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 Gibbsboro

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Polly

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MessageSujet: Gibbsboro   Mar 1 Aoû - 23:30

Auteur : Polly
Genre : Enquête/Angoisse
Time-Line : Saison 7
Disclaimers : Cette fanfiction est réalisée à but non lucratif, simplement dans un but divertissant, je n'en retire aucune source pécuniaire. Les personnages de Fox Mulder et de Dana Scully ne m'appartiennent en aucun cas, ils sont la propriété de Chris Carter, de 1013 Production et de la 20th Century Fox.
Résumé : Skinner demande à nos héros d'enquêter sur un double meurtre, Scully ayant réalisé l'autopsie de deux patineurs, 7 ans plus tôt dans la même ville.
Feedbacks : AndreaParCoeur@hotmail.fr





___________________________

Gibbsboro
________________________


Scully passa la porte du bureau sans un bruit, un dossier dans une main, un gobelet de café dans l’autre. Elle ne s’étonna pas de trouver Mulder endormi, la tête enfouie dans ses bras croisés. La jeune femme s’avança vers lui, posant son rapport sur le bureau et caressa ses cheveux pour le réveiller en douceur. Ce dernier leva les yeux suite à ce geste impromptu et elle ne pu réprimer un sourire. Les paupières de son collègue étaient encore engourdies et il avait la marque de sa manche retroussée imprimée dans la peau de sa joue.

« Scully ? Quelle heure est-il ? » Questionna-t-il en s’adossant, se donnant meilleure posture.

« Huit heures, tu aurais dû rentrer chez toi Mulder, tu te fais du mal. » Le sermonna-t-elle gentiment, prenant place en face de lui.

Sans attendre sa réponse, elle déposa le café sous son nez, s’attirant un regard de gratitude. Il souleva le couvercle et sourit de plus belle.

« Un capuccino ? Tu as quelque chose à me demander Scully ? » Demanda-t-il en feintant la suspicion.

« Quand je t’ai vu descendre avec toutes ces archives hier soir, je me suis douté que tu passerais la nuit dessus. » Se justifia-t-elle en lui tendant ensuite son dossier.

« Hum… Je comprends le capuccino maintenant. » Commenta-t-il en souriant, ouvrant le rapport pour visionner les photos en premier lieu. « Un résumé ? » L’invita-t-il en buvant une gorgée de café.

« En 1992, le compté de Gibbsboro m’a demandé d’effectuer les autopsies des corps de deux patineurs d’une trentaine d’années. J’ai pu déterminer que l’homme était décédé suite à une forte déshydratation. Quant à la femme, les causes de la mort sont multiples étant donné qu’elle avait perdu un tiers de son sang, elle avait de nombreuses fractures et une côte avait perforé son poumon droit. Mais la cause la plus probable fut la strangulation, j’ai pu faire cette photo de la nuque. » Indiqua-t-il en lui désignant une photo sur laquelle le regard de Mulder s’attarda.

« Est-ce que c’est… »

« Une alliance. »
Termina-t-elle à sa place. « Hier ont été retrouvés deux corps qui présentent les mêmes caractéristiques. On me demande de réaliser les autopsies. Je sais que ce n’est pas une affaire non classée mais Skinner m’a affectée à l’affaire. » Concéda-t-elle finalement, espérant l’avoir convaincu.

« Quand partons-nous ? » acquiesça instantanément Mulder.

« Et bien… » Hésita-t-elle en le voyant accepter sans en savoir plus. « On a rendez-vous à quatorze heures. A la morgue de Philadelphie, avec le shérif de Gibbsboro et son adjoint. » L’informa-t-elle en le regardant enfiler sa veste.

« Très bien, je dois terminer de taper un rapport. Je le ferai chez moi et je passe te chercher à dix heures et demie. On s’arrêtera en route pour manger. » Mit-il au point, l’accompagnant jusqu’à sa voiture.

« D’accord, à tout à l’heure. » Dit-elle en ouvrant sa portière. « Mulder ? » L’appela-t-elle pendant qu’il s’éloignait.

« Oui ? » Fit-il en se retournant.

« Merci. » Dit-elle simplement avant de se glisser au volant.

Mulder l’observa alors que son véhicule quittait le parking souterrain. Pourquoi avait-elle été étonnée qu’il la suive ? Etant donné qu’elle le faisait toujours pour lui, il lui devait bien ce geste en retour. Et puis cette affaire l’intéressait, elle lui permettrait de se servir de ses capacités de profilage, il ne pouvait passer à côté.


Dernière édition par le Sam 5 Aoû - 15:57, édité 1 fois
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Polly

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MessageSujet: Re: Gibbsboro   Mar 1 Aoû - 23:32

« Dr Scully ! » S’exclama le shérif en venant à leur rencontre dans le couloir. « Quel plaisir de vous revoir ! » Ajouta-t-il en lui serrant la main. « Cela fait combien de temps ? Cinq ans au moins ! » Continua-t-il, ignorant totalement la présence de Mulder.

« Sept ans plutôt. » Corrigea-t-elle en souriant. « Shérif Kendricks, je vous présente mon partenaire, l’agent Mulder, maintenant que je suis agent du FBI, nous travaillons tous les deux. » Expliqua-t-il alors que le vieil homme saluait Mulder.

« Quel dommage de nous retrouver dans ces circonstances. Suivez-moi, les corps sont dans cette pièce. » Leur fit-il signe en ouvrant la porte pour Scully.

Il entra juste après elle et Mulder leva les yeux au ciel lorsqu’il s’aperçut que l’homme avait le regard rivé sur l’appétissant postérieur de sa collègue.

Scully avança dans la pièce, enfilant des gants de latex avant de soulever le tissu blanc qui recouvrait la première victime.

« Il s’agit de Chris Porter, 23 ans. Il étudiait la biologie à la Faculté Graham. C’est un randonneur qui a retrouvé leur corps dans le compté de Camden. J’en croyais pas mes yeux quand je les ai vus, j’ai eu l’impression d’être revenu dans le passé. » Leur expliqua l’adjoint après les avoir salué sans un mot.

« D’après l’état de décomposition je dirais qu’il est mort il y a environ 4 ou 5 jours. » Commença Scully sous les trois pairs d’yeux qui la fixaient. « Les yeux sont creux… » Continua-t-elle en ouvrant la bouche de l’individu. « La langue est sèche, tout comme la peau qui est légèrement grisâtre… »

« Ce qui veut dire ? » L’interrompit le shérif, impatient.

« Que cet homme est également mort de déshydratation, tout comme le patineur que j’avais autopsié. » Conclut-elle en replaçant le drap.

« Quoi ? Vous ne l’ouvrez pas ? Vous ne faites pas de prise de sang ? » Questionna l’adjoint en avançant vers la seconde victime, suivant Scully.

« Ce n’est qu’un examen préliminaire. » Lui fit-elle remarquer, découvrant le second corps.

Aucun ne pu réprimer une légère grimace en apercevant la jeune femme qui gisait sur la table métallique. Sont corps était couvert d’hématomes, sont visage était particulièrement abîmé et la quasi-totalité de sa peau avait viré au mauve.

« Judy Nemhauser, 22 ans, c’était la meilleure amie de Chris. » Les renseigna l’adjoint.

« Je sens que je vais avoir le droit à du déjà-vu. » Annonça Scully en soulevant un bras. « Le sang ne s’est pas amassé régulièrement à l’arrière des membres et du… » Elle tira doucement sur l’épaule pour en voir l’omoplate. « Dos. » Termina-t-elle. « Elle a été déplacée après sa mort. Je ne vois aucune marque d’alliance cette fois-ci, il a dû faire plus attention. » Souligna-t-elle en observant les ongles. « Elle s’est débattue, peut-être qu’il ya aura assez d’épiderme pour effectuer un test, on ne sait jamais, peut-être s’est-il déjà fait prendre pour autre chose. » Se risqua-t-elle en s’approchant de nouveau du visage.

Ses porta ses doigts autour des yeux de la jeune femme et souleva avec soin une paupière avec l’autre. Les vaisseaux rouges lui indiquèrent une cause possible de la mort.

« La présence de pétéchies montrent qu’elle a manqué d’oxygène, suffisement pour cela conduise au décès. » Expliqua-t-elle avant de remettre le drap en place et de retirer ses gants.

« C’est le même homme vous croyez ? » Questionna le shérif en connaissant d’avance la réponse.

« Le mode opératoire est identique, il n’y a aucun doute pour moi. » Précisa-t-elle en observant Mulder qui l’écoutait religieusement.

« Est-ce qu’il y a eu des témoins à leur enlèvement ? » Demanda l’agent, accompagnant le petit groupe vers l’extérieur du bâtiment.

« Non, mes hommes ont mené une enquête de voisinage mais ça n’a rien donné. Personne n’a rien vu, comme d’habitude. » Se plaignit le shérif en marchant en direction de sa voiture.

« Est-ce que nous pourrions parler à leurs parents ? » Questionna Scully en feuilletant le dossier pour trouver leurs noms.

« Bien sûr, je vous y conduis si vous voulez. » Proposa Kendricks.

« Nous vous suivrons en voiture, comme ça vous pourrez ramener Mulder pendant que j’irai faire les autopsies complètes des deux victimes. » Expliqua Scully en suivant Mulder qui se mettait déjà en route.

« Très bien, c’est à une demi-heure de route. » Acquiesça-t-il en refermant sa portière.

« Il m’a l’air de bien t’apprécier ce sheriff. » Remarqua Mulder en introduisant sa clé dans la serrure.

« Lui et son adjoint m’ont beaucoup facilité la tâche à l’époque, j’étais jeune, j’étais une femme… Ils n’étaient pas comme les autres, à me croire incapable, ceux sont eux qui ont qui m’ont personnellement réclamée suite à plusieurs autopsies que j’avais déjà réalisées ici et qui avaient mené à l’arrestation du meurtrier en série. » Lui raconta la jeune femme tout en prenant place à ses côtés pendant qu’il démarrait et suivait le véhicule du shérif.
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MessageSujet: Re: Gibbsboro   Mar 1 Aoû - 23:33

Mulder frappa trois coups secs sur la porte et celle-ci s’ouvrit après quelques secondes. La femme qui les accueillit avait les yeux rougis d’avoir trop pleuré et ses manches, trop longues, recouvraient ses mains tremblantes. Ses cheveux étaient coupé relativement cours mais quelques mèches de sa franche lui tombaient sur le front, accentuant quelque part les cernaient qui lui ornaient le haut des joues.

« Je peux vous aider ? » Demanda-t-elle d’une voix tremblante.

« Mme Nemhauser, je vous présente les agents Scully et Mulder. Ils travaillent pour le FBI, ils sont là pour nous aider à… »

« Retrouver l’enfant de salaud qui a osé s’en prendre à ma fille ? » L’interrompit celui qui devait être le père de la jeune victime. « Jeff Nemhauser. » Fit-il en serrant la main aux deux agents.

Sans un bruit, il les invita à le suivre et ils prirent tous place dans le salon. Mme Nemhauser n’ayant pas la force de parler, elle se contentait de rester aux côtés de son mari qui semblait plus fort.

« Est-ce que vous avez quelque chose ? » Questionna-t-il en fixant Mulder.

« En réalité nous somme là afin que vous nous éclairiez sur les circonstances de la disparition de Judy. » S’expliqua Scully, attirant finalement son attention.

« Leur disparition ? Mais on s’en fiche ! Ce que je veux savoir c’est où se trouve l’enfoiré qui l’a assassinée ! » S’exclama l’homme en haussant le ton.

« Mr Nemhauser, s’il vous plaît. » Le calma le shérif.

« L’Agent Scully est le médecin qui a réalisé l’autopsie des deux patineurs retrouvés morts en 1992, grâce aux informations qu’elle a déjà réunies, et en les recoupant avec celle que vous nous apporterez, nous serons plus à même d’émettre des hypothèses, et donc, je trouver des pistes. » Justifia Mulder en restant concentré. « Nous savons que les corps deux premières victimes ont été retrouvés environ 4 à 5 jours après leur décès, sachant qu’on ne peut résister à une déshydratation dépassant 96 heures, nous avons évalué que le kidnappeur… »

« Le meurtrier » Corrigea immédiatement Mr Nemhauser.

« Le meurtrier… » Se reprit Mulder. « devait garder ses victimes environ 9 jours avant de se débarrasser des corps. Ma question est donc : cette date correspond-elle effectivement au jour de la disparition de votre fille ? » S’informa Mulder, particulièrement imprégné par l’affaire.

« Oui, à peu près je pense. C’était il y a dix jours, elle devait travailler à la bibliothèque avec Chris. Ils y restent souvent tard mais nous faisons… faisions totalement confiance à Chris, il était comme un fils pour nous. Généralement ils allaient manger un bout sur le chemin du retour et il la déposait tard dans la nuit. Au… Au début, il y a 4 ans, je l’attendais pour être sûr qu’elle allait bien et puis… avec le temps… » sa voix s’affaiblit et sa femme prit le relai.

« Elle avait 22 ans vous savez… On ne pensait pas que… » Elle ne pu continuer.

« C’est bien normal, de toute façon, cela n’aurait rien changé. Dans ce dossier, d’après l’enquête concernant leur disparition, il est dit que la voiture de Chris a été retrouvée deux jours après leur disparition, en fasse d’un restaurant ouvert la nuit… » Commença Scully, recherchant le nom exact dans le rapport. « Le Gypsie’s, est-ce que vous saviez si c’était leur endroit habituel ? » Questionna-t-elle avant qu’ils ne s’empressent d’acquiescer. « Ils ont donc dû être enlevés dans ce parking, rester éveillé toute la nuit n’aurait servi à rien Mr Nemhauser. » Tenta Scully pour le déculpabiliser un tant soit peu.
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MessageSujet: Re: Gibbsboro   Mar 1 Aoû - 23:36

« Saviez-vous si votre fille se sentait suivie ? Epiée ? Avait-elle reçu des menaces ? » Les interrogea Mulder.

« Non… Elle ne m’en a pas parlé, ma fille était appréciée de tout le monde. » Affirma l’homme avec une certitude inébranlable.

« Enfin… Non, rien… » Hésita Mme Nemhauser, faisait un vague signe dans l’air en signe d’abandon.

« Mme Nemhauser, n’importe quelle information peut être capitale. »

« Elle… Elle m’a dit un jour en rigolant qu’elle soupçonnait Billy de fouiller dans ses sous vêtements. » Dit-elle en essayant de sourire, ce qui revient à un rictus maladroit.

« Billy ? » Répéta Scully, montrant qu’elle devait continuer.

« Billy est notre fils, il a 15 ans… Vous les connaissez à cet âge. En fait, Judy s’est disputée plusieurs fois à ce sujet avec lui mais il a toujours juré qu’il n’avait rien fait. Je lui ai parlé car cela faisait bien 5 fois que ça arrivé, il m’a juré qu’il n’y avait pas touché… Je n’y ai plus pensé mais comme Judy a été… agressée… enfin… » Sanglota-t-elle finalement, se laissant entourer par les bras de son mari.

« Ca n’a sûrement rien à voir, à 15 ans, on ment facilement à ses parents. » Fit remarquer Kendricks en haussant les épaules.

« Mr et Mme Nemhauser, nous vous remercions et nous vous promettons que nous ferons tout pour retrouver le coupable. » Assura Scully en leur serrant la main puis sortant de la petite maison, suivie de près par Mulder et Kendricks.

« Bon, on fait quoi maintenant ? » Demanda Kendricks.

« Je dois aller effectuer les autopsies complètes donc je je pouvais prendre la voiture Mulder… » Annonça Scully alors que son collègue lui tendait le trousseau.

« Et si nous allions parler aux parents de Chris Porter, nous pourrions ensuite aller sur le lieu de leur disparition et celui où les corps ont été retrouvés. » Proposa Mulder en observant Kendricks qui fronçait les sourcils.

« Mais ça va nous faire terminer à quelle heure tout ça ? »

« Nous ne sommes pas fonctionnaires shérif, les horaires fixes, on ne connaît pas ça au FBI. » Lui fit-il comprendre en arborant un sourire amusé.

***


Le plafond, quel doux décor et prémonition d’un repos prochain. Sans compter la venue de Mulder, bien entendu. Scully se redressa, refermant sa robe de chambre sur son pyjama bordeaux et alla ouvrir la porte à son collègue qui venait de frapper.

« Déjà en pyjama Scully ? » S’étonna-t-il en entrant.

« Quand on a passé cinq heures debout à faire des autopsies, il est normal d’être légèrement éreinté sur les coups de vingt-et-une heures. » Reprocha-t-elle en retournant s’asseoir sur le rebord de son lit.

« Alors, tu as trouvé quelque chose d’intéressant ? » Fit-il en s’installant à ses côtés.

« A part qu’ils avaient reçu exactement les même traitements que les deux patineurs d’il y a 7 ans, rien du tout. Cette femme a dû souffrir le martyre, elle est restée avec deux côtes cassées pendant au moins trois jours et il a abusé d’elle sexuellement... Avec une telle violence, que la trace de ses mains était imprimée sur ses hanches et son pelvis était couvert de bleus… » Expliqua-t-elle sans trop cacher son émotion. « Je n’aurai pas besoin des prélèvements effectués sous ses ongles car il n’a pas utilisé de préservatif. »

« Je suis sûr qu’il y a des moments où tu préfèrerais enquêter sur une affaire non classée hein. » Répliqua son partenaire en lui donnant un petit coup de coude amical.

« Là, je dois dire que tu as bien raison. » Approuva-t-elle, prenant une grande inspiration. « Alors ? Et toi ? Est-ce que tu es parvenu à dresser un profil à notre homme ? » Se reprit-elle en lui faisant face pour lui montrer qu’elle tenait le coup et que les pincettes n’étaient pas nécessaires.

« Je pense que le meurtrier, s’il était marié à l’époque ne l’est plus, néanmoins, de par la violence de son comportement, je pense qu’il n’a probablement jamais levé la main sur sa femme. En fait, leur séparation a dû libérer ce flot de haine et il a dû l’évacuer sur quelqu’un. Je pense que c’est elle qui l’a abandonné et qu’il ne comprend pas cette décision. » Décrit-il en retrouvant une concentration intense.

« Mais pourquoi un second double meurtre aujourd’hui ? Et surtout, pourquoi des doubles meurtres ? » Questionna Scully, captivée par le regard passionné de Mulder lorsqu’il mettait à profit ses connaissances psychologiques.

« Peut-être que leur séparation ou divorce a exacerbé sa jalousie envers les autres couples, le fait de les voir ensemble a fait monter en suite la haine et le regret de ne plus pouvoir en faire autant avec sa femme. » Présuma-t-il, se levant pour observer les alentours par la fenêtre.

« Et pourquoi une deuxième fois aujourd’hui ? Tu crois qu’il s’est encore fait quitter ? » Se risqua Scully en le rejoignant pour ne pas quitter ses yeux.

« C’est bien possible, cela expliquerait l’absence de l’alliance pour le second double-meurtre mais que l’auteur est pourtant la même personne. » Conclut Mulder en tournant de nouveau vers la jeune femme qui se trouvait à ses côtés. « On devrait essayer de faire des recoupements demain matin, en convoquant les parents des quatre victimes. Peut-être que des détails leur ont échappé. » Espéra-t-il sans grande chances.

Scully baissait la tête devant lui, réfléchissant à l’affaire, à ses sentiments face à ce genre de monstre. Elle ne savait pas si elle aurait la force d’aller au bout de l’enquête avec un tel individu.

« Essaie de bien dormir Scully. » Murmura Mulder d’une voix compatissante avant se poser délicatement ses mains sur chaque joue de la jeune femme pour redresser son visage.

Il déposa un volatil baiser sur son front et à peine l’avait-t-il quitté que ce contact leur manqua à tous les deux. Soupirant, Scully se résolut à se mettre au lit, sachant d’avance que son sommeil ne serait pas de tout repos.

***


Un poids incommensurable sur la poitrine, elle avait beau le repousser, le soulever en y mettant toute son énergie, rien n’y faisait. La pression s’intensifiait et ses côtes craquelaient une à une, cédant à la douleur elle hurla à plein poumon. Malheureusement, ses cris ne firent que l’étouffer, la privant de l’air qui la maintenant encore consciente. La peur, la panique, l’envie de s’éteindre au plus vite s’emparèrent d’elle comme un voile auquel personne n’échappe. Le froid s’insinue entre elle et cette chose mystérieuse et écrasante, un froid paralysant, tétanisant… Si bien que légèrement anesthésiée, elle ne réalise pas tout de suite que tout s’est envolé et qu’une douce chaleur entoure ses doigts.

« Scully… Scully ouvre les yeux, c’est moi… » Lui murmurait une voix rassurante.

Ses paupières laissèrent la clarté de sa lampe de chevet illuminer son esprit, chassant instantanément cet affreux cauchemar.

« Mulder… » Marmonna Scully en se redressant dans son lit.

« Est-ce que ça va mieux ? » S’inquiéta-t-il en posant le dos de sa main sur le front brûlant de la jeune femme.
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MessageSujet: Re: Gibbsboro   Mar 1 Aoû - 23:36

« Mulder… » Marmonna Scully en se redressant dans son lit.

« Est-ce que ça va mieux ? » S’inquiéta-t-il en posant le dos de sa main sur le front brûlant de la jeune femme.

« Ou… Oui… Je n’avais jamais fait un tel cauchemar. » Lui expliqua-t-elle en frottant son visage fatigué.

« Est-ce que tu veux en parler ? » Suggéra-t-il, gardant sa place, sur le bord du lit.

« Tout ce dont je me souviens, c’est qu’un poids m’écrasait les côtes et j’avais une peur terrible, incontrôlable… J’avais beau lutter, cette sombre masse était bien plus forte que moi. » Décrit-elle, remontant le drap jusqu’à son menton pour se réchauffer.

« Ca va aller ? » Hésita-il, sachant qu’elle lui demanderait de retourner dans sa chambre.

« Oui, je vais bien, ce n’était qu’un mauvais rêve. » Affirma-t-elle en esquissant un faible sourire pour se rendre plus convaincante, en vain.

« Alors… à tout à l’heure. » Lança-t-il en refermant la porte qui séparait leurs deux chambres.

Scully jeta un coup d’œil sur sa montre, il ne lui restait que deux heures pour essayer de s’octroyer un minimum de repos réparateur. Elle se laissa glisser sous les couvertures, fermant de nouveaux les yeux.


***


« Mr et Mme Porter, Mr et Mme Finnigan, et pour finir, Mr White. » Présenta le shérif Kendricks à Mulder et Scully qui arrivaient dans la salle de réunion.

Leurs regards se tournèrent vers Mr et Mme Nemhauser, déjà installés d’un côté de la grande table. L’adjoint du shérif, Adler, fit signe à tout ce grand monde de prendre eux aussi place.

« Est-ce que vous avez du nouveau ? » S’impatienta Mr White, s’asseyant aux côtés de Kendricks.

« Pour l’instant nous sommes parvenus à dresser un profil psychologique du tueur. Nous avons également reçu des résultats d’analyses et sommes en mesure d’effectuer une comparaison ADN si nous venons à soupçonner quelqu’un. J’ai également fait quelques prélèvements sur les lieux où les corps de vos enfants ont été retrouvés et nous devrions recevoir de nouvelles informations dès demain matin. » Expliqua Mulder, le plus calmement et clairement possible.

« Des prélèvements ? De quel genre ? » Questionna Mme Finnigan.

« Mme Finnigan est la mère de Kathleen, la jeune patineuse retrouvée il y a 7 ans. » Le renseigna Scully en comprenant le regard de Mulder.

« Je suis professeur de biologie au lycée Sherwood. » Ajouta-t-elle pour le pousser à détailler sa piste.

« Il y avait des feuilles et des pierres qui ne semblaient pas appartenir au lieu, ainsi que sur les chaussure des Chris. Leur agresseur au dû les mettre dans son véhicule après les avoir traînés en les tirant par les aisselles. Lorsque des matières sont ainsi déplacées, on appelle cela un… »

« Transfert. »
L’interrompit la mère de la patineuse.

« Exactement. » Acquiesça Scully. « Grâce à cela, nous pourrions éventuellement repérer un lieu qui comporterait les mêmes caractéristiques que ces indices. » Continua-t-elle afin d’être précise pour tous les parents.

« Mais pourquoi n’avez-vous pas fait ça il y a sept ans ?! » S’exclama Mr White en tapant du poing sur la table.

« Tout simplement parce que nous ne possédions pas la base de données que nous avons aujourd’hui. Etudier ce genre d’indice ne nous aurait menés à rien puisque nous n’avions aucun comparatif. » Se justifia Scully, aussi triste que lui d’avoir dû attendre un nouveau double meurtre pour obtenir une piste.

« Si nous vous avons convoqués aujourd’hui, c’est afin d’effectuer des recoupements. Nous avons besoin de connaître tout ce que vous savez des habitudes de vos enfants. » Recentra Mulder en s’accoudant à la table.

« Où est-ce qu’ils sortaient, les gens qu’ils fréquentaient, est-ce que vous avez l’idée du moindre point commun entre les deux couples ? » Demanda Scully avant de s’attirer de sombres regards.

« Chris et Judy ne sortaient pas ensemble. » Insista Mr Nemhauser.

« Pas plus que Kathleen et Sean d’ailleurs. » Commenta Mme Finnigan. « Ils étaient bons amis, il ne s’est jamais rien passé entre eux. » Affirma-t-elle en croisant les bras.

« Est-ce que vous en êtes certains ? Pourtant, d’après les témoignages, ils semblaient très proches et passaient le plus clair de leur temps ensemble. » Les interrogea Mulder en haussant les épaules.

Scully le fixa un instant, le sourcil parfaitement redressé, c’était pourtant leur cas à eux aussi. Pourquoi paraissait-il si… sceptique ? Ses yeux balayèrent la pièce, s’arrêtant sur des soupirs agacés et des regards fusant vers le ciel.

« Puisqu’on vous dit qu’ils n’étaient pas ensemble ! Ce sont nos enfants ! Nous les connaissons... Nous les… Connaissions. » Se corrigea Mr Nemhauser avec énervement.

« Ils passaient leur temps à la faculté, la bibliothèque, la piscine… Je ne vois rien d’autre. » Continua calmement sa femme, posant la main sur celle de son mari pour l’apaiser.

« Sean et Kathleen passaient quant à eux leurs journées à s’entraîner à la patinoire. Ils avaient juste été qualifiés pour les championnats nationaux… Ils étaient si près du but… » Murmura Mr White, baissant la tête pour dissimuler les larmes qui lui montaient aux yeux.

« Et le midi ? Ils rentraient manger chez vous ? Ils avaient un appartement ? » Tenta Mulder, avide de renseignements ?

« Chris et Judy mangeaient à la faculté ou ils allaient dans un petit restaurant de Gibbsboro. » Expliqua Mr Porter, prenant le relai de sa femme.

« Et Kathleen ? Sean ? » Se risqua Scully, notant la tension qui commençait à monter en Mr et Mme Finnigan.

« Ils avaient un appartement à côté de la patinoire, je présume qu’ils y mangeaient. » Fit la femme sans trop de conviction.

« Ils n’allaient pas à ce petit bar restaurant dans la rue à côté de la maison… Il Paradiso ? » Se remémora le père en tournant son regard vers Mme Finnigan.

« Il Paradiso ? » Répéta Mme Porter.

« Est-ce qu’il s’agit du même restaurant ? » S’impatienta Mulder, la discussion prenant enfin un tournant décisif.

« Oui, c’est bien Il Paradiso. » Répondirent-ils en cœur.

Mulder et Scully, ainsi que le shérif Kendricks se levèrent à la hâte et après avoir remercié les parents, s’éclipsèrent de la pièce. Scully passa un coup de téléphone au laboratoire de Philadelphie pour préparer assez de matériel de prélèvement ADN pour chaque employé du restaurant. Pendant ce temps-là, Mulder contacta Skinner pour qu’il leur obtienne le mandat qui leur ouvrirait les portes de ce lieu, ainsi que les bouches des suspects pour récolter un peu de salive…

***


« J’espère que tous ces prélèvements donneront quelque chose. » Se confia Mulder en arrêtant le moteur de leur voiture de location.

« Reste à attendre 48h et nous serons peut-être enfin fixés. » Réplica Scully en claquant sa portière.

« Je ne pense pas que notre homme travaille dans ce restaurant italien. » Dit Mulder, sortant sa clé de sa poche. « Aucun n’a refusé bien longtemps, ils ont cédé bien trop rapidement. Notre type aurait fait des manières, il aurait même certainement essayé de s’échapper. » Lui fit-il remarquer en déverrouillant sa porte.

« Avec le dispositif que l’on avait mis en place, il n’aurait pas eu beaucoup de chances ! » Lança-t-elle avant de s’éloigner vers sa chambre. « Bonne nuit Mulder. » Lui souhaita-t-elle en disparaissant à son tour.

Arrivée près de son lit, elle se défit se son manteau et rejoignit la salle de bain. Là, elle prit une douche bien chaude et délassante puis revêtit son pyjama. Retournant dans sa chambre, elle rangea les affaires qu’elle avait éparpillées sans s’en rendre compte, vêtements, sous-vêtements et rapports en tout genre. Une fois couchée, elle attrapa le livre qu’elle avait apporté et se laissa prendre par l’histoire.
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MessageSujet: Re: Gibbsboro   Mar 1 Aoû - 23:37

Elle n’avait pas lu plus de cinq pages quand des coups résonnèrent contre sa porte. Soupirant, elle souleva les couvertures et se recouvrit de sa robe de chambre pour aller ouvrir la porte.

« Mulder… Jamais tu… » Elle s’arrêta à la vue de son visiteur. « Shérif Kendricks ? » Fit-elle en réalisant de qui il s’agissait. « Que me vaut cette visite tardive ? » Questionna-t-elle en le laissant néanmoins entrer pour lui éviter le froid de la nuit.

« Bonsoir Agent Scully, je suis navré de vous déranger à cette heure, mais je devais vous soumettre une idée… » S’excusa-t-il en jouant avec son trousseau de clés.

« Ah oui ? » L’invita-t-elle à continuer, debout au milieu de la pièce, croisant les bras sur sa poitrine pour maintenant sa robe de chambre bien fermée.

« Voilà, et si notre type ne bossai pas au resto mais venait lui aussi y manger en même temps que ces couples ? » Suggéra-t-il, remarquant que les yeux de Scully se dirigeaient toujours sur ses mains, il les mit alors dans ses poches.

« Oh… Oui, c’est une possibilité… Mais vous savez, avec ce test ADN nous allons éliminer un bon nombre de suspects et donc, nous nous pencherons sur d’autres éventualités une fois que cette équipe de serveurs et de cuisiniers seront innocentés ou… incriminés. » Précisa-t-elle en le regardant hocher positivement de la tête. « Quelque chose vous tracasse Jim ? » Lui demanda-t-elle, montrant amicalement qu’elle se souvenait encore de son prénom après toutes ces années.

« Moi ? Non, c’est juste que j’ai envie de coincer ce pervers avant qu’il ne s’en prenne à quelqu’un d’autre. » Se justifia-t-il en arborant un faible sourire.

« Bien, vous devriez rentrer chez vous, il est tard et votre femme va s’impatienter. » Lui dit-elle en avançant vers la porte.

« Je n’ai plus de femme. » Rétorqua-t-il sèchement avant de reprendre plus doucement. « Nous avons divorcé il y a un peu plus de 6 ans maintenant. »

« Oh… Je suis navrée… » Murmura Scully, effectuant un calcul rapide du nombre d’année par rapport aux premiers meurtres.

Evidement, tout concordait, mais cela, elle ne pu y faire grand-chose car comprenant son expression, Kendricks prit les devants. Elle voulut attraper discrètement son arme qui reposait sur la commode près de la porte mais l’homme lui infligea un violent coup de poings dans la mâchoire et elle perdit l’équilibre. Il s’agenouilla auprès d’elle, pointant son propre Smith&Wesson sous son menton dégoulinant de sang.

« Comment ai-je pu être assez bête pour laisser Adler vous appeler ? » Questionna-t-il en s’emparant d’une poignée de ses cheveux pour la forcer à se relever.

Elle ne pu que le suivre, le bas de son visage bien trop douloureux pour opposer la moindre résistance ou pour crier afin d’avertir Mulder.

Ils sortirent de la pièce, il la maintenait désormais par le bras et elle titubait à côté de lui. Il écrasa son poing à plusieurs reprises contre la porte et Mulder ne tarda pas à ouvrir. Ses yeux s’arrondirent telles des soucoupes en apercevant les deux personnes qui l’attendaient.

« Kendricks ? Qu’est-ce que… » Il s’interrompit quand le canon du revolver entre en contact avec son torse.

« On se passera de vos commentaires. » Annonça le shérif, repointant l’arme dans la gorge de Scully. « Sortez ou je risque de ne plus me contrôler. » Lui ordonna-t-il en désignant son 4x4 en bas des marches.

Mulder obtempéra et avança pour devancer Kendricks, attardant son regard sur Scully qui reprenait ses esprits. Ce simple contact des yeux eu le don de la calmer instantanément et elle ne protesta pas quand son agresseur l’attira à sa suite.

Son collègue était vêtu d’un jean et d’un simple tee-shirt gris clair, elle avait froid pour lui. Kendricks lui dit d’ouvrir la porte latérale et il s’exécuta avant de recevoir un coup de cross dans le bas de la nuque, s’effondra à moitié à l’intérieur du 4x4. Le shérif poussa légèrement Scully et la menaça de son arme.

« Tires-le à l’intérieur ! » Commanda-t-il en agitant dangereusement son bras.

Scully mit toutes ses forces et hissa Mulder à l’arrière du véhicule. Quand ce fut fait, Kendricks lui lança sa paire de menottes et lui fit signe de s’attacher à la poignée de maintient au dessus de la portière.

***


Mulder se réveilla avec une douleur qui lui paralysait toute la nuque et le haut du dos, ainsi qu’une violente migraine qui l’obligeait à rester courbé. Néanmoins, il trouva le courage de redresser la tête, bien trop inquiet du sort que Kendricks avait réservé à sa collègue. Ses mains étaient attachées par des menottes, les reliant à un tuyau qui parcourait le mur en rondins de bois. Ses pieds étaient eux aussi retenus par les mêmes bracelets métalliques qui lui écorchaient les chevilles. Ses yeux balayèrent l’étroite pièce faiblement éclairée par les premières lueurs du jour qui filtraient à travers la fenêtre barricadée.

Il aperçut enfin Scully, recourbée dans une position fœtale et lui tournant le dos. A force de la fixer avec insistance, il crut la voir trembler, ce qui le poussa à l’appeler.

« Scully ? Scully tu m’entends ? » Murmura-t-il, de peur que leur geôlier ne les entende.

Tout d’abord, elle ne réagit pas puis il vit ses jambes remuer jusqu’à s’étirer complètement. Et seulement ensuite elle se retourna, laissant Mulder sans voix. Son visage était ruisselant de larmes mêlées au sang qui s’échappait de sa lèvre et de son arcade sourcilière. A cette vue terrifiante, Mulder réfréna un frisson qui remonta le long de son échine.

« Scully… Est-ce que ça va aller ? Il t’a frappée autre part ? » Questionna-t-il hâtivement.

« Ca va… » Souffla-t-elle, serrant les dents pour contenir sanglots et douleur.

« Est-ce que… Est-ce que tu penses que tu pourrais venir jusqu’à moi ? Je ne peux pas bouger… » Demanda-t-il avec hésitation, ne voulant pas la faire souffrir davantage en se déplaçant.

« Je crois… » Répondit-elle en commençant à ramper doucement sur le côté.

Malgré tout le mal que lui procurait cette progression au sol, Scully avança lentement jusqu’à son collègue. Elle avait bien trop besoin de le sentir près d’elle, rien que la présence la rassurerait et lui ferait peut-être oublier ses blessures.

Ce dernier l’observait avec préoccupation, jusqu’à ce qu’il remarque quelque chose qui lui glaça le sang. D’affreuses ecchymoses s’étendaient sur le ventre de Scully et se découvraient à mesure que son haut de pyjama se soulevait dans ses mouvements. Il retint son souffle tout au long de la scène, et quand enfin elle atteignit sa partie de la pièce, il laissa échapper un profond soupir.

« Pose ta tête sur ma jambe Scully. » Lui dit-il avant qu’elle ne l’écoute, se servant du bas de sa cuisse comme d’un oreiller.

Mulder n’avait qu’une envie, arracher ses entraves et enlacer Scully de ses bras pour la bercer et lui faire oublier le calvaire dans lequel ils se trouvaient. Il la regarda fermer les yeux, exténuée après les efforts qu’elle venait de fournir. Il n’eut pas le temps de réfléchir à une échappatoire, que la porte s’ouvrit d’une volée, et Kendricks leur apparut.

L’homme avait les poings recourbés sur les hanches et arborait un air renfrogné, ses épaisses lèvres retroussées découvrant une mâchoire inégale et fortement prononcée. Dans ses yeux brillait une lueur que Mulder ne connaissait que trop bien, un mélange de folie et d’agressivité mal contenue. Sans articuler le moindre mot, il se jeta sur Scully, et la bouscula vers l’autre coin de la pièce.

« SCULLY ! LAISSEZ-LA ! NOOON ! » Hurlait Mulder alors que ce type la rouait de coups de pieds.
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MessageSujet: Re: Gibbsboro   Mar 1 Aoû - 23:38

La tête, les jambes, le dos, les hanches… Il ne l’épargna pas plus d’une seconde, s’arrêtant pour reprendre son souffle.

« POURQUOI FAITES-VOUS CA ?! » S’étrangla Mulder, le regard embué de larmes et la voix brisée.

« Parce que vous ne vous rendez pas compte de la chance que vous avez… Vous croyiez que j’avais tué ces couples par jalousie, parce qu’ils étaient ensemble et que je m’étais fait plaqué par ma femme… Vous n’aviez rien compris ! Ce qui m’énervait par-dessus tout, c’était de la voir, de vous voir, vos regards, vos gestes, vos paroles… Chris et Judy pourraient d’amour l’un pour l’autre et pourtant, ils ne profitaient pas de la chance qu’ils avaient de s’être trouvés… J’avais l’amour mais ma femme est morte… » Lui raconta-t-il, s’interrompant car il était prit de sanglots incontrôlables. « Elle est morte et je ne lui avais pas dit que je l’aimais depuis tant d’année… Je ne réalisais pas mon bonheur à ses côtés, tous ces jours où je l’ai négligée en rentrant tard, parfois bourré… Ou en ne rentrant pas du tout… Ca m’a… Ca m’a foutu la rage ! Et vous deux là… A vous dévorer des yeux à longueur de journée, dès que je vous ai vu je l’ai su… Vous êtes tellement bêtes… » Les critiqua-t-il en infligeant un énième coup à Scully, disparaissant derrière la porte qu’il referma à double tour.

***


La journée se déroula sans que leur kidnappeur ne réapparaisse et tous deux commençaient déjà à imaginer les pires choses. La porte s’ouvrit finalement au petit matin et Mulder leva difficilement la tête, remarquant que Kendricks avait posé un verre d’eau près du mur. Il avançait désormais vers Scully alors Mulder comprit qu’il devait agir. Au moment où le shérif passa à sa hauteur, il étendit subitement ses jambes afin de lui faire un croche pied. L’homme s’étala de tout son long, ce qui fit sursauter Scully qui se retourna suite à cette chute. Comprenant que c’était à son tour de jouer, elle se jeta sur lui pour tenter de l’assommer et fut rapidement débordée. En une seule droite il parvint à s’en débarrasser, la faisant atterrir lourdement sur le sol. Sans un regard pour elle, il fit demi-tour et claqua de nouveau la porte dans son dos.

« Sc… Scully ? »

« Ca va Mulder… » Répondit-elle en se retournant, essuyant son sang sur son épaule. « Je vais essayer d’atteindre le verre d’eau. » Annonça-t-elle en progressant doucement, allongée parterre.

Mulder n’osa rien ajouter, il savait que si elle ne parlait pas, c’était d’une part pour rester forte, ne pas craquer, et d’autre part, pour préserver son énergie. Et puis il lui serait éternellement reconnaissant si elle pouvait réussir à lui faire ne serait-ce qu’une gorgée, juste pour hydrater un minimum sa bouche, si sèche qu’elle commençait à le faire souffrir.

Il l’observa avec une inquiétude grandissante, lui déjà ressentait des courbatures dû à sa position, alors que devait-elle endurée après s’être fait battre de la sorte ? Son corps devait la brûler atrocement et il ne pu réprimer une grimace à cette idée. Il détestait la savoir mal en point, cela le rendait malade.

La voyant rejoindre le verre et le porter à ses lèvres, il resta comme hypnotisé, repensant aux paroles de leur agresseur. “Et vous deux là, à vous dévorer des yeux à longueur de journée”, il avait tellement raison. Chaque fois que son regard se posait sur elle, il l’avait l’envie de sourire, d’une manière infantile, comme si chaque jour on lui offrait un cadeau de plus, celui de partager de longues heures à côté d’elle. Les yeux de Scully lui apparaissaient comme deux joyaux, scintillant au soleil, gardant leur mystère le soir venu, deux ornements d’une valeur inestimable, deux ornements qui lui étaient bien souvent exclusivement réservés. Plongé dans ses pensées, il sursauta en sentant le dos de la main de la jeune femme sur sa joue.

Se reconcentrant, il la découvrit à ses cotés, tenant le verre entre ses doigts tremblants. D’un accord tacite, elle porta l’eau à sa bouche et il bu plusieurs gorgée, mettant toute sa volonté pour éviter de tout avaler d’une traite.

« Est-ce que ça va mieux ? » Demanda-t-elle avec anxiété.

« Merci. » Murmura-t-il en la voyant poser le verre encore au trois quart plein juste à leurs pieds.

Quand elle releva la tête, ce fut pour essuyer de son pouce les quelques gouttes qui s’étaient échappée sur son menton. Il sourit légèrement, même dans ces circonstances, même quand c’était elle qui souffrait, elle trouvait le moyen de prendre soin de lui.

« J’ai quelque chose pour toi. » Souffla-t-elle en cherchant quelque chose dans la ceinture de son bas de pyjama.

Intrigué et gêné, il détourna le regard un instant, jusqu’à ce qu’elle lui présente un style à bille.

« Quand je l’ai attaqué, je l’ai pris dans la poche de poitrine de son uniforme. » S’expliqua-t-elle en voyant son air interrogatif.

« Scully, tu es géniale. » Affirma-t-il alors qu’elle ouvrait le dit objet pour en sortir le ressors, l’étendre et le plier en deux pour le renforcer.
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MessageSujet: Re: Gibbsboro   Mar 1 Aoû - 23:38

Elle plaça ensuite ce passe de fortune dans la main de Mulder, la serrant au passage pour se donner du courage. Alors sans plus attendre, il s’attela à cette difficile tâche, rendue compliquée par cet outil hors norme. Il était parvenu à retirer l’une de ses menottes quand la porte s’ouvrit encore.

Kendricks apparut, titubant légèrement, et s’empara des poignets de Scully qui commença à se débattre dans son étreinte.

« Aller, Agent Scully, il est temps de profiter des choses à la place de ce cher Mulder… » Grogna-t-il en l’attirant vers lui avec vigueur.

« Lâchez-moi ! Non, je vous en prie Kendricks… Vous ne pouvez pas être l’homme qui m’a réquisitionnée il y a 7 ans… » Essaya-t-elle de le détourner de son but premier.

« Mais vous n’avez toujours rien compris ! » Lança-t-il en la poussant vers la pièce principale, et donc, loin de Mulder.

« Alors expliquez-moi, s’il vous plaît, je voudrais vous comprendre, vous aider… » Promit-elle en lui faisant face, gardant son visage le moins tendu possible.

« C’est Adler qui a insisté pour vous contacter, j’étais bien obligé d’accepter ou il aurait fini par se douter de quelque chose ! » Cracha-t-il, la bousculant si violement qu’elle en atterrit par terre, ses mains attachées l’empêchant de garder l’équilibre.

Il marchant jusqu’à elle, la surplombant de toute sa hauteur, la méprisant du plus profond de son être. Puis il finit par s’accroupir auprès d’elle, caressant une mèche rousse qui reposait sur la joue de la jeune femme. A ce geste, elle recula vivement la tête, sans plus dissimuler le dégoût qu’il lui procurait.

« L’Agent Mulder ne sait pas ce qu’il rate, et passée cette nuit, il ne le saura jamais. » Assura-t-il avant d’ouvrir brusquement le haut de pyjama de Scully.

Les boutons sautèrent les uns après les autres, s’éparpillant autour d’eux dans un son irrégulier. La respiration de Scully stoppa net, elle le fixait la gorge serrée, se retenant de crier, d’appeler Mulder à son secours. Mais elle était si faible qu’elle n’était même pas sûre qu’il puisse entendre sa voix. Au lieu de cela, elle restait là, immobile, tétanisée par la peur que lui procurait cet homme auquel elle aurait pu, à leur première rencontre, accorder sa confiance.

Il s’agenouilla au dessus d’elle, s’asseyant sur son corps menu et le bruit de ses côtes se brisant résonna dans la pièce comme un glas effarant. Le cauchemar de Scully lui revint en mémoire, le poids qui l’écrasait, lui coupait le souffle, l’angoisse terrible qui montait en elle et s’insinuait dans les moindres recoins de son âme… Et le froid soudain, celui de ses mains sur sa peau, de ses doigts s’emmêlant dans son soutien gorge, prêt à le lui retirer…

***


Mulder parvint enfin, après maints efforts, à déverrouiller les menottes qui lui enserraient encore les chevilles. Une fois libre, il se leva et avança d’un pas mal assuré vers la porte, ses jambes engourdis par l’inactivité prolongée. Il tourna la poignée, mais sans surprise, rien ne se produisit. Il était terrifié par le silence oppressant qui régnait dans l’autre pièce et imaginais déjà le pire. Renforcé par l’envie d’aider son amie, il recula de plusieurs pas, puis, rassemblant toute ses dernières énergies, se précipita sur cette unique planche de bois qui le séparait de Scully.

La porte céda dès la première tentative et la première chose qu’il aperçut fut Kendricks, s’en prenant à sa collègue. Son sang ne fit qu’un tour et sa rage le porta sur l’autre homme, le faisant rouler avec lui à plusieurs mètres de la jeune femme. Il parvint miraculeusement, malgré sa fatigue, à prendre le dessus, assenant des coups plus puissants les uns que les autres à ce monstre. Quand Kendricks ne se défendit plus, trop faible pour ce faire, Mulder se leva, le méprisant de sa hauteur. Plusieurs coups de pieds dans le dos et les jambes plus tard, il s’arrêta enfin. Le rythme de sa respiration était saccadé et son regard empli d’une haine qu’il n’avait éprouvée qu’en de rares occasions. Ce type lui donnait la nausée, tout comme l’avaient fait Donnie Pfaster, Gerry Shnauz ou autre Philip Padgett. Les poings serrés, il était envahi par cette sorte de folie, un sentiment qui agissait en lui comme une tempête balayant toute idée de logique ou envie de contrôle…

Scully, comment allait-elle ? Avait-il osé la toucher ? Mulder pivota sur lui-même en un éclair et s’adoucit instantanément en voyant sa partenaire, immobile sous ses yeux et le regard rivé sur le plafond. Il marcha tout doucement vers elle, ses bras étaient écartés et le dos de ses mains reposait sur le sol, de chaque côté de sa tête. Son haut de pyjama était ouvert, laissant apparaître non seulement son sous-vêtement, mais également d’affreuses ecchymoses violacées sur sa peau d’albâtre.
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MessageSujet: Re: Gibbsboro   Mar 1 Aoû - 23:39

Il vint s’asseoir auprès d’elle, refermant les pans de son chemisier en soie, prenant soin de ne pas la brusquer, ni l’effrayer davantage. Comprenant qu’elle ne réagirait pas, il entreprit d’essuyer l’unique larme qui dévalait sa joue, tenant dans sa main ses doigts inertes. Du revers de l’index, il effleura son visage et ce fut à ce moment-là qu’elle sembla revenir parmi le monde des vivants.

Scully tourna les yeux vers lui et parut rassurée, elle s’assit et blottit immédiatement dans ses bras, sans éprouver, ni témoigner la moindre appréhension face à Mulder. Il la serra contre lui si fort qu’il crut qu’il allait l’étouffer. Son cœur, il avait besoin de sentir ses battements réguliers contre sa poitrine, pour se convaincre qu’elle était bien là avec lui. Il en avait sûrement autant besoin qu’elle.

« C’était comme dans mon rêve Mulder. » Murmura-t-elle dans le creux de son cou.

« Chuut… Scully, c’est fini, tout va bien, je suis là… » Essaya-t-il de la rassurer en lui frottant le dos pour la réchauffer.

« Je le savais… Je savais que tu viendrais, après le froid, je sentirais ta main autour de la mienne. » Raconta-t-elle en se souvenant des moindres détails du cauchemar qu’elle avait fait la veille.

« Scully, tu trembles. » Souligna-t-il, vérifiant s’il voyait quelque chose autour d’eux pour la couvrir. « Il va falloir partir, tu peux te lever ? » Questionna-t-il en craignant la réponse, il se doutait qu’elle lui mentirait.

« Oui, ça va aller maintenant. » Affirma-t-elle, dissimulant une grimace de douleur derrière ses cheveux en se relevant.

Ses côtes étaient meurtries et lui lançaient dans tout le corps, ainsi que tous les autres hématomes qui la couvraient de part et d’autre. Mais en aucun cas elle passerait plus de temps dans cette sordide cabane ou à quelques mètres de ce fou à lier.

« Je ais chercher une couverture, vois si tu peux trouver son arme. » Lui proposa-t-il avant de s’éclipser, sachant que s’il la maternait, elle n’apprécierait pas.

C’était d’ailleurs son éternel dilemme, il était déchiré par ses sentiments et l’envie de la protéger de ce monde dépravé. Chaque fois qu’il avait connaissance de sa douleur, physique ou morale, il voudrait la soutenir, avoir mal à sa place, et pourtant, elle s’obstinait à donner cette image de femme inébranlable, ne s’autorisant que si peur d’écarts… La peur de la faiblesse était comme une obsession chez elle, le moindre signe de fragilité lui faisait froid dans le dos. Il savait pertinemment qu’elle préfèrerait parfois mourir plutôt que de ne pas pouvoir se montrer à la hauteur d’un obstacle, quel qu’il soit. Ce comportement ne lui plaisait pas, car même si elle flanchait, il la trouverait toujours aussi remarquable, courageuse et combative, alors pourquoi tant d’obstination à prouver sa valeur déjà si évidente à ses yeux ? A qui voulait-elle démontrer son talent, son intelligence, sa force ? Quand il fut de retour dans la pièce principale, il la trouva face à un petit coffre fort.

« Il faut une clé pour l’ouvrir, mon arme doit aussi s’y trouver. » Annonça-t-elle, ayant à priori repris le dessus de ses émotions.

« Tant pis, mieux vaut y aller avant qu’il ne se réveille. » Répliqua-t-il en posant la couverture sur les épaules de Scully, qui l’accueillit avec un léger sourire.

***


« Est-ce que tu penses y arriver ? » Demanda Scully, jetant un coup d’œil inquiet en direction de la porte d’entrée de la cabane.

« Je n’en sais rien… Ce 4x4 doit avoir au moins cinq siècles… » Critiqua-t-il en recommençant la même opération, encore et encore, trafiquant les fils sous le volant.

« Mulder… »

« Je fais de mon mieux Scully. »
Promit-il, sachant qu’elle allait commencer à s’impatienter.

« Mulder… » Insista-t-elle, le ton préoccupé de sa voix le poussant à dresser la tête.

A travers le pare-brise, il reconnut la silhouette qui avançait dans leur direction, un neuf millimètres dans chaque main. Une décision s’imposait, mais laquelle ? Rester et risquer de finir blessé, ou mort ? Partir dans ces bois sans connaître leur position ? Le second choix lui parut être la meilleure solution.

Mulder fit discrètement le tour du véhicule et s’empara de la main de Scully sans un bruit. Leurs regards se croisèrent et elle devina son plan, bien que ses forces s’amenuisaient rapidement, elle devrait courir.


***


Les doigts de Mulder étaient crispés autour de ceux de Scully et plus il avançait, plus il la sentait faiblir. Jusqu’au moment où leur contact se brisa totalement. Il fit volte-face pour la trouver à genoux par terre, un bras appuyé contre son ventre.

« Scully ! » S’exclama-t-il en se précipitant à ses côtés. « Il… Il t’a cassé une côte n’est-ce pas ? » Hésita-t-il à demander, craignant la réponse du plus profond de son être.

« Je crois qu’il ne m’en a pas cassé qu’une seule… » Souffla-t-elle, les dents serrées pour contenir la douleur qui la lançait dans tout le corps.

Mulder étouffa un gémissement en l’entendant dire ça et su qu’elle ne devait pas être loin de craquer pour oser avouer la réalité de son état aussi facilement. Mulder s’accroupit à ses côtés, surveillant les alentours au cas où leur assaillant avait retrouvé leur trace. Il caressa tendrement le dos de Scully, attendant qu’elle retrouve un rythme normal et plus ou moins régulier de respiration.

« Allons-y. » Murmura-t-elle en se redressant, ignorant l’aide de Mulder.

Et de nouveau, ils progressèrent au plus vite à travers les bois, jusqu’à apercevoir une route. Celle-ci semblait être relativement fréquentée, ce qui les rassura immédiatement. Ils s’en approchaient quand une voix les interpella dans leur dos.

Ils firent demi tour et tombèrent nez à nez avec Kendricks, arme au poing et sourire satisfait aux lèvres.

« Comme on se retrouve ! » Lança-t-il avant de rire sinistrement.

« Kendricks, vous devriez abandonner, tout le monde a déjà deviné qui vous étiez alors si vous nous tuer, ça ne fera qu’aggraver votre cas. Si vous abandonnez maintenant, on pourra peut-être faire un pas en votre faveur. » Tempéra Mulder, s’avançant devant Scully par sécurité.

Le shérif resta silencieux, arborant un rictus inquiétant, ce qui rendit les deux agents particulièrement impatients. Qu’allait-il faire ? Quelle allait être sa décision ? Et enfin il réagit, pointant chacune de ses armes sur Mulder et Scully. Deux coups retentirent à travers la forêt, suivis par les sons mats des corps qui s’échouent sur le sol rugueux.

Plusieurs voitures de police se garèrent sur le bord de la route et Skinner sortit de l’une d’entre elles, accompagné de l’adjoint Adler.

« Kendricks ! Lâchez vos armes et mettez les mains derrière la tête ! » Ordonna Skinner en le menaçant de son révolver.

Le shérif n’obtempéra pas, le menaçant à son tour et grimaçant d’avoir été découvert aussi rapidement.

« Comment ? »

« Les prélèvements récoltés par l’agent Mulder et les comparatifs avec la terre de la région. »
Expliqua Skinner, les yeux allant des corps des deux agents à cet homme qui venait de les tuer lâchement.

Deux morts, deux vies qui s’arrêtent. Deux êtres dont l’amour indéniable n’avait jamais été totalement consumé… Les policiers passèrent les menottes à Kendricks et Skinner pu enfin s’approcher des deux corps inertes… Leur destin avait toujours été lié et le serait toujours. Même dans la mort, leurs doigts avaient trouvé la force de s’entrelacer durant leurs derniers souffles de vie…

« Ils auraient dû en profiter avant ! C’est de leur faute ! Ils auraient du s’en rendre compte plus tôt ! » Hurla Kendricks alors qu’un agent lui abaissait la tête pour le faire rentrer dans une voiture.

A genoux près de ses amis, Skinner essuya une lettre… Cet homme était un montre mais… Il avait tellement raison. Pourquoi n’avaient-ils jamais consommé l’amour qui les dévorait depuis toujours ? Telle était la question…

THE END
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