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 Hasard, destin ou malédiction?

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Polly

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MessageSujet: Hasard, destin ou malédiction?   Mar 1 Aoû - 23:51

Auteur : PoLLy
Genre : Angts - MSR
Time-Line : Saison 7 - Ante-All Things
Rated : PG-13
Disclaimers : Cette fanfiction est réalisée à but non lucratif, simplement dans un but divertissant, je n'en retire aucune source pécuniaire. Les personnages de Fox Mulder et de Dana Scully ne m'appartiennent en aucun cas, ils sont la propriété de Chris Carter, de 1013 Production et de la 20th Century Fox.
Résumé : Mulder et Scully se retrouvent pris au piège dans les décombres d'un motel, suite à un séisme...
Feedbacks : AndreaParCoeur@hotmail.fr






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Hasard, destin ou malédiction ?

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Partie 1/4

« Mulder… » Maugréa Scully en refermant les derniers boutons de son pyjama. « Ca ne peut pas attendre dix minutes que je finisse de prendre ma douche ? » Questionna-t-elle en traversant la pièce pour aller ouvrir la porte.

« J’te dérange ? » Fit-il innocemment, ses yeux parcourant le décolleté prononcé de sa collègue dans un sourire appréciateur.

« Non, pas du tout, je t’attendais justement… » Répliqua-t-elle d’un air ironique, lui faisant signe d’entrer.

« Pour aller au lit ? » Tenta-t-il vainement, ne recevant qu’un regard réprobateur en guise de réponse.

« Assis-toi je re… »

Scully s’était interrompue, un grondement résonnant fortement au loin et les laissant tous deux muets d’inquiétude. Peu à peu le son profond et angoissant se propagea jusqu’à retentir de sous leurs pieds. Le bruit, aussi grave que pénétrant fit s’accroître leur peur à mesure qu’il progressait autour d’eux. Le sol trembla doucement et les murs firent de même, vacillant peu à peu jusqu’à être violemment secoués par une terrible secousse. Le tout ne dura pas plus d’une ou deux minutes et pourtant les évènements parurent si lents et ralentis par la crainte qui les enveloppa. Mulder eut à peine le temps de se jeter sur Scully pour la protéger de son propre corps avant que le plafond ne s’écroule sur eux, emportant avec lui tout l’étage.

Les deux agents atterrirent au rez de chaussée, s’échouant tels des pantins désarticulés. Les débris continuèrent à pleuvoir, plus ou moins lourds, plus ou moins douloureux sur leurs membres ankylosés. Les cloisons étant totalement déformées et effondrées, une épaisse poussière s’en dégagea rapidement et en quantité industrielle. Ce nuage opaque s’insinua dans les moindres recoins, jusqu’à obstruer leurs yeux, et leurs narines, recouvrant leurs lèvres d’une couverture désagréable. Ils ne purent en subit davantage, étouffant de douleur, suffoquant, ils sombrèrent dans un sommeil forcé.

***


Une sensation alarmante s’empara de Mulder lorsqu’il revint à lui, ses poumons le brûlaient de l’intérieur. Il avait beau respirer, l’air qu’il s’infiltrait en lui provoquait une souffrance indescriptible, de celles qui vous paralysent sur place. Il se trouvait sur le dos, il réalisa tout à coup que son poignet lui faisait mal mais il ne s’y attarda pas : Scully.

Où pouvait-elle bien être ? Il redressa la tête en y mettant toutes ses forces mais celles-ci se déployèrent quand il aperçut la jeune femme, pratiquement écrasée par un pan de mur encore entier. L’effet fut immédiat et en un clin d’œil, il rampa jusqu’à elle, évitant les gravats qui lui faisaient obstacle. Lorsqu’il fut près d’elle, il ne pu réfréner une grimace de douleur face à la vision qui s’offrait à lui. Le visage de Scully était tuméfié et du sang s’échappait de sa lèvre fendue, parcourant son menton pour s’évanouir dans son cou. Pourtant, ce qui attira son attention fut la masse qui recouvrait son si petit corps. Au moment où il voulut faire quelque chose pour l’aider, il remarqua qu’elle se réveillait. Il fut à son chevet en moins d’une seconde, retirant sa veste pour la glisser sous sa tête afin de lui apporter un minimum de confort.

« Hey, Scully. » L’invita-t-il à ouvrir les yeux, caressant sa joue du revers de la main, n’osant pas la touche de peur de lui faire mal.

« Muld… » Marmonna-t-elle, les paupières papillonnantes.

« Chhhut… » Lui conseilla-t-il, ne voulant pas qu’elle se s’essouffle.

« Scully, il faut que tu gardes tes forces, il va falloir que tu m’aides là. » Expliqua-t-il en plongeant son regard rassurant dans le sien.

« J’ai… Mal… » Murmura Scully, luttant contre les larmes qui lui montaient aux yeux.

« Je sais Scully, je sais… Tiens le coup, d’accord ? Je vais te sortir de là. Je vais soulever ce gravât et là, il faudra que tu retires tes jambes. Est-ce que tu crois que tu peux le faire ? » S’inquiéta Mulder en comprenant qu’il devait agir vite.

« J’y… arriverai… » Articula-t-elle, anticipant déjà la douleur.

« J’en suis sûr. » Acquiesça-t-il, plaçant ses mains aux bons endroits. « J’y vais Scully, d’accord ? A trois. Un… » Il se courba davantage pour avoir une meilleure posture. « Deux… » Il inspira profondément. « Trois… » Il poussa en y mettant toute la puissance qu’il gardait encore en lui, serrant les dents et retenant son souffle pour ne se concentrer que sur l’effort qui drainait toute sa vigueur.

Il détourna la tête imperceptiblement, juste assez pour voir que Scully faisait tout pour se dégager de son piège. Mulder voyait bien qu’elle faisait tout ce qu’elle pouvait mais l’épuisement n’était pas loin d’avoir raison d’elle. Finalement, sa jambe sortit de sous cette masse incommensurable et il lâcha tout, au bord de l’évanouissement.


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MessageSujet: Re: Hasard, destin ou malédiction?   Mar 1 Aoû - 23:52

Il détourna la tête imperceptiblement, juste assez pour voir que Scully faisait tout pour se dégager de son piège. Mulder voyait bien qu’elle faisait tout ce qu’elle pouvait mais l’épuisement n’était pas loin d’avoir raison d’elle. Finalement, sa jambe sortit de sous cette masse incommensurable et il lâcha tout, au bord de l’évanouissement.

N’y tenant plus, il s’écroula sur le dos, le visage à proximité de celui de Scully. Il leva les yeux sur elle et remarqua qu’elle pleurait sans émettre le moindre son. Mulder savait bien qu’elle détestait se retrouver en état de faiblesse mais elle avait besoin de lui, qu’elle le reconnaisse ou non. Alors avec une douceur infinie, il la recueillit dans ses bras, la serrant contre lui et caressant son dos avec une tendresse incomparable. La jeune femme dissimula son visage dans son cou, ses sanglots cessant peu à peu, à mesure que Mulder la berçait.

« Est-ce que ta jambe est cassée ? » Questionna-t-il en voyant qu’elle ne les bougeait pas encore.

« Non, je pense qu’elles sont juste ankylosées. » Supposa-t-elle en se dégageant de son étreinte.

Ils étaient plongés dans le noir et mis à part quelques filets de lumière qui transperçaient les débris les entourant. L’espace était plutôt restreint suite aux éboulis qui les emprisonnaient. Mulder était obligé de progresser à genoux ou très courbé, Scully devait également pencher la tête.

« J’aimerais bien retirer ces pierres mais j’ai peur que tout s’effondre. » Lui confia-t-il en étudiant les gravas.

« Tu as ton portable sur toi ? » Demanda Scully, sans se déplacer de l’endroit où elle se trouvait.

« Qu’est-ce que je ferais sans toi Scully ? » Répliqua-t-il en observant l’écran lumineux qui lui indiquait un faible réseau.

« Est-ce que tu captes suffisamment ? » S’enquit-elle, venant à ses côtés quand il lui sourit.

Il composa le numéro des pompiers mais les lignes devant être surchargées d’appels, il ne parvint pas à les joindre. Il décida alors de passer un coup de téléphone au shérif qui les avait secondés au cours de leur dernière affaire.

« Shérif Atwood. » L’accueillit une voix préoccupée.

« Shérif, c’est l’agent Mulder. » Se présenta-t-il en se tournant vers Scully, voyant qu’elle aussi était rassurée par cette connexion.

« Agent Mulder ? Vous n’êtes pas encore parti ? Vous avez senti ce tremblement de terre ? » S’étonna-t-il en le découvrant au bout du fil.

« Et bien… Disons que notre motel l’a encore plus ressenti que nous. » Lui dit-il en inclinant la tête.

« Comment ça ? Il s’est effondré ? Vous étiez à l’intérieur ? » Devina-t-il immédiatement.

« Et nous y sommes toujours. » Lui annonça-t-il d’un ton peu enjoué.

« Oh merde ! Ca va vous ? Et l’agent Scully ? Vous êtes blessés ? » L’interrogea-t-il à l’entente de cette mauvaise nouvelle.

« Oui, enfin... Je crois. Mais envoyez-nous quelqu’un avant qu’on ne disparaisse sous ces tas de ruines… » Le pria-t-il avec une pointe d’impatience, il ne tenait pas à manquer de batterie.

Il referma le combiné qui retrouva sa poche en un clin d’œil. D’un commun accord, ils retournèrent d’asseoir sur l’une des plaques de bétons qui s’étaient échouées dans un coin. Mulder resta muet, se rendant compte que sa collègue commençait à avoir un peu froid dans pyjama de soie. A tâtons, Mulder retrouva la veste qu’il avait ôtée quelques minutes auparavant et la déposa sur les épaules de sa collègue.

« Il n’y a qu’à nousi que ça pouvait arriver… » Murmura-t-elle en grelottant légèrement.

« Des fois, je crois qu’on est vraiment maudits. » Acquiesça Mulder en souriant légèrement.

« Tu penses qu’ils vont mettre beaucoup de temps à nous sortir d’ici ? » Se risqua-t-elle en resserrant la veste de son collègue autour d’elle.

« Aucune idée, ils doivent sécuriser le bâtiment. Et puis nous étions les seuls clients de l’hôtel donc ils vont d’abord s’occuper du centre ville, là où se trouve le plus grand nombre de victimes. » Présuma-t-il, haussant les épaules.

Il ne savait pas du tout s’ils allaient passer plusieurs heures enfermés ou plusieurs jours. L’enfermement n’était pas le sentiment qui le rassurait le plus au monde et le fait que Scully ne soit pas au meilleur de sa condition n’était pas là pour arranger son moral. Elle ne semblait pas réellement souffrir, il le devinait quand elle lui cachait quelque chose, mais il n’aimait pas voir ses lèvres abîmées ou son corps trembler. Soupirant de dépit et de fatigue, il appuya son menton dans sa paume et fermant les yeux un instant.
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MessageSujet: Re: Hasard, destin ou malédiction?   Mar 1 Aoû - 23:52

Il ne savait pas du tout s’ils allaient passer plusieurs heures enfermés ou plusieurs jours. L’enfermement n’était pas le sentiment qui le rassurait le plus au monde et le fait que Scully ne soit pas au meilleur de sa condition n’était pas là pour arranger son moral. Elle ne semblait pas réellement souffrir, il le devinait quand elle lui cachait quelque chose, mais il n’aimait pas voir ses lèvres abîmées ou son corps trembler. Soupirant de dépit et de fatigue, il appuya son menton dans sa paume et fermant les yeux un instant.

Quant à Scully, elle ne pouvait se résoudre à scruter les gravas qui les entouraient, à l’affût du moindre bruit suspect. Les grincements du fer qui se plie, le grésillement des pierres qui s’effritent et la poussière qui s’insinuaient dans tous les recoins la mettaient mal à l’aise. Au fond d’elle, elle craignait que leur toit de fortune ne cède, les entraînant dans leur effondrement et ne leur laissant aucune chance. Un seul élément la mettait en confiance, c’était le fait que Mulder se trouve avec elle. Non pas qu’elle soit ravie qu’il soit en danger, mais plus rassurée d’être en sa présence. Elle savait pertinemment qu’il ferait tout pour veiller sur elle, et tant qu’elle serait en mesure de le faire, elle lui retournerait le geste, comme toujours.

A ses côtés, Mulder sentit Scully se rapprocher de lui jusqu’à poser sa tête sur son épaule. Instinctivement, il passa son bras autour de ses épaules et à sa surprise, elle se blottit contre lui. Il était si rare que Scully soit accessible à ce point que Mulder n’osa prononcer le moindre mot, de peur de briser cet instant précieux. Peu à peu, il sentit le corps de la jeune femme se détendre contre lui et sa respiration régulière lui indiqua qu’elle dormait. Se mettant plus à l’aise, il la tint contre lui, espérant que les secours auraient encore besoin de quelques heures avant d’arriver finalement…

***


Ils sursautèrent violement, de nouveau une secousse retentissait autour d’eux. Un grondement profond se répercutait sur les murs et remontait le long de leur corps jusqu’à résonner dans leur poitrine. Ce genre de son était poignant et leur montrait combien leur existence était insignifiante par rapport au monde qui les avait vu naître.

Les décombres tremblèrent et des masses de poussières s’échappèrent pour leur tomber dans les yeux. Mais sans même s’en rendre compte, les deux collègues se serraient toujours dans les bras l’un de l’autre, dissimulant leur visage dans le cou de l’autre. La terre s’arrêta de trembler et, par chance, aucun pan de mur ne les blessa malgré les tonnes de pierres qui s’étaient brisées sous la pression de la réplique.

« Tu n’as rien ? » S’inquiéta immédiatement Mulder, opposa ses mains sur les joues de sa partenaire.

« Et toi ? » Répliqua Scully après avoir hoché négativement la tête.

« Je vais bien, j’ai juste très envie de sortir d’ici ! » Lança-t-il avant de l’accueillir de nouveau contre lui.

Ils étaient désormais deux à grelotter mais le froid de la pièce n’en était pas l’unique raison. Ils refusaient de s’avouer la peur mutuelle qui s’immisçait progressivement en eux, ne voulant pas alarmer l’autre. Scully fixait un point sur le sol, essayant de ne pas se représenter l’univers dans lequel ils se trouvaient. Ses doigts étaient délicatement entrelacés à ceux de Mulder, et son esprit commença à vagabonder.

Elle réalisa que son collègue était la seule personne avec qui elle aurait pu affronter cette épreuve, comme toutes celles de son passé par la même occasion. Lorsque quelque chose se produisait ou qu’elle avait une sorte de mauvais pressentiment, ses premières pensées se dirigeaient directement vers sa famille, bien sûr, mais surtout vers Mulder et personne d’autre. Cela devait bien signifier quelque chose ? D’accord, elle avait beaucoup d’affection pour lui et quand elle le savait malheureux, cela lui fendait le cœur. Quand il était heureux, ou semblait l’être tout du moins, elle l’était aussi… Elle avait bien compris qu’ils n’étaient pas que « partenaires » mais des amis. A un moment. Etaient-ils seulement des amis ? La confiance qui régnait entre eux était si grande, ils s’étaient avoué des choses si fortes qu’ils étaient devenus de véritables confidents.

Inspirant profondément, un sourire se dessina sur ses lèvres, à l’insu de Mulder. Comment pouvait-elle se voiler la face avec autant de conviction ? Le mot qui désignait ses sentiments n’était certainement pas « amitié », « confiance » ou « respect ». Un seul mot correspondait, qu’on l’utilise dans n’importe quelle situation, il traduisait toute la portée de ses émotions. Elle l’aimait… Rien qu’à la pensée de ce mot, son corps se mit à battre plus fort et un frisson agréable la parcourut.

Elle était frigorifiée, tout contre lui, Scully tremblait de plus belle alors Mulder resserra son étreinte autour d’elle et leur regard se croisèrent un instant. Un sourire… Elle avait froid mais elle souriait. La tension s’abaissa en lui et ses yeux se posèrent sur un filet de lumière au dessus d’eux. Il ne pourrait vivre sans elle, Scully lui avait littéralement sauvé la vie en apparaissant dans son existence. Chaque jour elle le suivait, à chaque enquête elle l’entraidait, à chaque épreuve elle le réconfortait… Et même lorsqu’elle-même n’allait pas bien, elle se souciait toujours de lui avant sa propre personne. Jamais personne ne lui avait apporté autant, ne lui avait accordé une confiance aveugle aussi désintéressée…

Mulder tourna la tête vers Scully qui l’observa au même instant, un rayon de lumière illuminant son regard bleu, le faisant étinceler dans un scintillement qui le déstabilisa. Il déglutit difficilement quand il comprit ce qui était sur le point de se produire. Il le désirait tant que sa respiration d’emballait et qu’il avait l’impression de tout voir se dérouler au ralentit. Scully approcha son visage du sien, les yeux brillants et les lèvres entrouvertes. Ses lèvres… Il en avait rêvé plus que de raison, leur volupté, leur douceur ce soir de Nouvel An… Mais surtout il avait envie de les dévorer, d’en faire les siennes, de les embrasser sans jamais plus s’en décoller…

En face d’elle, Mulder leva ses mains tremblantes pour les poser délicatement sur ses joues et Scully crut fondre littéralement. Si jusque là, le doute et l’espoir s’acharnaient dans une lutte sans merci au creux de son cœur, elle devenait de plus en plus sûre d’elle à mesure qu’ils se rapprochaient irrémédiablement l’un de l’autre. Ce, jusqu’à ce que du bruit se fasse entendre à côté d’eux et qu’une lumière vive fende la pénombre qui les avait enveloppés.
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MessageSujet: Re: Hasard, destin ou malédiction?   Mar 1 Aoû - 23:53

En face d’elle, Mulder leva ses mains tremblantes pour les poser délicatement sur ses joues et Scully crut fondre littéralement. Si jusque là, le doute et l’espoir s’acharnaient dans une lutte sans merci au creux de son cœur, elle devenait de plus en plus sûre d’elle à mesure qu’ils se rapprochaient irrémédiablement l’un de l’autre. Ce, jusqu’à ce que du bruit se fasse entendre à côté d’eux et qu’une lumière vive fende la pénombre qui les avait enveloppés.

« Agent Mulder ? Agent Scully ? Vous êtes là ? » Questionna une voix à quelques mètres au dessus.

Mulder laissa échapper un soupir plus qu’explicite et Scully se surprit à dissimuler un sourire. Après tout, elle commençait à être habituée après cette fichue abeille qui l’avait piquée au même instant, pas moins de deux ans auparavant. Peut-être étaient-ce des signes ? Des avertissements comme quoi ce qu’ils s’apprêtaient à faire n’était pas une sage décision ? Baissant la tête avec dépit, elle suivit Mulder jusqu’au trou béant qui leur laissait entrevoir leurs sauveteurs.

« Oui, nous sommes là tous les deux et nous allons bien. » Leur informa son collègue en appuyant ses poings fermés sur ses hanches.

« Très bien, ne bougez-pas de là, on va vous aider. » Annonça l’homme en disparaissant de nouveau.

« Où voulez-vous qu’on aille… » Maugréa Mulder en soufflant presque rageusement.

Scully s’approcha de lui et posa sa main sur son avant-bras, comme pour lui faire comprendre qu’elle se trouvait dans le même état d’esprit que lui. Il serra ses doigts dans les siens et se pencha pour ramasser sa veste qui était retombée par terre lorsque Scully s’était levée. Cette fois, elle passa ses bras dans les manches et il en ferma lui-même les boutons. La jeune femme appuya son front contre son torse, n’ayant pas la force de replonger son regard dans celui de Mulder.

« Aller viens, sortons d’ici. » L’invita-t-il sans bouger.

Il caressa ses doux cheveux, y déposa un baiser, puis ils rejoignirent l’embouchure. Deux hommes tendirent leurs mains et Scully s’en empara pour qu’ils la hissent hors de ce piège. Derrière elle, Mulder eut le droit au même traitement et ils retrouvèrent l’air frais de l’extérieur.

« Suivez-nous, nous allons vous conduire à l’hôpital le plus proche. » Annonça un médecin en indiquant une ambulance.

Sans répondre, Mulder observa les alentours et repéra leur voiture, saine et sauve, toujours garée au coin de la rue. Cette fois, un simple clin d’œil et Scully fut d’accord avec lui.

« Je suis moi-même médecin… Nous n’avons que des égratignures, rien de grave. Nous préférerions nous trouver un autre motel pour la nuit et je surveillerai notre état si besoin. » Expliqua Scully en essayant de se tenir la plus droite possible afin de paraître plus convaincante.

« Vous êtes certaine ? Faites-vous au moins ausculter, peut-être avez-vous été légèrement commotionnés… » Se risqua l’homme avec bienveillance mais se heurtant au refus de Scully.

« Je vous assure, ce sont juste des hématomes et de légères coupures, pas de quoi s’alarmer. J’ai une trousse de secours dans le coffre avec tout ce qu’il nous faut. » Affirma-t-elle pour réussir à le persuader de son aptitude à évaluer leurs blessures.

« Alors prenez soin de vous, et de lui, agent Scully. » Dit le médecin avant de finalement s’éloigner.

La jeune femme se retourna et remarqua l’air réprobateur que lui adressait Mulder. Elle ne perdit même pas son temps à essayer de lui faire comprendre qu’elle allait bien et lui, ne gâcha pas le sien à tenter de la convaincre d’aller se faire soigner. Ils allèrent tous deux jusqu’à leur voiture et Mulder prit le vola sans dire un mot de plus. La nuit commençait de nouveau à tomber car ils avaient passé près de 24h sous les décombres, alors ils cherchèrent un autre endroit ou dormir, à quelques villes d’écart. Ils voulaient être sûrs de ne pas se trouver encore une fois au beau milieu d’une zone sismique.

Ils allèrent à la réception du premier motel qu’il satisfaisait leurs critères. Mulder exerçait cette légère pression de la main au bas du dos de Scully comme elle l’aimait tant. Accoutrée comme elle l’était, Scully laissa son collègue faire les réservations et se dirigèrent vers leurs chambres. Elle s’était résolue, l’occasion d’approfondir sa relation avec Mulder ne s’était une fois encore pas présentée alors peut-être que ça ne servait plus à rien d’espérer.

De son côté Mulder était pensif, devrait-il réessayer ? Par deux fois un rapprochement avait été interrompu, mais pas par Scully elle-même. Elle semblait même plutôt… attendre ce moment autant que lui. A travers la pénombre il avait vu son regard briller, probablement autant que le sien, et il avait senti les battements de son cœur s’accélérer.

Scully introduisit sa clé dans la serrure et s’apprêtait à la déverrouiller quand deux mains se posèrent sur ses hanches, l’obligeant à faire demi-tour. Son regard se perdit dans celui de Mulder, une lueur nouvelle pouvait y être descellée. Et sans rompre ce silence, leurs lèvres s’emmêlèrent un baiser exquis, aussi désiré par l’un que par l’autre. Lorsqu’enfin Mulder redressa la tête, à bout de souffle, il lui envoya un sourire qui rendit les jambes de Scully encore plus flageolantes que durant leur étreinte. Puis sans prévenir, il ouvrit sa porte et l’entraîna à l’intérieur, ne récupérant sa veste que pour qu’elle ne s’échoue au sol… Bientôt rejointe par d’autres vêtements…


FIN
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