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 Malencontr' heureuse expédition

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Polly

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MessageSujet: Malencontr' heureuse expédition   Mar 1 Aoû - 23:56

Auteur : Polly
Genre : Enquête/Angoisse
Time-Line : Dans la Saison 7 - Ante-All Things
Disclaimers : Cette fanfiction est réalisée à but non lucratif, simplement dans un but divertissant, je n'en retire aucune source pécuniaire. Les personnages de Fox Mulder et de Dana Scully ne m'appartiennent en aucun cas, ils sont la propriété de Chris Carter, de 1013 Production et de la 20th Century Fox.
Résumé : Mulder emmène Scully avec lui dans la montagne pour observer des traces d'activités extraterrestres mais une tempête les oblige à rester sur place pour la nuit…
Feedbacks : AndreaParCoeur@hotmail.fr





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Malencontr' heureuse expédition
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« Mulder… Rappelle-moi dans quel Etat on se trouve ? » demanda Scully en claquant des dents.

« Le Wyoming pourquoi ? » répliqua-t-il sans savoir là où elle voulait en venir.

« Dommage que ce ne soit pas le Texas… » maugréa-t-elle en se frottant les bras pour tenter de se réchauffer. Elle continua en le voyant froncer les sourcils, signe de son incompréhension. « La peine de mort est malheureusement abolie ici… » se lamenta-t-elle, s’efforçant de paraître en colère.

Mulder sourit à sa remarque, il préférait la voir fâchée contre lui plutôt que sans vie dans ses bras. Devant lui, elle marchait d’un pas rapide, jetant régulièrement des coups d’œil dans son dos pour s’assurer qu’il suivait la cadence. Au fond de lui, il savait que ses petits demi-tours étaient également destinés à vérifier qu’il se portait bien.

« Je n’arrive pas à croire que tu n’aies pas pensé à surveiller la météo avant de nous embarquer ici… au beau milieu de nulle part… » se plaignit-elle sans ralentir le rythme.

« C’est un pilote, c’était à lui de le faire. » se défendit Mulder, évitant de justesse le retour d’une branche qu’elle avait écartée de son chemin.

« Mulder, tu lui as presque enfoncé son arme sous la gorge… » le sermonna-t-elle, incapable de se débarrasser du froid qui montait progressivement en elle. « Tu ne l’avais même pas prévenu de notre arrivée, rien ne pressait… » murmura Scully en passant sous un tronc couché en travers de leur route.

« Ce n’est pas ma faute, les gars venaient juste de m’appeler. Non mais la prochaine fois qu’on croise un rebelle extraterrestre, demande-lui sa carte, qu’on prenne rendez-vous lors de son atterrissage. » ironisa-t-il, recevant pour seule gratification un sublime regard noir.

« Bientôt ça va être de ma faute à t’entendre ! Pourquoi faut-il toujours que je t’écoute, et surtout, que je te suive ?! » s’exclama-t-elle, levant yeux et bras au ciel, exaspérée par son attitude infantile.

« J’avoue que je ne suis pas mécontent que tu le fasses. » se confia Mulder, retrouvant son sérieux. « Tout seule en pleine montagne, une perspective peu réjouissante. Je ne sais pas ce que je j’aurais fait. » ajouta-t-il pour essayer de lui montrer un tant soit peu de reconnaissance.

« Exactement la même chose Mulder, tu aurais marché jusqu’à cette cabane de garde forestier. » affirma-t-elle en se tournant vers lui, le fixant dans les yeux pour davantage le convaincre.

« Ouais… » lui accorda-t-il, peu satisfait.

En vérité, il ne savait pas si elle avait raison. Peut-être serait-il resté à attendre que la nuit passe et que l’hélicoptère le récupère le lendemain ? Peut-être aurait-il été retrouvé en état grave d’hypothermie ? Il secoua la tête, chassant ces pensées négatives de son esprit et se concentrant sur leur ascension. Cela faisait deux heures qu’ils marchaient pour rejoindre cette cabane, abandonnant l’idée d’étudier la radioactivité élevée de la région. Sa partenaire avançait devant lui et se sentant coupable, il s’était proposé de porter le sac qui contenait leur matériel d’analyse. Encore une fois, il avait entraînée Scully dans son périple et il n’osait plus lui dire que ce refuge tant espéré n’existait pas.

En effet, ils découvraient les alentours depuis plusieurs minutes lorsque le pilote, qui leur avait laissé une radio, les avait avertis de la formation d’une importante tempête. Il ne pourrait donc pas les reprendre en fin de journée, comme prévu au cours du trajet, mais le lendemain dès l’aube. Ils étaient donc forcés de dormir sur place sans le moindre équipement et sans carte, celle-ci ayant rendu l’âme au bout d’un quart d’heure sous la pluie torrentielle. Scully s’était évidement immédiatement emportée contre lui, lui reprochant d’être totalement inconscient. Et maladroitement, il lui avait laissé croire qu’une cabane se trouvait à flan de montagne, enfin, d’après son souvenir de la carte. Le problème, c’était qu’il n’était plus sûr qu’il s’agisse de la même vallée, donc le refuge se trouvait en réalité bien trop loin de leur position. Mais cela, il s’était bien gardé de le dire, voyant Scully se mettre en route et devenir muette par la même occasion. Restait à trouver le moyen de lui dire la vérité, peut-être s’en rendrait-elle compte sans qu’il n’ait besoin de l’avertir ?

Se situant derrière elle, il avait tout loisir d’observer ses fines courbes à son insu, appréciant particulièrement le spectacle qui s’offrait à lui. Sans le réaliser, ses yeux s’étaient posés sur une forme plus arrondie que les autres et bien agréable à contempler, lorsque Scully fit brusquement volte face. Il se ressaisit instantanément, espérant qu’elle n’ait rien remarqué, et ses yeux ne dépassèrent plus la base du cou de la jeune femme.


« Mulder, tu es sûr que tu as vu une cabane par ici, sur la carte ? » questionna-t-elle, tout reproche parfaitement évaporé.

« Euh… » prit au dépourvu, il redressa davantage sa posture, dégageant les cheveux trempés de pluie qui lui barraient la vue. « Maintenant que tu le suggères… » fit-il innocemment, haussant les épaules.

« C’est bien ce que je pensais, on a fait tout ce chemin pour rien alors. » marmonna-t-elle, buvant la dernière goutte d’eau de sa bouteille. « Mulder, comment on va faire ? On n’a même pas de sac de couchage… » souligna-t-elle, le ton bien moins assuré tout à coup.

« Aller, viens. » l’invita-t-il en lui tendant la main. « On va trouver un endroit et essayer de se réchauffer. » proposa-t-il en sentant ses doigts gelés s’emmêler aux siens.

Une vague de remord s’empara alors de lui, réalisant que Scully était littéralement frigorifiée et qu’elle ne lui en avait touché mot. Il osa un regard dans sa direction mais elle ne le lui rendit pas, trop occupée à chercher où poser les pieds. Il repéra un peu plus haut un amas de troncs et de branchages alors il l’aida à terminer leur parcours.

La pluie et le vent avaient redoublé de violence mais elle avait tenu à lui apporter son soutien, ramassant avec lui le plus possible de feuillage. Ils le disposèrent entre deux arbres couchés puis le recouvrir d’une bâche qui aurait dû servir à leur matériel. Ainsi, ils n’étaient pas en contact avec le sol rendu boueux et ils avaient une sorte de fin matelas, plus confortable qu’un lit de pierres. Mulder s’installa le premier, au centre de leur petit camp de fortune et lui fit signe d’approcher.


« Viens là. » lui dit-il, indiquant le “V” de ses jambes.

Après une légère hésitation, transie par le froid, Scully céda et s’assit dos contre lui. Les deux bras forts et sécurisants de Mulder ne tardèrent pas à l’encercler, après les avoir recouverts de la seconde bâche. Il sentit la raideur dans tout le corps de Scully mais ses tensions finir par s’apaiser peu à peu et l’arrière de sa tête trouva sa place sur son épaule.


« Est-ce que ça va aller ? » se risqua-t-il, les frissons de Scully se répercutant contre lui.

« Je meurs de froid. » avoua-t-elle, le prenant au dépourvu, lui qui était tellement habitué à entendre un “je vais bien Mulder, ça va…”.

La serrant encore plus fort pour lui transmettre le peu de chaleur corporelle qui lui restait mais aussi pour lui montrer qu’il était désolé. Il la sentit remonter ses genoux contre sa poitrine et l’imita rapidement, collant ses grandes jambes aux siennes.

« Mulder ? »

« Oui ? »


Dernière édition par le Sam 5 Aoû - 15:51, édité 1 fois
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Polly

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MessageSujet: Re: Malencontr' heureuse expédition   Mar 1 Aoû - 23:56

« Arrête de t’en vouloir. » lui demanda-t-elle d’une voix douce.

« M’en vouloir ? » répéta-t-il, s’attendant plutôt à une gifle qu’à une telle remarque après son comportement.

« Oui, je sais très bien que même si tu avais été au courant de cette tempête, tu serais venu. Et tu sais très bien que je t’aurais également suivi. » lui expliqua-t-elle, sa tête glissant peu à peu en direction du cou de son collègue.

« Pourquoi Scully ? » questionna-t-il, intrigué par le message qu’elle voulait lui faire passer.

« Parce que tu n’en fais qu’à ta tête, parce que tu ne prends jamais tes risques en considération et que tu fonces, peu importe que le mur en face de toi soit en béton armé. Et puis, je préfère être ici avec toi plutôt qu’à me morfondre au bureau, me demandant ce qui a bien pu encore t’arriver. » lui confia-t-elle, un faible sourire se dessinant sur ses lèvres.

« Te morfondre ? Tu t’inquiètes pour moi quand je ne suis pas là ? » s’intéressa-t-il, inclinant la tête pour apercevoir le coin des yeux de Scully grâce à la lumière que la lune reflétait sur eux.

« Comment ne pas le faire quand on voit qu’à chaque fois qu’on se sépare, tu te retrouves dans un pétrin inqualifiable ? » répondit-elle avec amusement. « Le doigt cassé, des vers dans les poumons, un zombi qui veut ta peau… » énuméra-t-elle presque en riant.

« Et moi alors ? Un cinglé qui veut te lobotomiser, un autre qui veut tes cheveux et tes ongles, un autre qui veut ton cœur… Il va bientôt falloir que je t’accroche un panneau autour du cou avec “Rien à vendre” inscrit dessus ! » se moqua-t-il, riant à son tour.

Faussement vexée, Scully lui donna une petite claque qui ressemblait davantage à une caresse. Ce qui la surprit, ce fut la fraîcheur de la peau de Mulder, lui aussi était gelé des pieds à la tête mais il voulait la réchauffer elle. Se sentant responsable, elle tourna quelque peu dans son étreinte, se retrouvant de profil par rapport à lui. Elle tira sur la manche de son pull pour recouvrir sa main et la passa sur le visage humide de Mulder pour en effacer les gouttes de pluie. Ensuite, elle frotta son bras droit, le seul auquel elle avait accès, pour lui apporter un minimum de chaleur, collant son front contre la base de son cou.

« Mulder, toi aussi tu es frigorifié. » constata-t-elle, se serrant encore plus contre lui, seul technique à sa portée pour maintenir leur température.

« Ca va aller, je veille sur toi et tu veilles sur moi, c’est comme ça que fonctionne un bon partenariat. » déclara-t-il, sa main gauche vagabondant sur le dos de Scully.

Et ce fut alors qu’elle le sentit s’allonger, prenant appuie sur leur sac à dos qui lui servait d’oreiller. Il l’attira contre son torse et elle se retrouva presque allongée sur lui. Ensuite il ouvrit son manteau et en referma les deux pans autour d’elle. Pour finir, il tira sur la bâche et celle-ci les recouvrit entièrement, mettant leurs têtes à l’abri de l’orage qui faisait désormais rage au dessus d’eux.

Jamais elle ne s’était retrouvée aussi proche de lui et malgré la tempête qui les maltraitait, elle se sentait étrangement en sécurité. Elle était avec Mulder, rien ne pourrait lui arriver. Ce fut donc avec confiance qu’elle ferma les yeux, la fatigue ayant raison d’elle au bout de quelques minutes.

Mulder comprit à la respiration régulière de sa collègue qu’elle s’était endormie. Quelque part, il était heureux, car si elle avait réussi à trouver le sommeil dans ces conditions, cela signifiait qu’il parvenait à suffisamment la réconforter et l’apaiser. Sa confiance en leur partenariat n’était que chaque jour plus grande, il rejoignit donc instantanément au pays de Morphée.


***


« NOOON !!! » hurla Mulder en se réveillant.

Il se redressa subitement, la sueur perlant sur son front et sa respiration courte et saccadée. Il ne parvenait pas à reprendre son souffle, scrutant les alentours. Il se tourna et se retourna : où était-elle ?


« SCULLY ???!!! » cria-t-il de plus belle, les mains en porte-voix.

Elle n’était nulle part, il marcha en titubant, cherchant partout et nulle part à la fois. Il n’inspirait toujours pas convenablement, bien au contraire, il était presque haletant, comme si son oxygène lui avait été coupé.


« Mulder ? Ca va ? » entendit-il dans son dos.

Il pivota sur lui-même et se jeta littéralement sur elle, l’étouffant dans ses bras, la serrant de toutes ses forces jusqu’à lui en rompre les os.


« Muld… Mulder ça va ? » demanda-t-elle, à bout de souffle elle aussi.

Elle n’eut pas le temps de s’inquiéter plus longtemps, ou de retrouver sa respiration car deux vinrent fermement et fougueusement capturer les siennes. Scully crut que son corps allait disparaître dans celui de son “collègue” tellement il maintenant avec vigueur contre lui. Ils se détachèrent enfin, exténués par le manque d’air et l’angoisse qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre.


« Mulder ? Ce… Tu es sûr que ça va ? » parvint-elle à dire, scellant leurs regards.

« Je… J’ai fait un cauchemar… J’ai cru que… Il y avait du sang tout autour de moi et puis ton… corps sans vie. » décrit-il, les mains encerclant le visage de Scully.

« Je vais bien Mulder, je suis là, tu vois. » le rassura-t-elle avant de se noyer dans ses bras.

« Il… Il faut qu’on retourne là où l’hélicoptère nous a déposés. » l’avertit Mulder en retournant plier les bâches.

Scully s’avança vers lui avec hésitation, lui ouvrant le sac pour qu’il glisse leurs couvertures d’une nuit à l’intérieur. Elle ne savait pas réellement comment agir après sa réaction… surproportionnée. Au moment où ils se remirent en marche, elle sentit sa main se soulever légèrement et des doigts s’enchaîner aux siens. Elle leva les yeux et son regard et croisa le sourire rassurant de Mulder.

« Finalement, cette expédition n’aura pas été si inutile que ça ? » questionna-t-il avec un soupçon de doute dans la voix.

« Tu le savais ! » s’exclama Scully en lisant son expression.

« Quoi ? »

« Pour la tempête ! Tu le savais et tu as fait exprès ! »
affirma-t-elle, se sachant pas si elle devait lui sauter au cou ou le frapper.

« Possible… » murmura-t-il en haussant les épaules, se remettant en route sans lâcher sa main.

FIN
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