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 Identity

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Timmy

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MessageSujet: Identity   Mer 2 Aoû - 12:57

Date d’écriture : Du 12 mai 2006 au …
Auteurs : Spooky_Timmy & JuScoully
Résumé : 2019, l’invasion finale n’a pas eu lieu
Notes : Ju à eu l'extrême gentillesse de me rejoindre sur cette fic ... merci chérie Exclamation
Je vais quand même laisser un petit mot à ma Timmy qui m'a invité sur cette fic dans un but trés simple, me faire écrire des choses pas trés catho....et puis je suis tombée amoureuse de sa fic' et voilà ce que cela donne! Merci à toi d'être cette co auteuse(!) si fabuleuse!Bonne lecture!
Arrow ATTENTION : passages NC-17 Exclamation

_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_


Après avoir recouché sa grande fille de 5 ans réveillée par les pleurs du bébé affamé et après s’être occupée de nourrir son fils, elle descendit retrouver son époux qui s’était assoupi en regardant la télévision. A cause de sa grande taille, il occupait tout le canapé et en dépassait même au niveau des pieds. Il était allongé sur le dos et ce spectacle qui s’offrait aux yeux de cette jeune mère de famille la fit complètement fondre. Elle s’approcha de lui à pas de loups, elle se pencha au dessus de lui et avec une tendresse infinie, déposa un tendre baiser sur les lèvres de celui qui était l’un des hommes de sa vie. Celui-ci ouvrit les yeux, sourit face à ce visage angélique, plaça ses mains autour de la taille de son épouse et la fit basculer sur le canapé, vers lui.

Légèrement surprise, la jeune femme se laissa faire. Depuis combien de temps ne s’était il rien passé entre lui et elle ? Les enfants accaparaient tout son temps et elle savait qu’il lui arrivait de négliger cet homme si fabuleux qui faisait que ses jours étaient à chaque fois un peu plus ensoleillé. Une vague déferlante de désirs s’insuffla en elle, lui redonnant d’un seul coup toute l’énergie qu’elle semblait avoir perdu. Alors qu’il avait déjà enlevé son t-shirt, elle s’attaqua avec férocité à sa chemise. Les enfants étaient à l’étage, rien ne pourrait briser ce moment magique. Elle recouvrait déjà de baisers ce corps si parfait, se décontractant de plus en plus sous les caresses sublimes de l’être aimé. La nudité de chacun était la vérité à l’état pur, la quête des sens devenait celle du plaisir, le Graal était la jouissance de l’autre. Avec une habilité déconcertante chacun trouvait le point sensible de l’autre : tantôt une main effleurant à peine sa poitrine lui rappelait combien son corps si fragile pouvait être la source de tant de félicité charnelle, tantôt un baiser au creux du cou de cet homme lui rappelait les temps d’hésitation avant de passer à cet acte d’une fougue inimaginable. Violence et délicatesse, sublimation du désir en satisfactions vénales, leurs corps n’étaient plus que la chair désireuse de faire qu’une avec celle de l’autre. Plus tard, alors que leurs corps retomberont épuisés sur le canapé, chacun repensera avec délice à ce moment si particulier et si rare depuis la naissance des enfants. Embrassant encore avec fièvre son époux, la jeune femme pensa à bénir celui qui un jour avait osé mettre sur son chemin l’homme le plus parfait.

Des bruits de pas en haut de l’escalier réveillèrent le couple endormi sur le divan. Elle regarda son mari encore à moitié dans le pays des songes, il resserra son étreinte autour d’elle mais elle préféra se lever pour avoir le cœur net et ce qu’elle vit lui procura un bonheur tel qu’elle ne pu s’empêcher de sourire d’avantage. Sarah, sa grande fille de 5 ans était en train de bercer Alban, son petit frère de 4 mois. Après avoir immortalisé ce moment dans sa mémoire, elle pénétra dans la chambre afin d’allaiter son enfant alors qu’elle envoyait sa fille petit déjeuner avec son père.
Alors qu’elle descendait les rejoindre, elle entendit la porte d’entrée s’ouvrir et quelqu’un dire : « un colis pour Mme Stanford ». Elle signa donc le reçu et réceptionna le paquet. A l’intérieur se trouvait le livre dont elle avait toujours rêvé mais qu’elle ne pouvait pas se procurer ici en Australie ainsi qu’une carte provenant de la paroisse où elle avait l’habitude d’aller depuis leur arrivée à Sydney et un petit écrin de couleur noir. Elle se tourna alors vers son mari, persuadée que c’était son œuvre et lui souffla un très tendre : « Je t’aime » avant de l’embrasser passionnément.


- Moi aussi je t’aime mais puis-je savoir ce qui me vaut un tel accueil ? Non, pas que je m’en plaigne !
- C’est pas toi qui m’a fait envoyé ça ?!
- De qui le mot est-il signé ?
- Il n’y a pas de signature !
- Tu es sûre ?


Elle retourna la carte et découvrit qu’il ne s’agissait pas d’une carte mais d’un signet religieux, elle le laissa tombé par terre Attrapant l’écrin, elle l’ouvrit avec précipitation : son cœur sembla s’arrêter de battre. Doucement les battements revinrent, se faisant de plus en plus saccadés et violent, lui déchirant la poitrine. La fine gourmette en or s’effondra du signet. Les fins éclats d’or brillaient à la lueur du jour et Mulder sut de suite qu’il n’aurait pas besoin de la ramasser pour la reconnaître. Il ne bougea pas et laissa Scully s’enfuir.

En montant les escaliers ainsi, elle avait réveillé Alban qui venait de se rendormir. Elle le prit alors dans ses bras, le serra, l’embrassa, le berça autant pour le calmer que pour se consoler elle-même.

Sarah avait regardé sa mère partir puis se tourna vers son père qui regardait bouche bée la photo posée sur le sol. La petite fille la ramassa et déchiffra :


- Papa ? C’est qui St Wi … Will … iam … William ?
- Va prendre ton manteau ma chérie, je vais te conduire à l’école !


Sur le chemin, il resta très silencieux ce qui n’était pas à son habitude, surtout en compagnie de sa fille chérie. Il l’embrassa et lui fit les recommandations habituelles puis au lieu de prendre la route du travail, revint sur ses pas.

- Il faut qu’on le retrouve ! Qu’on LES retrouve !
- Mais enfin …
- Mulder, je t’en pris, je ne tiens plus moi à vivre ainsi dans ce pays qui n’est pas le notre, sous des identités qui ne sont pas nous non plus… En plus, Sarah commence la moyenne section et je ne veux pas qu’elle soit perturbée donc il faut agir et le faire maintenant !!
- Prépare les affaires de Sarah et Alban pendant que je réserve des billets d’avion pour les Etats-Unis dès que possible…


Elle prit l'un de ses plus grand sac et y déposa en vrac toutes les affaires de Sarah et fit de même pour les affaires d'Alban et même qu'elle du prendre un peu plus de temps à organiser car un bébé même sage comme Alban a toujours besoin d'un change et puis il faut prévoir les biberons ... Elle s'en sortit donc avec 3 sacs pleins à craquer ... qu'allaient-ils faire des meubles ? Les faire partir aux USA ? C'était le dernier de ses soucis pour le moment. Elle plaça ensuite quelques affaires pour son époux et elle dans une seule et unique valise et cacha dans le double fond un stylet !

Alors, lorsque la nuit tomba, c’est une famille en exil qui prit la route de l’aéroport. Il avait discuté maintes fois de leur retour dans leur pays natal mais jamais ils n’auraient pensé au pire. William était en danger. Cet enfant qu’elle avait porté, cet enfant qui avait dormi près de son sein parfumé, cet enfant qu’ils avaient chéri, celui là même était sûrement en danger. Les mains moites de la jeune femme ne cessaient de se tordre encore et encore, et ce ne fut que lorsque Mulder posa un tendre baiser sur son front qu’elle sembla se calmer. Ils embarquèrent vers le continent du rêve américain, afin de retourner dans les profondeurs abyssales du cauchemar.

Bien qu'heureux de retourner chez eux et peut-être enfin revoir leurs proches, le stress et le doute les envahirent et si ce n'était qu'un vulgaire piège pour les faire sortir de leur cachette ? Si c'était le cas, ils venaient de sombrer dans cette machinerie diabolique mais ils ne pouvaient pas risquer plus longtemps la vie de leur fils, et puis c'était peut être l'occasion tant attendue de reformer une famille soudée dans leur propre pays sous leurs vraies identités.

Sarah, même si elle ne voulait pas l'avouer à ses parents ressentait leur stress et ne trouva pas le sommeil dans l'avion, elle se tourna vers ses parents faussement décontracté, enlacés dans les bras l'un de l'autre, essayant de se reposer. Elle se tourna alors vers son frère qui lui aussi semblait agité !
Ce couple si fusionnel et si parfait finit par s’endormir, exténué par les derniers évènements. Sarah ne trouvait pas le sommeil et c’est avec cette curiosité propre aux enfants qu’elle partit à la découverte de cet oiseau de fer dans lequel elle était. Tout autour d’elle, Morphée avait réalisé avec soin son travail nocturne : les gens dormaient, la classique couverture bleue posée sur leurs corps fatigués. Alors qu’elle parcourait la longue rangée de sièges, une main puissante attrapa son frêle poignet. Faisant volte face, elle se trouva devant un homme au regard froid et dur
.

- Alors jeune demoiselle, on goûte au plaisir de l’insomnie.
- Je n’ai pas le droit de parler aux inconnus.
- Tu as bien raison…mais dis moi tu es seule ?


Elle resta muette comme sa maman lui avait expliqué.

- Tu es déjà allée aux Etats-Unis ? Tu vas voir de la famille ?

Comme il serrait avec plus de force son poignet, elle se décida à lui répondre.

- On va chez ma grand-mère.
- Oh ta grand-mère…elle ne s’appellerait pas Margaret par hasard ?
- Si…
- Tes parents ont donné une bonne éducation à leur petite fille…retourne jouer plus loin… et surtout ne fais confiance à personne.
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Timmy

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MessageSujet: Re: Identity   Mer 2 Aoû - 12:57

La petite fille fit demi tout et couru s'asseoir auprès de ses parents mais se prit les pieds dans ceux de son père, n’ayant pas assez de place pour ses grandes jambes, ils les avaient mises dans l'allée. Sarah ne voulait pas le montrer mais cet homme l'avait effrayé. C’était sans compter sur les talents de profiler de son père et surtout sur le fait qu'il la connaisse depuis toujours, qui le faisaient pressentir que quelque chose n'allait pas ! Il regarda tendrement sa fille, elle lui sourit mais il manquait la petite étincelle qui faisait qu'il était le plus heureux des papas. Il lui ouvrit alors le bras gauche, le droit étant toujours autour de sa femme et fit un câlin à sa fille. Son petit corps était crispé mais il sut qu’elle ne lui dirait rien : Sarah était le portrait de sa mère. Outre ce regard bleu azur presque vert et ses boucles rousses, elle ressentait et voyait les choses de la même manière que Scully. Elle intériorisait toujours ses douleurs et ses peines d’enfants, voulant se montrer grande et forte devant ses parents. Elle semblait beaucoup plus intelligente et perspicace que les autres enfants de son âge et ses parents savaient très bien qu’elle avait cette chose en plus sur laquelle il ne pouvait donner de nom. Leur union avait donné ces enfants si beaux mais si singuliers, le petit dernier, bien que très jeune, se montrait très vif et très sensible face aux divers évènements. Ils étaient la fierté et le plus précieux des cadeaux. Alors les mains entrelacées, les corps serrés les uns contre les autres, le sommeil les gagna tous, unit dans un même destin.

Une heure avant l'heure d'atterrissage, Alban se réveilla prit d'un mal d'oreille du à l'apesanteur. Ne voulant pas réveiller les autres passagers de ce vol, la jeune mère se précipita pour le prendre dans ses bras et lui donner à boire. Il devait certainement avoir faim, à Sydney, il était l'heure de son biberon, mais comment allaient-ils gérer le décalage horaire chez un nouveau né ?

Elle sentit un regard posé sur elle, elle se tourna et vit Mulder endormi, la tête tournée de son côté. Elle avait du se tromper. Depuis qu'ils avaient fuit les USA, elle se sentait traquée, pourquoi changer alors qu'ils y retournaient et que tout allait être plus dangereux pour eux comme pour leur progéniture, le fruit de leur union à la fois si controversée et si peu étonnante.

Des picotements dans sa nuque se faisaient de plus en plus violent : quelqu’un l’observait. Posant Alban à nouveau dans son petit couffin, elle s’étira dans un geste feint afin de regarder autour d’elle. Personne ne semblait réveiller. Son petit ange se mit à babiller, ce qui lui arracha un bref sourire. Être mère la combler plus que tout mais ce retour aux Etats Unis lui insufflait cet air d’émancipation qu’elle n’avait plus ressenti depuis très longtemps. Elle n‘en parlait jamais à son mari mais le désir de travailler, d’exercer la médecine ou de retourner sur le terrain se faisait de plus en plus grand. Mais bien sûr elle savait que ce désir ne serait qu’un doux espoir à peine irréalisable : mère de deux enfants, elle ne pouvait à nouveau prendre le risque de perdre la vie à tout moment. Cette pensée la fit frissonner : elle avait abandonné William car ils étaient tous deux en danger. Mourir pour ce fils qui était presque mort pour elle : lorsqu’elle avait du se défaire de ce miracle, elle crût qu’on lui arrachait le cœur à mains nues. Il lui manquait plus que tout et de le savoir en danger l’angoissait au plus profond d’elle même. Un bref courant d’air la sortit de ses rêveries : une hôtesse venait de passer, lui souriant et murmurant un faible bonjour pour ne pas réveiller les autres. Se laissant aller contre son siège, elle s’assoupit à nouveau.
Une demie heure plus tard, elle fut de nouveau réveillée par un courant d'air, mais cette fois, il s'agissait de son meilleur ami, son confident, son époux. Il la réveilla le plus tendrement possible afin de ne pas miner son humeur. Quand elle ouvrit les yeux et le vit, elle lui sourit. Elle réalisa alors, que Mulder avait préparé Sarah à l'arrivée mais il ne pouvait atteindre le fauteuil ou se trouvait Alban sans déranger tout l'avion. Il devait être prêt dès l'atterrissage pour pouvoir ainsi filer le plus vite possible. Alors qu'elle le changea, le nourrit puis lui mit un manteau, Mulder, de sa main libre téléphona depuis le poste de l'avion afin d'avoir un taxi qui les attendrait. Moins ils resteraient dans l'aéroport, moins ils risquaient de se faire repérer surtout qu'il ne voulait le lui dire mais il avait la curieuse sensation d'être surveillé et même suivie mais il n'en avait encore aucun certitude, c'est aussi pour ça qu'il voulu garder la main de sa fille dans la sienne et qu'il voulait que son épouse s'occupe de leur fils

Malgré l’heure matinale, l’aéroport était déjà le témoin de passages incessants. Se faufilant parmi les voyageurs, la famille récupéra ses bagages et se dirigea à l’extérieur. Des dizaines de taxi étaient là, ce qui rassura Mulder. Le soleil se levait en douceur. Avec une pointe de tristesse que Mulder vivait aussi, Scully lui prit la main et murmura :


- On est à Washington…chez nous.
- On est chez…nous.


S’engouffrant dans une des voitures jaunes vives, elle refoula les larmes qui brouillaient déjà sa vue : c’est ici qu’elle avait vécu les plus beaux moments de sa vie. Elle avait rencontré Mulder, travaillé dans l’endroit le plus merveilleux du monde, avait connu les peurs mais aussi les joies. C’est ici que William a été conçu… cette merveilleuse nuit lui revint à l’esprit, elle s’en souvenait comme si elle l’avait vécu la veille. Revenant de chez son médecin, elle avait annoncé à Mulder que sa dernière chance venait d’échouer. Alors il avait prononcé ses mots magiques… « Il faut toujours croire aux miracles ».
Elle y avait crû quelques semaines plus tard lorsqu’elle avait découvert qu’elle était enceinte.


- Gillian ? Euh, Dana, regarde moi.
- Pardon…
- Sèche tes larmes, ça va bien se passer.
- Je sais…tant que tu es là, rien ne pourra m’atteindre. Mais c’est ici que tout a commencé… et si la boucle devait être bouclée ?
- Rien ne finira ici, je te le promets.


Assis à l'avant du véhicule, Mulder aperçu soudain une personne et s'arrêta brusquement de parler et même de bouger :

- Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Rien !
- Ne me dis pas rien, j'ai bien ta réaction ! Qu’est-ce qu'il se passe ?
- Tournez ici s'il vous plait et ensuite prenez la première sur la droite pour regagner le boulevard périphérique ...
(il se tourna vers sa femme et ses enfants paniqués) je t'expliquerai ... On dépose les enfants dans un lieu sécurisé et on file !

Quelques kilomètres plus tard, le taxi se gara devant un grand immeuble. Le petit Alban dans un bras, son grand sac en bandoulière accroché et Sarah tenant sa main gauche, elle se laissa porter jusqu’au dernier étage. Elle sonna et attendit, l’angoisse augmentant avec force. Son mari avait décidé de l’attendre en bas, surveillant les alentours. Un bruit de verrou se fit entendre et il ouvrit :

- Dana ? Mon dieu mais que faites vous ici ?

Voyant le visage paniquée de la jeune femme et ses deux enfants accrochés à elle, il pensa au pire : serait-il arrivé quelque chose à Mulder ? Les aurait abandonner ?

- Je suis désolée d’arriver à cette heure sans vous prévenir mais nous avons besoin de votre aide… Mulder est en bas, il m’attend.
- Donnez moi les enfants, je vais les emmener chez votre mère. Avant dites moi comment vous allez ? Pourquoi êtes vous ici ?
- Nous allons bien mais…nous avons peur que le pire soit arrivé à William alors nous sommes de retour.


Skinner prit Alban dans ses bras et le regarda, il ressemblait tant à ses deux parents que ça lui arracha un petit rire nerveux. Scully en larmes déposa un tendre baiser sur le front de son fils avant de porter sa grande fille dans ses bras :

- On va revenir très ma chérie ! Je veux que tu n'écoutes personne en dehors de Walter qui est là et des personnes qu'il te présentera ! Ok ?
- D'accord maman !!


Elle l'embrassa avant de tourner les talons, la séparation était très douloureuse pour elle qui n'avait jamais laissé ses enfants. Elle du prendre sur elle est aller rejoindre Mulder. Skinner regarda par la fenêtre et le vit la prendre dans ses bras pour la réconforter avant de repartir dans le taxi.

Ne voulant pas monopoliser un taxi, ils louèrent une voiture. Ainsi ils avalèrent des centaines de kilomètres. Les larmes de Scully coulaient en abondance et les paroles de Mulder n’y faisaient rien. Alors il posa sa main avec douceur sur sa cuisse, juste pour lui dire qu’il était là. Pour elle.

Leur véhicule pénétra dans le domaine privé de la grande ferme. Les pneus crissèrent au contact du gravier et la voiture se gara devant la grande maison. Mulder sut de suite que Scully était en train de revivre le cauchemar d’il y a quelques années.
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MessageSujet: Re: Identity   Mer 2 Aoû - 12:58

Leur véhicule pénétra dans le domaine privé de la grande ferme. Les pneus crissèrent au contact du gravier et la voiture se gara devant la grande maison. Mulder sut de suite que Scully était en train de revivre le cauchemar d’il y a quelques années.

- C’est eux qui ont adoptés William…c’était un couple qui semblait formidable….je pensais qu’il serait bien q’il grandisse hors de la ville…
- Tu as bien fait Scully et tu le sais très bien…j’aurai fait pareil…


Main dans la main, ils gravirent les marches qui les menèrent jusqu’au perron. Mulder toqua et ils attendirent. Une femme au visage soucieux, aux traits tirés et aux yeux rougis de larmes ouvrit la porte.

- C’est pourquoi ?
- Excusez nous de vous déranger… voilà… je sais que c’est compliqué… et même incongru de notre part de venir mais voilà… nous sommes les parents du petit William…
- Vous n’êtes pas au courant ? Et puis comment pourriez vous savoir, vous l’avez abandonné.


La main de Scully se serra dans celle de Mulder.

- Madame vous ne pouvez pas comprendre.
- De toute façon que vous soyez là ou pas, cela ne changera pas la situation.
- Mais quelle situation ?
- On nous a kidnappé notre petit ange il y maintenant cinq jours…


Mulder cru que sa main allait s'effriter quand Scully la lui aurait relâchée, le choc de cette nouvelle ne faisait que confirmer leur doute. Ajoutant le stress des enfants, la fatigue du voyage, Scully se sentit mal. Mulder la rattrapa juste à temps. A contre coeur le couple les fit rentrer pour que Scully se désaltère et se passe un peu d'eau sur le visage. Pendant que Mulder récupérait des informations sur les ravisseurs auprès de la nouvelle famille de son fils, Scully entra discrètement dans la chambre de william, elle la fouilla et entre son sommier et son matelas trouva une photo qui lui déchira le coeur : celle d'elle et de son fils

Le cliché froissé se perdait dans sa main et ses larmes telles des perles partaient s’écraser contre le papier glacé. Cette photo elle l’avait laissé, ne sachant si les parents adoptifs la garderaient ou pas. Mais aujourd’hui elle n’était plus la seule à souffrir, sa famille n’était pas la seule à être déchirée. Comment retrouver cet enfant béni des Dieux ? Comment retrouver celui qu’elle avait porté comme un miracle au creux de son ventre ? La voix lointaine de Mulder l’appelait, mais elle était paralysée devant le lit de son fils : le berceau était loin, maintenant il avait un vrai lit de grand garçon. Ses yeux se promenaient sur les murs pastels, se perdaient au milieu des maquettes d'avions, des consoles de jeux et s'arrêtèrent sur son ordinateur où une peluche représentant E.T était en équilibre sur l'écran: avait il ce petit rien de paranormal que son père avait? Ses nouveaux parents avaient pris soin de lui, l’avaient aimé et choyé, le protégeant de ce monde extérieur. Mais elle, Dana Scully, n’avait pu prendre soin de cet enfant. De son enfant. Elle l’avait abandonné. Peut être à tout jamais.

Mulder s'excusa auprès de la nouvelle famille de son fils et parti cherché sa femme, il ouvrit la porte de la salle de bain mais ne la trouva pas, il s'aventura alors dans ce couloir chaleureux. Il prit son courage à deux mains et poussa lentement la porte sur laquelle était indiquée 'Will's room' et vit son épouse. Elle ne l'avait pas entendu arriver mais l'avait comme qui dirait "sentit", elle pivota alors sur elle et lui sauta dans les bras, enfouit sa tête dans le creux de son épaule et ne sembla pas se décider à en sortir. Tout ce qui faisait que cet être était l'homme de sa vie la consolait et lui faisait du bien. C'est alors que la porte s'ouvrit.
Il ne pouvait prononcer le moindre mot. Il se dégageait de cette pièce un amour débordant qui transperçait son être avec violence. William. Ce prénom n’était jamais prononcé entre Scully et lui pour la simple et bonne raison que la jeune femme se murait dans le silence dès que l’on parlait de ce fils absent. Tout ce que Mulder savait, c’était qu’elle avait fait adopter pour qu’il soit en sécurité. Depuis elle n’avait jamais osé prononcer ce prénom, de peur de craquer devant son époux. Même si ses deux petits anges lui apportaient un bonheur immense, elle ressentait en elle un manque à combler. Alors qu’il lui caressait les cheveux en douceur, elle se laissait aller contre son torse, versant ses dernières larmes comme un adieu à cette pièce vide. Mulder la prit par la main et l’entraîne au rez-de-chaussée où la mère adoptive attendait, les yeux rougis. La détresse de ces deux mères donnait à ce tableau une couleur pathétique : elles étaient seules à pouvoir ressentir et éprouver ce sentiment si horrible qu’est la séparation d’une mère et de son enfant.
Cela leur était difficile mais il fallait qu'ils parlent avec ces personnes, chercher des indices, des pistes ...


Mulder : Excusez moi mais je dois vous poser quelques questions ?
Mr Johnson : Et pourquoi devrions-nous vous répondre ? vous n'êtes que des étrangers pour nous et même pour lui !
Mme Johnson : S'il te plait laisse le s'expliquer !
Mr Johnson : D'accord mais soyez bref !


Mulder prit la main de Scully puis une profonde inspiration avant de se lancer à expliquer le colis qu'ils avaient fuis les USA par mesure de sécurité mais qu'ils avaient été comme obligé de revenir à cause du colis reçu, pour vérifier que William allait bien et pour aussi protéger leurs enfants.
Le couple les écoutait plus par politesse que par conviction, cet homme leur paraissait sincère mais un peu fou quand même.
Malgré tout, ils décidèrent de leur dire tout ce qui avait pu leur paraître inhabituel même les choses les plus insignifiantes comme le fait que William soit revenu de l’école avec une bonne note en sciences, ce qui fit sourire Scully, ou encore le fait que de sa poche de jean, Mme Johnson avait découvert une photo de Mulder et Scully ensemble mais ne savait pas du tout d’où elle venait, quand elle l’avait confronté, il lui avait répondu qu’il avait ses sources mais ne savait rien d’autre. Elle avoua aussi avoir peur que son fils ne file un mauvais coton étant donné que de plus en plus souvent ses vêtements sentaient le tabac froid et qu’elle espérait surtout, même si ça pouvait paraître égoïste, que c’était ses petits camarades ou encore mieux les parents de ses camarades qui fumaient. Elle ajouta finalement que depuis quelques mois, il paraissait soucieux, il n’était plus le petit garçon heureux qu’elle connaissait. Même si c'était à contre coeur, elle devait l’avouer.

La main de Scully ne pouvait lâcher celle de Mulder : on parlait de leur fils, de ce qu’il avait vécu et elle savait au plus profond d’elle même qu’elle aurait du vivre chacun de ces instants auprès de lui. Un sentiment de haine envers ces hommes sans cœur qui osaient ôter la vie aux innocents et briser des familles entières s’empara d’elle, elle savait qu’elle aurait protégé ce fils béni jusqu’à la mort, et c’est avec rage qu’elle regarda ses parents aussi désemparés qu’eux. La mère adoptive plongea ses yeux ridés et fatigués dans les siens et ce qu’elle vit la glaça d’horreur : un regard de braises ardentes, une colère inestimable se dégageait de cette femme en détresse. Son époux, lui ne disait rien et ne bougeait pas pourtant on pouvait lire sur son visage une tristesse et un mal être déroutant. Ce couple si différent lui parut presque irréel mais les larmes de Scully lui rappelèrent qu’elle n’était pas la seule à souffrir, elle devait se montrer compatissante.


Scully : Je peux vous promettre qu'on fera tout ce qui est en notre pouvoir voir même plus pour le retrouver.
Mulder : Oui bien sur, cela va de soit ! Avez-vous des doutes sur une personne en particulier ? Avez-vous mis la police au courant ?
Le couple : Oui, on a prévenu la police !
Mulder, regardant Scully : Bon va falloir qu'on se la joue discret, je ne veux pas qu'ils nous doublent et qu'il arrive malheur à Alban et Sarah


Au son de ces prénoms, le visage de Scully s'adoucit avant de se ternir à nouveau. Mulder compris aussitôt ce qui la chagrinait : elle n'avait jamais laissé ses enfants pour plus de 3h et ils étaient déjà partis depuis près de 15h ... Il fallait qu'il fasse encore de la route et en plus affronter les retrouvailles et les questions de Skinner et Maggie. Mais il lui était impossible de passer plus de temps sans eux surtout après toutes ses informations sur leur William chéri, cet enfant de l'amour inavoué.

Les paysages défilaient devant leurs yeux alourdis mais aucun ne parla. Mulder luttait contre la fatigue, se concentrant sur la route et non sur le visage soucieux de Scully. Elle semblait crispée, sa main serrant toujours la sienne. Elle n’arrivait pas à se faire à l’idée qu’elle était de retour dans son pays d’enfance, son pays. Elle était née ici, elle avait grandit, appris la vie, fait ses études et risquer ses jours. Mais c’était le bonheur aussi qu’elle avait trouvé : son amour pour Mulder et le fruit de leur union sacrée, voilà ce qui la rattachait à ces terres. L’Australie avait été le pays où ils avaient pu se cacher facilement, loin de tout. Mais à force de vivre coupés de leur vraie vie, ils étaient obligés de payer les conséquences. Leur fils. Son visage rond, ses yeux bleus et son petit sourire. Ne sachant vraiment pourquoi, l’image de ce fameux bonnet en forme d’oreille de lapin s’insinua en elle : ce petit souvenir, moindre pour les autres, était immense pour elle sans qu’elle puisse vraiment l’expliquer. Cet enfant était tout pour elle. Resserrant la pression sur la main de Mulder, elle le regarda et attendit qu’il parle. Qu’il lui dise ces mots qu’elle aimait tant. Qu’il la rassure. Mais il ne fit rien. Les yeux rivés au delà de la vitre, il scrutait la route et restait muré dans son silence. Il souffrait. Encore plus qu’elle si c’était possible. Il n’avait pas connu William, il ne lui restait comme souvenir que quelques photos qu’il avait reçues sur sa boîte mail. Son fils était un personnage sur papier glacé, rien de plus. Une larme, fine et douce comme une perle, s’échappa : d’un geste remplit d’amour, Scully la recueillit de ses doigts fins.
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Timmy

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MessageSujet: Re: Identity   Mer 2 Aoû - 12:59

Il tourna lentement la tête vers elle et lui sourit, même si il n'en avait pas le coeur, cette femme était la meilleure chose qui lui soit arrivée, elle avait toujours répondu présente pour lui. Alors que l'inverse n'était réciproque même si elle lui certifiait que oui.

La nuit était maintenant tombée et c'est sous un ciel étoilé qu'il pris sa femme endormie dans ses bras pour la sortir de la voiture et se diriger vers le porche d'entrée de Mme Scully. Il ne savait pas comment elle allait réagir en les voyant mais il ne pouvait se résoudre à réveiller son rayon de soleil. Il frappa donc à la porte et c'est une femme au visage rongé par l'inquiétude qui leur ouvrit suivit de près par une petite fille qui leur sauta dans les bras et réveilla sa mère en l'embrassant et les enlaçant.

Lorsqu’elle ouvrit la porte, ce fut un choc. Douloureux. Fabuleux. Elle était troublée, son cœur cognait avec force et elle ne pouvait contenir plus longtemps ses larmes. Son gendre tenant sa précieuse enfant comme un don de la nature qu’il aurait voulu protéger de tous dangers extérieurs.


- Bonsoir Mme Scully… nous pouvons ?
- Entrez… elle va bien ?
- Oui elle s’est juste endormie sur le chemin du retour.


Ils pénétrèrent dans la maison accueillante : une sensation de bien être prit possession du corps de Mulder, le soulageant de ce poids si immense qu’était l’inquiétude.

- Laissez-moi vous débarrasser de ce sac ! J'ai préparé la chambre d'amis

C'est ce moment la que choisit pour commencer à se réveiller, elle passa d'abord son bras autour du coup de sou époux et y déposa un tendre baiser. Toujours en se réveillant de plus en plus, elle lui sourit avant de se tourner vers sa mère :

- Ma chérie !!!

Elle enlaça sa fille qui était descendue des bras de Mulder mais qui ne l'avait pas lâché pour autant. Ces retrouvailles étaient très émouvantes mais bien que fatigués, il leur fallait se parler

- Tu ne peux pas savoir combien cela a été dur de vivre si loin de toi...et de notre ancienne vie.....
- Je me suis tellement fait de soucis pour toi ! Tu ne peux pas imaginer mon bonheur quand Walt ... heu, Mr Skinner est venu m'annoncer votre retour ainsi que l'existence de mes deux petits enfants
- Je vais embrasser les petits et je vous retrouve


Mulder savait qu'elles avaient besoin un peu de temps seules.
Alors que Scully commençait à expliquer comment ils avaient vécus cachés, en Australie sous de fausses identités ainsi que la venue au monde de leur deux raisons de vivre, Mulder lui s'aventurait à l'étage et réalisa qu'il n'y avait mis les pieds. Il poussa une première porte et arriva dans une salle de bain, il poussa la porte entre ouverte en face de la salle de bain et vit un grand lit. Alors qu'il s'apprêtait à faire demi tour quelqu'un se retourna dans le lit, il cru d'abord à se enfant mais une voix grave le ramena sur terre. Il n'en revenait pas, il ne l'avait pas vu depuis près de 10 ans et il fallait qu'il le trouve ici dans ses conditions. Il émit un cri qui acheva de le réveilla et qui réveilla sa fille par la même occasion et qui en voyant son père lui sauta dans les bras. Skinner lui était un peu mal à l'aise mais après avoir attrapé son peignoir, vint saluer Mulder.
Mulder embrassa tendrement sa fille et alla embrasser son fils endormi sur le dos, les bras en croix et la couverture aux pieds du lit, il dormait comme s'il était à la maison et ça le rassurait. Sa fille qui ne s'était toujours pas faite au décalage horaire n'arrivait pas à dormir et les avait entendu arriver mais par mesure de sécurité, elle était sagement restée dans son lit à attendre un signe de leur part, elle savait que son père viendrait les embrasser, il le faisait tout le temps. Mulder descendit donc les escaliers, sa fille dans les bras. Quand Scully la vit, son visage s'illumina malgré sa grande fatigue et ne fit presque pas attention à Skinner qui descendait derrière eux.

Maggie fut frappée par cette ressemblance frappante entre Sarah et Dana : alors qu’elle avait vu sa petite fille seule, elle ne s’était pas vraiment rendu compte de cette similitude.


- Qu'est-ce qu'elle peut te ressembler ma chérie, tu ne peux pas la renier !
- Je trouve qu'elle ressemble à Mélissa...
- Par bien des côtés oui, mais toi à son age tu étais la même par contre, elle a un caractère bien trempé, pas tout à fait celui que tu avais ...


Mulder la regarda en coin

- Comment dois-je le prendre ?

Elle ne savait si c'était de l'humour, elle ne le connaissait pas mais le rire le fait que sa fille passe tendrement sa main sur l'avant bras de Mulder lui décrocha un sourire

- Pour la séquence émotions je crois que cela suffit. Je vais aller coucher Sarah et on va...vous laisser tranquilles. Nous sommes exténués, nous aurons le temps de parler demain.
- D'accord chérie ! Dans la chambre d'amis, j'ai installé le lit pliant de Alban et Walter a déplacé le petit lit pour Sarah !


Scully réalisa soudain, honteuse qu'elle n'avait pas prit de nouvelles de son fils, sans même qu'elle en parle Mulder lui répondit :

- Al' dort comme un ange toujours a moitié couvert, comme si il était dans sa chambre à Sydney !
- Tant mieux, j'avais peur qu'il prenne mal le changement de température.


Scully essaya de faire fuir ce sentiment étrange qui s’était emparée d’elle l’espace de quelques secondes : son fils, Alban. Pas William. C’était lui qui emprisonnait la moindre de ses pensées.
Mulder reprit sa fille dans les bras afin de la reconduire au lit sans que ca ne fatigue d'avantage Scully. Elle semblait ailleurs depuis quelques instants.

Ensemble, ils couchèrent Sarah et contemplèrent Alban, leur ange, le miracle auquel il ne pensait pas, Sarah étant déjà la plus grande de leur surprise à cause du passé médical de Scully. Puis, ils se mirent au lit :


- Mets-toi sur le ventre, chérie !

Elle s'exécuta sans lui poser de question, elle lui remettrait sa vie sans se poser plus de question et il commença à tendrement la masser pour évacuer ses tensions des derniers jours. Il se doutait que la journée avait été pour elle sûrement encore plus chargée que pour lui en émotions fortes, en regret et en peine. Son corps n’était plus qu’une enveloppe de douleur et de fatigue mais sous les mains de Mulder, la moindre parcelle de peau semblait se soulager et se décharger de tous points sensibles. Un soupir de satisfaction fit comprendre à Mulder qu’il pouvait continuer sans se gêner. Des frissons inattendus vinrent lui rappeler combien elle désirait cet homme si parfait.

Elle l'embrassa tendrement dans le coup, ce désir grandissait en elle depuis qu'elle l'avait retrouvé dans cette chambre. Leurs pyjamas ne tardèrent pas à se retrouver sur le sol.
Dans la chambre voisine, Mulder continuait son massage pendant que des larmes silencieuses perlaient sur les joues de cette jeune femme au coeur brisé et qui tenait encore grâce au fil tissé par l'homme de ses rêves. C’est un plaisir immense qui s’infiltrait en elle alors que les doigts de Mulder parcouraient son dos. Il y dessinait des volutes et des arabesques compliquées, glissant sans cesse de ses omoplates jusqu’à cette chute de reins qui le faisait fondre dès qu’il la voyait. Se retournant, elle s’appuya sur ses coudes, se relevant juste pour lui déposer un tendre baiser sur ses lèvres. Le regard de l’un brillait autant que celui de l’autre. Scully regarda ses deux amours endormis : ils avaient enfin trouver le sommeil qu’ils méritaient après ce long voyage. Sans attendre lus longtemps, Mulder la souleva du lit et sortit avec discrétion de leur chambre. Aucun mot ne fut échangé. Poussant la porte de l’ancienne chambre de Bill, Mulder prit un malin plaisir à penser à la tête de ce dernier s’il savait que sa sœur et lui même allaient….
La gêne de la situation disparue très vite du corps de Scully faisant de nouveau place à l'amour et ce besoin de retrouver cet être si bon pour elle. Il franchit la prote en faisant attention à ce qu'elle ne heurte pas la chambranle de la porte et la déposa avec le plus grand soin et la plus grande tendresse sur le lit d'enfant qu'occupait l'un des frères de Scully, rapidement, il rapprocha le second lit, lui aussi fait au carré et déposa un tendre et à la fois langoureux baiser sur les lèvres de sa femme afin de s'excusé de l'avoir quitté le temps de préparer le terrain. Lentement, il la fit s'allonger sur le lit et l'accompagna et reprenant les tendres caresses auxquelles elle avait l'habitude de répondre si favorablement. Qu’aurait il fait sans la présence de cette personne si merveilleuse à ses côtés ? Désirant ce corps si parfait, il ne pouvait s’empêcher de l’admirer, couvrant les moindres parcelles de sa peau de baisers ardents. Sans pouvoir lâcher la peau si douce de cette belle rousse, il entreprit de lui enlever son chemisier de son côté, elle avait déjà entreprit de lui déboutonner son jean. Malheureusement pour elle s'était celui à la fermeture difficile mais elle agit avec le sang froid qui la caractérisait tant et le libéra de son pantalon. Deux corps qui n’avaient plus de secrets l’un pour l’autre, deux corps cherchant ce plaisir si extatique, deux corps avides de baisers, voilà ce qu’ils étaient. Sur la piste sauvage de son torse, elle cherchait en vain à tracer un chemin où ses lèvres n’étaient pas encore passées. Ses mains si habiles savaient à la perfection jouer les notes parfaites de cette partition du désir. Deux corps. Des caresses. Plaisir des sens. Alors qu’il pénétrait au plus profond de ses secrets, de ce jardin privé où lui seul avait la clé, elle ne pouvait retenir des gémissements de plus en plus violents qu’elle tentait d’étouffer dans le cou de son amant. Étreinte magique. Osmose parfaite. Rien ne pouvait séparer ces deux êtres en proie à une jouissance sublime. Un dernier soupir, une dernière caresse, un dernier baiser avant de retomber, épuisés mais heureux, las mais amoureux. La jeune femme trouva une place au creux des bras de Mulder, et entremêlant ses doigts aux siens, elle s’endormit.

....
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MessageSujet: Re: Identity   Mer 2 Aoû - 13:00

Au petit matin, alors que les rayons du soleil perçait tout juste au travers des persiennes de cette chambre, Mulder ouvrit les yeux et sourit à ce tableau magnifique qui s'offrait à lui. Il savait malheureusement que la journée risquait d'être de nouveau très éprouvante pour sa femme et le fait d'avoir à laisser de nouveau leurs enfants lui brisait le coeur. Il essaya de regarder sa montre afin de connaître l’heure. Il était près de 7h et Alban n’allait pas tarder à se réveiller et réveiller Sarah par la même occasion. Il entreprit de se défaire de l’étreinte de se femme sans la réveiller mais ça s’annonçait plutôt périlleux, après avoir démêlé le noeud que formait leurs bras, il commença à l’enjamber mais se prit les pieds dans son jean qui traînait au sol. Il se rattrapa sur le deuxième petit lit qui avait été éloigné durant la nuit. Le grincement de ce dernier réveilla Scully qui ne put s’empêcher d’étouffer un fou rire sous le seul drap qui recouvrait sa nudité matinale.

S’enroulant dans ce voile d’un blanc immaculé, elle se leva à sa rencontre pour l’embrasser avec passion. Durant cette magnifique nuit, elle avait eu l’impression de redécouvrir Mulder pour la deuxième fois. Des souvenirs de leur première nuit s’étaient infiltrés en elle. Elle se voyait, découvrant le corps de ce partenaire tant désiré et tant aimé. Sa gêne face cet homme qui était toute sa vie depuis sept ans. La peur, de briser l’amitié si exceptionnelle qui les liait. L’angoisse de bâtir leur avenir ensemble. Mais leurs projets étaient tombés à l’eau et c’est avec courage qu’elle avait affronté la disparition de Mulder et ses premiers mois de grossesse. Sans s’en rendre compte, un masque de tristesse s’était emparé de son visage, parsemant de doute et de crainte les douces rides qui naissaient au coin de ses yeux.


- Dana ?
- Ce n’est rien … juste … les souvenirs.
- Cette nuit j’ai redécouvert une chose formidable.
- Laquelle ?
- Celle que je t’aime plus que tout au monde.


Un sourire vint arracher ce voile noir : enfouissant son visage contre son torse, elle se laissa bercer dans les bras de celui qui l’aimait avec passion depuis si longtemps. Le temps sembla s’accélérer, les forçant à redevenir fort pour envisager la suite des évènements : désormais, c’était à eux d’agir. De tout faire pour retrouver William et briser le sort qui semblait s’acharner sur eux.

Sans se défaire de cette étreinte rassurante, Mulder lui dit qu’il allait ranger un peu leurs affaires avant que les enfants de ne se réveillent :


- On va commencer par ranger ici car si maman voit ça, faudra qu’on trouve un autre hébergement !
- L’honneur est sauve, n’oublie pas que nous sommes mariés !
- Oui mais cela n’empêche que …


Elle s’arrêta net, une mine de dégoût apparut sur ce visage encore resplendissant à la minute précédente.

- Qu’est-ce qu’il y a ?
- Rien !
- Dana … ne me dis pas rien, je te connais, je vois que quelque chose te gêne … c’est le fait qu’on l’ai fait ici ?!
- Non, c’est juste que … je pensais à maman et Skinner !


Elle secoua la tête comme pour effacer cette image de son esprit et se blottit contre le torse sécurisant de son époux afin d’y puiser un peu d’énergie pour la journée.

- Ma belle, je commence par une douche (dit-il en lui faisant un clin d’œil) et je te retrouve dans la chambre qu’on nous avait apprêtée !

A peine avait il prononcé ces mots qu’elle le suivait dans la salle de bain. Alors qu’il l’embrassait avec fougue, elle prit à peine le temps de pousser la porte de son pied. Un appétit fait de passion secouait ces deux êtres dévorés par l’amour, rongés par le désir. D’une main distraite, Mulder tourna la poignet de l’eau chaude et s’engouffra avec Scully dans la minuscule cabine : alors que leurs corps allaient une fois encore goûter aux sucre délicieux de la peau de l’un, aux lèvres sensuelles de l’autre, un éclat de rire se fit entendre. Paniquée, la jeune femme brisa cette étreinte charnelle et stoppa les baisers brûlants de Mulder sur sa peau avide de plaisir. La voix de sa mère. Et celle de Skinner. A l’aveugle, Scully attrapa une serviette et s’enroulant dans cette dignité, elle passa devant eux marmonnant un léger bonjour avant de s’enfuir lâchement. Gênés et abasourdis, ce couple si inattendu la regarda passer avec effarement. Quelques secondes plus tard, Mulder sortit aussi de la cabine, enroulé dans la dernière serviette.
Rejoignant son épouse dans leur chambre, ils ne purent résister à ce fou rire qui les gagnait : comment avaient-ils pu se faire remarquer à ce point ?

Ils agissaient comme de vrais enfants avec une telle légèreté qui leur permettait d’oublier le drame qu’ils vivaient au quotidien depuis plus de vingt ans déjà.
Alors qu’assis sur le lit, il bataillait pour enfiler son jean, Scully prépara Alban et Sarah et c’est tous les quatre qu’ils descendirent prendre leur petit déjeuner. Elle savait que c’était lâche de se servir comme ça de ses propres enfants, mais elle ne voulait pas avoir à affronter sa mère. Et puis, elle devait l’avouer, elle lui en voulait un petit peu de les avoir interrompu de la sorte, le danger qui les entourait et cette frustration ne rendaient son désir que plus puissant.
C’est alors avec un grand sourire qu’elle fit signe à Mulder de prendre Sarah et de l’à suivre pour prendre en famille ce premier repas de la journée.

Alors qu’ils étaient tous assis à table autour d’un bon café, de petits pains et de jus d’orange, un silence pesant s’abattait sur eux telle une malédiction. Margaret ne cessait de se relever tantôt pour resservir un ses petits enfants, tantôt pour refaire du café. Mine de rien, Scully et Mulder se réjouissaient de ce moment : Skinner en face d’eux avait un regard très fuyant, et ils avaient l’impression de revivre ces moments où ils cachaient leur couple aux regards des autres.


- Maman ?
- Oui Dana ?
- Je sais que ce n’est pas facile pour toi … enfin pour vous mais Mulder et moi avons une faveur à vous demander.
- Ne t’inquiètes pas, nous allons nous occuper des enfants.
- Merci.


Le couple de la peine et du courage, si fatigués de courir vers un destin inconnu était à nouveau sur le chemin de la haine et du désespoir. William avait beau être un adolescent, son enlèvement n’en restait pas moins un événement sans gravité. Si l’histoire leur avait appris une chose, c’était de ne jamais reculer devant l’adversité. De ne jamais se montrer faible. Recouvrir d’un voile de force le visage de la justice : désormais, c’était à eux de retrouver cet enfant qui était le leur.

- Tu pars encore maman ? Tu nous laisses seuls ?
- Mais vous serez avec votre grand-mère, vous ne serez pas seuls !
- Non, je veux venir !


Sarah agissait étrangement depuis qu’elle s’était réveillée, ressentait-elle que ses parents étaient anxieux ? Si elle était aussi intuitive que sa mère, sûrement !

On sonna à la porte, Maggie regarda par la fenêtre mais comme elle ne voyait aucune voiture pouvant la renseigner sur l’identité de ce visiteur, elle se dirigea vers la porte d’entrée avant d’être stoppée net dans son élan :


- Naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan !

Sarah s’était précipitée sur sa grand-mère, l’empêchant d’ouvrir la porte et surtout attirant l’attention de ses parents qui ne l’avaient encore jamais vu agir de la sorte !

- Sarah ! , dit Mulder de sa grosse voix afin de la faire cesser ses simagrées
- Non, n’ouvre pas la porte !
- Qu’est-ce qu’il y a chérie ?


Mulder jeta un coup d’œil perplexe à Scully, tout deux s’approchèrent d’elle, s’agenouillèrent à son niveau :

- Qu’est-ce qu’il y a ? Tu sais que tu peux tout nous dire chérie !
- Je crois qu’il ne faut pas ouvrir la porte c’est tout !


Le regard de sa fille, fit comprendre à Mulder qu’elle ne jouait pas :

- Scully, monte avec Al’, Sarah et ta mère !

Mulder défit la sécurité de l’étui de son Smith et Wesson et s’avança près de la porte, à peine les enfants en haut. On l’enfonça d’un coup de pied. N’ayant plus trop l’habitude de ce genre d’action, Mulder se laissa surprendre et alors que l’homme le désarma d’un coup de poing dans l’abdomen, Skinner lui vint en renfort mais l’homme avait déjà fuit. Quel était le but de cette visite ?

Reprenant son souffle, Mulder se laissa envahir par la douce angoisse qu’il n’avait plus connue depuis tant d’années. Des dizaines de questions envahissaient son esprit : comment sa fille avait-elle su ? Qui était cet homme ? Le calme étant revenu, tout le monde s’installa dans le salon afin de voir ce qu’il venait de se passer. Margaret de ne cessait de trembler, encore choquée par le vacarme et la peur qu’elle avait ressenti. La main puissante de Skinner vint se poser sur la sienne, la rassurant l’espace d’un instant. Scully ne tenait pas en place : effectuant des allers retours, elle réfléchissait à toute vitesse. On avait voulu les attaquer. Attaquer sa propre mère. Elle remercia au plus profond d’elle même la sagesse de sa fille qui avait refusé que l’on ouvre la porte. Retournant ce problème dans tous les sens elle parla enfin


- Maman, Walter…je ne sais pas quoi vous dire. On ne pensait pas qu’ils nous retrouveraient ici. Maintenant vous êtes en danger et les enfants aussi. Il faut que l’on trouve une solution …

Skinner se leva et après un temps de réflexion, proposa la première idée qu’il avait trouvé.

- Et si avec Margaret nous prenons l’avion avec les enfants et si rentrons en Australie à votre place ? A l’embarquement on enregistrera les billets à votre nom et on fera tout pour ne pas se faire voir. Ainsi cela vous laisse un laps de temps certes très court pour fuir et partir à la recherche de William.
- C’est le seul plan que nous avons… je vais monter préparer les enfants…
- Je te rejoints Dana…
- Attends, je voudrais juste être seule avec Sarah pour lui parler.
- D’accord, je m’occupe des papiers avec Skinner et ta mère.


Doucement Scully monta à l’étage où le calme régnait. Alban était dans son lit, souriant aux anges, il fixait son petit nounours aux couleurs vives. Sarah était assise sur son petit lit, les yeux perdus dans le vague, sa lèvre inférieure tremblant légèrement.

- Ma petite chérie ? Tu vas bien ?
- Mummm…
- Cela te dérange si on…
- Discute ?
- Comment sais-tu que je venais pour te parler ?
- Je ne sais pas… je l’ai entendu… quelque part…
- Tu quoi ? Attends-tu veux dire que tu as entendu ce que je pensais ? Sarah regarde-moi et dis-moi la vérité.
- Pourquoi penses-tu à un certain Gibson ?


Scully recula : Sarah avait développé ce don qu’elle redoutait tant.

- Sarah… je…
- Je sais …cela fait quelques jours que ces voix sont dans ma tête… celle de l’homme derrière la porte voulait du mal…. c’est un méchant…


Incapable de prononcer le moindre mot, Scully prit sa fille dans ses bras :

- Moi aussi je t’aime maman.
- Reste avec Al’ deux minutes s’il te plait, je dois en avertir ton père !
- Muldeeeeeeeeeeeeeeeeer !


Paniqué, Mulder monta les marches quatre à quatre.

- Dana, qu’est-ce qu’il se passe ? Il est revenu ? Tu l’as vu ? Les enfants vont bien ?
- Oui, c’est que …


Scully tremblait de tout son être, il la prit donc instinctivement dans ses bras. Alertez par le cri de celle-ci, Maggie et Walter arrivèrent eux aussi dans le couloir. Les voyant et désirant parler de ça seule avec son époux, elle le traîna dans la chambre.

- Tu me fais peur chérie, dis-moi ce qu’il se passe ! Je t’en supplie !
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MessageSujet: Re: Identity   Mer 2 Aoû - 13:00

Scully se tourna vers sa fille et lui fit un sourire avant d’acquiescer.

- Pense à quelque chose qui n’a rien à voir avec la situation ni avec notre intimité s’il te plait (dit-elle en essayant de retenir une pulsion refoulée depuis le matin même)
- D’accord, pas évident. Il n’y a que deux sujets qui occupent mon esprit en ce moment !
- Un peu de sérieux s’il te plait, dit-elle en lui donnant une petite tape sur l’épaule.


Alors qu’il lui souriait et semblait chercher à trouver quelque chose pour satisfaire la volonté de Scully, Sarah dit :

- C’est qui William ? Pourquoi tu te demandes s’il est ton fils ? J’ai un frère !

Inquiète, elle se tourna vers sa mère.

Surprise, Scully se tourna vers Mulder : après toutes années de vie commune, il doutait encore de sa paternité. Mulder était bouche bée, sa fille semblait aussi gênée que lui


- Puis je te parler seul à seul Mulder?
- Tu as des choses à cacher ?
- Si tu préfères afficher ta vie privée devant ma mère et les enfants, je suis prête aussi.
- Tu as donc quelque chose à me dire qui ne doit pas être évident à dire pour que tu le prennes comme ça !?
- Je trouve assez étrange qu'après tout ce temps tu te poses encore cette question dont la réponse me semble évidente pourtant.
- Viens, il nous faut un endroit où discuter sans troubler les enfants !


Il ouvrit la porte de la salle de bain

- Alors ? C'est à ton tour de ne pas vouloir parler devant tout le monde ? Tu ne veux pas montrer à tous les failles qui semblent exister entre nous ?
- Des failles ? C'est pas ce que tu semblais penser ce matin alors qu'on se dirigeait dans cette même pièce ou encore hier soir …
- Ce n'est pas moi qui doute de la provenance de mes enfants.
- Certes mais moi j'ai n'ai aucune preuve directe que j'e suis bien le père de William, même si je l'ai toujours considéré comme tel. Al et Sarah eux, je me retrouve en eux mais Will tu n'as même jamais été capable de m'en parler, comment veux-tu que je ne me pose pas de questions ?
- Hélas lorsque j'avais besoin de parler de lui, j'étais seule et toi tu étais je ne sais où.
- Je m'y attendais à celle la ! Mais tu m'as dit mainte fois que tu comprenais et tu savais très bien que si tu me l'avais demandé je serai resté !
- Comment oses-tu une seule seconde me dire cela après ce que William et moi même avons vécu après ton départ ? Tu nous as laissé à peine quelques jours après sa naissance, et si tu avais eu le moindre sentiment envers nous tu serais resté. Mais j'avais bien trop peur pour toi, alors je t'ai laissé partir. Je ne pourrais sacrifier ta vie au profit de quelques heures de bonheur avec toi. Mais si tu me reproches de t'avoir sauver de cette mort qui te pendait au nez en évitant cette demande si horrible, je te trouve cruel.
- Moi, je trouve surtout injuste le fait que tu me reproches de me poser des questions ! C'est toujours plus facile pour une femme de reconnaître que son enfant est le sien, tu l'as porté Dana ! Pas moi ! Et souviens-toi tes mystérieuses conditions aussi ... on était même pas encore réellement ensemble, enfin même si tout le monde s'en doutait et sûrement Skinner le premier
(dit-il en tendant la chambre voisine) on ne se l'était pas encore avoué !
- Dois-je te rappeler ce que tu m'as dit cette fameuse nuit ? Que je devais croire aux miracles, eh bien j'y aie cru. Peut être plus que toi.
- Je te vois venir, tu vas ensuite me reprocher de m'être fait enlevé et de ne pas avoir été là lors de ta grossesse !?


Le ton montait de plus en plus et on pouvait les entendre comme s'ils étaient dans la même pièce.

- Je n'oserai pas te reprocher cette véritable tragédie qui a bouleversé ta vie.
- Ne serait-ce pas du sarcasme que je décèle dans ta voix ? Mais Dana, si tu me disais clairement ce que tu me reproches ? Moi je n'avais qu'une question en tête mais elle ne m'a jamais empêché de t'aimer, de faire comme si la réponse était évidente et ...
- Et quoi ?
- Et bien, je préfère me taire sinon je risque de m'en mordre les doigts !
- Ne te gêne pas pour dire le fond de ta pensée... je devrais peut-être prendre Sarah à mes côtés comme interprète pour connaître le véritable Mulder.
- C'est petit ça Scully ! Très petit ! Je t'aimais, t'aime plus que tout ainsi que les enfants mais tu ne crois pas que c'est toi qui est bizarrement sur la défensive ... allons, toi aussi, vide un peu ton panier.
- Je n'ai rien à me reprocher et je n'ai rien à dire. Pour moi j'ai toujours pensé que tu savais que tu es le père de William. Le fait que tu te poses la question des années plus tard me fait l'effet d'un coup de poignard dans le coeur. Maintenant si tu as des choses à me dire, je t'écoute. Aujourd'hui j'en suis arrivée à un point où je peux tout entendre...
- Je veux juste que tu admettes que je puisse avoir des doutes ! C'est humain ! L'homme est un être qui pense et qui doute !
- Tu peux avoir des doutes sur tout sauf sur cet enfant : tu l'as tenue dans tes bras, il s'est endormi au creux de nos corps et tu oserais douter ?
- Je n'ai jamais douté de mes sentiments envers lui
- Alors cette discussion est close
- Si tu le souhaites mais il est hors de question qu'on parte à sa recherche dans cet état de colère la, ça ne nous attirait que des ennuis supplémentaires et je ne veux pas risquer de te perdre à cause d'un manque d'attention !
- Qui t'a dit que tu m'accompagnerais ?
- C'est donc bien ce qu'il me semblait, la discussion est close pour toi mais tu refuses de me croire ni même de me comprendre !
- Merci pour la migraine que tu viens de m'offrir. Je t'assure que pour moi il n'y a plus rien mais cette quête semble plus me concerner puisque je suis la mère alors que toi... tu doutes. J'ai peur de le retrouver et que tu lui demandes un test d'ADN pour vérifier ta paternité.
- J'avais juste besoin que toi, tu me le dises. Jamais je ne te ferai un tel affront ! ... Depuis quand souffres-tu de migraines comme ça ?
- Depuis que tu te mets à douter
-
(s’approchant lentement d'elle) S'il te plait ! Réponds moi ! Ce n'est pas ton genre d'avoir des migraines ! Si c'est une échappatoire je trouve ça lâche et ça ne te ressemble pas !
- Ce n'est rien, un simple mal de tête... je... pourquoi ? Pourquoi en sommes nous arriver à nous blesser alors que ce matin ... enfin Mulder, comment as-tu pu, l'espace d'un instant penser une chose pareille ? Tu es le seul homme que je n'ai jamais aimé, et là où la science à échoué, tu as réussit... me comblant de ce seul manque... celui d'être mère...
- Je suis désolé ! Mais c'est pour ça aussi que je n'ai jamais voulu te poser la question, j'ai toujours espéré au fond de moi que c'était bien cette vérité. Dana, tu es ma pierre de touche, toute ma vie est reliée à toi : tu m'as fait le plus beau de tous les cadeaux en m'offrant ton amour et nos superbes enfants sont venus couronnés le tout... C'est vrai que cette question me trottait en tête depuis toutes ses années mais jamais je ne l'aurai avoué
- Tu ne peux pas savoir combien j'ai souffert de devoir abandonner notre enfant et si je ne peux en parler c'est parce que je me reproche jour après jour cet échec. Je n'ai pas été assez forte Mulder....
- Tu as été plus forte que moi, je n'ai rien trouvé d'autre que de fuir et de vous abandonner lâchement
- Tu aurais du le voir... quand je l'ai quitté... il y a eu quelque chose dans ses yeux, comme s'il comprenait que ce destin horrible était inéluctable... c'est bête...

- (se blottissant dans les bras de sa belle) Je m'en veux tellement, vous m'aviez tellement manquez tous les deux !
- Il aurait mieux valu que je ne porte jamais cet enfant.
- Ne dis pas de telle sottise ! Il aurait mieux fallut que je vous abandonne pas aussi lâchement ! On aurait ainsi pu le quitter tous les 3 ! Mais peut être que tu ne l'aurais pas supporté et qu’on n’aurait jamais eu le bonheur de voir nos deux bouts de chou qui doivent être morts d'inquiétude de nous avoir vu agir de la sorte, surtout Sarah ! Je n’en reviens pas qu'elle ai développé ce don !
- Je suis partagée entre surprise et goût de déjà vu... ce don elle ne l'a pas pour rien et surtout il se développe en ce moment... comme par hasard... tu ne trouves pas cela étrange ?
- Comme si c'était un signe du destin ! On pourrait avoir besoin de son aide mais je ne me sens pas de l'envoyer dans cette chasse au démon avec nous…
- Ce serait beaucoup trop dangereux mais pense un instant à ce qu'elle pourrait nous apporter... elle a senti le danger dès le départ, elle lit dans les pensées...
- Que penses tu de d'abord aller la rassurer sur la situation, notre situation ! On ne s'était encore jamais disputé de la sorte en face d'elle, à vair dire on ne s'était jamais disputé de la sorte ...
- En une vingtaine d'années, je pense que l'on avait le droit à notre dispute non ? Et puis tu sembles oublier nos fréquentes divergences d'opinions lorsque nous étions aux affaires non classées...
- Non et je peux t'assurer que ça me manque un peu ... mais ça, Sarah, elle ne le sait pas !


Il se dirige vers la porte, tenant la main de Scully. S’arrête et se retourne vers elle :

- Tu ne m'en veux pas j'espère ? Tu comptes trop pour moi ...
- Je ne t'en veux pas… au contraire cela donne encore plus de piment à notre vie, tu ne trouves pas ?
- Si tu pouvais toi aussi lire dans mes pensées tu saurais que j'ai hâte qu'on se retrouve tous les deux, juste tous les deux !
- Je te promets que dès que nous avons un peu de temps rien que pour nous deux, nous allons revivre une nuit aussi magique que hier soir...
- Compte sur moi pour te surprendre ... Allez, viens, notre progéniture doit se poser des questions ... et je dois t'avouer que ça me fait de la peine de les laisser aussi longtemps !
- Attends...


Repoussant la porte qu’il avait déjà entrouverte. Elle se hissa sur la pointe des pieds et l’embrassa avec passion.

- Je crois que les enfants n’ont pas besoin de nous en fait…
- Mulder !


Le poussant vers la sortie et malgré cette infime onde de bonheur qui était revenue, elle ne put s’empêcher de penser à cette violente migraine qui lui martelait les tempes.

- Je rigole bien sur, allez viens !

....
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MessageSujet: Re: Identity   Mer 2 Aoû - 13:01

Le poussant vers la sortie et malgré cette infime onde de bonheur qui était revenue, elle ne put s’empêcher de penser à cette violente migraine qui lui martelait les tempes.

- Je rigole bien sur, allez viens !
- Sarah, viens voir, avec papa, on voudrait te parler un peu !
- Maman, tu devrais prendre quelque chose pour faire passer ce mal de tête, tu vas me donner mal à moi aussi !
- Tu as encore mal, s'étonna Mulder
- Ce n’est rien, je t’ai dit que c’était une migraine mais elle est juste très forte, rien de grave.
- Maman pourquoi tu ne veux pas que papa sache que tu es …?
- Sarah je crois que tu devrais tourner ta langue sept fois dans ta bouche avant de parler.
- Bon toutes les deux vous allez arrêter : Dana que me caches-tu ? Sarah dis-moi à quoi maman pense ?
- Elle me dit de ne pas te le dire.


Un sourire malicieux venait d’apparaître sur le visage de Sarah : si sa maman ne voulait pas le dire, c’est qu’elle avait ses raisons.

- D’accord, tu ne veux pas trahir le secret de maman.
- C’est bien ma chérie. Maintenant nous allons devoir parler d’une chose. De ce pouvoir que tu as.
- Papa pense que c’est un cadeau exceptionnel que j’ai et qu’il aimerait avoir le même pour savoir ce secret que tu ne veux pas lui dire.
- Mulder tu es pire qu’un enfant ! Alors Sarah, avec ton papa on connaissait un enfant qui avait ce même dont et ...
- Papa arrête s'il te plait, je ne te le dirait pas !
- Mais je n'ai rien dit !
- Oui, mais tu l'as pensé très fort et ... puis je vais apprendre à garder mes secrets maintenant ... désolée papa !
- Sarah n’écoutes pas les pensées de ton père mais écoute ce que je vais te dire. Nous avons connu un garçon qui avait ce don et…
- Oui Gibson.
- Tu sais quoi ? Tu vas aussi devoir apprendre à contrôler ce que tu entends, je conçois que cela doit être étrange et difficile, mais il va falloir garder des choses pour toi et te concentrer pour ne pas tout écouter.
- Papa dit que tu veux m’emmener avec vous pour un voyage dangereux, c’est vrai ?
- Mulder est ce que tu pourrais penser à autre chose ?
- Désolé.
- Je veux venir avec vous maman.
- Tu dois comprendre que tu vas devoir nous écouter. Tout le temps. Si nous te donnons un ordre, tu devras l’accepter et non le contester, c’est de ta vie que nous parlons. Tu feras la moitié du voyage avec nous, le reste c’est à ton papa et à moi même de le résoudre. D’accord ?
- D’accord.
- On sera sans Al !?
- Oui chérie, il est vraiment trop petit pour nous suivre, il sera mieux avec mamie !
- Ca sera comme au début alors ! Chouette !!
- Qu'est-ce que cela veut dire chérie !
- Bin, c'est que depuis que Al est né, je ne vois plus beaucoup maman, soit elle dort, soit elle s'occupe de lui et je ne veux pas que ça recommence
(dit-elle en regardant sa mère puis se dépêcha d'ajouter) mais papa n'a pas changé lui ...

Elle se jeta dans ses bras et lui fit un gros câlin

Les modalités du voyage furent mises en place. Dès que la nuit serait tombée, Skinner et Margaret partiraient pour l’Australie avec le petit Alban pendant que Mulder et Scully prendraient la route pour Washington avec Sarah. Si on les cherchait, on allait les trouver. Et quel meilleur endroit que l’ancien appartement de Scully pour se faire remarquer ? Margaret par le biais de Scully avait continué à payer la caution de cet appartement car jamais la jeune femme n’avait pu rentrer au pays pour récupérer toutes ses affaires. Alors tous les mois elle avait envoyé de l’argent, espérant que personne ne cambriole cet havre de paix remplit de souvenirs.

Le plan était mis en place, il ne restait plus qu'à l'appliquer. Les adieux avaient été déchirant surtout pour Scully qui quittait pour la première fois son nouveau né et qui ne savait pas quand elle le reverrai et si elle le reverrai. Ils installèrent ensuite le siège auto de Sarah et mirent en place les parts soleil afin de ne pas attirer l'attention sur elle.

Ca faisait plus d'une heure qu'ils roulaient, Mulder vit dans le rétroviseur que sa fille s'était endormie à l'arrière puis dit doucement à Scully :


- Je ne regrette pas du tout qu'on l'ai emmené mais si elle n'avait pas été là, j'aurai exaucé ma promesse de ce matin Wink
- Je ne sais pas pourquoi mais sa présence me rassure…
- Comment dois-je le prendre ? Aurais-tu peur de moi ?
- non c'est juste que ce don même s'il est très dangereux va pouvoir nous faire entrer dans la pensée de ce qui nous veulent du mal..
- Moi, j'avoue avoir quand même quelques scrupules à l'entraîner ainsi, que va devenir sa part d'innocence quand elle aura découvert les cruautés de ce monde
- Et que va t'elle penser de nous lorsqu'elle découvrira William et toute la vérité qui entoure notre enfant?
- mais j'en connais déjà beaucoup de cette vérité !
- Laquelle? Celle à haute voix ou celle des pensées?
- Je croyais que maman t'avais dit quelque chose tout à l'heure ...
- Oui, je sais mais c'est dur ! ... et non, je ne te dirai pas le secret de maman !
- Mulder tu vas arrêter maintenant !
- Maman pourquoi tu le dis pas à papa ?
- Sarah tu ne voudrais pas encore dormir un peu ?
- Papa dit qu’il est inquiet pour toi.
- Bon tous les deux ça suffit.


Scully paraissait d’un coup en colère, ce qui refroidit l’ambiance pourtant sereine qui régnait dans la voiture.

- Ne te mets pas dans une telle colère ! Mais Sarah a raison, je m'inquiète ! Est-ce un crime ?
- Tu veux vraiment le savoir ?
- Pas si TU ne veux pas me le dire ! Je veux juste savoir que tu vas bien et que tout va bien pour nous tous !
- Alors je vais très bien
- On arrive à Washington ... Sarah, tu veux goûter les meilleurs hamburgers qui soient ?


Sarah hochât la tête, Mulder le vit dans son rétroviseur et gara la voiture dans la parking d'un Wendy's

Il s’installèrent au fond, à l’abri des regards et mangèrent en silence. Scully comme à son habitude mangea à peine mais sa pâleur inquiétait de plus en plus Mulder. Sarah suivait les pensées de chacun, ses yeux allant de l’un à l’autre. La jeune femme savait que sa fille pouvait lire chacune de ses angoisses ce qui redoubla sa migraine : la barrière de sa vie privée venait d’être franchie. Se concentrant sur ses pensées, elle essaya de bloquer toute pénétration à l’intérieur de son esprit. Au bout de quelques minutes, elle vit sa fille pencher sa tête de côté et sourire avec malice : elle avait réussit à bloquer l’accès à toute pensée. Il faudrait qu’elle en parle à Mulder, le pouvoir de leur Sarah avait encore des limites.


- Tu n’as pas intérêt à le dire à Papa.
- Ahaha nous avons toutes deux un secret.
- D’accord je ne dirai plus rien.
- Je ne lui dirais rien non plus.

Mulder insistait impuissant à la conspiration menée par les deux femmes de sa vie. Un courant d’air se fit sentir, et Sarah se retourna vivement :

- Il faut sortir…maintenant !

Relevant la panique de leur fille, ils passèrent par la porte arrière. Mulder prit sa fille dans ses bras et couru le plus vite possible jusqu'à leur voiture.

- Papa, maman ...

Mulder se retourna et ne vit plus Scully, sans rien dire, il intima l'ordre à sa fille de courir se réfugier dans la voiture et qu'ils l'a rejoindraient. Il refit son chemin à l'envers et découvrit sa femme inconsciente à terre. Il porta discrètement jusqu'à la banquette arrière où il l'allongea et fit monter sa fille à l'avant avant de rejoindre un petit motel à la sortie de Washington afin de se reposer, se cacher et prendre soin de Scully et de barricader les portes.

Dans leur petite chambre, une atmosphère de peur régnait. Assise dans un coin de la pièce, Sarah tenait contre elle son nounours. Sa maman inconsciente ne revenait toujours pas parmi eux. Mulder avait beau lui passer un peu d’eau sur son visage perlé de sueur, rien n’y faisait. Il lui parlait avec douceur, jurant par tous les saints qu’elle devait maintenant se réveiller.
Ce qui faisait le plus peur à Sarah, c’est ce qu’elle entendait. Son père semblait hurler des pensées incohérentes, il parlait de tristesse et d’inquiétude, et de sa vie sans cette femme si parfaite qu’était Scully. Qu’avait-elle ?
Une douleur emprisonna Sarah dans un cri intérieur de douleur : Scully reprenait peu à peu conscience. Elle entendait à nouveau la moindre de ses pensées.
Sa maman était en train de souffrir, elle réclamait de l’aide. Au plus profond de son esprit, elle priait Dieu, demandant à celui ci de protéger….

Mulder vit que quelque chose tracassait sa fille et réalisait qu’il n’avait pas contenu ses pensées :


- Sarah, viens la ma chérie !

Il la fit s’asseoir sur ses genoux !

- J’ai peut-être laissé aller un peu trop mon esprit mais je t’assure qu’on fera le maximum pour qu’elle se sente très vite beaucoup mieux !
- Maman va bien... je le sais… mais c’est parce qu’elle a prié très fort.


Scully ouvrait avec difficultés ses yeux : quelque part une douleur lui déchirait son être tout entier. Se relevant avec peine, elle eut un léger vertige. Mulder la rattrapa, et la força à s’asseoir.

- Tu dois te reposer Dana.

Elle ne l'écouta plus longtemps, malgré ce terrible vertige elle se dirigea à la salle de bain. Elle fit mine que tout allait bien et qu'elle avait besoin de prendre une bonne douche réparatrice. Elle tourna la poignée du robinet et laissa couler l’eau : son visage qui se reflétait dans le miroir lui faisait peur. Depuis combien de temps n’avait elle pu eu de cernes aussi voyantes ?

- cette fois Sarah je voudrai que tu te concentres pour éviter mes pensées et celles de maman, elle est malade et je sais combien elle peut hair être malade et je ne veux pas qu'elle se sente en plus espionner et moi, j'ai tellement peur pour vous que ...

Des gestes lents et las, une fatigue oppressante, et cette douleur incessante. Scully n’y arrivait plus. Elle imaginait le pire et même si elle était médecin, elle ne pouvait prendre plus de risque. Mais passé outre les règles de sécurité qu’ils avaient imposé pour Sarah serait trop dangereux.
Prenant son mal en patience, elle sortit de la salle de bain et afficha un sourire qui se voulait naturel et rassurant

Scully revint parmi sa petite famille et s’assit sur le bord de son lit. .


- C’est bon, ça devrait aller maintenant, cette petite douche m’a bien servie … dis donc ma puce, le marchand de sable ne devrait-il pas être déjà passé à cette heure là ?
- Oui, bonne nuit !
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MessageSujet: Re: Identity   Mer 2 Aoû - 13:02

Elle embrassa sa mère et Mulder alla la coucher et la remercier d’être si coopérante pour son jeune age.

Bien au chaud dans le lit, elle se laissa cajoler et border par son papa. Des dizaines de pensées se bousculaient dans les esprits de ses parents, ce qui brouillaient sa perception. Peu à peu, elle sombra dans le doux sommeil réparateur. Scully s’était déjà installée, les yeux fermés et le front plissé, elle était soucieuse et Mulder savait pertinemment qu’elle ne parlerait pas. La prenant tout contre lui, il embrassa sa joue humide : des larmes s’écoulaient silencieusement et il ne pouvait rien y faire. Quelle souffrance pouvait bien déchirer son cœur à ce moment ?

Se rendant compte qu'elle pleurait, elle préféra se retourner pour lui cacher ce spectacle et surtout l'empêcher de s'inquiéter. Mais il la connaissait trop bien pour ne pas comprendre cet acte. Avant de placer ses bras autour de sa taille, il lui dit :


- je veux juste que tu saches que je serai toujours là pour toi et pour vous !

Ainsi ils s’endormirent, elle secouée de sanglots douloureux, lui déchiré par cette peine qui émanait de la femme de sa vie. Ils ne surent vraiment ce qui les réveilla à l’aube, mais le visage de leur petite beauté couchée entre eux les rassura : même si le monde était bouleversé par mille et une guerre, même si le mal régnait en maître, l’amour serait toujours le plus fort.
S’étirant doucement, Mulder partit chercher de quoi leur préparer un petit déjeuner digne de ce nom. Sarah resta dans les bras de Scully, savourant avec délice ce réveil fait de câlins. De sa voix si grave et déjà si mature, elle lui dit ces simples mots :


- Je sais qu’il nous a quitté.

Les larmes de Scully coulèrent à nouveau, le souvenir étant encore trop proche. Resserrant cette étreinte, elle noya son chagrin dans la tendresse que sa fille pouvait lui apporter. Il fallait se relever. Se battre. Encore.
Mulder revint et se glissa sous la couette après avoir enlevé son jean, il y retrouva les deux femmes de sa vie :


- Je croyais de que tu nous apportais le petit déjeuné, trouva-t-elle la force de dire
- Oui, mais laisse-le se préparer ...
- huuuuuuuum ça va être bon ... et tu as pensé au nutella ... dit sarah en enlaçant son père


Elle se leva, mis un petit mot dans la main de son père lui faisant comprendre de ne rien dire

Sarah : Je vais aux toilettes

Alors que Scully commençait à ranger les différentes affaires qui étaient parsemées dans la pièce, Mulder lut avec discrétion le mot.

« Maman a perdu un être qu’elle aimait ».

Pourquoi sa file lui disait-elle ceci ? Il savait très bien que la perte de William avait été un acte effroyable pour Scully, et il se doutait que ses larmes étaient en rapport avec leur quête pour le retrouver.

Il releva la tête et fit celle de sa fille sortir de la salle de bain en lui faisant signe que non, il avait tort.


- Papa, l'est où ma poupée, j'ai envie de jouer avec !?

Il lui tendit les clés de la voiture en lui disant de bien faire attention et elle sortit la chercher, elle avait en fait tout planifié, leur laissant ainsi un peu d'intimité pour se parler

- Scully ?
- Oui ?
- Je voulais te parler d’une chose…
- Mummm… laquelle ?


Elle ignorait son regard, continuant de ranger avec frénésie leurs affaires. Lui tournant obstinément le dos, elle évitait tout contact qui aurait pu la faire craquer. Il était encore trop tôt pour elle, elle ne l’acceptait pas.

- Je voulais te dire que tu devais arrêter de te culpabiliser pour cette perte si bouleversante pour nous tous.

De quoi parlait il-? Avait-il tout compris?

- Je ne vois pas de quoi tu parles.
- Ne fais pas l’innocente. Tes pleurs, ta douleur, c’est normal. William me manque aussi.


William, il lui parlait de William.

Elle ne pu s'empêcher un petit sourire, attendrie par l'attitude de son mari mais son visage se referma aussitôt. Elle prit une profonde inspiration :

- Oui, William me manque énormément mais il n'est pas le sujet de mon mal en ce moment !
- Alors parle m'en ! Je ne supporte de te voir souffrir et rester complètement impuissant dans mon coin !
- Je ne sais pas si je peux Mulder !
- Scully te souviens-tu de ces années au FBI où tu ne me disais rien, tu n’osais pas te confier? J’ai l’impression de revivre les mêmes moments.
- Mulder ce que je viens de vivre est… j’ai fait…
- Mon dieu mais c’est quoi ce vacarme ?


Mulder se jeta sur la porte et ouvrit avec fracas : ce qu’ils virent, les glaça d’horreur.
Une berline noire s’éloigna à toute vitesse, faisant hurler les pneus sur l’asphalte. Scully laissa échapper une plainte déchirante dans ce matin si calme. Pas leur fille. Pas maintenant.


- Mulder… pas Sarah… mon Dieu…


Mulder se retourna en vitesse pour prendre sa veste dans l'idée de se précipiter dans la voiture pour les pourchasser mais il fut arrêter net lorsqu'il se rendit compte que son épouse avait complètement craquée : elle était accroupie sur le sol, recroquevillée sur elle, à se balancer d'avant en arrière et répétant inlassablement "non, pas un troisième, pas un troisième ..."
Mulder se sentait perdu, il s'approcha lentement d'elle et voulu placer sa main sur son épaule mais à sa grande surprise elle le repoussa violement et lui dit méchamment :


- Encore bravo ! Mais tu as quoi dans la tête ! Comment as tu pu l'envoyer dehors sans surveillance aussi longtemps ?
- euh, je crois pouvoir t'affirmer que c’était son idée ! et puis, elle est mieux placée que quiconque pour éviter les traquenards !
Tu vas me dire qu'une enfant de son âge est assez responsable pour se protéger ? Jette-lui la pierre, elle n'avait rien demandé
Tu sais très bien que ce n'est pas ce que j'ai voulu dire et encore moins que j'ai voulu que ça se produise mais peut-être t'en serais-tu toi aussi si tu n'avais pas été aussi distante et si tu m'avais parlé au lieu que notre fille se sente le besoin de nous laisser en tête à tête afin que l'on puisse se parler !


Prenant sa veste, Scully quitta la chambre. La vive lumière du soleil vint l’aveugler l’espace d’un moment. Alors qu’elle cherchait à entrer dans leur voiture, Mulder lui attrapa le bras avec force, l’obligeant à rester face à lui.

- Lâche moi maintenant.
- Tu crois que je vais te laisser conduire dans cet état là ?! N'y compte pas ma belle !
- Je t'assure que tu vas me laisser... que je regrette le temps où je ne dépendais de personne et surtout pas de toi!
- Et bien prends le comme tu veux amis sache que la location de la voiture est à mon nom et que donc si tu veux partir seule de ton coté puisque ta part d'égoïsme reprend le dessus, et bien débrouille toi un peu seule ! Je croyais que tu n'avais besoin de personne !


Il la poussa légèrement afin d'ouvrir la portière de la voiture

Passant à côté de lui avec dédain, elle partit prendre quelques affaires et ses papiers.


- Où tu vas comme ça?
- Comme je refuse de dépendre d’un macho qui n’est qu’une brute incompréhensible, je pars. Et je trouverai mon fils et ma fille par mes propres moyens.
- Et comment vas tu t’y prendre?
- J’ai relevé la plaque et je vais demander à Skinner de me faire une recherche. Après à pieds, en stop où je ne sais comment je ramènerai mes enfants.
- Tu perds ton sang froid Scully.
- Et je me rends compte que j’aurais du le perdre un peu plus souvent. Tu as fait de moi un stéréotype de la mère au foyer…et aujourd’hui c’est trop.
- Parfait mais ne viens pas pleurer que tu as échoué et si tu penses revenir un jour, ne t'étonne pas si tu trouves la porte fermée !
- C'est ainsi que tu réagis ? Tu est odieux, infâme et les mots me manquent encore tant je te hais à ce moment. Je ne t'ai pas connu de cette façon Mulder. Avant de partir, je voulais juste te dire que si tu avais mal, j'ai encore plus mal que toi. C'est ton enfant que je portais que j'ai perdu hier soir.


Elle se retourna et le quitta.
Mulder se trouva bête et ne pu faire autre chose que de s'adosser contre la voiture garée à côté de celle où Scully venait de monter avant de démarrer comme une furie les affaires de sa fille posée à la hâte sur la banquette arrière

..........
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MessageSujet: Re: Identity   Mer 2 Aoû - 13:03

Il en était fini de leur couple, de leur amour, de leur vie. Qu’allait-il faire ?

Scully avait déjà parcourut des centaines de kilomètres, suivant les indications que Skinner lui avait laissées. Toutes les demis heures, il lui donnait l’avancée de la berline noire. Lorsqu’elle arriva sans encombre en Arizona, une vague sensation de déjà vue s’empara d’elle.
Chassant cette maudite sensation désagréable, elle laissa défiler encore et encore les paysages désertiques. Un dernier appel de son ami, lui précisa que les ravisseurs de sa fille étaient à environ trente kilomètres d’elle, près d’une ancienne fortification de l’armée américaine. Elle se dirigea tant bien que mal vers l’endroit qui n’était pas marqué sur sa carte.
Laissant sa voiture loin de l’entrée en barbelés, elle finit le reste du chemin à pieds. Devant elle, au milieu de la poussière et de la sécheresse aride, s’élevait une forteresse de fer, ancienne base américaine reconvertie en centre camouflé aux regards des personnes trop curieuses. Loin devant elle, elle vit la berline noire garée à l’ombre d’un mirador où un garde sommeillait en tout tranquillité. Alors qu’elle marchait en toute discrétion, une main ferme et puissante se ferma sur sa bouche, et un corps enserra le sien la forçant à reculer loin de la grille. Une main sur sa bouche, l’autre sur ses yeux, elle se laissa ainsi guider, morte de peur. Son corps percuta le capot brûlant de sa voiture et c’est un cri étouffé qui se fit entendre.


- Calmez vous je vous en supplie… je vous veux pas de mal... je viens pour vous sauver…

Se retournant vivement, elle laissa échappé un nouveau cri, mais de surprise cette fois ci. Si a voix avait été plus forte et si la taille avait été plus haute, elle aurait cru que c’était Mulder. Sauf que ce n’était pas lui. Des yeux bleus enivrants. Un corps fin. Une beauté indéniable.

- William ?
- Maman ?

-
Scully sentit pour la deuxième fois de la journée ses jambes vaciller, elle essaya de se ressaisir. Quand son fils s'en rendit compte, il la prit dans ses bras. Bien que toujours très en colère, Scully regrettait de ne pas pouvoir partager ses retrouvailles avec Mulder et craignait que son fils lui pose la question, ce qu'il ne tarda pas à faire :

- Tu n'as toujours plus de nouvelle de papa ?

Elle ne répondit pas et au lieu de ça, regarda ses chaussures. Il lui plaça la main sur son épaule et lentement la dirigea jusqu'à une pièce en apparence propre, lumineuse où il faisait bon vivre

- Si ton père savait que je suis ici avec toi, il me tuerait… tu ne peux pas savoir combien il rêve de te revoir. Comme j’ai rêvé des nuits durant de toi mon ange. Comment as-tu su ? Que je serai ici ?
- C’est compliqué… ici tu es dans une base secrète… et nous avons capté un appel de toi ce matin demandant des renseignements à Walter Skinner. Et quand j’ai vu que tu t’approchais de la base, j’ai cru que mon cœur allait sortir de ma poitrine : enfin tu serais près de moi.
- Mais alors tu as vu Sarah ?
- Oui, quelle adorable petite fille, elle te rassemble !
- Tu ne m’as pas répondu.
- Cela fait deux mois que nous surveillons un projet qui vise à vous tuer papa et toi, alors pour protéger Sarah nous l’avons enlevé pour la mettre à l’abri. En plus avec ce don, elle a besoin de protection
- Alors tu avais des nouvelles de nous ? Tu n’as rien fait pour nous voir ?
- Je travaille secrètement avec l’armée et l’état depuis très longtemps mais pour votre sécurité on m’a interdit de vous contacter. Et il a quelques jours, on m’a enlevé pour me cacher ici.
- C’est… fou
- Toutes ces années à être élevé par des inconnus… à savoir que j’avais une mère formidable des milliers de kilomètres de moi…c’était dur.
- Je sais, tu ne peux pas savoir combien cela a été dur de devoir te laisser…et continuer à avancer, sans toi.
- Pourtant tu as eu d’autres enfants et une vie dans l’ensemble assez heureuse.


Son ton se faisait de plus en plus dur et froid.

- Tu ne peux pas savoir comment ton sourire me dégoûte maman…tes yeux qui sont les miens…j’ai du apprendre à vivre avec cette double identité…
- Pardon ?


Il claqua la porte et la ferma à double tour. Une première gifle tomba.

- C’est pour te remercier d’être venue.

Puis une deuxième.

- C’est pour te montrer combien je te hais.

A terre, Scully se redressa péniblement, du sang s'écoula d'une plaie faite quand sa tête avait heurtée le sol :

- Que me veux-tu ? Où est Sarah ? Si tu la touches, je te le ferai regretter toute ta vie !
- Oh tu crois que j’ai peur de toi ? Sais tu seulement où tu es ici ? Ici tu n’es qu’une mortelle parmi tant d’autre.
- Mourir des mains de son propre fils.
- Tu ne vas pas mourir tout de suite. J’ai 16 années de souffrance à faire passer sur ton corps.


Scully tremblait de tout son être, elle ne se rappelait pas avoir déjà eu aussi peur de sa vie. Elle n'avait pas seulement peur pour sa vie mais surtout pour sa fille, Mulder, même si elle lui en voulait toujours et leur fils et si il pouvait lui aussi lire dans les pensées ? Elle essaya tant bien que mal de contrôler ses émotions et ses pensées !

- OÙ EST MA FILLE ???
- Pas besoin de contrôler tes pensées, une âme comme la mienne ne peut entrer dans un esprit aussi pur que le tien…
- Tu ne me connais pas, comment peux-tu dire une chose pareille !? Où est Sarah ?
- Ta Sarah tu la reverras plus tard...
- Si tu portes la main sur elle, tu regretteras d'être né !


Elle réalisa soudainement ce qu'elle venait de dire, comment pouvait-elle penser une telle chose ?

- Pourquoi ? Explique-moi ! Je n'ai pas mis au monde un monstre. Je ne peux avoir un fils pareil. Comment as-tu fait pour passer du côté de ceux qui tuent les faibles et les justes ?
- Je sais que tu meures d'envie de savoir ce qu'il va t'arriver et à qui ça va aussi arriver ... mais ne t'inquiète pas, dès qu'ils seront là, on te le fera savoir en attendant, tu es là et seule ... et comme je t'ai dit j'ai 16 ans de souffrance à rattraper ! ... Pitié arrête de penser à ce fils de pute que tu as laissé sur le bord de la route, il n'a que ce qu'il mérite lui aussi !
- Je me demande quel est le plus pourri des deux ? Lui qui nous a abandonné après que tu es passée une grossesse abominable ou toi qui m’a lâchement abandonné, préférant te protéger ? Franchement j’hésite.
- Comment peux-tu savoir tout ça ?


Il ouvrit une armoire dans laquelle reposaient une télévision et un magnétoscope.
L’allumant, il en envoya une cassette. Horrifiée, Scully reconnut son appartement et se vit. Pleurant seule sur une chaise, une main sur son ventre énorme. Des minutes défilèrent, montrant le moindre stade de sa grossesse.


- Vous m’avez filmé?
- Neuf années de vidéos à ma disposition pour apprendre à connaître mes parents. Cela forge un avis. Vous ‘êtes que des idiots. De sombres abrutis.
- Tu lui a couru derrière durant toutes ces années…tu es pathétique !
- Je ne te permets pas de nous juger de la sorte, tu n'as vu que ce que l'on a bien voulu que tu voies mais d'ailleurs ... qui t'a fourni tout ceci ?


Même si elle pensait très fort à l'homme qu'elle a le plus hais de toute sa vie, elle ne voulait pas le croire et puis c'était impossible, c'était homme était mort.

- Qui est venu te chercher ? Qui a osé te transformer en machine à broyer les vies ?
- Ce n’est pas celui auquel tu penses ma pauvre mère… lui il est mort il y a bien longtemps sous vos yeux.
- Alors c’est qui ?
- Un homme… fort… qui a un pouvoir que l’on ne pouvait imaginer…


Il parlait de cet homme tel un Dieu que l’on devait vénérer.

- Il fait partie de cette famille que tu détestes tant, mais c’est bête, tu l’as toi-même intégrée !
- …
- Mais non pas lui ! Il est trop peu intelligent pour ça !
- S’il te plait épargne-moi ! Dis moi de qui il s’agit !
- Et voila qu’elle me supplie … on est sur la bonne voie !
- Il est le double de celui qui me sert de géniteur…
- Spender ? C’est lui ?
- Oui… après votre fuite il a compris que sa place était du côté des forts et no des faibles comme vous… et il ne m’a pas oublié. Aujourd’hui j’ai la récompense que je désirais depuis tellement de temps… tu es là sous mes yeux…


Scully n’en revenait pas, elle avait réussi en peu de temps à sortir Mulder de sa vie sociale et même le croire capable d’un tel acte, comment cela avait-il pu lui arriver. Un coup de pieds souligna avec fracas ses paroles si déchirantes. Son ventre si fragile et si torturé n’avait pas encore fini de souffrir. Qu’il m ‘achève, fut sa pensée.

- Mais t’inquiète, ça arrivera MAMAN mais avant que tu aies eu ce petit cadeau que tu mérites tant : 16 fêtes des mères manquées, ça en fait des surprises à recevoir, non ?
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MessageSujet: Re: Identity   Mer 2 Aoû - 13:03

Des larmes se mêlaient au sang qui s’écoulait de sa lèvre inférieure. Mourir des mains violentes de son fils : si l’inceste était un acte horrible, celui ci était le pire. Qu’il souille son corps par sa morgue et sa folie était une chose, mais qui ose enlever la vie à celle qui avait tant souffert pour la lui donner était la plus terrible des destinées. Il lui assigna un nouveau coup avant de claquer la porte en disant :

- Et que le spectacle commence !

Scully commençait à paniquer, qu'allait-il lui faire ? Espérait qu'il ne s'en prendrait pas à Sarah ? Comment avait-elle pu se disputer ainsi avec Mulder ? Jamais il ne pourrait la retrouver ici, sans aucune piste !

Un projecteur d’une puissance ahurissante s’alluma dans la pièce dans laquelle elle était : des bruits de voix lui parvenaient de part et d’autres des murs fins. Se regardant dans le miroir, elle crut comprendre. Un peu trop vite à son goût. Un miroir sans tain la séparait de l’autre pièce, là où le bruit se faisait de plus en plus fort. La voix de son fils se fit entendre à travers une enceinte, placée sur sa gauche :


- Que tout le monde ouvre ses yeux !!! Regardez comme elle pleure !!! Et elle se dit agent du FBI ?

Pénétrant à nouveau dans la vaste pièce, il l’attrapa par les cheveux, la forçant à se relever. D’une voix claire et forte, il continua sa démonstration.

- Nous allons commencer par lui injecter notre nouveau virus. Tu vas voir maman, on n’a jamais eu de cobaye aussi beau que toi.

Elle était de dos au miroir et contre lui. D’une main forte, il souleva son chemisier, mettant à découvert son dos. Les dents serrées afin de ne pas émettre le moindre son, Scully se laissa faire, incapable de bouger sous la force étonnante de son fils. Pourtant, lorsqu’il enfonça l’aiguille dans son dos, savourant avec délice le fait qu’elle se crispe de douleur, elle ne peut se retenir de susurrer à son oreille combien elle le haïssait.

- Vous n’avez pas entendu ? Elle me déteste !!! Mais c’est réciproque ma chère maman.

Scully se tordait de douleur, la taille de l’aiguille ainsi que la profondeur à laquelle il l’avait enfoncée la firent s’écrouler de douleur, ses jambes ne pouvant la supporter et son corps ayant déjà beaucoup trop souffert en si peu de temps.
William alla chercher un brancard qu’il monta sur les roulettes, il la mit dessus et l’y accrocha afin de continuer les tests sur elles sans qu’elle ne puisse protester.
Il la laissa ainsi pendant plusieurs heures afin de voir l’effet que le virus aura sur elle, son corps ne répondait plus réellement mais son esprit lui était toujours aussi vif, peut-être même encore plus vif qu’avant, elle ne pouvait réagir et donc ne contrôlait pas ses larmes de douleur intérieure qui commencèrent à perler lentement sur ses joues meurtries
.

- Je ne pensais pas dire cela un jour mais voir pleurer sa mère a un côté merveilleusement jouissif… le savais-tu Dana ?

Dana. Il avait prononcé son nom avec dégoût, détachant avec soin les deux syllabes. Si le virus atteignait ses membres, son esprit lui luttait sans relâche : le premier test venait d’échouer, ceci redoubla la virulence de William.

- Tu veux jouer à la plus forte ? On va jouer alors !

La détachant du brancard, il la força à se lever. Ses jambes faibles et presque paralysées ne répondaient plus à ses supplications intérieures : elle se laissa tomber à terre, impuissante.

Il la plaça devant cette vitre, un garde la força à se tenir plus ou moins droite en la tirant par les cheveux, ils voulaient être sûr qu’elle ne louperait rien du spectacle qui allait s’offrir à elle d’ici quelques minutes ou peut-être heures :


- Regarde bien qui je t’apporte !

Scully craignait déjà le pire, c’est alors qu’elle perdit connaissance lorsqu’elle vit qu’on amenait Sarah dans la pièce voisine. La pièce était plongée dans le noire, mais des caméras à infra rouge lui offrirent le plus macabre des spectacles : sa fille, sa douce enfant était à terre, les bras en croix, sa poitrine se levant avec lenteur et difficultés. Un homme remit son pull et la laissa seule, dans cette pièce. Prête à succomber elle aussi à la mort. Le combat de l’une était devenue la fin du chemin pour l’autre. Le piège se refermait doucement, inexorablement, fermant sa mâchoire invisible sur les corps fragiles des innocents. Scully n’était plus que l’ombre d’elle même. Elle cherchait à supprimer la moindre seconde de vie qui tentait encore de s’insuffler en elle. Au prix d’un effort surhumain, elle hurla « achève-moi » à cet enfant de traître, enfant de la honte.

- Non, j’ai encore besoin de toi ! Un enfant n’a-t-il pas besoin de sa maman jusqu’à sa majorité ?
- Je ferai ce que tu voudras mais épargne-la, elle n’y est pour rien !
- D’accord, et puis elle peut encore nous être utile ! Regarde grâce à elle et sa naïveté et à sa compassion vis-à-vis de son grand frère Willy ! … Ah, on me fait signe qu’on n’est pas encore prêt … désolé mais tu devras attendre un peu ! On te laisse l’image de ta fille en attendant !


Il la laissa avec ce vision effroyable qui s’offrait à elle, son bébé, la chair de sa chair qu’elle avait si égoïstement envoyée dans cette chasse à l’homme en sa compagnie, elle avait certes pensé au pire mais les avantages l’avaient tout de suite convaincu et puis Mulder devait l’épauler dans cette protection. Pourquoi avait-elle aussi bête de le laisser ainsi, elle s’en voulait tant, une vague de culpabilité la fit se plier de douleur, elle avait mal à la poitrine, elle se sentait comme oppressée, elle fut soudainement prise de violents spasmes, un garde déclancha l’alarme de sécurité. Cette sonnerie abominable fit sursauter Sarah qui ne faisait que dormir, fatiguée par cette longue journée. Elle ne savait pas ce qu’il se passait, elle était dans le noir et l’atmosphère ne lui laissait rien présager de bon.
William était aux côtés de sa génitrice :


- Appelez un infirmier, on a encore besoin d’elle !

Une forte odeur de cigarette la réveilla en sursaut : depuis combien de temps dormait-elle ? Etait-ce un coma dû au médicament ? Un coup trop fort ? Ou l’épuisement total de son être ? Elle ne put réfléchir car déjà la main puissante de son fils empoignait son bras déjà malmené pour la forcer à se relever. Devant elle, un garde tenait sa Sarah debout, une main se fermant autour de son cou.

- On va encore jouer. Les règles sont simples et tu peux gagner. Tu vois cet écran ?

La télé s’alluma et les images qu’elle vit la glaça d’horreur : Skinner, Margaret et Alban étaient dans leur maison australienne, cloîtrés dans le salon entourés d’hommes armés.

- Tu réponds mal à la question, on en tue un. D’accord ? Alors tu vas venir travailler pour nous ?
- Plutôt mourir.
- D’accord commencez par la gamine.
- Non !!!!!!!!!!!


Il était trop tard : la balle se logea directement dans le lobe temporal gauche de Sarah, la tuant sur le coup. Ses yeux remplis d’enfance et d’amour avaient regardé Scully sans ciller : elle avait compris que la mort serait sa seule délivrance.
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Timmy

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MessageSujet: Re: Identity   Mer 2 Aoû - 13:04

Il était trop tard : la balle se logea directement dans le lobe temporal gauche de Sarah, la tuant sur le coup. Ses yeux remplis d’enfance et d’amour avaient regardé Scully sans ciller : elle avait compris que la mort serait sa seule délivrance.

- Je te tuerai de mes propres mains, tu m’entends ? Je te tuerai !
- Foutaises ! Vas-tu maintenant répondre à nos questions ?!


Scully se tut, William prit d’abord ça pour une approbation :

- Bon ! N’étant pas le seul descendant de la ligné mère stérile et père testé par les extra-terrestre, il me faut savoir si Alban est normal !
- Mon fils est un bébé en parfaite santé, beaucoup plus sain que tu peux l’être !
- Comment oses-tu me parler ainsi !


A la personne se trouvant de l’autre côté de son téléphone cellulaire, il dit calmement mais strictement de façon à ce que l’on voit que c’était bien lui le patron et qu’il donnait les ordres :

- Tenez-vous prêt !

Sur l’écran de surveillance, Scully vit un homme arracher avec une violence auquel il n’avait été jamais habitué Alban des bras de sa grand-mère.

- Non pas lui arrêtez !!!!!!!!!

Elle avait hurlé à l'adresse de ce monstre.

- Tue moi, fait moi souffrir, torture moi mais si tu touches à mon fils...
- Tu feras quoi ? Voilà que tu t'inquiètes pour tes enfants ! Je n'ai pas eu cette chance moi !
- Tu ne peux pas comprendre et tu ne le pourras jamais.


William sortit son portable qui vibrait depuis un bon moment. Après une discussion rapide, il afficha un sourire diabolique.

- Ma chère maman voilà que nous allons avoir de la compagnie...
- De qui parles tu ?
- De celui qui comble tes nuits...


Le coeur de Scully se resserra ; oserait-il faire du mal à l'unique homme de sa vie ? Non, ce ne pouvait pas être lui, comment l’aurait-il retrouvé ? Et puis, son fils … non, ça ne pouvait malheureusement pas être lui, elle le voyait hurlant sur l’écran de contrôle. Alors qu’elle commençait à craindre le pire, un corps inerte lui arriva dessus avec violence, très rapidement, elle réalisa qu’il s’agissait bien de Mulder mais les hommes de mains de William s’étaient déjà chargé de son cas à en juger par les marques de coups présentes sur chaque centimètre de peau de cet homme. Elle accouru à son chevet, il était à peine conscient suite à cette agression. Elle fit reposer sa tête sur ses jambes :

- je suis si désolée, tout ça c’est de ma faute !

Mulder n’avait même pas la force de s’expliquer, leur dispute lui revenait sans cesse en tête et il ne pouvait faire comme si de rien était.

- Oui, MAMAN, tu as raison ! C’est de TA faute !

William fit signe à tout le monde de les laisser seuls, il décida de leur accorder un court temps de répit mais Scully se doutait bien qu’il s’agissait du calme avant la tempête. Comment avait-elle pu enfanter un être aussi diabolique ? Non, ce n’était pas le moment de ses poser des questions, Mulder était là auprès d’elle dans un état des plus déplorables et elle devait encore lui annoncer le drame qu’il venait de se produire. Comment que sa petite fille chérie s’était sauvagement faite assassiner des mains de son propre frère ?!

Ils étaient cloîtrés dans cette pièce infiniment minuscule depuis trop longtemps. William les avait forcé à rentrer dans cet endroit confiné et maintenant l’oxygène se faisait de plus en plus rare. De plus ils étaient plongés dans le noir le plus total, rendant cet emprisonnement encore plus douloureux. Dans un des coins, Mulder était accroupi tentant d’oublier sa douleur physique.

- Dis moi Scully comment on a pu se retrouver ici ? Pourquoi ? Pourquoi nous fait il cela ?
- Je ne sais pas… il parle de vengeance…. comment tu te sens ? Est ce que ça va ?
- Oui…je m’inquiète juste pour Sarah… elle est ici tu crois ?
- Je…
- Tu quoi ? Elle est ici ou pas ? Il ne t’a rien dit ?
- Elle était ici Mulder mais… je ne sais pas comment te le dire…


La jeune femme commença à pleurer, redoutant ce moment si tragique.

- Mulder il l’a tué….

La vérité. La seule et l’unique. Il ne put prononcé un mot. Il ne put consoler la souffrance et la peine de sa femme tant la sienne était grande. Isolé contre un mur, il ne la laissa pas s’approcher. Que personne ne revienne le chercher, qu’on le laisse mourir, voilà quel était son souhait.


Il sentait son cœur se resserrait à l’intérieur de lui, une balle entre les deux yeux lui aurait été préférable à toute cette mascarade (déjà vu ?). Seul dans son coin, il se repliait sur lui-même, étouffant des sanglots de douleur de plus en plus violent, il aurait voulu crier sa douleur au monde entier mais ça n’aurait fait que trop de joie à William et trop de peine à Scully.
Alors qu’il reprit une profonde inspiration afin de redevenir maître de lui-même, une main se déposa sur son épaule, il aurait pu la reconnaître entre mille. Sans la voir, il se tourna vers sa femme.


Elle s’approcha doucement de lui, consciente qu’ils étaient en train de vivre le moment le plus dur de toute leur vie. Aucun mot ne pouvait retranscrire ce qu’ils ressentaient en cet instant présent : une douleur infinie, une souffrance inqualifiable. Mulder se souvint tout d’un coup ce que Scully lui avait dit avant de partir :


- Tu dois être mal… ce que tu as vécu sans me le dire… pourquoi refusais tu de me dire que tu étais enceinte ?
- Mulder c’est fini tout ça… fini.
- Pourquoi ?


Une vive lumière s’alluma : ils étaient face à face, yeux dans les yeux.

- Scully qu’est ce que… ?
- Il nous reste maintenant une minute… écoute moi…
- De quoi parles tu ?


Un léger souffle comme le bruit du vent se fit entendre.

- Je veux juste te dire que tu es le seul que j’ai aimé, et que toutes les fois où j’ai pu te faire du mal, je le regrette…
- Scully….


Déjà des étourdissements les gagnaient. Le bruit s’intensifia, mais leurs mains ne se lâchèrent pas. Le regard de l’un n’osait se détacher de celui de l’autre.
Alors que Scully tombait à terre, elle fut rejointe par Mulder. Leur étreinte ne se brisa pas, leurs corps restèrent étrangement entrelacés…


- Je t’aime Dana.

Tel un poison incolore et indolore, le gaz s’était insinué en eux. Paralysant leurs membres, leurs cerveaux, leur amour. A jamais ils s’endormirent.


- Ah elle reprend connaissance, appelez-le !

Alors qu’elle n’était pas encore tout à fait revenue à elle, une gifle précipita son réveil.

- Alors ? Que pensez-vous de mon offre ? Elle est honnête vous ne trouvez ma belle !
- Je ne suis pas votre belle !
- Je comprends ce qui lui a plus en vous, ça lui fait un point commun avec moi au moins !
- …
- Bon alors votre décision ?
- Allez vous faire …
- Un peu de politesse s’il vous plait, c’est pas bon pour une future mère veuve d’être si impolie !
- Allez au diable !
- Sachez juste que j’ai tout pouvoir ! Vous croyez décider mais j’ai toujours le dernier mot : je vous laisse la vie sauve à tous les deux pour le moment, mais ne pensez pas vous être débarrassé de moi ! Quand je suis intéressé, je sais où me procurer ce dont j’ai besoin ! Et ne me croyez pas stupide, j’ai toujours un plan de rechange … C’est votre bébé ou Mulder !
- Mais Mulder n’est plus là ! (dit-elle au bord des larmes)
- Admettons !


Il fit un signe pour qu’on la détache…

Lorsqu'elle se réveilla, elle était chez elle. Seule. Désespérément seule. Personne ne pouvait l'aider. Etait ce un cauchemar, une sombre mascarade ? Avait-elle vécu ce moment auprès de l'homme à la cigarette ?
Elle avait vu ce qu'il avait voulu lui montrer : un avenir sombre et sanglant. Comment pouvait-on imaginer une mort pareille et autant de souffrance ? Une fois de plus, cet homme avide et macabre lui avait montré combien il pouvait être horrible. Ce qu'il lui avait montré, ce ne pouvait être son avenir. Jamais elle n'oserait perdre et tuer cet enfant qu'elle portait en elle. Si Mulder ne devait jamais revenir, il serait la continuité de leur amour à tout jamais perdu. Si Mulder était mort, cet enfant, fruit de leur passion serait la vie à l'état pur.
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