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*LuciOle*

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MessageSujet: Besoin d'espace   Mer 2 Aoû - 3:37

Nouvelle Fics Aimée De Timmy Et Dine ...
Mrki A Tim Pour Le Nom ...
Et Dine Dsl De T'avoir Tuée ...
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- Tu ne comprend vraiment rien. Ou pire tu ne veux pas comprendre !
- Mais ne t’énerve pas, on peux discuter tranquillement non ?
- NON !! Parce que cette fois ci j’en ai marre. Marre de toujours faire des efforts, marre de me plier à tes désirs. Marre de toujours prendre sur moi !!
- Attend on est deux dans l’histoire !!
- DEUX ?? A chaque fois c’est pareil ! Deux jours d’efforts et les crises recommencent !! Je ne le supporte plus ! TU M’ETOUFFES !!!! Je ne te demandes pas grand chose ! Juste de la liberté, du temps pour moi et moi seule !!
- ALORS JE TE LAISSE !!


Et la porte claqua comme toutes les fois où ils se disputaient.


Depuis quand Dana Scully était assise dans son rocking-chair ? Elle même ne saurait y répondre. Se balançant doucement sur son fauteuil, son regard immobile se posait sur le lac Michigan. Depuis des jours, des semaines, de longs mois, elle résidait seule, dans un petit appartement de Chicago. Situé plein Sud, elle disposait d’une baie vitrée sur toute la longueur su salon, dominant la ville et le lac. Chaque jours en rentrant du travail, elle se préparait une tasse de thé et s’installait sur son fauteuil à bascule. Ainsi dans un silence imperturbable, elle repensait aux causes de son arrivée ici. Elle avait demandé sa mutation pour des raisons privées. Six mois déjà qu’elle était Agent du F.B.I dans la section des « Affaires diverses et quotidiennes ». Elle désirait un poste loin des investigations irrationnels et des complots gouvernementales mais elle devait se l’avouer : les affaires non classés lui manquait. Il lui manquait. S’interdisant de penser à lui pendant les heures de travail pour ne laisser s’échapper aucuns sentiments face à ces collègues, le soir arrivant, son regard plongeant dans le lac, c’était son visage qui apparaissait. Celui du grand brun qu’elle aimait. Elle se souvenait de tout. Leur rencontre, leur travail, leur moments ensemble. Plus de six ans de partenariat dont huit mois de vie commune pour finir par une lettre.

« Mulder,
Tu ne semble pas comprendre que j’ai besoin de liberté. J’ai donc décidé de la prendre un certain temps pour que nous réfléchissions à notre éventuel avenir. N’entend pas par là que je suis partie refaire ma vie. Je n’agis pas de la sorte pour fuir … Amis ou amant nous serons toujours liés. Prend soins de toi …
Dana »


A ses pensées, une larme coulait sur son visage pâle. Depuis six mois qu’elle était partie, elle n’avait eu aucunes nouvelles. Il n’avait pas cherché à la contacter et avait dédaigné lui répondre à ces quelques messages laissés sur le répondeur.




- Je me fiche que ce soit la nièce du grand patron ! Elle ne connaît rien !
- C’est une stagiaire, laissez lui le temps d’apprendre et de s’adapter.
- Ce n’est pas d’une personne comme sa que je voulais. Elle n’est pas …
- Scully ?
- Scientifique et objective !! Elle acquiesce tout ce que je dis.
- Ce n’est que provisoire.
- Oué c’est sa ! Excusez moi j’ai du travail !


Il quitta le bureau du directeur Adjoint Skinner en claquant la porte et se rendit dans le sien. Cette pièce sordide et lugubre, dépourvu d’intérêt depuis que sa coéquipière avait déserté les lieux. Cette personne en qui la confiance absolue régnait, l’avait planté dans tous les sens du terme. Celle qui le remettait dans le droit chemin, ou du moins essayait, quand celui ci s’égarait. Celle qui partageait sa vie, qui lui avait donner un sens. Même Jesse Peterson, la stagiaire n’arrivait pas à lui décrocher un sourire. Ce n’était pas de cette blonde de 23 ans, taille mannequin qu’il désirait mais d’une rousse du haut de ces 1m58 aux yeux couleur océan. Il se laissa tomber lourdement sur son fauteuil et laissa son esprit rêver d’elle. Il pensait à cette lettre trouvé sur la table basse de son salon, accompagné des doubles de ces clefs. Il s’était alors rendu précipitamment chez Scully pour n’entrer que dans un appartement vide. Sur ordre ce cette dernière, le concierge ne put répondre aux question de Mulder. Il rentra chez lui, désespéré. Vide. L’appartement de Scully. Le bureau des X-Files. Le cœur de Mulder. Comment avait il put laisser faire sa ? Lui qui c’était juré de ne jamais lui faire de mal. Elle avait déjà tant souffert … Il fut interrompu par l’Agent Peterson entrant dans le bureau.

- On y va Agent Mulder ?
- Mmmh …
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*LuciOle*

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MessageSujet: Re: Besoin d'espace   Mer 2 Aoû - 3:40

Scully partie de bonne heure ce matin. Elle devait finir quelques rapports. Le bureau était désert. Tous les Agents ici respectaient à la seconde prêt leurs horaires. Elle aimait travailler seule depuis qu’elle était affectée ici. Ces collègues n’étaient pas ce qu’on peux appeler aimable. Il n’y avait que trois femmes, dont Scully, parmi une cinquantaine d’Agents. Chacune en prenait pour son grade mais depuis son arrivée, les rumeurs allaient bon train. Pourquoi à l’aube de l’an 2000, les hommes devaient encore se croire supérieur ? Elle s’habillait généralement d’un tailleur jupe avec veste cintrée. Rien de dégradant et pourtant les regards et réflexions basses fusaient. Elle n’y prêtait aucunes attentions et continuer à travailler comme elle l’avait toujours fait. Aucuns reproches n’étaient à faire. Consciencieuse et rigoureuse, deux mots qui la qualifiait. Son directeur était content d’elle et ce qu’il lui suffisait à ignorer les propos tenus des autres.
Vers neuf heures, l’Agent Perez reçu pour ordre de constituer une équipe au plus vite et d’y intégrer l’Agent Scully pour son tact et son calme face aux situations de crise. Il les briefa en quelques minutes, avec le peu de renseignement qu’il disposait et partirent. Un jeune homme d’une trentaine d’années venait de prendre la banque la plus proche en otage. En trois minutes, ils arrivèrent sur place et les policiers leurs donnèrent d’avantage d’informations.

- Il est armé. 2 coup de feu ont été tirés. On ne connaît pas les dégâts. Il ne veux pas communiquer avec nous. D’après les témoins, ils seraient une dizaine à l’intérieur dont un enfant de trois ans. Voici le portrait robot décrit par une femme. Il est fiché : Roger Clint condamné a 5 ans de prison ferme pour complicité de braquage à main armé de divers magasins.
- Il faut entrer en contact avec lui au plus vite ! Intervint Scully. Savoir ce qu’il désire et surtout savoir s’il y a des blessés.

Crispé, l’Agent Perez prit le mégaphone, devançant une Scully totalement maître d’elle même :

- Ici l’Agent Perez, C’est dans votre intérêt que je vous demande de vous rendre. Sinon nous emploierons les manières forte et rien ne pourras être contrôlé.

Scully lui arracha l’appareil des mains.

- Mais vous êtes vraiment inconscient ma parole ! Vous cherchez quoi ? Une tuerie ??
- Agent Scully je ne vous ai rien demandé !
- Pourquoi suis je la alors ?


Outré par son comportement, il resta immobile ne sachant que dire. Comment osait elle parler de la sorte à son supérieur ? Depuis quand se rebellait elle ?

- Monsieur Clint, ici l’Agent Dana Scully. Vous avez sûrement de bonnes raisons d’agir de la sorte. Mais ce n’est peut être pas la seule solution. J’aimerai que nous en discutions calmement. Appelez moi au 555 809 146. Je vous donne ma parole que nous étudierons toutes propositions.

Sa voix était calme et posée. Elle pesait chaque mots mais contrôlait parfaitement. Autour d’elle plus un bruit. Ces collègues la regardait, prêt à obéir aux ordres. Une femme de caractère qui venait de s’opposer à son chef, cela n’arrivait pas souvent. Son téléphone ne mit que quelques minutes à se faire entendre. Branché à un enregistreur, les autres Agents pouvaient également entendre la conversation. De sa voix toujours calme, elle décrocha :

- Dana c’est sa ?
- Oui monsieur Clint.
- Roger …
- Très bien Roger. Avant tout j’aimerai savoir s’il y a des blessés suite aux coups de feux ?
- Non … Mais si je n’ai pas ce que je veux je n’hésiterai pas !!
- Très bien, je vous écoute.
- Dites à tous vos collègues que je veux une voiture et 1 million de $ en petite coupure. Y’a rien ici !!


Voyant que Perez allait manifester, elle leva sa main pour obtenir le silence. Il se retourna maugréant un juron.

- Ecoutez Roger, sa ne va pas être …
- Je ne veux riens avoir !! Vous avez une heure !


Et il raccrocha.
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*LuciOle*

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MessageSujet: Re: Besoin d'espace   Mer 2 Aoû - 3:42

Les négociations n’aboutissaient pas. Perez dirigeaient les opérations sans consulter celle qui aurait put faire avancer les choses. Son visage ne laissait rien paraître, mais la colère contre son supérieur, ses collègues et contre elle même montait. Le téléphone sonna mais il répondit avant que Dana ne puisse le faire.

- Oui Roger !
- Qui êtes vous ? Passez moi Dana !
- Ecoutez …
- NON c’est vous qui allez m’écouter ! Je n’ai pas de temps à perdre alors vous allez magniez votre cul sinon je n’hésiterai pas à tirer !!! Est ce clair ??


Elle ne comprenait pas ce que cherchait l’Agent Perez. A peine eu t-ils échangés un regard foudroyant, qu’un bruit sourd, provenant du bâtiment encerclé, résonna. Des cris transparaissaient le nouveau silence installé. Scully attrapa son téléphone et appela le ravisseur. Paniquée, elle garda néanmoins une voix calme.

- Roger c’est Dana, que ce passe t-il ?
- Je … J’ai tiré … Paniqué donc j’ai tiré.
- Y’a t-il des blessés ?
- …
- Roger répondez moi …
- Un … Une femme …
- Ecoutez je suis également médecin. Laissez moi entrer ou laissez la sortir. N’aggravez pas votre cas … Faites moi confiance …
- … Ok … Vous pouvez entrer … Mais attention, pas d’entourloupes ! Un pas de travers de votre part ou de vos collègues incapables et tout pète !!
- On est bien d’accord … Le temps d’attraper une trousse de secours et j’arrive.


Scully raccrocha satisfaite du climat de confiance qui s’installait entre eux. Elle arrivera facilement à le résonner. Elle se dirigea vers la première ambulance et demanda du matériel. Perez arriva derrière elle, hors de lui .

- Mais vous êtes une grande malade !! Je vous interdit de mettre les pieds dans cette banque et je vous ordonne de rejoindre le bureau et de m’y attendre bien sagement !
- Vous attendez quoi Agent Perez ? Qu’il tire sur tout ce qui bouge car vous avez été incapable de prendre une décision ?? D’accord ou pas j’y vais !


La voix de Scully prit le dessus sur la voix rauque de son collaborateur. Tout le monde était encore une fois tout ouïe et stupéfait de la tournure que prenait les choses.

- Il a confiance en moi et de tout façon, je n’ai plus rien à perdre !
- Agent Scully !!



- « Agent Mulder ? »

Il sursauta au bruit strident de l’interphone qui venait de crier son nom. D’un ton irrité, il répondit :

- Mmmmh ?
- « Agent Mulder je vous attend dans mon bureau. »
- Monsieur j’ai une tonne de rapports en retard et je …
- « Ne Discutez pas, c’est urgent ! »


Mulder attrapa sa veste et d’un pas las se rendit à l’étage supérieur. Le ton de Skinner n’avait rien de joyeux. Lui qui, l’heure précédente, l’avait renvoyé dans son bureau pour de la paperasse, l’obligeait encore à repousser cette tâche pénible. La secrétaire du Directeur Adjoint, le laissa entrer.

- Monsieur j’espère que c’est pour une bonne raison que … Maggie ??

Son regard s’arrêta sur la personne assise en face du bureau de Skinner. Il n’avait pas eu de nouvelles depuis que sa fille avait quitté la ville. Malgré les sentiments qu’il avait pour cette « mère d’adoption », il n’aurait eu le courage d’affronter son regard. La peur, l’angoisse du jugement … Elle se leva difficilement, les traits de son visages tirés, les yeux rougis et un regard qui trahissait une détresse sans nom. Il s’approcha d’elle pour la soutenir.

- Mon dieu que ce passe t-il ?
- Asseyez vous … Madame Scully est venue me demander de vous envoyer à Chicago pour aider les collègues de l’Agent Scully à la retrouver.
- Pardon ???


Les larmes perlaient en silence sur le visage pâle de celle assise à ces cotés. Il ne comprenait rien … Retrouver qui ? Aider qui ?

- L’agent Scully a été envoyé hier matin sur le terrain pour un braquage de banque et le ravisseur l’a prise en otage. Depuis nous n’avons plus de nouvelles …
- Mulder je sais les raisons qui ont poussé Dana à partir et c’est votre histoire mais je n’ai confiance qu’en vous. Et elle aussi.


Mulder se leva aussi vite que possible, révolté.

- Comment ça pas de nouvelles ?? Ils attendent quoi ?? Qu’on t-ils fait pour perdre sa trace ??
- Agent Mulder je comprend votre réaction mais je n’en sais pas plus que vous … Voici le rapport. Si vous êtes d’accord je les contacts pour les prévenir de votre arrivé.
- D’accord ?? Nous prenons le premier vol …


Margaret se leva à son tour et remercia Skinner.
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*LuciOle*

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MessageSujet: Re: Besoin d'espace   Mer 2 Aoû - 3:42

Margaret se leva à son tour et remercia Skinner.

Une fois arrivés, Mulder héla un taxi. Le voyage c’était fait en silence. Lui, soucieux de ce que pensait Madame Scully, soucieux de ce qu’il allait découvrir. Elle, priait depuis deux jours, refoulant des larmes et sanglots qui ne lui serviraient à rien. Comment ces deux âmes sœurs en étaient arrivés là ? Il s’était plongé dans le dossier de cette affaire, ne comprenant pas certains points. Pourquoi ses collègues n’avaient rien tenté contre ce Clint ? Pourquoi n’avaient ils pas de nouvelles d’elle ? Que cherchait le ravisseur ? Il prit les bagages de Maggie et l’aida à monter dans la voiture. Elle avait besoin de dormir, de se reposer mais refusa de laisser Mulder se rendre seul au FBI. Ils entrèrent dans ce bâtiment froid. Un frisson parcouru le dos de chacun. Margaret comprit que sa fille lui avait menti sur son bien être ici. Comment pouvait elle se sentir à son aise dans un endroit si glauque et inhumain ? Sur leur passage, personne ne leur dit bonjour. Ils longeaient les murs gris, sans aucune affiches, traversaient les bureaux symétriques et carrés. Pas une place pour de la fantaisie. Pas une plante pour décorer. Cherchant le bureau du directeur, ils passèrent près de la machine à café où trois agents discutaient. Maggie, en retrait par rapport à Mulder.

- Non mais c’est de sa faute aussi ! Elle aurait écouter le chef rien ne serait arriver.
- Possible mais Perez ne faisait rien pour …
- Arrête tu as vu comment elle s’habille ? Tu crois que c’est une tenue pour un agent du FBI ? Déjà, les femmes devraient être interdite dans ce genre de boulot ! Et parler comme elle l’a fait, je suis désolé mais elle n’a que ce qu’elle mérite !
- De toute façon on ne la retrouveras pas ! Ils sont bien trop loin …


Maggie cru défaillir. Elle ne pouvait laisser dire sa sur le dos de sa fille.

- Mais vous êtes qui pour parler ainsi ? Mulder se retourna vivement. Surpris d’entendre Margaret parlait d’un ton élevé. Parce que vous êtes des hommes vous avez tous les droits ? C’est quoi cette société de machos insensibles ? Vous vous croyez plus fort parce que vous en avez dans le pantalon ? Avez vous pensez à la famille de l’Agent Scully ? Que faites vous là alors qu’elle a besoin de vous ??
- Nan mais vous êtes qui pour nous agressez …


Mulder s’interposa entre les trois agents et cette femme qui se trouvait au bord de la crise de nerfs. Il sortit son badge et d’une voix rauque et sa mâchoire crispé il se présenta.

- Agent Mulder ! Je vous présente Madame Scully.

Il vit le visages des agents devenirs blêmes. Aux voix élevés qui résonnait dans ce couloir austère, le directeur suivit de Perez sortirent du bureau. Mulder continua.

- Je vous demande de présenter vos excuses tout de suite sinon …
- Laissez Mulder, Je n’en veux pas …
- Mais que ce passet-il ici ?
intervint le Directeur.
- Vous devriez payez à vos agents un stage de politesse et de respect. Dit Mulder tout en ne les quittant pas des yeux.
- Agent Mulder, Madame Scully je suis navré et confus. Je vous pris de m’excusez. Entrez.


Il se retourna vers ses agents et les mitrailla du regard. Ils se retrouvèrent à quatre dans le bureau. Perez expliqua les faits. Les dernières nouvelles n’étaient que peu concluantes.

- C’est insensé !! Vous n’êtes pas capable de suivre une voiture, ou de mettre des barrages, de faire votre job correctement. Et vous osé nous apprendre ceci calmement en regardant Madame Scully dans les yeux ??
- Ecoutez je comprend ce que vous ressentez, je sais ce que représente l’Agent Scully …
- Ca n’a strictement rien à voir … Contrairement à vos méthodes, je remuerais ciel et terre, jour et nuit pour la retrouver quitte à prendre des risques ! C’est sa mon travail, Agent Scully ou pas, mais apparemment sa change d’Etats en Etats ! Maintenant j’aimerai me concentrer sur cette affaire et avoir le plus de renseignement possible sur ce Clint et les rapports de tous les Agents présents.
- Bien sûr, voila.
Perez tendit un dossier épais que Mulder attrapa violemment.
- Vous savez nous ne sommes pas souvent confronté à ce genre de situations …
- C’est pas une raison pour bâcler le travail ! On garde contact, nous sommes au motel Michigan.


Il se leva et tendit le bras vers Maggie. D’habitude forte, elle se laissa aider. Son regard vide, elle avançait ne sachant comment. Ses jambes légères ne la porteraient plus pour longtemps. Une fois arrivés, Mulder fit couler un bain pour qu’elle se détende. Elle s’y enferma une petite heure. Il en profita pour se plonger dans les rapports. Le temps leur était compté. Il devait faire vite. Mais il s’arrêta sur une phrase qui lui donna la nausée : « Je n’ai plus rien à perdre ». Il ne pût lire autre chose durant quelques minutes. Moment que choisi Margaret pour sortir de la salle de bain. Elle s’approcha doucement, voyant le visage pâle de son ami. Elle déposa un main sur son épaule et demanda ce qu’il se passait. Le non réponse de celui ci obligea Margaret à suivre le regard pour se poser sur ces mots. Cette phrase lourde de sens.

- Fox …
- Je … Elle m’a contacté … Jamais je ne lui ai répondu …
- Fox allons manger et nous parlerons …
- Je ne peux pas …
- Une demi heure pas plus … Il faut prendre des forces.


Ils se rendirent au restaurant du motel et y discutèrent tout en mangeant.
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*LuciOle*

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MessageSujet: Re: Besoin d'espace   Mer 2 Aoû - 3:43

Dana se réveilla péniblement. A peine 28 heures qu’elle était entrée dans cette banque. Soignant la blessée tout en parlant calmement à celui qui était la cause de cette affaire, il semblait lui faire confiance, se détendant légèrement sous ses paroles. Si l’Agent Perez n’avait pas donner l’ordre à ses collègues de se poster aux quatre coins du bâtiment, elle aurait réussi à le résonner. Elle le savait. Malheureusement, Roger avait vu ceux qui était prêt à entrer de force. Il avait attrapé Dana, pointant son revolver sur sa tempe, ordonnant de les laisser sortir. De force, elle prit le volant d’une voiture de fonction, lui sur le siège arrière, arme toujours braquée. Ils avaient roulés une heure puis volés une autre voiture. Toujours au volant, elle se détendait peu à peu ainsi que lui. Elle avait comprit qu’il ne lui ferait rien. Du moins pas pour le moment. La peur s’était quasi envolée, pensant que sa vie ne serait pas plus mal au royaume des anges.

- Dana, je peux vous poser une question ?
- Oui.
- Pourquoi vous n’avez plus rien à perdre ? Voyant le regard surpris de celle ci, il continua. Je vous ai entendu parler à votre collègue. Un connard. Que faites vous avec eux ? Vous êtes belle, intelligente … rien a voir avec ses corbeaux malsains !
- Et vous pourquoi faites vous ceci ? Comment vous êtes vous embarqué dans cette affaire ?
- On ne répond pas à une question par une question Agent Scully.
- Disons que dans la vie, tout n’est pas comme on le souhaiterait …
- Pareil …


Elle revint à la réalité quand elle entendit le grincement de la porte. Pour la première fois, il lui apportait de quoi manger. Maigre plateau. Un verre d’eau, du pain sec.

- Désolé je n’ai trouvé que ça.
- Mmh … Merci.


Il repartit aussitôt. Sans un mot. Elle étudiais encore et toujours la cave où elle se trouvais mais aucunes solutions ne s’offrait à elle. Une pièce sombre et humide. Fraîche et nu. Aucunes ouvertures sauf la porte barricadée. Il lui avait juste donnait une fine couverture qui ne servait pas à grand chose. Elle ne connaissait pas les attentes de son ravisseur, ne savait combien de temps elle resterait ici. Elle savais juste qu’avec cette humidité, ces repas et son manque de vitamines ces dernières semaines, elle ne tiendrait pas longtemps. Les souvenirs de ces divers enlèvements lui remontèrent en mémoires. Elle le vivait différemment. La peur n’étant pas à son maximum. Une drôle de sensation. Elle s’allongea sur le morceau de tissu et ferma les yeux. Ces dernières pensées s’évadèrent quelques mois auparavant, là où tout allait bien.


Le téléphone le fit sursauter. Il s’était endormis sur les rapports. Cherchant son portable, il décrocha aussi vite que possible.

- Mulder !
- Perez, on a retrouvé la voiture volée, brûlée au sud de Chicago.
- Très bien j’arrive.


Sa montre indiquait 11h21. Il avait veillé une bonne partie de la nuit pour ne s’endormir qu’au lever du soleil. Il tapa à la porte de la chambre de Margaret qui lui ouvrit aussitôt.

- Je doit y aller, on a retrouvé la voiture brûlée. Je ne sais pas pour combien de temps j’en aurai. Prenez le portable de votre fille, je vous appellerai …
- Faites attention à vous, Fox.


Il lui répondit par un sourire et ne put s’empêcher de lui déposer un baiser sur la joue. Elle se retrouva seule, perdue dans ces pensées. Elle n’avait rien à faire et occuper son temps allait être difficile. Dana ne lui avait pas laissé ses clefs de son appartement. Elle décida de sortir prendre l’air, sous ce léger soleil. Elle avançait sans savoir où aller. Ses pieds la guidait, là où, inconsciemment, elle se sentait chez elle. Elle entra dans l’Eglise et s’assit.

Mulder arriva vers neuf heures au FBI. Ils partirent à la minutes même où il franchit la porte. Pas de temps à perdre. Ils arrivèrent sur les lieux mais avec rage, découvrirent qu’il n’y avait aucuns indices apparent. Aucuns témoins. Mulder s’éloigna pour mieux réfléchir. Il scrutait les alentours. Un terrain vague, à perdre de vu. Sûrement prévu pour une future construction. Il revient quelques minutes plus tard.

- Si personne n’a déclaré un véhicule volé, ils sont obligatoirement dans le secteur. Trouvé moi une carte des environs. Et sortez moi son dossier depuis qu’il est né. Je veux connaître ses habitudes d’enfants, ses lieux favoris … tout !
- Je vous fait ça de suite.


Après quelques minutes, un Agent vient lui confirmer que les renseignements demandés se trouvent au bureau. Ils y retournèrent de ce pas. Un frisson le parcoura quand il entra dans le bâtiment. Comment avait elle pût travailler ici ? Comment avait il pût la laisser partir ? Cette question ne cessait de le hanter depuis plus de six mois. Il prit les dossiers et s’assis au bureau de son ancienne partenaire. Il le regarda, gris, froid, sans une photo, sans une touche personnelle, juste quelques dossiers bien rangés. Au bout de deux heures, les bruits incessant de voix, d’ordinateurs ou encore de photocopieuses et de machines à cafés, il avertis ces collègues du moment, qu’il rentrait au motel. Il ne regrettait pas son bureau du sous sol même s’il s’y sentait seul de temps à autre. Une fois dans sa chambre il y trouva un mot glissé sous la porte : « Fox je suis sortie prendre l’air. Appelez moi. Maggy » Skinner l’appela pour se tenir au courant de l’enquête qui piétinait. Il trouva les mots juste pour re donner courage à l’un de ses meilleurs Agents. Ensuite il s’assura que Maggy allait bien et se replongea dans les rapports concernant Roger Clint. Il lut et relut jusqu’a épuisement.

« Né le 24 octobre 1970 … Abandonné par sa famille à l’age de 3 mois … Placé de foyers en foyers … BEP de Mécaniciens … Peu d’amis … 1ers Délits à l’âge de 11 ans … 1ere condamnation à l’âge de 18 ans … »

- Alors du nouveau ?
- Maggy ! J’ai l’impression de ne pas être loin mais je ne trouve pas le dernier maillon.
Il se passa les mains dans ses cheveux se massant doucement les tempes qui menaçaient d’exploser.
- Venez manger, votre cerveau cogitera calmement.
- Ok … Mais pas ici, je vous invite dehors.
- Fox, je ne suis pas capable d’avaler beaucoup de choses.
- Ca tombe bien moi non plus.


Ils prirent la direction de la sortie et se retrouvèrent dans un restaurant non loin de chez Dana. Ils discutèrent longuement de la relation Partenaires/Amants, de l’enfance de Mulder, de la vie de Madame Scully. Elle comprit les angoisses de celui ci fasse à la vie de couple et le conseilla en toute amitié.
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MessageSujet: Re: Besoin d'espace   Mer 2 Aoû - 3:44

Elle avait froid, elle avait faim. L’humidité atteignait ses os. Elle tremblait et ses forces la perdait. Elle dépossédait tout notion du temps. Sa montre s’était arrêtée le jour du braquage. Coïncidence ? Hasard ? Paranormal ? Les fins rayons de soleil qu’elle discernait, perçaient le murs de brique. Mais était ce vraiment le soleil ? Ou bien une lumière d’une pièce ajointée à celle ci ? Descendant de la voiture il lui avait bandé les yeux. Ne voulant pas voir où il l’emmenait, elle se demandait comment elle aurai pût prévenir qui que se soit. Elle n’avait rien avaler depuis ce pain rassit. Elle ne l’avait même pas vu ni entendu depuis un moment. Elle se doutait qu’il devait être loin. S’il restait il se ferait prendre. Elle se leva avec faiblesse et gagna la porte en haut des 6 marches de pierre. Rien ne bougeait. Elle tapait et hurlait mais le silence n’était que le propre écho de ce qu’allait devenir sa vie. Elle continua d’explorer cette pièce aux quatre murs froid et dans la partie la plus sombre, allant à tâtons, elle découvrit un robinet rouillait. Dans ses dernières forces, elle s’écroula au sol, perdant connaissance.



Après être rentrés du restaurant, Mulder et Margaret rejoignirent leur chambre respective. 21 heures. Les secondes passent, les minutes se succèdent. Après avoir relu maintes et maintes fois, il décida de repartir sur le terrain. Ce terrain vague où il s’était rendu ce matin. Il appela, à contre cœur, Perez qui vient le chercher immédiatement. En l’attendant, Mulder tapa à la porte de la chambre de Margaret. Les yeux humides, les lèvres tremblantes, elle lui ouvrit.

- Je repars sur le terrain …
- Du nouveau ?
- Non … rien de sur …
- Fox ne me mentait pas.
- Je ne suis sur de rien et …
- Emmenez moi …
- Hors de question … C’est bien trop dangereux.
- Mulder …


Sa voix se brisa et lui se concentra pour ne pas craquer à son tour. Elle le suppliait du regard et l’avait appeler « Mulder ». L’agent Perez arriva et attendit au bout du couloir, pour ne pas interrompre la discussion.

- Si elle sait ça je ne donne pas cher de ma peau … Il l’aida à enfiler son manteau.

Elle lui répondit d’un mince sourire. Il se dirigèrent vers Perez qui s’apprêtait à protester.

- Ne discutez pas !
- Cette affaire est sous ma responsabilité Agent Mulder ! C’est bien trop dangereux pour une femme.
- Dois je vous rappelez comment on en est arrivé la ? J’ai lu votre rapport ainsi que ceux de vos collègues. Pas très professionnel pour un futur Directeur de Bureau. Maintenant merci de nous conduire là où je vous le demande.


Ils arrivèrent à l’entrée du quartier et Mulder lit le panneau à haute voix : Marquette Park. Tout les pièces s’assemblèrent rapidement. Ils se trouvaient dans le quartier où avaient vécu les parents biologique de Clint. Il appela le bureau et demanda une équipe en renfort.

- Elle est ici.
- Et qu’est ce qui vous fait croire sa ?
- Agent Perez, vous auriez étudié les différents rapports de Roger Clint, vous auriez pût constater qu’il se cachait toujours dans des endroits plus où moins familiers.
- Et ce terrain vague … ?
- Anciennement chez ses parents biologique.
- Mais vous voyez bien qu’il n’y a rien pour se cacher.

Une fois descendu de voiture, il avança silencieusement demandant à Maggy de rester là où elle se trouvait. Il marchait, scrutait les différents angles du vue qui s’offraient à lui. Le soleil laissait place à la lune. Un silence régnait. Un silence agressif, lourd, sans un souffle d’air frais. Arme en main, il avançait où son cœur le guidait. Il examinait l’horizon puis s’arrêta. Guettant le moindre bruit. Bruit sourd qui résonna quelques minutes plus tard. Il se retourna vivement. Perez était déjà au secours de Madame Scully.

- Mon dieu …
- Ce n’est rien,
grimaçant de douleur elle continua. J’ai trébuché …
- Je vous avez demandé de …
- Je sais …
- Moi qui croyait que son entêtement venait de son père , j’ai encore beaucoup de chose à apprendre.


Ils se sourirent timidement. Comment pouvez t-il faire de l’humour dans cette situation ? Elle fût impressionnée par son professionnalisme, sa délicatesse. Maggy sentait le sang pulser violemment de son genoux à ses orteils. Elle examina sa cheville qui avait réussi à doubler de volume en l’espace de quelques secondes. Elle regarda sur quoi elle été tombée et Mulder suivi son regard. Elle questionna :

- Qu est ce que …
- On dirait une conduite d’eau potable.


Il éclaira le tuyau apparent. De l’eau suintait. Il le longea. Perdu dans ces pensées, il avançait. Il remarqua à peine qu’un groupe d’Agents l’avait rejoint. Perez voulut appeler une ambulance pour Margaret mais elle insista pour attendre le déroulement de l’enquête. Ne voulant pas montrer qu’elle était prêt à craquer, à bout de nerf, elle respira profondément, observant celui qui fût son seul gendre. Elle le vit dégainer son arme et se redressa vivement sur son siège. Il fit signe en silence aux autre Agents qui s’approchèrent doucement, dégainant leur arme de service. Mulder désigna une trappe recouverte, sur la moitié, de gravier et de terre. Il l’ouvrit, couvert par ces collègues. Les quelques marches de pierres s’offraient à eux. Il demanda à quelqu’un de descendre. Pour la première fois depuis le début de sa carrière, la peur de la découverte pris le dessus. Aucuns membres de son corps ne lui répondait. Le regard fixe sur la dernière marche, laissant place sur un noir macabre, le glaça.

- Agent Mulder !!!

Ce cris ne présageait rien de bon. Il descendit précipitamment suivi de trois autres adjoints. Il la vit, allongée sur le sol. Ce visage pâle, ce corps qui le hantait depuis des années. Ce corps abîmé, maigre, laissant transparaître la fatigue, l’angoisse. Jamais il ne se le pardonnerait. Elle semblait paisible. Il la regardait. Il ne voyait qu’elle. Les médecins la soignait. Depuis quand étaient ils là ? Qui avait appelé l’ambulance ? Jamais il ne pourrait vivre avec cette idée de l’avoir tuée. Il la suivait du regard. Sortit su un brancard, elle semblait minuscule. N’entendant pas les personnes autour de lui, il s’approcha de Maggy. Comment lui annoncer ? Sa deuxième fille … Il balbutiait des choses incompréhensibles. Comment pouvez elle lui répondre calmement ?


- Fox, qu’est ce que vous racontez ?
- Je … Désolé … Ma faute …


Un médecin s’approcha de Mulder et annonça qu’ils emmenaient mère et fille à l’hôpital du Cook County.

- Madame Scully c’est foulée la cheville, on doit lui faire des examens et l’Agent Scully est déshydraté et malgré le temps de Juin, est en hypothermie dût à l’endroit d’où elle vient. Nous devons faire vite ! Vous suivez ?

Sans comprendre un mot, il fit oui de la tête et se mit au volant.
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MessageSujet: Re: Besoin d'espace   Mer 2 Aoû - 3:45

Sans comprendre un mot, il fit oui de la tête et se mit au volant.


Allongée dans ce lit d’hôpital, froid et impersonnel, elle percevait des voix mais était dans l’impossibilité de leur répondre. Les yeux clos, elle discernait des ombres. Elle était consciente de son incapacité à effectuer le moindre mouvement. Angoissée, sans souvenirs elle retomba dans un sommeil profond. Quelques minutes plus tard ses yeux s’ouvrir d’eux même et un médecin, penchée sur elle, la rassurait.
Assis sur une chaise inconfortable de la salle d’attente, son visage blanc dans le creux de ses mains, il ne cessait de se demander quand toute cette histoire se terminera. Il ne voulait pas repartir sur le terrain avant de s’assurer que les deux femmes, les plus importante pour lui, se portaient bien. Il redressa la tête quand il vit le médecin, suivit de Maggy, sortir de la chambre de Dana. Il se leva brusquement et interrogea Margaret.

- Elle va bien … Elle se repose.
- Vous devriez en faire autant.


Il prit les commandes du fauteuil roulant et la conduisit dans sa chambre. L’aida à se coucher et repartit une fois bien installée. Ils se devait de trouver ce Reger Clint. Mais comment ? Aucuns indices n’étaient à sa porté. Il repartit à l’hôtel se rafraîchir et réfléchir. Devait il lui parler avant de repartir ? Le voulait il ? Même si les sentiments était toujours présent et même plus fort que jamais, l’angoisse de re vivre un échec le perturbait. Il s’allongea, encore trempé de sa douche et laissa un sommeil agité prendre place.
Malgré son état, elle ne trouva pas le sommeil. Trois jours qu’elle était là. Trois jours qu’elle reprenait des forces. Depuis ce matin, les médecins l’autorisaient à marcher seule. Allers-retours entre sa chambre et celle de sa mère, tout contre la sienne. Margaret lui avait raconté tout l’histoire. L’acharnement, la détermination, l’angoisse, la délicatesse de Mulder. Elle lui en voulait. Pourquoi c’était il batailler à la retrouver pour ne plus venir la voir depuis son admission ? Pourquoi avoir fait prendre des risques à sa mère qui encourait de perdre la vie ? Pourquoi l’avoir laisser partir ? Pourquoi ne pas avoir répondu à ces messages ? Tant de question pour une tête encore endolori. Elle se leva pour rendre visite à sa mère. Elle mis son peignoir. Arrivant à la chambre voisine, la porte entre ouverte, elle surprit la conversation.

- Il a été arrêté alors qu’il s’apprêtait à passer la frontière …
- Pourquoi être triste ? C’est le principal non ?
- Je mettais jurer de le retrouver … 3 jours que je le cherche partout et c’est ce Perez qui la retracé …
- Fox, vous avez fait énormément. Vous avez retrouvé Dana et vous avez été là pour moi. C’est le plus important à mes yeux … Même mes fils ne l’ont jamais fait … Je vous ai fait confiance et j’ai eu raison, ne vous tourmentez pas avec ce détail. Je vous dois beaucoup …
- Ne me dites pas ça ! Vous êtes bien plus importante pour moi que je ne le laisse paraître.
- Allez la voir.
- Je … j’aimerai … J’ai peur de …


La porte s’ouvrit sur une infirmière apportant les soins à Madame Scully. Allongée sur son lit, elle pouvait voir sa fille dans l’entrebâillement de la porte. Malheureusement immobilisée, elle aurait voulut les prendre, chacun par une oreille, et les obliger à se parler. Suivant son regard, Mulder s’accrocha à celui de celle qui faisait battre son cœur. Il se releva. L’infirmière lui demanda de sortir.

- Prenez soin de vous Maggy et appelez moi quand vous rentrez sur Washington. Je me ferai un plaisir de venir vous cherchez.
- Prenez soin de vous aussi, Mudler.


Il lui fit son sourire charmeur et elle le lui répondit. Il l’embrassa et sorti calmement, tremblant silencieusement. Il se retrouva face à face avec Scully. Il vit qu’elle ne laissait transparaître aucune émotion. Il sût à cet instant que plus rien ne serait comme avant.

- Bonsoir …
- Bonsoir Mulder.
- Je suis venu annoncer que …
- Oui j’ai entendu. Merci.


Une léger vertige et elle se raccrochât quelques secondes au bras Mulder. Il voulut l’aider mais elle riposta aussitôt.

- Ca va aller …
- Tu es sure ?
- Oui ! Tu m’aurais laisser là où tu m’as trouvé, sa aurait été tout aussi bien …


Elle fit demi tour et reparti dans sa chambre. Il lui attrapa le bras et, la regardant droit dans les yeux :

- Si tu le dis pour moi, ne le dit pas pour ta mère !

Et il partit, le regard sombre, embrumé, sans se retourner. Comment avaient ils pût en arriver la ? Il voulait la serrer dans ses bras, la sentir vivante, plonger son regard couleur terre dans le sien, océan. Le tempérament de feu face à celui de l’océan en tourmente. Mais c'est seul, qu'il reprit l'avion pour les Affaires Non Classées.
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MessageSujet: Re: Besoin d'espace   Mer 2 Aoû - 3:46

L’Agent Peterson entra dans le bureau. Elle trouva l’Agent Mulder, assis, le regard perdu comme jamais elle ne l’avait vu. Elle tenta de décrocher quelques mots.

- Agent Mulder ? Vous allez bien ?
- …
- Je peux faire quelque chose pour vous ?
- …
- Bon … Je vous laisse, je suis aux archives tout la semaine pour du classement.
- …
- Au revoir.


Deux semaines c’était écoulées. Pas de nouvelles de Maggy, pas de nouvelle de Dana. Vendredi, sa montre indiquait 15h09. Il pensait à samedi soir. Ayant supervisé Jesse Peterson, il devait se rendre à la remise de diplôme des futurs Agents. Ne voulant pas s’y rendre et se mêler à une bande d’hypocrite, il décida de boycotter cette soirée. Il se rendit à la machine à café et surprit une conversation. Les Agents ne l’ayant pas vu, il se fit discret et écouta.

- Elle est venue voir Skinner.
- Pourquoi ça ?
- Je n’sais pas. Tout ce que je sais c’est qu’elle est toujours aussi belle et que je me la ferait bien pour quatre heure.
- Chasse gardée par Le Martien !
- Soyez indulgent après ce qu’elle vient de vivre une nouvelle fois.
- C’est vrai qu’elle n’a pas de chance.
- Oui c’est une femme et je l’admire. L’Agent Scully est une de nos meilleures recrue. J’espère qu’elle nous reviendra …


Il prit la direction du sous sol. Pourquoi était elle là ? Pourquoi était elle venue voir Skinner ? Pourquoi ne l’a t-elle pas appelé ? Avait elle définitivement tiré un trait sur eux ? Tant de questions qui allait encore rester sans réponses. Il s’enferma dans son bureau et fini de classer quelques dossiers avant de prendre congé. Une fois rentré chez lui, il s’abandonna lourdement dans son canapé de cuir noir. Appartement sombre, sentant le renfermé, il espérait entendre la sonnerie du téléphone. Mais il n’en était rien. La migraine qui lui martelait le crane l’empêcha de s’endormir aussi vite qu’il l’aurai souhaité. Il alluma la télévision et mis le son au minimum. La énième rediffusion d’E.T, pour une fois, ne l’intéressa pas. Il zappait sans être captivé, lui qui, d’habitude, adorait ça. Le sommeil s’empara de lui vers 4 heures du matin. Le Soleil se levait, Mulder s’endormait au pays des songes, là où personne ne pouvait l’atteindre, là où il pouvait vivre sa vie comme il l’entendait. Malheureusement ce ne fût pas le cas. Il se réveilla en sueur et se redressa vivement. Un cauchemar de plus, mêlant Samantha à Dana. Il n’était que six heures et tenta de se recoucher.
Le soleil lui caressa la joue. Il s’étira et regarda le temps. Un magnifique ciel bleu pour une journée qui s’annonçait morose. Il regarda autour de lui, son appartement ne ressemblait plus à rien. Tout traîner : Vêtements, nourritures, dossiers, journaux … Il se leva et nourrit ses poissons. Il n’avais qu’une envie, se défouler et la seule chose à faire sans mettre un pied dehors était de ranger et nettoyer. Cette façon, si rare pour lui, d’agir de la sorte, l’amusa. Il releva la tête et s’aperçut de l’heure avancée. 17h15. Satisfait de son travail, il sorti faire un jogging pour prendre l’air mais ses pensées, jusque là occupées, s’arrêtèrent sur Scully. Les questions sans réponses refirent surface. Une fois rentré, il prit une douche fraîche et s’habilla. Le monde ne s’arrêtera pas de tourner. Il sortit.



Après avoir reçut les félicitations et son diplôme en main, l’Agent Jesse Peterson descendit de l’estrade. Skinner accompagné d’un homme s’avancèrent vers elle :

- Agent Mulder ? Quelle Surprise !
- Vous avez passé plus de six mois dans ce bureau avec moi … Je vous doit bien ça.
- Merci.
- Et j’aimerai m’excuser pour mon comportement. Vous avez fourni un excellent travail et je voulais vous féliciter.
- Sa me touche beaucoup. J’ai énormément appris à vos cotés malgré votre foutu caractère, votre humeur massacrante … bref pas facile pour s’adapter …
- C’est de ma faute …


Une voix timide vint interrompre la conversation. Un silence pesant prit place. Mulder ne pouvait articuler, Skinner voulut prendre les devants mais fût appelé par un Agent. Il s’éloigna à regret.

- Agent Scully, Jesse Peterson enchantée. Elle tendit la main.
- Enchantée.
- Je vous laisse. Vous avez sûrement beaucoup de choses à vous dire. Elle partit avec le sourire.


Après un silence de quelques secondes, qui parurent une éternités, Scully prit la parole.

- Elle a l’air de bien me connaître …
- Pourtant je ne lui ai pas fait d’éloges sur toi.
Il la vit baisser la tête.
- Excuse moi Scully …
- Non tu as raison. C’est moi qui …
- Non, on est deux dans l’histoire … Tu es partie par ma faute …


Il la regarda. Une beauté indescriptible. Des chaussures noire à talons fins, une robe noire à bretelles fine couverte de strass. Cintrée, arrivant aux genoux, c’est le décolleté en V qui retient l’attention de Mulder. Elle le dévisageait aussi. Lui était vêtu d’un costard gris foncé et d’une chemise blanche sans cravate, permettant aux deux premiers boutons d’être ouvert. Elle lui fît signe d’aller s’assoire.

- Tu est resplendissante.
- Merci … Tu n’es pas mal non plus …
- Comment va Maggy ?
- Très bien. Elle court partout malgré l’avis du médecin … Elle m’épuise.
- Sa ne m’étonne pas … Et toi ? Comment te sens tu ?
- Bien. Encore un peu de mal à rester longtemps debout, quelques migraines de temps à autres mais je vais bien …
- C’est le principal.
- C’est grâce à toi. Mulder je voulais m’excuser de mon attitude à l’hôpital. Je n’aurais jamais dût te dire ça. J’ai eu peur. Peur qu’après ces six mois tu me rejettes, tu me punisses d’être partie.
- Scully, ta mère m’a ouvert les yeux. J’ai été trop orgueilleux, trop fier pour m’excuser. Pourquoi ? je ne sais pas. Quand quelque chose n’allait pas chez moi, on ne s’expliquait pas. Tout passait sous silence. J’ai comprit, ces dernières semaines, que ce n’était pas la meilleure chose. Mais je n’ai pas saisi pourquoi tu n’es pas venue me voir à ton arrivée. Au bureau tout le monde t’as aperçu.
- Je sais … Merci d’avoir prit soin de maman comme tu l’as fait. Elle m’a tout expliqué. L’enquête, mes collègues …
- Oué ne m’en parle pas de ceux là !!


Elle sourit. Elle voulut continuer son explication mais Skinner accompagné de Peterson vinrent leur proposer de les accompagner au buffet. Une fois l’assiette remplit, ils retournèrent à leurs places. Ils avaient encore tant de choses à se dire. Ils mangèrent en silence, écoutant l’orchestre jouer un air de jazz. Des regards fuyants, gênants d’un premier rendez vous, n’échappaient pas aux deux autres. D’un commun accord, ils se levèrent pour s’installer une table plus loin. Mulder et Scully s’échangèrent un regard étonné mais satisfait. Elle le vit chercher ces mots devinant qu’il voulait parler.

- Mulder que ce passe t-il ?
- J’aimerai savoir si … Il … Qu’est ce qu’il …
- Rien … Il ne m’a rien fait. Il ne m’a pas touché. Il avait confiance en moi et j’étais à un point où quoiqu’il me fasse, je n’avais pas peur. Je l’ai vécu différemment des autres fois …
- Tu n’avais plus rien à perdre … ?
- Comment ?
- C’est écrit sur le rapport de Perez.
- Je ne te cache pas que s’il avait voulu me tuer, je n’aurais protester.
- Comment tu as pût travailler avec des cons pareils, dans ce milieu si hostile ?
- Je n’ai pas vraiment eu le choix.
- Accepteras tu un jour de me pardonner ?
- Tout dépend de ce que tu répondras à ma requête.
- Comment ça ?
- Si je suis ici Mulder ce n’est pas par hasard …
- Je l’espère bien.
- J’ai été voir Skinner cette semaine …
- Je sais …
- Arrête de me couper !
- J’ai peur d’entendre la suite !
Elle rigola pour la première fois depuis bien longtemps.
- Quoi ?
- Cette tête d’enfant malheureux … Bon je continue ?
- Passe devant je te suis.
- Bon … J’ai le choix entre trois choses et je t’en fait part. La première est que je retourne à Chicago dès …
- Laisse tomber celle là. Quitte à ce que tu me demandes de me faire prêtre, mais ne repart plus … S’il te plait.
- Si tu te fais prêtre à quoi bon rester ?
- Ta présence … Juste ta présence ...
- Bien … ce qui nous amènes aux deux autres choix. Soit je reviens aux affaires non classé, si tu l’acceptes bien sur …


Au regard illuminé de celui qui lui faisait face et avant qu’il ne dise quelque chose, elle continua plus vite :

- Et dans ce cas là notre relation n’est que strictement professionnel.

Le sourire radieux disparut du visage de Mulder.

- Et la troisième solution est que je retourne à la médecine en tant que médecin légiste, ainsi je t’assisterais sur les enquêtes sans que nous soyons constamment l’un sur l’autre. Ce qui laisserait du temps pour chacun pour vivre un relation … plus saine.

Elle le sonda du regard. Voyant qu’il hésitait, elle continua :

- Je ne pensais pas que le choix serait si dur …
- Tu sais très bien ce que je veux … Mais si tu pars ils profiterons pour fermer les affaires non classés …
- Ah j’ai oublié de te préciser que si tu ne choisi pas cette option, tu aurais pour nouvelle collègue l’Agent Peterson qui me semble compétente dans ce domaine.
- Mais … Je rêve ou tu as tout programmé ?
- Skinner m’a aidé …
- Je n’ai donc pas le choix.
- Je ne te force pas …


Il se leva sous le regard intrigué de Scully.

- M’accordez vous cette danse Docteur Scully ?

Sans un mot, Dana lui attrapa la main tendu vers elle. Ils se dirigèrent vers le milieu de la salle, sous le regard des autres personnes présentes. Leurs yeux ne se décrochaient plus l’un de l’autre. Ce regard océan avait retrouvé son éclat, d’une clarté indéfinissable. Il lui passa une main dans les cheveux d’un roux flamboyant. Il se pencha pour lui parler au creux de son oreille :

- Nous ne sommes plus collègues ? Il se redressa pour replonger son regard dans le sien.
- Non …
- Alors je peux …
- Oui …
Elle le senti se rapprocher lentement, sentant le souffle chaud contre son visage.
- Devant tout le monde ?
- Ne te fais pas prier …


Elle se laissa embrasser timidement par celui qui n’avais jamais cesser de faire battre son cœur. Ces cœurs qui battaient au rythme de la danse. Esprits qui ne formaient qu’un, enfin retrouvés pour ne jamais plus se dissocier.

____________________________________________________________

*** THE END ***

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