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 L'apocalypse des morts

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docmagoo

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MessageSujet: L'apocalypse des morts   Jeu 11 Fév - 17:11

Auteur : Moi même
Avertissement : PG 13 (au cas où des scènes sanglantes feraient leur apparition)
Genre : Univers alternatif largement inspiré des films de Danny Boyle du style « 28jrs et 28 semaines plus tard » mélangés aux films de zombie de George Romero. Bref que du gore quoi!
Résumé : Un terrible fléau s’est répandu sur les Etats-Unis et Mulder pourrait bien être la contre-attaque à ce fléau dévastateur.
Disclaimers : Evidemment tous les personnages entrant en scènes ainsi que les événements se déroulant dans cette fic appartiennent à leurs auteurs respectifs. Je n’ai fait que « broder » autour dans le seul but de m’amuser et de tenter de divertir de potentiels lecteurs.



Silver Creek.
Désert de Mojave.
Etat de Californie.
72 heures après l’épidémie.
Seuil de contamination : Maximum.


Des hurlements de bêtes enragés. Une course à en perdre haleine. Le bruit de centaine de pas qui courent après leur proie comme des affamés. Sentir le danger se rapprocher dans son dos. Son souffle putride sur la nuque. Surtout ne pas se retourner. Ne pas perdre un pouce de terrain. Ne pas laisser la panique envahir son corps. Garder le moindre souffle d’air et continuer à courir jusqu’à trouver une issue, un échappatoire à cette violence bestiale hors de contrôle et impossible à raisonner. Puis soudain le corps qui trébuche et chute lourdement au sol. Un dernier regard derrière soi. Tout s’arrête. Le temps se fige. L’esprit se détourne de cette vision d’horreur qu’il anticipe de voir se déchaîner. L e poids de l’ennemi pesant sur le corps accompagné d’un déchirement de chair, de sang se répandant sur le sol et les cris ahurissant de bestialité devant cette vie qui s’écoule hors du corps. Puis la douleur qui traverse le corps de part en part comme un arc électrique. Si atroce, si puissante devenant insoutenable sous la chair déchiqueté. Reste le néant pour que le cauchemar s’arrête et que la paix revienne de nouveau.


Hôpital militaire.
Banlieue de San Francisco.
Etat de Californie.
1500 jours après l’épidémie.
Seuil de contamination : Actif mais sous contrôle.


Un hurlement de terreur déchira le silence de la chambre. Il se redressa en sueur dans le lit. Le cœur battant. Les sens en déroute. La tête pleine de cauchemar et d’horreur. Il resta plusieurs minutes assis à reprendre son souffle, l’esprit en fusion. Le corps brulant d’une sueur acide et glacée. Il fallait qu’il reprenne son calme. Il fit le vide dans sa tête pendant quelques minutes. Reprit le contrôle de son souffle. Reconnecta son esprit avec la réalité de l’endroit où il se trouvait. Où était-il ? Ses yeux ne distinguaient que des formes vagues plongées dans le noir. Mais des écrans lumineux lui indiquèrent que son corps était relié à des machines. Il toucha son torse. Des électrodes y avaient été placé de part et d’autre de son cœur. Des fils courraient sur ses bras. Des cathéters étaient plantés dans ses veines. Il ne pouvait y avoir qu’une seule explication à cet état. Il était dans un hôpital. Pourquoi ? Comment était-il arrivé là ? Puis le choc des souvenirs remonta jusqu’à lui comme une vague terrifiante. Une terreur sans nom lui revint en pleine face alors que les images se fixaient sur sa rétine. Cataclysme. Déchaînement de violence. La mort qui frappe dans une rage féroce et incontrôlable. Des êtres humains déchaînés, assoiffés de haine et de sang. Il sentit la nausée l’envahir. Il se prit la tête entre les mains et bascula son corps vers l’arrière en étouffant un sanglot de désespoir.

Au même moment, l’infirmière de nuit dont le bureau se trouvait à l’autre bout du service entendit un hurlement sourd. Son regard se fixa sur les écrans de contrôle qui l’entourait. Aussitôt elle se saisit du téléphone, composa un numéro et attendit quelques secondes. Au bout de 5 sonneries, on décrocha. Elle dit à l’autre bout du fil :

-Le patient de la chambre 1013 vient de se réveiller. Puis presque immédiatement elle raccrocha.

Quelques minutes plus tard, quelqu’un poussa les portes battantes de son service. L’infirmière reconnu le pas énergique de la personne qui allait faire son apparition. La femme pénétra dans l’espace exigu de son bureau. Sa chevelure coupée en un carré symétrique et parfaitement maîtrisé était d'un roux flamboyant . Malgré l’heure plus que matinal, son visage aux traits fins, parsemé de tâches de rousseurs presque invisibles, respirait la fraîcheur et la douceur. Pourtant ses yeux d'un bleu limpide étaient froids et insondables. Sans une parole ni un regard, l’infirmière lui tendit un support métallique sur lequel était attaché une feuille résumant l’état de santé du patient qu’elle s’apprêtait à aller voir. Elle le prit et sans s’attarder tourna les talons.

Le Dr Scully s’arrêta devant la porte. Posa sa main sur la poignée et la tourna doucement. Sans bruit, elle ouvrit la porte laissant un raie de lumière éclairé doucement la chambre. Puis elle pénétra dans la pièce silencieuse. Elle parcourut, d’un pas feutré, les quelques mètres qui la séparait du lit. Elle resta quelques secondes figée ne sachant pas comment s’annoncer. Elle prit l’initiative de poser une main aérienne sur le bras replié posé sur les yeux de son patient. Elle savait qu’il n’y avait aucun danger. Elle pouvait le toucher. Lui parler. Il ne l’attaquerait pas. Son organisme combiné au puissants antiviraux avaient fait du bon travail. Le virus avait été éliminé depuis longtemps.

Il n’entendit pas la porte s’ouvrir ni la silhouette s’approcher. Par contre il sentit sa présence bien avant qu’elle ne le touche, les sens en alerte. Puis il sentit une main douce et fraîche effleuré son bras. C’était une femme, il en était sûr. Alors son corps se détendit sous cette caresse furtive. Il enleva son bras qui l’empêchait de la voir et le posa le long de son corps. Instinctivement ses yeux parcoururent son corps de bas en haut. Elle portait un pantalon vert avec un haut de la même couleur. Une blouse blanche recouvrait sa tenue de chirurgien. Son regard courut un bref instant sur son visage avant d’être happé par ses yeux azuréen brillant d’un éclat indéfinissable. Il en fut troublé au point qu’aucun son ne put franchir ses lèvres. Il sentit le même trouble la saisir. Ils restèrent quelques minutes immobiles, le regard perdu dans celui de l’autre. Puis la magie se brisa quand sa voix douce et chaude vint briser le silence :

-Bienvenue parmis nous. Lui dit-elle simplement.

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docmagoo

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MessageSujet: Re: L'apocalypse des morts   Ven 12 Fév - 12:40

-Qui êtes-vous ? Qu'est-ce que je fais ici ? Lui répondit-il d’une voix grave et sourde qu’il ne reconnu pas. Sa gorge était en feu et ses lèvres le brûlaient à chaque mot.

Elle décida de rentrer directement dans le vif du sujet. Elle pressentait qu’il n’était pas le genre d’homme à qui on pouvait se permettre de cacher certaines choses. Curieusement il l’a troublait. Elle sentait qu’il n’était pas comme les autres. Il avait subit une contamination mais le virus n’avait pas eu l’effet escompté sur lui.

-Pour répondre à votre 1ère question, je suis le Capitaine Dana Scully. Chef de service des maladies infectieuses de l’hôpital militaire de Pensacola en Floride. Et si vous êtes ici c’est que vous avez été hautement contaminé il y a plusieurs mois.

-Et comment ai-je atterrit ici ?

-Des ados vous ont trouvé, après une escapade hors de la zone de sécurité, errant en zone contaminé. Une fois l’alerte donnée, nous avons mis en place une opération de récupération. Ensuite vous avez été amené en soins intensifs. Vous y avez subit différents tests qui nous ont permis d’établir votre degrés de contamination. A partir de là vous avez été plongé en coma artificiel puis mis en hyper sommeil. Lui répondit-elle le regard plongé dans ses yeux vert d’eau.

-Cela fait combien de tant que je suis dans cet hôpital ? Lui demanda-t-il en se passant la langue sur ses lèvres craquelées.

Remarquant ce geste qu’il avait déjà fait plusieurs fois, elle se détourna de lui et se dirigea vers la salle de bain. Surpris par son attitude, il l’entendit ouvrir le robinet puis elle revint vers lui avec un verre d’eau.

-Buvez ! cela vous fera du bien. Lui dit-elle en lui tendant le verre.
Il prit le verre tendu et le but d’une seule traite. Il lui adressa un signe de tête en guise de remerciement. Elle reprit le verre et lui dit :


-Vous êtes parmi nous depuis bientôt 8 mois. Maintenant il faut vous reposer, Monsieur Mulder. Je repasserais un peu plus tard dans la matinée.

Alors qu’elle allait partir, il attrapa sa main au passage. Elle se retourna vivement surprise par la rapidité de son geste. Cependant elle ne s’en offusqua pas. Elle ne se sentait pas menacé. La main de l’homme restait dans la sienne sans chercher à la serrer. Le contact était doux et rassurant à la fois. Un frisson parcourut son corps. Son regard se perdit dans le sien. Il lui semblait qu’une connexion mental se mettait en place avec lui. Pourtant elle ne connaissait rien de lui sur le plan personnel. Elle n’avait fait que son job sans en savoir plus. Mais son cas était unique. Il était le seul être humain ayant, jusqu’à présent, survécu à une attaque de contaminé sans en devenir un à son tour. Il la tira de ses réflexions.

-Pourquoi ne suis-je pas mort ou errant tel un zombie comme tous les autres? Lui demanda-t-il d’une voix sourde.

-Là est toute la question, Monsieur Mulder ! Lui répondit-elle en soupirant légèrement en signe d'impuissance .

-Ce qui signifie…Il laissa volontairement sa phrase en suspens afin de l'inciter à poursuivre.

-Au cours des différents tests et analyses que nous vous avons fait subir, nous avons repéré dans votre sang un élément de type inconnu. Aujourd’hui nous ne savons toujours pas comment l’interprété. De plus nous avons aussi découvert que votre ADN a été modifié. Quoiqu’il en soit, il semblerait que ces deux facteurs, pour le moins incompréhensible, se sont combiner afin d’empêcher le virus de se propager et donc de muter. Ces résultats pour le moins déroutant méritent un éclaircissement mais avant cela vous devez vous reposer. Les traitements que vous avez subit ont considérablement affaiblit votre organisme et….Elle s’interrompit en sentant sa main lâcher la sienne.

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docmagoo

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MessageSujet: Re: L'apocalypse des morts   Lun 15 Fév - 18:50

Instantanément elle sentit la chaleur bienfaitrice la quitter, lui laissant une sensation d’abandon. Puis elle le vit commencer à débrancher les électrodes qui parsemaient son torse faisant s’affoler les monitorings dans un concert strident. Aussitôt elle se précipita sur les machines afin de les arrêter puis elle se retourna vivement vers lui alors qu’il repoussait déjà les draps du lit. Elle se précipita à sa hauteur alors que ces pieds touchaient déjà le sol se tenant devant elle seulement vêtu d’un pantalon d’hôpital, les bras dégoulinant de sang dû à l’arrachage des perfusions et autres cathéters. Elle constata qu’il la dépassait d’une bonne tête. Elle fut surprise de le voir aussi grand. Elle reprit bien vite ses esprits :

-Mais que faîtes-vous ??? Lui demanda-t-elle d’une voix pleine d’incompréhension.

-Ca se voit, non? Je me tire d’ici !!! Lui dit-il en se dirigeant vers la penderie indifférent au sang s’écoulant de ses bras. Il se retourna vers elle en constatant que celle-ci était vide. Où sont mes vêtements !?!

-Nous les avons brûlés ! M’enfin mais où croyez-vous pouvoir aller vêtu d’un simple pantalon et les bras en sang ??? Lui demanda-t-elle en guise de réponse mais sans perdre son calme.

-Je vous vois venir mais c’est hors de question ! Je ne jouerais pas les cobayes, d’ailleurs si ça se trouve cela a peut-être déjà été fait à mon insu. Et puis j’ai peut-être été hors circuit pendant quelques mois mais j’ai pas perdu la mémoire. Je me rappelle très bien de ce qui a été dit aux infos quand toute cette merde a commencé. Lui dit-il en se dirigeant vers elle.

Elle comprit que l’affrontement ne jouerait pas en sa faveur. Le menacer de donner l’alerte ne ferait que le braquer un peu plus et augmenter sa nervosité. Elle décida d’adopter une tactique plus subtile et psychologique. Elle leva les mains en signe d’apaisement. Et toujours d’une voix calme s’adressa à lui :

-D’accord monsieur Mulder et si on commençait par stopper tout ce sang qui s’écoule inutilement, qu’en dites-vous ?

Elle le vit pointer un doigt rageur dans sa direction et lui répondre les dents serrées :

-Vous me trouver des fringues, je me tire et tchao la compagnie, ok?

Leur regard ne se quittait plus. Chacun essayant de mesurer l’autre. Sans rien dire Scully se dirigea vers le commutateur et l’alluma. La chambre se retrouva soudain baigné dans une lumière aveuglante. Toujours sans rien dire, elle se redirigea vers lui et lui prit doucement un bras. Elle farfouilla dans ses poches à la recherche de compresses et d’adhésif. Avec dextérité, il la regarda endiguer le filet de sang qui s’écoulait inlassablement de ses veines. En quelques minutes plus aucune trace ne subsistait sur ses bras. Elle le relâcha et plongea de nouveau dans ses yeux vert d’eau. Elle se sentait comme happer voir hypnotiser chaque fois qu’elle croisait son regard. Ses prunelles aux reflets changeants la troublait. Elle avait l’impression d’être entraîné dans une abîme de terreur et de souffrance jamais exorcisé. Que lui arrivait-il ? Pourquoi la troublait-il au tant ? Et que cachait cette terreur venue du fond des âges qui miroitait à la surface de ses yeux ? Elle secoua la tête il fallait qu’elle se reprenne, après tout il n’était qu’un patient parmi tant d’autre. Seulement depuis que sa route avait croisée la sienne, une voix lancinante lui répétait comme un mantra qu’il n’était pas comme les autres.

Lui aussi se perdait dans ce regard envoutant. Inconsciemment la couleur de ces yeux le fascinait. Il pouvait y voir une assurance parsemé d’une grande douceur mais aussi d’une certaine fragilité, sûrement dû à sa condition de femme dans un milieu d’homme. Cependant un voile insondable se posait parfois sur ses pupilles la rendant subitement mystérieuse. Jamais une femme ne l’avait attiré à ce point dès le premier contact. Mais il se devait de rester sur ses gardes et ne pas perdre de vue qu’elle faisait partie de l’armée. Elle brisa le silence et lui dit toujours de sa voix calme et posée :

-Je ne suis pas votre ennemi, vous savez.

-Vraiment ? Pourtant à qui devons nous ce merdier, hein ? Fit-il sur un ton ironique.

-Ne mettez pas tout le monde dans le même sac, d’accord ! Je ne fais pas partie de ces chercheurs sans foi ni loi travaillant sous le sceau du secret. Je suis ici dans l’unique but de soigner et de trouver des solutions pour enrayer le mal qui ronge ce pays. Et même si je porte un uniforme, je suis avant tout médecin et je ne cherche qu’à sauver mon prochain, croyez moi ! Lui répondit-elle d’une voix sourde face à ses allusions non dissimulées.

-C’est vraiment typiquement militaire ce genre de comportement . D’abord on tire dans le tas puis ensuite on soigne les plaies des gens victimes des fameux « dommages collatéraux » . Une façon détournée de se faire absoudre de ses crimes en quelque sorte ! Rétorqua-t-il d’un ton sarcastique.

En la voyant faire brusquement volte-face et se diriger vers la porte sans rien rétorquer pour sa défense, il comprit qu’il avait visé juste et qu’il l’avait blessé.

-Hey!!! Vous allez où, là ?!? Lui demanda-t-il tout de même surpris.

Sans se retourner, elle lui répondit d’un ton sec :


-Vous chercher des vêtements. Ensuite vous pourrez partir, en laissant le fléau se répandre, l’esprit libre ! Lui répondit-elle d'une voix neutre.

Il allait rajouter que de toute façon, il n’était aucunement responsable de cette boucherie quand la porte se referma sèchement. Il se rallongea sur le lit subitement fatigué. Il ferma les yeux en se disant qu’il allait en profiter pour se reposer quelques minutes le temps qu’elle revienne avec des vêtements mais le sommeil le prit par surprise et il s’endormit pour de bon d’un sommeil lourd toujours peuplés de cauchemars terrifiants.


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docmagoo

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MessageSujet: Re: L'apocalypse des morts   Mar 16 Fév - 18:35

Quelques minutes plus tard, Scully revint avec une tenue de rechange qu’elle avait trouvé dans la lingerie. Le temps d’aller à la recherche de vêtements lui permit de se calmer et de retrouver un semblant de sérénité après leur petite altercation. Il fallait qu’elle trouve le moyen de le retenir. Elle ne pouvait pas s’offrir le luxe de le laisser repartir dans la nature alors que l’épidémie faisait rage à l’extérieur. C’est lui et lui seul qui sauverait ce qui restait à sauver elle en était persuadé. Il portait en lui le moyen d’éradiquer définitivement cette boucherie sans nom. Les militaires n’arrivaient qu’à maintenir le virus à distance. Ils avaient seulement réussit à établir des zones de sécurité en coupant la ville en deux de part et d’autre du Golden Bridge. Des Check Point filtraient les allers et venues des civils. Des patrouilles aériennes surveillaient la zone de sécurité ainsi que celle qui était contaminée. Les gens vivaient dans des zones en reconstruction partagé en plusieurs districts. Il est vrai qu’un sentiment de sécurité était revenue parmi la population aussi bien civil que militaire. La population se déplaçaient, travaillaient, vivaient, se mélangeaient de nouveau dans une certaine harmonie empreinte d’une liberté insouciante. Oubliant presque que le mal continuait à se répandre inlassablement. Le virus était toujours aussi virulent malgré le fait que beaucoup de contaminés étaient morts de faim. Et que se passerait-il si un contaminé réussissait malgré tout à s’infiltré parmi eux ? Après tout des ados avaient bien réussi, malgré la sécurité drastique, à quitter la zone sécurisé pour s’octroyer une escapade en zone contaminée sans se faire repérer. Cette question la hantait nuits et jours. Elle ne voulait plus jamais revivre ce traumatisme. Sa famille détruite. Son quotidien explosant sous la rage meurtrière des êtres qu’elle avait choyé et aimé plus que tout. Finalement, elle aussi était une victime « des dommages collatéraux » . Elle chassa ses sombres pensées une fois arrivée devant la porte de la chambre de son patient. Elle toqua doucement sans réponse. Elle réitéra son geste restant toujours sans réponse. Alors elle poussa doucement la porte. Immédiatement elle entendit des gémissements. Puis sa voix qui s’éleva dans le silence entre deux sanglots :

-Cours vite ! Cours! Ne t’arrête pas !!!! Non pas par là !!! Reviens….je t’en prie …. !!!! Non !!!!!!!!!!!

Puis elle le vit se redresser en sueur, la respiration haletante comme si il venait de mener une course effréné et sans issue. Elle s’approcha doucement de lui et alluma le néon au dessus de sa tête. Il sursauta vivement se retournant brusquement vers elle, le visage pâle comme la mort et le regard encore perdu dans les limbes de son cauchemar. Elle ne savait pas comment réagir face à sa terreur évidente. Que devait-elle dire ? Que devait-elle faire ? Elle avait perdu l’habitude de consoler, de rassurer depuis le carnage qu’elle avait dû affronter. Elle était tétaniser face à sa propre détresse ainsi qu’à celle de cet homme qu’elle sentait au bord du gouffre. Etant incapable de trouver les mots justes, elle se contenta du rôle de témoin muet. Elle le regarda s’asseoir sur le bord du lit, les pieds dans le vide passant et repassant ses mains sur son visage en sueur comme s’il voulait éliminer toute trace de son cauchemar. Il était trempé. Des traces de sueur perlaient sur son torse qui restait athlétique malgré son importante perte de poids. Enfin elle lui demanda dans un murmure :

-Est-ce que ça va ?

-Désolé, j’ai dû m’assoupir…Lui répondit-il d’une voix sourde. Puis il se leva et rajouta : Faut que je prenne une douche.

Elle acquiesça d’une signe de tête et l’informa qu’elle lui avait trouvé des vêtements puis mal à l’aise elle sortit sous son regard pénétrant sans rien lui dire de plus.

Il resta quelques secondes immobile s’emplissant des effluves de son parfum qu’il trouvait envoutant. Puis il gagna la salle de bain, l’esprit vide mais la rétine encore emplit de ses visions cauchemardesques. Il alluma la lumière et tomba instantanément sur son reflet dans le miroir. Il s’en approcha se trouvant méconnaissable. Il se pencha contre le lavabo afin d’être au plus prés de son reflet si saisissant. Il toucha son visage comme si c’était celui de quelqu’un d’autre qui le fixait. Ses joues étaient creuses et pâles. Son visage dans son ensemble lui parût terriblement émacié. Ses yeux cernés et rouges lui renvoyaient une image de lui enfiévré. Il fut surprit d’avoir le visage imberbe seulement ombré par une barbe naissante. Il se passa la main dans ses cheveux très courts à la limite de la brosse. Il se dit qu’il devait être dans un tel état quand ils l’avaient ramassé qu’ils avaient dû, par mesure d’hygiène, le raser dans son ensemble. Il sourit vaguement à son reflet qu’il ne trouvait pas si mal malgré les kilos perdu et sa nouvelle coupe de cheveux. Puis il se débarrassa de son pantalon et fila sous le jet brûlant de la douche.
Après s’être nettoyé et rasé de frais, il se dirigea vers les vêtements laissé par Scully. Il sourit ironiquement en découvrant sa nouvelle tenue toute militaire composée d’un pantalon de treillis, d’un t-shirt et une chemise à manches courtes d’un vert foncé ainsi que d’une veste de treillis dont les manches avaient été retroussé conformément au règlement. Même la casquette et les rangers étaient fourni avec. Il se dit que ce Docteur était décidément très joueuse. N’ayant pas le choix de toute façon, il endossa sa nouvelle tenue de militaire modèle. Poussant le vice du jeu jusqu’au bout, il endossa même la casquette réglementaire.

Une fois prêt, il se retrouva les bras ballant au milieu de la chambre sans savoir quoi faire. Il se rendit compte qu’il ne savait pas dans quelle ville il avait atterrit ni où il pourrait bien aller une fois sortit de cet hôpital. Il se rappela de l’affaire sur laquelle il enquêtait lorsque le chaos avait basculé dans le tragique la vie quotidienne de millions de gens.
Il avait été envoyé par Skinner pour enquêter sur une histoire sordide de profanation de sépulture. Le coin ou il se trouvait à ce moment là était perdu dans le désert Mojave à plus de 600 Kms de la 1ère Mégapole. Silver Creek était une ville presque fantôme où seule quelques âmes perdus et oubliés de tous subsistaient dans ce cauchemar de sable brûlant et d’insalubrité. Il avait débarqué au matin du 24 Avril. Le soleil était de plomb. L’air chargé de poussière, charrié par le vent, était irrespirable. Il s’était rendu directement dans le bureau du Sheriff. En fait de bureau il s’était retrouvé dans une baraque en bois faite de brique et de broc tenant debout par on ne sait quel miracle. Un type édenté, le visage parcheminé de rides et arborant fièrement une étoile de Sheriff sur sa poitrine l’avait accueillit. Il avait eu l’impression d’être projeter dans un vieux western. Ce soi-disant Sheriff à moitié aliéné n’avait même pas le téléphone. Dès le début cette ville improbable l’avait mis mal à l’aise et quand il mit les pieds dans le cimetière, il comprit que quelque chose ne tournait pas rond dans ce bled paumé situé dans le « trou du cul » du monde. Quand à la suite de l’histoire, elle tenait d’un film d’horreur de série Z. Et il refusait pour l’instant de s’en souvenir. D’ailleurs il n’en revenait toujours pas d’avoir réussi à s’échapper de l’emprise de ces dégénérés qui se prenaient pour des « Ed Gein » en puissance. Remisant au fond de sa mémoire, le film sordide de cette enquête, il fit le point sur sa situation actuelle. Il n’avait plus d’argent. Plus d’arme. Plus d’identité. Aucun moyen de locomotion ni de communication. Il se trouvait à des milliers de kms de la capital Fédéral. Donc plus de contact avec qui que se soit. Il ne savait pas non plus comment la situation avait pu évoluer à travers le pays. Son seul lien humain restait cette femme médecin et il avait trouvé le moyen de se la mettre à dos.

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docmagoo

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MessageSujet: Re: L'apocalypse des morts   Lun 22 Fév - 16:44

Sa situation était vraiment au trente-sixième dessous. Il laissa échapper un soupir de lassitude puis se reprit et se mit en tête de partir explorer son nouvel environnement. Prudent il fit un tour d’horizon du couloir en restant sur le seuil de sa chambre. Il fut surprit par tant de silence. Aucun bruit, aucun son ne filtrait dans le couloir. Il se rendit compte qu’il n’avait aucune notion du temps. Il ne savait pas s’il faisait jour ou nuit. Ni si le temps présent était le weekend ou la semaine. Quand au mois il n’en avait aucune idée. Un vide oppressant l’assaillit lorsqu’il tenta de se remémorer une date. Il laissa cette tentative infructueuse de côté et sortit silencieusement de la chambre. Le couloir était parsemé de portes toutes fermées et sans indication. Il se dit que pour trouver une éventuelle sortie de secours cela allait être coton. Il essaya d’ouvrir l’une des portes. Sans succès. Il essaya la même chose sur une autre. Même topo. Il grimaça. Sortir d'ici allait s’avérer plus difficile que prévu se dit-il mentalement. De plus il n’avait aucune indication sur le lieu dans lequel il se trouvait. Etait-il au rez de chaussé au 1er, 2éme ou 10ème étage ou bien plus haut encore ? Il n’en avait aucune idée. Le cuir de ses rangers couinant au contact du linoléum lui parut assourdissant tellement le silence l’enveloppait. Il arrivait à la moitié du couloir à la longueur interminable et la blancheur immaculé sous les néons agressifs, quand il entendit des éclats de voix. Il continua à se déplacer tout en se dirigeant vers elles. A mesure qu’il approchait, les voix devenaient plus distinctes. Il lui semblait même reconnaître la voix du Dr Scully. Puis il vit une porte entrouverte avec un panneau indiquant « Bureau des infirmières ». Et plus loin des portes battantes indiquant vraisemblablement la sortie du service. Il arrêta sa progression jugeant les deux issues qui s’offraient à lui. Il avait le choix entre passer le bureau à toute vitesse et filer à vive allure vers la sortie comme un voleur sans savoir où cela le mènerait une fois dehors. Ou bien signaler sa présence, remplir les papiers de sortie en oubliant pas de demander quelques renseignements d’ordre pratique et le tour serait jouer. Après quelques minutes de réflexions, il opta pour la solution la plus politiquement correcte. Après tout il était Agent du FBI et pour une fois il se décida à donner une image positive de sa fonction. Il se plaça donc à l’entrée de la pièce exigue et il vit sa chevelure flamboyante lui tourner le dos parlant à une autre personne en position assise. Il toqua doucement à la porte afin de s’annoncer sans savoir si finalement c’était une bonne idée ou non. Immédiatement , elle se retourna. Leurs regards s’accrochèrent instantanément. Un silence chargé de tension s’installa. Puis l’attention de Scully se refocalisa sur son interlocutrice qui n’avait rien raté de l’échange silencieux se déroulant sous ses yeux inquisiteurs. Elle mit fin rapidement à leur conversation puis se dirigea vers Mulder. Elle l’attrapa par le bras, l’entraînant hors du bureau à l’écart des oreilles indiscrètes. Elle lui fit face, le regarda de la tête au pied puis elle s’adressa à lui dans un sourire ironique :

-Le vert vous va à ravir, je trouve !

-Vous m’en voyez ravi, Capitaine ! Lui répondit-il sur le même ton tout en lui faisant le salut militaire de rigueur.

-Repos 1ère classe Mulder ! Lui dit-elle en essayant de garder son sérieux.

Elle ne pouvait pas s’empêcher de le dévisager le trouvant décidément encore plus séduisant dans cette tenue pour le moins inhabituelle pour un civil. Il la sortie de ses pensées quand il lui demanda :

-Où est-ce que je signe ?

-Je vous demande pardon ? Lui répondit-elle ne voyant pas de quoi il parlait.

-Les papiers…de sortie ! Vous les avez ?

-Ecoutez laissez-moi d’abord vous montrer quelque chose. Ma garde se termine. Vous retournez dans votre chambre et dès que je suis changée, je passe vous chercher d’accord ?

Il sembla soupeser le pour et le contre et finalement il lui dit dans un soupir:

-Ai-je vraiment le choix ?

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MessageSujet: Re: L'apocalypse des morts   Mer 24 Fév - 0:17

Sans rien répondre, elle le quitta et il la regarda franchir les portes battantes. Elle revint frappée à sa porte quelques minutes plus tard. Il fut agréablement surprit de la voir vêtu de l’uniforme blanc de l’US NAVY. La chemisette et le pantalon, taillé près du corps, n’enlevait rien à son charme ni son élégance naturelle. Visuellement il était sous le charme de sa silhouette. Sentant son regard scrutateur, elle lui demanda :

-Qu’est-ce qui vous étonne ?!? L’uniforme ! J’espère que vous n’êtes pas comme tous ces….

-Non non n’y voyez rien de personnel c’est juste que….je pensais que vous faisiez partie des Marines alors je…..Fit-il la voix pleine d’excuse.

-Vous me rassurez ! Mais il me semble vous avoir dit que mon port d’attache Pensacola en Floride…enfin peu importe et si nous décollions d’ici !Lui dit-elle avec un sourire amusé.


Il se leva sans rien dire et la suivit. Elle l’entraîna à travers un dédale de couloir d’escalier et d’ascenseur. Il y avait des contrôles partout. A chaque porte franchit, un planton en treillis, vérifiait l’identité réticulienne de Scully. Inlassablement et visiblement habituée, elle s’y soumettait sans broncher. Il restait surpris qu’elle n’ai a aucun moment à justifier sa présence à lui. Apparemment son grade de Capitaine lui permettait d’être accompagner par qui elle voulait. Ayant passé le dernier contrôle, ils arrivèrent au bout d’un couloir identique à tous ceux qu’ils avaient traversé jusque là. Puis devant une porte qui semblait blindée, il la vit se pencher vers un boîtier situé près de la porte, un faisceau rouge balaya son visage dans son ensemble. Puis elle glissa son pouce dans un interstice destiné à vérifier son empreinte digitale. Une fois la vérification faite et validé, la lourde porte s’ouvrit automatiquement. Ils pénétrèrent dans une salle à la blancheur immaculée sans fenêtre éclairée seulement par des néons. La pièce ressemblait à une salle de laboratoire abandonnée. En son centre se trouvait une pièce plus petite faisant penser à une cellule de part ses ouvertures en plexiglas et du mobilier sommaire qui y était entreposé. Scully fit signe à Mulder de la suivre. Ils s’approchèrent ensemble d’une vitre et Mulder découvrit enfin ce pourquoi elle l’avait conduit jusqu’ici. Dés qu’il approchèrent de la vitre, un contaminé tapis dans un coin se colla brutalement contre celle-ci dans une gerbe sanguinolente. De surprise Mulder recula et resta plusieurs minutes interdit devant le spectacle bestiale et violent se déroulant sous ses yeux. Le contaminé cognait la paroi de ses poings et de sa tête dans une folie pleine de rage et de haine. Son visage à force ne ressemblait plus qu’à un amas de sang frappant inlassablement la vitre de plexiglas. Ses hurlements étouffés par l’épaisseur des murs faisaient froid dans le dos. Rien ne devait pouvoir l’arrêter dans sa rage, dans ses pulsions de sang, ses envies de viscères, de chairs arrachées. La vitre finit par se couvrir entièrement de sang et de chair éclatant sous la force des coups. Pourtant Mulder restait immobile face à cette vitre à travers laquelle il ne distinguait plus rien à part une forme hurlante et gesticulante d’hémoglobine. Il semblait comme fasciné par l’horreur qui se déroulait sous ses yeux devenus fixes. Pourtant une terreur sans nom s’empara de lui alors que le goût amer de la bile lui remontait dans la gorge. Il sentit une sueur glacée recouvrir son front, sa nuque et descendre le long de sa colonne. Ses mains devenaient moite. Les battements de son cœur s’accélèrent comme un cheval au galop. Il sentit ses lèvres s’ouvrirent sur ses propres hurlements muets alors que les images de ses cauchemar prenaient vie sous yeux pourtant bien ouverts. Quand il sentit une main pleine de chaleur et de douceur prendre la sienne. Alors instantanément il reprit pied dans la réalité.

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MessageSujet: Re: L'apocalypse des morts   Jeu 25 Fév - 23:43

-Est-ce que ça va aller !?!

Elle le vit déglutir plusieurs fois et l’entendit répondre d’une voix troublé et sourde :

-Je…je crois oui !

-Venez sortons d’ici. Lui dit-elle en relâchant doucement sa main.

C’est l’esprit dans du coton et le cœur toujours au bord des lèvres qu’il la suivit. Alors qu’il quittait la pièce maudite une sonnerie de portable le fit sursauté. Il porta machinalement ses mains au contact des poches de sa veste. C’était celui de Scully, il la regarda décroché. Puis sa voix douce mais pleine d’aplomb répondit :

-Scully!

-….

-J’arrive tout de suite !

Puis alors qu’elle raccrochait, elle se tourna vers lui le regard brillant d’une excitation soudaine et lui dit :

-Ils retrouvés un autre survivant…un adolescent apparemment ! Venez !

Ils se retrouvèrent cette fois dans les sous-sols de l’hôpital. Scully lui expliqua qu’une partie de la morgue avait été réaménagé à la fois en salle de contamination, de décontamination et de quarantaine. Le sous-sol grouillait de militaire armés et d’autres portant des blouses blanches sous leur treillis de camouflage. Une certaine effervescence semblait animé ce lieu d’ordinaire plus calme et plus sinistre. Scully, en habitué des lieux et des ses occupants, se frayait aisément un chemin au travers de toute cette agitation. Elle stoppa net lorsqu’elle découvrit le survivant qui avait été ramené à l’intérieur de ces murs. Elle semblait comme pétrifié par l’image de ce que ses yeux lui renvoyait. Mulder la vit porter les deux mains à sa bouche laissant échapper un sanglot étranglé. Notant son désarroi il se plaça à ses côtés et lui aussi se pétrifia. Il dit dans un murmure à peine audible, les yeux fixés sur la vitre :

-Mais je connais ce gosse. Je croyais qu’il était mort !

Il tourna la tête vers elle. Il vit son regard océan remplit de larmes qu’elle essayait avec force de ne pas laisser couler. Il posa doucement sa main sur son épaule. Le contact la fit réagir et avant qu’il est pu lui demander quoique se soit, elle dit d’une voix étouffée :

-C’est mon fils. Andy !

Il en resta muet de stupéfaction. Ils restèrent silencieux pendant quelques secondes puis reprenant le contrôle de ses émotions, il la regarda pénétré dans la pièce et se diriger vers l’enfant, vêtu d’une simple blouse d’hôpital, allongé sur une table d’examen les membres entravé par des sangles. Il la regarda enfiler une blouse puis mettre un masque. Elle farfouilla dans les instruments médicaux disposé sur une table contre un des murs de la pièce. Elle en disposa plusieurs sur une table à roulette et se posta près de lui. Elle prit place sur un tabouret et se pencha vers lui. Toujours dans un état second, elle détaillait son fils couché devant elle. Sans l’ombre d’une inquiétude, elle passa doucement sa main dans ses cheveux qu’elle n’avait jamais connu aussi long. Il ne réagit pas à son contact. Il restait sans bouger, le regard vide et lointain. Il avait le visage constellé d’hématomes et de contusion. Il était très pâle ce qui faisait ressortir le bleu de ses cernes d’une manière effrayante. Un de ses yeux était parsemé de vaisseaux éclatés teintant son œil d’un rouge inquiétant. Elle lui parla doucement à travers son masque afin de le rassurer mais il ne lui répondait pas. Il n’essaya même pas d’accrocher son regard. Elle se remit en mode médecin et établit mentalement son diagnostic. Elle nota qu’à part ses contusions et ses bleus, il avait l’air d’être relativement en bonne santé. Elle continuait de lui parler et de lui expliquer qu’il n’avait plus rien à craindre et que désormais il était en sécurité. Toujours en lui parlant, elle garrota son bras, prit une aiguille qu’elle enfonça dans celui-ci afin de faire plusieurs prélèvements sanguins. Alors qu’elle terminait en plaçant un pansement sur son bras, son portable sonna. Elle décrocha et répondit d’une voix neutre :

-Scully !


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MessageSujet: Re: L'apocalypse des morts   Mer 3 Mar - 18:05

En entendant la voix de son interlocuteur, elle se retourna vivement vers la vitre transparente et vit plusieurs paires d’yeux qui l’observaient dont celle de son supérieur le Colonel Alvin Jackson. Glissant une dernière caresse furtive à son fils toujours en léthargie, elle sortit. Aussitôt elle salua celui qui venait de l’appeler :

-Mes respects Mon Colonel !

-Repos Capitaine ! C’est quoi ce bordel !?! Lui demanda-t-il sans détour et sans lui rendre son salut.

-Mon Colonel, une patrouille m’a alerter qu’ils avaient récupérer un adolescent et je viens de terminer les prélèvements que….

-Je ne vous parle pas de ça mais de lui !!! Fit-il en pointant un doigt rageur vers Mulder puis alors qu’elle allait lui répondre, il reprit d’une voix sourde :

-Que fait un civil ici et affublé d’une tenue militaire !?!

-Oui..je…c’est un peu long à expliquer….

-Alors abréger, Capitaine ! Rétorqua-t-il les bras croisés visiblement impatient et énervé.

Prise au dépourvu, elle sentait qu’elle allait s’empêtrer dans des explications sans issue de secours possible. C’était sans compter sur Mulder qui, sentant les explications foireuses, vint à sa rescousse. Il se dirigea vers l’homme noir, à la carrure d’un joueur de foot Américain, la main tendue et s’adressa à lui :

-Je crois que nous n’avons pas été présenté !

-Plaît-il ? Répondit le gradé d’une voix surprise en se tournant brusquement vers lui.

-Je suis l’Agent Fox Mulder du FBI. Fit Mulder toujours la main tendu et sûr de lui.

-Et alors qu’est-ce que vous voulez que cela me fasse !?! Vous n’avez rien à foutre ici !!! C’est une zone strictement réservé aux personnels militaires ! Lui répondit-il d’une voix autoritaire.

-Je travaille pour le gouvernement. Vous et moi même nous avons le même patron, il me semble. Fit-il nullement impressionné par le visage inhospitalier de son interlocuteur se dressant de toute sa hauteur devant lui.

-Et vous pensez peut-être que cela vous donne tous les droits ? Laissez moi vous dire une chose. Notre gouvernement a déserté les rangs depuis bien longtemps. Ce pays est devenu un vaste « no man’s land » sans foi ni loi. Le FBI. La CIA. Le Congrès. Ca fait bien longtemps que cela ne veut plus rien dire. Nous sommes à l’agonie. Nous vivons désormais sur un immense champs de bataille où chacun lutte pour sa propre survie. Nous sommes en guerre contre un ennemi invisible mais qui détruit tout sur son passage. Mon job est de limiter les dégâts au maximum et de sauver ce qui peut encore l’être alors votre soi-disant statut du FBI, j’en ai rien à cirer !!!! D’ailleurs je vous mets aux arrêts, Monsieur l’Agent « Machin chose » du FBI !!!! Lui lança-t-il le visage à quelques centimètres de celui de Mulder.

Scully, surprise par l’intervention de Mulder, était resté figée. Son cerveau tournant à toute vitesse face à la terrible et bouleversante épreuve qu’elle venait de vivre. Elle tentait de reprendre le contrôle d’elle-même devant le déferlement d’émotion qui venait de la saisir. Cette réapparition allait entraîner de graves conséquences qui risquaient de lui coûter un maximum de problèmes. Cependant, elle n’avait plus le choix et elle allait devoir s’expliquer et dévoiler son forfait afin de protéger son fils. Sentant la tension montée d’un cran entre les deux hommes et connaissant le caractère particulièrement irascible de son supérieur, elle lâcha d’une voix, qu’elle espérait la plus calme possible, sentant son cœur s’emballer à l’idée de révéler son lourd secret à son supérieur :

-Mon Colonel, j’ai un aveu à vous faire ! Mais je souhaiterais le faire à l’abri de toutes oreilles indiscrètes et en présence de l’Agent Mulder.

-Quoi !!! Mais qu’est-ce que c’est encore que ces conneries !?! Capitaine si vous me…..

-S’il vous plaît mon Colonel c’est de la plus haute importance. J’ai mentit et je dois m’en expliquer avant que vous ne mettiez l’Agent Mulder aux arrêts.

Son supérieur fit un signe de tête à Scully l’invitant à le suivre. Ayant prit place face à son supérieur dans le bureau de celui-ci, Scully se dit qu’elle ne pouvait plus faire marche arrière. Elle se sentait comme un animal pris au piège de son propre mensonge et de ses aveux.

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MessageSujet: Re: L'apocalypse des morts   Jeu 4 Mar - 18:50

Le Colonel Calvin Jackson impatient d’entendre ce que son Capitaine avait de si important à lui révéler, s’installa confortablement dans son siège. Il prit un cigare, l’alluma en tirant plusieurs bouffées salvatrice pour son stress mais pas pour ses poumons et dit de sa voix rocailleuse :

-Allez-y Capitaine Scully ! Nous vous écoutons. Fit-il en se désignant ainsi que Mulder.

Mulder la vit déglutir plusieurs fois dans un raclement de gorge afin de s’éclaircir la voix. Il la voyait se tordre les mains nerveusement puis elle lissa son pantalon d’un geste machinal et finalement c’est d’une voix calme et posée mais affirmée qu’elle prit la parole :

-L’Agent Mulder ici présent est l’homme que nous avons recueillit il ya quelques mois.

Elle laissa passer un silence le regard planté dans celui du Colonel brouillé par la fumée du Havane.

-Poursuivez Capitaine ! Je sens que vous allez m’intéresser ! Fit-il d’une voix doucereuse.

-Vous aviez, après le résultat des prélèvements sanguins et salivaires, ordonné qu’il soit éliminé. J’ai contrecarré cet ordre, mon Colonel !

-Et pourquoi, Capitaine !?! Demanda-t-il en se redressant lentement.

-Parce que je ne souhaitais pas « étudier son cadavre » selon vos propres termes. J’étais persuadé aux vues des résultats, que même si il n’était pas immunisé, son taux anormalement élevés de globules blancs avait son importance. Bien sûr il était contagieux mais le virus ne mutait déjà plus dans son organisme. L’ accroissement anormal des globules semblait paralysé ce virus. En poussant plus loin mes analyses, j’ai également découvert que son ADN était différent. J’ai alors fait une petite expérience avec une souche du virus active. Et cela a confirmé ce que je pensais. Son ADN et ses globules neutralisaient le virus mais sans le détruire. Alors j’ai introduit un puissant antiviral et en quelques semaines le virus a été éliminé. Cet homme est peut-être la clé qui nous permettra de mettre au point un vaccin et d’arrêter toute cette horreur.

Le colonel posa son cigare dans le cendrier. Il se leva et se vint se poster à la fenêtre leur tournant le dos les mains croisées derrière celui-ci dans une posture toute militaire. Il soupira à plusieurs reprise. Après plusieurs minutes qui parurent interminables à Scully, il prit enfin la parole :

-Vous n’êtes pas sans savoir qu’en temps normal vous seriez passible de la cour martial pour parjure et désobéissance. Je devrais vous mettre aux arrêts pour avoir enfreint le protocole de sécurité. Ca aurait pu nous péter à la gueule si cela avait dérapé. Mais faut croire que le Seigneur veille encore un peu sur nous et sur vous en l’occurrence. Et comme j’ai toujours respecté votre travail, votre intelligence et vos états de service exemplaires, je passerais l’éponge sur cet acte de rébellion. En échange, je vous demanderais de ne pas…..

-Je n’ai pas terminé mon Colonel ! Si vous permettez j’ai encore des choses à dire ! L'interrompit-elle vivement.

Vivement surprit, il se retourna et dit d’une voix grondante :

-Quoi encore !!!!

-J’ai fais capturer et isoler un contaminé. Je voulais tester une sorte de transfusion sur lui avec le reste des prélèvements sanguins de l’Agent Mulder.

-Ben voyons ! sans m’en informé, je présume ! Fit-il d’une voix blasée en se rasseyant.

-Je comptais vous en informer dés que les essais auraient été suffisamment concluants.

-Et dans le cas contraire ???

Devant le silence éloquent de sa subordonnée, Jackson comprit qu’il avait à faire à une femme déterminée. Mulder, quant à lui, était fasciné face à ce bout de femme dont il avait perçu la fragilité quelques minutes plus tôt et qui à présent n’hésitait pas à se dresser face à son supérieur en position de rébellion et de fermeté prêt à tout pour défendre son intime conviction. Le colonel Jackson reprit d’une voix calme mais néanmoins guttural :

-Comme je suis dans un bon jour malgré ces sorties de routes plus que douteuses, je vous donne carte blanche pour poursuivre vos recherches à la seule condition que j’en sois informé toutes les 24h. Par ailleurs je vous considère, comme entièrement responsable du civil qui se trouve à vos côtés. Je vais m’arranger pour qu’il puisse vous accompagner partout en vous fournissant un laisser passer. Mais à la seule connerie de sa part ou de la votre, je m’occuperais chacun de votre cas personnellement. Me suis-je bien fais comprendre, Capitaine? Fit-il en pointant un doigt vers elle.

Scully hocha brièvement la tête puis Jackson s’adressa à Mulder :

-Pareil pour vous Agent…. Euh ! comment c’est déjà votre nom !?!....

-Mulder, Monsieur ! Lui répondit ce dernier en hochant la tête tout en se retenant d’être désagréable.

-Ok ! Capitaine faîtes les tests sur le jeune qui vient d’arriver et si il se trouve qu’il n’est pas immunisé cette fois, je veillerais personnellement à ce que celui-ci ne passe au travers des mailles du filet ! Vous pouvez disposer ! Dit-il d’une voix intransigeante.

-Colonel il y a une chose que vous devez savoir…

Elle s’interrompit soudain fébrile face à la sentence que son supérieur venait de prononcer. Puis essayant de garder une attitude digne et forte elle reprit :

-Ce gosse que l’on vient de nous amener c’est mon fils Andy et je…

Mulder la vit incapable de continuer sa plaidoirie, luttant avec force contre la vague qui menaçait de l’engloutir. Le Colonel Jackson resta quelques secondes interdit puis il répondit d’une voix douce pleine de mansuétude mais où pointait de la résignation :

-Je comprends Capitaine ! J’ai moi-même beaucoup perdu dans cette tragédie mais ce que nous vivons dépasse l’entendement. Et même si je le regrette profondément, Je ne pourrais que vous accorder une quarantaine et seulement parce que c’est votre fils. Passé ce délai et sans résultat de votre part, je serais dans l’obligation de faire exécuter le règlement. Vous m’en voyez d’ores et déjà désolé Capitaine !

Scully ne répondit rien. Elle se leva, le salua et fit un demi tour réglementaire puis sortit de la pièce le plus dignement qu’elle put.

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MessageSujet: Re: L'apocalypse des morts   Mar 9 Mar - 17:27

Mulder la rattrapa dans le couloir. Il dût lui prendre le bras pour l’arrêter dans sa course folle. Brutalement stoppé dans son élan, elle se retourna vivement vers lui et se retrouva plaquée, à son corps défendant, contre son torse. Pendant plusieurs secondes elle le défia du regard puis baissa les yeux lorsqu’il lui dit doucement et simplement:

-Je suis désolé pour votre fils et je voulais vous remercier pour m’avoir sauver la vie. A charge de revanche Capitaine!

Sans savoir pourquoi, elle fut touché par la sollicitude et la compassion qu’elle lut dans son regard vert d’eau. Elle ferma les yeux luttant afin de ne pas craquer. De ne pas s’effondrer devant cet homme quasi inconnu et rester forte pour sauver son fils. Alors qu’elle allait se défaire de son étreinte, elle le sentit passer un bras autour de ses épaules et la plaquer doucement contre lui. Elle voulut résister mais la douceur qu’il mit dans ce geste la désarçonna. Pour une fois depuis bien longtemps, elle se laissa faire et passa ses bras autour de sa taille en enfouissant son visage dans son épaule. Les larmes jaillirent lentement de ses yeux qu’elle tentait désespérément de garder au sec. Mulder sentit une résistance alors qu’il l’attirait vers lui puis à son contact il la sentit se détendre. Il se contentait de la maintenir doucement contre lui tout en caressant ses épaules d’un geste apaisant. Il avait ressentit sa peine, sa douleur et c’est sans réfléchir qu’il avait voulut la réconforter au milieu de ce couloir impersonnel. Ils n’auraient su dire combien de temps dura leur étreinte. C’est Mulder qui y mit fin le premier en relâchant l’emprise de son bras sur ses épaules. Lentement elle se détacha de lui comme à regret. Chassant son trouble, elle s’essuya discrètement les yeux. Se recomposa un visage neutre et lui dit d’une voix basse :

-Désolée…de…enfin…..Lui dit-elle dans un murmure.

-Loin de moi l’idée de vous mettre dans l’embarras. Je….enfin je voulais juste vous réconforter. Je vous jure que cela n’était pas prémédité. Lui dit-il en guise d’excuse sincère.

-Ca va, rassurez-vous je ne vais pas crier au viol !!! Fit-elle un sourire en coin.



San Francisco Bay.
Secteur 4 de la ville.
Appartement du Capitaine D.Scully.


Après avoir organiser le transfert de son fils et s’être assurée qu’il était entre de bonne main, Scully lui avait proposé de la suivre à son appartement. A présent, il se trouvait face à la baie vitrée ornée d’une immense terrasse surplombant la baie de San Francisco. Il s’était débarrassé de sa veste et de sa casquette. Le soleil chauffait doucement son visage à travers la baie alors que le reste de son corps baignait dans la fraîcheur de la climatisation. La pureté du ciel, la luminosité extérieur, la vigueur des vagues s’écrasant sur la digue apaisaient étrangement ses pensées torturées. L’impression de tranquillité qui se dégageait du paysage était souvent interrompu par l’incessant va-et vient des hélicoptères dans un grondement perpétuel. Des snipers en uniforme postés sur le toit des immeubles montaient la garde telles des sentinelles de la mort prêtes à frapper à la moindre alerte. Sous ses pieds des patrouilles de véhicules militaires arpentaient le front de mer à un rythme régulier. Pourtant la vie semblait s’écouler tel un fleuve tranquille à peine troublé par l’envahissement de tous ces hommes en armes et uniformes qui se mêlaient dans l’indifférence totale à la population. Mulder regardait cette vie grouillante défilé à travers la vitre comme perdu dans son vide intérieur. Il ne l’entendit pas arriver dans la pièce. Au son de sa voix, il sursauta légèrement.

-Vous m’accompagnez!?! Lui demanda-t-elle d’une voix douce.

Il se retourna et la regarda les cheveux encore dégoulinants se diriger vers le bar. Il ne pu s’empêcher de la détailler. Elle avait troqué son uniforme blanc pour une paire de jeans noirs accompagné d’un débardeur bleu ciel griffé au logo d’une célèbre marque de sport. Des tâches de rousseurs discrète parsemaient la peau laiteuse de ses bras tout en finesse. Elle n’avait pas prit la peine de se coiffer laissant sa flamboyante chevelure séché en toute liberté. Mulder se dit qu’elle était magnifique et sauvage derrière ce bar discrètement éclairé par les rayons d’un soleil déclinant. Comme attiré par un aimant, il s’approcha et se penchant par dessus le comptoir du bar, il lui répondit alors qu’elle s’activait faisant teinté verres et bouteilles :

-Un thé glacé m’ira très bien !

Alors qu’elle préparait leur boisson, il en profita pour mieux observer son environnement. Le salon qui donnait directement sur la salle à manger et la cuisine était plutôt vaste et cossu. Un immense canapé de cuir blanc faisait face à la baie vitré posé sur un moelleux tapis. Un écran dernier cri était pendu au mur au pied duquel trônait un home cinéma dernier cri. Un meuble bas longeait le mur de l’entrée. Il s’en approcha intrigué par les cadres posé dessus. Son regard fut immédiatement attiré par son visage rayonnant de bonheur sur les photos. La plupart du temps elle était en compagnie de 3 garçons dont celui qu’il avait retrouvé à l’hôpital. Il en déduit de par la proximité qu’elle affichait avec eux que les 2 autres devaient être également ces fils. Une seule photo la représentait avec un homme en uniforme lui aussi. Il était brun, les cheveux court avec un regard rieur et un visage viril. Plutôt séduisant pensa Mulder qui pourtant n’était pas un expert en matière de séduction masculine. Tous les 2 portaient l’uniforme de l’US NAVY. Mulder jugea que la photo avait dû être prise, il ya de cela quelques années car le couple semblait plutôt juvénile. Alors qu’il allait se retourner pour lui poser la question qui lui brûlait les lèvres, Il sentit les effluves de son parfum qui lui indiquèrent sa proximité. Encore une fois, il ne l’avait pas entendu arrivée. Elle lui dit :

-Je vous présente mon ex-mari. Le Capitaine de Frégate Harmon Rabb Junior. Et sur les autres photos il ya Andy 13 ans, Zack 16 ans et Terry 21 ans, mes 3 fils.

Il se retourna vers elle et il remarqua qu’elle était pieds nus. Il lui adressa un léger sourire. Lui qui d’ordinaire avait le reflexe de poser des questions du fait de son statut d’Agent Fédéral, préféra cette fois ne pas paraître indiscret et n’en demanda pas plus . Elle se détourna de lui pour se diriger vers la baie à son tour. D’elle même elle lui raconta des bribes de sa vie :


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MessageSujet: Re: L'apocalypse des morts   Jeu 11 Mar - 17:58

-Harm et moi sommes séparés depuis 5 ans. Il a refait sa vie en demandant sa mutation ici, en Californie, et aux dernières nouvelles il aurait quitter l’US NAVY. Andy a choisit de vivre avec son père. Zack est resté avec moi et Terry est partit étudier à Berkeley. Aujourd’hui Zack est mort. Je suis sans nouvelle de Terry et de Harm. Quand à Andy il va falloir que je le sorte de là même si je ne sais pas encore comment.

Elle avait dit cela d’une voix tranquille et c’était sortit de sa bouche sans qu’elle n’arrive à en endiguer le flot comme si lui parler allait la libérer d’un fardeau. Elle se tût quelques instants le temps de se rafraîchir. Puis elle reprit son monologue d’une voix calme et posée.

-Nous nous sommes rencontré sur les bancs de l’école Aéronavale de Bethesda. Ce qui m'a toujours séduite chez Harm c'était sa joie de vivre. Sa douceur et son romantisme exacerbé. Sa passion pour l'armée et les avions en particulier.Il voulait à tout prix être pilote. Nous avons travaillés dur pour arriver à nos fins. Sortir tous les deux majors de notre promotions. Pari réussis. A la sortie de l’école, nous nous sommes mariés, et nous avons pu avoir la même affectation. Nous avons donc été muté à la base de Miramare. Terry est nés 3 ans plus tard et Zack 5 ans après. Tout allait bien entre nous même si nous étions souvent loin l’un de l’autre. Harm était souvent en mission à l’étranger tout comme moi. La recherche scientifique militaire m’a permis d’explorer les quatre coins du globe. Dés qu’un virus montrait le bout de son nez, je partais à sa poursuite. Les enfants étaient soient chez mes parents soient chez les siens. Nous étions rarement présents pour eux. Puis la 1ère guerre du golf a éclaté. Harm fut mobilisé. Lors d’une mission de nuit, à bord d’un Tomcat sur les rives du Golf, lui et son officier d’interception radar ont été victimes d’un crash. Harm a été grièvement blessé alors que son officier y a laissé la vie. Tout le monde pensait et Harm le croyait sincèrement que le crash était dû à la tempête qui sévissait alors. Seulement quand Harm a été de nouveau opérationnel pour reprendre du service, il devait passer une visite médicale afin de vérifier son aptitude. C’est là que les médecins militaires ont détectés des troubles de la vision nocturne. La sentence fut définitive. Harm n’aurait plus jamais l’autorisation de piloter. La nouvelle a été dur a encaissé pour lui. Il fut muté au JAG. C’est à partir de là que notre relation s’est dégradé. Mais on se voilait la face. On faisait comme ci tout allait bien. Nous avons même fait un troisième enfant espérant que cela ramènerait l’amour qui au fil du temps avait fini par s’étioler sans que l’on en soit vraiment conscient. C’est l’effet inverse qui s’est produit. Au lieu de nous rapprocher, cela nous a éloigné de plus en plus. J’ai toujours soupçonné Harm d’entretenir une liaison avec un Lieutenant Colonel femme qui faisait équipe avec lui au JAG. Bref cette mascarade a duré 8 ans. J’ai finit par jeter l’éponge pour les enfants qui souffraient des tensions et de l’indifférence qui s’étaient installé au sein de notre couple. Nous avons divorcé. Le plus jeune de nos fils a choisit de suivre son père pour la Californie. Les deux autres sont resté vivre avec moi. Jusqu'à temps que l’ainé parte pour suivre ses études de droit.

Elle s’interrompit. Elle se sentait maintenant coupable d’avoir raconter sa vie à cet homme dont elle ne savait presque rien. En même temps elle éprouvait un besoin indéniable de se confier. Sa vie ne se résumant qu’à son travail, sa solitude lui semblait de plus en plus lourde à porter. Elle ferma les yeux et le fil de son histoire reprit son implacable cours.

-Quand c’est arrivé, je terminais ma garde. Il était tard, je n’avais pas allumé la radio dans la voiture. Je conduisais comme un automate tellement j’étais crevée. Je n’avais qu’une envie, c’était de me doucher et de dormir. Je n’ai pas compris tout de suite la gravité de la situation. Je suis rentrée chez moi comme d’habitude sans vraiment regardé autour de moi. Mais en arrivant dans le quartier où je vivais avec Zack tout était sans dessus dessous. Des maisons et des voitures brûlaient. Des cadavres allongés sur les trottoirs apparaissaient dans la lumières des mes phares au fur et à mesure que j’avançais. Des femmes, des enfants, des hommes ensanglantés sortant de nulle part et fous de rage se sont jetés sur ma voiture comme des charognards. Je n’ai pas réfléchie sur l’instant et j’ai foncé jusqu’à chez moi sans chercher à comprendre. Ecrasant tout sur mon passage. J’étais dans un état second. Je ne pensais qu’à Zack. Ce qui était en train de se dérouler sous mes yeux était tellement horrible que mon instinct de survie à pris le dessus. Lorsque j’ai tourné à l’angle de ma rue, j’ai tout de suite reconnu sa silhouette et ses vêtements. Zack était au beau milieu de la rue à une centaine de mètres de la maison. D’autres étaient avec lui. Ils étaient tous agenouillé en rond sur le bitume. Je n’arrivais pas à distinguer ce qu’ils faisaient regrouper comme cela. Puis l’un deux s’est redressé brusquement. Son visage dégoulinait de sang. Il a hurlé puis il s’est mis à courir dans ma direction dans une course désordonnée. Les autres n’ont pas tardé à en faire de même. Zack rattrapa celui qui était partit en premier, le dépassa pour arriver sur moi comme une bombe. La peur m’a submergé. Des tas de signaux se sont immédiatement allumé dans ma tête. Je n’ai pas réfléchie, j’ai juste agi. J’ai enclenché la première. J’avais l’impression que mon corps ne m’appartenait plus. La peur me contrôlait avec une force incroyable. Je ne pouvais que lui obéir. J’ai serré le volant de toute mes forces puis mon pied a alors écrasé la pédale de l’accélérateur. La voiture a démarré au quart de tour. J’avais l’impression que le temps tournait au ralenti. Je voyais son corps se rapprocher lentement. Jamais je n’oublierais la dernière vision que j’ai eu de lui a ce moment là. Puis son corps s’est écrasé sur le pare brise dans un bruit sourd. Complètement déconnectée, j’ai continué à rouler jusqu’à ce que la voiture tombe en panne sèche.

Elle se tut de nouveau le regard perdu dans ses souvenirs macabres. Mulder était resté figé le regard posé sur les photos à l’écoute de son terrifiant récit. Ce qu’elle venait de lui raconter dépassait l’entendement. Ce que lui avait vécu avant et pendant la catastrophe dépassait aussi l’entendement. C’est là que ses cauchemars prenaient leur source. Reprenant pied dans la réalité, elle se retourna vers lui avec un sourire contrit :

-Désolée, je crois que je viens de plomber l’ambiance !

Il ne répondit rien. Il se contenta de la rejoindre se tenant debout à ses côtés. Elle aussi avait des questions à lui poser. Elle aussi voulait savoir ce qui lui était arrivé, comment il l’avait vécu et surtout comment il avait la connaissance d’Andy. Ne pouvant se retenir face à son silence, elle lui demanda doucement tout en posa une main légère sur son bras :

-Et vous, Agent Mulder, que vous est-il arrivé !?!

-C’est une longue histoire. Vous voulez la version longue ou la courte ??? Lui dit-il simplement en portant de nouveau son verre de thé glacé à ses lèvres.

-Pourquoi pas la version longue ! Lui répondit-elle en levant son verre désireuse de tout connaître de lui.

-Alors je crois que l’on va devoir trinquer avec quelque chose de plus fort. Lui dit-il en levant son verre à son tour.


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MessageSujet: Re: L'apocalypse des morts   Jeu 25 Mar - 17:51

Une fois qu’ils furent tous deux installés dans le profond canapé faisant face à la baie, Mulder commença son récit d’une voix douce et grave.

-Je suis né le 13 Octobre 1961 à Chilmark dans le Massachusetts. J’avais 12 ans quand un soir, alors que mes parents étaient chez des voisins, ma sœur Samantha 8 ans a été enlevé sous mes yeux sans que je puisse faire quoique se soit pour empêcher cela. A la suite de ce drame mes parents ont divorcés. Je suis resté vivre avec ma mère. J’ai grandit dans son indifférence teinté de haine et de désespoir à mon égard. Je suis partie étudier à Oxford Angleterre puis j’ai intégré l’Académie de Quantico. J’ai d’abord été affecté dans la section des crimes violents en tant que profileur. J’y suis resté 5 années durant lesquelles ma vie fut entièrement consacré à la traque des tueurs en tout genre. Cela a faillit me détruire. A force de pénétrer les esprits dérangés, on finit par se perdre soi-même. J’ai quitté le service et en fouinant à droite et à gauche, j’ai déterré des dossiers classés sans suite par le Bureau. Je les ai regroupé puis j’ai ouvert le Bureau des affaires nos classées. Le but étant de redonner vie à des affaires sortant des sentiers battus. Mais un autre objectif me motivait à rouvrir ces dossiers poussiéreux. Je caressais l’espoir, qu’à travers eux, je pourrais retrouver une trace de ma sœur disparue plusieurs années auparavant.

Il s’interrompit et bascula sa tête sur le dossier. Il sentait le regard intense de Scully posé sur lui mais cela ne le gênait en aucune manière. Pour la première fois depuis bien longtemps, il se sentait calme, détendu et serein sous le feu de ce regard plein d’attente et d’interrogation. Il porta le verre à sa bouche et but un peu du liquide fort et ambré qui le contenait. Il savourait chaque seconde du temps qui s’écoulait dans cet appartement rythmé par le grondement lointain des hélicoptères tournant au dessus d’eux tels des papillons géants.

Scully restait suspendu aux lèvres de son interlocuteur. Dès le départ, elle se sentit accrochée par son histoire. Bercée par sa voix au rythme hypnotique, elle se laissait volontiers entraîné dans les souvenirs de cet homme qui l’attirait inexorablement ,désireuse d’en apprendre toujours plus à son sujet. N’y tenant plus, elle lui demanda d’une voix douce :

-Etes-vous parvenue à la retrouver ?!

-D’une certaine façon, je crois que oui. Il laissa un silence passer et reprit : Même si encore aujourd’hui des zones d’ombres n’ont toujours pas été éclairées, je sais maintenant ce qui lui est arrivée, au moins dans les grandes lignes, et je sais qu’elle est enfin en paix là où elle se trouve. Dit-il d’une voix mélancolique puis il enchaîna :

-Suite à cette recherche effrénée de la vérité sur l’enlèvement de ma sœur, j’ai remis au grand jour pas mal d’affaires dérangeantes qui m’ont valut bien des ennuis au sein du Bureau. Je ne suis ni apprécier de ma hiérarchie ni de mes collègues. Je travaille la plupart du temps en solo. Mon seul allié est mon supérieur l’AD Skinner. Il me protège des écarts dont je suis coutumier et fait en sorte de contenir les ardeurs des ses propres supérieurs contre mon insoumission. Je lui doit beaucoup. Sans lui cela ferait longtemps que le Bureau m’aurait déjà virer comme un malpropre. Dit-il dans un sourire ironique. Je vis sur la corde raide. Chaque jour qui passe est un jour de plus gagné contre des hommes sans foi ni loi qui manipulent l’opinion, qui mènent de vastes projets obscures mais à des fins destructrices et tout cela avec la bénédiction de certains membres du gouvernement.

Il tourna la tête vers elle et plongea son regard vert d’eau sans tergiversé dans le sien.

-Vous devez penser que je suis un brin paranoïaque voir un peu fou. Mais ces dossiers, dont le FBI cherchaient à se débarrasser, m’ont ouvert les yeux sur un tas de choses dont je ne soupçonnais même pas l’existence avant d’en prendre connaissance. Sans rentrer dans les détails, ce que je peux dire c’est que l’on a tué mon père pour ce qu’il savait et ma mère s’est suicidé à cause des vérités qu’elle détenait sur l’enlèvement de ma sœur. Jamais elle n’a voulut me révéler quoique se soit à ce sujet alors même qu’elle savait que je risquais ma vie pour le découvrir. Quand elle a voulut soulager sa conscience, je n’ai pas prit la peine de l’écouter. Elle avait mis trop de distance entre elle et moi. Depuis longtemps, nous avions plus de relation mère/fils. Cet amour qu’une mère se doit de donner à tous ces enfants et ce sans restriction, elle me l’a ôté le jour où ma sœur a été enlevé. A partir de ce jour elle s’est muré dans son chagrin me laissant sur le bord de la route. Pour elle je n’existais plus. J’ai grandi avec cette culpabilité qui n’a cessé de me ronger comme un acide. Si je vis la vie que je mène aujourd’hui cela a toujours été dans le but de retrouver ma sœur et de la lui rendre. Mais j’ai échoué. Ma mère s’est suicidé surement par peur que je découvre le fin mot de cette tragique histoire. Et aussi par peur que je me rende compte qu’elle savait depuis bien longtemps que ma sœur était morte.

Ses yeux n’avaient pas quitter les siens durant tout son récit. Ce que sa voix ne trahissait pas, ses yeux l’exprimaient dans la douleur, la colère et la culpabilité d’avoir survécu à toute cette tragédie. Elle se trouvait désarmé face à cette rancœur qu’elle devinait à fleur de peau. Cette histoire hors norme la touchait. Renforçant son envie de mieux le connaître.

-A l’époque mon père travaillait pour le Département d’Etat. Il faisait partit de ceux qui travaillait sur divers projets classés « secret défense ». Pendant des années, il a préféré le silence au scandale. Au cours de mes différents investigations à ce sujet, j’ai découvert qu’il avait trempé dans l’enlèvement de ma sœur. Il savait ce que je recherchais et il s’était toujours arrangé pour que je touche du doigt la vérité sans jamais pouvoir la saisir. A sa façon, il me protégeait contre moi-même et contre des gens prêt à tout afin de garder un secret innommable. Puis un jour il a voulut me parler et me révéler toute l’histoire afin de soulager sa conscience avant de mourir. Car il se sentait menacer. Il savait que le Consortium auquel il appartenait l’avait condamné suite à mes investigations toujours plus poussées. Il n’arrivait pas à m’écarter alors il allait devoir payer. Il a été abattu, par un homme de main, dans sa salle de bain alors que je me trouvais dans la pièce à côté. Une fois de plus la vérité m’échappait. Plus tard j’ai apprit que mon père était encore plus impliqué que je ne le pensais. C’est lui qui avait choisit ma sœur pour en faire le cœur de leur inavouable projet. Au moins lorsque je serais trop vieux pour courir après toutes ces chimères, je pourrais toujours me reconvertir en écrivant mes mémoires, n’est-ce pas ?! Lui dit ironiquement en allant remplir de nouveau son verre.

Il se tourna vers elle une fois qu’il eut remplit son verre et lui demanda en levant la bouteille de Scotch :

-C’est ma tournée !!!

-Non merci ça ira…..
Fit Scully en déclinant son offre de la tête -Et bien on peut dire que vous avez une vie plutôt mouvementée et eut un passé difficile.

-Le problème c’est que mon passé continuera toujours à me poursuivre où que j'aille et quoique je fasse. Ajouta-t-il en se rasseyant lourdement auprès d’elle.


-C’est quoi comme type d’affaires sur lesquelles vous travaillez pour quelles soient aussi dérangeantes ?! Lui demanda-t-elle innocemment.

-Pour résumé, je dirais que cela concerne des complots gouvernementaux ou militaires, des enlèvements ou des réapparitions inexpliqués, des expériences classées « secret défense », la possibilité d’une autre vie que celle que nous connaissons…bref que des mensonges, des secrets et de la désinformation. Dit-il d’un air détaché.

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MessageSujet: Re: L'apocalypse des morts   Ven 26 Mar - 18:27

Scully avait bien comprit qu’il avait choisit ses mots et ses tournures de phrases notamment lorsqu’il avait évoqué furtivement une autre vie que la vie terrestre. Un doute furtif au sujet de sa santé mental la traversa. Pourtant elle n’arrivait pas à se faire à l’idée qu’il puisse être dérangé mentalement. Il paraissait si sincère et toujours hanté par cette enfance douloureuse qu’elle ne pouvait se résoudre à croire qu’il avait inventé ce qu’il venait de lui raconter. Soudain comme si il avait pu lire dans ses pensées, il lui dit d’un air amusé :

-Rassurez-vous vous n’êtes pas la seule à penser que je suis un illuminé mais vous avez ma parole que malgré ce que je viens de vous dire, je suis absolument sain de corps et d’esprit. Dans le cas contraire, je ne pense pas que j’aurais pu échapper aux tests psychologique auxquels le FBI soumet ses Agents chaque année !

-Je n’ai pas d’apriori c’est juste que j’ai un esprit scientifique plus cartésien qui ne demande qu’à croire seulement si on lui en apporte les preuves ! Répondit-elle doucement les yeux plongés dans les siens.

Avec un sourire entendu, il ne répondit rien laissant son regard se perdre dans le jour déclinant de plus en plus vers le bleu de la nuit frémissante d’impatience. Elle se décida à briser le silence qui s’éternisait entre eux :

-Que vous est-il arrivé pour que l’on retrouve errant en zone contaminée ? Et comment avez-vous fait la connaissance d’Andy ?!

-J’étais à Silver Creek quand tout cela a commencé. J’avais été envoyé afin d’enquêter sur une affaire de profanations de sépultures. Cela faisait quelques semaines que cette histoire faisait la une des journaux du coin. Un jour, j’ai reçu un appel de l’antenne local du FBI. Ils étaient harcelés par la presse au sujet de cette histoire et en plus ils avaient une affaire d’enlèvement d’auto-stoppeur qui était venue se rajouter à celle-ci. Ils tournaient en rond et n’avançaient pas d’un pouce malgré les pressions de Washington et de la presse locale. Ils m’ont appeler à la rescousse connaissant ma réputation sulfureuse pour ce genre d’enquête. J’ai donc débarqué un matin d’Avril dans cette ville paumée au allure de ville fantôme. Bien vite j’ai compris que les « culs terreux » du coin ne m’apprendraient rien et encore moins leur autorité locale. J’ai donc mené mon enquête en solo. Et j’étais loin de me douter de ce que qui m’attendait. Des choses bizarres et sanglantes, j’en avais déjà eu plus que mon compte mais quand j’ai pénétré dans ce cimetière à moitié à l’abandon, j’ai quand même eu du mal à y croire. D’abord ce cimetière n’était pas aussi abandonné qu’il n’y paraissait puisque les tombes qui avaient été profanées étaient encore fraîches. Les corps avaient été sortis de leurs cercueils et empalés la tête en bas sur des croix de fortunes exposées en plein soleil apparemment depuis plusieurs jours. Je vous laisse imaginer l’odeur pestilentielle qui régnait dans ce cimetière digne d’un film d’horreur. Les mouches avaient déjà commencées leur travail de sape à l’intérieur des chairs mises à nues par un dépeçage méticuleux. Celui ou ceux qui avaient fait cela ne s’étaient pas attaqué qu’aux tombes fraîchement mise en terre. Je m’aperçu vite que d’autres un peu plus ancienne avaient subit le même sort. Dans les autres cimetières des alentours, le même mode opératoire avait eu lieu. Des prélèvement avaient déjà était fait par l’équipe technique du FBI local mais vu l’état d’entretien des ces différents cimetières impossible d’en tirer quoique se soit. Je pressentais que je n’étais pas prêt de partir d’ici. Comme il me fallait un endroit où dormir et manger, je pris des informations auprès du sheriff qui m’indiqua gentiment la station service, dans un sourire qui n’avait pas du voir une roulette de dentiste depuis des lustres. Sans chercher à comprendre, je suivis la direction indiquée. La station faisait également office de supérette, de restaurant et à l’occasion son gérant, au visage aussi parcheminé que le sheriff et avec un je ne sais quoi lui ressemblant, louait des chambres dans sa propre maison situé à 2 kms de sa station. Il me fit donc prendre mes quartiers dans sa maison qui me parut isolée et sans que je sache pourquoi pas vraiment hospitalière pour être censée accueillir des gens de passage. Passé le seuil, une odeur de viande avariée me souleva l’estomac. Il le remarqua et m’apprit qu’un de ses fils passionné de chasse avait pour habitude de ramener ses trophées et de s’en occupé dans la cave. L’odeur provenait soi-disant de la viande fraîche que son fils faisait séché. Bizarre comme pratique pensais-je immédiatement malgré mon ignorance en matière de chasse. Par contre je n’étais pas dupe et pour avoir été de nombreuses fois au contact des chairs putréfiées de cadavres en décomposition, je savais que ce n’étais pas la viande fraîche qui pouvait produire une odeur aussi infâme. Il allait falloir que je fasse une petite expédition afin de trouver cette fameuse cave. Bien malgré moi, je ne me sentais pas à l’aise dans cette baraque à peine entretenue, pleine de poussière aux vitres si sales que la lumière éclatante du jour avait bien du mal à traverser. Je redoutais de l’état de la chambre. Nous montâmes un escalier plongé dans la pénombre quand un cri inhumain me stoppa net alors que lui continuait à monter. Immédiatement je mis la main sur mon arme prêt à redescendre en direction des cris. Le vieux se retourna vers moi et me dit :

-Allons fiston ! Pas de panique c’est sûrement une bête que mon Jason est en train d’achever. Suivez moi c’est par là !

Je suis resté quelques secondes immobile en me demandant si ce type ne me prenait pas pour un imbécile. Je restais l’oreille aux aguets mais il n’y eu pas de nouveau cris. Puis le vieux du haut de l’escalier m’interpella de nouveau d’une voix sèche:

-Alors vous venez !?! C’est que j’ai encore les courses à faire si vous voulez avoir quelque chose dans votre assiette pour le dîner !

Je le suivis sans conviction prêt à redescendre à la moindre alerte. Il m’ouvrit la porte de la chambre se trouvant être la plus éloigné de l’escalier puis me dit :

-C’est là tenez voici les clés. La plus grande ouvre la porte de service situé à l’arrière de la maison. Comme ça vous pourrez aller et venir comme bon vous semble et l’autre c’est celle qui ouvre vos appartements. Bienvenue chez vous mon Seigneur !!! Me dit-il de son merveilleux sourire aux dents pourries.

Il me tendit les clés puis me fit une courbette des plus surprenante et tout en s’éloignant me dit d’une voix redevenue sèche :

-Le dîner sera servit à 19h tapante. Passée cet’ heure, y aura pas de 2ème service fiston. A bon entendeur !

Puis il disparut dans l’escalier. Surpris et vaguement amusé, je poussais la porte qui grinça sur ses gonds. La chambre était telle que je l’avais imaginé. Pleine de poussière. Des planches pourries aux fenêtres remplaçaient les vitres cassées empêchant définitivement la lumière du jour d’entrer. J’actionnais l’interrupteur et une maigre lumière jaunâtre éclaira la pièce. Seul un lit, une armoire branlante et une commode datant de la guerre de sécession en composaient le mobilier. Rebuté j’entrais quand même et déposais mon sac qui souleva un nuage de poussière lorsqu’il atterrit sur le couvre lit. Je n’osais le défaire de peur de découvrir l’état des draps. Vite fait, je rebroussais chemin, reprit mon sac et prit la direction de la sortie. J’essayais de retrouver le vieux afin de lui dire que finalement je ne pourrais pas rester et qu’une urgence m’obligeait à passer la nuit à Willow Creek. Curieusement tout était silencieux et aucune trace d’une quelconque présence humaine à l’horizon.

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MessageSujet: Re: L'apocalypse des morts   Dim 9 Mai - 17:08

Tout en poursuivant son récit, Mulder avait l’impression de revivre en instantané cette journée cauchemardesque. La puanteur écœurante et si caractéristique de la viande en putréfaction lui remontaient au visage comme si ces effluves flottaient dans la pièce. Et à présent des gémissements sourds parvenaient à ses oreilles. En flash back, il se revit contournant l’escalier et ouvrir la porte située en dessous de celui-ci qu’il avait repéré dés son arrivée et d’où semblait provenir les gémissements. La porte grinça sur ses gonds lui donnant l’impression que le bruit se répercutait dans toute la maison si silencieuse. Quand il ouvrit la porte, il ne rencontra aucune résistance. L’entrée donnait sur un trou noir et béant. La faible clarté qui filtrait du couloir lui indiqua les premières marches à suivre et qui semblaient descendre vers les entrailles de la maison. Il prit sa Maglite, son Sig Sauer et s’enfonça dans les ténèbres la peur au ventre et le front moite d’une sueur glacée et poisseuse. Plus il descendait et plus les gémissements devenaient distincts. L’air était frais voir presque froid comme si une climatisation tournait à plein régime. Des relents d’humidités et d’humus mêlés à l’odeur de plus en plus forte de chairs en décomposition lui remontaient dans les narines en le prenant violemment à la gorge. Le halo de sa lampe ne lui permettait que de distinguer des murs en briques suintant d’humidité. Il longea un couloir qui lui parut sans fin lui donnant l’impression que cette cave avait été construite toute en longueur. Puis une porte laissant filtrer un raie de lumière apparut dans l’éclairage de sa lampe. Il éteignit celle-ci et se laissa guider par cette mince luminosité. Arrivé devant la porte, il n’eut plus aucun doute sur l’origine des gémissements. Puis soudain un bruit de moteur assourdissant résonna à travers la cave jusqu’alors silencieuse. Une forte odeur d’essence couvrit d’un coup l’odeur ambiante en passant sous la porte. Mulder saisit la poignée et doucement la fit tourner afin de l’entrouvrir légèrement. A travers ce faible espace d’observation, il découvrit une pièce d’un blanc immaculé digne d’une morgue ou d’un laboratoire expérimental. Se servant du bruit assourdissant pour couvrir ses propres déplacements, il en profita pour pénétrer entièrement dans la pièce où ce qu’il vit faillit lui faire vomir son déjeuner. Un homme d’une taille impressionnante se tenait devant une table métallique sur laquelle était entravé un être humain en train de se faire déchiqueter par la tronçonneuse de ce dernier. Le sang giclait sur les murs à intervalles réguliers. Le corps de la victime encore consciente tressautait sous les lacérations hargneuse de la tronçonneuse. Profitant toujours du vacarme de l’engin, Mulder s’approcha dans le dos du bourreau et lui colla violemment le canon de son Sig au niveau des reins. Instantanément, l’homme relâcha l’accélérateur de sa diabolique machine. Mulder lui enjoignit alors de se retourner lentement quand au même moment il entendit le déclic si particulier d’une balle entrant dans le magasin d’une arme dont le canon se retrouva pointer entre ses omoplates.

Mulder décida de faire une pause et porta son verre à sa bouche. La nuit était tombé sur eux depuis bien longtemps. Scully n’avait pas quitté sa position fasciné par ce récit digne d’un thriller . Impatiente de connaître la suite, elle lui demanda :


-C’était qui ?! Et que s’est-il passé ensuite ?!?

Ravi d’avoir en face de lui une interlocutrice aussi attentive, il poursuivit tout en replongeant dans ses macabres souvenirs :

Il s’était fait avoir comme un bleu. C’était le vieux qui était revenu et qui lui dit d’une voix railleuse :


-Alors fiston quand je t’ai dis que tu pouvais aller et venir comme bon te semblait, je ne pensais pas que tu ferais le tour du propriétaire mais puisque tu es arrivé jusqu’ici, je crois que tu vas pas être déçu de ce qui t’attends.

Puis il s’adressa à son fils et lui dit :

-Jason, mon garçon prépares en un peu plus car ce soir un convive de plus va déguster ta spécialité préférée !

Puis il poussa Mulder avec le canon de son arme, il lui dit :

-Allez fiston ! Un petit tour dans la chambre froide te fera le plus grand bien en attendant ta surprise !!!

Après avoir été désarmé, Mulder se retrouva dans une pièce noire et glacée dont le vieux referma la lourde porte dans un bruit sourd. Il entendait encore le verrou se refermer d’un coup sec puis le bruit de la tronçonneuse qui reprit son funeste travail atténué par l’épaisseur de la porte blindé du frigo. Il fouilla dans ses poches à la recherche de sa lampe. Et dans le halo de celle-ci il découvrit le plus horrible des spectacles. Des dizaines et des dizaines de corps entiers, enfermés dans des sacs plastiques transparents étaient suspendus à des crochets de boucher. Il ne pouvait pas faire un pas sans venir buter sur un de ces corps. Mulder comprit vite que cette chambre froide constituait le garde manger de la maison. Il était tombé sur des cannibales. Sans savoir pourquoi, il fit le lien entre ces deux tarés, à supposés qu’ils ne soient que deux, et les brutales disparitions d’auto-stoppeurs qui sévissaient dans la région.

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MessageSujet: Re: L'apocalypse des morts   Lun 6 Sep - 17:20

La suite, il la vécut quelques heures plus tard. A bout de force, il avait finit par abdiquer face au froid, à la fatigue et aux images cauchemardesques peuplant son esprit somnolent . Il avait renoncé à rester en mouvement et avait fini par se laisser glisser le long d’une des parois froide du frigo. Il attendait voir espérait presque que la mort finirait par avoir raison de lui après ce qu’il avait entendu à travers sa prison de glace. Son imagination et son vécu depuis qu’il avait débarquer dans ce bouge crasseux avait fait le reste. Il allait fermer les yeux afin de s’abandonner totalement dans les bras glacés de la faucheuse quand le déclic du verrou résonna bruyamment à ses oreilles. La lourde porte fut brusquement entrouverte et la lumière pénétra agressivement dans le frigo. Les sens totalement au ralenti et le corps engourdit , il se sentit soulever de terre puis jeter sur une épaule puissante la tête à l’envers pendant dans le vide. Ce qui se passa ensuite. Un cauchemar indélébile gravé dans son cerveau jusqu’à la fin des temps. Sans ménagement, il fut remonté de la cave et installé dans la salle à manger de la maison dans un parodie de repas festif. Il était entouré du vieux, et de ce qui semblait être ses progénitures. Des êtres sans âges aux visages déglingués, aux regards fous et à l’esprit particulièrement dérangés et d’une perversité sans nom. Une jeune fille hurlante et couverte de sang se trouvait à ses côtés. Surement une des jeunes auto-stoppeuse signalée disparut quelques semaines plutôt. Elle ne cessait de supplier ses bourreaux en sanglotant le visage barbouillé de larmes, de morve et de traces sanguinolentes. Ces longs cheveux blonds lui masquaient une partie du visage alors qu’elle se tournait vers lui en lui demandant de la sauvée tandis que les autres éclataient de rire comme des possédés. Ne pressentant aucune réaction de sa part, elle se remit à hurler comme une damnée amplifiant encore les rires démentiels et cruels des autres convives. L’ambiance était surréaliste et tournait à l’horreur quand on lui mit sous le nez un amas sanguinolent et gluant qu’il identifia comme étant des entrailles mélangées à des restes humains. Immédiatement une main de fer s’abattit sur l’arrière de sa tête et propulsa son visage dans l’immonde contenu. Il se débattit de toutes ses forces contre cette main puissante qui écrasait son visage et l’empêchait de respirer. Prenant un appui ferme sur ses pieds, il propulsa le haut de son corps violemment soulevant en même temps de ses deux mains liées entre elles par une corde la table. Les autres totalement surpris par son geste, basculèrent en arrière de leur chaise.

Sans réfléchir, seulement guidé par son instinct de survie, il bondit hors de la pièce entraînant avec lui la jeune fille hurlante qu’il avait eu le temps d’agripper fermement. Il fonça vers la porte d’entrée alors qu’au loin raisonnait déjà le bruit de la tronçonneuse prête à s’abattre dans un déchaînement de fureur et de sang . Sans réfléchir, il fonça droit sur le pickup siglé de l’étoile du Sheriff. Il fit grimper la fille puis s’installa au volant. Il ouvrit le pare-soleil et les clefs lui tombèrent dans les mains. Immédiatement il fit rugir le moteur passa la première et sans se retourner s’éloigna dans un nuage de poussière. Ils avalèrent les kilomètres dans un silence de mort. Le soleil écrasant du désert laissa place au crépuscule du soir. Il surveillait la fille blonde du coin de l’œil à travers le rétroviseur intérieur. Bercée par la conduite de Mulder et le cocoon sécurisant de la voiture, elle avait finit par basculer dans les limbes libératrices d’un sommeil apparemment paisible.

La nuit finit par s’abattre totalement sur eux, laissant juste comme point de repère l’asphalte et la ligne jaune défilant inlassablement dans la lumière des phares du pickup. Bercé lui aussi par le roulis lancinant de la voiture et le défilement monotone de la route, il commençait à s’assoupir par saccade. Il se passa une main sur le visage et ouvrit la fenêtre afin d’en aspirer une bouffée revigorante. Quand brusquement une forme surgit de nulle part apparut dans le faisceau de ses phares visiblement aveuglé par la brusque luminosité de ces derniers. Instinctivement il braqua violemment le volant dans la direction opposé et dans un crissement de pneu, il fit dérapé le pick-up qui alla s'échouer sur le bas côté. Immédiatement il se tourna vers sa passagère. Celle-ci complètement abasourdi n’avait même pas eu le temps de réagir ni de crier. Il lui demanda plus pour se rassurer qu’autre chose :

-Est-ce que ça va ?

Complètement amorphe, elle se contenta d’un léger hochement de tête. Ses yeux ainsi que le reste de son visage étaient toujours dissimulés derrière ses cheveux collés par le sang coagulé. Il voulut tendre la main vers elle afin d'être sûr que tout allait bien. Celle-ci recula brusquement à son contact. Dans un bruit sourd son corps alla se blottir contre la portière en position fœtal. Surpris il recula lui aussi. Il l'entendit gémir de peur. Sa respiration se fit saccadé. Un peu désemparé et ne voulant pas l'effrayé encore plus, il préféra sortir. Il ouvrit la portière du pick-up et sortit dans le froid glacial de la nuit désertique. Prudemment il s’avança vers l’avant du pick-up puis s’arrêta essayant de percer la noirceur de cette nuit sans lune seulement éclairé par la lumière des phares. Il resta durant quelques minutes l’oreille aux aguets essayant de discerné le bruit d’une quelconque présence humaine. Quand tout à coup un léger bruit à l’arrière du pick-up le fit se retourner brutalement prêt à se défendre. A ce moment, il entendit une voix douce et craintive presque enfantine lui dire :

-Aidez-moi, je vous en prie!!!! J’suis paumé….j’voudrais juste rentrer chez moi !!!

-Approche doucement ! Lui demanda Mulder toujours sur la défensive.

Mulder recula vers la lumière des phares tout en lui faisant signe d’approcher. Il découvrit un gamin, à peine adolescent s’avancer vers lui, les vêtements déchirés, le visage et le corps parsemé de coupures et de griffures en tout genre. Celui-ci s’avança vers lui d’un pas traînant.

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MessageSujet: Re: L'apocalypse des morts   Mer 22 Sep - 17:56

-Tu es blessé ? Lui demanda Mulder d’un ton plus rassuré.

-Rien de grave, je me suis un peu tordu la cheville mais comme cela fait plusieurs heures que je marche, c’est supportable. Fit-il d'un air bravache.

-Que t’es-t-il arrivé ? Lui demanda Mulder interressé.

-J’étais avec mon père. On bivouaquaient dans la Sierra quand on a été obligé de redescendre sur Jacksonville dans la vallée car mon père s’était entaillé le pouce en ouvrant une boîte de conserve.

Il vit le gosse détourner les yeux de siens. Mulder comprit que quelque chose de plus ou moins grave avait dû se produire. Doucement il lui demanda :

-Que s ‘est-il passé ensuite ?

-Bah quand on est arrivé, on a pas comprit ce qui nous tombait dessus. Lui répondit-il les yeux brouillé de larmes. On a été attaqué par une meute en furie. Je sais pas qui c’était ni d’où cela venait. Mais j’ai pas réfléchi et j’ai réussi à m’enfuir et à me planquer quelques mètres plus loin. Mon père lui il s’est fait avoir tout de suite. Ils se sont jeté sur lui puis après ils sont partis aussi vite qu’ils nous sont tombé dessus. Alors je suis revenu sur mes pas et y avait….y avait du sang partout.

Il se mit à renifler incapable de contenir son émotion. Il reprit son récit sur un ton saccadé et haletant :

-Il était allongé dans une mare de sang…… Il avait l’air mort…… Il bougeait pas…..Je ne voyais pas son visage…..Je l’ai touché, il était….encore chaud. Et puis j’sais pas ce qui s’est passé mais il s’est remis à bouger. J’ai reculé, je sais pas pourquoi mais j’avais la frousse. Je sentais que si je dégageais pas au plus vite, j’étais mort. Alors je me suis mis à courir…. d’abord lentement puis je me suis retourné et là je l’ai vu….. Debout….. Le visage plein de sang avec des yeux bizarres comme révulsés…… Il a regardé vers le ciel puis il a poussé un hurlement de possédé. Après il a regardé dans ma direction et là j’ai détalé comme un lapin. J'ai compris qu'il allait ma buter....

Mulder entendit sa voix s’étrangler puis il le vit d’un revers de manche écrasé ses larmes d’un geste rageur. Sans savoir pourquoi il fut prit d’un violent sentiment de compassion pour ce gamin effrayé et perdu. Il posa une main rassurante sur son épaule et lui demanda doucement en se penchant vers lui :

-Il te reste de la famille ?! Une mère ?! Des frères ?!

-Ouais mais on est tous un peu dispersé. Mes parents sont…enfin étaient divorcés. Ma mère vit en Floride avec un de mes frères, l’autre est partit étudier dans le Vermont.

-Je vais te sortir de là. Mais avant laisse moi me présenter.Je suis l’Agent Mulder.FBI. Mais tu peux m’appeler Mulder tout simplement. Lui dit-il tout en lui tendant une main amicale.

-Ok moi c’est Andy et je peux voir votre badge ?! Lui demanda-t-il sérieusement.

Un peu surprit, Mulder lui demanda faussement soupçonneux tout en plissant les paupières d'un air qui se voulait comique:

-Pourquoi ?! Tu ne me crois pas ?!

-Non c’est que j’ai toujours rêver de voir une plaque de flic en vrai !!! Lui répondit-il avec un naturel déconcertant.

-Si il n’y a que ça pour te faire plaisir….Tiens mais c’est seulement un prêt, hein ? Fit-il en lui adressant un clin d’œil tout en lui tendant son badge. Puis il ajouta tout en prenant place derrière le volant:

-Ne restons pas ici ! Allez monte dans le carrosse.

Il remonta dans le pick-up. Il entendit Andy s’installer derrière lui. Il jeta un coup d’œil furtif à la jeune fille se trouvant sur le siège passager. Elle était toujours dans la même position. Repliée sur elle-même. Traumatisée à l’extrême. Il mit le contact enclencha la première et fit rugir le pick-up dans une gerbe de sable et de poussière.

Le bourdonnements proche des hélicoptères le ramenèrent brutalement à la réalité. Un silence pesant embrasa le salon. Scully, dont les yeux ne l’avaient pas quitter, comprit que la suite lui serait pénible à raconter autant que pour elle à l’écouter. Elle se racla la gorge. Il tourna légèrement la tête vers elle. Immédiatement, elle fut happer par son regard douloureux. Elle sut qu’il n’en dirait pas plus. Par égard pour sa douleur. Malgré tout c’est d’une voix sourde qu’elle lui dit :

-Continuez ! Je dois savoir.

Il allait répondre quand le portable de Scully se mit à sonner.


L’Agent 47 s’assura une dernière fois que ton son minutieux matériel se trouvait à portée de main. Il prit sa blouse blanche qu’il passa par dessus son uniforme militaire. Il accrocha son badge d’identification au revers de sa veste. Il était fin prêt. Ainsi vêtu, il était quasiment sûr de passer inaperçu. De plus à cette heure avancé de la nuit, il ne risquait pas de faire de rencontre inopportune. Dans le pire des cas, il avait déjà en tête le scénario approprié et infaillible. Ses commanditaires avaient tout prévu, il ne lui restait plus qu’à suivre la procédure. Il sortit et parcourut silencieusement les interminables couloirs qui le conduisaient droit vers ses 2 cibles. Il checka mentalement une dernière fois, les barrages à passer et le lieu ou se trouvait ses cibles. Il était sûr de lui. Il ne ressentait aucune peur. Depuis le temps qu’il exerçait ce job de « nettoyeur », plus rien ne l’impressionnait. Il arriva devant un premier barrage. Sans se presser, il tira de sa poche l’œil, gluant et sanguinolent ainsi que la 1ère phalange d’un pouce, qui lui permettraient de passer tous les barrages rétiniens et digitaux sans difficulté. Et pour cause, l’œil et le pouce du Colonel Jackson étaient d’authentiques sésames qui lui donneraient l’accès aux zones les plus sensibles de cet hôpital militaire. En premier, il franchit la zone où se trouvait le contaminé qui avait été isolé. Arrivé devant la porte blindé, il ressortit l’œil et le plaça devant le faisceau laser. Puis mis en place la phalange du pouce dans la partie destinée à l’identification digitale. Dans une sonnerie étouffée, la porte s’ouvrit sans difficulté. Il pénétra le laboratoire et se dirigea vers la pièce situé en son centre. Sans fléchir, il se dirigea droit vers la porte. Il prit une carte d’accès qu’il glissa dans la fente prévu à cet effet. Dans un geste parfaitement maîtrisé, il lança rapidement à travers la pièce une capsule de gaz mortel qui libéra son terrible poison dés que son enveloppe de verre se brisa au contact du sol. Par la fenêtre de plexiglas souillé de sang et de projections visqueuses, il regarda le contaminé se tordre prit par d’horribles convulsions. Il regarda sa montre. Il ne faudra que quelques minutes au gaz pour achever son macabre travail. Professionnel jusqu’au bout, il regarda la mort emporter définitivement celui-ci. Sans s’éternisé plus longtemps, il ressortit et se dirigea vers son autre destination. Comme il était prévu seul un garde en faction protégeait l’accès à sa 2ème cible. Aussitôt il se dirigea vers lui. Le garde se leva prestement et se mit au garde à vous par respect pour le grade qu’il portait et qui pourtant ne lui appartenait aucunement. Intérieurement cela le fit sourire. Il savait que la mort allait frapper cet jeune « bleusaille » et il sentit un frisson d’excitation monté le long de sa colonne rien qu’à l’idée de ce qui allait suivre.

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MessageSujet: Re: L'apocalypse des morts   Jeu 23 Sep - 22:18

-Repos soldat ! Lui dit-il d’une voix froide et autoritaire. Puis il ajouta pour la forme : Tout va bien ?

-R.A.S mon Commandant ! Lui répondit « le bleu » d’une voix pleine d'assurance.

-Vous fumez, soldat Anderson ?! Lui demanda-t-il en sortant un paquet de Lucky Strike de sa poche.

Surpris par la question, le soldat répondit en le regardant extirpé une cigarette du paquet avec envie.

-C’est que….c’est interdit mon Commandant !

-Allons soldat c’est sûrement pas lui qui va nous balancer, hein?? ! Lui dit-il sur un ton de connivence en se retournant vers le gamin allongé derrière la vitre.

Il lui tendit la cigarette. Sans protester d’avantage le jeune soldat la prit. L’Agent 47 extirpa de la poche de son uniforme un zippo. Il l’alluma et le tint de façon à ce que le militaire se penche sur la flamme. A ce moment la main puissante et entraîné de l’Agent 47 s’abattit sur sa nuque. Il serra celle-ci si fortement qu’il sentit avec délectation les os se briser un par un. Le soldat se redressa dans une grimace de douleur et de stupéfaction. Par reflexe, il gigota dans tous les sens afin de se libérer de cet étau. Mais cela fut en pure perte. La main de fer de l’Agent 47 le terrassa en quelques secondes. Il retint le corps sans vie du soldat qui s’affaissa brusquement contre lui. Il le remit en position assise de manière à maintenir l’illusion que celui-ci était toujours en vie. Puis il utilisa une nouvelle fois l’œil et le pouce qu’il avait en sa possession afin de terminer sa mission. A l’instant ou il pénétra dans la pièce, il savait déjà comment mourrait le gamin. Il s’avança vers lui. Il remarqua ses membres entravés. Un léger sourire étira son visage de marbre. Il se dit que cela allait lui facilité la tâche. Il sortit une seringue qu’il avait préalablement préparé. Un savant mélange de potassium et de kétamine dosé de manière à être indétectable en cas d’analyse. Avec des gestes précis il retira la protection en plastique qu’il avait mis au bout de l’aiguille. Il actionna la pompe de la seringue afin d’en chasser l’air laissant un faible jet mortel s’échapper de l’aiguille. Puis il se pencha sur le gamin. Il semblait endormi. Pour le vérifier, il lui ouvrit un œil. Sa pupille ne réagit pas. Il pencha sa joue vers sa bouche afin de sentir son souffle endormi. Histoire d’être sûr qu’il n’était pas passer subitement de l’autre côté. Cette erreur d’appréciation allait lui être fatale. Il sentit une vive brûlure lui déchirer la joue immédiatement suivit d’un liquide chaud et visqueux qui poissa ses doigts lorsqu’il porta la main sur celle-ci. Il recula vivement à la fois surpris et étonné. Son regard passa de sa main poisseuse de sang aux yeux du gamin parfaitement éveillé qui le fixait d’une manière insondable. Il s’était fait avoir comme un débutant. Dans sa tête, tous les signaux se mirent au rouge. Il savait que le virus était déjà en train de se répandre dans son réseau sanguin à la vitesse d’un cheval au galop. Un instant, il fut tenté d’en finir en s’injectant le cocktail mortel qu’il destinait au gamin mais dans un dernier rictus, il n’en fit rien. Dans son esprit pervers et malade, une idée venait de germer. Il allait faire payer au gamin le prix fort pour ce qu’il venait de lui faire. Il s’approcha de lui et s’immobilisa sentant déjà dans son corps les premiers ravages de son hôte indésirable.

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MessageSujet: Re: L'apocalypse des morts   Ven 24 Sep - 14:19

San Francisco Bay.

Appartement de Scully.



Scully bondit sur ses pieds et attrapa avec dextérité son portable échoué sur le plan de travail de la cuisine. Mulder regarda son visage et en nota mentalement toutes les nuances au fur et à mesure que son interlocuteur lui parlait. Puis brutalement, elle mit fin à la conversation. Il se redressa en la voyant se précipiter sur une paire de baskets tout en enfilant à la hâte une veste. Interloqué, il se leva la voyant se diriger vers la porte. Au dernier moment elle se retourna vers lui, semblant se souvenir de sa présence.

-Je dois me rendre de toute urgence à l’hôpital. Lui dit-elle d’une voix monocorde.

-Je viens avec vous ! Lança-t-il d’une voix assurer tout en se dirigeant vers elle.

Alors qu’il la rejoignait rapidement, un certain soulagement l’envahit à l’idée de le savoir à ses côtés. Elle ne l’aurait pas laissé à l’écart de toute façon. Elle pressentait qu’elle allait avoir besoin d’un allié fiable et solide.Une fois dans la voiture, elle lui fit un rapide compte rendu de sa conversation téléphonique.

-Mon assistant le Lieutenant Henriksen m’a informé que l’hôpital était en état d’alerte. Le virus s’est introduit dans notre zone de recherche. Apparemment il y a des morts et la procédure d’évacuation d’urgence vient d’être activé.

-Et pour Andy ? Ils ont prévu de l’évacuer lui aussi ?!

-Aucune idée. Apparemment plus personne ne peut ni rentrer ni sortir de l’hôpital sans l’aval de l’autorité militaire. Ils pensent que le porteur du virus est encore à l’intérieur. Le Colonel Jackson est aux abonnés absents. Personne ne sait où il se trouve. Je reste confiante. Je sais qu’Andy est entre de bonnes mains. Dit-elle afin de se rassurer.

-Espérons-le ! Fit-il brusquement inquiet.

Lorsqu’ils arrivèrent, tous les points entrant et sortant de l’hôpital étaient bouclés par les militaires. Elle dû user de toute son autorité pour réussir à accéder au parking. Mulder était impressionné par son aplomb et sa force de conviction. A peine furent-ils descendu du véhicule qu’une haute silhouette à l’allure dégingandé les interpella de loin tout en se dirigeant vers eux au pas de course. Scully saisit le bras de Mulder l’invitant implicitement à la suivre.

-Oh ! Dana !!! Mon…. Dieu enfin…..Tu es là !!! Fit l’homme en haletant.

-Alan ! Mais qu’est-ce qui se passe ?! Fit soudain Scully inquiète devant le ton alarmé de son assistant et néanmoins ami personnel.

-Suis-moi et tu verras par toi-même… Et sans plus attendre il effectua un demi-tour réglementaire et repris son énergique pas de course.

Scully se tourna vers Mulder en haussant et les épaules en signe d’incompréhension et se lança à sa poursuite suivit de prêt par ce dernier.
Lorsqu’ils pénétrèrent dans les locaux, un désordre indescriptible régnait autour d’eux. Des militaires en armes et des civils en blouse blanche se bousculaient, se heurtaient, s’invectivaient dans une course effrénée. Certains sortaient du service à vive allure pendant que d’autres y entraient en vociférant des ordres et ce dans la pagaille la plus totale.


Une voix synthétique n’avait de cesse de marteler dans les hauts parleurs son message d’urgence, le tout couvert par une sirène stridente:

« Attention ! attention ! à tous les personnels !!! Alerte rouge ! Evacuation imminente ! Prière de vous diriger vers les points de rassemblements indiqué par votre hiérarchie. Je répète. Alerte rouge ! Evacuation imminente. Prière de vous dirigez…. »

Au fur et à mesure qu’ils atteignaient la zone atteinte la cohue se révéla plus oppressante. La lumière avait été coupé et des veilleuses clignotantes de couleurs rouge avaient pris le relais renforçant le côté apocalyptique de la situation. Mulder avait l’impression de se retrouver dans un sous-marin nucléaire subissant une attaque en règle dans une ambiance chauffée à blanc. Mulder, et ses deux compagnons d’infortune, ne cessait de jouer des coudes contre une foule violente, désorganisée et apeurée . Son corps buttait contre d’autres corps. Ses jambes s’empêtraient dans des bras, des torses , des jambes de cadavres jonchant le sol. Ses pieds glissaient sur des flaques de sang visqueuses menaçant de le faire tomber à terre et de se retrouver piétiné par la foule en délire hurlant sa terreur. Plusieurs fois il avait dû rattraper Scully. Il agrippa fermement sa main bien décidé à la protéger de cette meute délirante. Enfin ils arrivèrent devant la porte du laboratoire. Sans savoir comment, ils avaient réussit à s’extirper du flot déshumanisé. Ils retrouvèrent donc un semblant de calme malgré l’agitation fébrile du couloir principal.

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MessageSujet: Re: L'apocalypse des morts   Mer 29 Sep - 15:15

Alan avait déjà franchit la porte, leur ouvrant le passage. Il libéra également la porte de la cellule du contaminé. Il pénétrèrent dans le sanctuaire silencieux seulement troublé par les cris apeurés de la foule au loin. Le contaminé gisait immobile le long d’un des murs de la pièce. Alors qu’Alan se dirigeait vers lui suivit de prés pas Mulder et Scully, un craquement cristallin sous sa rangers le stoppa net. Scully surprise se cogna contre son dos.

-Désolé. Dit-il tout en se baissant afin de ramasser les bouts de verre se trouvant sous sa semelle sans omettre de sortir de sa blouse une paire de gants en latex.

-Regardez ce que nous avons là ! Fit-il en se retournant vers ses 2 compagnons tout en exposant sa trouvaille à la lumière d’un néon.

Interloquée et intriguée, Scully s’approcha du scientifique qui tenait entre ses doigts gantés une fiole brisée en deux.

-Mais comment cela-t-il pu atterrir ici ? Et pourquoi prendre tous ces risques pour tuer un contaminé ?Demanda Scully alors que Mulder la rejoignait.

-Cela ressemble à une exécution. Sûrement dans le but d’effacer ce qui devient gênant et qui pourrait aider à mettre à jour une horrible vérité. Répondit Mulder perdu dans la contemplation de l’objet que tenant Alan dans ses mains.

-Andy !!! Mon Dieu !!! Alan, est-ce qu’Andy a été évacué ? Lui demanda-t-elle soudain prise d’un terrible sentiment suite aux paroles prononcées par Mulder.

Alan se sentit blêmir. Sans faillir malgré tout, il plongea son regard plein de compassion dans celui de sa collègue et amie. Il ne savait pas quoi dire et surtout comment le dire. Il resta quelques secondes silencieux, le regard perdu. Scully guidé par son instinct de mère n’eut pas besoin de long discours pour comprendre. Elle ferma les yeux brièvement et lui dit d’une voix étouffée de chagrin :

-Il faut que je le vois au moins une dernière fois.

-Dana, je suis sincèrement désolé mais cela ne vas pas être possible. D’une part parce que la zone est entièrement bouclée. Personne ne peut plus y pénétrer. L’ équipe de décontamination est déjà sur place. Et d’autre part, il était en trop mauvaise état pour que tu puisses le voir. Dit-il d’une voix affectée par la tristesse.

Elle savait ce que cela voulait dire. Si l’équipe de décontamination était en train de s’activer c’est que cela avait dû être une vrai boucherie. Elle se prit la tête entre les mains et se mit à marcher de long en large à travers la pièce. Il fallait qu’elle bouge pour ne pas sombrer sous le regard pénétrant des deux hommes. Alan adressa un regard silencieux à Mulder qui voulait dire « prenez soin d’elle ». Puis il sortit sans un bruit, sans un mot impuissant face au tsunami de douleur qui allait déferler.

Mulder la regarda marcher de long en large. Il la vit se passer la main sur son front brûlant de douleur. Il était témoin des efforts qu’elle faisait afin de stopper la marée salée qui embuait ses yeux d’un bleu si pur et menaçait de s’écouler contre son grés. Il la regardait livrer un combat intérieur perdu d’avance. Il se sentait impuissant et savait bien que tous les mots du monde n’apaiseraient en rien ni la rage, ni la culpabilité ni l’énorme désespoir que l’on peut ressentir face à la perte d’un enfant. Il fut tirer de ses réflexions par sa voix hachée.


-Peut importe si…. l’équipe…. de décontamination….. bloque la zone…..Il doit y avoir un autre moyen d’accéder à Andy. Vous comprenez…il faut…que je …..lui dise au revoir….c’est….c’est vital !!!Je peux pas le….laisser partir comme ça !!!Hein ?! Vous comprenez n’est-ce pas ?! Lui dit-elle en haussant la voix brusquement tout en le prenant à témoin.

-Ecoutez Scully je pense qu’il vaut mieux que vous gardiez une image d’Andy plus conforme à vos souvenirs afin qu’il reste à jamais vivant dans votre esprit et dans votre cœur tel que vous l’avez toujours connu. Lui dit-il d’une voix douce.

-Connerie tout cela et vous le savez bien !!! Fit-elle en tendant un doigt vers lui au bord de la crise de larmes. Puis se reprenant brusquement, elle rajouta d’une voix sourde :
-Ils n’ont pas le droit de me le prendre comme ça, vous entendez !!!! Personne n’a le droit de faire ça !!! J’ai le droit de savoir ! De le voir ! C’est mon fils !!! Il est à moi, il n’y a que moi qui puisse disposer de son corps !!!

Elle lui faisait face, pleine de ressentiments et de rage. La sueur de son front luisant lui collait les cheveux. Les larmes qu’elle tentaient vainement de contenir s’écoulaient à présent tel un torrent. Sa poitrine se soulevait avec l’énergie du désespoir comme si ses poumons manquaient d’air. Elle pressa ses deux mains contre ses tempes et enfin elle laissa sa douleur prendre le dessus. Il la vit se plier en deux et tomber à genoux sur le sol souillé. Puis elle se redressa sur ses talons, renversa le haut de son corps vers arrière et hurla sa rage au plafond comme si elle prenait le Ciel à témoin :

-Pourquoi ?! Pourquoi s’est arrivé ?! Andy tu n’as pas le droit de me faire ça. Jamais, tu m’entends !!!


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MessageSujet: Re: L'apocalypse des morts   Jeu 30 Sep - 11:12

Puis elle se laissa retomber sur ses cuisses enserra son torse entre ses bras et commença à se balancer doucement, le corps secoués de spasmes silencieux. Une peine incommensurable envahit Mulder face à cette douleur si intime. Il s’approcha doucement de son corps recroquevillé. Il s’accroupit à sa hauteur en effleurant son épaule de sa main. A peine l’avait-il touché qu’elle repoussa sa main d’un geste brutal et lui dit d’une voix étouffée :

-Fichez-moi la paix !!!

Ne se laissant pas impressionner, il passa cette fois son bras autour d’elle afin de l’attirer contre lui. Immédiatement elle se débattit. Il resserra son étreinte, la laissant évacuer sa rage. Sans bronché, il encaissa les coups se contentant simplement de la serrer contre lui dans une étreinte solide. Au bout de quelques minutes, elle abandonna la lutte. Il sentit son corps fatigué s’alourdir contre lui. Elle s’y blottit en gémissant. Il passa une main apaisante dans sa chevelure flamboyante et cala son menton sur le sommet de son crâne. Il sentit une de ses mains agripper sa nuque comme le naufragé s’accroche à une bouée dans un effort désespéré pour survivre. Son corps s’écrasait contre le sien en proie à des convulsions douloureuses. Elle cala son visage dans la douce chaleur de son cou et progressivement elle s’apaisa bercé par la respiration calme de Mulder. La déferlante remplie de larmes, de rage et de colère se retira comme la rivière se retire de la route après avoir quitter son lit. Sa main qui agrippait sa nuque se détacha. Elle mit ses deux bras autour de son torse et le serra contre elle comme si elle désirait se fondre dans sa chaleur apaisante.

Le temps s’écoula ainsi sans que rien ne puisse troubler cette plénitude qui réunissait deux être dans l’adversité. Cela faisait un moment que ses yeux étaient redevenus secs même si une douleur sourde mais plus lointaine palpitait toujours au creux de son âme. Elle aurait voulut rester entre ces bras protecteurs pour l’éternité. Ce corps contre lequel elle se blottissait sans vergogne était un vrai baume pour ses blessures psychiques. Cela faisait combien de temps qu’elle n’avait pas serrer un corps contre le sien. Depuis combien de temps n’avait-elle pas touché, embrassé, plier sous le poids de l’amour charnel? Ces interrogations lui serrèrent la gorge. Tout se bousculait dans sa tête. Des images de son ex-mari et de ses enfants du temps des jours heureux remontèrent soudainement à la surface, lui faisant prendre subitement conscience qu’elle avait touché du bout des doigts le bonheur sans jamais vraiment pouvoir le garder. Une page de sa vie se tournait et elle sentait que contre ce corps rassurant une autre était en train de s’écrire. Sans penser aux conséquences de son acte, elle desserra son étreinte et releva la tête. Elle plongea son regard dans celui vert d’eau de son compagnon d’infortune. Pendant quelques secondes, elle le fixa intensément regardant sans voir ni entendre ses lèvres remuées. Puis comme attirée, elle colla subitement les siennes sur celle de l’homme. Elle sentit le corps de Mulder tressaillir de surprise. Alors elle agrippa sa nuque et força ses lèvres de sa langue impétueuse et pourtant si douce.


Mulder n’avait rien vu venir. Il mit plusieurs secondes à réaliser ce qui était en train de se passer. Tout à coup il sentit sa langue chaude et douce forcer sa bouche. D’instinct, il descella ses lèvres et laissa la langue entreprenante de Scully visiter la sienne. Plus rien n’existait que cette langue chaude et pleine de vie qui bataillait avec la sienne sans aucune retenue. Tout était flou autour de lui. Il sentait les mains de Scully se perdre dans sa cheveux hirsutes. Sur ses joues rendues râpeuses par sa barbe naissante. Dans sa nuque solide et chaude. Le baiser de Scully était à la fois doux et sauvage. Tendre et impatient. Malgré la folie de ce baiser qui lui faisait tourner la tête, Mulder revint vite à la raison. Ce qu’elle était en train de lui faire ressemblait plus à un acte désespéré de survie après tout ce qu’elle venait d’endurer que d’un quelconque intérêt sentimental pour sa personne. De plus ce n’était ni le lieu ni le moment pour s’adonner à ce genre de chose. Avec difficulté, il s’arracha à sa folie. Il lui saisit les épaules et l’écarta de lui d’un geste plus brutal qu’il ne l’aurait voulut. Ils se sondèrent pendant plusieurs minutes dans une totale incrédulité. Le souffle court. Le cœur et le corps en émoi par ce qui venait de se passer. Le regard de Scully était insondable. Il nota que ses yeux avaient prit une couleur bleu foncée sous l’effet de l’excitation. Il voyait sa poitrine se soulever au rythme de sa respiration échevelée. Son visage révélait une vrai détresse qui le bouleversa. Il ne put retenir sa main qui vint se perdre sur sa joue en témoignage de sa compassion. Il sentit son visage se blottir contre sa main. A son contact, un timide sourire d’excuse se dessina sur les lèvres de Scully. Ils n’avaient pas besoin de se parler. Ils s’étaient comprit. Il l’invita à se remettre debout. Et pour la seconde fois, elle laissa éclater sa peine entre ses bras. Il était désemparé face à tant de détresse pourtant il fallait qu’elle se reprenne et qu’ils sortent de là.


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MessageSujet: Re: L'apocalypse des morts   Lun 11 Oct - 20:14

L’Agent 47 n’était plus qu’un concentré de haine, de rage, de violence. Seul l’odeur et le goût du sang l’animait. Ces quelques militaires en combinaison jaunes siglé du signe « biohazard » chargé de l’éliminer n’avait pas fait illusion longtemps. Il les avait tous éliminés avec une sauvagerie monstrueuse. Maintenant il fallait qu’il se constitue une meute dont il serait le chef de file. Celui qui montrerait la voie à suivre afin de se répandre sur la surface de tous le pays. Il courrait totalement libre de ses mouvements. Il avait quitté l’hôpital semant une terreur sans nom sur son passage. Il se sentait invincible. A la recherche de sa famille de terreur. Cependant il prenait conscience de la difficulté qu’il avait à maîtriser ses pulsions. Son corps lui appartenait sans vraiment plus lui appartenir. Lui qui avait toujours tout maîtrisé dans sa vie d’avant n’est plus qu’une chose inhumaine sous le joug de ses propres pulsions. Il tuait sous l’impulsion du virus qui le dominait. Il ne laissait aucune chance à ses victimes de s’en sortir. Hors pour être efficace, il devait transmettre toute sa rage, sa violence et non se contenter de détruire. Il devait mobiliser son énergie afin de transmettre et non de tuer. Son challenge allait consister à retrouver ce côté méthodique qu’il avait toujours su appliquer à la perfection lorsqu’il était au sommet de son art. Pour l’instant il se contentait de divaguer dans l’air lourd de cette fin d’après-midi encore ensoleillé. Il aperçut brièvement son reflet dans une vitrine. Ce qu’il y vit le laissa de marbre. Il était couvert de sang de la tête au pied. Il avait le regard d’un dément. Soudain une rumeur au loin attira son attention. Il s’immobilisa et écouta. Il perçut des vrombissements comme si des insectes géants avaient envahi la ville. Puis il entendit des détonations suivit par des hurlements. Tout cela se rapprochait de lui à grande vitesse. Il sut qu’il n’était plus seul quand au coin d’une rue, il distingua une foule hurlante qui arrivait en courant dans sa direction. Il comprit qu’il s’était trompé. Il ne s’était pas seulement contenté de tuer comme il l’avait cru jusqu’à présent. Il avait au final transmis sa folie à tous ceux qu’il avait croisé. Un sourire diabolique et inhumain étira ses lèvres encore rouge de sang frais. Le chaos, l’anarchie et la folie était de nouveau en marche et cette fois rien ne pourrait l’arrêter pas même ces hommes fussent-ils armés jusqu’aux dents.

Mulder se détacha doucement de Scully et lui dit:

-Il faut que l’on sorte d’ici au plus vite !

-Pour aller où ?! Demanda Scully d’un ton blasé empreint d’une certaine lassitude.

-Mes parents avaient une résidence secondaire sur l’île de Martha’s Vineyard. Un bateau est amarré en permanence dans le port. Après on pourra rejoindre l’Europe sans trop de difficulté je pense. J’espère que vous avez le « pied marin » !!! Dit-il dans un sourire afin d’alléger l’atmosphère.

-Et comment pensez-vous pouvoir rejoindre l’île ? Lui demanda-t-elle les bras croisés sur la poitrine.

-Avec votre statut cela ne devrait pas être trop compliqué, j’imagine ! Alors vous venez !? Lui dit-il convaincu tout en se dirigeant vers la porte.

-Votre naïveté est absolument déconcertante !!!! Lui fit-elle toujours dans la même position.

-Je vous demande pardon ?! Demanda Mulder en se retournant vers elle surprit.

-Nous n’avons aucun moyen de sortir d’ici. La libre circulation des personnes est depuis longtemps devenue une utopie. Un rêve d’un autre temps. Seuls les avions militaires peuvent transiter entre états et en aucun cas ils ne se substituent aux compagnies aériennes civils que nous avons connus. Nous sommes coincés ici pour une durée indéterminée. Avec ce qui vient de se passer, les checks points sont déjà devenus infranchissables. Les militaires ont déjà cloitrés tous les civils encore en vie chez eux. L’état d’urgence est de nouveau décrété et sans l’ordre express d’une haute autorité supérieure, nous ne pourrons en aucun cas quitté cette ville et encore moins cet état. Dit-elle d’une voix lasse tou en se massant les tempes.

-Peut importe ! On improvisera ! Il faut se tirer d’ici vite fait. Ayez confiance et je promets de nous sortir de là tant que nous serons en vie. Il s’approcha d’elle et lui tendit sa main tout en verrouillant son regard au sien.

Scully ferma les yeux durant une fraction de seconde presque gêné par l’intensité de ce regard si pénétrant, si absolu. Puis elle les rouvrit et regarda cette main tendue qui représentait à présent son unique espoir. Au fond d’elle, cela ne faisait plus de doute. Elle le suivrait même en enfer si il le fallait. Doucement elle franchit les quelques mètres qui la séparait de lui puis elle mit doucement la main dans la sienne. Ils se perdirent chacun dans le regard de l’autre. Ils auraient pu rester ainsi pendant des heures à sonder l’âme de l’autre mais c’est Scully qui les ramena à l’instant présent.

-Allons-y. Dit-elle simplement.


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MessageSujet: Re: L'apocalypse des morts   Mer 2 Mar - 17:30

Base militaire secrète.
Lieu indéterminé.
72h après la reprise de la contamination.


-Quelles sont les nouvelles ?! Fit l’homme d’une voix froide tout en allumant une énième cigarette pour la énième fois de la journée.

-Contamination maximum. L’état d’urgence est décrété sur toute la Californie, Mon Général. Lui répondit un jeune Militaire.

L’homme ne répondit pas immédiatement. Pendant plusieurs secondes, il se contenta de tirer sans arrêt sur sa cigarette imprégnant la salle de contrôle de son nuage toxique. Puis il se dirigea vers l’immense écran tactile suspendu au milieu de la pièce au dessus de différentes consoles ou des hommes en uniformes pianotaient sans discontinué sur des claviers d’ordinateur.

-A ce que je comprends l’Agent 47 a échoué….Dit-il en recrachant un nuage de fumée odorant.

-Nous avons plus de contact avec lui depuis la reprise du virus, Mon Général. Cela fait maintenant plus de 3 jours.

-Bien alors qu’avez-vous décidé, messieurs ? Demanda-t-il tout en promenant son regard bleu acier sur les quelques hommes en uniformes présents devant l’écran.

-Nous avons fait fermés les frontières de l’état. Plus aucuns civils ni militaires n’est autorisés à en franchir les limites. Nous avons également envoyé plusieurs équipes de décontaminations et d’éradications et….

-Tout cela est inutile, vous le savez bien. Le virus est de nouveau actif. Il a muté. Toutes les armes dont nous disposons sont dérisoires et inefficaces. Pour ma part j’ai parlé au Président et au terme de notre discussion il nous est apparut que seule une solution finale et définitive mettra un terme à toute cette boucherie. Dit-ild'un ton froid et cassant.

Tout en coinçant sa cigarette entre ses lèvres, il déboutonna le haut de son uniforme et en retira 2 petites clés qu’il pinça entre ses doigts. Chacune étant accrochées à un collier en argent passés autour de son cou. Il les retira, les fit teintés dans sa main. Un sourire sardonique aussi froid que ses yeux étira son visage parcheminé de rides. Puis ayant ôté de son autre main la cigarette de ses lèvres, il ajouta tout en faisant tomber la cendre à ses pieds.

-Vous comprenez de quelle solution je veux parler, n’est-ce pas?!

C’est avec un certain amusement qu’il regarda un à un les visages de ses interlocuteurs se teinter d’horreur et d’effroi. Avec un air faussement affecté, il reprit:

-Croyez-moi que cela n’est pas de gaité de cœur que je vais m’apprêter à anéantir des milliers de vie. Mais dites-vous bien messieurs que ces milliers de vie sacrifiées en épargneront des millions d’autres. Cette si grande et belle nation pourra de nouveau briller et retrouver le firmament de son ancienne gloire. Elle renaitra de ses cendres tel le phœnix et retrouvera son entière liberté enfin débarrassée de cette épée de Damoclès.

-Général Spender ?!

Il se retourna lentement vers l’homme entre 2 âges qui venait de l’interpeller. Son regard plus froid que la mort se plantât dans celui plus humain de son interlocuteur.

-Une objection Général Muller ? Demanda-t-il d’une voix sourde.

-Le dernier rapport de l’Agent 47 indiquait qu’une femme, spécialisé dans les maladies infectieuses et travaillant pour la Navy, avait peut-être découvert un agent pathogène susceptible de l’aider à mettre au point un vaccin contre ce virus.

-Et alors ?! Demanda le vieil homme en tirant une Morley de son paquet déjà à moitié vide.

-Et alors ? Il me semble qu’avant de prendre une décision aussi radicale, nous devrions, peut-être, nous mettre en contact avec cette femme afin de savoir si ces recherches ont aboutis ou non. Lui répondit-il d’un air sévère.

-Et après Général Muller ? Vous croyez que nous avons du temps à perdre en recherches vaines et inutiles ?! Qui sait où elle se trouve ?! Qui sait si elle encore en vie ?! Il n'est plus temps d'avoir des remords, Général Muller! Nous avons échoué. Nous n'avons pas su contrôler cette saloperie. Il faut éradiquer le mal quoi qu'il en coûte.....Rétorqua-t-il d’une voix dédaigneuse.

Puis dans un mouvement plein de raideur, il tourna les talons et quitta la salle d’un pas décidé. Un silence pesant s’installa entre les généraux. Tous restèrent figés. Comme interdit devant l’ampleur d’une telle décision.

To be continued
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