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 Traquenard

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docmagoo

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MessageSujet: Traquenard   Dim 23 Aoû - 16:59

Auteur: Moi-même

Résumé: Comment Mulder, de par son aveuglement, met la vie de Scully en danger......

Disclaimer: Mulder et Scully restant l'entière propriété de Mister Carter, je ne les utilise qu'à but non lucratif.



New York.

Lieu indéterminé.

22h30.


Plusieurs hommes se tenaient dans une salle au milieu duquel trônait un imposant billard. La décoration au style très anglais aurait pu faire penser à une réunion de membre d’un quelconque club house. Mais l’atmosphère particulièrement enfumée et tendue n’invitait aucunement aux conversations conviviales. Un homme corpulent, aux lèvres tombantes et dont le visage faisait penser à un crapaud s’adressa à l’assemblée dispersée aux quatre coins de la pièce.

-Il faut en finir une bonne foi pour toute sans perdre de temps. Ces deux gêneurs doivent être mis hors circuit ! Fit-il d’une voix d’où perçait un certain agacement.

Un autre homme, plus mince, aux lèvres fines mais présentant un visage particulièrement ridé tourna la tête vers lui tout en plongeant son regard bleu et froid dans le sien. Il prit tout son temps afin d’allumer une cigarette. Une Morley, sa marque préférée. Après en avoir exhalé une bouffée, il lui répondit d’une voix calme mais glaciale.

-La patience n’est pas une de vos qualités, il me semble ! Votre côté impulsif commence à devenir agaçant !!!

Il porta une nouvelle fois la Morley à sa bouche afin de reprendre une dose de nicotine qui commençait déjà à lui manquer. Un troisième homme prit la parole. Son profil distingué et son léger accent aristocratique laissait facilement deviné ses origines britanniques. Sans ciller il dit :

-Attribuer à l’Agent Mulder une partenaire nous a permis d’avoir une certaine emprise sur lui. Dit-il en s’adressant à l’homme corpulent.
-Exactement! Reprit l’homme à la cigarette. De plus l’enlèvement de l’Agent Scully puis sa restitution par mes soins a permis un attachement, de l’Agent Mulder pour sa partenaire, non négligeable. Nous pouvons donc en conclure que cette attribution est une réussite. Fit-il avec un sourire vénéneux.

Un autre homme au visage quelconque et portant des lunettes rondes se mêla à la conversation :

-Cela n’empêche qu’il va sérieusement falloir se pencher sur le problème. Depuis son affectation aux affaires non-classées, l’Agent Mulder est un danger pour nous qu’il est devenu urgent de régler une bonne fois pour toute. Cela est devenu beaucoup trop récurrent pour que nous continuions à le négliger. Des affaires plus importantes et plus graves nous attendent et c’est en ayant l’esprit libre que nous pourront avancer dans nos projets et dans nos affaires !

L’homme à la cigarette expira une dernière bouffée avant d’écraser son mégot dans le cendrier qui se trouvait à porter de main. Aussitôt il en ralluma une autre et répondit :

-Ce « problème » comme vous le nommer, nous a servi de nombreuses fois!

L’homme corpulent au visage de crapaud se tourna vers lui:

-Quelle importance, nous sommes au pied du mûr et nous devons agir….vite !!!

L’homme à la cigarette rétorqua en soufflant un nuage de fumée toxique:

-C’est ce que je compte faire. Maintenant qu’une amitié indéfectible lie Mulder et Scully depuis bientôt 7 ans, il ne nous reste qu’une solution qui s’impose d’elle-même. N’est -ce pas ?!? Demanda-t-il en se tournant vers l’homme au profil distingué cherchant une quelconque approbation de sa part. Celui-ci, d’un air détaché, se leva:

-Supprimer l’ Agent Scully et qu’on n’en parle plus. Répondit-il tout en se servant un whisky.

Un sourire sardonique naquis sur les lèvres de l’homme à la cigarette alors qu’il entamait un autre paquet de Morley.


Un terrain vague le long du Potomac.

Washington D.C.

6h30 du matin.


L’homme à la cigarette fumait tranquillement une Morley, installé confortablement à l’arrière d’une limousine aux vitres teintés. La neige qui tombait était balayé au rythme des essuies glace. L’aube commençait à pointer son nez timidement dans le froid glacial de cette nouvelle journée d’hiver qui commençait. Les phares d’une voiture, arrivant de face, éclairèrent l’habitacle furtivement. A travers la vitre, l’homme à la cigarette regarda la voiture prendre place derrière sa limousine. Le chauffeur fit des appels de phares. C’était le signal comme convenu. Il ouvrit sa portière. Jeta sa cigarette à peine entamé et de son talon l’écrasa en sortant du véhicule. Une grande femme brune à la démarche raide mais sûr d’elle et au regard sombre vint à sa rencontre. Il s’appuya nonchalamment sur le coffre de la limousine et se ralluma une autre cigarette. Lorsqu’elle s’arrêta face à lui, il l’a salua d’un signe de tête tout en exhalant sa fumée meurtrière. Sans ciller, elle planta son regard dans celui du vieil homme sûr d’elle et de ses actes. Elle prit la parole en premier d’une voix ferme et dit:

-J’ai fait ce que vous m’avez demandé ! J’ai remis à l’Agent Mulder l’enveloppe avec tout ce qu’elle contient. Un demi sourire de contentement étira un côté de sa bouche.
-Bien. Le plan vient de changer. Seule l’Agent Scully devra être supprimer. Lui dit-il calmement tout en recrachant des volutes de fumée. Puis sans lui laisser le temps de répondre, il reprit:

-Si les deux venaient à disparaître en même temps cela ne paraîtrait que trop suspect. Cette fois il n’y aura pas d’alternative, il faut qu’elle meure une bonne fois pour toute. Que Mulder ne puisse pas la sauver. Il est bien trop proche d’elle pour s’en remettre. Il ne pourra pas continuer sans son soutien.
-Et si tout ne se passe pas comme prévu ?!? Si Mulder arrive à la sauver ? Demanda-t-elle surprise de ce changement qui modifiait ses plans funestes.
-Avec des « si » Diana, on mettrait Paris en bouteille! Fit-il d’un air faussement navré. J’ai confiance en vous, je sais que vous ne me décevrez pas. Lui répondit-il d’une voix doucereuse en souriant froidement.

Son regard démentait ses paroles. Il n’y avait aucune confiance dans ses yeux. Rien qu’une menace latente et implacable pour ceux qui douteraient ou qui échouerait. Elle sentit une certaine tension parcourir son corps. Sa voix trahissait sa nervosité lorsqu’elle dit:

-Tout se passera comme prévu mais dans le cas contraire….Elle laissa sa phrase en suspends.

Il plongea son regard froid et dur dans le sien et lentement il termina sa phrase:

-Il n’y aura pas d’échappatoire possible pour vous Diana!

Puis d’une pichenette, il jeta sa cigarette et sans un regard pour elle il regagna la limousine qui démarra dans un crissement de pneu.
Diana Fowley regarda la voiture s’éloigné dans l’aube glaciale, indifférente aux flocons qui s’amassaient en une fine pellicule sur ses cheveux et ses épaules. Elle mènerait cette mission à bien comme toutes les autres. Sauf que cette fois, elle jouait gros. Soit elle réussissait et de nouvelles portes s’ouvriraient à elle, soit elle échouait et sa vie se terminerait plus vite que prévu.


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docmagoo

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MessageSujet: Re: Traquenard   Lun 24 Aoû - 15:13

Un bâtiment désaffecté.

Banlieue de Washington D.C.

00h30.


La nuit est noire sans lune ni étoiles. Une voiture se gare lentement à proximité d’un bâtiment à l’air abandonné, tous feux éteints. 2 silhouettes en descendent en prenant soin de ne pas claquer les portières. L’une derrière l’autre, elles s’élancent vers le bâtiment massif. Arrivée devant la lourde porte, l’une d’elle se poste devant celle-ci qui est muni d’un digicode. Tirant un objet de sa poche arrière, une des deux silhouettes se penche vers le digicode en introduisant une carte dans la fente située sur le côté. Puis les doigts de la silhouette se mettent à pianoter sur les touches d’un mouvement rapide et sûr. Le boitier émet un « bip » libérant la lourde porte confirmant à la silhouette son succès en les laissant ainsi pénétré le sombre et mystérieux bâtiment.
Le tireur est là, planqué derrière l’une des innombrables caisses qui jonchent le sol. Une heure déjà qu’il est prêt et qu’il attend sa cible se repassant le film dans sa tête. Il est en position du tireur couché tapi dans l’ombre de la caisse. Son arme est tendue devant lui bien calé dans le creux de son épaule. La balle qui mettra fin à l’existence d’une des deux silhouettes, qui pénètre à l’instant même dans le bâtiment, est déjà engagé dans le magasin prête à prendre son envol. Doucement il relève le cran de sureté. Colle l’œil dans son viseur, qui lui permet de voir comme en plein jour sans être vu. Bande ses muscles tout en bloquant sa respiration. Ce n’est plus qu’une question de seconde.

Sans se douter de rien, les deux silhouettes s’engouffrent, l’une après l’autre à l’intérieur. A première vue, aucune activité ne semble animé les lieux. Sans parler, seulement par le regard, les deux silhouettes se séparent afin d’explorer le bâtiment. L’une d’entre elle arrive à proximité du tireur sans se douter qu’elle est devenue une cible vivante.

Enfin sa cible apparaît dans son viseur. Impossible de se tromper. Cette chevelure flamboyante. Cette silhouette menue mais énergique. C’est elle. La même que sur la photo qui lui était parvenue anonymement par mail. Il est prêt. Sans trembler, son doigt appuie sur la détente lentement. Un léger clic se fait entendre suivit rapidement d’une détonation étouffée par le silencieux. Il n’a pas besoin d’attendre plus longtemps. De part son expérience, il sait qu’il a atteint sa cible. Le travail est propre, net, rapide. Sans tarder il se relève, abandonne son fusil qui le ralentirait dans sa fuite et prend la porte située derrière lui sans un regard en arrière.

Au son du clic et de la légère détonation, elle s’était retournée vivement sachant au fond d’elle à quoi attribuer l’origine de ce bruit familier. Immédiatement elle ressentit une vive brûlure lui déchirer la peau puis une douleur intense. Sous la violence de l’impact, elle sentit son corps partir en arrière. Une caisse se dressa sur son passage la faisant trébucher. Elle sentit son corps touché le sol avec violence. Elle se retrouva couché sur le dos sentant son esprit sombré dans l’inconscience libératrice alors que ses fonctions vitales s’affaiblissaient au fur et à mesure que la balle déchirait sa chair et ses muscles. Avant de perdre totalement pied, elle sentit deux bras vigoureux entouré son corps et une voix d’homme crié son nom.

Les sens en alerte, c’est sans hésité qu’il était revenu sur ses pas dès qu’il avait entendu un bruit suspect. Il vit Scully titubé puis s’effondré, comme au ralenti, sous l’impact de la balle qui déchira son chemisier en laissant un cercle rouge inquiétant sur le blanc immaculé de celui-ci. Le temps se suspendit alors. Il se précipita vers elle en hurlant son nom. Il s’agenouilla à hauteur de ses épaules. La peur lui noua la gorge au contact du corps mou et sans réaction de sa partenaire. Il entreprit d’ouvrir son chemisier afin de localiser la blessure. Un trou béant aux contours déchiquetés s’offrit immédiatement à sa vue lorsqu’il déboutonna le chemisier. La blessure se situait en dessous de son sein droit. D’instinct, il passa sa main sous le soutien gorge. Celle ci engloba son sein afin de comprimer la blessure en vue de stopper l’hémorragie. De son autre main, il se débarrassa de son manteau afin de protéger son corps des assauts du courant d’air hivernal s’engouffrant dans l’immense bâtiment. Puis il extirpa de la poche intérieur de sa veste, son portable dont il composa le 911. Après avoir alerter les secours, il posa son portable au sol et changea de position. Il se plaça derrière sa tête et de sa main libre l’a posa doucement sur ses genoux. Avec appréhension, il souleva son manteau et vit sa main posée sur sa blessure rouge du sang de Scully. Il paniqua à la vue de cette vie qui s’écoulait lentement mais surement hors du corps de sa partenaire. Il se pencha sur elle et posa son front contre le sien tout en lui murmurant des paroles rassurantes mais remplie de désespoirs.

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MessageSujet: Re: Traquenard   Lun 24 Aoû - 17:16

Scully reprenait peu à peu conscience même si elle ne sentait plus son corps. Seule sa blessure aux bords déchiqueter la faisait souffrir. Elle se trouvait dans un état cotonneux. Sa vision était vague. Son corps lourd comme anesthésié. Elle avait l’impression de ne plus avoir de point de repère. Seule la voix de Mulder l’empêchait de sombrer totalement. Pour lui elle se refusait à se laisser entraîner dans l’abîme sans fin. Elle sentit sur son visage des gouttes salées qui vinrent mourir à la commissure de ses lèvres. Son partenaire pleurait pour elle. Sa blessure devait être plus grave qu’elle ne le pensait. Elle sentait sa main sous son sein qui appuyait fortement pour tenter d’endiguer l’hémorragie. Quelle étrange sensation que la main de son partenaire et ami plaqué sous une des parties les plus sensible de son anatomie se dit-elle. Ce geste elle l’avait espéré mais quelle ironie du sort que se soit dans une telle circonstance. Elle se surprit d’avoir de telles pensées alors que la mort l’attendait peut-être au bout du chemin. Elle focalisa ses sensations sur son autre main qui passait et repassait dans ses cheveux. Mon Dieu que c’est bon ! se dit-elle. Cette douceur parvenait à atténuer sa douleur. Il lui faisait un bien fou sans le savoir. Il fallait qu’elle lui parle. Qu’elle le rassure afin qu’il sache qu’elle ne le laisserait jamais tomber quoiqu’il arrive. Qu’elle était trop attaché à lui pour laisser la mort prendre le dessus. Au terme d’un effort intense, elle parvint à décoller légèrement son bras gauche afin d’amener sa main au contact de la sienne. La main de Mulder était poisseuse de son propre sang sous ses doigts. L’effort qu’elle venait de faire lui envoya une décharge de douleur dans le côté de sa blessure. Surprise ses doigts se crispèrent sur ceux de Mulder. Elle voulut hurler sa douleur mais seul un gargouillement humide sortit de sa bouche.
Rongé par la peur de la perdre, Mulder ne réalisa pas tout de suite que Scully essayait de lui parler. Sa main, brutalement enserrer dans la sienne lui fit relever la tête brusquement. Il vit, qu’au prix d’un terrible effort, elle essayait d’attirer son attention. Ses yeux se fixèrent sur ses lèvres qu’il voyait remuer et d’où s’échappait un léger filet de sang. Il tendit son oreille au dessus de sa bouche mais seul un croassement sanglant sortit de ses lèvres. Il caressa son visage de sa main libre et lui dit d’une voix nouée alors qu’au loin la sirène de l’ambulance faisait retentir sa sinistre mélopée :


-Scully accroches toi, je t’en supplie ! Tu vas t’en sortir ! Je suis là. Restes avec moi, ne pars pas ! J’ai besoin de toi ! Si tu savais comme j’en ai besoin. Surement plus que l’air que je respire. Si tu me laisses, jamais je ne pourrais continuer sans toi. La vie. Ma vie n’aura plus jamais la même saveur et la vivre sans toi me serait insupportable.

Puis sans relâcher son poing de compression, il rejeta son corps en arrière et laissa éclater sa rage silencieusement alors que l'ambulance pénétrait à leur tour dans le bâtiment.

Malgré le magma de sang qui s’écoulait dans sa bouche et qui menaçait de l’étouffer, elle s’accrocha. Les aveux murmurés de son partenaire de sa voix grave et chaude lui insufflèrent une énergie nouvelle. L’appelant à se battre pour lui. Jamais il ne lui avait parlé comme il venait de le faire. Enfin elle comprenait l’importance et la dimension qu’elle représentait dans la vie de son partenaire. Ses doutes s’envolèrent comme par magie. Son cœur s’allégea de la peur de quitter ce monde sans savoir. Elle aurait tant voulut pouvoir répondre, lui dire qu’elle ressentait la même chose. Le trop plein de sang dans sa gorge manqua de l’étouffer. Une toux réflexe secoua son corps de spasmes douloureux. Elle s’accrocha à la main de Mulder alors qu’un flash de douleur frappa son esprit la faisant sombrer dans une inconscience libératrice.

Mulder sentit la main de Scully se crisper de nouveau sur la sienne. Il la vit expulsé un amas sanguinolent de sang au prix d’une terrible toux qui secoua son corps violemment. Puis il sentit son corps entier se relâcher comme si la vie venait de la quitter. Affolé, il chercha son pouls à la base de son cou alors que deux secouristes prenaient place de part et d’autre de sa partenaire afin de lui prodiguer les premiers soins.


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MessageSujet: Re: Traquenard   Lun 24 Aoû - 22:54

Immeuble de L'Agent Fowley.

4h00 du matin.


A peine avait elle franchie la porte qu’une odeur désagréable de tabac vint lui agressé les narines. Son intuition lui laissa présager le pire. Sans allumer, elle déposa ses clefs dans le vide poche près de l’entrée. Accrocha son manteau à la patère fixé derrière la porte puis s’avança dans le salon d’où s’élevait un nuage de fumée sans équivoque sur l’identité de son visiteur indésirable. Il lui tournait le dos assis dans un des fauteuil faisant face à la baie vitrée.

-Vous rentrez tard dites-moi! Lui dit-il de sa voix de serpent.
-Qu’est-ce que vous faîte ici?!? Lui demanda-t-elle d’une voix soupçonneuse sans répondre à sa provocation.
-Il me semble que je vous avais demandé d’accomplir un travail pour moi! Elle l’entendit tiré puis expiré sa fumée de cigarette.
-C’est ce que j’ai fais! Répondit-elle d’une voix belliqueuse.
-Certes ! Mais vous avez échoué et lamentablement! Il tourna son fauteuil afin de lui faire face.

Son regard froid et implacable la fit frissonnée. D’instinct elle avait su à l’instant où elle franchissait la porte de son appartement qu’elle avait perdu.

-Ce que je redoutais est arrivé alors! Sa phrase était plus une affirmation qu’une question. Elle reprit d’une voix glaciale:
-C’était perdu d’avance et vous le saviez. Ils sont et seront toujours plus fort que vous quelque soit la personne à qui vous confirez leur élimination !!!

-Faut croire que la chance vous a laissé tombé, Diana !!! Vous connaissez la règle, les perdants n’ont pas lieu d’être dans notre projet. Vous m’avez déçu car j’étais persuadé que vous réussiriez haut la main. Après tout vous avez eu des contrats beaucoup plus difficile à régler. Votre échec sera lourd de conséquences et pas seulement pour vous. C’est pourquoi je me dois de faire...comment dire…un peu de ménage. Dit-il en se levant lentement.

Il se pencha vers le cendrier afin d’y éteindre sa cigarette puis sans la quitter du regard, il s’approcha d’elle. Il prit son automatique dans la poche intérieur de son imperméable. Tranquillement il vissa son silencieux à l’extrémité du canon sans jamais la quitter des yeux. Il se rapprocha d’elle et vint poser le silencieux contre sa tempe.
Elle ferma les yeux. Sentant son cœur s’accéléré. Dans quelques secondes tout serait terminé pour elle. Plus de complots. Plus de trahison avec la peur au ventre de se voir démasquer. Plus de pacte à conclure avec le diable. Le néant s’offrirait à elle désormais. Elle sentit le froid de l’acier venir se coller contre sa tempe. Dans son ultime perfidie, il ajouta de sa voix traînante :

-C’est vraiment dommage, Diana ! Je vous aimais bien. Nous aurions pu accomplir de grandes choses ensemble.Fit-il dans un sourire de prédateur.

La dernière chose qu’elle entendit fut le « ploc » de la détonation libérant la balle qui vint frapper son cerveau à une vitesse fulgurante. Sans vie elle s’écroula sur le sol. L’homme à la cigarette dévissa le silencieux de son arme. S’agenouilla au niveau de son bras afin de prendre sa main inerte dans laquelle il glissa son automatique. Puis sans aucun remord ni regard pour sa victime, il sortit en fermant la porte doucement.


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MessageSujet: Re: Traquenard   Mar 25 Aoû - 15:12

Memorial Hospital.

Washington D.C.

5h00 du matin.


Pour rien au monde il n’aura lâché cette main chaude qui reposait dans le creux de la sienne. Ses yeux parcouraient inlassablement le visage ,rendu encore plus, pâle à la lumière du néon l’éclairant faiblement, aux traits tirés dont le reste du corps reposait dans le lit d’hôpital. Il détestait ces lieux qu’il connaissait pourtant si bien pour y avoir séjourné plus souvent qu’à son tour. Cela faisait 3 heures qu’elle était remonté du bloc. Il n’avait pas arrêté de tourner en rond, comme un lion en cage, dans la salle d’attente durant toute l’intervention. Prêt à bondir à la moindre porte qui s’ouvrait. Puis finalement un chirurgien, à l’air éreinté et blasé, avait daigné faire une apparition furtive pour lui dire que la balle avait été extraite avec succès et qu’aucune lésion grave n’était à déploré. Ensuite il lui avait fallut encore patienter avant que Scully ne remonte de la salle de réveil et regagne une chambre seule. Il en avait profiter pour remplir la paperasserie administrative habituelle auquel il savait ne pouvoir échapper. Puis il s’était précipiter à son chevet. Automatiquement, il avait tirer prés de lui le fauteuil inconfortable afin de s’y installer. Toute cette sombre affaire lui trottait dans la tête à mesure que le temps s’écoulait attendant le réveil de Scully. Fowley l’avait berné encore une fois et avait mis la vie de sa collègue en danger. Jamais il ne pourrait le lui pardonner. Cependant il s’imputait une lourde part de responsabilité. Son erreur de jugement ainsi que son aveuglement pour sa quête de vérité avait encore une fois faillit tourner au drame. A chaque fois pourtant il se promettait d’être plus impartiale, plus réfléchi, plus prudent. Mais Diana avait su si bien le manipuler qu’il avait sauté à pied joint dans cette histoire d’hybride humain/extraterrestre qu’il avait déjà eu l’occasion de mettre à jour sans succès, il y avait de cela quelques années. Ca avait faillit lui coûter la vie d’ailleurs et maintenant c’était la vie de sa partenaire qu’il avait osé mettre en danger en perdant tout discernement. Depuis le début Scully avait raison. Têtu comme il était, il n’avait rien voulut entendre. Accusant mentalement Scully de lui faire une crise de jalousie provoqué par le retour de Diana. Quel honte d’avoir osé rabaisser sa partenaire à un tel rang. Scully était bien au dessus de cela. Il se dit qu’il était loin de mériter une partenaire aussi loyale et aussi dévouée. Jamais Scully ne se laissait aveugler par des chimères. Son jugement était toujours rationnel et logique. Souvent il se demandait ce qui pouvait la motiver pour rester à faire équipe avec un looser comme lui. Dans cette course à la vérité, elle n’avait rien à gagner mais tout à perdre. Sa mauvaise réputation avait fini par déteindre sur elle, lui fermant les portes d’un avenir beaucoup plus prestigieux au sein du FBI. Elle avait fait table rase de tout cela sans rien demander en retour. Une dévotion pareille était rare dans ce milieu de requins et de conspirateurs. Et lui, à chaque fois, ne pouvait trouver mieux que de l’embarquer dans une de ces théories fumeuses manquant de perdre ce précieux atout. Elle était son repère, sa force. Mais aussi son point le plus faible. Il ferma les yeux en serrant les paupières fortement à l’idée de penser à ce qu’il serait devenu si elle n’avait pas survécu. Diana connaissait son talon d’Achille et elle n’était pas la seule. Il serra la main de Scully plus fort dans la sienne, lui promettant mentalement de faire payer Diana pour son crime.

Scully reprenait peu à peu conscience du monde qui l’entourait. Une chaleur bienfaitrice, partant de sa main et se propageant dans tout son corps la sortie de sa léthargie. Un fin sourire étira ses lèvres sèches à cette pensée. Elle tourna la tête vers son fidèle compagnon d’infortune. Il était là, toujours présent dans les bons comme dans les mauvais moments. Présence discrète mais si rassurante. Il représentait le pilier le plus important de sa vie. Sans lui elle s’écroulerait. Elle le regardait cherchant à capter son regard trop fatigué pour lui parler. Son regard vert d’eau était perdu dans le vague fixant un point invisible sur le mur d’en face. Ses yeux étaient rougies par le manque de sommeil. Il était craquant avec sa barbe naissante et ses cheveux en bataille. Ses yeux descendirent sur sa main portant encore des traces de sang séché qu’il n‘avait même pas prit la peine de nettoyer. Avalant sa salive avec difficulté, elle parvint à murmurer son nom dans un souffle. Instantanément ses yeux fatigué s’illuminèrent au son de sa voix et plongèrent directement dans celui de Scully.

-Tu m’as collé une de ses trouilles ! J’espère que tu as une assurance en béton?!? Lui dit-il d’une voix rieuse tout en s’installant à côté d’elle sur son lit. Comme toujours, dans ce genre de situation, son arme favorite restait l’humour.

Elle retint un éclat de rire afin de ne pas souffrir inutilement. Mais elle laissa quand même un sourire naître sur ses lèvres gercées tout en lui demandant dans un souffle:

-Depuis combien de temps je suis là ? Elle trouva sa propre voix éraillé.
-Ca fait 3 heures que tu es remontée du bloc. Tu veux un peu d’eau ? Fit-il en se levant.

Elle répondit en acquiescent de la tête. Elle regarda sa haute stature se lever puis se diriger vers la table à roulette. Il ramena un verre d’eau fraîche dans lequel il avait prit soin de glisser une paille. Elle but le liquide avec avidité.

-Un autre ? Fit-il en agitant le verre dans sa main. Profites en c’est ma tournée ! Ajouta-t-il en souriant.

Elle refusa d’un signe de tête. Il se rassit auprès d’elle. Scully lui tendit sa main en quête de sa chaleur. Sans savoir pourquoi, elle aurait souhaiter un réconfort plus rapprocher. Un silence passa. Elle le sentait nerveux voir préoccupé. Il n’arrêtait pas de nouer et de dénouer ses doigts aux siens. Elle stoppa son petit jeu en serrant ses doigts dans les siens un peu plus fort et lui demanda dans un souffle :

-Mulder ! Qu’est-ce qui ne va pas ?

Il releva la tête surprit par sa question. Il lui répondit en se mordant la lèvre. Signe d'une certaine nervosité chez lui :

-Rien, rien je réfléchissais.... Bon je vais te laisser, il faut que tu te reposes ! Fit-il en se relevant subitement. Il remit le fauteuil à sa place et se retourna vers Scully pour lui demander :
-Je repasserais en fin de soirée, tu veux que je te ramène quelque chose ?!?

Elle avait comprit qu’il ne dirait rien sur ce qui semblait le préoccupé, elle préféra mettre ses interrogations de côté et lui répondit :

-Je veux bien que tu me ramènes du rechange ainsi que des affaires de toilette, s’il te plaît !
-C’est tout ? Rien d’autre ?!? Lui demanda-t-il gentiment.

Elle réfléchit puis lui dit :

-Si tu pouvais passer un coup de fil à ma mère afin de la rassurer mais en évitant de lui parler de mon séjour ici. Je ne voudrais pas l’inquiété inutilement.
-Scully…. ?!? tu me demandes de mentir à ta mère !!! Fit-il en écarquillant les yeux de manière exagérée. Attention si tu continues tu vas finir par être pire que moi ! Lui dit-il avec un sourire et une lueur taquine au fond des yeux.

Elle lui sourit à son tour puis rajouta :

-J’ai un autre service à te demander….
-Rien de malhonnête, j’espère ! L’interrompit-il d’un air amusé.
-Idiot… je voudrais juste que tu préviennes Bill à l’aide de ma messagerie personnelle afin qu’il n'appelle pas ma mère au milieu de la nuit parce qu’il n’a pas reçu mon mail hebdomadaire. Lui dit-elle d'un air ironique.
-Ok ! je crois que je ne devrais pas avoir trop de mal à lui raconter des bobards à celui là. Bon faut que j’y aille. A plus tard !

Il se pencha vers elle afin de déposer un léger baiser sur sa joue et s’éclipsa doucement. Elle se retint de prendre sa main afin de le retenir auprès d’elle. Sa présence la rassurait. Mais ne voulant pas passer pour une femme fragile, elle n’en fit rien.


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MessageSujet: Re: Traquenard   Mar 25 Aoû - 20:37

Appartement de Diana Fowley.

Washington D.C.

7h00 du matin.


Avant de retourner au Bureau afin de rédiger son rapport à leur supérieur, Mulder décida de rendre une visite inopiné à Diana. Il était bien décidé à la faire parler. Il se gara le long du trottoir. Monta quatre à quatre les escaliers et se retrouva devant son appartement. Il tambourina plusieurs fois contre la porte, espérant bien la tirer du lit. Pas de réponse. Il tourna la poignée qui n’offrit aucune résistance. Les sens en alerte, il sortit son Glock de son holster et poussa la porte qui s’ouvrit doucement en grinçant. Une odeur écœurante de tabac froid et de sang lui assaillit la gorge dés qu’il pénétra dans l’appartement sombre et silencieux. Diana n’avait jamais fumé. Il ferma les yeux un instant. Quelqu’un qu’il connaissait bien l’avait précédé. Se doutant de ce qu’il allait trouver, il s’avança dans la pénombre en appelant le nom de Diana plus pour se rassurer qu’autre chose. Il s’avança lentement et buta sur une masse sombre. Il sortit sa lampe de poche et découvrir le corps sans vie de Diana, à ses pieds, reposant dans une mare de sang. Il s’agenouilla près d’elle afin de prendre son pouls sans vraiment y croire. Sa peau sous ses doigts commençait déjà à refroidir. Son poignet ainsi que ses doigts enserrant l’arme était crispé sur la crosse indiquant que la rigidité cadavérique avait déjà commencé son œuvre. Le salopard de fumeur avait dû l’exécuter puis placer sa propre arme dans la main de Fowley afin de faire croire à un suicide. Qui sera confirmé par la présence des empreintes de Fowley sur l’arme. Le vieux ayant pris soin d’effacer les siennes avant de la glisser dans sa main. Un classique. Mulder était déçu. Ce tordu semblait avoir moins d’imagination qu’il ne l’avait cru. Ne souhaitant s’expliquer quand à sa présence sur une scène de crime, il choisit de ressortir le plus discrètement possible de l’immeuble et de se rendre au coin de la rue afin de passer un appel anonyme d’un téléphone publique pour prévenir les secours. Dés qu’il entendit au loin la sirène de l’ambulance, il reprit sa voiture et se dirigea vers le Bureau afin de rédiger son rapport et de prévenir Skinner de l’état dans lequel sa collègue se trouvait.

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MessageSujet: Re: Traquenard   Mer 26 Aoû - 15:18

Quartier Général du FBI.

Bureau du Directeur Adjoint W. Skinner.

Washington D.C.

9h00 du matin.


La convocation, qu’il redoutait, auprès du Directeur Adjoint afin qu’il s’explique ne se fit pas attendre. Celui-ci lui intima l’ordre de se rendre dans son bureau manu militari et à présent Mulder se trouvait face à lui en train de lui rendre des comptes.

-Comment se porte l’Agent Scully ? Lui demanda Skinner d’une voix détachée tout en survolant son rapport des yeux.
-Ca va, elle s’en tire sans trop de dégâts ! Fit Mulder en jouant nerveusement avec ses mains.
-Comment se fait-il que je n’ai pas été mis au courant de cette enquête, Agent Mulder? Lui demanda-t-il en regardant Mulder à travers ses lunettes rondes.
-Et bien c’est l’Agent Fowley qui m’a mis sur la piste et je….Il fut brusquement interrompu par la voix cassante de son supérieur.
-Et vous quoi, Agent Mulder ?!? De quel pouvoir croyez-vous que l’Agent Fowley dispose au sein du Bureau pour que vous ne preniez pas la peine de m’informer de vos agissements ? Qui est-ce qui est censé vous donnez vos ordres de mission ? Elle ou moi ? Lui dit-il la voix pleine d’une rage contenue.

Un silence pesant s’installa dans la pièce. Par expérience Mulder savait qu’il n’avait pas intérêt à essayer de se justifier sans que Skinner ne l’y autorise. Lorsque Skinner eut finit de lire son rapport, celui-ci lui demanda incrédule :

-Vous croyez vraiment à ce que vous avez écrit dans ce rapport, Agent Mulder ? Fit-il en haussant les sourcils.

Décontenancé par la question, Mulder répondit par une autre question:

-Si c’est dans mon rapport, c’est que j’en pense quoi d’après vous ? Lui répondit vaguement Mulder.
-Je veux dire…de vous à moi, vous croyez vraiment à cette histoire de…d’hybride mi humain, mi extraterrestre ? Lui demanda-t-il sur le ton de la confidence.
-Prenez le temps de tout lire en profondeur et vous pourrez vous faire votre propre opinion sur la question! Lui répondit Mulder d’un air buté.

Skinner se surprit lui même a être encore étonner face à ce genre de rapport d’enquête, surtout ceux provenant de l'Agent Mulder.

-Je ne vois pas le rapport de la balistique….Marmonna Skinner en feuilletant le dossier.
-C’est que les analyses sont toujours en cours mais à première vue, le fusil retrouvé sur les lieux est une arme de professionnel. Le numéro de série ainsi que les rainures à l’intérieur du canon ont été effacé. Impossible donc de remonter jusqu’à son propriétaire. Il y a, de toute façon, de forte probabilité pour que cette arme soit entré illégalement sur le sol américain. Quand à la balle prélevée sur l’Agent Scully, c’est apparemment du calibre 12. Tout ce qu’il y a de plus courant. Lui répondit Mulder plein d’amertume.
-Des empreintes ? L’interrogea Skinner.
-Non aucune. Ni sur le fusil. Ni sur la douille. Tout laisse à penser que c’est un pro qui a fait le coup ! Fit Mulder sombrement.
-Pourquoi l’Agent Scully ? Pourquoi, si comme vous l’écrivez dans votre rapport, le fumeur lui en veut-il à ce point ? Demanda-t-il en cherchant à comprendre le fin mot de cette histoire.
-Sûrement pour m’atteindre personnellement. Répondit-il amerement.

Le téléphone se mit à sonner. Immédiatement Skinner décrocha. La conversation ne prit que quelques minutes. Skinner raccrocha puis lui annonça :

-On vient de m’apprendre à l’instant que l’Agent Fowley a été retrouvé morte à son domicile. D’après les premières constatations, il semblerait qu’elle se soit suicidé d’une balle dans la tête. J’ai demandé à ce qu’une autopsie soit pratiqué afin d’en apprendre un peu plus. Dit-il fixant Mulder droit dans les yeux. Celui-ci lui rendit son regard sans sourciller. Skinner enleva ses lunettes tout en se massant l’arête du nez et ajouta :
-Toute cette affaire sent le souffre. Il n’y aucune preuve contre qui que se soit. L’Agent Fowley étant décédé, j’ai bien peur qu’on ne sache jamais les réelles motivations de ceux qui ont chargé Fowley d’éliminer l’Agent Scully. Cette enquête ne tardera pas à être classée rapidement. Fit-il en soupirant.
-Comme toutes celles qui dérangent… ils se pressent d’en effacer les preuves. Fit Mulder d’un air de dégout en se levant et en se dirigeant vers la porte situé derrière lui. Skinner ne répondit pas et laissa son Agent rejoindre son bureau.

Le reste de la journée passa à la vitesse de l’éclair. Il passa chez lui afin de prendre une douche et se changer puis il prit la direction de L’appartement de Scully.


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MessageSujet: Re: Traquenard   Dim 30 Aoû - 12:29

Appartement de Dana Scully.

Georgetown.

Washington D.C.

18H30.


Comme elle le lui avait demandé, Mulder appela Margareth puis rédigea un mail à l’attention de son frère Bill. Ensuite, il commença à préparer le sac de Scully. Il se sentait un peu comme un intrus. Farfouiller dans ses affaires le mettait mal à l’aise. C’était la première fois, qu’il se retrouvait seul dans son appartement et qu’il pouvait l’explorer à sa guise. Il commença par rassembler ses affaires de toilettes puis il s’attaqua à ses vêtements. Il choisit un peu au hasard mais aussi en fonction de ce qu’il aurait aimé la voir porter en espérant qu’elle apprécierait. Puis il passa à la commode où, il supposait que, se trouvaient ses sous-vêtements. Intimidé de pénétrer aussi loin dans l’intimité de sa collègue, il prit une grande aspiration et ferma les yeux en tirant le tiroir du haut. Il ne pouvait pas regarder. Non pas que les sous-vêtements féminins l’impressionnait mais tout simplement par respect pour son amie dont il avait l’impression de violer son intimité même avec son consentement. Il commença par effleurer de ses mains les culottes qu’il devinait soigneusement plié et rangé. Leur toucher étaient doux et soyeux sous ses doigts. Des images vinrent immédiatement se coller sur sa rétine. Il se représentait les morceaux de tissus sur le corps souple et svelte de sa partenaire. Elle s’approchait de lui avec une démarche lascive et sensuelle. Sa chevelure d’un roux flamboyant semblait flotter dans l’air alors qu’elle se déplaçait d’un pas lui aussi aérien. L’expression de son visage était énigmatique. Ses yeux bleu semblaient briller d’un éclat presque sauvage. Ses lèvres fines au dessin si parfait étaient une invitation aux baisers. Il ressentit un frisson parcourir son corps. Une subite chaleur envahit son bas-ventre réveillant tous ses sens endormis. Il aurait pu jurer sentir les effluves de son parfum frais et sucré à mesure qu’elle s’approchait de lui. La sonnerie stridente du téléphone, le ramena brutalement à la réalité. Il rouvrit les yeux complètement désorienté. Les sens en émoi. Les mains crispées sur les dessous de son amie. Honteux de ce que son esprit venait de lui faire vivre alors qu’elle se trouvait sur un lit d’hôpital, il prit à la va vite quelques uns de ses sous-vêtements qu’il fourra dans son sac. Il referma le tiroir en essuyant son front perlé de sueur. Il allait quitter la chambre quand un livre posé sur sa table de chevet l’arrêta dans son élan. Il prit le livre rouge à la couverture rigide entre ses mains. L’absence de titre sur la première de couverture l’intrigua. Il l’ouvrit et dés la première page, il découvrit l’écriture fine et régulière de sa partenaire dont l’encre en noircissait les pages. Il ne mit pas longtemps à comprendre que ce qu’il avait prit pour un banal livre de chevet était en fait un journal intime. Le journal intime de Scully. Il ne savait quoi en penser. Jamais il n’aurait imaginé son amie couchant sur le papier ses confessions les plus intimes. Il referma d’un coup sec le livre ne souhaitant pas en savoir d’avantage. Il allait le remettre à sa place quand une brusque envie de connaître mieux son amie le saisit aux tripes. Cependant le remord de plonger au plus profond de son être sans y avoir été invité le retenait. Partager entre 2 sentiments contradictoires, il s’assit sur le lit en se passant la main dans les cheveux. La nature de Scully lui apparaissait souvent pleine de complexité, de doutes et de retenues. Quelques fois il avait même l’impression qu’elle lui échappait. Il l’aimait plus que tout. Profondément. Elle était cette lumière qui manquait dans sa vie. Lorsqu’elle était en sa présence, son côté sombre disparaissait comme par magie tellement il se sentait en adéquation avec elle. Elle représentait tant pour lui. Mais lui que représentait-il pour elle ? Cette question l’avait souvent obsédé. Il aurait tant voulut avoir le cran de faire le premier vers elle. La peur de tout détruire, de ne pas être aimé en retour l’avait toujours réfréné dans ses élans romantiques. Indécis quand au choix qu’il devait faire, il tournait et retournait le livre dans ses mains dans le silence de cette chambre. Puis balayant ses remords, il ouvrit le livre à la première page.

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MessageSujet: Re: Traquenard   Mar 1 Sep - 17:39

6 Mars 1992.

Après un entretien avec le chef de section Scott Blevins, me voici affecté aux services des affaires non classées. Je suis censée faire équipe avec l’Agent Fox Mulder afin de rédiger un rapport sur la validité de ses travaux. Je sens que cela ne sera pas une mince affaire vu la réputation d’illuminé de mon futur collègue. J’avance l’esprit vide, le long de cet enchevêtrement de couloirs interminables. Enfin une porte se présente à moi. Je m’arrête devant et sans savoir pourquoi mes doigts viennent effleurer le nom gravé dessus. Me reprenant je frappe à la porte sentant mon cœur s’accéléré au son de la voix qui filtre à travers la mince cloison m’invitant à pénétrer ce sous sol oublié. Je pousse donc la porte et découvre un lieu plutôt insolite où semble régner un désordre sans nom. L’Agent Fox Mulder me tourne le dos occupé à consulter des diapositives. Cela me laisse donc quelques secondes pour observer mon nouveau lieu de travail. Ce qui me frappe en premier, ce sont toutes ces photographies épinglées aux murs et puis ce poster représentant une soucoupe volante avec cette inscription assez originale « JE VEUX CROIRE ». Je me dis que décidément la réputation de mon collègue ne semble pas usurpé. Puis vint le moment où il se tourne vers moi. Je peux ainsi mieux le détailler. Grand. Brun. Un visage encore jeune qui ne doit pas excéder la trentaine. Son regard vert d’eau, un rien hypnotisant, se cache derrière de fine lunettes rondes. Mon impression générale est plutôt positive. Il est séduisant et il émane de lui une certaine force tranquille. Sa voix chaude et grave m’arrache un léger frisson.

Ainsi commençait le journal de Dana Scully. Il survola la première moitié du livre qui se contentait de résumer ces journées à ses côtés ainsi que ses impressions sans s’étaler sur son profond ressentit. Seules quelques descriptions des plus flatteuses sur son physique venaient étayer de temps en temps son récit. Au moins une preuve qu’elle semblait le trouver un peu à son goût se dit-il en souriant légèrement. Puis à mesure qu’il progressait dans la deuxième partie du livre, les dates y figurant se firent plus récentes. Il voyait défiler sous ses yeux le cours de sa vie, et de la sienne par la même occasion. Ainsi que les épisodes dramatiques qui le jalonnait durant cette période. Son cancer et son angoisse d’arriver au bout du chemin et d’être séparé de lui par la mort. Emilie et la douleur de perdre un enfant ainsi que sa tentative d’adoption avortée. Sa stérilité. Tous ce qu’elle avait pu ressentir sans rien lui faire partager s’imprimait dans son cerveau. Plusieurs passages où elle évoquait sa fragilité, ses angoisses mais aussi la profonde amitié qui la liait à lui, lui fit monter les larmes aux yeux. Elle parlait de lui avec tant de passion et de respect qu’il sentait son cœur se gonfler d’allégresse au fil des pages. Puis vint la rencontre avec ce type au tatouage à l’ergo prénommé Ed Jerse. Elle écrivait que par fidélité envers Mulder, elle avait vaincu son attirance pour ce naufragé de la vie. Elle exprimait également son sentiment de frustration face à sa vie qui tournait en rond. Elle avait l’impression de ne plus avancer aussi bien personnellement que professionnellement. Elle se sentait comme un faire valoir. Elle voyait leur relation se dégrader et lui prendre le large sans chercher à la comprendre. Il n’avait jamais mesurer à quel point elle avait pu se sentir négliger. Un sentiment de honte le submergea à la lecture de ses lignes. Elle détaillait comment Ed Jerse avait faillit l’entraîner dans sa chute. Seuls les sentiments toujours plus forts pour Mulder malgré leur désaccord avait eu raison de cette attirance sans lendemain. Impatient de toujours en apprendre plus, il alla directement à la dernière page qui remontait à seulement quelques jours.

15 Janvier 1998.

Je pense que ceci sera ma dernière page. Je n’ai toujours pas exorciser mes démons après toutes ces années écoulés à coucher ma vie sur papier. Ma vie sentimentale est au point mort. Je n’ai toujours pas réussie à abattre ses murs qui m’étouffent. Mon travail semble être la seule chose qui continue à me faire avancer. Plus les jours passent et plus je sens que jamais je ne pourrais concrétiser cet amour stérile. Quelle importance ! Puisque de toute façon, il ignore ma souffrance ! Je brûle à petit feu de cet amour à sens unique. Il me voit, il me parle, me touche parfois mais sait-il qui je suis vraiment ? Pourtant chaque jours que Dieu fait, je reste présente à ses côtés trouvant la force de me lever, de travailler pour ensuite regagner seule cet appartement vide. Même la nuit mon cœur esseulé ne parvient à trouver le repos. Je me noie dans des abîmes de larmes et de détresse. Rongée, détruite par cette passion réprimée. Pour couronner le tout, Diana Fowley refait parler d’elle. Elle tente de l’attirer chaque jours un peu plus dans ses filets acérés. Je sais que, quand elle est là sa présence presque maléfique, balaye tout sur son passage. Je redeviens alors inexistante à ses yeux. A quoi bon alors continuer à le mettre en garde si il ne veut pas lire entre les lignes ? Parfois la colère mais aussi la haine m’envahissent par bouffée de le voir si crédule. Qu’a-t-il à gagner à toujours se laisser happer par les ombres chimériques ? Pourtant au plus fort de ma colère, je continuerais de le suivre et de le protéger parce que je l’aime et l’aimerais toujours plus que tout. C’est ainsi que je termine ma confession. Je ne sais pas de quoi demain sera fait. Malgré tout, même aux heures les plus sombres, je continuerais de croire en l’impossible comme il me l’a si bien enseigné…

Il referma le livre totalement abasourdi par les mots qui venaient de défiler sous ses yeux. La fragilité dont faisait preuve Scully dans ce journal, venait de lui exploser à la figure. Elle, son fidèle soldat, toujours forte, battante écrivait ses fêlures en tentant d’exorciser son amour pour lui. Il se laissa tomber à la renverse sur lit en se prenant la tête entre les mains. Il n’arrivait pas à imaginer tant de tristesse face à cet amour qu’elle lui vouait. Elle était malheureuse à en crever. A cause de lui. Lui n’avait rien vu de ce mal-être grandissant en elle inexorablement. Jamais il n’aurait penser faire autant de mal à la personne qu’il chérissait le plus. Sa souffrance psychologique l’accablait plus que tout. Il se passa la main sur le visage. Pourquoi ne lui avait-elle jamais rien dit après toutes les épreuves qui avaient marqués au fer rouge sa vie ? Et lui qu’avait-il fait afin de la pousser à se confier ? Rien. C’était aussi bête que cela. Lui s’était toujours évertué à taire son amour, de peur de perdre cette amitié si unique à ces yeux. Il se rendait compte qu’en s’obstinant dans cette voie, il avait mis en jeu bien plus qu’une amitié indéfectible. Il se rendait enfin compte que tout ceci n’était qu’un prétexte destinée à ne pas vouloir faire face à cette vérité. Il fallait qu’il agisse maintenant qu’il savait. Et ce n’est pas en décortiquant ses états d’âme qu’il allait avancer. Il reposa le livre là où il l’avait trouvé. Se leva et se dirigea vers la porte tout en prenant le sac de Scully au passage.


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MessageSujet: Re: Traquenard   Mer 2 Sep - 0:55

Il referma le livre totalement abasourdi par les mots qui venaient de défiler sous ses yeux. La fragilité dont faisait preuve Scully dans ce journal, venait de lui exploser à la figure. Elle, son fidèle soldat, toujours forte, battante écrivait ses fêlures en tentant d’exorciser son amour pour lui. Il se laissa tomber à la renverse sur lit en se prenant la tête entre les mains. Il n’arrivait pas à imaginer tant de tristesse face à cet amour qu’elle lui vouait. Elle était malheureuse à en crever. A cause de lui. Lui n’avait rien vu de ce mal-être grandissant en elle inexorablement. Jamais il n’aurait penser faire autant de mal à la personne qu’il chérissait le plus. Sa souffrance psychologique l’accablait plus que tout. Il se passa la main sur le visage. Pourquoi ne lui avait-elle jamais rien dit après toutes les épreuves qui avaient marqués au fer rouge sa vie ? Et lui qu’avait-il fait afin de la pousser à se confier ? Rien. C’était aussi simple que cela. Lui s’était toujours évertué à taire son amour, de peur de perdre cette amitié si unique à ces yeux. Il se rendait compte qu’en s’obstinant dans cette voie, il avait mis en jeu bien plus qu’une amitié indéfectible. Il se rendait enfin compte que tout ceci n’était qu’un prétexte destinée à ne pas vouloir faire face à cette vérité. Il fallait qu’il agisse maintenant qu’il savait. Et ce n’est pas en décortiquant ses états d’âme qu’il allait avancer. Il reposa le livre là où il l’avait trouvé. Se leva et se dirigea vers la porte tout en prenant le sac de Scully au passage.


Memorial Hospital.

Washington D.C.

18H30.


Il frappa doucement contre la porte. N’entendant pas de réponse, il l’a poussa doucement. Sans bruit il s’approcha d’elle tout en déposant son sac. Elle dormait la tête tourné vers le côté opposé. Sa poitrine se soulevait doucement aux rythme de sa respiration régulière. Il se tenait prés d’elle, ne tenant pas à la réveiller. Il la regardait à la fois attendrit et inquiet.

Scully sentant une présence à ses côtés, se força à ouvrir les yeux. Emergeant difficilement du sommeil lourd dans lequel elle était plongé quelques instant plus tôt, elle posa un regard brumeux sur la haute silhouette qui se tenait à ses côtés. Se tenant à contre jour, elle eut du mal à remettre un nom sur cette silhouette masculine pourtant si familière. Puis comme recevant une impulsion, son cerveau se rappela. Mulder. Il l’a regardait avec une lueur indéfinissable au fond des yeux. Un peu mal à l’aise de se sentir sous le feu de son regard, elle lui sourit timidement. Immédiatement, il tira de son dos un bouquet de fleurs qu’il lui présenta maladroitement. Devant son air surprit, il lui dit dans un sourire :

-Cadeau de l’hôpital ! Je les ai prise dans un massif prés de l’entrée. Alors je compte sur ta discrétion. Fit-il en lui adressant un sourire complice.

Elle tourna la tête de gauche à droite tout en souriant de plus belle. Il avait décidément le don de lui transmettre sa bonne humeur. C’est ce qu’elle appréciait chez lui. Ca et beaucoup d’autres choses. Elle le regarda les mettre dans un vase. Puis il se tourna vers elle en faisant craquer ses doigts nerveusement. Maintenant qu’il se trouvait face à Scully, il perdait toute contenance. En fait, il avait la peur vissé au ventre d’avoir lu son journal. Surtout, il redoutait sa réaction lorsqu’il passerait aux aveux. Ne sachant pas comment aborder le sujet, il se pencha vers le sac se trouvant à ses pieds. Le posa à hauteur de Scully puis l’ouvrit et sans réfléchir, il improvisa en n’omettant pas sa touche d’humour Mulderienne :

-Je t’ai pris quelques affaires de rechanges en espérant que cela te conviendra. Bon je suis déçu car je n’ai pas trouvé de sous-vêtements un tant soit peu sexy ou affriolants. Pas de porte-jarretelles en dentelles. Même pas un string Brésilien, c’est pour dire et ce n’est pas faute d’avoir fouillé partout ! Il lui fit un clin d’œil grivois. Franchement je ne te pensais pas aussi « scolaire » ! Ajouta-t-il dans un soupir désabusé tout en feignant d’ignorer l’air incrédule puis franchement outré de Scully. Fidèle à son humour potache, il poursuivit sur sa lancée en se passant une main sur le front :
-J’ai envoyé un mail aux petits oignons à Bill et j’espère que quand il le lira les yeux lui sortiront de la tête !!! Non je plaisante, rassures toi, je suis resté sobre. Ne t’inquiète pas pour ta mère, elle est rassurée. J’ai remis mon rapport à Skinner et comme tu dois t’en douter je me suis pris une engueulade. Diana a été retrouvé morte à son domicile. A première vue il semblerait que se soit un suicide mais….La main de Scully saisissant son bras l’interrompit dans sa tirade:
-Mulder si tu m’expliquait enfin ce qui te tracasse ! Lui demanda-t-elle d’une voix tranquille.
-Je te demande pardon ?!? Lui fit-il faisant semblant de ne pas comprendre où elle voulait en venir.
-Non mais tu t’es écouté parler ! J’ai l’impression d’avoir devant moi un élève récitant sa leçon à toute allure comme si il souhaitait ardemment s'en débarrasser. Arrête de tourner autour du pot. Dis-moi ce qui ne va pas ! Lui dit-elle doucement.

Elle le regarda baisser la tête d’un air contrit. Il se passa une main dans la nuque puis tira à lui le fauteuil en s’y laissant tomber lourdement. Décidément il ne pouvait rien lui cacher. Elle avait deviné que quelque chose le turlupinait. Il sentait son regard interrogateur fixé sur lui. Il ne pouvait plus tergiversé. Il avala la boule d’angoisse qui lui nouait la gorge puis il lâcha dans un murmure :

-J’ai trouvé ton journal….


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MessageSujet: Re: Traquenard   Mer 2 Sep - 17:07

Il sut qu’il n’avait pas besoin d’en dire plus. Elle avait comprit. Il la sentit lâcher sa main. Il se redressa en se mordant la lèvre inférieur en la voyant tourné la tête dans la direction opposée.
Passer l’étonnement, Scully sentit une bouffée de chaleur envahir ses joues à l’évocation de son journal. Elle se maudissait intérieurement en se souvenant de l’endroit où elle l’avait laissé. Inévitablement il était tombé dessus. Coup du sort ?!? Signe du Destin ?!? Le mal était fait. Même si au fond d’elle, elle était enfin soulagé de ce poids qui l’oppressait , une énorme inquiétude fit battre son cœur plus vite. Qu’en avait-il pensé ? Qu’allait-il lui révéler sur sa propre réaction face à ces appels au secours désespérés ? Faisait-elle fausse route comme elle l’écrivait dans son journal ? Où bien cette intrusion allait-elle lui révélé des choses qu’elle n’osait espéré ? Malgré toutes ces interrogations et son angoisse, elle ne pu s’empêcher de lui faire sentir sa désapprobation.


-Rappelle moi de ne pas respecter ton intimité la prochaine fois ! Lui dit-elle d’une voix sourde sans le regarder.
-Pardonne moi, je sais que je n’aurais pas dû mais la tentation était trop grande de…enfin de mieux te connaître ! Tu vas trouver ça dingue mais je croyais tout savoir ou presque de toi ! En fait je me suis rendue compte en parcourant ton journal que j’étais carrément à côté de la plaque ! Lui dit-il dans un murmure coupable.
-Pas étonnant vu l’obsession qui guide ta vie ! Répondit-elle ironiquement même si elle était soufflé par ce qu’il venait de lui dire.
-Je suis tellement désolé ! Je m’en veux d’avoir violé ton intimité de cette manière ! J’aurais tellement voulut être plus proche de toi afin que tu te confie à moi. Fit-il d’une voix noué par l’émotion.
-Comme si cela était facile ! Lui dit-elle dans un souffle.

Il la vit écraser furtivement une larme. Il en fut bouleversé. La voir et la sentir aussi malheureuse, le rendait triste et encore plus coupable. Il se leva et vint s’asseoir sur son lit. Il passa un doigt léger sur la courbe de son épaule sans pour autant attirer son regard, qu’elle gardait obstinément à l’opposé du sien. Il souhaitait de nouveau attirer son attention coûte que coûte. Il n’avait pas l’intention de lui faire un long discours pourtant ce qu’il avait à lui dire lui coûtait un effort énorme car les fois où il avait prononcer ce mot, au cours de sa vie, était rare voir inexistant. Son cœur s’était emballé rien qu'à l’idée d'y penser. Il ferma les yeux. Calma sa respiration saccadée puis se pencha vers Scully.

-Je t’aime. Lui chuchota-t-il dans un souffle.

Il se redressa de quelques millimètre lorsqu’elle daigna enfin tourner sa tête vers lui. Leur visage ne pouvait pas être plus proche. Il sentait son souffle saccadé sur ses lèvres. Il plongea son regard dans le bleu si clair de ses yeux. Il pouvait y lire son trouble, son émotion mais aussi son désarroi. Il la vit entrouvrir ses lèvres sur une question muette. Il y répondit en y déposant les siennes.

Scully ne pu s’empêcher de se tourner vers lui lorsqu’il lui chuchota sa réponse. La proximité de Mulder fit naître en elle une boule au creux de son ventre. Jamais il n’avait été si proche d’elle aussi bien physiquement que sentimentalement. Le regard qu’elle reçu lorsqu’elle se décida à croiser le sien, la troubla. Elle le prit de plein fouet et elle sentit son ventre se nouer. Quand sa bouche se posa sur la sienne, elle crût qu’elle allait perdre pied définitivement. Elle sentit la douceur de ses lèvres se promener sur les siennes comme dans un rêve. Comme dans ses rêves. Elle n’y croyait pas. Elle était incapable de réagir. Elle ferma les yeux et laissa son corps se détendre enfin sous la délicieuse caresse.

La porte de la chambre s’ouvrit brutalement descellant leur bouche à leur corps défendant. Une jeune infirmière, brune, de type méditerranéen aussi surprit qu’eux mais pas pour les mêmes raisons, pénétra dans la chambre et leur dit dans un sourire complice :

-Oups ! Désolée. Je repasserais un peu plus tard pour les soins ! Leur dit-elle en tournant déjà les talons vers la sortie.
-Attendez ! Lui fit Mulder, légèrement rougissant, en se passant nerveusement une main dans les cheveux. Vous pouvez y aller de toute façon j’allais partir.
-Ok ! Répondit-elle en faisant demi tour. J’espère que je ne vous chasse pas ?!? De toute façon cela ne prendra que quelques minutes. Le médecin passera voir Melle Scully juste après. Lui dit-elle en commençant déjà à s’affairer autour de Scully.
-Pas de problème ! Puis il se tourna vers Scully et lui fit un clin d’œil en guise d’au revoir alors que leurs mains se descellaient lentement.

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MessageSujet: Traquenard (terminé)   Jeu 3 Sep - 15:04

Appartement de Dana Scully.

Georgetown.

Washington D.C.

Quelques jours plus tard.



C’est seule que Scully retrouva son appartement. Mulder ayant été envoyé en mission par Skinner, à la dernière minute, à l’autre bout du pays. Il n’avait pu la ramener comme prévu à sa sortie de l’hôpital. Elle déverrouilla la porte et franchit le seuil de son appartement contente de retrouver son chez elle. Malgré l’absence d’un être proche pour l’accueillir, un sourire étira ses lèvres à la vue de l’énorme bouquet de rose rouge posé sur le guéridon de l’entrée. Sans plus attendre, elle déposa son sac à ses pieds, enleva tant bien que mal sa veste ses gestes étant rendu mal aisé du fait de sa blessure. Ensuite, elle se dirigea vers le bouquet contre lequel était posé une enveloppe. A l’intérieure, elle trouva une carte de bon rétablissement sur lequel Mulder avait apposé un petit mot au dos de celle ci.

Cette fois ce n’est pas un emprunt délictueux.
Encore mille excuses de ne pas être là.
Bien à toi.
Mulder.


Un rire s’échappa de sa bouche. Décidément, Mulder l’étonnerait toujours. Elle prit le bouquet qu’elle mit dans un vase en grimaçant puis elle fila dans sa chambre afin de ranger les affaires qu’elle avait ramené de l’hôpital. Immédiatement alors qu’elle avait à peine franchit le seuil de sa chambre, l’on frappa à la porte. Elle alla ouvrir et recula d’un bond en découvrant son visiteur impromptu.

-Comment allez-vous Agent Scully ? Fit celui-ci d’une voix mielleuse. Son visage dissimulé dans un brouillard de fumée. Sans lui laisser le temps de répondre, il ajouta :
-Je peux entrer ?!? Demanda-t-il et sans attendre l’approbation de Scully, il commença à forcer le passage.

Celle-ci retrouva vite ses réflexes d’agent fédéral et d’un mouvement rapide, lui fit barrage à l’aide de la porte.

-C’est une zone non fumeur ici ! Lui fit-elle sèchement.
-Pas de problème. Répondit celui-ci d’une voix calme en écrasant son mégot dans sa main sous le regard stupéfait de Scully.
-Comme ça c’est bon ? Lui demanda-t-il dans un sourire plein de cynisme.

Encore interdite par la situation qui se déroulait sous ses yeux, elle le laissa entrer malgré le danger que le fumeur représentait surtout dans son état. Il fit quelques pas et lui tournant le dos en inspectant l’appartement d’un regard froid ,dit d’une voix ironique:

-C’est coquet dites-moi !

Scully qui avait dégainé son Sig-Sauer dés qu’il avait franchit la porte, le pointa vers lui et lui répondit d’une voix sourde :

-Ca suffit, Spender ! vous n’êtes pas là pour parler chiffon alors déballez votre sac et fichez le camp! Vous avez cinq minutes ! Dit-elle sans le lâcher du regard.

Nonchalamment il se retourna nullement impressionné. Il leva ses deux mains en l’air à hauteur de son visage et lui dit d’une voix doucereuse :

-Du calme, Agent Scully ! Je ne suis pas armé. Je suis venu en ami. Son sourire froid démentait en tout point ses paroles sensée être amicales.
-Foutaise ! Fit Scully en se dirigeant vers lui et en écartant d’un geste sec les pans de son imperméable afin de s’assurer qu’aucune arme n’y était dissimulée. Une fois la fouille effectuée, elle recula laissant un périmètre de sécurité entre elle et son interlocuteur.
-Alors rassurée ! Lui dit-il d’une voix ironique.

Elle ne répondit rien se contentant de le foudroyer du regard. Devant son silence, il reprit :

-Bien maintenant que les mondanités sont terminées, si je suis là c’est pour vous prévenir que « l’accident » dont vous avez été victime n’était qu’un avertissement !
-Je dirais plutôt que j’ai été victime d’une tentative de meurtre !
Dit-elle entre ses dents.
-Appelez cela comme bon vous semble ! Il n’empêche que ce n’est pourtant pas faute de vous avoir déjà prévenu par le passé ! Alors comme je suis profondément humain et plein de mansuétude, je vous le dis pour la dernière fois….mêlez-vous de vos affaires si vous tenez à votre vie. A celle de l’Agent Mulder et à votre famille bien sûr ! La vie de votre fratrie n’est pas inépuisable à ce que je sache ! Fit-il d’une voix perfide en passant devant elle afin de se diriger vers la porte.

Scully tremblait de rage et seule sa conscience l’empêcha de ne pas appuyer sur la détente afin de lui loger une balle entre les 2 yeux. Elle l’arrêta dans son élan alors qu’il mettait déjà la main sur la poignée.

-Pourquoi prendre le risque de venir jusqu’ici alors que c’est vous qui êtes derrière tout ça ?!? Espèce de salopard ! Ne put-elle s’empêcher de rajouter d’une voix rageuse mais contenue.
-Parce que je vous aime bien ! Fit-il d’un air faussement amical. Et que j’ai une grande estime pour vous et l’Agent Mulder. Vous savez je suis assez admiratif dans la façon dont vous menez vos enquêtes. Vous êtes des adversaires hors pair et comme je compte bien continuer le jeu, cela me peinerais beaucoup si vous quittiez précipitamment l’échiquier alors qu’il reste tant de miettes à vous mettre sous la dent. Rajouta-t-il en tirant une cigarette de son paquet et en la portant à sa bouche.
-Tirez-vous d’ici, espèce de fumier ! Lui répondit-elle en ôtant la cigarette de sa bouche d’un geste violent.

Elle savait qu’en perdant ainsi le contrôle de ses émotions, elle entrait dans son jeu. Cependant la rage, la haine mais aussi la peur balayèrent son self control tel un ouragan déchaîné. Elle vit le fumeur, au travers de son regard brouillé par des larmes de rage, reprendre une cigarette, l’allumer d’un geste nonchalant et en tirer une longue bouffée le sourire provocateur vissé aux lèvres. Il ouvrit la porte puis s’adressant une dernière fois à Scully d’un regard froid et impassible.

-Bon rétablissement, Agent Scully. Reposez-vous bien car la quête de la vérité est loin d’être terminé.

Pour seule réponse, il entendit la porte se refermer dans un claquement sourd qui fit trembler les murs du couloir. Satisfait de son effet, il se dirigea vers les escaliers d’un pas silencieux laissant derrière lui un nuage de fumée éphémère.
Après avoir refermé la porte, Scully se laissa glisser au sol le cœur battant la chamade. L’esprit tournant à toute vitesse. Elle essaya de retrouver un semblant de calme. Ferma les yeux et se força à vider son esprit et de refouler sa peur. Des tonnes de questions se mirent à la hanter après les événements qui venaient de se dérouler. Depuis la révélation de leur amour réciproque, pourraient-ils continuer cette quête insensé de la vérité ? Pourraient-ils espérer vivre une vie normal sans risquer de tout perdre ? La vérité en valait-elle la peine ? Serait-elle prête à prendre le risque? Un léger sourire désabusé vint mourir sur ces lèvres. Elle savait qu’au fond d’elle, elle connaissait toutes les réponses à ces questions. Elle savait que, quelque soit les dangers planant sur eux, elle continuerait. Pour lui. Pour eux. A la pensée de cet amour encore non consumé mais ne demandant qu’à s’exprimer, elle décida de faire table rase de ses peurs. Prise d’une envie furieuse d’entendre sa voix, elle se releva. Prit son portable et appuya sur la 1ère touche qui composa automatiquement le numéro de la personne qui à cet instant comptait le plus à ses yeux. Au bout de 4 sonneries, il décrocha :


-Mulder ! Répondit-il de sa voix chaude et rassurante.
-Mulder, c’est moi ! Lui répondit-elle le cœur et la voix pleine d’allégresse...


The end.
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