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 Eli, Eli, lamma sa bacthani

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Timmy

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MessageSujet: Eli, Eli, lamma sa bacthani   Mer 2 Aoû - 4:16

Eli, Eli, lamma sa bacthani


Auteurs : JuScoully & Spooky_Timmy
Date d’écriture : Du 19 janvier 2006 au …
Personnages : Scully et Mulder of course, Bill, Maggie, Skinner, Emily… et les autres, c’est à voir !
Résumé dispo : En gros, l’attitude de Scully après la mort d’Emily. La déchéance d’une femme qui vient de perdre son enfant.
Disclamer : Les personnages sont la propriété du très grand Chris Carter, nous les lui empruntons juste le temps de laisser échapper nos imaginations.

Partie 1 :

Indifférent au froid et à la pluie qui tombait, il se tenait droit et immobile près de sa voiture, rappelant ainsi sa profession, trahissant sa façon d'être, dure et froide. Laissant Maggie raccompagner sa femme et leur bébé, il patientait devant l'église, prêt à prendre soin d'elle il attendait qu'elle sorte de l'église. Il savait qu'elle était bouleversée et il voulait la raccompagner, afin de la rassurer et de l'aider. Le visage impassible, il attendait, encore et encore. Sa bouche se déforma en un léger rictus à peine perceptible lorsqu'il la vit sortir main dans la main avec cette personne qui selon lui ne leur avait attiré que des problèmes, cet homme qu'il détestait tant. Lorsqu'il la vit sortir au bras de cet individu, son coeur se resserra : il détestait cet homme autant qu'il détestait voir sa soeur souffrir… Dans ce moment si tragique, Mulder ne pouvait s'empêcher d'admirer la beauté et le courage de sa partenaire malgré les embûches et les obstacles, elle était toujours aussi incroyablement radieuse. Au contact de sa main, elle semblait apaisée, ce qui agaça encore plus Bill. Son corps fut pris de violents tremblements lorsque Mulder fit glisser sa main sur la joue de sa soeur. Mulder essuya avec lenteur les dernières larmes qui s'écoulaient sur le visage de porcelaine de son amie. Celle ci, impuissante face son malheur, était incapable de prononcer le moindre mot. Face à la détresse de Scully, Mulder fut soudain soulevé d'un élan de compassion. Il prit son visage si fin et si délicat entre ses mains, et, scellant ce moment de souffrance, il déposa un baiser d'une infinie douceur sur le front de Scully.

Ne se contrôlant plus, Bill releva ses manches de chemise après avoir enlevé sa veste de costume et s'élança en direction de Mulder, fou de rage.
Scully avaient plongé ses yeux azurs baignés de larmes dans ceux de Mulder, tentant de déchiffrer la signification de son regard. Le visage de Mulder se baissa et ses lèvres se reprochèrent dangereusement de celles de son amie. Paniquée, elle le repoussa avec violence. A quoi jouait il ? Que voulait il faire ? Bill, qui avait suivi la scène avec effarement, sentit une onde de bien être l'envahir. Sa soeur avait fini par repousser Mulder, ce qui le rendait intérieurement fou de bonheur. Rassuré, il attendit qu'elle vienne jusqu'à lui... ce qu'elle ne fit pas. Bien au contraire, furieuse que son frère ait assisté à la scène, Scully lui lança un regard noir des plus significatifs, ce qui eu comme effet de refroidir instantanément sa joie, énervé contre sa soeur et contre lui même, il retourna dépité s'occuper de sa famille

Scully, encore folle de rage le regarda partir. En cet instant elle détestait tout chez son frère : son côté surprotecteur, sa manière d'être, si froide, si raide et si gauche à la fois et surtout elle détestait penser qu’on ne lui fasse pas assez confiance et donc surveillait ses faits et gestes, elle n’avait plus cinq ans. Elle voulait garder le contrôle de sa vie sans avoir le poids d'un regard supérieur sur ses épaules surtout pas cette personne qui était devenue comme un véritable étranger vis-à-vis d’elle.
Mulder voyant Scully s'éloigner, la rattrapa au pas de course et lui attrapa le bras, voulant lui parler avant qu'ils ne se séparent. Scully fit volte face pour se dégager de cette étreinte dont elle ne voulait pas. Mulder ne savait comment réagir et décida donc de lui proposer de la raccompagner :

Mulder : Je vais te raccompagner Dana (pour le faire compatissant)
Scully : Non c'est bon, je suis grande, je peux prendre un taxi, dit-elle d'un ton cassant qui étonna Mulder

Mulder était béat face l’attitude surprenante de celle qu'il considère comme étant sa meilleure amie, il savait que ce ne devait pas être évident d'en passer par là mais malgré tout ça réaction le blessait et le faisait s'inquiéter pour elle. De son coté, Scully ne savait comment expliquer son comportement face à son ami. Elle savait qu'il était là pour l'aider mais, pour une fois, elle ne voulait pas de son aide. En fait elle ne voulait qu'une chose : oublier sa peine et s'enfermer dans sa douleur. Elle tentait de reculer pour échapper au regard interrogateur de Mulder mais il la retint fermement : il prit son visage entre ses mains, l’obligeant à le regarder. Que se passait-il dans la tumulte de ce bleu azur ? A quoi pensait elle en cette minute ?
Des larmes fines comme des perles s’écoulaient le long des ses joues et venaient s’écraser sur sa veste avec douceur... Scully voulait être seule, seule dans sa peine, à tout jamais seule. Se faisant violence, elle se dégagea de l'étreinte de Mulder. Alors sans un regard, sans un mot, sans un signe, elle s'éloigna, abandonnant son ami et la réalité de la vie. Mulder resta un long moment debout, réfléchissant à la meilleure façon d'aider Scully. Mais que pouvait il faire si elle ne voulait pas de lui ou de son aide Son regard bleu et glacé le hantait, il ne pouvait s'empêcher de repenser à la façon dont elle venait de se séparer de lui. Se sentant étrangement vide, il retourna à la solitude de son appartement.
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Timmy

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MessageSujet: Re: Eli, Eli, lamma sa bacthani   Mer 2 Aoû - 4:17

La clé tourna avec lenteur dans la serrure de la porte numéro 42. Fatigué de cette journée plus qu'éprouvante, et qui plus est, chargée en émotions; il se dit que c'était le genre de moment qu’il aurait préféré que son amie la plus proche ne vive jamais.
Mulder s'effondra avec lassitude sur son canapé. Que faisait il ici ? Ne devrait il pas être dans les bras de Scully, en train de lui susurrer des paroles réconfortantes à l'oreille? La réconfortant en même temps qu’il se réconforterai lui-même. L'espace d'une seconde il oublia la Scully triste de ces derniers jours () se laissant bercer par des souvenirs de son amie au sourire merveilleusement éclatant. La tristesse reprenant le dessus, il finit par s'endormir, indifférent aux bruits extérieurs, conscient de la douleur qui régnait en son cœur et qui le blessait.

Pendant ce temps, Scully arriva tout juste à son appartement, à une allure aussi morose que cet agent du FBI d’habitude si dynamique pouvait l'être. rien n'importait même pas les automobilistes qui klaxonnait pour qu'elle se dépêche, elle était désespérément seule. Sa vie n'avait plus aucun intérêt, tout autour d'elle sonnait creux, un vide immense s'était emparé d'elle.
Claquant sa porte d'entrée, Scully regarda avec tristesse la grisaille de son appartement : qu'aurait elle donné pour qu'il retentisse des rires, des joies d'enfants? Et la encore une fois, elle se retrouvait seule, même pas un bruit, même pas un animal pour qui elle compterai, vraiment rien. Sa vie était de plus en plus vide de sens à son goût. elle n’avait qu’une envie aller se coucher et ne se réveiller que le plus tard possible mais encore une fois ce ne fut pas possible, tout allait vraiment de travers.

Epuisée, les yeux baignés de larmes et le coeur remplit de haine envers elle-même, sans aucune raison apparente et contre ceux qui, jour après jour, brisaient sa vie, Scully finit par s'endormir.Le lendemain matin, le fracas des branches contre sa vitre la réveilla en sursaut . Se tournant légèrement de côté, elle aperçut le réveil éteint : elle voulut allumer sa lampe de chevet mais se rendit compte que la tempête qui faisait rage au dehors avait sûrement dû la priver d'électricité. C'est quand elle vit des faibles rayons de lumières filtrer à travers les persiennes que son coeur s'accéléra, elle se précipita sur son portable pour vérifier l'heure : 09h17… Elle devrait être au boulot depuis plus d'une heure. Qu'allaient penser Mulder et les autres? Après tout, elle se fichait de la réaction des autres, elle se fichait de tout, la nuit n'avait rien arrangé, au contraire elle avait encore plus la haine. Elle ne leur devait rien. Cela faisait cinq ans qu'elle arrivait toujours à l'heure alors ce n'était pas aujourd'hui, en ce lendemain de deuil si difficile qu'elle allait s'énerver avec des détails aussi futiles.


Après avoir roulé dans les embouteillages matinaux de Washington accentués par les conditions climatiques épouvantables, Scully claqua avec fracas et négligemment, ce qui n'était pas à son habitude, la portière de sa voiture. Elle s'engagea d'un pas pressé dans les escaliers, évitant le plus possible la foule qui la regardait d'une dôle de façon, pas habituée à la voir vêtue de la sorte . Elle entra dans le bureau de Skinner sans frapper, avant même qu'on ne l'ai invité à le faire, jetant un regard de mépris à la secrétaire . Skinner fut étonné et même un peu choqué par l'apparence de son agent d'habitude si élégante, souriante, distinguée : de grandes cernes prouvaient combien sa nuit avait été éprouvante et lourde en émotions… Il la détailla avec attention : son pantalon noir était légèrement fripé, mais le plus étonnant était sa chemise blanche qui dépassait à moitié, et dont les boutons ouverts offraient un décolleté que l'on ne connaissait pas chez Scully.

Il fut frappé de voir combien elle était petite sans talons : campait sur ses Converses qui avaient dû être blanches un jour, elle ressemblait à tout sauf à une agent du FBI. Cependant Mulder présent lui aussi dans la pièce ne pouvait s’empêcher de la trouver toujours très belle, mais en même temps il s’inquiètait vraiment pour son amie, il ne l’avait jamais vu dans cet état là, elle devait vraiment être dans une détresse sans nom. Mais comment peut-il essayer de lui venir en aide sans la vexer, sans se faire repousser ? Son directeur Adjoint le sortit de ses pensées en commençant à réprimander Scully :
- Comment osez-vous arriver dans une tenue aussi négligée et avec autant de retard , je comprends votre tristesse mais vous êtes une agent fédéral.

Scully paraissait ne même pas entendre les mots de colère de son patron.Au lieu de les mettre sur une nouvelle enquête, il attribua l’autopsie d’un corps à Scully.
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Timmy

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MessageSujet: Re: Eli, Eli, lamma sa bacthani   Mer 2 Aoû - 4:25

(...)

Scully lâcha un profond soupir: une autopsie, c'était vraiment ce qu'il lui fallait pour continuer cette journée désastreuse. Sa détresse se lisait sur son visage et elle ne cacha pas son désappointement. On pouvait lire de tout sur son visage, sauf de la motivation. Traînant légèrement les pieds, elle sortit du bureau du directeur adjoint.

Dans la salle d'autopsie en plus d'y régner une ambiance macabre , il faisait froid, encore plus froid que d'habitude, peut être que la fatigue quelle éprouvait y était pour beaucoup mais ça ne l’aida pas a se concentrer.Sans conviction, elle déboutonna un à un les boutons de son gilet. Enfilant une blouse et des gants, elle regarda le corps avec dégoût: le dernier corps qu'elle avait vu, c’était celui d'Emily. Alors de voir cet homme allongé, sans vie, la révulsa. Elle essaya tant bien que mal de se concentrer mais ne pouvait s’enlever le pauvre petit corps de celle qui n'avait été sa fille que pendant une durée qu'elle trouvait bien trop courte, de sa tête, elle savait que ce n'était pas comme ça qu'elle pourrait s'en sortir, que ses amis lui seraient très important … mais elle s'en fichait. Les heures qui passaient n'avaient pas de sens, ou plutôt elles avaient perdu tout sens logique. Alors, armée de son scalpel, elle fit l'autopsie de cet inconnu. La monotonie de ses gestes l'étonna et lorsqu'elle se rendit compte que cela faisait plus de quatre heures qu'elle était sur ce corps, elle s'arrêta, fatiguée, lassée. Si vide état son état d'esprit, vidé était l'état de son corps. Elle décida donc de s’arrêter là. Elle ne voyait pas ce qu’il fallait chercher sur ce corps et rien que l'idée de penser a ce quelle faisait la répugnait, elle prit donc ses affaires et rentra chez elle où elle rajouta 2 pulls toujours aussi gelée. Elle s’assis devant la TV mais même la énième rediffusion de son film préféré l'ennuyait a mourir elle décida d'aller se coucher.
Coucher depuis a peine 10 minutes le téléphone sonna, c'était Skinner, il semblait hors de lui. La voix au bout de fil l'invectivait de plusieurs termes qu'elle préféra occulter. De cet appel, elle comprit juste qu'elle était convoquée au FBI le jour même, afin de répondre de ses actes devant son directeur adjoint. elle du alors se rhabiller alors qu'il commençait a se faire tard pour monter dans un taxi, en plus d'être lasse de sa vie, elle était lasse de devoir conduire. D'une voix froide, elle pria le chauffeur de la conduire en plein centre de Washington. La circulation était dense, ce qui avait don d'exaspérer Scully. Le taxi la déposa enfin devant le FBI, étonnée que cette femme qui lui semblait aussi "ailleurs" puisse y rentrer aussi facilement, il attendit un peu et la vit pénétrer le bâtiment sans la moindre difficulté a son grand étonnement. Comme toujours, elle montra son badge et pénétra dans ce lieu qui fut jadis lieu de plaisir mais qui aujourd'hui n'était plus qu'un lieu de torture: travailler l'obliger à rester connectée avec le monde extérieur, ce qui l'irritait au plus haut point. Elle prit l’ascenseur qui malgré l’heure tardive était encore plein, à son grand désarroi et se dirigea vers le bureau de son supérieur, frappa et entra. A sa grande surprise, Mulder était déjà assis en face de lui et la regardait arriver l’air triste, dépité et certainement un peu déçu que Scully ne lui ai pas parlé ni même téléphoné depuis le matin. Dans ce regard noisette, elle put déceler tout ce qu'elle détestait: de la pitié, de la compassion. Elle s'assit sans un mot et sans un regard pour son coéquipier, le seul regard qu'elle lui lança était rempli de dédain et d'arrogance: sur la défensive, elle attendit que le verdict tombe. Et il tomba comme un couperet bien assez vite à son goût.
Skinner, détachant un à un ses mots, commença par décrire la descente aux enfers que Scully allait sûrement bientôt effectuer.


Skinner : Que vous soyez négligente sur votre apparence passe encore, mais que vous fassiez preuve d'autant de désinvolture dans votre travail, je trouve cela inadmissible.

Scully ne répondit pas... Elle ne savait de quoi il parlait et préféra le laisser dire, Mulder la dévisagea pour essayer de la comprendre mais cette fois ci son talent de profiler ne prit pas… Elle lui jeta un regard de plus noir qu'il ne compris pas et qui l'étonna vraiment. Elle avait composé un visage de marbre où aucun sentiment ne pouvait être lu. A part un. La haine. Haine de ce moment inévitable, haine de cette supériorité, haine du regard remplit de douceur de celui qui était son ami.

Scully : excusez-moi monsieur, mais je ne vois pas de quoi vous voulez parler
Skinner : de mieux en mieux agent Scully ... désolé de vous dire que vos fantaisies de ce matin vous valent une mise a pied de 2 semaines et estimez-vous heureuse de ne pas avoir a payer la plainte reçue …
Scully : mais j'peux au moins savoir ce que j'ai fait
Skinner : agent Scully, je sui votre supérieur et j'exige un peu plus de politesse de votre part ...

L'insolence de la jeune femme commençait à l'agacer, certes elle passait un moment difficile mais cela n'était pas une raison pour qu'elle lui manque de respect.

Skinner : Savez vous lire agent Scully?
Scully : Jusqu'à preuve du contraire, oui.
Skinner : Eh bien j'ai le privilège de vous annoncer que vous n'avez pas autopsié le bon cadavre. De plus ce cadavre pour des raisons éthique ne devait pas l'être, vous avez donc fait une double erreur qui aurait pu vous coûter votre place
Scully : ça aurait peut être été préférable monsieur
Skinner : comment agent Scully ?
Scully : je pensais à quitter le bureau…
Skinner : je vous interdis de me donner votre démission dans un délai aussi court

Mulder était bouche bée, il se leva et claqua la porte derrière lui fou de rage, il n’arrivait plus a se contrôler et frappa très fort dans la porte de l’ascenseur. Comment osait elle lui faire ça ? Tout quitter, tout plaquer alors qu'ils étaient si proches du but !

De son côté, Scully attendait que Skinner lui donne plus de précisions : son erreur pouvait elle déclencher une colère aussi profonde chez son supérieur ? Elle avait l'impression de perdre son temps: que pouvait elle bien faire de ces remontrances ?

Skinner : Agent Scully une erreur aussi grave est impardonnable. Vous avez autopsié un corps dont la religion interdit que l'on touche le cadavre. Prenez vous conscience de l'ampleur de votre faute ?
Scully : la religion ? ...
Skinner : oui la religion, ne me dites pas que vous n'avez pas lu en gros que cet homme était juif le FBI ne peut pas se permettre une erreur pareil avec toutes les menaces antisémites du monde dans lequel nous vivons a l’heure actuelle. Savez vous combien il en coûte à notre bureau lorsqu'une erreur aussi grave est commise? C'est toute l'image du FBI qui est salie, c'est notre gouvernement qui est traîne dans la boue et cela pourquoi? Parce que vous, Dana Scully, vous avez décidé de devenir indifférente à la société qui vous entoure? Pensez vous être supérieure aux autres? Vous êtes si unique et si originale pour adopter cette attitude désinvolte et dévastatrice? Vous comprendrez donc pourquoi vous écopez de 2 semaines de mise a pied et estimez vous heureuse que ce ne soit pas plus ... Profitez en pour faire un peu d'ordre dans votre vie privée... Sur ce, au revoir agent Scully !
Scully : Mais ...
Skinner : Au revoir agent Scully !

La sentence était tombée. Elle se leva avec le peu de dignité qu'elle pensait encore avoir et sortit d'un pas lent. Skinner s'en voulait déjà d'avoir été aussi dur avec elle, il la savait fragile mais il pensait que son discours lui donnerait peut être la force de se battre. A peine Scully était-elle sortit qu'il pris son téléphone et composa le numéro de Mulder, son attitude l'avait peiné et voulait débattre de l'état de Scully avec lui.


Mulder faisait les cent pas devant la porte de Skinner, il avait préféré attendre Scully, conscient qu'une discussion s'imposait. Il ne pouvait pas laisser son amie devenir l'ombre d'elle même, elle devait à tout prix se reprendre en main. Lui même ayant perdu sa soeur qu'il aimait plus que tout pouvait l'aider dans son travail de deuil: la perte d'une enfant si jeune était un réel drame mais elle se devait, pour elle, pour sa famille devenir à nouveau cette femme forte et resplendissante de joie de vivre.
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MessageSujet: Re: Eli, Eli, lamma sa bacthani   Mer 2 Aoû - 4:26

(...)

A ce même instant Scully sorti comme une furie du bureau du directeur adjoint, Mulder esquiva un petit sourire afin qu'elle vienne se confier mais au lieu de ça Scully parti a toute vitesse en direction de l'ascenseur sans même lui jeter ne serai-ce qu'un coup d'oeil. Mulder ne trouva rien d'autre pour accaparer son attention que de l'appeler depuis l'autre bout du couloir :

Mulder : Scully !!!
Scully : Quoi ??! Tu veux aussi me faire la morale ?? Tu peux te la garder !!!
Mulder : Attends, je veux juste te parler. Rien que toi et moi. Tu me semble...à cran en ce moment et je...
Scully : et tu quoi ? Tu penses pouvoir me remonter le moral en claquant des doigts ?
Mulder : Dana ...
Scully : car tu penses qu'en m'appelant pour la première fois en 5 ans par mon prénom va t'aider à me faire aller mieux ?! Si ça te donne bonne conscience fais le mais …
Mulder : ne le prends pas comme ça veux tu ...
Scully : J'ai pas envie d'entendre de beaux discours Mulder, c'est trop tard...ou trop tôt. Laisse moi maintenant.
Mulder : C'est ça tu crois qu'en partant, en me tournant le dos, tu vas aller mieux ? Tu crois que tu es seule à souffrir?
Scully : parce que tu souffres ?! Laisse moi rire !
Mulder : Je souffre et plus que tu ne peux le penser. Tu te sens seule, isolée face à ce monde injuste ? Crois tu que l'égoïsme dans lequel tu t'enfermes va soigner ta douleur ?
Scully : égoïste ?!! Tu me traites d'égoïste !!? J’y crois pas ... mais monsieur le parano diplômé en psychologie, va falloir que vous revoyez votre approche au près des femmes ... je comprends mieux pourquoi vous étés célibataire !

Elle tourna les talons mais Mulder la rattrapa. Il lui prit le bras avec violence et l'obligea à lui faire face :

Mulder : Si tu crois que ton ironie facile me blesse, eh bien tu t'es trompé de personne. Tu peux te déchaîner sur moi, m'insulter ou m'accuser des pires choses, cela n'a aucune importance. Tu dois comprendre que je suis là pour toi. Juste pour t'aider. Mais il me semble que tu es au dessus de tout le monde pour accepter ne serait ce qu'une once de mon aide et de mon amitié.

Scully : non mais je rêve, toi qui n’as jamais fait le deuil de ta soeur qui la cherche en vain partout et même dans l'espace ... tu crois avoir fait ton deuil ? Je ne sais pas si j'ai des conseils a recevoir de toi ... pour ce qui est de l'amitié ... laisse moi stp ... mon ami devrait comprendre que j'ai besoin d'être seule … mais peut être qu'il ne l'est pas vraiment ??

Mulder : C'est moi ou tu as la mémoire courte? Dois je te rappeler la façon dont j'ai pris soin de toi lors de ta maladie? J'ai remué ciel et terre pour trouver un remède, j'ai toujours été là pour toi....oserais tu le nier?

Scully : certes, je ne peux le nier ... mais ... je ne veux pas rentrer dans tes gamineries Mulder ... mais a ton avis c'est de la faute de qui si j'ai été soit disant enlevée, si "on" ma inoculé cette maladie ...

Mulder : Par ce que c'est de ma faute si tu as été enlevée? Je ne t'ai pas forcé à rester aux affaires non classées...mais bon faire des rapports aux supérieurs sur mon compte doit t'amuser puisque tu es toujours ici !

Scully : tu es petit Mulder, je n'aurai jamais pensé que tu puisses a ce point la petit ... rassure-toi, tu es bien un mec, bien que tu n'aies pas beaucoup de conquête ! Et d'ailleurs, je n'ai de compte à rendre à personne et pas à un soit disant meilleur ami qui croit me connaître mais qui ne doit pas si bien me connaître d'après ce que j'entends

Scully se retourna, blessée dans son orgueil et dans son amour propre, elle voulu partir mais ne voulu pas s'avouer perdante donc se tourna de nouveau vers Mulder. Elle vit son visage trahissant autant de colère que de tristesse.

Mulder : Tu as beau dire que je ne suis qu'"un mec", tu as beau attaquer ma vie privée, tu ne règles pas le problème. Car le réel problème vient de toi et toi seule Scully. Que tu veuilles l'accepter ou non, cette dispute, cette ambiance, ce froid entre nous est le résultat de ton attitude de ces derniers jours. Je pensais pas qu'un jour j'aurai besoin de te prouver mon amitié, je pensais assez le faire jour après jour, mais je vois que non.

Scully : alors si tu es vraiment cet ami que tu dis être, pourquoi ne veux-tu et ne peux-tu pas comprendre que je me sens horriblement mal et que la seule chose qui me donne envie c'est d'être seule chez moi … seule comme toujours d'ailleurs !

Mulder : Seule comme toujours ? Mais je suis là ! Je suis toujours là, prêt à me sacrifier pour toi. Si tu as l'impression que je ne te comprends en ce moment, c'est parce que tu refuses que les autres te comprennent. Si j'insiste tellement pour t'aider, c'est parce que je sais que tu as besoin de moi, tu n'oses pas te l'avouer mais la présence d'autrui t'oblige à penser à autre chose qu'à ta souffrance et tu n'aimes pas ça: tu te sens obligée de souffrir pour Emily, tu ne veux pas avancer. Je ne dis pas que tu dois l'oublier, je veux juste que tu m'écoutes: partager sa souffrance, c’est vivre. Je veux que tu vives dans le bonheur et non dans le malheur: j'ai besoin de toi mais pas dans cet état.

Scully : Mulder, désolée, mais je ne me sens pas d'humeur à sortir, sauter de joie et aller draguer pour me changer les idées … je suis désolée ... J'aimerai de tout coeur pouvoir te dire que tu as raison, mais malheureusement je ne le ressens pas du tout comme cela

Mulder : Comme toujours tu veux le dernier mot. Tu veux partir la conscience tranquille. Je ne te retiens pas mais crois moi que les choses vont changer Scully et ne prends pas mes paroles à la légère.

Scully : je sais que tu dois attendre que je te remercie d’être là ... mais je ne peux pas ... j'ai vraiment un besoin de solitude ... de réfléchir ... prendre des décisions ... et peut être finir par pouvoir ENFIN vivre ma vie ... Je suis désolée Mulder

Mulder : Vivre ta vie? Je dois le prendre comment?

Scully : Ne le prends surtout pas mal … mais je me demande si ma vie ne serait pas mieux en dehors du FBI, en dehors de ta vie

Mulder : tu veux quitter le FBI ? Les affaires non classées, la recherche de la vérité ? Tu ne peux pas, pas maintenant et pas de cette façon sur un coup de tête.

Scully : peut être que ça ressemble a un coup de tête mais je ne fais que te brider Mulder et j'ai vraiment l'impression qu'il ne m'arrive rien de bon depuis que je suis ici, le décès de ma soeur, mon père, Emily, Queequeg ... Mulder tu es peut-être la seule personne qui me raccrocher à se travail et je me demande sérieusement si ça en valait le coup ... tu te dis mon ami … notre amitié, si elle est vraiment aussi forte que ça, devrait résister si on ne travaille plus ensemble ! Si c'est une sincère amitié comme je pense qu'elle l'est alors oui, sinon c'est que ça ne valait pas le coup de la continuer …

Mulder : Et sur ce beau discours, tu t'en vas la tête haute. C'est trop facile Scully. Tu sais tout ce que j'ai sacrifié pour mon travail? Pour toi? Si tu pars aujourd'hui, ne penses même plus compter sur moi car je serai absent. Tu vas connaître la réelle solitude, crois moi.

Scully : et qu'est-ce que tu as sacrifié pour moi ? Stp ne me dis pas ta vie sociale et amoureuse ! (Elle esquiva un petit sourire qui mine de rien lui fit du bien) Tu essaies donc de me dire que notre amitié n'est rien d'autre que du partenariat Mulder ? J’ai cru que c'était plus que ça, d'ailleurs c'est ce qu'il m'a semblé avoir compris dans ce que tu m'as dit à l'instant, mais peut-être que j'avais encore tort, comme toujours ! De toute façon, je suis …

Mulder : Tu es... ? Tu ne finis pas ta phrase ? Ne me dis pas que c'est l'émotion du moment qui te trouble ? Tu te poses en victime pour me mieux me culpabiliser : ça ne marche pas, désolé. Pour ce qui est de notre amitié, je crois qu'il n'y a plus rien à dire. Tu peux sourire, mais j'ai sacrifié ma vie pour toi et aujourd'hui je vois la façon dont tu me remercies.

Scully : tu vois combien tu peux être contradictoire Mulder, je croyais que tu voulais me voir sourire ... mais tu as raison je me pose peut être en victime, mais ... Mulder, j'ai le sentiment que tu m'as tellement protégé que pour une fois où une déferlante m'atteint que tu n'as pu m'éviter, je la prends de plein fouet, je n'y étais plus habituée ... je ... je me sens ... je suis faible Mulder !

Mulder : Je veux te voir heureuse mais je veux aussi que tu ouvres les yeux sur ta façon d'être et sur...notre relation. Tu te dis faible et alors? Est ce mal? Pour une fois dans ta vie de n'être plus Dana Scully, cette femme forte et indépendante pendant quelques temps ne va pas te tuer. Au contraire, tu vas ressortir encore plus forte de cette expérience. Mais tu te rendras vite compte que pour t'en sortir, tu as besoin d'ami fidèle. De penser que nous sommes que des collègues peut t'arranger, moi pas. Je le refuse. Je suis ton ami mais à cette minute je me sens étranger parce que nous n'arrivons pas à nous mettre d'accord. Je ne sais même plus pourquoi nous en sommes arrivés à ce point de non retour !

Scully : demande peut être a eux (dit elle en pointant autour d’elle des agents) ils ont tout suivi depuis le début ... je ne veux pas alimenter les cancans du FBI Mulder ... mais puis-je avoir l’audace de te demander comment qualifiais tu notre relation ? Et maintenant que nous en sommes à ce point de non retour ? Et en toute franchise stp car la je ne le supporte plus !

Mulder: Je m'en fous d'eux ! Ce qui m'importe c'est toi. Et moi. Notre relation ? Nous sommes amis, non ? Tu ne te rends même pas compte qu'autour de toi, il y a des gens qui sont prêts à mourir pour te savoir en vie. Je fais partie de ceux là. Ma vie n’a pas de prix mais à mes yeux la tienne vaut toutes les richesses de ce monde. Tu es la seule à qui je peux faire confiance. Regardes moi dans les yeux et dis moi si tu me crois.

Scully : je te crois ... enfin je le croyais mais cette discussion commence par me faire douter Mulder ... et tu ne réponds pas a toute mes questions, j'ai besoin de savoir ... Mulder, j'en ai besoin, besoin …

Mulder : Besoin de quoi ? Que je te dise que je tiens à toi plus que tout au monde ? Que je pense à toi nuit et jour ? Que je meurs de tristesse et de froid quand tu es loin de moi ? C'est ça que tu veux entendre ?

Scully : pas si c'est pas ce que tu penses. Tu dis que le point de non retour est passé … alors qu'en est-il de nous maintenant ?

Mulder: De nous je ne sais pas. De toi non plus. Mais moi je sais: je vais rentrer et tenter d'oublier cette fin de soirée épouvantable. Encore merci de me prouver que je compte pour toi.

Scully : Mulder, ne le prends pas comme ça, je t'en supplie, j'ai juste besoin de temps et ...

Mulder: J'ai trop attendu le jour où je te dirais combien tu représentes pour moi et je ne pensais pas que cela se ferait dans ces conditions. Je n'ai plus la force de batailler avec toi Scully. Je suis fatigué de ma vie, fatigué de devoir me plier aux règles, fatiguer de t'attendre. Je vais rentrer. Encore désolé.

Scully : tu vois quand je te disais que le FBI ne m'apportait que des malheurs ! Tu ne peux pas être plus désolée que moi Mulder, je perds pied ...

Elle se retourna et parti des grosses larmes coulant sur son visage rosi par la gène de s'être donnée en public et par la rage qu'elle ressentait au plus profond d'elle. Mulder, bras ballants et regard perdu attendit quelques minutes avant de s'éloigner. Que venait il de se passer ? Il se retourna et fou de rage, il frappa dans la porte de l'un des agents qui faisait semblant de n'avoir rien entendu ... Skinner sorti en entendant tout ce brouhaha … Le directeur adjoint commençait à en avoir assez de devoir toujours contrôler Mulder: les colères de ce dernier pouvaient parfois êtres violentes. Mais là il devait avouer qu'il se doutait du pourquoi, la relation de ces 2 agents étaient tellement fusionnelle ...


Skinner : Mulder !

Il le regarda sèchement, les poings sur les hanches

Mulder : C'est bon. Pas besoin de me demander de me calmer car je ne le ferai pas.

Skinner : venez de suite dans mon bureau agent Mulder !

Mulder entra dans le bureau. Il resta debout, dans une attitude qui ne plaisait guère au directeur adjoint

Mulder : Je ne vois pas pourquoi je suis convoqué dans votre bureau, cette altercation entre l'agent Scully et moi même ne regarde pas le FBI

Skinner : Agent, peut être que cela ne regarde pas le FBI mais quand vous vous donnez en public, empêchant ainsi les autres agents fédéraux de travailler cela me concerne ... en tant que supérieur et en tant qu'ami également

Mulder : Je... je suis désolé Monsieur, mais vous pouvez comprendre combien l'attitude de l'agent Scully me touche. Je ne peux supporter de la voir ainsi.
Skinner : je suis un homme aussi Mulder je m'inquiète pour elle et pour vous aussi ... pouvez-vous me dire ce qu'il se passe chez l'agent Scully ? Y a t'il un moyen de l'aider ?

Mulder : Elle refuse toute forme d'aide. Elle s'est enfermée dans sa bulle de souffrance, essayant de rester à l’abri de tout sentiment qui pourrait la détourner de son deuil.

Skinner : et vous ? Comment vous sentez-vous ? Je ne veux pas risquer de perdre mes 2 meilleurs agents à cause de leur dispute, de leurs malheurs, ou parce qu'ils sont tellement ailleurs qu'ils font n'importe quoi sur le terrain.

Mulder (esquissant un léger sourire): Vu la dernière autopsie de Dana, je crois que je peux m'y mettre sans problèmes ! Sérieusement, je n'aime pas la voir dans cet état. Quand elle va mal, je vais mal mais c'est à moi de prendre le dessus. Je vous promets de me remettre au travail et je vais tout faire pour que Scully revienne.

Skinner : je suis sur que si il y en a un qui peut le faire c'est bien vous agent Mulder. Et puis il faudrait être aveugle pour ne pas voir que … non laissez, cela ne me regarde d'aucune manière !

Mulder : Pour voir quoi?
Skinner : je suis sur que vous le savez très bien, elle comme vous ! Juste un conseil Mulder, sondez les abîmes de votre coeur !

Mulder : Comment avouer ses sentiments quand la personne concernée refuse d'ouvrir son cœur ?

Skinner : je ne sais pas Mulder, je ne peux pas vous le dire ... j'ai été marié qu'une fois et même là je n'ai pas réussi à la garder, je ne devais pas m'y prendre comme il le faut je ne suis pas de grand conseil, mais agissez !

Mulder: Elle est si... parfaite. Si... je ne sais pas comment m'y prendre quand je suis avec elle. Je ne veux pas la perdre, c'est tout ce que je sais.

Skinner : mais il me semble que jusque là tout se déroulait bien entre vous 2. Soyez celui dont elle a besoin en ce moment : si elle vous veut un peu plus distant, devenez le ... mais ne lui fermez pas votre porte, tôt ou tard elle viendra y frapper et si elle est close ça risque d'être irrémédiable !

Mulder : Vous devez avoir raison. Je vais la laisser souffler seule, et lorsqu'elle sera prête à avancer, je serai là pour lui prendre la main et pour la soutenir.

Skinner : sage décision agent Mulder… je vous donne votre journée de demain, prenez le temps de vous remettre vous aussi de vos émotions.
Mulder : Merci pour ma journée. Je vais me reposer et remettre en ordre un peu ma vie. Bonne soirée Monsieur

Skinner : Mulder ? Si y a le moindre changement, si l'agent Scully va vraiment mal, pouvez me tenir au courant, pas en tant que supérieur mais en tant qu'ami

Mulder : Bien sûr.

Skinner : Merci
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MessageSujet: Re: Eli, Eli, lamma sa bacthani   Mer 2 Aoû - 4:29

Mulder s'éloigna, se sentant étrangement fatigué, voir épuisé au terme de cette journée. Toutes les émotions vécues dans la journée en avaient eu raison de lui, il décida donc de rentrer s'étendre devant un film chez lui. S'installent sur son canapé, Mulder appuya par habitude sur la télécommande. Un vieux film d'horreur passait: il s'attarda mollement à le regarder, puis n'y tenant plus, il se leva et partit dans sa chambre. Le bruit était de trop dans son appartement sinistre, ce qu'il voulait, c'était ne plus rien entendre. Pourtant lorsqu'il fut couché, il entendait une seule et unique voix: celle de Scully qui lui disait qu'elle voulait quitter le FBI. Il ne pouvait vivre sans elle: jour après jour, elle était une conquête de tout instant. La faire sourire, rire, apprendre à la connaître encore au bout de cinq ans, voilà à quoi Mulder dédiait sa vie. Alors, pensant à ce que serait sa vie sans Scully, Mulder ne peut s'empêcher de se sentir mal. Ce qui le faisait se sentir si mal, c'est que soudain il avait l'impression que ses sentiments n'étaient pas réciproques et ça, ça le blessait plus qu'il ne l'aurait imaginé possible. Pensait-elle vraiment que leur relation n'était qu'un simple partenariat ? Avait-il imaginé tous ces regards ? Avait-il inventé ces sous-entendus qu'ils échangeaient avec complicité ? Son visage s'obscurci encore, il avait la rage, une larme d'infinie douleur coula sur sa joue, il l'essuya furieusement mais une autre pris le relais ... soudainement très las, il s'endormi. Un sommeil profond, sans rêve l'envahit. Son corps inerte se mit à s'enfuir bien au delà de l'inconscience: c'est ainsi que la journée de Mulder s'acheva.

De l'autre côté de la ville, une femme seule avait le regard perdu dans les volutes de fumée de son thé brûlant. Elle se leva et regarda autour d'elle: elle n'avait envie de rien. Elle ne voulait pas lire, ni dormir et encore moins regarder la télévision. Elle était debout en plein milieu de sa cuisine et elle pensa combien elle devait être ridicule en cet instant. Un frisson la parcourut lorsqu'elle entendit un rire. Un rire frais et cristallin, qui réchauffa son coeur sans qu'elle ne sache pourquoi. Elle se dit que cela provenait sûrement de l'appartement d'à côté. Ce rire lui rappela une fois de plus combien elle pouvait être seule ! Elle ne voulais pas l'être mais se sentait comme obligé de l'être. Elle s'en voulait d'avoir ainsi repoussé son compagnon au bureau mais c'était comme si quelqu'un le lui avait guidé son comportement, elle ne se reconnu pas, elle se faisait peur. La solitude l'angoissait mais d'être plongée au milieu des autres redoublait encore plus son malaise. Qu'aurait elle donné en cet instant pour avoir une vie normale ? Elle se surprit à esquisser un léger sourire en pensant à ce que Mulder aurait pu lui dire "mais c'est une vie normale". Mulder. Il était l'ami qu'elle avait cherché depuis des années. Le confident dont elle avait rêvé. Que faire dans un moment de solitude pareil, appeler Mulder ? Non, ça fierté l'en empêchait, pas après s'être disputée comme ça avec lui. Appeler sa mère ? Non, elle ne voulait pas l'inquiéter. Elle réalisa ainsi à quel point Mulder avait une place importante dans sa vie et encore c'était peu dire, il occupait facilement 90% de sa vie…Elle s'en rendit compte mais encore une fois, sa stupide fierté l'empêcha de décrocher le combiné. Elle n'avait que lui dans ces moments là et aujourd'hui elle ne pouvait plus compter sur son ami : elle s'en voulut de s'être emportée, mais sans pouvoir s'en expliquer elle ressentait le besoin de s'énerver, d'évacuer à sa façon sa haine et sa colère. Elle prit ses baskets et décida d'aller courir au parc pour évacuer cette énergie négative, elle voulait dormir mais sentait qu'elle était trop en forme, malheureusement.
Dehors une fine pluie tombait sur Washington et faisait boucler ses cheveux ce qui avait le don de l'énerver encore plus. Elle courut quand même jusqu'au parc où elle vit en entendit plusieurs enfin rire a gorges déployées, sous la pluie ... c'en était trop ... Que faisait tout ce monde à pareille heure dehors ? Elle ne pouvait pas aller dans un endroit sans que tout le monde paraisse heureux ? Qu'avait elle fait au bon Dieu pour être punie de la sorte ? Son instinct la poussa à entrer dans l'Eglise la plus proche.
Elle pénétra dans la chapelle Ste Emily sans s'en rendre compte, elle se sentit un peu honteuse a cause de sa tenue vestimentaire, des ses baskets mais fasse au christ elle se sentit reprendre possession de son corps, de son esprit mais pas encore au point de redevenir la Scully de Mulder.
A genoux devant le crucifix, Scully fit le signe de la croix. Relevant avec lenteur la tête, elle détailla ce Christ d'ivoire blanc : il avait connu l'ultime souffrance sur la croix mais sa foi l'avait sauvée. Pourrait-elle se sauver grâce à la religion ? Se relevant avec douceur, elle partit s'asseoir au premier rang. Elle contemplait l'hôtel qui débordait de fleurs : allaient-elles mourir faute de soins comme Scully était en train de l'être ? Passant sa main sur son cou encore mouillé, elle sentit la petit croix d'or entre ses doigts: elle portait un supplicié en signe de reconnaissance, elle était catholique et elle se devait de prier en ce moment si pure. Se laissant glisser sur le rebord, elle pria d'abord la Vierge Marie, puis, suivant un chapelet imaginaire, elle pria Dieu. Sa détresse s'envola loin dans les cieux et une onde de chaleur s'empara d'elle lorsqu'elle se releva enfin. N'y résistant pas, elle alluma un cierge avant de partir: elle avait honoré Sainte Emily, elle pouvait à présent rentrer. Elle refit le chemin à l'envers, le coeur plus léger.

Une fois chez elle, elle décida de se relaxer dans un bain moussant avant d'aller se coucher, et d'essayer d'y trouver le sommeil.
Elle décida de prendre un petit quelque chose pour l'aider à se détendre car elle se connaissait, elle savait que le bain seul ne l'aiderait pas à s'endormir ensuite. Elle prit donc ce qu'il fallait dans son armoire à pharmacie, pris un cachet, le dernier de la plaquette et la laissa sur la table pour penser à la jeter. Sans se soucier des réactions que cela pourrait provoquer, elle se versa également un verre de vin, voulant savourer ne serait ce que cinq minutes le plaisir de prendre un peu de bon temps. Elle entendit une fois encore un rire frai et cristallin qu'elle pensa aussitôt provenir encore de chez ses voisins, soudain elle pensa au fait que ses voisins n'avaient pas d'enfant et pas de petits enfants mais ne se posa pas plus de question. Elle se dirigea vers la salle de bain et aperçu une ombre y rentrer. Elle la suivie silencieusement et avec précautions. Elle entra dans la salle et ne vit rien. Une vingtaine de bougies furent allumées dans la salle de bain et c'est avec délice qu'elle se glissa dans sa baignoire remplit de bain moussant parfum épices et cannelle. Elle ferma ses yeux, sentant que son corps se relaxait avec lenteur. Ses muscles se relâchèrent, la tension au niveau de son cou se fit moins douloureuse et son coeur retrouva un rythme plus calme.
Soudain elle se sentit toute étrange, comme étrangère à son corps … c'est alors qu'elle réalisa qu'elle avait descendu en très peu de temps son verre de bourgogne la tête commença a lui tournée.
[b]Scully avait les yeux fermés et son esprit vagabondait de ci de là, emporté par diverses pensées. Tout d'un coup, elle fut assaillit par une drôle d'impression : celle d'être observée. Elle ressentait ces petits picotements dans la nuque et elle ouvrit enfin les yeux. Ce qu'elle vit lui arracha un cri de surprise et de terreur : se levant avec précipitation, elle tenta d'attraper sa serviette pour sortir de l'eau. Mais dans la panique, elle glissa et sa tête heurta avec violence le rebord de la baignoire, là où Emily, pâle et fantomatique, se tenait à l'instant même.
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MessageSujet: Re: Eli, Eli, lamma sa bacthani   Mer 2 Aoû - 4:33

AVERTISSEMENTS : Ames sensibles s'abstenir ... PG-13 (mais pas de sexe)

Partie 4 :


De son côté, Mulder venait d'être réveillé par un affreux cauchemar, il avait le sentiment qu'on avait besoin de lui. Il repensa à ce que Skinner lui avait dit "si elle vous veut distant, soyez le" il avait sûrement raison mais il était pris d'une intime et profonde conviction que quelque chose de grave était en train de se produire. Assis dans son lit, il hésitait à prendre son téléphone et à l'appeler ou à prendre un taxi pour la rejoindre. Et si elle le rejetait, une fois de plus, une fois de trop ? Aurait-il la force d'essuyer un nouveau coup dur entre elle et lui ? Il se recoucha sur le côté, scrutant le ciel noir d'encre par la fenêtre. Il vit une étoile filante passée, puis une deuxième, il était tellement rare d'en voir ne serait-ce qu'une seule dans cette ville, que son choix fut vite fait : il fallait qu'il aille la voir, rongé par l'inquiétude qui s'emparait de plus en plus de lui, de manière quasi insoutenable, il se leva en vitesse.
S'habillant aussi vite que sa fatigue et son stress le lui permettaient, Mulder sortit sous la fine brume nocturne de Washington. Il prit le premier taxi qu'il trouva et exigea qu'on le dépose à Georgetown. Arrivé chez Scully, il toqua d'abord doucement à sa porte. Il n'y eu pas de réponse. Il toqua cette fois ci avec plus de force puis sonna ; il commençait à s'énerver et à paniquer. Soit elle allait mal et elle avait besoin de lui, soit elle refusait de lui ouvrir la porte, faisant la sourde oreille. Alors, convaincu de faire le bon choix, Mulder enfonça avec rage et puissance la porte. Il ne voulait pas perdre du temps à rechercher les clés de son amie si précieuse. Il pénétra à l'intérieur, quelques lumières étaient allumées, mais pas de Scully à l'horizon, pas de bruit. Il l'appela mais toujours rien. Dans la cuisine, il tomba sur la plaquette de calmants vide. Il espérait qu'une chose, qu'elle n'ait pas fait de bêtise. Il alla à toute hâte vers la chambre de Scully qui était elle aussi inhabitée, il tourna plusieurs fois sur lui même, ou pouvait-elle bien être ? C’est la qu'il vit de la lumière sous la porte de la salle de bain. Pouvait il pénétré dans l'intimité de son amie ? Elle avait peut-être tout simplement ses écouteurs et donc elle ne pouvait l'entendre. Cette explication ne le rassura pas : il poussa la porte et ne put s'empêcher de hurler son prénom. Le corps inerte de la jeune femme semblait sans vie au fond de l'eau. Il l'attrapa et la souleva dans ses bras : une quantité de sang effroyable s'écoulait d'une blessure à sa tête.
Il pris son pouls en vitesse avant d'aller appeler le 911. Comment avait-elle pu lui faire un coup pareil ? C'était de sa faute, il en était sur ! Si seulement il ne s'était pas disputé avec elle. Il déposa son corps si fragile sur le lit et tenta de l'enrouler dans une couverture afin de la réchauffer et de couvrir sa nudité avant que les urgences arrivent
Le temps lui paru durer une éternité alors qu'il ne fallu que 5 petites minutes à l'ambulance pour arriver. Les ambulanciers examinèrent d'abord en vitesse Scully avant de décider de l'emmener à l'hôpital pour de plus amples analyses.
Dans l'ambulance, Mulder prit place à coté de son amie. Comment en était-elle arrivée là ? Il ne pu s'empêcher de penser que c'était de sa faute, il n'aurait pas du lui tenir tête alors qu'il la savait mal dans sa peau, il aurait aussi du essayer de la rappeler avant qu'elle ne fasse cette grosse bêtise … alors que les ambulanciers, après avoir mis Scully sous moniteurs se dirigeaient vers l'hôpital, Mulder prit la main de Scully, sans presque même sans rendre compte, sentant la main chaude de son amie dans la sienne le rassura quelque peu. Il réalisa à quel point ce petit bout de femme comptait pour lui, il s'en était déjà rendu compte lors de leur dispute mais là c'était l’apothéose ... il arriverai a tout supporter sauf de la perdre. Il la regardait comme un homme remplit de désespoir pouvait regarder une femme : elle était si menue et sa blancheur était si frappante qu'il en fut encore plus bouleversé. Soudain un bip retenti et le sorti de sa contemplation, il regarda tout autour de lui quand l'un des ambulanciers vient se pencher sur Scully et commença à lui parler :


Ambulancier : Madame ? Vous m'entendez ? Si vous entendez le son de ma voix, serrez moi la main ou cligner des yeux.

Mulder regarda ahuri et ébahi les yeux de Scully s'ouvrirent péniblement, son coeur s'arrêta presque de battre tant sa joie fut grande quand il vit le profond bleu des yeux de sa partenaire mais elle referma aussitôt les yeux. Mulder regarda alors paniqué l'ambulancier qui s'occupait de Scully, il le vit faire signe à son collègue d'accélérer l'allure pour arriver plus vite à destination. L'ambulance arriva à toute vitesse à l'hôpital de la Sainte Trinité. Scully avait sombré dans l'inconscience, ce qui terrifiait Mulder.
A leur arrivée, une flopé de médecins et d'infirmiers vinrent les aider. Ils emmenèrent Scully sur un brancard jusqu'à une chambre où ils commencèrent à l'examiner sous tous les angles, tous ses hématomes …
Pendant ce temps Mulder fut obligé de rester dans la salle d'attente afin de laisser les médecins travailler comme il le fallait, il commença à faire les 100 pas. Encore une fois, il se sentait impuissant, c'était la 2ème fois de la journée et il était pressé que cette journée s’achève enfin. Rongé d'inquiétude, il prit un magasine, le reposa, alla à l'accueil pour la énième fois demander s'il y avait des nouvelles et l'hôtesse lui répéta encore une fois de manière négative à son grand désespoir et découragement.
A quelques mètres de lui, les médecins s'occupaient de cette femme dont la vie ne semblait plus que tenir à un fil. Elle était si fragile que même la toucher leur faisait peur. Avec précaution, ils s'occupèrent de sa plaie à la tête, et ils firent toutes les analyses possibles et inimaginables. Le verdict tomba : son sang révélait des traces de somnifères et d'alcool, le meilleur cocktail des suicidaires. Un médecin vint annoncer le résultat de leurs analyses à Mulder qui était nommé dans les papiers de Scully comme étant la personne à prévenir en cas de problème. Le médecin lui dit aussi qu'ils allaient la garder quelques heures ici avant de la monter dans le service psychiatrique, puisque c'est par la que passaient toutes les tentatives de suicide et que Scully n'aurait pas le droit à plus d'une ou deux visites par jours afin qu'elle puisse se reposer et que le traitement d'analyse sur soi puisse faire effet. Mulder, sous le choc, se laissa tomber sur la chaise la plus proche. Jusqu'au bout il avait essayé de se dire que ce n'était qu'un accident mais la vérité était en face de lui : Scully avait essayé de se suicider. Dans quel état de détresse devait-elle être pour tenter de mettre fin à ses jours ? Pourquoi n'était-il pas resté avec elle ? Il rejeta la faute entièrement sur lui, pensant que sa vie était brisée à tout jamais par cet acte de folie. Mulder devint tout rouge, il avait un besoin urgent d'évacuer mais il ne voulait pas se faire interdire de visite au près de Scully, alors il se retint tant bien que mal.


Dr Hamilton : vous pouvez aller la voir si vous voulez, elle ne s'est pas encore réveiller mais je sens que ça vous fera du bien, et je suis convaincu qu'elle sentira votre présence.
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MessageSujet: Re: Eli, Eli, lamma sa bacthani   Mer 2 Aoû - 4:43

Mulder entra dans la chambre de Scully comme s'il pénétrait dans un sanctuaire interdit. Elle était allongée, les yeux clos et la respiration lente. Qu'avait-il fait à Scully ? Pourquoi avait-il le don de toujours tout gâcher ? ) Le médecin sentit qu'il devait le rassurer encore :

Dr Hamilton : monsieur votre amie, a effectivement pris un cocktail détonnant mais rien ne nous dit que vous en êtes à l'origine… et puis un passage à vide peut arriver à tout le monde, je pense qu'elle aura besoin d'un ami à son réveil
Mulder : Je ne pense pas qu'elle sera heureuse de me voir à son réveil.
Dr Hamilton : Ne dites pas cela, elle aura besoin de soutient plus que vous ne pouvez l'imaginer
Mulder: Si vous le dites...

Une grande lassitude s'empara de Mulder. Il préféra sortir et appeler Skinner. Alors qu'il téléphonait à Skinner pour l'avertir de la situation comme il le lui avait promis, une infirmière lui tendit un papier qu'il lu, c'était une ordonnance signée de la main du Dr Hamilton, il lui prescrivait des anti-dépresseurs. Il était contre toute forme de médicaments qui avaient pour but d'abrutir les gens pour les empêcher d'agir. Il angoissa à l'idée de savoir que Scully serait dès à présent suivie en psychiatrie, complètement droguée. Bien que son ami lui ait conseillé de rentrer chez lui puisqu'il passerai prendre des nouvelles de Scully, Mulder préféra rester à attendre des nouvelles de celle qu'il n'arrivait plus a cataloguer comme étant son amie, elle était devenue plus que ça, dans son coeur tout du moins. Debout dans le couloir, il attendait. Un signe, un mot, il attendait sans savoir quoi exactement. Les médecins ne s'occupaient plus de Scully, la laissant dormir pour qu'elle récupère de sa soirée éprouvante.
Alors qu'il regardait par la fenêtre située sur la porte de la chambre de Scully, il la vit sursauter et agir comme si elle était totalement terrifiée. Il voulu entrer mais une infirmière le précéda, le rythme cardiaque de Dana s'était accéléré mais ne s'était pas réveillée pour autant. Son corps était parcourut de sursaut mais elle n'était pas pour autant consciente de ce qui se passait. L'infirmière tenta de la calmer en la tenant, puis elle augmenta sa dose de calmant. Scully redevint alors calme, son corps perdit de sa raideur et elle ne fit plus un geste. Ecoeuré, Mulder la regarda une dernière fois pour s'assurer qu'elle allait bien puis il s'en alla, décidé à se perdre dans les méandres des rues de Washington. Alors qu'il marchait depuis à peine 10 minutes, la pluie fine se transforma en une grosse pluie de novembre, au départ il ne la sentit pas mais au bout de quelques mètres il du se résigner à s'abriter et entra dans un bar. S'installant dans un coin à l’abri des regards, il commanda un double whisky. La serveuse le lui servit avec un clin d'oeil auquel il répondit par un regard noir de colère. Frustrée, celle se retourna et partit en claquant des talons.

De son coté, Scully fut tirée de son "coma" par la vision du corps inerte d'Emily qui articulait une phrase qu'elle ne pouvait entendre. Elle sursauta une nouvelle fois mais se réveilla cette fois, plus apeurée que jamais. Elle s'assit dans ce lit inconnu, son corps parcourut de frissons incontrôlables. Que faisait-elle ici ? Une violente nausée la secoua, l'obligeant à se calmer et à se recoucher. Elle hésita à appuyer pour appeler un médecin, mais elle se sentait vraiment mal donc elle sonna. Une infirmière vint à sa rencontre, et l'aida à s'allonger en douceur.


Scully : où suis-je ? Comment suis je arrivée ici ? Emily ???
Inf': Calmez vous, je vais chercher le médecin.

Apres avoir averti le médecin de garde, l'infirmière chercha le numéro à prévenir pour la patiente de la chambre numéro 727, puisqu'ils devaient savoir qui était cette Emily qu'elle avait réclamé, s'agissait-il de leur fille ?
Le portable de Mulder avait déjà émis une bonne dizaine de sonneries lorsqu'il daigna enfin répondre. C'était l'hôpital qui le voulait de suite au chevet de Scully.
Mulder était déjà dans un état second suite aux quelques verres qu'il avait déjà eu le temps d'ingurgiter mais il se rendit quand même à l'hôpital préférant marché pour éliminer le plus possible avant de se retrouver auprès de Scully.
Légèrement perturbé, il arriva tant bien que mal devant la chambre de Scully. Le médecin le prit à part et sonda son regard :

De H.: Vous avez bu ?
Mulder : Juste un peu. Que se passe t'il ? Elle est encore plus mal ?
Dr H : on avait quelques questions à vous poser mais je crois que vous feriez mieux de rentrer chez vous.
Mulder: Je vais très bien. Allez-vous me dire enfin ce qui se passe ?
Dr H : Elle s'est réveillée après un nouveau sursaut et …
Mulder : Et quoi?
Dr H : Elle est complètement désorientée, ne sais pas où elle est, certifie n'avoir jamais voulu attenter à sa vie et elle à réclamer ... votre fille.
Mulder : Notre quoi ? Fille ? Je n'ai pas d'enfants ... et Mademoiselle Scully n'est pas ... enfin nous ne sommes pas ... je suis un simple collègue et ami.
Dr H : oh excusez-moi ! Je suis sincèrement désolé, mais vous sembliez si proche qu'on a tous pensé que vous étiez plus que de simple collègue
Mulder : Ce n'est pas la première fois qu'on nous le dit. Vous dites qu'elle a réclamé sa fille ? A t'elle donné un prénom ?
Dr H : Amy ou Emmy, je ne sais plus très bien ce que l'infirmière m'a dit ... veuillez m'excuser mais j'entends tellement de prénoms ici.
Mulder : Emily. C'est Emily. Sa fille qui est morte il y a moins d'une semaine. Elle est plus que bouleversée par sa disparition.
Dr H : il s'agit d'un choc post traumatique alors pouvez-vous m'en dire plus et même en parler avec son psychanalyste quand il quittera son chevet, ses informations nous seront précieuses pour son traitement !
Mulder: C'est assez compliqué. Je peux juste vous dire qu'elle a appris l'existence de cette enfant la semaine dernière et elle l'a perdu tout de suite après. La jeune Emily était très ... malade
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MessageSujet: Re: Eli, Eli, lamma sa bacthani   Mer 2 Aoû - 4:45

Une infirmière quitta la chambre 727

Inf' : y a t'il un monsieur Mulder ici ?
Mulder : C'est moi.
Inf' : Monsieur, votre amie est auprès du psychanalyste et a réclamé à vous parler, elle dit que vous êtes le seul qui la comprendrez ! Si ça ne vous dérange pas le psy aimerai analyser ce qu'elle va vous dire pour préciser son diagnostique.
Mulder : Il va rester auprès de nous tout le long de notre conversation ?
Inf' : il va rester dans le fond de la pièce, pour ne pas que Dana se sente trahi il préfère lui dire qu'il veut écouter et donc rester dans la même pièce, c'est une affaire de confiance patient/médecin.
Mulder : Elle est elle même médecin, elle sait ce que c’est. Puis-je alors aller la voir ?
Inf' : oui allez-y ... et ne vous en faites pas, elle est tirée d'affaire, on ne la traite plus que psychologiquement maintenant. Et peut-être que si tout se passe bien, il vous laissera seul avec votre dame.
Mulder : Merci.

Il pénétra à nouveau dans cette chambre triste où il la vit assise, le regard complètement perdu dans des pensées que lui seul arriverait à sonder. Quand elle le vit, un petit sourire suivi d'un soupir de soulagement se dessinèrent sur son visage meurtri. Le psychanalyste nota de suite le changement de comportement de sa patiente face à son ami.

Scully : Mulder ! Enfin ! Dis-lui, explique-lui toi que je n'ai rien fait de mal. Ici ils refusent tous de croire que c'était un accident. Mais toi tu me crois, pas vrai ?
Mulder : Scully, explique-moi ce que tu as fait... je ne demande qu'à te croire mais j'ai vu les cachets Dana, je t'ai vu dans un état complètement second hier après midi au bureau, tu m'as dit des mots que je n'aurai jamais cru possible entendre de ta bouche ...
Scully : Tu ne peux pas mélanger notre dispute à l'accident que j'ai eu ! J'ai glissé et je me suis cognée la tête ! Le cachet c'était ... je voulais juste me calmer, pouvoir dormir ne serait ce que quelques heures... je suis fatiguée de tout ça Mulder, je veux rentrer chez moi

Mulder s'approcha du lit, s'assit à côté de Scully et osa la prendre dans ses bras pour la calmer

Mulder : chut, calme-toi ! Je suis là ! Mais je veux être sur que tu vas bien ma belle
Scully : Ramène-moi chez moi. Reste avec moi ... j'ai besoin de toi maintenant. Ici je ne suis personne, il me prenne pour une folle mais toi tu n'es pas comme eux. Jure moi que tu me crois.
Mulder : je ne demande qu'à te croire … mais …

Scully le repoussa avec violence

Scully : Tu n'es pas mieux qu'eux
Mulder : Ne recommence pas comme au FBI, j'étais assez mal suite à notre dispute. Je ne m'étais jamais senti aussi mal et quand j'ai voulu aller te voir pour qu'on s'excuse je t'ai trouvé inconsciente. Je me fais du souci pour toi. Je veux juste être sur que tu ne vas pas attenter à nouveau à ta vie, si jamais je signe une décharge comme quoi je veille sur toi... Dana croit bien que je souhaite de tout coeur que ce que tu me dises soit vrai. J’ai juste besoin d'être convaincu et tes médecins aussi ...
Scully : Si je te donne la vraie raison de mon état actuel, est ce que cela te suffira pour essayer de me croire ?
Mulder : c'est déjà un début ma belle. Et tu sais que j'ai toujours eu confiance en toi et j'espère pouvoir continuer à le faire et donc ... je vais te faire confiance sur ce que tu as à me dire ... mais pas de cachotterie, je t'en conjure !

Le psy nota à quel point Scully s'était apaisée en la présence de son partenaire.


Scully (à voix basse pour que le psy ne l'entende pas) : Mulder je l'ai vu. Elle était là près de moi.
Mulder : SVP monsieur, vous pouvez nous laisser seul un instant ... on a besoin de se retrouver

Le psy acquiesça et sortit, ne se faisant pas trop de soucis pour sa patiente puisque son collègue semblait être quelqu'un de stable

Mulder : Emily ? C’est Emily que tu as vue ?
Scully: Oui. Elle était là, à la fois si réelle et si irréelle. Je me relaxais dans mon bain et elle était sur le rebord, assise en train de me regarder avec insistance.
Mulder : dis m'en plus !
Scully: Elle ... semblait vouloir me dire quelque chose, je ne sais pas quoi. Son regard était si lourd de signification ... j'ai paniqué, je me suis levée en vitesse et c'est là que j'ai glissé.
Mulder : veux-tu de mon aide sur cette histoire là ou pas ? Je ne supporterai pas de me reprendre une porte en pleine tête Dana, j'ai besoin de savoir.
Scully : Tu t'y connais beaucoup plus que moi en paranormal mais c'est à moi qu'elle ait apparu, je suis la principale concernée. Je sens qu'elle veut me dire quelque chose, mais quoi ? Mais surtout pourquoi vient elle me voir ?
Mulder : il se pourrait qu'il s'agisse d'une âme en peine
Scully : Une âme en peine ? Un fantôme ? Quelle est la différence ?
Mulder : C'est une sorte de messager, si c'est bien ce que je pense qu'elle peut être, tu continueras à l'apercevoir jusqu'à ce que tu ais réaliser quelque chose d'important pour elle.
Scully : Mais que puis-je pour elle ? J’ai tout fait pour la sauver, je l'ai accompagné jusqu'à son dernier souffle ... je ne vois vraiment pas comment je pourrai l'aider
Mulder : peut-être qu'elle veut que tu fasses quelque chose de précis … te parle-t-elle ?
Scully: Je ne t'ai pas tout dit... je l'ai vu une deuxième fois, dans un rêve. Ses lèvres bougeaient, mais je n'arrivais pas à comprendre ce qu'elle disait
Mulder : Dana, j'ai besoin que tu te confies entièrement à moi si tu veux vraiment que je t'apporte mon aide. La première fois bougeait-elle les lèvres aussi ? As tu déjà entendu le son de sa voix depuis sa mort ?
Scully : Non ses lèvres ne bougeaient pas la première fois... enfin je crois, j'étais terrifiée, et le cachet faisait effet. En tout cas je n'ai plus entendu le son de sa voix depuis que je l'ai perdu
Mulder : sa veut dire qu'elle essaie de te parler de plus en plus, la prochaine étape sera peut-être la parole. Tu es sure que tu ne l'a jamais entendu ne serais ce que respirer
Scully : Je l'ai entendu... rire. Un rire magnifique, tu sais rempli de joie....
Mulder : tu l'as entendu rire ?
Scully : Oui. Deux fois
Mulder : un rire plein de joie ? Ça veut peut-être dire qu'elle est bien et qu'elle a but autre que personnel ...
Scully : Je ne sais pas... je ne sais plus en fait. Lorsqu'elle était assise sur le rebord de ma baignoire son regard était remplit d'une gravité que l'on ne trouve pas chez les enfants.
Mulder : Dana, je crois qu'avant tout il faut que tu te reposes ...

Mulder se leva mais semblait soucieux.
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MessageSujet: Re: Eli, Eli, lamma sa bacthani   Mer 2 Aoû - 4:47

Scully : Ne me laisse pas seule, si elle revient ... je fais quoi ?
Mulder : je ne peux pas rester mais demain je te fais sortir d'ici, je signerai toutes les décharges qu'ils voudront, je m'occuperai de toi, je ne te lâcherai plus. Si elle revient, écoute-la, ne prend pas peur, elle ne te veut pas de mal
Scully : J'ai peur Mulder. Peur de l'avenir. Que vais-je devenir si il me garde pour folie passagère ou s'il me classe en tant qu'instable ? Je vais tout perdre, mon travail, ma réputation...
Mulder : je ferai tout ce qui m'est possible pour que cela n'arrive pas ... tu sais que tu peux me faire confiance ...

Il s'arrêta de nouveau en pleine phrase, toujours l'air soucieux.

Scully : Que pense Skinner de tout ça ? Je dois être descendu bien bas dans son estime et dans la tienne par la même occasion
Mulder : Skinner se fait énormément de soucis pour toi tout comme moi ...

Mulder baissa la tête puis la releva timidement

Mulder : Dana ? Pourquoi un tel fossé s'est créé entre nous hier ? Comment est-ce que ça a pu se produire ?
Scully : Je ne peux te répondre. Je me suis emportée et j'ai cru que ma vie allait mal par ta faute. Mais je me suis trompée : je gâche ma vie moi même et je ne suis bonne qu'à faire du mal aux autres
Mulder : ne dis jamais ça ... tu me fais plus de bien que tu ne peux l'imaginer
Scully : Comment fais-tu ? Pour toujours être aussi fort ? Tu passes la moitié de ton temps à me rassurer, à m'aider à avancer. Et moi... je me montre ingrate. Tu devrais me haïr, rien que pour ce qui s'est passé ces derniers jours.
Mulder : Te haïr ? Mais, ça peut arriver à tout le monde un petit passage à vide
Scully : Tu sais, je n'arrive toujours pas y croire. Tu te rends compte ? Je suis presque enfermée pour tentative de suicide ! Moi, terre à terre, la tête sur les épaules, terrifiée par la mort. C'est un comble.

Il la regarda, un sourcil surélevé, se préparant à la charrier :

Mulder : tu sous entends que c'est moi qui devrait être la ?
Scully: Au départ, tu avais plus de chance de gagner une place que moi ! (Elle ria de bon coeur, pour la première fois depuis longtemps). Dis moi ce que je ferais sans toi ?
Mulder : bin sans moi ... tu aurais une vie bien rangée, sans risque, une famille, sûrement une petite maison en dehors de la ville où grandiraient de beau enfants qui te ressembleraient ...
Scully: Tu crois ? J'aime trop ce travail pour l'abandonner pour une vie aussi facile
Mulder : ne me dis pas que tu n'as jamais voulu me quitter, tout quitter ?!
Scully: Si j'ai voulu tout plaquer... mon rêve était d'être médecin de campagne, loin de la ville. Mais j'ai compris une chose : plus on s'éloigne de la civilisation, plus on s'éloigne de soi.
Mulder : tant qu'à se parler franchement, tu aurais pu avoir un autre poste au FBI, je suis sur qu'on t'en a déjà proposé ... pourquoi rester aux X-Files qui t'ont mis tant de fois en danger
Scully: Pour l'amour du risque voyons ! J'ai toujours rêvé d'être une drôle de dame !

Mulder sembla déçu de sa réponse :

Mulder : ha, content que tu sois restée auprès de moi !
Scully: Sourit Mulder ! Si je suis restée dans ce sous sol sinistre et froid, c'est pour la recherche de la vérité. Si je suis restée c'est parce que tu y étais dans ce froid et tu étais prêt à tout alors j'ai pris exemple sur toi. Et puis vois le bon coté des choses : ce métier me permet de voyager ... j'ai même peut être visité l'espace, c'est merveilleux nan ?
Mulder : je vais donc te laisser te reposer Dana, je repasserai demain si tu veux et si les médecins m’en donnent l’autorisation.

Il se pencha au dessus d’elle et déposa un tendre baiser sur son front, soulagé de la voir vivante.


Scully, d'une voix fatiguée : La nuit je suis celle que tu attendais, le jour je suis celle que tu aimais...
Mulder : Pardon ?
Scully : C'est un poème que mon père me disait avant que je m'endorme ... encore merci d'être venu...

Elle s'endormit presque aussitôt, épuisée. Mulder sorti de la chambre presque aussi groggy que son amie alors qu'il n'avait pris aucun calmant. Rien que la savoir en vie... il avait eu tellement peur ...

De retour à son appartement, il s'effondra dans son canapé. Dormir pour oublier, dormir pour se dire que demain sera un autre jour, peut être plus agréable ou pire en événements. Une image assombrit son visage : Scully inerte au fond de sa baignoire. Frissonnant d'effroi il tenta de fermer les yeux et de penser à une image positive de Dana. Il se tourna et se retourna dans son lit, il ne parvenait pas à ne penser à rien, Scully hantait son esprit. Il voulait à tout prit trouver la solution à son problème mais il n'avait pas encore assez de clé pour et ça, ça le mettait hors de lui. C'était une des rares fois où une enquête lui tournait autant le dos : il était profiler, il avait un esprit vif et des compétences hors normes. Mais ce soir il était un simple être humain, ravagé par des sentiments. Les sentiments, car oui, les sentiments étaient bien le tournant de cette affaire. Que devait-il en faire ? Devait-il continuer à les ignorer comme il l'avait déjà fait pendant des années ? Quoi que ce fût différent, ses sentiments n'avaient jamais été aussi présents. Depuis le début, il s'était interdit d'éprouver ne serait ce qu'une once d'amour pour Scully. Mais les années passant, son regard sur cette femme magnifique avait changé : en plus d'y voir une collègue plus que compétente, il avait, jour après jour, découvert une femme merveilleusement belle et sensible. C’en était finie de sa nuit, il tergiversait de trop , il prit sa veste et sorti, sans s'en rendre compte, il arriva devant l'appartement de Scully, il fouilla dans ses poches et en sorti son trousseau de clés.
Il pénétra dans le sanctuaire de la déesse avec une infinie douceur : ne pas violer cette endroit pour ne pas violer l'intimité de sa coéquipière. Il se dirigea de suite vers la salle de bain afin de la ranger : il devait s'imprégner de ce lieu afin de s'imprégner de la présence d'Emily. Il commença à ranger, il vida la baignoire, nettoya péniblement les marques de sang. C'est alors qu'il découvrit au dessus de l'armoire de la salle de bain, une trace de sang sur le mur. Il s'en approcha pour l'examiner. Comment son sang avait-il pu arriver là alors qu'elle s'était juste ouverte la tête ? Il sortit ses gants et un mouchoir et essuya le sang : il allait de suite l'emmener au labo pour vérifier que c'était bien le sang de Scully. Avant de sortir de l'appartement de son amie, il eu la soudaine envie de vérifier les médicaments de celle-ci, juste pour en avoir le coeur net. Mulder prit ainsi un comprimé d'un médicament qu'il ne connaissait pour l'apporter à examiner en même temps que le sang. Peut-être était-il paranoïaque, mais quand il s'agissait de la vie de Scully plus rien n'importait.
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MessageSujet: Re: Eli, Eli, lamma sa bacthani   Mer 2 Aoû - 4:49

Il ferma les lumières et regarda une dernière fois l'appartement : il ne put s'empêcher de murmurer "où te caches tu Emily?". Il sorti quand soudain il eut un courant d'air et la porte se claqua laissant Mulder à l'extérieur et ses clés à l'intérieur.
Il secoua d'abord gentiment la poignée qui refusa de tourner. Alors il tenta de l'ouvrir avec une pince. Au bout de dix minutes d'acharnement, la porte s'ouvrit dans un grincement qu'il ne lui connaissait pas. Que se passait il ? Alors qu'il avait éteint les lumières, celle du couloir menant à la salle de bain était allumée. Il rentra doucement dans l'appartement, voulu prendre son arme mais il l'avait laissée dans sa voiture et hors de question de partir en laissant un mystère aussi lourd planant sur le lieu de vie de son amie. Il entra dans la salle de bain où la lampe avait commencé à se balancer dans un grincement sinistre, D'avant en arrière. D'avant en arrière. Le rythme incessant angoissa Mulder. Il se regarda dans le miroir et son propre reflet lui fit peur : les traits tirés, la panique se lisait crescendo dans ses yeux. Il entendu un oiseau croasser dans le lointain, un corbeau ? La nuit ? Non, il devait rêver. Il regarda par la fenêtre et ne vit rien, il se retourna toujours aussi doucement, il se remis face au miroir, de la buée s'y était formé et un mot y apparaissait, il eu juste le temps de lire "Eli, E" que le miroir se brisa en mille morceaux. Se protégeant de ses Bras, il ne put éviter cette marée coupante. Des morceaux de verre se plantèrent sur ses mains et son visage ne fut pas épargné. Reculant encore, il se cogna contre le rebord de la baignoire. Comment ce miroir avait il pu exploser ? Il sortit de la salle de bain pour trouver de quoi nettoyer sa blessure au visage, il savait que Scully avait des pansements dans le placard de sa chambre et là à sa grande surprise, la lumière était allumée, le placard ouvert et le tiroir des pansements tiré ... Voulant attraper le nécessaire, le tiroir claqua avec fracas. Au dehors le vent s'était levé avec force. Les branches venaient heurter avec violence la fenêtre, et l'appartement résonnait de bruits les plus diverses. Une vie s'était emparée de l'endroit et Mulder savait qu'il n'était pas seul. Son désir était de sortir au plus vite, de mettre la plus grande distance entre lui et cette force qui s'acharnait à lui faire du mal. Représentait-il une barrière. Entre Emily et sa mère ? Etait-il l'entrave à l'amour d'une fille pour sa mère ?
Face a tout ces évènement dont il avait un peu l'habitude à force de les étudier, Mulder perdit pieds et commença à avoir peur, il devait faire quelque chose pour Scully, il ne pouvait pas la laisser rentrer dans son appartement ... et si cette âme perdue la cherchait, la trouverait-elle à l'hôpital ? Le coeur de Mulder s'accéléra. Il essaya de se rassurer en se disant que ce n'était pas possible, qu'il devait se réveiller mais sa blessure à la tête lui rappela qu'il l'était bien. Du sang coulait de son arcade et tombait sur sa joue et parfois sur le sol. Il retourna dans la chambre de Scully et se regarda dans le miroir de l'armoire, sur son visage, le sang avait formé un mot : reliops !
Il n'en revenait pas, ce n'était pas possible, il avait du mal voir. Il réfléchi, était-ce un mot ? Une goutte de sang lui tomba dans l'oeil alors qu'il découvrait que Reliops à l'envers donnait spoiler. Il ressenti une douleur très vive et eu l'impression de perdre la vue du côté droit. Il sorti alors à touts jambes de l'appartement. Une fois dehors, il appela un taxi et demanda à se rendre à l’hôpital de la trinité, il avait comme un mauvais pressentiment.
Lorsqu'il s'installa sur la banquette arrière d'un taxi, le chauffeur le regarde avec un soupçon d'étonnement mais ne dis rien. Mulder ordonna d'être emmené à la Trinité, ce que le chauffeur pensa également en le voyant dans cet état. Quand à lui, Mulder ignorait la souffrance physique, se demandant pourquoi ce mot spoiler lui était apparu en lettres de sang. Que gâchait il ? Et que s'était-il passé dans l'appartement de Scully ? Il espérait juste que cette 'chose' ou 'puissance' bénéfique ou maléfique ne le suive pas jusque là bas, il ne voulait pas qu'elle s'en prenne à Scully. Il intima au conducteur d'accélérer l'allure, toute cette histoire ne lui laissait présager rien de bon. Et si Emily n'était pas une âme en peine ? Elle pourrait donc s'en prendre à Scully. Il essaya de comprendre mais le sang semblait autant brouiller sa vue que son esprit. Le taxi se gara devant l'hôpital, il paya en vitesse et courut jusqu'au hall d'entrée.
A l'hôpital, les infirmiers se ruèrent sur lui pour soigner sa blessure mais lui ne voulait qu'une chose, voir Scully pour s'assurer qu'elle allait bien. Malgré le personnel médical qui essayait de le retenir en lui disant qu'il devait d'abord le soigner et qu'en plus les heures des visites étaient finies depuis longtemps, Mulder arriva devant la porte vitrée de la chambre de Scully et la vit se débattre dans un rêve très agité. Ou peut être n'était-ce pas un rêve, il vit une ombre passer et un courant d'air faire bouger les rideaux de la chambre 727. Repoussant un médecin qui tentait de la calmer, Mulder pénétra dans la chambre de la jeune femme. Ce qu'il vit glaça son sang et il sut que jamais il ne pourrait oublier cette image dévastatrice. Scully était assise sur son lit, les bras en sang, le visage figé dans une expression de douleur et de terreur inimaginable. Son corps était secoué de spasmes violents et à travers la lumière de la lune qui filtrait par la fenêtre, il vit que sa chemise de nuit était entièrement collée de sueur. Lorsqu'elle vit que Mulder était là elle sauta hors de son lit pour aller se blottir dans ses bras, il eu des difficulté à entendre que Scully lui soufflait à l'oreille "ne me quitte plus" Mulder était tout retourné par la situation, il ne voulait pas la lâcher pourtant son oeil le faisait souffrir le martyr. Ses frêles bras ensanglantés serraient Mulder avec force. Il attrapa ses poignets et scruta ses blessures : qu'avait-elle fait ? Scully continuait toujours de souffrir et pensait que son coeur allait sortir de sa poitrine tant il battait fort. Mais l'oeil de Mulder attira son attention : se concentrant sur son ami pour oublier sa propre douleur et sa propre peur, elle tourna le plus doucement sa tête.


Scully : Mulder… tu as un éclat de verre... juste près de la paupière. Que s'est il passé ? D'où vient tout ce sang ?

Mulder ne su quoi lui répondre ...

Mulder : euh ... je ne sais pas ... mais que s'est il passé ici ? Tu vas bien ?

Alors, au bord de la crise d'hystérie, Scully montra quelque chose avec son doigt. Mulder suivit la direction et crut défaillir par ce spectacle : sur le mur, en lettres de sang, on pouvait lire "Eli, Eli, lamma sa bacthani"

Mulder: c'est quoi ce charabia ?

Scully, elle, savait. Ses jambes fléchirent et elle tomba à terre. Un silence de mort s'installa, seules leurs respirations fortes et désordonnées se faisaient entendre. Mulder commença à relever Scully et à s'énerver contre elle, la secouant avec violence il lui parla d'une voix dure

Mulder: Tu sais ce que ça veut dire ? Pas vrai ? Scully, tu dois me le dire, sinon je ne pourrai pas nous aider !
Scully : Nous ? Tu as dit nous, Mulder ?
Mulder: Réponds-moi d'abord. Cela veut dire quoi ?
Scully : c'est une phrase tirée de la Bible. Ça veut dire : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?" ... Mais Mulder, qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire ??
Mulder: Tu ne me dis pas tout, tu me caches quelque chose ?
Scully: Ce sont les dernières paroles du Christ sur la croix.
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MessageSujet: Re: Eli, Eli, lamma sa bacthani   Mer 2 Aoû - 4:51




Scully : c'est une phrase tirée de la Bible. Ça veut dire : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?" ... Mais Mulder, qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire ??
Mulder: Tu ne me dis pas tout, tu me caches quelque chose ?
Scully: Ce sont les dernières paroles du Christ sur la croix.
Mulder : Scully, comment est-ce que c'est arrivé ici ? Qu'as-tu vu ?

Il continuait de la secouer sans s'en rendre compte, il s'arrêta quand il réalisa qu'il l'effrayait alors qu'il voulait tout le contraire

Mulder : Tes Bras ? Le sang sur le mur ? Ne me dis que tout ça à un lien ? Ce n'est pas toi quand même ?
Scully : Non bien sûr
Mulder : On ne sait jamais avec tous les cachets que tu as pris
Scully : Ce n'est pas moi, je te le jure !

Sans s'en rendre compte elle avait hurlé ces derniers mots.Plusieurs médecins ainsi que les agents de sécurité arrivèrent dans la chambre.

Mulder : Faites plutôt appeler la police.
Dr Hamilton : Monsieur Mulder ? Mais que faites-vous ici ? Laissez-moi regarder vos blessures !

Mulder hochât de la tête et fit signe à Scully de le suivre, il ne la lâchera plus, il se le promettait solennellement. Il entraîna Scully aux Urgences afin qu'ils se fassent soigner tous les deux. La jeune femme était complètement désorientée, elle se laissait faire par Mulder, incapable de pouvoir agir par elle même. Arrivés aux rez-de-chaussée, ils furent pris en charge par deux médecins. Le médecin qui s'occupait de Scully examina ses bras avec attention: avait elle tenté de suicider ? C’est alors qu'un nouveau courant d'air se fit sentir dans la salle d'examen, Mulder se rapprocha lentement de Scully pour ne pas l'effrayer, mais l'ayant déjà ressenti plusieurs fois cette nuit, il voulait essayer de préserver le plus possible la jeune femme.
Alors qu'elle commençait à s'énerver après lui, un bruit de casse se fit entendre. Les vitres des salles d'examens volaient en éclats une à une. Mulder protégea Scully comme il pouvait, la préservant de la pluie de verre qui s'abattait sur eux. Il se courba au dessus d'elle pour ne pas qu'elle soit atteinte alors que des morceaux de verre vinrent lui fouetter le dos telles des lanières de cuir.
Lorsque le calme revint, Mulder se releva doucement : Scully pleurait contre lui de fatigue et de peur. Mais ce ne fut qu'un moment de paix, le souffle s'intensifia et sans que Scully puisse agir, Mulder fut percutée par une force invisible : il fut projeté contre une armoire, son corps tombant tel un pantin désarticulé au sol. Scully perdit tout le self contrôle qui faisait qu'elle était un si bon agent fédéral. Tremblante, elle se mit à hurler "Mais que veux tu ?". Le souffle s'évanouit, semblant se perdre aussi vite qu'il était apparu. Elle n'eu pour celle réponse, un coup de vent plus intense que les précédents, une sorte de mini tornade sévissait dans cette salle d'examen, les papiers et le matériel volait dans tous les sens, les machines plus lourdes se dirigeaient dangereusement vers un Mulder toujours aussi inerte sur le sol. Une sorte de rire diabolique retenti et une voix rauque dit : « Eli Eli lamma sa bachtani ».


Cette supplication retentissait telle une lamentation, une prière qui ne trouvait pas de réponse. Scully s'effondra à son tour au sol : sa tête reposant sur les débris de verre, elle attendit. Un signe, une autre parole. Une apparition. Emily arriva, pâle et souriante. Se mettant à plat ventre, elle scruta le regard de sa mère.
Scully dans un état proche de la léthargie , ne sentait même plus les morceaux de verre qui s'enfonçait dans sa peau qui était d'une blancheur virginale. Emily la regardait de cette façon si troublante, ses yeux se perdant dans ceux de sa mère. Elle murmura quelque chose que Scully ne put entendre : ses yeux se fermèrent, elle plongea dans une inconscience profonde. La petite fille versa une larme puis, comme par enchantement, s'évanouit quelque part dans cette salle qu'elle venait de détruire. Plusieurs membres du personnel de cet hôpital accoururent en ayant entendu tout ce vacarme et trouvèrent Mulder coincé entre le mur et l'une des machines à échographies (pourquoi pas hein), Scully aussi blanche que le sol et le docteur Hamilton tous dans un état d'inconscience profond. Ils semblaient effrayés malgré cet état second. Du sang coulait de partout, il était impossible de savoir au premier abord a qui il appartenait ?Qui était blessé ? Qui ne l'était pas ?
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MessageSujet: Re: Eli, Eli, lamma sa bacthani   Mer 2 Aoû - 4:52

Mulder, Scully et le médecin furent emmenés dans une salle d'observation qui avait été épargné par la colère d'Emily. Leurs plaies furent nettoyées, seul Mulder fut emmené en radiologie, ayant subi un choc profond. En effet, hormis sa plaie à l'oeil, Mulder avait reçu un choc très important sur la tête et les médecins le traitèrent donc pour traumatisme crânien. Déjà que Mulder avait eu des problèmes de vision à cause du verre sur la paupière, cet accident la lui troubla encore plus. Scully n'avait presque rien étant donné que Mulder l’avait protégé de son mieux et le médecin avait juste perdu connaissance à cause du choc émotionnel, il était évident que Emily avait voulu s'en prendre avant tout à Mulder. Scully se réveilla le lendemain : ses bras et ses jambes étaient attachés au lit, elle avait fait son grand retour en psychiatrie. Elle scruta le mur qui lui faisait face : les mots étaient toujours là, le sang séché donnant cet affreux aspect rouille à l'inscription. Tournant légèrement la tête, elle vit que le psychiatre l'observait.

Scully : Que faites-vous là ? Est-ce agréable de me voir dormir ? Et pourquoi suis-je attachée ?
Le psy : Pour votre sécurité et pour la notre.
Scully : Et pourquoi m’a t’on remis dans cette chambre ?
Le psy : Je veux savoir pourquoi vous avez écrit ceci avec votre sang.

Scully jeta un coup d’œil à ses bras : ils étaient entourés de pansements, mais la douleur caractéristique de la veille ne l’avait pas quitté. Elle eut envie de crier mais malgré la haute dose de calmant qu'elle avait dans le sang, elle se dit que ça ne ferait qu'aggraver son cas.

Scully : Mulder ? Où est Mulder ? Comment va t-il ? Je veux le voir ! J'ai besoin de le voir !
Le psy : Votre ami est dans un sale état à l’étage en dessous. Prenez conscience que vous n’êtes pas en position d’exiger quoi que ce soit, surtout après les évènements de cette nuit.
Scully : les événements ? Mais je n'y suis pour rien moi ! Demandez donc à Mulder ou même encore à votre collègue !
Le psy (se parlant à lui même et griffonnant sur son calepin): La patiente rejette la faute sur les autres, n'est pas consciente de ses actes, refuse de dire la vérité.
Scully : quoi ?? Vous me trouvez inconsciente ? Avez-vous été témoin de la scène qui s'est déroulée hier ? Et votre collègue ? Demandez-le lui, vous serez surpris !
Le psy: Mon collègue a été une victime d'une attaque et vous semblez la seule suspecte. De plus, il est tellement en état de choc qu'il ne parvient pas à communiquer avec nous.
Scully : oh mais ce n'est pas possible !!

Scully n'en croyait pas ses oreilles, quel message Dieu essayait-il de lui envoyer ?

Scully : ne me dites pas que c'est arrivée dans la seule de Washington qui n'est pas équipée de vidéo surveillance ?!
Le psy : Notre hôpital est un lieu où nous soignons les gens, pas une vulgaire émission de télé réalité. Vous cherchez des preuves là où il n'y en a pas.
Scully : ce que je veux c'est comprendre et que l'on m'accorde un peu de crédit, je suis quand même une agent fédéral
Le psy : Vous étiez, nuance. Vos brillants éclats de cette nuit sont dans la plupart des journaux de la ville : vous avez fait des dégâts considérables, l'image du FBI a été salie. Une fois de plus.
Scully : je voudrai parler au directeur adjoint Skinner !!! j'ai besoin de parler a quelqu’un qui ne serait pas aussi muet que vous et qui ne me traiterait pas comme une criminelle avant même que mon procès ai lieu
Le psy : Comme vous voulez, de toute façon c'est peine perdue pour vous. Vous ne devez pas vous faire d'illusions. Je vous laisse vous reposer et réfléchir aux actes que vous avez réalisés.

De son coté Mulder était lui aussi dans une chambre en isolement ... ses blessures et les soins qu'il avait du subir faisaient qu'il étaient encore plus groggy que Scully mais tout ce qui s'était passé la veille étaient clair dans sa tête ... il fallait qu'il voit Scully ! Elle devait être perdue !

Il se leva avec lenteur et fit quelques pas pour détendre ses muscles endoloris tout en essayant de trouver son équilibre, le traumatisme subi avait pour effet de le faire un peu tanguer. Emily n'y était pas allée de main morte, il était vraiment épuisé physiquement mais aussi moralement. Cette histoire prenait un tournent dramatique ce qui avait le don de l'énervait. Sortant discrètement de sa chambre, il monta à celle de Scully. A sa grande surprise, il vit le psychiatre sortir de la chambre 727, il attendit quelques instant et s'y faufila. Il chuchota :

Mulder : Scully ? Tu dors ?
Scully : Mulder ? Oh mon Dieu !

Elle éclate en sanglots, la fatigue jouant sur son état émotionnel.

Scully : Mulder on m’accuse de tout ce qui s’est passé cette nuit… je… je n’en peux plus !
Mulder : Regarde-moi. Je ne vais pas t’abandonner dans ce moment. Je dois comprendre et toi aussi. On va partir d’ici, rien que tous les deux, on va se cacher et attendre. Un signe ou un mot de sa part. Tu verras, rien ne pourra nous séparer.
Scully : C’est ce qu’elle veut… nous séparer… diviser pour mieux régner.
Mulder : oui mais en l'occurrence, j'ai compris des choses ... je ne te lâcherai plus, jamais !
Scully : mais où irions nous ? On va devenir fugitif ? Et nos carrières ?
Mulder : pour moi ma carrière importe beaucoup moins que de te savoir en vie et en bonne santé ... Dana, tu te sens de marcher ?
Scully : Oui mais détache-moi : ces liens me serrent.

C’était vrai : les liens étaient tellement serrés que les poignets déjà fragilisés de Scully avaient recommencé à saigner.

Un faible sourire s’afficha sur le visage de Mulder :

Mulder : On reparlera de ça plus tard, je prends note et je ne l’oublierai pas. Viens, appuis-toi sur moi, on va essayer de sortir d’ici .
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MessageSujet: Re: Eli, Eli, lamma sa bacthani   Mer 2 Aoû - 4:54

Scully toujours aussi pale et toujours autant sous l'emprise des médicaments essayait tant bien que mal de ne pas trop s'appuyer sur Mulder qui lui aussi avait des difficultés à se mouvoir. Ils décidèrent de malgré tout sortir par l'escalier pour ne pas être repéré dans l'ascenseur même si ça leur faisait faire des efforts supplémentaires. Une fois rendus dehors, ils se précipitèrent derrière un bosquet quand ils entendirent des fourgons de polices arriver. Scully se blotti contre le torse de Mulder, il était complètement enivré de l'odeur qui émanait de cette jeune femme. Elle le regarda et quelque chose d'indescriptible se passa entre eux, l'impression de ne faire plus qu'un pendant un temps donné, une sensation qu'ils avaient déjà ressentie mais cette fois elle dura plus longtemps et était encore, si c’était possible, plus intense. Scully, figée par l'intensité du regard noisette de son ami, tenta d'articuler quelques mots mais aucun son ne sortit. Le bruit s'éloignant, Mulder l'aida à se relever. Sans un mot, pour ne pas briser cet instant magique. Mais le malheur et la peur reprenant le dessus, ils s'éloignèrent de ce lieu maudit, contournant tous les accès à forte fréquentation. Ils décidèrent d'aller à leurs appartements respectifs afin de chercher des affaires avant de prendre la route pour un lieu inconnu.
Ils passèrent d'abord chez Mulder où il ne prit que des vêtements confortables et passe partout et laissa les costumes de coté, il prit donc une paire de jean et n jogging ainsi que 2 chemises, 2 t-shirt et son arme supplémentaire puis filèrent chez Scully. Celle-ci se figea quand elle découvrit son appartement totalement dévasté.


Scully : Que s’est il passé ici?

Elle entra dans sa chambre où son magnifique miroir avait été brisé en milliers de morceaux.

Mulder : Après ton…accident, je suis revenu ici chercher des preuves et des réponses. Mais Emily n’a pas dû apprécier mon intrusion.
Scully : Mon appartement… dévasté. Ma vie s’effrite, plus j’avance moins ça va. Mais que veut elle à la fin ? Qu’ai-je fait pour mériter ça ?

Folle de rage, elle commença à rassembler des t-shirt, deux gros pulls à cols roulés, deux pantalons noirs et une paire de jeans. Enfilant son manteau et embarquant sa trousse de toilette, elle entraîna Mulder avec elle.

Scully : On sort d’ici, ce n’est plus chez moi…

Dans l'escalier de l'appartement de Scully, Mulder cru entendre une respiration mais préféra ne pas inquiéter Scully et hâta le pas. Il fallait qu'il trouve un moyen de locomotion, mais lequel ? Un taxi ? Non leur signalement avait déjà du être donné ? L’avion ? Pareil, trop risqué ! Les trains ? Trop aléatoires et jamais à l'heure. Ils n'avaient plus qu'une solution, même si ça n'enchantait pas Mulder de mêler ces amis à cette histoire : Les Lone Gunmen.
Ils débarquèrent chez les Bandits Solitaires, morts de peur. Sur le chemin ils avaient croisé une voiture de police mais ils ne s’étaient pas fait repérer. Byers leur ouvrit et les fit entrer :

Byers : C’est dingue vous êtes plus beaux en vrais qu’à la télé !
Frohike : Sympa la pub que vous faites pour le FBI !
Scully : Notre image passe déjà aux infos ?
Langly : Depuis une heure maintenant, mais ne vous inquiétez pas Dana, on a piraté le satellite de votre mère, elle n’a plus aucun de moyen de communication avec l’extérieur, même pas la radio, ce qui vous laisse un sursis jusqu’à ce que vous puissiez la prévenir.
Scully : Merci.
Byers : Alors c’est quoi votre histoire ?
Scully : En deux mots : Emily est revenue et elle s’acharne autant sur Mulder que sur moi. Elle provoque un cataclysme à chacun de ses passages.
Frohike : On voit, on s’en doutait que ce n’était pas vous qui provoquiez tous ces malheurs.
Mulder : On a vraiment besoin de votre aide, c’est important.

Les trois comparses échangèrent des regards malicieux : ils avaient déjà tout prévu. Langly tendit un sac à Mulder qui s’empressa de l’ouvrir. A l’intérieur il trouva de faux papiers pour Scully et lui, les clés d’une voiture qui les attendait devant la porte ainsi qu’une dizaine de portable :

Byers : A chaque appel, vous abandonnez un portable, ils ne sont qu’utilisables une seule fois. Bonne chance !

Les remerciant chaleureusement, Mulder et Scully embarquèrent dans leur Ford gris métallisé, prêt à partir dans une aventure qui pourrait se révéler sans retour. Mulder prit les papiers qu’ils leur avaient préparés. Ils devenaient Ethan et Kaitlyn Goesch un jeune couple qui vivait leur lune de miel et qui venait de s’acheter une maison dans le Vermont, à la frontière Canadienne où ils pourraient facilement aller se cacher en cas d’ultime besoin. Scully ne semblait pas très à l’aise face à cette nouvelle identité mais elle savait qu’avec Mulder, elle ne craignait rien. Elle voulu prendre les papiers pour y jeter un œil mais il l’en empêcha, esquissant un énorme sourire aux bandits solitaires qui avaient eux aussi compris ce qui le faisait sourire comme ça et qu’il ne voulait pas montrer à Scully. Il était près à partir dans cette histoire mais elle semblait réticente :
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MessageSujet: Re: Eli, Eli, lamma sa bacthani   Mer 2 Aoû - 4:55

Scully : qu'est-ce que vous me cachez ?? Donne-moi ça !


Elle prit les papiers que Mulder avait dans les mains avec une telle hargne qu’elle le coupa sans le vouloir. Elle découvrit alors ce qui faisait tant sourire les comparses mais ne comprenait pas la réaction de son nouveau mari. Ils devaient être un jeune couple en lune de miel qui essayait désespérément d’avoir un enfant… Scully essaya de retenir sa rage mais ça bouillonnait à l’intérieur. Elle se retint tant que possible, elle ne voulait pas que ça éclate devant les 3 fous.

Scully : Démarre avant que ma colère explose et que je fasse un scandale devant tes idiots d’amis.

Le sourire de Mulder se figea dans une sorte de moue crispée qui ne plut guère à Scully.

Scully : Bien. Très bien. Dis moi voir, tu trouves ça drôle ? Personnellement après ce que je viens de vivre je n’ai pas envie de rire. Et que tu fasses le fier avec tes amis, ça ne me plait pas du tout.
Mulder : Déjà tu baisses d’un ton, on est pas marié donc tu me parles autrement Scully. C’est le stress de cette ambiance qui m’a fait rire, ne le prend pas mal.
Scully : Je viens de perdre ma fille et eux ils s’amusent à…à… m’humilier!
Mulder: Mais n’importe quoi ! En attendant, ta fille c’est une véritable furie.

Elle lui lança un regard féroce qui ne calma pas pour autant Mulder.

Mulder : Ne me regarde pas comme ça, c'est vrai ! Et si tu me crois capable de me moquer de toi aussi lâchement crois le, mais dans ce cas la ça ne sert à rien que tu montes dans cette voiture avec moi ... je crois que certaines personnes te cherches partout !

Mulder était blessé par la réaction de Scully, il faisait tout ce qu'il avait en son pouvoir et avait l'impression qu'encore une fois ça lui retombait dessus. Il vit la scène de leur dispute au FBI revenir au gallot... Mais il n’avait pas envie de se taire. Freinant brutalement, il se gara sur un bas coté :

Mulder : Descend.
Scully : Pardon ?
Mulder : Tu veux jouer à l’indignée, alors fais le dehors et tu me raconteras ce que c’est de dormir en cellule.
Scully : C’est petit, c’est bas Mulder. Comment oses tu ?

Ils avaient quitté la ville depuis déjà 15 bonnes minutes, leur voiture avançait sur une petite route de campagne déserte. Aucun d’eux ne parlaient, ils étaient tous les 2 fous de rages : Scully ouvrit la porte et sortit. Elle commença à marcher sous la pluie, son chemisier blanc devenant de plus en plus trempé. A nouveau Mulder fut saisit par sa beauté et se rendit compte combien il pouvait être gamin. Il ouvrit la fenêtre côté passager et avança au pas pour l’obliger à la faire remonter dans la voiture.


Mulder : Allez ne nous fait pas remarquer et monte !
Scully : Car c'est moi qui nous ferais remarquer ?

Mulder comprit qu'une nouvelle explication entre eux était de nouveau inévitable, il parqua donc sa voiture sur le bas coté de la route, juste devant Scully pour l'obliger à s'arrêter :

Mulder : Comment oses-tu Dana, comment oses-tu ?
Scully : Attends, il y aurait il un malentendu ? Moi je n'ose rien, c'est toi qui viens de m'intimer l'ordre de descendre de ta voiture.
Mulder : Attends c'est pas moi qui viens de te balancer que tes amis sont que de pauvres imbéciles... quand bien même cela passerait, ce qui n'est que moyennement le cas, eux comme moi nous décarcassons pour essayer de sauver les petites fesses de Dana Scully. Car excuse moi mais moi je n'étais pas interné et attaché dans la section psychiatrique d'un hôpital.
Scully : Oh c'est vrai que j'y étais attachée mais dois je te rappeler que je suis poursuivie par une âme en peine ? Si je ne m'étais pas fait enlever avec toutes tes conneries de recherche de la vérité, je n'aurais jamais eu d'enfant éparpillée je ne sais où et je n'aurais pas été attaquée et je ne me serai pas retrouver dans un hôpital où la place t'étais chauffé.
Mulder : mais tu fais ce que tu veux de tes fesses Dana, je viens de te le dire et qui nous dit que si on n'avait pas travaillé ensemble tu n'aurais pas des enfants un peu partout ... tu sais pas mal d'agents te trouvent charmante mine de rien...
Scully : Tu insinues quoi ? Que j'ai une tête à coucher avec le premier venu ? Pour ma part j'ai l'honneur de ne pas mettre taper des gens faisant partie du troisième âge... elle approche de la cinquantaine Diana, non ?
Mulder : mais moi au moins j'ai une vie ... contrairement à ce qu'on pourrait croire, je travaille peut-être reclus mais j'ai des histoires Dana.
Scully : Mais moi aussi, ce n'est pas parce que tu ne t'intéresses pas à ma vie que je n'en ai pas.
Mulder : J'ai toujours demandé à m'y intéresser mais je ne sais si tu t'en rend compte mais tu m'as souvent claqué la porte au nez mais peut être préférerais tu que je te remette sur le chemin d'Eddy Vandblundt
Scully : Et ta petite vampire, elle va comment ? Et lui a eu le courage de faire ce que toi tu n'as jamais osé, tu es beaucoup trop lâche pour ça
Mulder : Et comment es tu au courant de cette histoire la ? Tu n'étais pas introuvable ? Ou était-ce juste pour te rendre intéressante à ton retour ? Mais tu te rends compte de ce que tu dis là ... Scully je croyais que cette dispute du FBI était définitivement bouclé mais je pense que tu ne supportes pas de ne pas avoir le dernier mot.
Scully: Et toi tu es beaucoup trop fier pour t'avouer vaincu. Et sache qu'au FBI tout se sait, je suis au courant de beaucoup de choses.
Mulder : oui tout ce sait mais ce n'est pas pour autant que je vais crier sur tous les toits que tu es une personne frigide comme certains le font bien volontiers ... A tu ne le savais pas ça apparemment ! Désolée de te l'apprendre mais beaucoup d'agent te trouve froide et coincé, c'est peut être pour ça que tu n'as pas tant de possibilité de conclure finalement !
Scully : Il faudrait savoir Mulder, une fois tu doutes en me disant que qui sait j'aurai pu avoir des enfants éparpillés partout et maintenant tu me dis que j'ai une réputation de coincée. Mais dis moi, au lieu de dire "on" ou "eux", donne moi ton avis. Où n'es-tu qu'un mouton qui suit la masse, incapable de forger son propre avis ? J'aimerai vraiment savoir ce que tu penses de moi ? Alors coincée ou garce ?
Mulder : Si j'utilise des "on" et des "eux", tous ces on-dit, Scully, je croyais que tu comprendrais pourquoi ... pour moi tu étais ni l'un ni l'autre mais peut-être que je me suis trompé ... j'avais l'impression de te connaître mais je me rends compte que je me suis encore une fois trompé. Dis moi juste ce que je fais là à essayer de te convaincre de monter au moins à l'abris dans la voiture afin de ne pas attraper la mort ... je suis bien trop bonne poire je crois
Scully : La bonne poire dans l'histoire c'est moi : toujours en train de te courir après, de te couvrir auprès de nos supérieurs, de me plier à tes exigences. Ce que tu n'aimes pas, c'est ne plus avoir d'emprise sur moi. Tu as besoin d'exercer ton pouvoir dominateur sur moi mais là c'est fini. Je ne suis pas soumise au point de me faire jeter comme une malpropre de ta voiture et d'y remonter cinq minutes après. Surtout n'attrape pas froid avec la fenêtre ouverte.

Mulder fit demi tour décidé à remonter en voiture, mais il se ravisa, il avait sa fierté :

Mulder : Dana, je ne te dirai qu'une seule chose : tu veux savoir pourquoi j'agis comme ça avec toi, pourquoi ça me met tant hors de moi cette histoire : et bien, c'est tout simplement car j'ai mis toute ma confiance en toi, tu es la personne qui me connaît le plus, Dana, tu es la personne que j'aime le plus au monde, mais tu es trop fière pour t'abaisser aussi bas et bien vie ta vie et sois heureuse, tu vois je peux ne pas être égoïste .
Scully : Et comme toujours tu choisis la voie de la facilité:ça ne marche pas comme ça Mulder.

Elle continua de marcher, frigorifiée dans son chemisier complètement trempé.


Mulder : et comment veux tu que ça marche, tu te fermes a toute discussion, cria t’il a son intention
Scully : Je ne me ferme pas à toute discussion...tu n'as pas encore compris qui j'étais ? Je me ferme à tout forme de sentiment, car j'ai peur. Mais ça tu ne le vois pas.

Elle s'était arrêtée, tremblante de froid, Un sentiment d'impuissance et de lassitude s'était emparé d'elle. Mulder n'avança plus de peur de la faire fuir à nouveau.

Mulder : Mais Dana, pourquoi crois-tu que jet'ai posé toute ses questions d'ordre si intime au FBI pourquoi est-ce que je te dis tout ça, pourquoi est-ce que j'essaie autant de te faire réagir en te disant des choses que je n'ai même jamais pensé de ma vie, enfin je les ai pensé pour Diana mais ô jamais pour toi ! Dana, t'es posé la question du pourquoi ?
Scully : Parce que tu tiens à moi ?
Mulder : A ton avis ? Comment faut-il encore que je te le prouve ?
Scully : Embrasse-moi !
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MessageSujet: Re: Eli, Eli, lamma sa bacthani   Mer 2 Aoû - 4:58

Mulder : Quoi ?
Scully : Embrasse-moi !

Hésitant, Mulder s’avança lentement en direction de celle qui venait de lui dire ça, avait-il bien entendu ? Il n'en avait que faire de ses questions la ? Il s'approcha encore plus près d'elle et plaça ses mains rassurantes dans son cou et approcha doucement la tête de Scully de la sienne. Elle ferma ses yeux et se laissa faire. Ce moment qu'elle désirait au plus profond d'elle même arrivait, enfin.
Une pluie glacé tombait sur Mulder et Scully mais qu’importait ce froid pénétrant qui les envahissaient, tant que tous deux étaient l’un contre l’autre, rien ne pouvait venir déranger ce moment délicieux. Les yeux dans les yeux, le temps semblait s’écouler au ralenti autour d’eux : la jeune femme avait posé ses mains sur le torse de son ami et s’était légèrement mise sur la pointe des pieds. Leurs lèvres s'approchèrent de plus en plus, tout deux avaient peur de ce moment tant attendu mais ne voulaient que rien ne vienne le perturber. Leurs lèvres se frôlèrent avec hésitation, puis, le désir montant, ce baiser chaste et merveilleux s’intensifia. Leurs corps furent parcouru d’un frisson commun mais ils se sentaient bien, il se sentaient tellement bien qu'ils en oubliaient la pluie qui s'était intensifiée depuis déjà quelques instants. Toute forme de colère s’était évanouie pour laisser place aux sentiments, des sentiments trop longtemps restés inavoués et qui les rongeaient, les rendant malheureux et aigris. Comment avait-il fait pour résister à ces douces lèvres sucrées ? Comment avait-elle fait pour ne pas l’embrasser plus tôt ?
Un bruit de casse qu'ils avaient trop entendu ces derniers jours retentit et les fit sursauter, se séparant à regret mais gardant toute fait leur main mêlé l'une dans l'autre ... Le par brise arrière de la voiture avait volé en éclat. De plus bizarrement, la route se trouva plus aussi déserte qu'elle ne l'était auparavant


Mulder : Scully, grimpe, dépêche !

Scully s’engouffra dans la voiture en même temps que Mulder. Il démarra faisait crisser le gravier du bas coté et glissant légèrement sur la chaussée rendue glissante par la pluie.

Scully : C’était elle ?
Mulder : Je crois. Plus vite nous mettrons de la distance entre Washington et nous, plus vite je me sentirai déjà plus à l’abri.

C’est ainsi qu’ils tentèrent de combattre un être maléfique, en faisant défiler des centaines de kilomètres en eux et elle. Mulder roulait maintenant sans se préoccuper des limites de vitesse, pour le rassurer quelque peu, Scully place sa main gauche sur la cuisse de droite de son partenaire, il la regarda, un grand sourire dessiné sur son visage :

Mulder : Merci d'être là pour moi !
Scully: Merci de me montrer le chemin jour après jour
Mulder : que je m'en veux d'avoir perdu autant de temps tous les deux !

Ils arrivèrent après plusieurs heures de route dans une maison isolée qui ressemblait plus en fait à une cabane construite par des enfants mais le confort de base était là, c'est tout ce qui leur importait et puis ils étaient ensemble ...
Scully partit se changer en vitesse, grelottant de froid dans son fin chemisier. Mulder quant à lui allumait un feu dans la cheminée, sachant très bien qu'elle était morte de froid.
Mulder se relaxa dans le seul fauteuil de la pièce pendant que Scully prenait sa douche, à son retour, il s'était endormi les pieds posés sur le rebord de la cheminée, elle ne put résister au plaisir de lui déposer un tendre baiser sur le front, elle en avait souvent rêvé mais cette fois elle pouvait le faire sans aucun danger, enfin sans danger provenant de Mulder, d'elle même ou de la hiérarchie. Le danger rodait quand même mais elle décida d'en faire abstraction pour la soirée. Mulder, sentant un délicat baiser sur son front, ouvrir avec lenteur les yeux : son regard tomba dans celui de Scully. Ses yeux azurs brillaient d'une lueur qu’il ne lui connaissait pas.
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MessageSujet: Re: Eli, Eli, lamma sa bacthani   Mer 2 Aoû - 5:00

Scully : La douche est libre !

Mulder sortit de sa rêverie et se dirigea vers la salle de bain : Scully l’attendait, vêtue... ben ne tiens pas vêtue du tout

Mulder arriva dans la salle de bain, il fallu quelques secondes pour réaliser qu'il ne rêvait pas ... il ne voulait pas jouer les jeunes apeurés mais il trouvait que Scully allait un peu vite en besogne, il lui souffla alors à l'oreille :


Mulder : Va te réchauffer au près du feu, dès que j'ai fini je te fais un massage qui relaxera tous ses muscles là si tendus !

Scully enfila un pantalon et un caraco, laissant Mulder partir se doucher. C'était elle ou avait il vraiment refuser ses avances ? Qu'allait il penser d'elle maintenant qu'elle s'était montrée aussi entreprenante? Sa remarque de la voiture refit surface" je ne sais pas, tu aurais pu avoir quand même des enfants éparpillés partout". Vexée et frustrée, elle s'enfonça dans un vieux fauteuil au coin du feu et attendit qu'il redescende.
Mulder prit sa douche en deux deux quatre deux trois et vient retrouver Scully pour le massage qu'il lui avait promis, il avait trouvé du lait pour le corps et se sentait prêt a enfin passer une soirée romantique avec Scully, une soirée comme il l'avait rêvé des dizaine de fois mais cette fois Scully s'était d'avantage ouverte à lui et il en était heureux. Il est certain qu'un massage n'aurait pas été une mauvaise idée tant Scully se tenait d'une façon raide dans son fauteuil mais elle s'était enveloppée dans un voile de dignité qui n'échappa pas à Mulder.


Mulder : Tu te sens bien Dana ?
Scully : Le mieux du monde, merci.

Elle avait répondu d'un ton froid, ce qui étonna Mulder.

Mulder : Il y aurait-il un problème ? Je crois que j'ai raté quelque chose là, non ?
Scully : un problème mais pas du tout, répondit elle d'un ton sarcastique

Elle décida de faire comme si de rien était, après tout Mulder avait lui aussi le droit de prendre sa douche et de se reposer. Elle essayer de s'en persuader mais elle avait du mal à avaler la pilule.
Fermant les yeux et se résignant à donner le fond de sa pensée, elle se laissa faire. Mulder avec délicatesse baissa les bretelles de son caraco et frôla avec lenteur sa peau si douce. Ne pouvant s'en empêcher, la jeune femme frissonna sous les caresses de Mulder. Le contact des mains de son ami était un infime supplice tant il lui provoquait une sensation de bien être profond. Pourquoi avait elle voulu se fâcher ? Scully oublia toutes les frustrations de ses derniers jours rien que par le contacts de ses doigts si tendres et fermes à la fois sur sa peau, cet homme était un cadeau du ciel, enfin un dans tous ses malheurs. Elle se retourna pour le regarder droit dans les yeux et lui dire :


Scully : Mulder, je … je … je vais te sauter dessus si tu continues comme ça… mais je sens que …
Mulder : Que …
Scully : Que ça serait précipité

Mulder continua de la masser tout en pensant à ce qu'elle venait de lui dire: elle était telle qu'il avait imaginé, prête à séduire mais pas à passer à l'acte aussi vite. Faisait-on des femmes encore si intègres aujourd'hui ? Combien de "coup d'un soir" Mulder avait il connu ? Toutes ces femmes prêtent à faire l'amour juste pour l'acte et non pour la personne Il embrassa le cou Dana, savourant les légers soupirs qu'elle ne pouvait contenir. Mulder tourna la tête de Scully du bout des doigts afin de pouvoir l'embrasser d'abord tendrement puis de plus en plus fougueusement. Mais Scully sursautait au moindre bruit qui se produisait dans le "cabanon" et Mulder réalisa qu'il avait envie lui aussi mais que tant que toute cette affaire ne serait pas réglée, il valait mieux ne pas aller trop loin. Il alla chercher un plateau repas et grignoter leur glace au trois chocolat devant la télé, enfin si on pouvait appeler ça comme ça, le poste n'avait qu'une chaîne et était en noir et blanc. Ils regardèrent quand même ce film, tendrement enlacés jusqu'à ce que Scully s'endorme et que Mulder la monte dans la chambre. Il la déposa en douceur sur l'antique et unique lit de la maison. Dans son sommeil, elle poussa un grognement puis se retourna, épuisée par tous ces évènements. Mulder, bien trop angoissé pour dormir, s'installa dans le fauteuil à bascule et attendit que le jour se lève. Il passa sa nuit à la regarder dormir, fée nocturne perdue dans des songes remplis d'exquis bonheurs qu'elle ne pouvait connaître dans sa vraie vie. La lune donnait à la pièce un éclairage clair et froid et Mulder ne put s'empêcher de penser à ce que serait sa vie s'il n'avait pas connu Scully. Elle était celle qu'il avait toujours attendue. Au plus profond de lui même, il savait qu'un jour il finirait par l'aimer. Aimer. Mot doux que l'on prononce comme une caresse, que l'on fait résonner comme un accord d'une délicate musique et qui réchauffe le coeur comme un rayon de soleil.
Scully se réveilla lentement sentant un regard persistant posé sur elle, elle ouvrit les yeux et se demanda ou elle était, c'est alors qu'elle vit Mulder qui la regardait, elle remonta aussitôt son drap qui était descendu :


Scully : Mulder ?! Puis je savoir ce que tu fais la a me regarder dormir ! Et d'abord ou sommes nous ? Ou m'as tu emmené ? Tu m'as enlevé de l'hôpital ?

Tout s'embrouilla dans la tête de Mulder, que voulait elle dire ? Était elle amnésique ? Pourtant c'était lui qui avait eu un traumatisme crânien pas elle !
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MessageSujet: Re: Eli, Eli, lamma sa bacthani   Mer 2 Aoû - 5:01

Mulder : Scully, tu ne te souviens plus ? On s'est sauvé et on s'est réfugié ici car nous sommes... recherchés par la police.

Il se leva et vint s'asseoir à côté d'elle. Voulant remettre une mèche derrière son oreille, il fut surpris par sa réaction : elle retint son bras avec une force qu'il ne lui connaissait pas. Sa main était tel un étau autour de son poignet. Une tension terrible s'était installée entre les deux. De sa main valide, Mulder attrapa le visage de son amie et scruta son regard : ses yeux étaient d'un bleu foncé qu'il n'avait vu chez qu'une seule personne. Le cercle doré autour de sa pupille avait disparu laissant place à un regard intense par sa gravité. Mulder commença à se reculer devant une Scully qui se faisait de plus en plus violente par son regard, il réalisa qu'il avait déjà vu ce regard la veille au soir alors qu'elle sortait de sa douche ! Mon dieu, que lui arrivait-il ? Scully se leva et lui sauta dessus, les mains en avant, Mulder a regret du fuir devant elle en attendant de trouver une solution qui ne la blesserait pas ... il partit se cacher dans les bois
Mulder ne trouva pas d'autres solutions que de courir et s'enfonçait encore et encore dans la forêt. Un rire démoniaque déchira ce matin calme. Il se retourna et la vit. Sa peau d'une blancheur cadavérique et ses yeux sans expressions complètement révulsés dans leurs orbites. Alors dans une lenteur insoutenable, elle se souleva, comme soutenue par une force invisible. Les bras en croix et la tête la tête basculée de côté, elle prononça d'une voix rauque : Eli, Eli, lamma sa bacthani. Accroché à son crucifix invisible, Scilly murmurait des paroles incompréhensibles. Comment Emily avait elle pu prendre possession du corps de sa mère ? Que voulait-elle à la fin ? Enfin, après des minutes terrifiantes, Scully tomba à terre, au milieu des feuilles, la respiration lente et le corps sans vie. Mulder s'approcha lentement du corps inerte de Scully, Emily avait-elle relâchée sa possession? Ne la voyait pas bouger, il s'approcha encore, à pas de loup. Il attendit quelques instants derrière un arbre ... toujours rien, il s'approcha encore un peu et scruta tout autour de lui, pas un bruit, la foret s'était bizarrement tut en même temps que Scully était tombée. Il retint sa respiration sans trop s'en rendre compte et s'approcha encore, il était cette fois tout près d'elle et voulu prendre son pouls pour s'assurer qu'elle était bien en vie. Alors qu'il se pencha au dessus d'elle et approcha la main en direction de sa jugulaire, elle ouvrit brusquement les yeux et lui saisit la main avec force, son regard n'était plus bleu foncé mais noir, un noir encore plus sombre qu’un ciel sans étoile et sans nuage en plein hiver. Elle referma ses mains autour du cou de Mulder tout en se relevant. Il avait beau se débattre, elle était beaucoup plus forte que lui. Il pensait que mourir des mains de celle qui l'aimait n'était pas une fin convenable : dans un sursaut d'énergie, il repoussa Scully qui tomba à terre, surprise de cet élan elle dérapa et s'effondra au sol. Mulder se jeta sur elle, la força à se retourner et il put enfin la neutraliser en tenant ses bras avec fermeté dans son dos. Scully continuait de se débattre mais sa force perdait de sa puissance de seconde en seconde soudain Mulder ressenti le courant d'air frais qu'il n'avait pas ressenti depuis un moment.
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MessageSujet: Re: Eli, Eli, lamma sa bacthani   Mer 2 Aoû - 5:02

Il prit avec précaution le corps dans Scully dans ses bras. Elle était légère comme une plume, il la trouva étonnement fragile contre lui. Sortant de la forêt, il se dirigea de suite vers leur voiture où il l'installa sur le siège passager. Démarrant à toute vitesse, il s'éloigna à nouveau à la recherche d'une aide. Il avait compris que seul un prêtre pourrait l'aider. Au bout d'une quinzaine de minutes, il se gara enfin devant la chapelle Sainte Anne. En pénétrant dans le lieu saint, les yeux de Scully s'ouvrirent laissant apparaître ce regard noir de jais. Comme ils avançaient vers l'hôtel à la recherche du prêtre, la jeune femme se débattait avec force même si Mulder la tenait fermement. Elle chuchotait des invocations à un Dieu résolument absent, cherchant à se détacher de Mulder. Le prêtre, affolé par tout ce bruit accourut et regarda Mulder avec effarement.

Le prêtre : Mais qu'a-t-elle ?
Mulder : Regardez ces yeux.

Le prêtre s'approcha avec lenteur de Scully et la regarda : ce noir d'encre, profond, sans vie était le premier signe de la possession.


Le prêtre : Je ne pensais pas voir un jour cela de mes propres yeux... la possession est certes mentionnée dans la Bible, on mentionne un Joseph possédé mais si je pensais avoir devant moi une véritable possession.
Mulder : Aidez la, je vous en supplie.
Le prêtre : Je n'ai jamais fait d'exorcisme. Je ne sais pas si je pourrai.

Tout d'un coup, les traits du visage de Scully se convulsèrent, un rictus déforma sa bouche, ses bras et ses jambes commencèrent à se tordre comme si elle tentait de s'opposer vainement à la charge de souffrance qui semblait s'émanait d'elle. Elle tenta de fuir, son corps tout entier manifestait une angoisse et un effroi profond. Elle ruisselait de sueur, son corps gesticulant à s'en rompre, comme si chaque membre illustrait la souffrance dont elle était victime.


Mulder : Faites quelque chose!

L'exorcisme était une pratique utilisée par l'Eglise depuis des millénaires mais avec le temps rien n'avait changé : être possédé signifiait toujours la même chose, c'était être prisonnier de son propre corps, de son âme. Le prêtre s'approcha de Scully et lui montra un crucifix: la réaction ne se fit pas attendre, un hurlement de colère, de rage s'éleva de la poitrine de celle ci.

Le prête : Monsieur, une force inimaginable a pris possession de cette femme.
Mulder : Et comment fait t'on pour mettre fin à cette possession ?
Le prêtre : L'exorcisme consiste, au nom du Christ, à intimer l'ordre au "démon" ou à l'âme qui ose posséder un corps innocent, d’avouer son nom et les raisons de sa présence. L'obliger à se nommer revient à une forme de dévoilement de quelques éléments inconscients.
Mulder : mais comment le lui faire avouer ? Je pense savoir de qui il s'agit mais je ne sais pas ce qu'elle veut à Scully et à moi même ... je ne l'ai a peine vue cette fillette
Le prêtre : Fillette ? Vous voulez dire que cette force est celle d'une petite fille ?
Mulder : Oui elle a... trois ans. Elle s'appelle Emily, elle est la fille de mon amie et elle est morte la semaine dernière.
Le prêtre : Elle a donc refusé de partir, elle est restée parmi nous et cela pour une raison. C'est à nous de découvrir pourquoi.
Mulder : Elle et moi sommes agents fédéraux. Mais maintenant aidez moi, je ne la retiendrai pas longtemps.


Le prêtre touche la croix de Scully du bout de ses doigts et entama une prière. Scully se débattait comme une furie puis son corps se raidit d'un coup, comme aux aguets des paroles de l'homme d'Eglise.
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MessageSujet: Re: Eli, Eli, lamma sa bacthani   Mer 2 Aoû - 5:03

Le prêtre : Démon ! Quel est ton nom ? Révèle toi !
Scully / Emily : Emily.

Sa voix était celle d'une enfant, une enfant joyeuse et non celle d'une gamine qui aurait pris possession du corps de sa mère ce qui donnait un côté plus que grotesque à cette scène.

Mulder : Bonjour Emily ! J’espère ne pas te déranger ... j'aurai deux ou trois questions à te poser, te sens tu d'y répondre sans faire de mal à la personne que nous aimons tous les deux ?
Scully / Emily : ça ne dépendra que de toi !

Mulder : d'accord mais je t'en supplie ne lui fait aucun mal : j'aimerai savoir pourquoi tu veux blesser ta mère ? Pour t'en prendre à moi ?
Scully / Emily : Je ne lui fais pas de mal je veux simplement qu'elle comprenne
Mulder : mais qu'elle comprenne quoi ? Dis moi !
Scully / Emily : Tu reconnais mon regard mais tu ne comprends pas pourquoi... tu l'as déjà vu chez quelqu'un pas vrai ?
Mulder : maintenant que tu le dis ... oui, ton regard me rappelle ma soeur mais tous les enfants se ressemblent tu sais
Scully / Emily : Non son regard avait cette particularité que tu as aussi... tu ne fais pas le lien ? Dois-je te rappeler ce que tu as fait il y a 7 ans ?
Mulder : Il y a 7 ans ??? J’ai fait tellement de choses dans ma vie tu sais ... il y a 7 ans, j'étais fraîchement divorcé de Diana et ... je cherchais quoi faire de ma vie, aider les autres …
Scully / Emily : Aider c'est le mot. Rappelles-toi durant l'été, ce jour où tu as décidé de faire don... de toi.
Mulder : ou veux tu en venir exactement ? Dis-moi pas que je suis ton père, ce serait un peu gros la quand même, il y a une chance sur je en sais combien de milliers qu'un donneur anonyme rencontre une personne qui en aurait profité !
Scully / Emily : Tu ne connais pas toute la vérité, tout les dessous de ces expériences. Qu'étais-je au fond ? Un cobaye. Par ta faute. Par la sienne. Mais à ma mère je ne pourrai jamais rien lui reprocher. Elle m'a aimé. Mais je veux qu'elle sache la vérité sur toi. Et sur moi.
Mulder : et c'est pour ça que tu l'as fait tant souffrir ? Car elle ne savait pas tout comme moi que j'étais le géniteur ? Mais laisse lui au moins une chance de l'apprendre ... regarde dans quel état elle est par ta faute !
Scully / Emily : Par ma faute ? Par ma faute ? Comment oses-tu penser une seconde que je suis prête à faire souffrir ma mère ? Dans cette histoire, je ne suis qu'un pantin. Demande au prêtre, il te répondra pourquoi
Mulder : Pourquoi dit-elle ça ?
Prêtre : les âmes en peine sont régies par Dieu... ou par Satan
Mulder : oui mais pourquoi, Scully ? Pourquoi moi ? Qu’avons-nous à voir la dedans ? Emily s’il te plait aide moi à y voir clair ! Dis moi alors ce que tu veux ?
Scully / Emily : Je veux que ma mère sache que sa souffrance vienne de toi. Mais maintenant je vais vous laisser toi et elle afin que tu lui racontes tout. Elle doit savoir la vérité

Le courant d'air significatif du déplacement d'Emily eu lieu et la porte de la chapelle claqua bruyamment, Scully ouvrit les yeux péniblement, toute surprise de se trouver au près d’un prêtre et de Mulder. Le prête la bénit en vitesse puis attendit qu'elle reprenne ses esprits

Scully : que s'est il passé?

Mais avant que Mulder ait pu lui parler, la porte s'ouvrit à nouveau sur le seul être au monde qui l'était prêt à tuer de ses mains.
Il n'en revint pas, il croit d'abord que ce n'était pas lui, mais la grande taille de cet individu, son gabarit, et surtout le halot de fumée qui le suivait fit redescendre Mulder sur terre : c'était bien l'homme à la cigarette qui veniat de faire son entrée à Ste Anne
Il jeta son mégot avec mépris et entra dans ce lien saint comme un pilleur pourrait entrer dans un sanctuaire inviolable. Le prête, dépassée par tous ces évènements, partit se réfugier à l'arrière salle. Scully, encore extrêmement faible après cette épreuve incroyable, tenta de se tenir debout seule mais ses jambes fléchirent. Mulder la rattrapa et la serra avec force contre son torse. Que faisait il ce satané fumeur ? Comment avait-il trouvé cette chapelle perdue au milieu de nulle part ?

Mulder tenait Scully pour l'empêcher de choir, la vue de cet homme la révulsa encore plus. Mulder passa ses bras protecteur autour de ses épaules.


Mulder : Que faites-vous ici ? Votre place est partout sauf dans une église !
Spender : Tiens tiens tiens... Agent Mulder... Agent Scully quelle bonne surprise de vous trouver ici.
Mulder : Surprise ? Surprise ? Vous voulez rire j'espère ? Rien que de vous voir me révulse.
Spender : Toujours aussi impulsif.
Mulder : Toujours aussi abjecte
Spender : Comment ça va Dana ?
Scully : Lorsque vous êtes loin de moi, je vais le mieux du monde.
Spender : L'amour n'adoucit pas les caractères à ce que je vois.
Mulder : Pardon ?
Spender : J'ai toujours su que vous alliez très bien ensemble. Depuis le début de votre partenariat j'attendais ce moment où les deux êtres qui ne devaient jamais se connaître allaient enfin découvrir la vérité sur leurs sentiments mais sur eux aussi.
Scully : mais de quoi il veut parler, de quoi voulez vous parler ?

Elle se tourna vers Mulder.
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MessageSujet: Re: Eli, Eli, lamma sa bacthani   Mer 2 Aoû - 5:04

Spender : La petite Emily ne s'est pas montrée très sage ces derniers temps, pas vrai ?
Scully : parce que c'est votre oeuvre enfoiré ??
Spender : Joli manière de me définir. Je pense qu'elle a dû vous laisser un message, non ?
Mulder : Et ça vous fait rire d'essayer de détruire les gens comme ça !?
Scully : m'enfin Mulder, tu vas m'expliquer ?

Spender : C'est un sacré secret à dévoiler Mulder, ne vous gênez pas de ma présence, Scully attends une réponse.
Mulder : vous êtes ivre de votre pouvoir Mais expliquez-nous vous pourquoi vous avez fait que je sois le père de cette enfant perdu si vite ??? Nous ne sommes donc vraiment que des pions dans votre damier !

Mulder se tourna vers Scully et lui esquiva un sourire désolé, désolé de lui apprendre la vérité comme ça et face à une telle crapule. Scully, se serra un peu plus dans les bras de Mulder.

Scully : Tu n'y peux rien toi ! Par contre vous ... j'espère qu'une chose, que vos saleté de cigarettes vous emmène très loin ... et heureusement vous ne retrouverez pas ma ... euh ... notre fille ! Ca c'est certain !
Spender : Les menaces, toujours des menaces ! Agent Scully savez vous ce dont je suis capable ? Du pire comme du meilleur. Je peux donner la vie comme la mort. Il y a 5 ans, il nous fallait à tout prix des nouveaux cobayes dans notre projet de collaboration avec la race extraterrestre. Lorsque je vous ai croisé dans les couloirs de Quantico, j'ai compris que vous nous seriez d'une aide précieuse. Alors je vous ai fait assigner aux affaires non classées aux côtés de l'agent Mulder. C'est à partir de ce moment que j'ai tout compris : vous étiez l'alliance parfaite, de caractères si différents que vous aviez ce jeu basé sur l'attirance mais aussi le rejet. Alliance parfaite trop parfaite. De vous faire enlever n'a pas été une mince affaire : Mulder était toujours là pour vous protéger mais nous avons réussi. Le reste de l'histoire, vous la connaissez. Votre fille retrouvée il y a une semaine.


Scully : Mais comment se fait il... que Mulder soit le père ?
Spender : Le gouvernement a ouvert les portes des banques de sperme de tout le pays : les expériences on pu alors commencer afin de réaliser une race hybride. Emily aurait pû être un cobaye parfait. Dommage pour elle.
Mulder : Dommage pour elle ? C'est tout ce que vous trouvez à dire ?
Spender : Il était trop tard pour elle.
Mulder : Trop tard ? C’est à dire ?
Scully : mais vous n'êtes qu'un chien ... et encore vous offensez ces braves bêtes
Spender : Elle est morte, non ? C'est un peu trop tard pour s'occuper d'elle non ? Enfin au moins elle aura connu ses parents. Tardivement certes.
Scully : vous me donner envie de vomir !
Spender : Je ne vous retourne pas ce compliment Dana car je dois avouer que même possédée vous avez un certain charme

Mulder se plaça devant elle prêt à la protéger :

Spender : voila qu'il joue les gentlemen ...
Scully : il la toujours été mais peut être que cela vous étonne, pas étonnant étant donné le gougeât que vous êtes ! Allez viens, Mulder !
Mulder rongeait son frein pour ne pas lui coller un crochet du droit

Spender : Mulder votre rage ne peut rien contre la mienne. Vous n'êtes qu'un faible, un lâche.
Scully : Lui ? Un faible ? Un lâche ? Pour moi s'est vous le lâche ! Elle est ou votre vie ? bien sur vous étés trop occupé à faire le mal autour de vous
Spender : Scully est même obligée de prendre votre défense. Ma vie ? Mais je n'ai plus de vie depuis que j'ai vendu mon âme au diable. La vie est faite pour ceux qui sont toujours sous l'emprise de leurs sentiments. Moi je survis grâce à ma puissance
Mulder : moi je suis heureux d'avoir un coeur, même s'il m'a fallu du temps pour me rendre compte qu'il marchait toujours ...
Il sourit tendrement à Scully

Scully : Vous n'avez jamais connu l'amour sinon vous ne seriez jamais devenu un être aussi abominable. Maintenant excusez nous, mais cette entrevue est finie
Spender : Bon courage, le FBI vous cherche Scully
Mulder : Le FBI ne peut rien contre des innocents
Spender : Mais il n'est pas ouvert aux histoires d'âme en peine diabolique
Mulder : Dites moi alors ce que vous attendez de nous ? Quel devait être notre rôle ? Et celui d'Emily ?
Spender : Votre rôle ? Vous, vous n'êtes que le géniteur... alors que l'agent Scully devait être la mère porteuse parfaite mais sa grossesse n'a jamais pris, d'où le fait que tous ses ovules aient été prélevés. Emily elle ne devait qu'être un simple cobaye, comme tant d'autres.


Scully : mais vous n'êtes qu'un porc !
Mulder : laisse Dana, il a échoué au bout du compte, c'est pour ça qu'il est aigri ... grâce à lui on s'est trouvé et moi je suis très heureux avec toi ... je suis sur que ça le rend malaaaaaaaaade !
Scully : tu as raison, il n'a jamais été capable d'aimer ! Désolée mais en fin de compte je dois vous remercier
Spender: Si vous sortez de cette Eglise, c'est le déshonneur qui vous attend. Venez avec moi et je vous assure un avenir stable.

Mulder : expliquez-vous ! Mais sachez que pour nous rien n'est plus déshonorant que le débris que vous devenez au fur et à mesure des années
Spender : Insultez moi encore une fois et c'est à bord d'un vaisseau extraterrestre que vous finirez vos jours. Je vous offre la sécurité si vous passez de notre côté, rien n'est plus simple que cette demande
Mulder : en contre partie de quoi ?
Scully : Mulder !? Mais la question ne se pose même pas ... je ne traiterai jamais avec le diable !
Mulder : En échange de quoi ?


Mulder : expliquez-vous ! Mais sachez que pour nous rien n'est plus déshonorant que le débris que vous devenez au fur et à mesure des années
Spender : Insultez moi encore une fois et c'est à bord d'un vaisseau extraterrestre que vous finirez vos jours. Je vous offre la sécurité si vous passez de notre côté, rien n'est plus simple que cette demande
Mulder : en contre partie de quoi ?
Scully : Mulder !? Mais la question ne se pose même pas ... je ne traiterai jamais avec le diable !

Mulder : En échange de quoi ?
Spender : Nous avons besoin de médecin aussi talentueux que Dana et des hommes comme vous Mulder, déterminé et acharné dans leur quête.
Mulder : Ma quête est celle de la vérité. Et non du mensonge. Vous m'avez traité de lâche en plus, il faudrait vous mettre d'accord avec votre point de vue.
Scully : Et je ne m'abaisserai jamais à utiliser mon savoir dans l'élaboration d'une entreprise aussi dévastatrice que meurtrière.
Spender : De belles paroles Scully... vous aussi Mulder. Mais où est la vérité ?
Mulder : je ne sais pas. Peut être que je ne la connaîtrai jamais. Mais il y a une chose dont je suis sûr : le mensonge vous conduira à votre perte. Et si personne ne le fait à ma place, je vous promets que je vous tuerai de mes propres mains pour vous faire payer tout ce que vous nous avez fait subir.
Spender : Vous ne pouvez pas me tuer, car je suis la clé de tout. Je sais tout, je vois tout. Si on me tue, vous mourez aussi. C'est ça le principe de cause à effet Mulder.

Mulder : C'est bien trop facile de nous faire peur avec vos menaces.
Spender : Ce ne sont pas des menaces, ce sont des mises en gardes. Sachez où regarder.

Ecoeurés, Mulder et Scully s'éloignèrent de lui. Ils sortirent en vitesse de la petite chapelle et arrivèrent dans un froid glacial. Qu'allaient faire maintenant ? Les paroles de Spender résonnaient encore dans la tête de Scully qui ne pouvait détacher son regard de ce lieu saint.

Scully : Comment fait-il ? Pour... pour toujours tout gâcher ?
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MessageSujet: Re: Eli, Eli, lamma sa bacthani   Mer 2 Aoû - 5:06

Mulder passa son bras autour des hanches de Scully tout en continuant leur avancer jusqu'à leur 'maison' Il voulait la soutenir physiquement et moralement, lui montrer qu'il était là pour elle. Tout deux savaient pertinemment qu'il n'avait pas forcément tort :

Mulder : Scully, cet homme est immortel, le mensonge le protège mais le jour où la vérité éclatera, nous serons les vainqueurs, d'ailleurs je le suis déjà car je t'ai trouvé
Scully: Promis
Mulder : Dana, tu m'as vraiment fait la peur de ma vie, je ne savais plus que croire, était-ce toi ? Ou pas ? Jusqu’à ce que je réalise que non, Emily avait pris possession de ton corps et grâce au prêtre de cette chapelle on a réussi à la faire partir mais elle nous a révélé que ...
Scully : Que quoi Mulder ?!
Mulder : Que je suis le père, comme te l'a confirmé cette saleté de cancéreux pardon cette saleté de fumeur.
Scully : Emily est notre fille... je ...
Mulder : Il y avait une chance sur 1 million pour que tes ovules et mon sperme soient fécondés ensemble... toi et moi.
Scully : Et aujourd'hui elle n'est plus là. Un enfant... tu réalises à quel point c'est difficile de vivre ce deuil ?

Ce fut comme un choc pour Mulder : tous ces évènements avaient fait barrière à ces émotions mais là il ne pouvait plus reculer. Il était le père d'une enfant morte. Mulder en resta bouche bée, Scully ne savait que trop bien ce qu'il pouvait ressentir. Aucun mot n'était assez puissant face à une telle douleur qui vous pénètre au plus profond de vous sans que vous puissiez la comprendre, la contrôler ou même la surmonter aussi facilement que vous l'aurez imaginé avant que cela n'arrive. Elle ne dit donc rien et se contenta de prendre Mulder dans ses bras pour un câlin plus réconfortant que bien des mots maladroits.
Combien de temps restèrent ils dans les bras l'un de l'autre ? Scully n'avait plus la notion du temps : quel jour était-il ? Quelle heure ? Depuis combien de temps étaient-ils en cavale ? En cavale. Ce mot avait don de la crisper et de la rendre malade. Mulder sentit que le corps de son amie s'était raidit contre lui :


Mulder : Qu'est-ce qui se passe ?
Scully : Je ne sais pas... je ne sais plus. Tous ces ennuis, toute cette souffrance. Qu'allons nous devenir ?

Que pouvait-il répondre à ce cri de détresse ? Il était conscient qu'ils étaient dans une situation des plus dangereuses : le FBI à leur trousse, ils ne tiendraient pas longtemps. De plus Emily était-elle vraiment partie ? Aussi facilement ? Mulder ou Scully ne devaient-ils pas accomplir un geste symbolique pour apaiser cette âme en peine ? L'un contre l'autre, chacun laissait son esprit vagabondait à sa guise.


Scully : Je n'ai jamais eu autant mal de toute ma vie. La souffrance physique n'est rien. Mon coeur se brise en milliers de morceaux et rien ne pourra jamais le recoller.
Mulder : Sauf notre amour.
Scully : Sauf notre amour.
Mulder : Dana, comment avons-nous tenu toutes ces années, tous ces coups dur sans notre amour pour nous soutenir ? Je voudrai tellement t'offrir une vie simple comme celle que tu mérites, loin de tous ces complots dans lesquels tu te retrouves par ma faute ... Je suis désolé Dana.

Ses derniers mots étaient étouffés par un sanglot qu'il essayait vainement de retenir.

Scully : Arrête de te faire du mal, Mulder, c'est l'amour qui m'a fait te suivre, et maintenant qu'il est enfin avoué, on va surmonter cette étape tous les deux et encore plus fort que jamais... fais moi confiance !

Pas un mot de plus ne fut prononcé : tout avait été dit. Et puis à quoi servaient les mots dans ces moments si forts ? Seuls leurs yeux parlaient en cet instant, et tout ce que l'on pouvait voir dans leurs regards avaient plus de significations que les déclarations d'amour superficielles et surjouées. Scully aimait Mulder et Mulder aimait Scully. C'était d'une facilité aveuglante. Tellement aveuglante qu'ils avaient mis 5 ans à se déclarer ce point commun : celui d'aimer et de désirer l'autre. L'autre, cet être indomptable, parfois intouchable, toujours sur la défensive. L’autre, celui qui confie ses secrets, ses craintes et ses envies. L'autre, celui capable d'aimer à l'infini, sans barrière et sans tabous. Cet autre qui faisait battre leur coeur. Rien ne pouvait les séparer. Rien.
Un coup de vent les frigorifia en un rien de temps : leur étreinte fut brisée, une fois de plus. Une fois de trop ?
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MessageSujet: Re: Eli, Eli, lamma sa bacthani   Mer 2 Aoû - 5:06

Partie 8 :

Ils sursautèrent et se tournèrent vers la porte espérant que ce ne soit pas Emily qui revienne les déranger dans un moment si intense et important pour eux. Mulder se leva et alla jeter un coup d'oeil dehors. Il n'y avait rien, juste le vent qui s'était levé et les insectes nocturnes qui vivaient ce qui rassura Mulder. De peur de briser cette belle ambiance qui s'était créée. Mulder ne dit mot et acquiesça en direction de sa belle, elle semblait vraiment épuisée mais ne voulait le laisser seule à veiller. Ils allèrent donc tout deux en direction de l'autre pièce de la cabane, c'est là qu'ils découvrirent qu'il n'y avait qu'un lit une place.

Scully : On peut tenir à deux ...
Mulder : Ne dis pas de bêtise Dana, tu as besoin d'un vrai repos, pas d'un sommeil agité par le manque de confort !
Scully : bon alors on alternera ...

Mulder la coupa en déposant un tendre baiser sur ces lèvres si longtemps désirées. Scully savait qu'elle allait s'endormir aussitôt qu'elle serait installée. Avant de fermer ses yeux et de s'abandonner dans les bras de Morphée, elle regarda une dernière fois Mulder. Ses yeux brillèrent d'un éclat magnifique qui n'échappa pas à Mulder.

Mulder : Tu es sublime sous ce clair de lune.
Scully : Tu ne m'as jamais autant attiré qu'à cette minute Mulder.

Il crut fondre sur place : lorsque celle que vous aimez vous fait une déclaration pareille, il n'y avait plus aucun de doute, leur relation avait bel et bien pris un tournant décisif.

Mulder : Dors ma beauté....
Scully : Bonne nuit Mulder.
Mulder : Bonne nuit.

Ses yeux fermèrent et elle s'enfonça dans un profond sommeil sans rêve. De son côté, Mulder attendit le jour avec patience.

Sur les coups de 3h du matin Mulder ne put résister à l'appel du sommeil. Il résistait depuis près de 6h déjà et n'arrivait pas tenir plus, il n'arrivait pas à se décider de réveiller Dana pour qu'elle prenne le relais, elle dormait si bien, d'un sommeil calme et sûrement reposant. Mulder s'abandonna donc et s'endormit dans son fauteuil à bascule. A 6h60, les rayons du soleil passaient au travers du rideau usé et vinrent réveiller tendrement et doucement Scully. Elle vit Mulder endormis et s'attendrit face à ce tableau. Il était à quelques mètres d’elle, sa poitrine se soulevant au rythme régulier de sa respiration. Elle se leva et parcourut cette distance pieds nus sur le sol froid. S’approchant en douceur, de peur de le réveiller, elle déposa juste un faible baiser sur son front, à peine une caresse, un frôlement d’une délicatesse exquise. Ne pouvant le sortir de son repos bienfaiteur, elle descendit leur préparer un thé… si elle en trouvait. La cuisine était plus que rustique mais elle trouva une vielle bouilloire de cuivre qu’elle remplit d’eau et qu’elle mit à chauffer. Elle chercha dans plusieurs tiroirs jusqu’à tomber sur une boîte à thé : ce précieux cadeau du ciel, seul leitmotiv du réveil de Scully, la fit sourire, qu’aurait-elle fait sans son thé vert ?Elle leur prépara tant bien que mal un petit déjeuner qu'elle hésita à lui apporter, ne voulant pas le réveiller, lui aussi avait besoin de sommeil. Alors qu'elle s'appliquait à servir la boisson matinale dans des grands verres qui faisaient office de tasses, une caresse dans le cou la fit sursauter, il lui massa les épaules des ses mains délicates. Elle sourit mais ne se retourna pas.


Scully : J’allais t’amener ton petit déjeuner… mais c’est une autre façon de débuter la journée.

Scully se retourna, prête à embrasser Mulder, c'est alors que son coeur s'accéléra à la vue de ce spectacle qui s'offrait à elle. Non, ce n'était pas Mulder qui était fasse à elle, enfin pas vraiment, c'était Emily. C'est là qu'elle réalisa à quel point elle pouvait ressembler à son père. Scully voulut crier mais aucun son ne sortit de sa bouche. Elle lâcha le pot à sucre qu’elle tenait en mains qui partit se fracasser au sol en plusieurs morceaux. Emily l’a regardait, toujours avec ce sérieux déconcertant.
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MessageSujet: Re: Eli, Eli, lamma sa bacthani   Mer 2 Aoû - 5:07

Emily : Maman ?
Scully : Oh mon Dieu…

Qu’aurait-elle fait pour entendre ces mots avant sa mort ?

Emily : Maman… tu sais tout maintenant.
Scully : Oui. Pourquoi fais-tu tout ça ?
Emily : Pour que tu saches la vérité.
Scully : Je la sais maintenant.
Emily : tu la sais mais tu continues de rêver de cet homme, cet homme qui n'a jamais voulu de moi, cet homme qui t'a mis en danger si souvent, cet homme qui ne vie que pour son travail ...
Scully : je vois plus ou moins où tu veux en venir mais c'est en partie ce qui fait que cet homme me plait tant
Emily : J’ai attendu ces jours où je te verrai enfin… dans mon ancien corps je ne comprenais pas toutes ces histoires mais maintenant que j’ai perdu mon enveloppe charnelle, tout est plus clair. Tu étais celle dont j’avais besoin. Et tu m’as sauvé. Mais lui. Il n’a rien fait pour moi… à l’hôpital il pensait que tu faisais fausse route en voulant m’adopter.
Scully : Il voulait ton bien… crois moi, il n’a jamais été aussi triste…
Emily : Il faudra qu’il me le prouve…

Alors, les marches de l’escalier qui craquaient sous le poids de Mulder se firent entendre : dans un léger souffle, Emily s’évanouit, laissant Scully seule et complètement étourdie.

Mulder : Je t’ai entendu parler… tu ne vas pas bien ?
Scully : Si… j’ai juste cassé ce pot et je marmonnais contre ma maladresse.

Scully s'en voulait de ne pas avoir osé dire la vérité à Mulder. D'abord qu'elle était cette vérité ? Emily lui était-elle réellement apparu ou l'avait-elle rêver ? Pouvait-elle encore se fier à son subconscient après les possessions qu'elle avait subie. Elle semblait troublée et essayait de la cacher tant bien que mal. Elle souri à Mulder, il se doutait que quelque chose la tracassait mais elle savait qu'elle pouvait lui faire entièrement confiance et ça le rassura en partie

Scully : Je…je pensais que c’était toi qui était venue me rejoindre mais il semblerait qu’Emily me soit apparut juste avant ton arrivée.
Mulder : Elle était ici… avec toi ?
Scully : Elle m’a parlé. Sa voix… elle était pleine de maturité et de sagesse. Pas une voix de petite fille, non elle me parlait d’égal à égal mais en m’appelant maman. Maman. Elle me l’a dit.
Mulder : Et que t'a t'elle dit ? Ca va toi ? Tu tiens le coup ?

Il l'enserra de ses bras puissants

Scully : Je sais plus où j'en suis Mulder. Je ne te dis rien parce que tu souffres aussi mais je n'en peux plus de tout ça. De mon état physique mais aussi mentale. Suis je en train de devenir folle ?
Mulder : Si justement il faut que tu en parles, c'est comme ça que tu t'en sortiras...
Scully : Mulder et toi, je t'enfoncerai en faisant ça !
Mulder : Ne t'inquiète pas pour moi, c'est te savoir malheureuse qui me peine le plus. Bien sur la perte d'Emily est fatale mais je ne veux pas te perdre Dana ...
Scully : Je ne sais plus si je suis dans le réel ou non. Je n'arrive plus à faire la part des choses... et le fait de savoir que tu es le père d'Emily est un coup dur pour moi… ne me demande pas pourquoi, je ne pourrai pas te l'expliquer. Et j'ai peur : peur pour toi. Il vaut mieux que je m'éloigne de toi Mulder. Pour ta sécurité
Mulder : quoi ? Mais pourquoi ? Non !
Scully : Elle t'en veut. C'est à toi qu'elle veut faire du mal
Mulder : d'accord mais éloigne toi pour TA sécurité et non la mienne ... Dana ...
Scully : Mais tu ne comprends pas ? Tant qu'elle n'aura pas la preuve que tu tiens à elle, elle ne te laissera pas... donc elle ne me laissera pas
Mulder : Tu préfères donc livrer ce combat seule ... d'accord fait-le !

Mulder, blessé dans son orgueil alla dans la chambre, pris sa veste et sortit prendre l'air. Le froid envahit tout son être révolté. Que pouvait-il bien faire pour prouver à Emily qu'il tenait à elle ? Le problème c'est que pour l'instant il n'arrivait pas à éprouver de sentiment autre que de la peine pour cette fille. Pour sa fille. Il culpabilisait car il ne s'était pas occupé d'elle à l'hôpital alors que Scully s'était dévouée pour elle jusqu'à son dernier souffle. Il s'agissait sûrement de l'instinct maternel, lui à part sa soeur, il ne s'était jamais occupé de personne et encore il l'embêtait plus qu'il ne s'en occupe. Il ruminait de son coin. Que devait-il faire ? Il vit la voiture à côté de lui. Devait-il partir et régler ça seul ?
Scully avait pris un des téléphones : devait-elle appeler sa mère ? Prévenir quelqu'un ? Cette histoire ne devait-elle prendre fin ? Enfilant un pull, elle voulut rejoindre Mulder pour s'excuser ou du moins pour essayer d'arranger les choses. Mais elle ne le trouva pas : la voiture n'était plus. Une vague de panique et de colère la submergea : il la laissait seule au milieu de nulle part, sans voiture. Pourquoi était-il partit alors qu'il savait qu'elle n'allait pas très bien intérieurement. Mais peut-être était-elle elle-même allée trop loin en lui parlant de la sorte, oubliant peut-être que lui se rattachait à elle pour ne pas sombrer, à elle et a son amour. Un effroyable bruit de tôle froissée la sortie de sa rêverie : Mulder !
Elle se mit à courir comme jamais elle ne l'avait fait : le vent fouettait son visage avec force, ses jambes la faisait souffrir, ses poumons imploraient à chaque mètre encore plus d'air. Elle déboucha du chemin et arriva sur la nationale : contre un vieux chêne centenaire, d'une grandeur et d'une majesté incroyable, la voiture de Mulder ne ressemblait plus qu'à un morceau de tôle abandonné. La voiture s'était fracassée avec force et elle savait au fond d'elle même que tout était fini. Elle avança sur cette route si peu fréquentée, la chaussée était humide, elle avait froid. Très froid. Son coeur se resserra au fur et à mesure qu'elle s'approchait. Il avait juste voulu prendre le large quelques instant pour réfléchir mais en aucun cas la laisser mais ça elle l'ignorait. Des larmes commencèrent à couler de plus en plus sur ses joues alors qu'elle s'approchait de la carcasse. Elle n'eu malheureusement pas besoin de prendre son pouls pour vérifier son diagnostique, le pare-brise avait voler en éclats, Mulder avait été défenestré et du sang coulait de son visage tuméfier, de ses oreilles ... Elle toucha ce corps inerte, elle l'appela, mais elle savait que cela ne servait à rien. Pourtant ce fut un cri de tristesse qui résonna à travers cet endroit perdu. Trop tard pour s'excuser. Trop tard pour chercher une solution. Trop tard pour s'aimer. Elle s'écroula à genoux, cette position de prière qu'elle connaissait si bien mais elle savait que cette fois Dieu n'y pourrait rien ... Pourquoi était-il parti si vite ? Avant même qu'elle n'ait eu le temps de dévoiler son coeur à cet homme, cet homme qu'elle aimait depuis leur première rencontre même si elle se l'était toujours refusée de l'admettre. Un puissant et rauque cri sortit de ce petit bout de femme : "NON !!! CE N'EST PAS POSSIIIIIIIIIBLE !!! POURQUOI ???" Elle pensa alors à Emily qui voulait se venger ... Elle tenait toujours le portable à la main : elle composa le numéro de la police et précisa que c'était un agent qui était... mort. Mort. Scully resta là à attendre. Enfin plusieurs voitures arrivèrent. Le reste, elle ne s'en souvenait plus, puisqu'elle sombra dans une inconscience profonde.

Scully assista quelques jours plus tard à l'enterrement de son ami dans un froid rarement connu à cette période de l'année.
Il y avait des dizaines et des dizaines de personnes que Scully ne connaissait pas. Que faisait ici tout ce monde ? Curieux ? Ou réels amis de Mulder ? Les gens la regardaient avec attention, elle qui était seule de son côté. Depuis son retour brutal à la vie, Scully croulait sous les procédures judiciaires : on rejetait toutes les fautes sur elle et le déshonneur s'abattait sur son nom. Même sa mère n'avait pas voulu assister à l'enterrement de Mulder. Seule, comme toujours, elle marchait avec le peu de dignité qu'il lui restait. Elle s'avança lentement vers la tombe afin d'y jeter une poignée de terre, il lui semblait que tout le monde l'évitait, que fallait-elle qu'elle fasse pour qu'ils comprennent qu'elle n'y était pour rien dans la mort tragique de Mulder. Elle avança encore, le cercueil semblait de plus en plus loin comme inaccessible. Elle espérait juste que Emily ne vienne pas gâcher en plus cette cérémonie déjà si douloureuse... Mais personne ne prononça un mot, encore moins sa "fille". Elle se sentait mal au milieu de cette foule, avant de défaillir, elle partit et entra dans sa voiture. S'enfermant à l'intérieur, elle attendit. Un signe ou autre. Mais rien ne vint troubler ce calme si dérangeant. Elle pleura, sachant que ses larmes ne servaient à rien. Démarrant, elle partit.
Une grande silhouette apparue près du cercueil, cette personne semblait bouleversée au plus haut point. Auprès de lui trois homme le soutenaient moralement et physiquement, malgré sa carrure le choc de cette mort avait du le troubler. Les bandits solitaires décidèrent de partir et de laisser Mulder seul pour se recueillir devant la tombe de son amie.
Pourquoi lui avait elle fait ça ? Comment avait elle osé l'abandonner dans un moment pareil ? Il ne pouvait oublier cette image lorsqu'il avait trouvé morte au fond de sa baignoire. Il avait tout fait pour la réanimer mais il était trop tard. Les médicaments et l'alcool avaient emportés ce corps si fragile et si beau loin de lui. Il s'en voulait de ne pas avoir été là pour elle alors que cette dispute n'était en fait qu'un appel au secours, il ne pouvait se l'enlever de la tête. Qu'allait-il pouvoir bien devenir sans elle. Il voulait en finir... mais pour elle, il devait se battre et résister à la tentation. Alors déposant quelques lys blancs sur la tombe, il s'éloigna dans la brume de cette froide journée de novembre.

Scully était morte deux jours au part avant et il n'avait eu le temps de ne rien faire. Si seulement ils avaient pu faire une dernière enquête ensemble, il en aurait profité et lui aurait déclaré enfin son amour. Il se demanda dans quel était elle était après pris ce mélange mortel: avait elle pensé à lui ? A Emily ? Ou était-elle partie dans un rêve éveillée ?

FIN
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Eli, Eli, lamma sa bacthani
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