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 Le petit caillou magique.

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x-files

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Date d'inscription : 14/06/2012

MessageSujet: Le petit caillou magique.   Sam 13 Oct - 14:14

Résumé : Après son enlèvement et sa brève séquestration par Donnie Pfaster,
Scully , déjà mise à rude épreuve, a des difficultés à refaire surface. Elle
se sent vulnérable et désorientée, sans pouvoir l'exprimer ni l'expliquer et
il va lui falloir se remettre en question pour pouvoir continuer à avancer
sereinement sur la voie qu'elle a choisie.
Disclaimer : Ce que je vais vous dire va vous faire un sacré choc, mais les
personnages de Mulder et de Scully ne sont pas mon invention (comme je le
regrette !) , ni ceux de Donnie Pfaster et de Karen Kosseff. Tous ces
personnages sont nés de l'imagination fertile de Chris Carter et je n'ai fait
que les lui "emprunter" , dans un but non lucratif cela va de soi, donc pas
d'attaque en justice, je suis non solvable

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Scully se réveilla à l'aube après une nuit plus qu'agitée, troublée par de
fréquents cauchemars la mettant en scène face à un Donnie Pfaster au comble
de sa folie.
Elle avait cru, en le voyant menotté et sans défense, que sa fébrilité et sa
fragilité s'en iraient avec lui. Mais elle se trompait, elle s'en rendait
compte à présent. Le problème, ce n'était pas cet homme ni même ce qu'il
avait fait... Le problème était ailleurs, plus proche et si lointain... Le
problème était en elle-même et c'était donc en elle-même aussi qu'elle
trouverait la solution, elle en prenait conscience maintenant. Elle n'y
comprenait rien, jamais elle n'aurait imaginé perdre confiance en elle à ce
point-là et elle n'avait même pas envie d'y réfléchir. Ce simple aveu lui
causait déjà plus de souffrances qu'elle ne l'aurait voulu.

Et puis, elle devait bien admettre que dans cette affaire de fétichiste
profanateur, elle n'avait manifesté aucun des comportements habituels de
l'agent compétent en service. Elle avait suivi Mulder sans rien dire, sans
rien faire, comme absente et extérieure aux évènements si traumatisants
qu'elle avait face à elle. Mulder, lui, avait assuré, il avait fait son
travail avec le même professionnalisme qu'à l'habitude, il avait rassemblé
des preuves, élaboré une théorie et il avait même fini par la sauver, elle ,
qui ne l'avait épaulé à aucun moment et l'avait laissé se débrouiller tout
seul. Pourtant, il ne l'avait pas blâmé, ne l'avait pas harcelé de questions
embarrassantes, il avait juste voulu savoir si elle allait bien et s'il
pouvait l'aider en quoi que ce soit. Finalement, peut-être aurait-elle
souhaité qu'il la force à lui répondre et qu'il manifeste plus clairement sa
surprise. Pourquoi avait-il pris son attitude avec autant de désinvolture?
Pourquoi ne l'avait-il pas secoué en lui enjoignant de se reprendre parce
qu'il avait besoin d'elle. Il s'était montré si conciliant et si apte à
résoudre l'affaire sans elle que cela n'avait fait qu'ajouter à ses doutes.
C'était bien là la question : avait-il vraiment besoin d'elle ?

Après avoir erré dans son appartement avec toutes ces questions qui se
bousculaient dans sa tête, Scully se rendit au siège du FBI et, sans s'en
apercevoir, elle se retrouva devant la porte du bureau de la psychologue qui
l'avait reçue deux jours plus tôt. A cette heure-ci, les couloirs étaient
presque vides et Scully hésita à frapper. "A quoi bon, il n'y aura personne
et j'ai un rapport à faire", se dit-elle.
A cet instant, la porte s'ouvrit et Karen Kosseff resta monentanément
paralysée, étonnée de se trouver face à face avec Scully. Elle ne dit rien
mais l'interrogea du regard. Comme Scully ne trouvait rien à expliquer, elle
finit par lui demander :
- Je peux faire quelque chose pour vous ?
- Je... Je... Non, en fait, non.
Et Scully esquiva un geste pour repartir mais Karen lui saisit prestement le
bras et la pria de s'installer dans son bureau
- Je vais juste amener ce dossier en bas et je vous rejoins dans deux
minutes. Du café fort vous attend , si ça vous dit...
Comme un automate, Scully pénétra dans la pièce de la psychologue et s'assit
, très raide, sur la chaise même qui avait accueilli ses doutes il n'y avait
pas si longtemps.
"Mais qu'est-ce que je fais là ? se questionna-t-elle à voix haute. Elle
haussa les épaules en un geste d'impuissance et soupira. Elle entama un
soliloque dans le silence de la pièce pour exprimer ses craintes et ses
doutes.
"Je devrais être chez moi bien tranquille à récupérer de mes émotions et me
voilà dans le bureau d'une psychologue qui va me tirer les vers du nez. Je
vais très certainement en ressortir encore plus perturbée et avec encore
davantage de questions sans réponse. Bon, OK , elle m'a aidé il y a deux
jours mais ..."

Scully ne termina pas sa phrase car elle entendit des pas résonner sur le
carrelage du couloir et presque immédiatement, Karen la rejoint en souriant.
- Un café, agent Scully ?
Scully fit un signe négatif de la tête et se leva doucement.
- Scully : Ecoutez, je suis désolée de vous avoir dérangé mais je suis sûre
que vous avez des choses à faire.
- La psy : Je suis venue tôt pour pouvoir terminer mes dossiers en retard
mais c'est à présent chose faite et je n'ai rien de prévu jusqu'à mon premier
rendez-vous à 8 heures. Asseyez-vous donc, nous avons tout le temps qu'il
faut pour discuter un peu.
Scully se rassit sans protester, elle savait au fond d'elle-même qu'elle
avait besoin de faire le point avec une personne qui saurait l'écouter.
- La psy : Que se passe-t-il, agent Scully ? Vous avez l'air bouleversé.
- Scully : Je vais bien... C'est juste que... Vous savez, les choses sont
quelquefois tellement difficiles.
- La psy : Quelles choses ?
- Scully : Dans ce métier, on voit tant d'horreurs et il faut passer outre
nos émotions pour trouver des coupables. Alors que le mal est déjà fait. A
quoi bon ?
- La psy : Vous évitez à des meurtriers ou à des tortionnaires de perpétuer
leurs crimes indéfiniment. C'est une bonne raison, vous ne trouvez pas ?
- Scully : Oui, bien-sûr mais...
- La psy : Vous êtes venue il y a deux jours pour exprimer les doutes que
vous aviez par rapport à vous-même. Comment les choses ont-elles évolué
depuis ?
- Scully : J'ai eu à affronter des évènements un peu douloureux.
- La psy : Parlez-moi de ces évènements.
- Scully : Je me suis fait enlevée par un malade mental qui voulait me tuer
pour me prendre mes cheveux et mes ongles.
Elle émit un petit rire désabusée.
- Scully : Vous imaginez : tuer pour prendre des cheveux et des ongles ?
C'est ironique quand on y songe. N'a-t-on rien de plus précieux en nous que
ça ?
- La psy : A votre avis ?
- Scully : J'espère bien que si mais parfois je ne sais plus.
- La psy : Vous valez plus que ça, je n'ai pas besoin de vous le dire, c'est
à vous de le découvrir, ou plus exactement de le redécouvrir. Qu'est-ce qui
fait que des gens sont liés à vous, qu'ils avancent à vos côtés en
n'imaginant pas qu'ils puissent en être autrement. Ce ne sont pas vos
cheveux, ni vos ongles , n'est-ce pas ?! Réfléchissez-y et vous verrez où
sont les choses importantes.
- Scully : J'ai fait de cauchemars encore. A chaque fois, je meurs, je n'y
peux rien, je sais ce qui va arriver et pourtant je n'ai aucune solution pour
que ça ne se produise pas.
- La psy : Ces cauchemars ne sont que le reflet de vos peurs : la peur de ne
pas être à la hauteur, la peur de décevoir votre entourage... Vous avez vécu
des évènements pénibles ces derniers mois, il est normal d'en être affecté.
Peut-être devriez-vous en discuter avec une personne proche de vous qui
saurait vous aider.
- Scully : Vous pensez que je devrais en discuter avec Mulder ?
- La psy : Qu'en pensez-vous, vous ?
- Scully : Je vous l'ai déjà dit, je ne veux pas l'ennuyer avec mes soucis
personnels et ajouter ma confusion à ses propres interrogations.
- La psy : Vous m'avez dit avoir une totale confiance en lui et être prête à
mettre votre vie entre ses mains. Alors pourquoi hésiter ? Que craignez-vous
?

Scully ne sut plus quoi répondre. Elle se sentait à la fois si proche de son
partenaire et aussi si loin de lui parfois. Ils travaillaient côte à côte
depuis moins de deux ans mais avaient vécu autant de bouleversements que la
plupart des gens en une vie entière. Leurs liens tenaient-ils à ces montagnes
à gravir dont le sommet n'était accessible qu'à condition de lutter à deux ?
Scully se sentait comme un marin prit dans une tempête, luttant pour sa
survie contre un ennemi plus grand et plus fort que lui. Qu'elle regarde à
bâbord ou à tribord, elle voyait toujours la tempête. Ou plutôt, non, son
ennemi était beaucoup plus sournois et moins visible. Il était caché en elle,
au plus profond d'elle.

Scully décida de ne pas se rendre pour l'instant au bureau de Mulder, elle
avait besoin d'aller faire un tour et de laisser son esprit s'apaiser sans
avoir à affronter le regard et l'inquiétude de son collègue.

Elle passa la matinée à errer au hasard dans les rues de Washington, à
regarder les passants s'affairer ou flâner. Elle respira à fond les odeurs de
pots d'échappement et croisa des gens pressés qui couraient après
on-ne-sait-quoi, après leur vie peut-être, mais certains ne la
rattrapperaient jamais, elle le savait. Elle finit dans un parc où, à l'heure
de la sortie des classes, des enfants accompagnés de leurs parents ,venaient
de se détendre ou grignoter un sandwich.

Les rires des enfants et les regards de tendresse des parents lui firent du
bien. Elle enviait leur vie , d'une certaine manière, et d'un autre côté,
elle prenait conscience de l'importance de la sienne.
Elle était assise sur un banc, le sourire aux lèvres et plus détendue qu'elle
ne l'avait été depuis longtemps. Elle avait le choix finalement : continuer
sa lutte acharnée avec Mulder ou démarrer une vie "normale" avec un métier
"normal". Elle pouvait à tout moment rompre avec le FBI et cette vie
perturbante. En réalité, elle savait déjà que le choix, elle l'avait fait
depuis longtemps, depuis le jour où son chemin avait croisé celui de Mulder
et que sa quête était peu à peu devenue la sienne. C'était le sens de sa vie
et elle voulait retrouver la force qui lui permettait d'affronter chaque
nouvelle épreuve.

Un petit garçon de cinq ans environ s'approcha d'elle et lui demanda, d'une
petite voix mutine :
- C'est quoi ton nom, Madame ?
- Scully : Je m'appelle Dana. Et toi ?
- Le petit garçon : Je m'appelle Jérémy et j'ai bientôt 5 ans.
- Scully : Mais tu es un grand graçon alors ?
Son regard glissa sur sa main qui enserrait un objet qu'elle ne pouvait
distinguer.
- Scully : Qu'est-ce que tu caches comme ça ?
- Le petit garçon : C'est mon porte-bonheur.
- Scully : Vraiment ? Je peux le voir ?
Jérémy ouvrit les doigts et Scully découvrit un caillou grisâtre et rugueux
de taille réduite.
- Le petit garçon : Un jour, Danny , mon frère, m'a jeté ce caillou à la
tête. J'ai juste un peu saigné mais j'ai eu de la chance, parce que s'il
avait été plus gros, j'aurais pu avoir un trou dans la tête. Donc,
maintenant, c'est mon porte-bonheur.
Et le petit garçon fit un grand sourire à Scully avant de courir rejoindre
son frère sur la balançoire.
Scully sourit à son tour et réalisa que tout est toujours une question de
point de vue. Jérémy était heureux d'avoir échappé à un caillou plus grand
sans réaliser qu'il aurait été encore mieux de n'être touché par aucun
caillou.
"Ah, l'optimisme des enfants !" se dit-elle à elle-même.

Plus tard dans l'après-midi, Scully rejoignit Mulder à son bureau. Elle le
découvrit agité, marchant d'un coin à l'autre de l'étroite pièce. Il lui
sauta littéralement dessus quand elle franchit le seuil.
- Mulder : Mais qu'est-ce que tu fichais, bon sang ? Je t'ai cherché partout,
j'ai téléphoné à tous les hôpitaux de la ville, à ta mère. Tu sais que ton
téléphone ne marche pas ?
- Scully : Je l'avais débranché, désolée.
- Mulder : DESOLEE ? Tu plaisantes j'espère ? Où étais-tu passée ?
- Scully : J'ai fait un tour ?
- Mulder : Oh, je vois, dit-il d'un ton où perçait ironie et inquiétude.
- Scully : Pourquoi tu te mets dans un état pareil ?
- Mulder : Pourquoi je me mets dans un état pareil ? Tu es bizarre pendant
toute l'enquête, ensuite tu te fais enlevée et séquestrée par Donnie Pfaster
puis tu refuses d'aller à l'hôpital et pour finir, tu disparaîs pendant
toute la journée... ça te suffit ou je continue ?
- Scully : Donc, tu étais inquiet ?
Mulder allait répliquer quand il vit le sourire satisfait de Scully et ses
yeux qui pétillaient de joie.
- Mulder : Tu as bu ou quoi ? Tu as l'air... bizarre...
- Scully : Je vais très bien , Mulder, arrête de t'en faire pour moi. Je suis
une grande fille, je sais prendre soin de moi. Cela dit, je n'aurai rien
contre un petit canon au bistrot du coin !
Mulder regarda sa partenaire avec ahurissement . " Un petit canon ? " Depuis
quand parlait-elle comme ça ? Et pourquoi avait-elle cette mine si réjouie ?

Toute la nuit, Mulder s'était demandé comment aider Scully qu'il avait senti
très perturbée et à qui il n'avait pas su quoi dire quand il l'avait
raccompagnée chez elle. Il était reparti bêtement , se contentant de lui
proposer son aide et sans insister quand elle lui avait répondu qu'elle
souhaitait être seule. Il s'était promis d'en parler avec elle dès le
lendemain matin mais elle était restée introuvable. Et voilà qu'elle
réapparaissait apaisée, lumineuse. Il était soulagé pour elle mais aurait
tant souhaité être celui qui lui ferait retrouver sa sérénité.
Il s'aperçut que Scully guettait sa réponse et acquiesca. C'est d'accord, ils
iraient boire un verre. Et qui sait, se dit Mulder, peut-être
l'obtiendrai-je, cette fameuse conversation.
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Le petit caillou magique.
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