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 Tangente (terminée)

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docmagoo

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MessageSujet: Tangente (terminée)   Mar 12 Oct - 16:37

Washington D.C.
Quartier général du F.B.I


Comment avait-elle pu s’embarquer une nouvelle fois dans cette histoire? Pourquoi n’avait-elle pas cherché à résister plus que cela ? Que cherchait-elle ? Qu’attendait-elle ? Même sa mère avait comprit que tout cela était voué à l’échec. Sans issue possible ! Sans réponse à toutes ses questions qui la harcelaient, elle se dirigea comme un automate vers le bureau des x-files. Elle prit l’ascenseur ,en sortit et longea les interminables couloirs sans rien voir ni rien entendre. Elle se trouvait dans un état second en proie à un terrible sentiment de culpabilité mélangé à un mal être indescriptible. Elle avait trahit son partenaire. Son confident. Son meilleur ami. Celui pour qui elle aurait donné sa vie si il l’avait fallut. Et il allait lui falloir raconter son terrible aveu. Mécaniquement elle poussa la porte. Posa sa serviette au pied du porte-manteau afin de se débarrasser de celui-ci. Elle reprit sa serviette et la posa sur son bureau. Comme à son habitude, son partenaire ne l’avait pas entendu entrer, concentré qu’il était sur de mystérieuses radiographies. Il était rentré de son périple Britannique, auquel elle n’avait pas voulut participer, 72 heures plus tôt. Et depuis son retour, elle se promettait de tout lui dire mais à chaque fois qu’elle se trouvait face à lui, elle se dégonflait lamentablement. Il lui tournait le dos face à l’écran lumineux sur lequel était accroché les radios qui semblaient retenir toute son attention. Elle posa une main légère sur son épaule afin de lui annoncer son arrivée. Immédiatement, il se retourna. Il lui fit face ses lèvres s’étirant sur un sourire franc et lumineux. Ses yeux vert d’eau ,plein de tendresse et de chaleur, rentrèrent en collision avec les siens. Sans même ouvrir la bouche, il lui souhaita la bienvenue. C’était sa façon à lui de lui dire « bonjour ». Les mots étaient souvent inutiles entre eux. Un regard, un geste suffisait à leur communication. Elle huma discrètement son parfum lorsqu’il se retourna de nouveau vers les radios qu’il était en train d’examiner, avec attention, quelques minutes plus tôt. Il lui parlait mais elle ne l’écoutait pas perdu dans la contemplation de sa chemise s’étirant sur son dos large à chacun des ses mouvements. Pourtant sa voix grave et pleine de douceur lui parvenait tel un chant mélodieux. Elle ferma les yeux se laissant bercer par cette voix hypnotique, sentant son corps se détendre enfin au son de sa voix si familière.

Mulder ne se rendit pas tout de suite compte de l’inertie et du mutisme de Scully. Déjà trop imprégné par la nouvelle affaire qu’il avait déniché dans ses dossiers non-classés. En fait, il se fit la réflexion que depuis son retour quelque chose avait changé et que depuis elle était devenu un peu plus silencieuse qu’à l’accoutumé. Il se retourna lentement vers elle et la vit le regard perdu et fixe. Un peu surpris il lui prit la main dans un geste plein de douceur. Immédiatement elle sortit de sa torpeur en sursautant. Un peu inquiet, il lui demanda :


-Scully ? Est-ce que ça va ?!

Machinalement elle répondit en bougeant la tête en signe d’affirmation puis elle lui dit le plus simplement du monde :

-Mulder ! J’ai quelqu’un dans ma vie !

-Quoi !? Lui répondit-il visiblement très surprit par sa réponse plus que directe.

-C'est Daniel. Mon ancien prof de la fac de médecine.

Un silence pesant s’installa. Mulder resta muet de stupéfaction. L’information mettant un certain temps à être interpréter par son cerveau.

Scully ne voulait pas lire dans son regard. Elle ne voulait pas y voir le poids de sa propre culpabilité. De ses mensonges. De sa passivité. Elle ne voulait pas répondre aux interrogations muettes qu’elle y lirait.Elle retourna vers son bureau. Au moment où elle allait s’asseoir, il passa devant elle sans rien dire un brin pressé de s’échapper de l’atmosphère soudain confiné du bureau. Machinalement, elle l’intercepta en attrapant un bout de sa manche de chemise qu’il roulait toujours sur ses avants bras. Très brièvement et imperceptiblement le bout de ses doigts frôlèrent délicatement la peau de son avant-bras. Une délicieuse décharge électrique traversa son corps et fit s’accélérer soudainement son rythme cardiaque pourtant déjà bien déchainé. Il se tenait droit devant elle ne cherchant aucunement à fuir son regard. A son grand soulagement, sentant pourtant poindre une lueur de dépit, elle nota que ses yeux demeuraient d’une neutralité déconcertante. Pour la première fois, elle se heurtait à un Mulder totalement hermétique. Etanche à ce qu’elle venait de lui avouer difficilement. C’est pourtant d’une voix calme et posée qu’elle arriva à formuler sa question :


-Où vas-tu ?

-Aux archives ! Ne m’attends pas pour déjeuner. Je vais en avoir pour une bonne partie de la journée ! Lui dit-il sur le même ton un léger sourire triste sur les lèvres.

-Oh ! Et moi en quoi puis-je t’être utile ? Lui demanda-t-elle cherchant visiblement à le retenir.

-Sais pas. Si tu as des choses importantes à faire, c’est le moment. A plus tard ! Lui dit-il déjà prêt à sortir.

Et à son grand désarroi, il tourna les talons et disparut. Le silence qui l’entoura subitement la mit mal à l’aise. Elle reprit son manteau et quitta le bureau à son tour.


Washington D.C.
Greenbelt Park.



Voilà plusieurs heures qu’elle était assise sur ce banc. Dans ce parc où Mulder et elle avaient prit l’habitude de flâner lorsqu’ils étaient consigné dans la Capitale Fédéral. Elle était perdue pensant à toutes ces années qui avaient défilées sans qu’elle en prenne conscience. Elle mesurait enfin l’immensité du gâchis qui composait sa vie. Elle n’avait même pas envie de pleurer sur son sort. Elle s’était forgé tellement de mûrs infranchissables qu’elle se retrouvait prise aujourd’hui à son propre piège. Par dépit elle avait essayé de rattraper, en quelques semaines, ses erreurs avec Daniel. Quelle utopie ! Quelle connerie ! Car au fond d’elle, elle savait depuis longtemps qu’un autre homme bien plus important avait prit sa place. Un être sans qui le fondement même de sa vie s’écroulerait si jamais elle le perdait. Mais trop emmurés dans ses carcans rigides, elle s’était interdit toujours de lui laisser la moindre chance d’avoir son amour. Elle avait tout verrouiller et jeter la clé aussi loin qu’elle avait pu. Ne lui laissant aucune chance de l’approcher. Pendant longtemps elle avait crû son cœur stérile depuis son aventure avec ce prof de médecine marié qui contrairement à toute ces belles paroles, n’avait jamais divorcé pour elle. Et pourtant son cœur, jour après jour, années après années renaissait sous la confiance aveugle et sans borne qu’elle vouait à son partenaire. A cet instant d’intense réflexion sur sa vie sentimentale, elle en était encore à se demander ce qui avait bien pu la pousser à vouloir faire revivre un amour mort depuis des années. Rien que des regrets l’animaient à présent. En se jetant dans cette relation sans issue avec Daniel, elle avait l’impression d’avoir trahit Mulder. Trahit de lui avoir toujours refuser ce qu’elle donnait maintenant à cet homme qu’elle avait crû aimé encore. Pourtant il était devenu un parfait étranger depuis longtemps. Plusieurs fois son portable avait sonné. Elle n’avait plus prit la peine de décrocher dés lors qu’elle avait vu le nom de Daniel s’inscrire. Dans un geste rageur, elle tira le portable de sa poche et le jeta de toutes ses forces dans le lac qui se trouvait en face d’elle.

-Joli lancer, partenaire !

Surprise elle se retourna vivement. Mulder la toisait d’un air ironique pourtant empreint d’une certaine douceur.

-Au moins je serais quoi t’offrir à Noël prochain! Lui dit-il de sa voix grave légèrement traînante.

Elle sourit légèrement confuse qu’il est pu assister à ce mouvement d’humeur qu’elle jugea aussitôt puérile. Sans rien dire, elle retourna s’asseoir dans l’air frais de cette fin de journée d’automne. Elle entendit les pas de Mulder crisser sur le gravier. Il s’arrêta prés d’elle.

-Cette place est libre ?! Demanda-t-il simplement.

Il vit sa partenaire hausser les épaules en guise de réponse et c’est gentiment moqueur qu’il ajouta :

-Bien alors je prends cela pour un oui ! Dit-il tout en s’asseyant près d’elle.

-Je savais que je te trouverais ici ! Ajouta-t-il tout en lui glissant sous le nez un gobelet de café siglé de l’enseigne du « Starbuck ». Je sais aussi, qu’à cette heure, un bon café noir sans sucre et sans lait réchauffe les âmes et les cœurs.

Elle prit le gobelet de café tout en le remerciant en silence de cette touchante attention. Ils sirotèrent durant quelques minutes le revigorant breuvage. Puis Mulder prit de nouveau la parole d’une voix douce et tranquille même si au fond de lui, il était mort de trouille :

-Pardon pour tout à l’heure ! J’ai agis comme un con. Contrairement au apparence, je suis content pour toi. Tu le mérites. Et si tu es heureuse, alors je le suis. C’est seulement que je suis triste parce que j’ai l’impression que je vais perdre un pan entier de ma vie. Et rien n’y personne ne pourra remplacer quelqu’un comme toi.

Il reprit une gorgée de café et continua sur sa lancée d’un ton léger :

-Comme tu peux le constater, je n’ai pas fait que bouleverser l’ordre établie de quelques dossiers poussiéreux. J’ai aussi méditer sur ma façon de me comporter envers toi. Et j’en ai conclu que je ne méritais pas d’avoir une amie aussi précieuse que toi. Il laissa passer un bref silence puis reprit :

-Oh ! je sais ce que tu dois te dire….mais en aucun cas je ne te fais du cirage de pompe ! C’est juste que l’on devrait ce dire ce genre de choses plus souvent. Cela éviterait peut-être de bouder comme des gamins. Bon sur ces belles paroles, si on faisait la paix ?! Demanda-t-il en se tournant vers elle.

En réalité, Scully ne l’avait pas quitter des yeux depuis qu’il était apparut dans son champs de vision. Elle avait écouté ses paroles, ses mots presque religieusement. Sentant, au fur et à mesure qu’il parlait, tout le poids de sa culpabilité quitté ses épaules voutés. Il avait prononcé quasiment avec exactitude tout ce qu’elle avait envie d’entendre. En quelques phrases, il avait cicatrisé les plaies à vif de son âme tourmenté. Elle se doutait que cela représentait un effort considérable de se livrer ainsi. Sans masque. Sans détour. L’émotion lui monta subitement à la gorge. Il l’avait touché bien plus qu’il ne pourrait jamais l’imaginer. Son cœur se gonfla d’allégresse même si une certaine tristesse l’envahissait devant son inaptitude à lui avouer toute la vérité sur ses sentiments pour lui. Reprenant avec force le contrôle d’elle-même, elle lui parla enfin :

-Je ne suis pas et je ne serais définitivement jamais heureuse avec un homme tel que lui. Mon bonheur se trouve ici avec toi. Et nulle part ailleurs. Ta quête est devenue la mienne désormais. Daniel fait partit du passé. J’ai conscience que ce choix de vie sera toujours un frein à une vie sentimentale stable mais peut m’importe. Notre amitié ne souffre pas de compromis. La recherche de la vérité ne doit jamais être occulté par mes états d’âmes existentiels. J’ai pris ce chemin en toute connaissance de cause. A moi d’en assumer les conséquences. Pardonne moi de t’avoir trahit en partant à la recherche d’un amour sans issue qui a faillit me détourner de toi, de ton amitié, de ta confiance qui sont à mes yeux le bien le plus précieux que je possède.

Elle avait dit cela d’une traite sans s’interrompre de peur de ne pas aller jusqu’au bout de sa pensée. Sans rien dire, Mulder se leva, lui prit son gobelet et lui tendit la main. Le sourire qu’il affichait la rassura dans son choix. Elle prit sa main et sans rien dire lui rendit son sourire sans arrière pensée. C’est dans une unité parfaite qu’ils quittèrent le parc alors que le soleil laissait la place au crépuscule de cette fin de journée mouvementé.


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