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 Ultime épreuve

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docmagoo

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MessageSujet: Ultime épreuve   Ven 4 Sep - 16:53

Auteur: Encore et toujours moi

Résumé: Comment Mulder affronte la mort violente de sa mère

Disclamer: Comme d'hab' les personnages de Mulder et Scully sont l'entière propriété de Mister Carter. Je ne les emprunte que dans un but non lucratif. Juste pour le plaisir.




Little Big Rock.
Californie.
Motel “Hill Valley”.
6h du matin.
Chambre de l’agent Mulder.


La brusque sonnerie du téléphone portable posé sur sa table de nuit, l’arracha d’un sommeil sans rêve. Il se retourna vers celui-ci, le prit et décrocha.

-Mulder. Répondit-il d'une voix encore engourdit par le sommeil.

Une autre voix, qu'il connaissait bien lui répondit :

-C’est Skinner.

Pas encore tout à fait sortit des limbes du sommeil et surpris d’avoir son supérieur au bout du fil à une heure si matinale, il laissa un silence s’installé:
-....
-Vous êtes là, Agent Mulder?
-Oui…Que se passe-t-il, Monsieur ?
-Il faut que vous rentriez à Washington, c’est urgent !
-Quoi ! Pourquoi faudrait-il que je….
Skinner l’interrompit :
-Cela concerne votre famille, je ne peux pas vous en parler au téléphone.
-Comment ça ma famille ? Vous voulez parler de ma mère ?
Skinner esquiva la question.
-Faites ce que je vous dis, prenez le premier avion, je vous attendrais à l’aéroport.Lui répondit-il d'une voix ferme.

Son insistance à ne pas vouloir lui dire de quoi il en retournait et le fait qu’il semblait avoir tout planifier commença à agacer Mulder et c’est d’une voix sèche qu’il répliqua :

-Je n’irais nulle part tant que je ne serais pas ce qui se passe. Fit-il maintenant parfaitement réveillé.

Il entendit Skinner pousser un profond soupir à l’autre bout de la ligne devant l’insistance de Mulder.

-Je…Je ne voulais pas vous l’apprendre de cette manière mais puisque vous insistez. J’ai une douloureuse nouvelle à vous faire part…voilà… votre mère a été retrouvé sans vie à son domicile. Je suis désolé.

Les paroles de Skinner se répercutèrent à l’infini dans sa tête engourdissant son cerveau, il sentit son sang se glacé dans ses veines. Il ferma les yeux face à la vague de douleur qui le submergea. Son cœur battait à fond dans sa poitrine comme s’il voulait s’en échapper. Ses lèvres étaient crispées. Son visage était devenu pâle. Une fine pellicule de sueur recouvrit son front.

A l’autre bout du fil, Skinner ressentit le mal être de son agent par le silence qui s’était installé entre eux.

-Agent Mulder, vous êtes toujours là?
-J’arrive.


Ce furent les seuls mots qu’il put répondre avant de raccrocher. Il se leva dans un état second, enfila ces affaires à la va-vite, prit son sac et quitta la chambre. Il se dirigea vers la réception, déposa ses clés et laissa un message à l’attention de Scully. Il n’avait pas voulut la réveiller. Il ne doutait pas qu’elle comprendrait la situation une fois avertie. Il s’engouffra dans la Ford de location et se dirigea vers l’aéroport de Los Angeles.

To be continued
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docmagoo

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MessageSujet: Re: Ultime épreuve   Ven 4 Sep - 19:49

Motel « Hill Valley »
7h00 du matin.
Chambre de l’agent Scully.


La sonnerie stridente de son réveil l’arracha de son sommeil. Elle tendit la main pour l’arrêter, sans attendre elle se leva et se dirigea vers la salle de bain. Elle en ressortie 1 heure plus tard vêtue d’un tailleur pantalon foncé assortie à un chemisier blanc. Elle rangea ses affaires en attendant que Mulder passe la chercher pour le petit déjeuner. Une fois terminé, elle regarda sa montre et s’étonna qu’il ne soit pas venu frapper à sa porte pour lui dire qu’il était prêt. Elle s’immobilisa quelques secondes et ne percevant aucun bruit en provenance de la chambre d’à côté, elle frappa à la porte qui permettait à leurs chambres de communiquer. N’obtenant pas de réponse, elle ouvrit doucement la porte pensant le trouver encore endormit. Mais même si les rideaux étaient encore tirés, ils laissaient filtré la faible clarté matinale ce qui lui permit de constater que le lit était défait mais vide. De plus ses affaires n’étaient plus là. Elle pénétra dans la pièce en prononçant le nom de son collègue, plus pour la forme qu’autre chose mais elle avait déjà compris que celui-ci l’avait déserté. Elle prit son portable et composa son numéro mais elle tomba sur sa boîte vocale. Repassant par sa chambre, c’est avec un vague sentiment d’inquiétude qu’elle se dirigea vers la réception.

Alors qu’elle s’approchait de la réception, encore déserte à cette heure matinale, elle remarqua que les clés de la chambre de Mulder étaient accrochées au tableau. Elle appuya sur la sonnette et l’employé qui les avait accueillit 3 jours plus tôt, fit son apparition.

-Bonjour Madame, que puis-je pour vous ? Lui demanda l'employé à l'air affable.
-Y a-t-il un message laissé à mon attention ?Demanda-t-elle.
-Oui, il y a un message pour l’agent Scully. Fit-il tout en triant les massages.
-C’est pour moi, merci. Lui dit-elle en tendant la main au dessus du comptoir.

L’employé lui tendit une enveloppe du motel portant son nom, elle l’ouvrit et reconnue l’écriture si particulière de son partenaire. La lettre contenait seulement quelques lignes :

Dana,

Je dois rentrer d’urgence à Washington. Ma mère est
décédée. J’ai pris la voiture mais je demanderais à l’agence
de location d’en mettre une autre à ta disposition.
Je t’appellerais dés mon arrivée à Washington.

Mulder.


Elle sentit son cœur se serré en pensant à Mulder et à ce qu’il devait ressentir. Concernant leur enquête, elle savait qu’à l’instant où elle avait lu ces quelques lignes qu'elle ne pourrait pas continuer dans ces conditions. Elle remonta dans sa chambre, appela le bureau local afin de leur dire de prendre le relais, elle décommanda la voiture de location, régla les chambres puis s’engouffra dans un taxi en direction de l’aéroport.

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docmagoo

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MessageSujet: Re: Ultime épreuve   Dim 6 Sep - 18:38

Aéroport international de Dulles.
Washington DC.
Terminal B18.


Au même moment Mulder débarqua de l’avion et comme prévu Skinner l’attendait à la sortie du terminal. Les deux hommes se saluèrent et sans plus de formalité Mulder posa la question qui l’obsédait depuis son départ précipité de Los Angeles.

-Comment s’est arrivé? Lui demanda-t-il en n’arrivant toujours pas à y croire.
-Allons récupérer vos bagages, je vous expliquerais en route. Lui répondit Skinner.

Une fois sortie de l’aéroport, Mulder remarqua le contraste saisissant entre le ciel si bleu rendu lumineux par le soleil d’hiver de la Californie et le ciel plombé par les cumulus de neige de la capitale fédérale. Il eut un frisson et pas seulement à cause de la température négative. La mort de sa mère venait rajouter une pierre à l’édifice immense de la conspiration car il était certain que sa mort était toute sauf naturelle. Il sentait déjà l’îlot de mystère qui enveloppait cette disparition car il savait que sa mère connaissait des choses sur la disparition de sa sœur. Sur ce qu’elle était devenue et l’implication du fumeur et de son père dans cette tragédie. En même temps il enrageait et s’en voulait car jamais elle ne s’était confiée à lui, alors qu’elle connaissait la dévotion de son fils pour retrouver sa sœur. Mais alors qu’elle semblait sur le point de lui donner des informations à ce sujet, il ne l’avait pas écouté trop obsédé par la disparition d’Amber-Line Lapierre qui lui rappelait trop la disparition de Samantha. Pourtant elle lui avait laissé plusieurs messages sur son portable lui demandant de la rappeler lorsqu’elle avait su que l’affaire lui avait été confier. Il n’avait pas voulut entendre sa supplique et maintenant il le regrettait amèrement.

Totalement perdu dans ses sombres pensées, il s’installa dans la voiture sans prononcer le moindre mot et c’est seulement lorsqu’il sentit la main de Skinner se poser sur son bras qu’il repris pied dans la réalité. Inquiet Skinner ne peut s’empêcher de lui demander :


-Mulder, est ce que ça va ?
-C’est si soudain….je crois que je n’arrive pas encore à réaliser. Lui dit-il visiblement perdu.
-J’ai été prévenu par ma secrétaire que la police cherchait à vous joindre, j’ai pris l’appel et c’est le shérif du comté où résidait votre mère qui m’a informé qu’elle était décédé depuis 2 jours apparemment. C’est une amie de votre mère qui a donné l’alerte.

Mulder tourna la tête vers lui surpris qu’il ne continue pas son récit. Leurs regards se croisèrent et se soutinrent jusqu’à ce que Skinner détournent les yeux et réponde à l’interrogation muette de son interlocuteur. C’est d’une voix sourde qu’il reprit son récit :

-Quand les hommes du shérif ont pénétré chez elle, ils l’ont trouvé inanimé et une forte odeur de gaz flottait dans l’air.

Incrédule, Mulder laissa les paroles de Skinner atteindre son cerveau. Ce n’était pas possible, elle n’avait pas pu lui faire une chose pareille, il ne pouvait pas admettre cet état de fait. Pour lui, la conspiration était derrière ce présumé suicide, il en était convaincu. Il se passa une main sur le visage comme pour effacer ces sinistres conclusions. Son métier d’agent du FBI repris le dessus, il fallait qu’il constate les faits de lui-même.

-Allons-y! Dit-il d’une voix déterminée.
-Où ça? Répondit Skinner surpris.
-Chez ma mère.
-Je crois plutôt qu’il serait préférable que….Mulder ne lui laissa pas le temps de terminer sa phrase.
-Allons-y ! Lui répéta-t-il plus que jamais déterminé.

Skinner ne chercha pas à discuter devant l’air buter de son agent, il démarra et sortie du parking de l’aéroport en direction de Martha’s Vineyarde.


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docmagoo

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MessageSujet: Re: Ultime épreuve   Lun 7 Sep - 15:03

Vol 383 en direction de Washington DC.

Scully n’arrivait pas à tenir en place tellement son inquiétude grandissait. Plusieurs fois avant d’embarquer, elle avait essayé de joindre Mulder sur son portable sans résultat. Elle lui avait laissé plusieurs messages l’informant de son arrivé et lui demandant de ne pas hésiter à la rappeler. Elle était perturbé par la triste nouvelle. Inquiète aussi de savoir dans quel état elle le retrouverait quand elle le reverrait. Elle ferma les yeux pour tenter de se calmer. Comme pour évacuer son trop plein de stress dû à sa légère phobie de l’avion combiner aux événements de ses dernières heures, ses pensés se tournèrent vers Mulder et les sentiments qu’elle éprouvait pour lui. Le doute n’était plus permis depuis l’affaire Padgett. Cette affaire avait fini par lui ouvrir les yeux définitivement. Elle s’était retrouver dos au mûr quand celui-ci avait prononcé cette terrible phrase « L’agent Scully est déjà amoureuse ». Cela l’avait d’abord choqué, qu’un homme qui ne la connaissait relève cet état de fait. Pourtant lorsqu’elle avait rencontré le regard de son collègue après cette révélation elle savait que Padgett avait raison. Ce qu’elle s’était toujours refusée à admettre depuis ces 7 année de partenariat et d’amitié indéfectible venait de lui sauter à la figure. Même si elle admettait qu’inconsciemment, elle avait toujours ressentit quelque chose de spécial pour son partenaire et ce dès le début de leur collaboration. Comme si une force voulait à tout prix l’unir à lui. Admiration. Amitié. Attachement. Ces trois émotions avaient fini par se transformer en amour au fil du temps. Mulder avait fini par lui être indispensable tout comme l’air qu’elle respirait. Son avenir étant définitivement lié à lui. Du côté de Mulder, elle n’était pas aveugle. Elle se doutait également des sentiments de son partenaire à son égard car elle avait remarqué des gestes. Des attentions plus appuyées envers elle qui avaient finies par le trahir mais Mulder à trop vouloir la respecter semblait hésiter à faire le premier pas. Un mince sourire étira ces lèvres à cette réflexion en se disant qu’elle ne devait pas lui facilité la tâche avec toutes les barrières qu’elle avait érigés autour d’elle. Mais Mulder ne se doutait pas à quel point ces barrières étaient devenues fragiles à son contact. Lui seul avait le pouvoir de les faire s’effondrer. Le visage de Mulder se dessina derrière ses paupières closes. Elle sentit monter en elle un frisson d’excitation malgré la tension nerveuse qu’elle ressentait. C’est avec une certaine impatience qu’elle avait hâte de le retrouver afin de lui manifester son soutien face à l’épreuve qu’il avait sûrement commencé à affronter.

Résidence de Teena Mulder.
Martha’s Vineyarde.


Mulder arracha les scellés qui condamnaient momentanément la porte pour les besoins de l’enquête. Il introduisit sa clé et pénétra dans la maison. La faible luminosité de l’extérieur combiné aux rideaux tirés avait plongé la maison dans l’obscurité ce qui donna l’impression à Mulder de pénétrer dans un sanctuaire. Depuis qu’elle avait décidé de se retirer sur cette petite île de la côte Est, le fossé qui les séparaient semblait s’être creusé au point de ne plus pouvoir être comblé. Il continua son exploration, totalement étranger des lieux, et ne voulant montrer aucun signe de sa présence au voisins, il sortit sa maglite de sa poche. Le faible rayon de lumière se promenait sur des meubles, des tableaux, des photos au rythme de sa progression. Il pénétra dans la cuisine où tout était resté en l’état c'est-à-dire propre, net, immaculé comme si la police avait elle aussi voulut respecter la propreté des lieux. Seule la porte du four était rester béante telle la gueule d’une bête en attente de sa proie. Il fit glisser le rayon de sa lampe le long de la porte fenêtre et constata que tout ce qui étaient sensé laissé passé le moindre souffle d’air avait été condamné avec du scotch orange. Il sortit de la pièce, s’engagea dans un couloir et ouvrit la porte qui se trouvait au bout pour pénétrer dans la chambre de sa mère. Le décor était aussi austère et immaculé que celui de la cuisine. Pas de bibelots, aucun intérêt pour la décoration seulement le strict minimum : un lit, qui portait encore l’empreinte de son corps, une commode, une télévision et 2 tables de chevet entourant le lit. A son grand étonnement, un cadre était posé sur l’une d’elle. Il fit le tour du lit et prit la photo, elle le représentait, lorsqu’il était adolescent, en compagnie de sa sœur appuyée contre un arbre. C’était la réplique exacte de celle qui figurait sur son bureau. Une bouffée de tristesse et de fatigue l’envahit. Il se laissa choir sur le lit, le cadre toujours dans ses mains. Il sentit les larmes lui piqué les yeux. Il rejeta la tête en arrière et murmura un « pourquoi ? » qui resta sans réponse et se répercuta entre les quatre mûrs de la pièce. Il ferma les yeux et tenta de reprendre le contrôle de ses émotions. Après s’être reprit, il entreprit l’exploration de la chambre, ouvrant tiroirs, placards, farfouillant dans les affaires de sa mère à la recherche de quoi ? il n’en savait rien. Il était tout simplement perdu et le fait de chercher quelque chose lui donnait l’impression de ne pas sombrer. Au bout d’une vingtaine de minutes, il arrêta ses recherches inutiles et sortit son portable. Il appuya sur la 1ère touche et le numéro se composa automatiquement, une voix douce et rassurante lui répondit après 2 sonneries :

-Scully.
-C’est moi, où es-tu ?
-Mulder….enfin…. cela fait des heures que je cherche à te joindre. Comment tu te sens ?


Eludant la question et après quelques secondes de silence, il finit par répondre :

-Je vais avoir besoin de ton aide, on peut se voir ? Lui demanda-t-il presque fébrilement.
-Ecoutes…je descends de l’avion, le temps de prendre mes bagages et je file chez toi !!!
-Non…je…j’aimerais que l’on se retrouve à la morgue de l’hôpital de Washington. Lui dit-il hésitant.
-Pourquoi ? Demanda-t-elle surprise.
-Je t’expliquerais.

Et il raccrocha sans attendre sa réponse. Surprise, elle remis son téléphone dans sa poche mais un signal d’alarme s’était allumé dans sa tête et son inquiétude se rappela à son bon souvenir. Mulder avait eu une drôle de voix. Il semblait distant. Nerveux et elle n’aimait pas le fait qu’il lui demande de le rejoindre à la morgue. Elle se dirigea vers le tapis roulant, en attendant ses bagages.

Mulder rangea son téléphone et referma la porte d’entrée de la maison définitivement, tout en se disant que cela était la seule et unique fois qu’il était venu ici. Il se dirigea vers la voiture de Skinner qui l’attendait. Il s’engouffra à l’intérieur et demanda à Skinner :

-Le corps de ma mère se trouve bien à Washington ?
-Oui, c’est moi qui est demandé son rapatriement. Mulder, je pense qu’il serait préférable de vous reposer avant de….
Une fois encore Mulder ne le laissa pas terminé.
-L’agent Scully m’attend là bas ! Lui dit-il d’un ton ferme.

Devant le visage fermé de son jeune agent, il soupira et n’ajouta pas d’autres commentaires. il démarra la voiture en direction de Washington.


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docmagoo

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MessageSujet: Re: Ultime épreuve   Mer 9 Sep - 17:02

Mémorial Hospital.
Washington DC.


Moins d’1 heure après le coup de fil de son partenaire, l’agent Scully garait sa voiture sur le parking de l’hôpital. C’est au pas de course et le cœur battant qu’elle parcourut l’hôpital pour enfin arriver dans le sinistre service qu’elle connaissait si bien. Elle se présenta au bureau où on l’informa que l’agent Mulder l’attendait dans la salle d’autopsie n°11. Alors qu’elle se dirigeait vers la salle, elle l’aperçu à travers les lucarnes des 2 portes battantes. Il lui tournait le dos et se trouvait face au corps de sa mère recouvert d’un drap blanc à l’exception du visage. Elle ralentit son pas et se prépara à entrer. Elle poussa doucement les battants et s’approcha. Il se tenait un peu courbé du fait de sa haute stature. Son regard fixait un point sur le drap que lui seul semblait voir. Totalement absorbé par ces pensées, il ne l’entendit pas s’approcher. Lorsqu’elle posa sa main sur son épaule, il sursauta.

-Désolée, je ne voulais pas te faire peur. Lui dit-elle en murmurant.

Il se retourna pour se mettre face à elle. La lumière blafarde de la salle lui renvoya l’image de son collègue. Fatigué. Pâle. Les traits tirés et lorsque son regard se planta dans le sien elle fut saisie par l’émotion. C'était la 1ère fois qu’il lui montrait son âme à nu . Ils se regardèrent pendant plusieurs secondes. Elle s’avança. Posa ses mains sur ces avant-bras. Il baissa la tête et l’entoura de ses bras. Il enfouit son visage dans sa flamboyante chevelure et laissa l’air qu’il retenait s’échapper de ses poumons. Scully serra ce corps tendu contre elle avec force afin de lui communiquer son soutien. Elle sentit contre sa poitrine, la respiration de Mulder se ralentir pour reprendre un rythme plus calme. Elle mit sa main dans son dos et lui caressa les épaules pour remonter jusqu’à sa nuque. Son autre main se baladait dans son dos dans un mouvement circulaire. Mulder avait fermé les yeux et savourait l’instant avec délice même si ce n’était pas l’endroit le plus approprié. Il oublia tout. Perdu dans le confort rassurant de ses bras. Il respirait l’odeur de sa peau sans vergogne. Elle était un vrai baume pour son âme meurtrie. Il sentit que sa main avait quitté sa nuque pour se perdre dans ses cheveux. Il adorait cela.

Elle ne sut jamais combien de temps dura leur étreinte dans le silence confiné de cette sinistre salle mais elle savait qu’elle se souviendrait à jamais de cet instant. Lorsqu’elle le sentit un peu plus détendu, elle commença à relâcher son étreinte mais elle se sentit retenu par ces bras. Elle sentit sa bouche chercher son oreille et c’est dans un murmure qu’il lui dit :


-Merci d’être venue si vite et de ne pas m’en vouloir de t’avoir laisser tomber.

Puis il fit glisser ses lèvres le long de sa joue pour un baiser furtif et s’écartât, à son grand regret, de son corps. Il prit sa main et l’entraîna hors de la pièce. Il la fit s’asseoir sur un des fauteuils en prenant place à son tour. Il plongea son regard fiévreux dans celui de Scully et commença à parler d’une voix rauque et hésitante :

-Si je t’ai demandé de venir jusqu’ici, c’est parce que je voudrais que….que tu... pratiques l’autopsie de ma mère.

Elle releva ses sourcils et écarquilla les yeux de surprise. Elle bondit de son siège et d'une voix effarée, elle lui répondit :

-Quoi !!!! Non mais tu te rends compte de ce que tu me demandes de faire, Mulder ?

Il s’était attendu à la réaction de Scully face à cette demande et il avait déjà préparer ses arguments afin de la convaincre de le faire coûte que coûte. D’un signe de la main il l’invita à se rasseoir prêt à commencer son argumentation mais elle le prit de court :

-Mulder, quoi que tu dises c’est hors de question, je ne pourrais pas le faire et tu sais très bien pourquoi !!!!!
-S’il te plaît, Scully. Je suis sûr qu’elle ne s’est pas suicidé….toi seule saura où chercher et tu ne me cacheras rien si il y a quelque chose de suspect.
Lui répondit-il du tac au tac.

Elle était sonnée par ce que Mulder venait de lui demander et par ce qu’il venait, involontairement, de lui apprendre. En effet, elle venait de se rendre compte qu’elle ne connaissait pas les circonstances de son décès. Un peu radoucie, elle lui demanda :

-Tu soupçonnes quelque chose ?
-Il se pourrait que son soi-disant suicide ait une relation avec l’affaire Lapierre. Elle m’a appelé lorsqu’elle m’a vu aux infos pour me parler de quelque chose en rapport avec l’affaire sur laquelle j’étais. Elle m’a demandé de la rappeler mais je ne l’ai pas fait alors elle a laissé plusieurs messages sur mon portable et…..
Sa voix se brisa.

Elle ne répondit rien, laissant l’idée faire son chemin en même temps elle sentait le remord et la culpabilité de Mulder envers le décès de sa mère. Mais elle ne pouvait pas pratiquer cette autopsie. Pas sur une personne qu’elle connaissait et surtout pas sur la mère de son partenaire et néanmoins ami.

-Mulder, je comprends ta souffrance et ton désarroi mais je ne peux pas. Parce que c’est ta mère…… Ne me demande pas ça s’il te plaît !

Sa voix s’était chargé de sanglot face au désarroi de plus en plus visible de son partenaire. Il se massa les tempes et passa ses mains sur son visage harassé. La lumière crue du couloir lui piquait les yeux, il avait mal au crâne mais il fallait qu’il sache et à ces yeux seule Scully pouvait faire ce qu’il demandait. Il tenta, le tout pour le tout, une dernière fois.

-Il n’y a qu’en toi que j’ai confiance! Tu es mon amie. Tu me dis toujours la vérité. S’il te plaît. Fais le! Je t’en supplie. Lui dit-il dans un murmure.

Il était au bord des larmes. C’en était trop pour elle. Elle se détourna brusquement de lui et commença à se mettre en mouvement. Il lui prit le poignet pour la remettre face à lui. Elle plongea dans son regard. Il se noya dans ses yeux et sentit son émotion alors il accentuât la pression de ses doigts sur son poignet. Un silence s’installa sans que l’un ou l’autre n’ouvre la bouche puis, comme si Mulder était entré dans les pensées de Scully, il desserra ses doigts de son poignet car il savait qu’elle le ferait. Elle recula toujours accrocher à son regard et quand elle sentit la chaleur de ses doigts quitter sa peau alors elle se retourna et se dirigea vers la salle où reposait le corps de sa mère.

Pour Mulder une longue attente commença et pour tromper sa nervosité, il fit les cent pas dans le couloir tout en fixant la porte.


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MessageSujet: Re: Ultime épreuve   Jeu 10 Sep - 15:51

Après plusieurs heures, la porte s’ouvrit sur une Scully fatiguée mais en civil, tenant un dossier dans ses mains. Sans un mot elle le lui tendit. Il le parcourut fébrilement durant quelques secondes et dit d’une voix rauque :

-Qu’est-ce que je dois comprendre ? Lui demanda-t-il comme s’il ne savait plus interpréter un rapport d’autopsie.
-Elle était atteinte d’une maladie incurable, c’est sans doute pour cela qu’elle s’est suicidée. Je suis désolée, Mulder. Lui répondit-elle d’une voix lasse.

Elle le vit fermer les yeux. Se passer la langue sur ses lèvres sèches et rejeter la tête en arrière. Une sorte de hoquet fit tressaillir son corps. En fait c’était un rire nerveux. Entre deux hoquets, il la regarda le visage décomposé et lui dit d’une voix sourde, les lèvres serrées.

-C’est une blague !!!!

Puis brusquement, il jeta le dossier d’un geste rageur et s’éloigna en direction de la sortie. Surprise, elle le rejoignit alors qu’il poussait les portes battantes d’un geste rageur .

-Mulder… mais calmes toi !!!! Tu t’attendais à quoi ? Lui demanda-t-elle d’une voix pleine d’incompréhension.
-Sûrement pas à cette mascarade. Il l’ont éliminé, Scully. Eliminée parce qu’elle savait des choses sur ma sœur et qu’elle était enfin prête à me les révéler !!! Voilà la vérité, putain de merde ! Lui dit-il en criant tout en se retournant vers elle brusquement.

Il donna un violent coup de pied dans une poubelle puis il la ramassa, la souleva et la projeta violemment contre le mur. Il fit de même avec les autres se trouvant à sa portée. Scully était sidérée de le voir se défouler de cette manière. Elle ne s’attendait pas à une telle réaction de sa part et c’est avec effroi qu’elle le vit passer sa main au travers d’une fenêtre.
Elle cria son nom et se précipita vers lui.


-Tu crois que je te mens, c’est ça ? Réponds-moi ! lui cria-t-elle sentant l’énervement la saisir.

Elle lui prit le bras et en essayant de capter son regard . Il lui fit face complètement essoufflé. La sueur perlant sur son front. La rage défigurant son visage si séduisant. Sa main ensanglanté pendant le long de son bras .

-Tu sais bien que je n’ai jamais pensé cela ! Lui répondit-il complétement essoufflé tout en dégageant son bras d’un geste brusque.
-Alors ….Arrêtes, je t’en prie. Ca ne sert à rien et tu le sais. Mulder…regardes-moi ! Lui dit-elle d’une voix radoucie.

Il croisa le regard de Scully effaré et angoissé et comme si on lui avait fait un électrochoc, il murmura :

-Excuses-moi…je suis désolé…..

Puis il s’affaissa contre le mur épuisé par la tempête qui avait sévit en lui et qui l’avait quitté aussi brusquement qu’elle avait pris possession de lui. Il se passa les mains sur le visage et là il prit conscience du sang et de la douleur qui se diffusait dans son bras. Il se pencha sur le côté et vomit plusieurs fois le corps secoué de spasmes. Epuisé, il retomba contre le mur. Il sentait son sang coulé le long de sa main et son bras commençait à s’engourdir. Il ferma les yeux en ne souhaitant qu’une chose que les ténèbres l’engloutissent. Une main fraîche se posa sur son front et le ramena à la réalité. Il ouvrit les yeux mais ne voulut pas affronter son regard. Trop honteux du spectacle qu’il lui infligeait. Elle le ressentit et sans rien dire, elle passa un bras autour de ses épaules afin de l’aider à se relever. Il l’a laissa faire. Non sans mal, du fait de son poids et de sa taille, elle le remit debout et le fit s’appuyer dos au mur avant de le relâcher pour examiner sa main qu’elle prit avec douceur. Elle tira un mouchoir propre de sa poche et fit un pansement de fortune autour de sa main blessé. Il se laissa faire sans broncher.

-Il faut soigner ta main. Ma trousse est à mon appartement. Allez viens! Lui dit-elle doucement.

Elle saisit son bras valide et l’entraîna à sa suite vers sa voiture. Sans un mot, Mulder s’engouffra dans le véhicule et s’adossa contre la portière entourant son corps de ses bras comme si il avait froid. Scully démarra et l’observa du coin de l’œil durant tout le trajet. Elle le voyait se battre contre le sommeil. Il était en état de choc. Le manque de sommeil. La mort de sa mère et sa blessure avaient contribués à le rendre dans cet état. Mais il ne fallait pas qu’il s’endorme sinon il perdrait connaissance. Alors lorsqu’elle sentait qu’il ne luttait plus, elle secouait gentiment son épaule en lui répétant inlassablement qu’il ne fallait pas qu’il s’endorme. Il ne lui répondait pas se contentant de grogner des paroles inaudibles.


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MessageSujet: Re: Ultime épreuve   Sam 12 Sep - 17:26

Appartement de l’Agent Scully.
Georgetown.
Washington DC.



Enfin, il arrivèrent à destination. Elle dû presque le tirer du véhicule pour le faire sortir, ils arrivèrent, non sans mal, devant la porte de son appartement. La lumière crue du couloir agressa ses yeux rougis par le manque de sommeil et accentua son mal de tête, ce qui fit que son estomac se révulsa. Un haut le cœur remonta dans sa bouche, il allait vomir. A peine Scully finissait-elle d’ouvrir la porte, qu’elle le vit se précipité vers les toilettes. Il n’eut même pas le temps de fermer la porte que son estomac renvoyait le peu de bile qu’il contenait. Durant plusieurs minutes, il resta au dessus de la cuvette des toilettes crispé par des crampes d’estomac plutôt douloureuses. Inquiète, Scully lui parla derrière la porte entrouverte :

-Mulder, est-ce que ça va ?
-Au poil...j'ai une pêche d'enfer!


Elle sourit à sa réplique. Décidément il l’étonnerait toujours car même au moins bien de sa forme il arrivait quand même à se tourner en dérision. Elle passa la tête dans l’entrebâillement de la porte et le vit assis, le dos au mûr coincé entre le lavabo et la cuvette des toilettes, son bras valide accoudé à celle-ci une main sur les yeux en train d’essayer de refouler la nausée qui arrivait par vague. Son front était trempé de sueur et son bras blessé reposant sur sa cuisse commençait à imbibé le tissus de son pantalon. Elle s’approcha de lui et enleva sa main de ses yeux, ce qui le fit froncés les sourcils à cause de la lumière qui lui agressait les yeux. Elle remarqua ses yeux rougis, son teint blafard et son visage trempé de sueur. Elle se releva, mouilla un gant de toilette et le passa sur le visage de Mulder. Instinctivement il ferma les yeux et se laissa faire. Elle l’entendit pousser un soupir de satisfaction alors qu’elle passait et repassait le gant sur son visage. Il adorait quand elle s’occupait de lui de cette manière. Elle lui faisait un bien fou. La fraîcheur sur son visage chassa momentanément la nausée. Les yeux toujours fermés, il l’entendit remouiller le gant et il sentit qu’elle dénouait sa cravate puis qu’ elle défaisait les premiers boutons de sa chemise afin d’en écarter le col. Il sentit le gant humide et frais se balader autour de son cou et derrière sa nuque. Il était aux anges. Son autre main se posa sur son front et descendit sur sa joue rendu rugueuse par sa barbe naissante .Elle lui dit d’une voix douce :

-Tu semble un peu fiévreux. Est-ce que tu te sens capable de te lever pour aller jusqu’au canapé ou tu comptes passé la nuit dans mes toilettes ?
-Scully, je crois que tu sous estimes le confort de tes toilettes ! Mais je vais quand même opter pour l’option canapé à condition qu’il ne prenne pas encore l’envie à mon système digestif de se rebeller !


Elle sourit à cette remarque. Il prit appuie sur ses jambes le dos toujours collé au mûr se releva mais une nouvelle crampe le fit se plier en deux. Son visage se crispa sous l’effet de la douleur et dans un souffle, il dit :

-C’est pas gagné mais on va voir qui est le plus rebelle des deux. Accordes-moi une minute.

Elle le vit rejeter la tête en arrière en inspirant et expirant profondément pendant plusieurs secondes. Un sourire de soulagement naquit sur ses lèvres gercées et il dit :

-Je crois qu’on peux tenter l’aventure.

Avec le soutient de Scully, il gagna le canapé sans encombre il s’y laissa choir de tout son poids épuisé par le si peu d’effort. Scully lui fit ôter sa veste et elle prit son bras blessé. Sa manche de chemise ainsi que le mouchoir qu’elle lui avait appliqué étaient trempé de sang. Doucement elle défit le mouchoir et inspecta la blessure.

-C’est grave, doc ?
-Et bien, la plaie est plus profonde que je ne le pensais et tu as pleins de petits bouts de verre incrustés sur la surface de ta main. Tu ne t’es pas loupé.
-C’est réparable !
-Oui mais… à l’hôpital cela aurait été moins problématique. Mais vu le mal que j’ai eue à te faire arriver jusqu’ici, on va faire avec les moyens du bords. Ton estomac, ça va mieux ?
-Pas terrible mais je le maîtrise…du moins j’essaye.
-Je vais chercher ce qu’il faut dans la salle de bain.


Et elle s’éclipsa, il en profita pour s’allonger en prenant garde de ne pas mettre du sang partout. A peine était-il allongé qu’une sorte de léthargie s’empara de lui comme dans la voiture lui donnant une sacrée envie de dormir. Même si il savait qu’il ne devait pas plongé, le sommeil se fit plus fort et il sombra en entendant Scully farfouillé dans la salle de bain.
Elle revint juste à temps pour le ramener à lui. Elle lui tapota le visage tout en lui parlant :


-Mulder, ouvres les yeux. Ce n’est pas encore le moment de dormir et redresses toi si tu veux que je te soigne.

Mais s’il l’entendait vaguement lui parler, son corps et ses paupières étaient trop lourdes pour qu’il réagisse. Alors il sentit qu’elle le secouait plus fort et qu’elle le tirait, les bras sous ses aisselles, afin de lui faire reprendre sa position assise. Puis il sentit une forte odeur de sels lui remplir les narines et remonter vers ses yeux qui s’ouvrirent instantanément. Elle capta son regard qui était vague et un peu vitreux.Elle lui gifla les joues afin qu’il reprenne ses esprits.

-Alors tu es avec moi ou je continue le traitement ?

Son regard retrouva l’étincelle du réveil et c’est avec un demi-sourire qu’il lui répondit :

-Ce que vous êtes en train de faire s’appelle de l’abus de pouvoir, Agent Scully !

Avec un sourire, elle commença à le soigner. Elle y allait tellement doucement qu’il ne sentit pratiquement aucune douleur mais il faut dire qu’elle l’avait tellement blindé au niveau anesthésique qu’il avait l’impression de se retrouver sur un nuage en train de flotter. Pour finir ses soins, elle lui fit un superbe bandage et Mulder ne put s’empêcher de chantonner avec une mine béate :

-Oh oh oh, jolie poupée sur mon doigt coupé… tu me fais chanté

C’est à ce moment là qu’elle se dit qu’elle avait dû avoir la main un peu lourde sur la lidocaïne.

-Voilà Mulder, c’est fini. Tu vas passer la nuit ici et tu vas pouvoir te reposer.

Un peu abrutit par l’anesthésie et la fatigue, il ne se fit pas prier et se rallongea sur le canapé mais Scully le retint par le bras.

-Quand je te parle de te reposer, c’est dans un vrai lit, Mulder et en l’occurrence le mien.

A moitié surpris par sa proposition, il lui rétorqua :

-Le canapé fera très bien et en plus j'ai l'habitude !
-Mulder, commences pas. Je n’ai pas envie de discuter alors debout.


Et elle tira sur son bras valide pour l’entraîner avec elle. Elle l’entendit soupirer de lassitude dans son dos et murmurer un :

-Comme tu voudras !

Elle pénétra dans sa chambre mais elle ne sentait plus la main de Mulder dans la sienne. Elle alluma la lampe de chevet et se retourna. Elle le vit debout, appuyé contre l’encadrement de la porte, le regard perdu avec des larmes dans les yeux.

-Q’est-ce qui se passe, Mulder ?

Un silence lui répondit puis alors qu’elle s’approchait de lui , elle l’entendit murmurer d’une voix étouffée :

-Je ne mérite pas ça….tout ce que tu fais pour moi….tu es toujours là pour moi et moi je te demande toujours de faire des choses impossibles…je….voulais te remercier pour avoir fait l’autopsie….je suis qu’un sale égoïste pour t’avoir imposer ça.

Il baissa la tête et des sanglots silencieux secouèrent violemment son corps. Emue elle le prit dans ses bras, le serra contre sa poitrine et murmura au creux de son oreille un « calmes toi, ça va aller » mais ce fut tout ce qu’elle pu lui dire car elle sentit une boule d’émotion lui nouer l’estomac alors qu’elle enserrait son corps secoués de spasmes silencieux. Elle mit son visage dans son cou et respira son odeur. Elle sentit ses bras la serrer plus fort comme s’il voulait entrer en elle. D’un coup, elle ressentit le besoin de toucher sa peau, de l’embrasser pour faire disparaître sa tristesse et comme pousser par une force invisible qu’elle ne pouvait ou voulait maîtriser, ses lèvres se mirent à bouger contre son cou en picorant sa peau de baisers légers. Quand à ses mains, elles avaient glissées sous sa chemise et parcouraient la peau de son dos de bas en haut. Mulder, enfermé dans sa douleur, ne prit pas conscience immédiatement des caresses plus appuyés de Scully sur son corps.

Il était submergé par tant d’émotion qu’il n’arrivait plus à endiguer leurs flots. Il ressentait de la douleur, de la rage et du désespoir. Il serrait Scully contre lui avec force comme s’il ne voulait plus la laisser partir. Il enfouit son visage dans son cou et laissa enfin ses larmes coulés librement. Il était tellement enfermé dans sa douleur que même les caresses de Scully, à cet instant, n’arrivaient pas à le calmer. Il s’accrochait à elle comme un naufragé à une bouée de sauvetage. Scully sentit les larmes de Mulder inondé son cou et ses vêtements. Elle retira ses mains de son dos et les remonta le long de son corps, elle se détacha un peu de lui afin de lui relever la tête. Elle posa ses deux mains de part et d’autre de ses joues et entreprit de sécher ses larmes avec ses lèvres. Il avait garder les yeux fermés et sentit ses lèvres douces parcourir son visage. Son souffle chaud balayait sa peau et une douce chaleur envahie son corps. Il sentait son corps se détendre et son émotion se dissiper pour laisser place à d’autres émotions bien plus fortes . Tout son corps réagissait à ces sensations qu’il croyait ne plus jamais revivre depuis sa liaison avec Diana Fowley. Bien sûr, il y avait eu des femmes qui avaient traversées sa vie mais jamais elles n’avaient réussit à éveiller ses sens comme Scully était en train de le faire. Elle l’avait déjà réconforter bien des fois mais jamais de cette manière, en tout cas jamais avec autant d’intensité et un tel abandon. Malgré sa surprise, il ne voulait pas analyser la situation mais juste profité de l’instant présent que la femme qui faisait battre son cœur lui offrait avec sincérité et volupté. Il aurait pu rester des heures dans ses bras sans chercher à tirer profit de la situation. Ce qu’il désirait c’était qu’elle prenne les devants et qu’elle mette son cœur à nu devant lui. Inquiète de ne pas le sentir réagir, elle rouvrit les yeux et eut soudain honte de son comportement et dû fait qu’elle profitait de la situation. Ses joues s’emprouprèrent et elle remercia mentalement Mulder de ne pas avoir encore ouvert les yeux. Elle s’étonna encore de son égarement et se demanda soudain ce qu’il allait penser. Elle relâcha son étreinte et un silence s’installa dans la chambre. Toujours les yeux fermés mais sentant le regard de Scully posé sur lui, il murmura :

-Pourquoi t’arrêtes tu ?
-Il faut que tu te repose, Mulder.
-En tout cas, je voulais que tu saches que ça fait un bien fou….et contrairement à ce que tu penses je ne te juge pas. Merci d’être toujours là pour moi.


Sa voix se fit murmure dans le silence feutré de la chambre. Il se pencha vers elle sans la toucher et fit courir tendrement sa bouche le long de sa joue jusqu’à la commissure de ses lèvres. Elle passa sa main derrière sa nuque et embrassa tendrement son front. Elle l’entendit soupiré d’aise et vit un sourire étiré délicatement ses lèvres. Elle savait que le moment viendrait mais pas cette nuit. Pas sous l’emprise de la solitude. De la douleur et surtout de la novocaïne. Elle connaissait les sentiments de Mulder et rien ne pressait. Elle fit descendre sa main le long de sa joue puis elle suivit la courbe de son épaule et vint s’échouer sur sa main où ses doigts s’emmêlèrent à ceux de cet être si cher à son cœur. Sa voix s’éleva dans un murmure :


-Tu sais où se trouve la douche ?!? Appelle moi quand tu seras dans la salle de bain, je prendrais tes vêtements pour les nettoyer.
-Merci m’man.


Elle pouffa de rire et le laissa seul. Il fit ce qu’elle lui dit ensuite il s’enfonça dans les draps remplie de l’odeur de son amie et s’endormit comme un bébé.

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MessageSujet: Re: Ultime épreuve   Lun 14 Sep - 10:27

Cimetière de Green Hill.
Martha’s Vineyard.


Il sentait ses vêtements, rendu lourds par la pluie, lui collé aux épaules. Le prêtre face au cercueil lisait son discours sur un rythme lancinant. Il s’en fichait de toute façon, il ne l’écoutait pas. Il n’avait qu’une hâte c’était que tout cela se termine. Derrière ses lunettes noires, il laissa ses larmes se mélanger à la pluie qui ruisselait sur son visage. Pourquoi pleurait-il ? Il n’en savait rien. Peut-être pour elle finalement ! Malgré le peu d’amour qu’elle lui avait donné, elle restait sa mère. Il prenait conscience que le seul lien familiale qui lui restait était en train de disparaître. Pour toujours. Elle emportait tout avec elle. Ne lui laissant rien. A par des regrets. Regrets de ne pas avoir été aimé. Regrets de ne pas avoir su se faire aimer. Regrets de n’avoir pas su trouver les mots. Les gestes qui auraient pu tout changer. Peut-être. Peut-être pas. Il serra les points. Il enrageait intérieurement. Il lui en voulait. Il s’en voulait de ne pas l’avoir écouter alors qu’elle était sur le point de se confier. Désormais ses secrets partaient avec elle. A jamais enfoui sous la terre de ce cimetière. Il eut envie de hurler sa rage. Mais ce n’était ni le moment. Ni le lieu pour faire un scandale. Et pourtant ce n’était pas l’envie qui lui manquait. Le prêtre l’invita à prendre un peu de terre bénite afin d’en jeter une poigné sur son cercueil immaculé. Comme un automate, il s’exécuta. Lui le bon fils. Fidèle jusqu’au bout malgré ses rancœurs, sa rage et son désespoir. Il ne voulait surtout pas choquer Scully qui en de pareilles circonstances serait resté digne. Il se décala et regarda tout l’assistance défilé pour ensuite venir vers lui afin de lui dire des paroles ou lui adresser une accolade réconfortante. Il n’aurait jamais cru que sa mère puisse être si « populaire ». Une longue file de gens défila devant lui. Pour la plupart tous ces visages lui étaient inconnu. Il s’en fichait de toute façon. Il ruisselait de pluie. Il voulait rentrer. Fermer les yeux et oublier le feu intérieur qui le dévorait. Soudain une main chaude malgré l’humidité et le froid ambiant lui prit la sienne. Derrière ses lunettes, il plongea son regard dans celui océan de Scully. Instantanément, il sentit son corps se décontracté. Sa voix douce vint agréablement chatouillé ses oreilles.

-Viens Mulder. Il faut rentrer. Lui dit-elle en mettant son parapluie à sa hauteur bien que cela soit parfaitement inutile vu qu’il était déjà tremper jusqu’aux os. Sans rien dire il l’a suivie jusqu’à la voiture.

Elle se faisait du soucis pour lui. Après l’épisode de l’autopsie, il était partie de chez elle alors qu’elle dormait encore. Pendant 3 jours il était resté injoignable. Malgré ces craintes, elle n’avait pas cherché à trop s’immiscé pensant qu’il devait préféré se retrouver seul afin d’organiser les funérailles de sa mère. Elle avait vu juste. A la fin du 3ème jour, il l’appela d’une voix lasse pour lui indiquer le lieu de la cérémonie. C’est seulement le jour de l’enterrement qu’elle le revit dissimulé derrière ses lunettes noires. Il se tenait droit sous cette pluie battante vêtu seulement d’un costume noir et d’une chemise d’une blancheur immaculé. Le visage a peine rasé. Les joues creusées. Le teint blafard.
A quoi pouvait-il pensé ? Elle avait remarqué ses points se serrer au moment où le cercueil de sa mère descendait dans la fosse. Elle se doutait qu’il devait culpabiliser de ne pas l’avoir rappeler. Le stress lui nouait l’estomac. Il fallait qu’elle renoue le contact mais il lui semblait si lointain. Plus inaccessible que jamais. Les gens lui parlait. Le serrait dans leur bras, quelques fois. Lui ne bougeait pas. Ne répondait pas. Se contentant de rester droit sous la pluie diluvienne, comme si il n’était que spectateur de la scène se déroulant devant lui. Alors que les dernières personnes s’éloignaient, elle se décida à l’approcher. Elle qui était resté en retrait jusque là, se planta devant lui. Il n’eu aucune réaction. Elle lui prit la main et à son grand étonnement, il n’opposa pas de résistance. Il l’a suivit jusqu’à la voiture. Il s’installa à ses côtés complètement trempé. Elle mit le moteur en marche. Ils quittèrent le cimetière. Un silence pesant régnait dans l’habitacle. Cependant toute conversation ou parole aurait été inutile voir inconvenante. Ils se dirigèrent droit vers l’aéroport. Pendant toute la durée du vol, il resta la tête tourné vers le hublot. Sa veste à présent sèche reposait sur ses cuisses. Il avait gardé ses lunettes noires. Elle prit sa main afin de lui témoigner son réconfort. Elle n’eut droit qu’à une main froide et crispée. Il ne lui rendit pas son geste, comme absent. Perdu dans sa douleur. A l’arrivée, ils reprirent chacun leur bagage puis Scully fit signe à un taxi. Le taxi déposa Mulder en premier. Pour la 1ère fois, il se tourna vers elle, le regard baissé comme s’il se sentait coupable d’être là sans vraiment y être. Il lui dit en soupirant :


-Désolé de n’avoir pas été un compagnon de route agréable. Merci d’avoir été là. Bonne nuit Scully.

Puis sans attendre, il ouvrit la portière. Mais avant qu’il n’en descende, elle attrapa son bras. Il se retourna. Elle plongea son regard dans le sien. Ce regard d’habitude si animé semblait vide de toute vie. Seule une immense fatigue teinté de tristesse animait ses yeux cernés.

-Attends si tu veux je peux rester avec toi ! Lui proposa-t-elle comme pour retarder le moment fatidique de la séparation.

-Non c’est gentil mais toi aussi tu as besoin de repos. Et puis comme je te l’ai dis je ne serais pas de très bonne compagnie. Rentre bien. Je t’appellerai plus tard.

Il descendit du taxi. Prit son unique bagage dans le coffre. Scully le regarda se diriger d’un pas lourd vers l’entrée de son immeuble afin de s’y engouffrer sans se retourner. Elle fit signe au chauffeur de repartir. Le cœur lourd et l’esprit préoccupé, Scully prit le chemin jusqu’à son appartement.

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MessageSujet: Re: Ultime épreuve   Ven 18 Sep - 17:06

Appartement de L’Agent Mulder.
22h00 pm.


Il ferma la porte en s’adossant à celle-ci. Il laissa choir son sac à ses pieds et ferma les yeux. L’esprit vide mais le corps éreinté. Il porta les mains à sa tête et se massa les tempes en vue de se délasser. Il resta ainsi quelques minutes puis il se dirigea vers son canapé d’un pas lourd. Alors qu’il comptait étaler son grand corps sur celui-ci, il vit la lumière rouge de son répondeur clignoté comme un phare au milieu de la nuit. Machinalement il appuya sur la touche « play » de celui-ci. La voix synthétique lui indiqua qu’il avait plusieurs messages. Après le bip, la voix venue d’outre-tombe de sa mère s’éleva dans le silence de l’appartement.

-Fox ?!? C’est ta mère ! Je viens de te voir à la télévision. J’aurais besoin de te parler…..Rappelle moi ! Sa voix était sèche comme toujours lorsqu’elle s’adressait à lui.

Le bip de fin se fit entendre. Un autre bip lui succéda.

-Fox ! c’est encore moi. Il faut vraiment que je te parle. J’ai essayé ton portable mais je n’arrive pas à te joindre. Dés que tu rentres rappelle moi. C’est urgent ! Le ton était moins sec. Un peu inquiet.

Encore un bip puis un autre.

-Apparemment tu es injoignable. Je voulais te parler de ta sœur et de l’affaire Lapierre. Je ne peux pas t’en dire plus. Surtout pas au téléphone. J’espère que cette fois tu me rappelleras. La tonalité de sa voix avait quelque chose de presque désespérer de ne pouvoir le joindre.

Un dernier bip puis plus rien. Il rembobina la cassette du répondeur et réécouta les messages à l’infini. Son cœur battait la chamade. Il fut prit de vertige à l’écoute de ces messages. Il s’assit lourdement sur la chaise. Se prit la tête entre les mains. Son esprit tournait à toute vitesse. Un sentiment de culpabilité et de rage lui noua les tripes. Il serra les dents puis contre toute attente, il se leva brusquement et balaya d’un large revers de la main tout ce qui se trouvait sur son bureau. Il prit son ordinateur portable et d’un geste rageur il l’envoya s’écraser contre le mur. Tout ce qui passait à sa portée finissait en mille morceaux. Cela dura quelques secondes jusqu'à ce prit d’une immense fatigue physique, il plia sous le poids du chagrin. Il se laissa glisser contre le mur et enfoui sa tête entre ses bras. Les larmes vinrent immédiatement inonder son visage tel un torrent déchaîner. Il ne pouvait pas les arrêter. Un sentiment de solitude et d’abandon lui écrasa la poitrine. Il pleurait. Gémissait. Soufflait. Il rejeta sa tête en arrière et tout en se cognant l’arrière de celle-ci puis il se mit à crier:

-Pourquoi, maman ??? Pourquoi tu m'as fais ça ???

Seul le silence lui répondit se répercutant à l’infini dans l’appartement. La voix de sa mère continuait de tourner à l'infini.



Appartement de l’Agent Scully.
22h10 pm.


Cela ne faisait que dix minutes qu’elle était rentré et déjà elle tournait en rond comme un lion en cage. Elle ne faisait que penser à Mulder. Il avait besoin d’elle. Elle en était persuadé. Seulement il refusait obstinément son aide. Elle en était frustré même si elle comprenait que celui-ci souhaite rester seul. Pourtant elle se doutait qu’il n’était pas bien. Elle le connaissait trop bien pour savoir que la culpabilité devait le ronger. Comment avait-elle pu le laisser rentrer seul ? Lui n’aurait jamais agit ainsi ! Au contraire il aurait insister et serait resté auprès d’elle. En balayant ses arguments d’un sourire chaleureux. Prise de remords, elle prit sa voiture en direction de son ami. Sans savoir pourquoi son inquiétude grandissait à mesure qu’elle approchait. A cette heure de la soirée, les rues étant quasiment vides. Elle ne mit qu’une vingtaine de minutes pour arriver jusqu’à chez lui. Elle gravit les quelques marches la menant vers l’entrée. Elle débloqua la porte grâce à son double. Prit l’ascenseur jusqu’au 3ème étage. Arrivée devant son appartement, elle frappa doucement. Pas de réponse. Elle introduisit sa clé et pénétra doucement à l’intérieur. Il faisait noir. Elle referma la porte et laissa ses yeux s’habituer à l’obscurité. Elle sursauta en entendant la voix froide de Teena Mulder. Au bip qui ponctuait ses interventions, elle comprit que le répondeur tournait en boucle.

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MessageSujet: Re: Ultime épreuve   Dim 27 Sep - 17:19

Elle s’approcha de l’entrée du salon. Elle vit une forme en position fœtal contre le mur. Elle alluma une lampe de chevet situé à proximité. La douce clarté de la lumière lui renvoya l’image de son ami, gisant le long du mur. Complètement replier sur lui-même. Brisé. Sans rien dire mais le cœur serré de le voir ainsi, elle s’agenouilla à sa hauteur. Posa une main légère sur son épaule. La voix de Mulder étouffé par le chagrin lui dit :

-Laisses moi, Scully. Rentre chez toi !!!

Sans rien lui répondre, elle prit doucement ses poignets dans ses mains afin de découvrir son visage. Elle le sentit résisté alors elle accentua la pression de ses mains afin de lui faire comprendre qu’elle ne le lâcherait pas. Il se laissa faire. Son visage était ravagé par les larmes. Ses yeux vides, gonflés et rougis. C’était bien la première fois qu’elle le voyait dans cet état. Elle en fut bouleversée. Elle sentit l’émotion de le voir ainsi saisir sa gorge. Ce n’était pas le moment. Il n’avait pas besoin de cela. Sans rien laisser paraître, elle s’installa à côté de lui contre le mûr. Pris sa tête et la posa sur ses cuisses. Il nicha son visage contre son ventre alors qu’elle lui passa la main dans les cheveux dans un va et vient apaisant. Sa main descendit dans sa nuque. Tout à coup elle sentit ses épaules se raidirent. Son corps fut parcourut de secousses. De nouveaux spasmes silencieux venaient de le saisir. Elle resserra son étreinte sur lui en l’entourant de ses deux bras. Elle le colla contre elle à hauteur de sa poitrine en ramenant ses cuisses et se pencha vers lui. Elle le berça doucement comme une mère l’aurait fait pour calmer son enfant. Elle nicha son visage dans le désordre et la douceur de ses cheveux en lui murmurant des mots apaisants. Combien de temps restèrent-ils ainsi ? Aucuns des deux n’aurait su le dire. Plus ne rien ne comptait que le bien-être de son ami. Mulder s’était enfin apaisé dans le cocon rassurant des ses bras. Les lèvres de Scully s’étaient maintes fois perdues dans ses cheveux. Dans sa nuque. Sur ses joues. Ses bras s’étaient détendus au fur et à mesure que le corps de Mulder se relâchait. Laissant ses mains libres d’aller et venir où bon leur semblait. Son épaule. Ses joues. Son bras. Pour autant elle savait que malgré son épuisement, Mulder ne dormait pas. De temps à autre elle pouvait percevoir le resserrement de ses bras autour d’elle pour lui signifier qu’il était toujours là. L’esprit en éveil. Elle aimait cet échange silencieux. Le silence de l’appartement n’était troublé que par le frottement de leur vêtement contre leur corps. Elle était perclus de courbatures causée par sa position inconfortable. Bien qu’elle ne l’aurait montré pour rien au monde de peur de briser leur étreinte. Pourtant il le sentit. Au grand étonnement de Scully, il se détacha de son étreinte. Se leva en lui tendant sa main. Encore étonné, elle leva d’abord ses yeux vers lui. Elle vit dans son regard une lueur nouvelle qu’elle n’aurait su définir. Son visage arborait un air plus serein. Toute trace de tourment semblait l’avoir quitté. Sans le quitter des yeux, elle saisit sa main tendue et la prit. Elle était chaude et douce. Elle se retrouva face à lui. Proche. Très proche. Elle sentait son souffle chaud sur son visage. Sa poitrine effleurait la sienne à chaque respiration. Elle était troublé. Une myriade de picotements longea sa colonne vertébrale et descendit jusque dans ses orteils. Sans savoir pourquoi une brusque chaleur l’envahit. Elle remercia la semi-obscurité qui empêchait Mulder de la voir rougir comme une collégienne. Il ne la quittait pas des yeux. Comme s’il percevait les bouleversements se déchaîner en elle. L’intensité de son regard la mettait presque mal à l’aise. Pourtant elle lui faisait confiance. Elle le vit se pencher vers son oreille réduisant encore la distance pourtant déjà mince entre leur deux corps. Sa voix rauque la fit frissonner de plaisir :

-Suis-moi.

Le cerveau totalement en ébullition, elle le laissa la prendre par la main. Il la dirigea vers sa chambre. Ils entrèrent sans allumer puis il lâcha sa main. Elle resta près de la porte attendant la suite le cœur battant. Elle entendit le bruissement des draps qu’il était en train d’ouvrir. La seconde suivante il se retrouva face elle. Elle sursauta surprise par sa rapidité. Il attrapa sa main une nouvelle fois et murmura un :

-Désolé. Viens.

Cette fois elle résista. Malgré son envie grandissante de connaître la suite, sa conscience eut une nouvelle fois raison de ses pulsions.

-Mulder, je ne crois pas que…

Il l’interrompit en posant un doigt délicat sur ses lèvres. Comme si il avait deviné son appréhension, il rajouta :

-Ne crains rien. Tu as besoin de repos.

Il la guida vers le lit lui fit signe de se mettre à l’aise et de s’allonger. Complètement sous son emprise elle obéit. Il rabattit les couvertures sur son corps. Se pencha sur elle. Dégagea ses cheveux afin de l’embrasser sur le front. Puis il sortit de la chambre tout en tirant la porte doucement derrière lui.


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MessageSujet: Re: Ultime épreuve   Ven 2 Oct - 17:21

Elle resta quelques secondes immobile. Elle s’attendait à tout sauf à cela. Elle était déçu mais aussi morte de honte. Comment avait elle pu se faire ce genre de film ? Elle dégagea ses bras de dessous les couvertures et les rabattit brusquement par dessus. Un rire nerveux et silencieux s’empara d’elle. Elle se traita mentalement d’idiote. Elle devait vraiment être en manque pour s’imaginer que Mulder, son partenaire, son ami allait lui sauter dessus en pareilles circonstances. Qu’avait-elle espérer ? Mulder la respectait trop pour tenter quoique se soit. Encore fallait-il qu’il en ait envie ! Et même si c’était le cas, elle avait battit tant de mûr autour d’elle que de toute façon son cœur resterait à jamais emprisonné dans cette forteresse imprenable. Cependant elle n’était pas dupe. Ces mûrs n’étaient plus aussi solides qu’elle voulait bien le croire. Depuis toutes ces années où elle collaborait avec lui, elle avait pu les sentir se fissurer. Se craqueler. Bientôt ils s’écrouleraient la laissant libre mais toujours aussi seule. Elle écrasa une larme de dépit qui s’était échoué sur sa joue. Elle vira, tourna pendant plusieurs minutes dans les draps assaillit par l’odeur de son ami. Elle n’en pouvait plus. Elle ne trouverait pas le sommeil. Autant rentrer chez elle. D’un bond elle repoussa les draps. Se rhabilla. Prit une grande goulée d’air puis franchit la porte sans faire de bruit. Elle allait atteindre la porte d’entrée quand sa voix se fit entendre :

-Tu n’arrives pas à dormir ?!? Sans attendre de réponse, il poursuivit :

-Moi non plus !

Elle se figea à l’écoute de cette voix rauque, sensuelle et si familière. Lentement elle se retourna. Elle ne le voyait pas. Pourtant il était allonger sur le sofa. Que faire ? Que dire ? Elle hésita puis répondit d’une voix neutre :

-Oui je…j’allais rentrer chez moi !
-Reste.
Lui dit-il le plus simplement du monde.

Elle se sentit se liquéfier. La chaleur la reprit et son ventre se tordit.

-Mulder tu as besoin de repos et puis on se voit demain. Lui dit-elle d’une voix mal assurée. Il lui répondit dans un murmure:
-J’ai pas envie de rester seul cette nuit.
-Je comprends mais je…enfin…je...
Il l’interrompit :
-Laisse tomber! C’est pas grave. A demain, alors ! Lui dit-il d’une voix triste.

Le silence retomba. Elle ne savait plus sur quel pied danser. La tempête faisait rage dans son esprit mais aussi dans son corps. Elle resta interdite pendant plusieurs secondes. Ne sachant pas comment agir. Il lui donnait une occasion. A elle de la saisir. Ou pas. A son corps défendant elle l’a saisit. Elle laissa choir sa veste à l’entrée. Se dirigea vers le sofa. Sa main tâtonna puis trouva son corps allongé de tout son long. Il ne bougea pas. Il toucha son bras afin de l’inviter à s’asseoir contre ses jambes. Sans réfléchir, elle étala son corps contre le sien lorsqu’elle le sentit se déplacer pour lui faire de la place. Sa tête se posa sur son épaule. Elle sentit son menton se caler contre le haut de son crâne. Sa main se posa sur son torse, à hauteur de son cœur. Ils restèrent ainsi plusieurs minutes sans bouger.

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MessageSujet: Re: Ultime épreuve   Ven 15 Jan - 18:14

Lequel des deux fit basculer le cours de leur histoire ? Ils n’auraient su le dire. Chacun resta interdit au contact de leurs lèvres l’une contre l’autre. Mulder ne savait finalement quelle attitude adoptée. Il ne bougea pas se contentant de laisser ses lèvres sur celles, si attirantes de sa partenaire. Scully, de son côté, exhala l’air retenu dans ses poumons suite à ce contact si intime et si longtemps désiré. C’est à ce moment qu’elle sentit les lèvres de Mulder jusque là immobile s’animer sur les siennes. Elle les sentit glisser de sa lèvre supérieur à sa lèvre inférieur. Le glissement était doux et terriblement sensuel. Une onde électrique traversa le corps de Scully, lorsqu’elle sentit la pointe de la langue de Mulder s’arrêter à la commissure de ses lèvres demandant implicitement l’autorisation de pénétrer sa bouche. Sans réfléchir, laissant son envie prendre le dessus, c’est sans aucune résistance que Scully entrouvrit ses lèvres afin de lui faciliter le passage. Leurs langues se touchèrent d’abord timidement tentant de s’apprivoiser mutuellement. Puis au fur et à mesure de se toucher, de s’effleurer, le désir de Scully embrasa son corps comme un fétu de paille. Elle s’abandonna totalement dans les bras de Mulder sans aucune retenue n’existant plus que pour cette bouche sur la sienne. Puis l’envie. Le désir de l’autre eurent raison d’eux. Les barrières tombèrent d’un coup laissant leur amour réciproque prendre possession de leur corps. La douceur laissa vite à la place à une ferveur désordonné presque maladroite. Les mouvements étaient saccadé. Leur souffle haletant. La possession du corps de l’autre devenait une urgence. Un besoin vital. Leur union fut sauvage. Animal. Aucun des deux ne voulait lâcher prise. Mulder ne laissait aucun répit à Scully. Ses mains et sa bouche exploraient chaque parcelle de sa peau inlassablement. Aucune parcelle du corps de Scully n’échappa à la dévotion de Mulder. Seins. Cou. Cuisses. Lèvres. Ventre. Il voulait qu’elle n’ait plus de secret pour lui. Lui donner du plaisir était devenue sa seule et unique quête désormais.

Paradoxalement lorsque le grand frisson approcha, ils cessèrent tout mouvement. Comme ci leur conscience reprenait enfin l’avantage sur leur désir brutal. Ils s’observèrent. Communiquant par la pensée. Les gestes reprirent plus doux. Plus lascif. Plus sensuel. Seul le froissement des draps contre leur corps entremêlé rythmait cette danse d’amour. Pour le plus grand bonheur de Mulder, Scully toucha la première au nirvana de leur étreinte. Il arrêta tout mouvement afin de la regarder. La voir en plein orgasme le fascinait. Ses pupilles dilatées le regardait sans le voir. Ses lèvres étaient gonflé par le trop plein d’amour échangé. Une fine pellicule de sueur s’était installé sur son front. Il sentit son corps se tendre comme un arc contre le sien. Ses ongles s’enfoncèrent dans ses épaules. Quand un ultime cri venu du plus profond de son âme fut le signal de sa délivrance. Petit à petit il la regarda reprendre pied dans le monde réel. Son propre plaisir l’avait fuit mais pour lui ce n’était pas le plus important. Sa jouissance physique passait au second plan devant le spectacle qu’elle lui avait offert à son insu.


Au petit matin un tambourinement à la porte les surprit dans le lit de Mulder encore étroitement enlacé. Scully, qui était déjà réveillé, fut la première à s’arracher de l’étreinte de Mulder. Sans rien dire, elle s’habilla à la hâte sous le regard de celui-ci émergeant à peine du sommeil. Le tambourinement à la porte reprit son concert cette fois plus impatient. Elle rajusta son chemisier à la va vite et la main sur la poignée ouvrit précipitamment la porte. Elle tomba nez à nez avec son supérieur qui parût aussi surprit qu’elle de la trouver à cet endroit à une heure aussi matinale. Skinner remarqua ses vêtements froissé et négligemment enfilé. Il nota aussi sa chevelure décoiffé et son visage déserté de toute trace d’un quelconque maquillage. Inhabituelle chez une femme aussi strict que l’Agent Scully. Sans faire aucune allusion il demanda d’une voix neutre :

-Comment va-t-il ?
-Il a eu des jours meilleurs ! Que se passe-t-il ? Lui demanda-t-elle presque en chuchotant.
-Il y a du nouveau à propos de l’affaire Lapierre. La mère d’Amber Line a des choses à dire seulement….

Skinner s’interrompit une seconde laissant son regard dépasser Scully et venir se fixer sur l’entrée de la chambre de Mulder.


-Elle ne parlera qu’avec l’Agent Mulder …Alors j’ai pris 2 billets d’avions pour la Californie afin de….Cette fois c’est Scully qui l’interrompit toujours en chuchotant mais d’une voix ferme :
-Monsieur je ne pense pas que Mulder soit en l’état de poursuivre cette enquête pour le moment !!!

Avant que Skinner ne puisse rétorquer, Mulder venait d’apparaître derrière Scully. Il terminait à peine de remettre son t-shirt. D’une voix pleine d’assurance il dit en regardant son supérieur droit dans les yeux :

-Je vais bien, Scully. Je viens avec vous !

Tout était dit. Scully ne tenta pas, cette fois, de le dissuader. Elle savait au fond d’elle que Mulder serait toujours un survivant et que seul sa poursuite de la vérité arriverait à le sauver. L’affaire Lapierre lui permit de mettre un point final à la disparition de sa sœur. Même si une partie du voile avait été levé, des zones d’ombres resteraient toujours sans réponse. Le journal intime de Samantha était désormais le bien le plus précieux qu’il lui restait et qui lui prouvait que rien ni personne ne pouvait disparaître sans laisser de trace.


The End
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