me fous la paix. Ok !

Et sans attendre de réponse de sa part, il lui claqua violemment la porte au nez. Celle-ci se mit à tambouriner de plus belle.

-Fox !!! Allez ouvre et cesses tes gamineries, enfin ! Si je suis là c’est pour te parler de l’enquête concernant Chicago !
-Tire-toi, Diana ou j’appelle les flics ! Et mon nom c’est Mulder ! M.U.L.D.E.R !!! S’écria-t-il en alla se rasseoir auprès de Scully.
-Fox !... Fox !... Tu risque de le regretter amèrement ! Ouvres-moi Fox ou alors je…..Criait-elle d’une voix étouffé à travers la porte.

Au grand étonnement de Scully, il mit la télé à fond sur une chaîne musical afin de couvrir ses plaintes. Celle-ci n’en revenait pas du comportement de son ami à l’égard de Fowley même si intérieurement elle jubilait. En deux jours il lui avait fait clairement comprendre qu’elle était devenue indésirable à ses yeux. Ce n’est pas pour autant que Fowley les lâcherait aussi facilement. Mais c’était un début. A croire que ces mises en garde répété avaient fini par porter leur fruit. Elle décida d’en avoir le cœur net lorsque ce dernier baissa le son du téléviseur afin de vérifier que Fowley avait bien mis les voiles.

-Mulder ton changement de comportement me surprend. Lui dit-elle d’un air innocent.
-A quel sujet ?!?
-Fowley !
-Oh ! et bien je dirais que j’ai dû avoir comme un éclair de lucidité !
Lui répondit-il en souriant.
-Mais encore ? Le questionna-t-elle.
-Je dirais que mon ancienne relation avec elle m’a dupé. Il laissa passer un silence puis rajouta d’une voix nostalgique: Quand j’ai connu Diana, c’était un Agent qui avait des principes. Elle était honnête et droite. Elle respectait les autres et possédait de nombreuses qualités. Je crois, du moins j’espère, que quand nous sommes sortit ensemble elle était vraiment amoureuse. Tout allait bien. Nous avons vécu un bonheur, presque sans nuage, pendant 3 ans. Après je ne sais pas ce qui s’est passé. Au fil du temps, elle est devenue distante. Froide. Voir agressive. Et puis un jour elle m’a mis devant le fait accomplit. Elle avait demandé sa mutation pour la Russie sans me consulter. Elle avait 24 heures pour faire ses bagages. Elle est partit en me laissant rien. Pas d’explications. Pas d’excuses. Pas de reproches. Fin de l’histoire…. A croire que je les fait toutes fuir. Rajouta-t-il avec un air désabusé.

Elle ne pensait pas qu’il se livrerait de cette façon. Elle ne savait pas trop quoi répondre pourtant elle ne pu laisser échapper un :

-Pourtant je suis toujours là, moi! Dit-elle en portant sa bière à sa bouche afin de garder un semblant de contrôle.

Il reprit une gorgée de bière lui aussi et répondit :

-Ce n’est pas pareil. Nous ne sommes pas ensemble à ce que je sache !
-Ce n’est pas ce que pense les gens qui nous côtoie, apparemment !
Elle ne put s’empêcher de rajouter d’un air songeur : Qui sait peut-être que dans une autre vie, le destin aurait pu nous réunir. Va savoir ! Lui dit-elle en faisant tourner le reste de sa bière dans sa bouteille.
-Pourquoi dans une autre vie ? Pourquoi pas dans celle-ci ?!? Lui demanda-t-il soudain intéressé par la tournure que prenait leur conversation.
-Tu sais bien que, à cause du règlement….Il l’interrompit tout de suite.
-Scully !!! Tu crois vraiment que le règlement pourrait nous empêcher de…enfin d’être ensemble si on le désirait plus que tout ?!? Lui dit-il le plus sincèrement du monde.

Un silence passa. Chacun restait perdu dans ses pensées. Une certaine nervosité s’empara d’elle tout à coup. Elle s’était elle-même prise au piège en lançant le sujet. Que dire, qui ne passerait pour un aveu ! Elle baissa la tête sur sa main qui triturait l’étiquette de sa bouteille. Mulder le remarqua. Instinctivement, il prit sa main afin de la rassurer. Elle tressaillit légèrement. Elle releva la tête et comme on se jette à l’eau, elle planta son regard dans celui de son ami.

-Qui a-t-il Scully ?!? J’ai dis quelque chose qu’il ne fallait pas ? Lui demanda-t-il dans un murmure, le regard plein d’attente.

Elle prit quelques secondes pour répondre. Son regard était si intense, qu’elle avait l’impression d’être mise à nu devant lui. Elle était troublé. Il l’a troublait. Sa main était toujours posé sur la sienne. Douce. Légère. Et si chaude. Cela l’électrisait. Elle brûlait d’envie de lui dire que dans ce genre de situation le règlement serait le cadet de ses soucis. Qu’elle n’attendait qu’un geste de sa part et elle lui prouverait qu’elle n’était ni une psychorigide, ni la « reine des glaces ». Mais elle n’en fit rien. Comme toujours.


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MessageSujet: Re: Mauvaise journée   Lun 8 Juin - 19:30

-Non excuse-moi. La fatigue sans doute. Lui répondit-elle d’un ton las.
-Bien sûr ! Il semblait ne pas en croire un traitre mot. Il rajouta :
-Tu n’as pas répondu à ma question.
Lui dit-il avec un sourire entendu.
-C’était quoi déjà ?... Ta question ? Lui demanda-t-elle d’un air innocent.
-Scully ou l’art et la manière de botter en touche ! Lui dit-il alors que l’on frappa à la porte.

Il regarda sa montre et s’apprêta à se lever. Le diner allait être servi. Elle posa une main sur sa cuisse et lui dit en se levant :

-Laisse j’y vais !

Elle revient quelques minutes plus tard avec les plats qu’elle avait fait réchauffer dans la cuisine. Elle dressa la table en quelques minutes. Tout cela s’était fait sans qu’aucune parole ne soit échangé. Mulder avait mis un CD de « lounge music » sur la platine. Mulder la rejoignit dans la cuisine. Il s’installa en face de Scully. Les dernières paroles de Mulder flottaient toujours dans l’air comme une sentence. Mulder voulait relancer le sujet sans toutefois la heurter. Il retournait dans sa tête toutes les tactiques de relance dans tous les sens. Cette conversation avait déclenché chez lui un espoir. Elle lui avait donné l’impression qu’elle n’était pas aussi fermé qu’il le pensait. Malgré son envie d’en savoir plus, il se sentait gauche voir maladroit. C’était toujours comme ça avec Scully. Dés qu’ils commençaient à avoir un semblant de conversation qui touchait leur vie privée, elle semblait se fermer comme pour mieux se protéger. Leur trop grande complicité amicale instaurait une limite invisible entre eux que ni l’un ni l’autre n’osait franchir. Il mangeait son plat sans vraiment prêter attention à ce qu’il ingurgitait tellement cela l’obsédait. Ou plutôt elle l’obsédait avec ce sous-entendu. Alors qu’il portait son verre de vin à sa bouche pour se donner du courage, Scully prit la parole :

-Mulder je ne sais pas ce que tu en pense mais nous nous conduisons vraiment comme des ados ! Fit-elle en jouant avec sa fourchette dans son assiette.
-Pourquoi dis-tu ça ?!? Lui répondit-il d’un air intéressé tout en reposant son verre.
-Tu sais très bien pourquoi. Lui répondit-elle d’un air énigmatique en plongeant son regard droit dans le sien.
-Tu veux bien éclairé ma lanterne, s’il te plaît ? Lui dit-il en plissant les yeux.
-Mulder pourquoi ne peut-on jamais avoir une discussion sérieuse concernant nos vies sentimentales ? Lui demanda-t-elle en soupirant.
-Je ne sais pas….Il laissa passer un silence sans la quitter des yeux puis reprit :
-Sans doute un manque de spontanéité. Auquel on peut toujours remédier. Comme ceci par exemple.


Sans plus réfléchir à la portée de ce qu’il s’apprêtait à faire mais bien décidé à lui faire une démonstration, il se leva à demi de sa chaise. Prit appuie sur son bras valide dont la main reposait sur la table. Sa haute stature l’obligea à s’arcbouter au dessus de la table afin d’arriver à son objectif. Les lèvres de Scully. Sa bouche vint cueillir ses lèvres lentement. Il les frôla telle les ailes d’un papillon sans chercher à s’immiscer plus avant. Cela ne dura que quelques secondes. Elle n’eut même pas le temps de sursauter ni de fermer les yeux tellement le geste fut rapide mais néanmoins emprunt de douceur et de respect. Lorsqu’il rompit le contact de leurs lèvres, immédiatement ses doigts se portèrent à sa bouche afin de vérifier qu’elle n’avait pas rêvé. Il se rassit sans bruit son regard ne quittant pas le sien. Il croisa les doigts sous la table en priant pour qu’elle ne lui colle pas une gifle séance tenante. Il savait qu’il avait joué le tout pour le tout. Maintenant il redoutait sa réaction. De longues minutes passèrent sans qu’aucune parole ne soit échangé. Seul leur regard accroché l’un à l’autre dansait une folle sarabande. Il pouvait voir dans ses yeux le combat intérieur qu’elle menait. Serait-ce positif ou négatif pour lui ? Il aurait été bien incapable de le dire. Il espérait seulement qu’elle puisse lire dans ses yeux tout ce qu’il s’était toujours évertué à lui cacher durant toutes ces années de complicité. Sa bouche était devenue sèche au fil des minutes qui s’écoulait. Son silence lui tordait l’estomac lui laissant présagé un cataclysme. Il n’en pouvait plus. Il pressentait que sa démonstration allait se retourner contre lui. Afin d’anticiper, il décida de dissiper le malaise en s’excusant :

-Je…je n’aurais pas dû…Je…j’ai dérapé et je m’en excuse ! Lui dit-il d’un air désolé. Devant son silence il rajouta :
-Euh Scully si tu pouvais dire quelque chose…je sais pas…n’importe quoi !…me laisse pas comme…
Elle l’interrompit brutalement mais sans animosité :
-Pourquoi maintenant ? Lui demanda-t-elle d’une voix douce.

Il réfléchit pendant quelques secondes le temps de calmer son rythme cardiaque. Il passa sa main valide sur ses cuisses et puis un peu mal à l’aise mais déterminé, il planta son regard dans le sien.

-J’ai eu l’impression que…enfin que c’était peut-être le moment de….Il se tût de nouveau. Prit une grande goulée d’air et lâcha d’un seul trait :
-Cela fait plusieurs années que notre relation a dépassé le stade de l’amitié, pour moi. Et même si je n’arrive pas bien à cerner tes sentiments à mon égard, j’ai laissé ma fichue impulsivité s’exprimé afin de te transmettre ce que j’éprouve pour toi depuis tout ce temps. Seulement je réalise que je viens de faire une énorme boulette. Et pour rien au monde je ne voudrais perdre ton amitié, alors je te demande d’oublier ce geste stupide et indélicat ! Cela ne se reproduira plus, je te le promet ! « Croix de bois, croix de fer si je mens j’irais en enfer »
Lui dit-il en se mettant la main sur le cœur. Il ne put s’empêcher de rajouter une vanne destiner à détendre l’atmosphère :
-Tu m’excuse si je ne crache pas parterre mais si tu connaissais ma femme de ménage tu….
Il sentit une main légère se poser sur son épaule.

Scully se tenait près de lui. Elle le dominait de toute sa hauteur. Il leva la tête et son regard entra instantanément en collision avec le sien. A son grand étonnement il n’y discerna aucune colère ni désapprobation. Au contraire une lueur d’amusement teinté de certitude faisait pétiller son regard. Elle se pencha vers lui. Ses lèvres se positionnèrent près de son oreille afin de lui chuchoter d'une voix grave terriblement sensuelle :

-Si tu pouvais laissé parler ton impulsivité encore une fois car je dois t’avouer que je n’ai pas très bien compris ce que tu souhaitais me transmettre comme message !

Il resta immobile, comme cloué sur sa chaise, le temps que son esprit analyse et décode ce qu’elle venait de lui susurrer. Un demi-sourire étira les lèvres de Mulder même s’il n’en revenait pas de ce qui était en train de se passer. Il tourna son visage vers le sien. Il sentit son souffle chaud et tranquille balayer son visage. Il fixa son regard sur ses lèvres au contour si parfait. A la texture si attirante. Il sentit la main qu’elle avait posé sur sa nuque lui masser la base du cou avec douceur. Plus de doute. Le langage corporel de Scully était encore plus explicite que ses paroles. Sans plus se faire prier, il tendit ses lèvres vers les siennes alors que Scully penchait son visage vers le sien afin de venir à sa rencontre. Lorsque leurs lèvres se rencontrèrent un frisson les fit tressaillir simultanément. Sans perdre de temps, elle prit l’initiative d’un baiser appuyé lui demandant implicitement d’approfondir celui-ci. Il s’exécuta avec plaisir. Sa langue investit sa bouche doucement à la recherche de celle de sa partenaire. La langue de Scully vint à la rencontre de la sienne immédiatement. Elle l’initia à une danse lascive et sensuelle mettant leur cœur et leur corps en émoi. Leurs mains n’étaient pas en reste, elles aussi. Comme mu par une volonté propre, elles évoluaient sur le corps de l’autre sans restriction aucune. Leur esprit était anesthésié par l’intensité et la ferveur de ce baiser si longtemps désiré. Il sentit Scully se coller encore plus contre lui. Il comprit le message que le corps de sa partenaire souhaitait lui transmettre. Il lui prit l’idée de diriger Scully vers le canapé afin d’être plus à l’aise et pourquoi pas d’entamer un autre genre d’exploration. Mais ne souhaitant pas déceler leur lèvres, il passa ses mains sous ses fesses, négligeant son poignet plâtré, afin de la porter vers l’endroit stratégique. Instinctivement Scully noua ses jambes autour de sa taille prête à le suivre jusqu’au bout de la nuit. Sans savoir pourquoi il eut l’idée d’y aller à reculons. C’était sans compter sa jambe plâtré elle aussi. Il n’alla pas bien loin. Son plâtre de marche dont le talon était renforcé vint buter contre la barre de seuil de la cuisine. Ce qui le déséquilibra. Son 1er reflexe fut de se retenir au chambranle de la porte. Seulement étant droitier et ayant le poignet et la main entravé par le plâtre cela ne lui offrit qu’une maigre prise. A tâtons il chercha désespérément à renforcer sa prise. Peine perdue. Emporté par le poids de sa partenaire, ses doigts glissèrent. Il sentit son corps plié et partir vers l’arrière. Il chuta sur le dos. Il sentit l’arrière de son crâne atteindre le sol dans un bruit sourd qui résonna dans toute sa boîte crânienne.[/color]

To be continued
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MessageSujet: Re: Mauvaise journée   Ven 19 Juin - 16:25

Scully se retrouva brutalement allongé de tout son long sur Mulder sans avoir rien pu faire pour empêcher leur chute. Elle entendit sa tête cogner le plancher dans un craquement sourd et inquiétant. Elle prit appuie sur ses avants bras afin de décoller le haut de son corps de celui de son partenaire et de ne pas entraver sa respiration. Elle vit son visage grimacé sous l’effet de la douleur. Elle se releva d’un bond et s’assit à côté de lui. Elle prit sa tête qu’elle posa sur ses cuisses et lui demanda :

-Mulder ?!? Ca va ? Une certaine inquiétude et incrédulité ponctuait le ton de sa voix.

Une douleur fulgurante traversa son crâne. Il ne put répondre. Elle s’en aperçut à la couleur de son visage qui avait subitement pâlit. Il se décolla de ses cuisses à la force de ses abdominaux afin de se plier en deux en se tenant l’arrière de la tête. Promptement Scully fonça dans la cuisine et rapporta une poche de glace de fortune fabriqué à la va vite avec de la glace et un torchon. Elle écarta ses mains et d’autorité la plaça sur l’arrière de son crâne. Puis elle alla dans la salle de bain à la recherche d’un anti douleur qu’elle trouva dans l’armoire fixé au dessus du lavabo. Elle prit le verre à eau et y fit fondre deux cachets. Elle revint près de lui. Il se trouvait toujours dans la même position. Elle toucha le dos d’une de ses mains afin de lui rappeler sa présence. Elle s’agenouilla face à lui et lui dit tout en lui tendant le verre à eau :

-Bois ça Mulder. Cela te fera du bien. Sa voix était douce et tranquille.

Sans relever la tête vers elle, il saisit le verre à tâtons. Il le vida d’un trait en rejetant la tête en arrière ce qui eut pour effet d’accentuer son mal de crâne. Il gémit en laissant sa tête retomber. La douleur lui noua l’estomac. Il sentit un haut le cœur le prendre. Sa tête se mit à tourner et ses oreilles à bourdonner. Il prit une grande inspiration et expira lentement l’air accumuler dans ses poumons. Scully le regarda répété l’opération plusieurs fois. Une fois la douleur moins vive, il essaya de se relever. Scully l’aida en passant un bras autour de sa taille. Elle le dirigea vers le canapé. Il s’y assit lourdement en posant l’arrière de son crâne sur le dossier. Elle s’installa à côté de lui et entreprit de lui masser le dessus du crâne. Il ferma les yeux sous cette caresse bénéfique. L’association du massage de Scully et des anti douleur atténua quelque peu la douleur qu’il sentait refluer lentement. Une fois la tempête passée, il rouvrit les yeux et se mit à scruter le plafond. Puis un rire nerveux s’empara de lui. Scully sentit le corps de Mulder qui était secoué de spasmes. Elle arrêta son geste et le vit couvrir ses yeux de sa main en tournant la tête de gauche à droite. D’abord interloquée par cette attitude qu’elle ne comprenait pas encore, elle enleva la main de Mulder qui lui masquait une partie du visage. Elle entraperçu un sourire étiré ses lèvres alors qu’il s’affalait contre elle.

-Quoi ?!? Lui demanda-t-elle d’une voix incrédule.

D’une voix rendue étouffé par le corps de Scully il répondit en pouffant de rire :

-Je crois que la révision du Kama Sutra ne sera pas pour ce soir !

Sentant le corps de Mulder secoué par de nouveaux spasmes ponctué de hoquets, elle éclata de rire à son tour. Pendant plusieurs minutes, ils ne purent se parler. A chaque fois que le regard de l’un rencontrait le regard de l’autre, ils repartaient à pieds joints dans un nouveau délire silencieux ponctués de fou rire retenus tant bien que mal. Enfin ils réussirent à se calmer. Chacun essaya de reprendre une contenance du mieux qu’il le pouvait. Ils reprenaient leur souffle sans cesser de s’observer. Aucun des deux ne savaient trop comment réagir. Ni comment reprendre là où ils s’étaient subitement arrêté. Pourtant l’envie, le désir ne les avaient pas quitter. Au contraire. Chacun semblait attendre de voir qui prendrait l’initiative en se jaugeant du regard. Instinctivement Scully sentit que Mulder lui laissait le choix. A elle de décider. Elle le désirait. Elle ne pouvait et ne voulait plus reculer. Mulder se mit en position d’attente. Il voulait qu’elle vienne à lui. Son désir fut vite exaucé. Elle se pencha vers lui. Posa sa main sur sa nuque en l’attira vers elle. D’abord ses lèvres sur les siennes. Incroyablement douces. Incroyablement chaudes. Lui qui en avait rêver depuis longtemps était déjà comblé par ce simple effleurement. Puis la langue de Scully glissa dans sa bouche à la recherche de la sienne. Elle était aussi douce et chaude que ces lèvres. Ce simple contact l’électrisa. Une onde de plaisir et de chaleur se propagea dans son corps. Il en gémit tellement le contact était puissant. Il sentit en même temps qu’elle explorait sa bouche, ses doigts qui jouaient dans ses cheveux. Le corps de Scully se colla au sien. A travers son t-shirt, il sentait sa poitrine ferme s’écraser tout en se frottant contre son torse. Instinctivement ses mains se positionnèrent dans son dos afin de coller son corps encore plus étroitement contre le sien. Il l’a sentit bougé contre lui alors que leur baiser s’intensifiait. La passion la dévorait. Elle se mit à califourchon sur lui collant son intimité contre la sienne. Il gémit de plus belle dans sa bouche. Cela l’excita. Ses mains se glissèrent sous son t-shirt pendant que les mains de Mulder caressait la peau de son dos. Elles remontèrent jusqu’à son soutien-gorge. Il en défit l’agrafe d’un geste précis. Ensuite ses mains quittèrent sa peau pour venir déboutonner un à un les boutons de son chemisier. Chaque frôlement de main contre sa poitrine lui arracha un gémissement sourd. Il fit descendre le chemisier ainsi que le soutien-gorge le long de ses épaules en une douce caresse. Elle se retrouva torse nu livré au regard ainsi qu’aux mains de Mulder toute pudeur envolé. Mulder arracha sa bouche de la sienne afin de fondre sur ses mamelons qu’il sentait tendus par le désir. La bout de sa langue vint asticoté tout en douceur le bout déjà durcit. Puis sa langue s’enroula toute entière autour pendant que son pouce effleurait l’autre mamelon doucement. Scully poussa son sein dans la bouche de Mulder en gémissant. Ses barrières s’étaient disloquées à son contact laissant son cœur et son esprit libre de toute contrainte. Un feu dévorant la parcouru alors. Elle cessa tout mouvement le souffle haletant. Le regard dilaté. Il pu voir dans ses yeux les prémices d’une tempête qui balayerai tout sur son passage. L’intensité de son regard le laissa interdit. Elle se découvrait lui montrant la force de ses sentiments à présent exacerbé par la libération de son corps et de son esprit. N’y tenant plus Scully tira sur son t-shirt afin de lui faire comprendre que cette barrière n’avait plus lieu d’exister. Il leva les bras et le retira comme si il était en train de prendre feu. Les mains de Scully fondirent sur lui une nouvelle fois dans le but d’explorer, de caresser, de palper ce torse si doux sous ces doigts. Il soupira tout en gémissant sous la douce torture.
Il bascula sur le côté afin de s’allonger. La position permit à Scully de le dominer. Cela renforça l’excitation de Mulder. Elle le ressentit au creux même de son intimité et alors tout s’accéléra. Leurs vêtements volèrent dans la pièce dans l’urgence. Scully s’accroupit une nouvelle fois sur le ventre de Mulder tout en le frôlant, le guidant, le manipulant. Elle cala ses mains sous sa nuque. Se cramponna à son cou, penchée sur lui. Puis son corps entama une lente ondulation dans une quête obstiné à coups de hanches. Scully cherchait son plaisir, l’approchant, le perdant, l’affleurant. Sa danse d’amour était à la fois brutale et douce. Mulder s’adapta à son rythme et sentit monter en lui la même quête, le même besoin que sa partenaire. Chacun chercha alors en solitaire ce que l’autre possédait pour lui. Puis tout alla de plus en plus vite. Leur souffle devint plus rapide. Leur danse des corps se faisait à présent sur un rythme effréné. Le zénith du plaisir arrivait à son apogée. Il était là dans leur ventre. Puis soudain le corps de Scully se tendit à la façon d’un arc prêt à décocher sa flèche. Elle laissa échapper un cri incontrôlable toute pudeur et retenue envolée. Mulder la retient encore, car pour lui son moment, même si il en est tout proche, n’était pas encore venu. Il l’attira à lui de nouveau. Prit à pleine main ses seins lourds et dresser. Il les palpa, les malaxa en triturant le bout déjà durcit. Scully soupira puis gémit de nouveau, remettant son corps en mouvement sous l’assaut des mains de Mulder qui s’accrochèrent à sa taille afin d’accélère encore et encore son propre corps. Il sentit une chaleur envahir son bas-ventre. Une boule de feu explosa alors dans cette région si sensible. Un courant puissant et salvateur parcourut son corps de part en part à toute vitesse. Ne pouvant plus lutter, il laissa le courant libérateur de sa jouissance le quitter afin de se répandre dans le corps de Scully. Elle vint alors s’échouer sur sa poitrine toujours retenue dans leur étreinte intime. Il la serra contre lui comme s’il craignait de la perdre. Il sentait le visage de Scully s’enfouir dans son cou et ses bras se positionner de part et d’autre de sa tête. Ses doigts couraient, dans une caresse apaisante, dans ses cheveux courts et dru. Peu à peu la tempête s’éloigna laissant leur corps fourbu mais leur cœur léger. Il desserra son étreinte. Elle se détacha de lui mais déjà le grain de sa peau, sa chaleur lui manquait alors elle se tourna sur le côté. Il comprit et à son tour il vint se coller contre son dos et l’enveloppa de ses bras rassurants. Il plongea son nez dans ses cheveux frôlant au passage sa nuque de baisers légers. En réponse, elle se lova un peu plus contre lui comme si elle voulait se fondre dans le corps de son amant une nouvelle fois. Chacun se plongea dans sa propre félicité. La frénésie de la lutte qu’ils venaient de mener les avaient laissé sans force. Cependant cette lutte ne connaissait pas de perdant. Chacun ayant gagné une part de l’autre. Les questions. Les interrogations si elles se présentaient un jour devraient attendre au seuil de cet appartement où deux agents du FBI venaient de transgresser l’interdit si redouté et pourtant si désiré. C’est avec bonheur qu’ils laissèrent le sommeil les emporter sur les rives d’un repos salvateur.


The End
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