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 [Seven]

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Julia
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MessageSujet: [Seven]   Mar 1 Aoû - 2:48

Auteur:JuScoully
Spoiler:Aucun
Avertissement:Aucun pour le début, il y aura juste une scène assez violente mais elle sera marquée par des étoiles**
Résumé:Lorsque Scully est envoyée au Canada, elle ne se doute pas que sa vie va changer....à tout jamais. Fait divers Canadien datant des années 80( a été utilisé dans deux romans et 4 films)

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Seven









Bureau des Affaires non classées, Washington D.C

- Mulder je t’ai dit que je n’ai pas la choix, alors arrête d’insister.
- Dans la vie on a toujours le choix. Donc tu viens avec moi.
- Tu ne manques pas de culot! C’est non Mulder. Le bureau m’a confié cette affaire, je ne vais pas la refuser parce que tu penses interroger des victimes d’enlèvements au fin fond de la Virginie. Que tu le veuilles ou non, demain je serai à Montréal.
- Et pourquoi je n’ai pas été mis aussi sur cette affaire?
- Peut être parce que tu as une nette tendance à tout dériver au paranormal?
-Fin.Très fin.
- C’est un ancien agent du FBI, Steven Moore qui est désormais commissaire à la police de Montréal qui a demandé du renfort à notre bureau de Washington. Lorsqu’il a su que j’étais libre, il a demandé à ce que je vienne les aider à résoudre leur affaire.
- Mais tu n’es pas libre! Tu devais venir avec moi en Virgin…
- Mais tu vas me laisser à la fin? Je ne suis pas sous ton emprise, alors quand je dis non, c’est non. Cette affaire ne durera qu’une semaine. Sept petits jours ce n’est rien. Et puis cela nous fera du bien.
- Pardon? C’est moi ou tu te sens oppressée?
- Mulder on se voit six jours sur sept pendant dix heures d’affilées sans compter ses nuits que nous avons passé sur la route à essayer d’attraper cette vérité. De partir au Canada va me permettre de réfléchir à cette situation. Et qui sait, cette enquête pourrait être un bon tremplin pour ma carrière.
- Tu veux quitter les affaires non classées?
- Je ne sais pas….j’y ai déjà réfléchi en tout cas. Ne le prend pas mal mais ici je ne me sens pas à ma place. Je me sens à l’étroit.
- Il t’a fallu quatre ans pour le comprendre?
- Il m’a fallu du temps pour me rendre compte que ma vie tourne de plus en plus rond.
- Tes paroles me font l’effet d’un coup de poignard non pas dans le cœur mais dans le dos: je ne t’imaginais pas aussi hypocrite et fausse.
- J’ai sept jours pour remettre à l’heure les pendules de ma vie.

Scully sortit et laissa Mulder seul.


La police avait retrouvé un corps dans une carrière: une machine, en extrayant des gravas avait ramené à la surface un cadavre. Le commissaire ,manquant de preuve, s’était très vite sentit dépassé par les évènements, alors il avait demandé le secours du FBI.

Scully débarqua à l’aéroport Montréal-Trudeau vers trois heures du matin. Elle loua une voiture et se rendit directement sur le lieu du crime car elle voulait y être de nuit « comme notre tueur » pensa t’elle. Le commissaire devait la rejoindre un peu plus tard avant de lui indiquer son hôtel.

Police judiciaire, Montréal:

DaCosta: Je ne comprends pas pourquoi vous l’avez appelé!
Moore: Elle est une des meilleures agents sur le terrain que je connaisse.
DaCosta: On avait pas besoin d’elle!
Moore: En attendant, vous n’avez pas fait avancer l’enquête.
DaCosta: Elle doit arriver quand?
Moore: Elle est déjà arrivée. Elle m’a dit qu’elle irait faire un tour sur le lieu du crime.
DaCosta: Dire qu’on reste debout pour elle…
Moore: Tant qu’elle sera là, je refuse que vous soyez aussi désagréable.

DaCosta se retourna, furieux. Il détestait qu’on lui vole ses enquêtes. En plus une femme. Autant de préjugés machistes qu’il s’attendait à voir arriver une femme austère et sévère.
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Julia
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MessageSujet: Re: [Seven]   Mar 1 Aoû - 2:49

Chantier des deux Halles, Montréal:

Scully s’était garée un peu plus haut près du chemin réservé aux promeneurs. Quelques mètres plus bas s’ouvrait l’immense carrière. Une chaleur assez étouffante régnait pour ce début de mois de juin et même la nuit n’apportait pas cette fraîcheur tant attendue. Elle entra dans le périmètre qui avait été fermé deux jours auparavant: tout autour d’elle, des machines dormaient dans un silence paisible et rassurant. Torche en main, elle trouva facilement l’endroit où le corps avait été déposé par le tueur. D’après le rapport du médecin légiste, la victime était un homme d’une trentaine d’années dont le visage avait été fracassé à priori à l’aide d’une pierre.

Une voiture se gara à côté de celle de l’agent spécial Dana Scully. Le Commissaire Moore accompagné de ses deux enquêteurs, DaCosta et Smith, descendit le premier dans la carrière pour chercher en vain Scully. DaCosta, déjà énervé, poussa un juron qui en disait assez long sur sa colère:

Moore: Elle ne peut qu’être là.
Scully: On me cherche?

Les trois hommes se retournèrent dans une expression de surprise: Scully était dans le trou où le cadavre avait été retrouvé.

DaCosta: Mais c’est pas vrai….
Scully: Excusez moi, je ne voulais pas vous faire peur, j’étais en train de vérifier certains détails.
Moore: Agent Scully, quel bonheur!

Il se pencha et lui tendit la main pour l’aider à sortir. Braquant sa lampe sur les trois policiers, la jeune femme sourit à sou tour.

Scully: Commissaire Moore…comment allez vous?
Moore: Bien, très bien. Dépassé par tous ces évènements mais maintenant vous êtes là. Je vous présente vos coéquipiers pour les jours à venir: DaCaosta et Smith.
Scully: Bonsoir…enfin bonjour vu l’heure matinale.
DaCosta: Maintenant que les présentations sont faites, on pourrait peut être continuer?

Son ton brusque et grossier étonna Scully: comment un homme de son apparence pouvait se montrait hargneux? DaCosta devait approcher des 35 ans, d’origine espagnole il avait émigré au Canada afin de s’éloigner de sa famille avec laquelle il n’avait jamais su créer de réels liens d’affection.
Scully les suivit jusqu’au chemin, là où les lampadaires éclairaient de leurs lumières blafardes:


Moore: Vous en pensez quoi Dana?
DaCosta: Nous savons déjà que ce n’était pas prémédité et que..
Moore: J’ai dit agent Scully.
Scully: Je ne voudrais pas m’avancer trop vite, et je suis désolée de vous contredire aussi vite, mais je pense que ce meurtre est prémédité. Vous avez ce trou? Il fait un 1mètre85 de long et la victime elle faisait 1m83. Cette « tombe » avait été préparée pour lui à l’avance.
DaCosta: Et comment aurait il pu savoir?
Scully: Nous sommes près d’un chemin de promenade et d’une piste cyclable ,non? Il a dû repérer sa victime en train de faire son jogging ou autre.
DaCosta: c’est cela la technique du FBI?

Scully ignora sa question pleine d’ironie.

Scully: Serait il possible que je vois le corps avant de m’installer?
DaCosta: Non! Il est quatre heures passées et je..
Smith: C’est bon rentre, je reste.
Moore: Rentrez tous les deux, vous avez besoin de repos. Je m’occupe de d’emmener l’agent Scully.

Moore monta en voiture avec Scully tandis que les deux enquêteurs rentraient chez eux, épuisés.
Dans la voiture, Scully avait ouvert sa fenêtre, laissant rentrer un peur d’air frais. Elle semblait soucieuse, non pas de l’affaire mais de l’attitude de ce DaCosta.


Moore: Je vois que tu es angoissée….son attitude est certes déconcertante mais ne te laisse pas faire. Il est têtu et un peu…
Scully: Macho?
Moore: Oui.
Scully: Je suis heureuse de te revoir…cela fait combien de temps?
Moore: 7 ans déjà.
Scully: Le FBI ne te manque pas?
Moore: Non…la police judiciaire est beaucoup plus intéressante que je ne le pensais. Et toi?
Scully: Quoi moi?
Moore: Toujours aussi attachée aux affaires non classées? La dernière fois que tu m’as appelé, tu te plongeais à corps perdu dans toutes ces histoires bizarres.
Scully: Je porte de moins en moins d’attention aux affaires non classées….je ne sais pas si c’est passager mais je désire de plus en plus changer de vie, de voie.
Moore: D’où ton acceptation pour cette enquête?
Scully: Oui.

Arrivés à la morgue, ils réveillèrent le médecin légiste qui les accueillit avec un regard noir. Scully souleva le drap du corps et dut détourner son regard, Moore lui était resté à l’entrée, révulsé par cete vision d’horreur.

Scully: Mon dieu…son visage.
Moore: Où tu vois un visage, il n’y a plus rien. C’est horrible, pire que sur les clichés.
Scully: Tout a été fait pour que l’on ne reconnaisse pas le visage de cet homme. Tu penses que les yeux sont encore dans…le crâne ou arrachés?
Moore: je ne sais pas c’est toi la spécialiste…de toute façon nous sommes en train de faire une reconstitution faciale.
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Julia
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MessageSujet: Re: [Seven]   Mar 1 Aoû - 2:49

Scully déposa Moore devant chez lui et suivit les indications qui celui ci lui avait donné pour trouver son hôtel. Depuis la brève entrevue à la carrière, Scully s’était peu montrée bavarde: l’attitude de DaCosta l’avait gêné. Smith lui s’était contenté d’un faible sourire et de quelques mots. Quant à Moore, il était toujours aussi charmant avec elle: il y a 7 ans, lorsqu’il était encore au FBI ils avaient dû résoudre une affaire ensemble, il avait eu besoin d’une personne ayant des capacités en médecine médico-légale dépassant les limites imposées par le FBI. Il avait trouvé cette personne à Quantico. Depuis Scully et lui étaient restés de bon amis.

Hôtel Le Méridien, Montréal:

Lorsqu’elle arriva devant cet hôtel, elle se dit que Moore avait totalement raison: le FBI ne s’était pas moqué d’elle, l’hôtel était magnifique. Elle confia sa voiture et partit s’installer, épuisée. Il était plus de cinq heures, ce qui lui laissait à peine une heure pour se reposer. Les heures d’avion et la chaleur lui donnait une apparence négligée et elle dû avouer que cela n’avait pas échapper à l’œil de DaCosta. Après avoir pris une douche froide, elle se coucha, savourant le peu de temps qu’il lui restait avant de commencer l’enquête à proprement parlé.
Des coups à sa porte la tirèrent de son sommeil: 06h43. Son réveil devait sonner pour 06h50, on venait de lui voler 7 minutes de sommeil, ce qui l’agaça. Elle se leva et ouvrit: DaCosta était devant la porte et sa mine renfrognée sembla s’adoucir lorsqu’il se mit à détailler à Scully. Elle semblait beaucoup plus petite ce qui ne l’empêchait pas d’avoir des jambes magnifiques. Sa fine nuisette laissait voir plus qu’il n’aurait voulut découvrir sur cette jeune agent: des courbes généreuses, une peau de porcelaine et …des yeux qu’il n’avait pas vu durant la nuit. D’un bleu indescriptible, magique, envoûtant même. Un léger cercle d’or entouré la pupille et il aurait voulut s’y attarder s’il n’avait pas été sortit de sa contemplation par sa voix claire mais froide:


- Bonjour quand même…ou ici on ne dit pas ça?
- On a un autre cadavre sur le dos, soyez en bas rapidement.

Il avait retrouvé sa contenance et son arrogance: il s’en alla drapé dans une dignité fictive mais arrivé à l’angle du couloir, il s’arrêta, éblouit. Depuis quand n’avait il pas vu une femme aussi belle? Puis se rappelant que c’était elle qui lui avait « volé » son enquête, il se rapprocha son abandon et retourna en bas, essayant d’oublier ce corps si parfait.

Scully, elle, avait claqué sa porte avec rage: comment avait il osé la détailler de cette façon? Elle n’était pas un morceau de viande devant le quel on pouvait s’attarder de cette façon. Sa journée prenait une tournure qui lui déplaisait. S’habillant d’un tailleur jupe, vu la température ambiante qui régnait dans cette ville, elle descendit rejoindre les trois hommes. Le claquement si particulier de ses talons fit se retourner les enquêteurs, seul DaCosta resta de dos.

Moore: Bien dormi agent Scully?
Scully: Le mien du monde…j’ai surtout apprécié le réveil délicat.

DaCosta se retourna, lui lançant un regard lourd de sens.

DaCosta se retourna, lui lançant un regard lourd de sens.

Scully: Alors? Il y a une nouvelle victime?
Moore: Oui. Ce matin à 6 heures, sur le parking de la salle de musculation. Un père de famille, 33 ans….euh McLaggen Francis pour être exact. Même procédé que la première victime, strangulation puis visage fracassé par une pierre.
Smith: Sauf que cette fois ci, il y a eu une bavure. Il y a un témoin.
Scully: C’est vrai?
Smith: Oui, il a vu le tueur s’enfuir et il s’est précipité sur la victime pour tenter de la sauver…mais il était trop tard.
DaCosta: Et donc nous étions en train d’attendre sa majesté l’agent Dana Scully pour pouvoir aller l’interroger.
Scully: Je vous pris de m’excuser pour mon réveil tardif….mais personne ne vous empêchez d’y aller sans moi.
DaCosta: Si. Moore.
Scully: Maintenant que je suis là, nous pouvons y aller.


Poste de Police, Montréal:

Scully, Moore, Smith et Dacosta entrèrent dans la salle communicante à celle où avaient lieu les interrogatoires. A travers le miroir sans tain, Scully vit le témoin: il paraissait fatigué, nerveux. Il ne cessait de bouger et de se tordre les mains.

Moore: Voici Clyde Duval: père français, mère anglaise, il a passé la moitié de sa vie en France. Il est résident canadien depuis huit ans maintenant.
Scully: Je peux?

Mais avant qu’elle ne fasse un pas, DaCosta sortit de la pièce puis entra dans l’autre pour faire l’interrogatoire lui même.

Scully: D’accord. Parfait.
Smith: Agent Scully? Ne faites pas attention. DaCosta est impulsif et il aime résoudre ses enquêtes seul….
Scully: Seul et sans entraves?
Smith: Oui.

Scully se plaça près du miroir: Clyde Duval regarda dans sa direction, enfin il regarda ce qui n’était qu’un simple miroir pour lui. Pourtant il semblait s’attarder: Scully bougea mais au même moment il détourna son regard pour répondre à la question que DaCosta venait de lui poser.

Clyde: J’étais sur le parking, j’allais comme chaque matin faire mon sport. Et c’est là que j’ai entendu des cris, je me suis précipité et je l’ai vu….ce type agenouillé tenait cette pierre avec laquelle…oh mon dieu…il a défiguré cet homme…alors j’ai hurlé.
DaCosta: Hurlé? Hurlé quoi?
Clyde: Ces conneries que l’on peut hurler dans la panique… « au secours » ou « à l’aide »….
DaCosta: Lequel avez vous prononcé? Au secours ou à l’aide?
Clyde: Comment voulez vous que je m’en rappelle? Il y avait un cadavre à mes pieds.
DaCosta: Et après? Que s’est il passé? Le tueur a agit comment?
Clyde: Dès que j’ai crié, il s’est enfuit…je me suis précipité sur la victime…j’ai essayé de lui faire un massage cardiaque…enfin, vous voyez? Il y avait tellement de sang…tout ce sang…il était mort. Mort.
DaCosta: Merci pour toutes ces précisions.
Clyde: Vous savez je suis dessinateur….j’ai vu le tueur, je peux le dessiner.

DaCosta se leva sans un mot et sans un regard et retourna auprès des autres.

DaCosta: Ce Duval je ne le sens pas….il me semble pas clair du tout.
Moore: Je ne vois pas sur quoi tu fondes ton avis.
Smith: Regarde le il est traumatisé.
Scully: Je peux l’interroger?
Moore: Va y.

Scully attrapa ses affaires et changea de salle.

Scully : Bonjour.

Sa voix était beaucoup plus douce, elle devait rassurer et mettre en confiance le témoin.

Clyde: Bonjour…vous êtes aussi de la police judiciaire?
Scully: Pas tout à fait…je suis agent spécial.

Elle lui tendit un calepin et un crayon ,souriant avec bienveillance.

Clyde: Merci….je peux…je peux faire son portrait robot.

Il commença à dessiner avec une rapidité déconcertante: il donnait des coups de crayons frénétiques, nets, d’une précision incroyable. Scully l’observait, détaillant le moindre de ses gestes.

Clyde: Je peux fumer?
Scully: Bien sûr.

Il sortit son paquet et un briquet en argent: à trois reprises, la flamme vacilla, ses doigts dérapaient sur la pierre. Enfin le bout se consuma et une odeur de tabac enivrante s’installa dans la pièce.

Scully: Nerveux?
Clyde: Très.
Scully: C’était la première fois que vous voyez un cadavre?
Clyde: Oui et j’espère la dernière. Vous…vous êtes habituée à voir toutes ces horreurs?
Scully: Oui dans mon métier j’y suis confrontée jour après jour. Mais ce n’est pas pour ça que je n’ai plus de réactions face à un cadavre. Loin de là.

La jeune femme se pencha pour attraper un dossier dans son sac: tout en l’attrapant, une pièce à conviction, bien enfermée dans son plastique, tomba à terre dans un bruit mat. C’était le garrot que le tueur utilisait pour étouffer ses victimes et cette fois, dans la précipitation il l’avait oublié sur le parking.

Clyde: c’est quoi ça?

Il se leva et à la vue de l’objet, il recula jusqu’au fond de la pièce.

Clyde: Vous l’avez fait exprès n’est ce pas? C’est ce qui a tué entre autre…ce type ce matin…c’est ça, pas vrai? Vous l’avez fait exprès?

De l’autre côté du miroir sans tain, DaCosta se tourna vers Moore et Smith:

DaCosta: Elle joue à quoi là?

Clyde s’était rassit, il avait éteint sa cigarette et repris son dessin.

Scully: Vous allez bien? Je suis désolée c’est tombé de mon sac.
Clyde: Comprenez moi…tout ce sang…je…j’ai fait tout ce que je pouvais.
Scully: C’est bien, vous avez fait preuve de courage. Vous avez votre brevet de secourisme?
Clyde: Non. J’ai fait ces gestes que l’on voit à la télé…vous savez?
Scully: Je vois. Dites moi, de quoi avait il l’air? Le tueur?
Clyde: Ils avaient …des yeux extrêmement brillants, glaçants. Ses cheveux pouvaient être blonds….il avait une barbe, pas la barbe d’un jour, non, c’était une barbe entretenue….je peux vous le montrer, je l’ai vu des mes yeux.
Scully: Calmez vous…
Clyde: Je pourrai avoir un verre d’eau s’il vous plait?
Scully: Je vais vous le chercher.

Elle se leva, laissant toutes ses affaires dans la salle. Elle pénétra dans l’arrière salle, où elle fut accueillit par DaCosta:

DaCosta: Vous faites quoi là? C’était votre petit numéro d’agent du FBI?
Smith: DaCosta tu sais quoi? Ferme là pour une fois.

Un silence glacial s’installa dans la pièce. Enfin Moore prit la parole:

Moore: Alors, tu en penses quoi?
Scully: Je pense qu’il n’a rien à voir dans cette histoire: il était au mauvais endroit, au mauvais moment. Par contre, il peut être un élément clé de l’affaire puisqu’il va nous livrer un portrait robot.
DaCosta: Si j’ai le droit de parler, j’aimerai juste vous demander comment nous pouvons être sûrs qu’il est au dessus de tout soupçon?
Scully: Déjà les marques retrouvez sur le coup de Morin, la première victime montrait que le tueur est gaucher, Clyde lui a allumé sa cigarette avec sa main droite et surtout il dessine de cette main il est donc droitier. J’ai laissé mon dossier ouvert sur la table: il y a le profil psychologique du tueur, mes notes, tout y est. Si c’est lui le tueur, il est probable qu’il essayera d’y jeter un coup d’œil. Nous savons que les psychopathes ont des schémas cérébraux différents: si on prononce des mots comme arbre, maison, voiture, viol, inceste, meurtre, le schéma cérébral d’un homme normal change, son lobe frontal réagit. Les psychopathes, eux n’ont aucune réaction. Ils réagissent de la même façon à l’idée de viol et de meurtre qu’à celle de conduire une voiture, ils n’ont pas de connexions émotionnelles. Ce que je veux dire c’est que Duval, lorsqu’il a vu le garrot, il a eu une véritable réaction, un choc et du dégoût.

Tous dans la salle sursautèrent lorsque Clyde plaqua contre la vitre le dessin qu’il venait de finir.
Scully était à présent dans le couloir, en train de boire un verre d’eau lorsqu’elle sentit une présence dans son dos. Se retournant vivement, elle se retrouva nez à nez avec DaCosta:

DaCosta: Le cerveau d’un psychopathe…c’est ce que l’on vous apprend au FBI…vous travaillez sur des théories, dans vos bouquins.

Scully tenta d’avancer mais il l’en empêcha:

Scully: Oui c’est vrai.

Elle tenta de se dérober sur sa droite: là encore il l’en empêcha.

DaCosta: Je n’arrive pas bien à vous cerner avec vos trucs là…
Scully: Je ‘ai pas de trucs.
DaCosta: Conneries. Vous venez juste de nous faire une petite démonstration.
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MessageSujet: Re: [Seven]   Mar 1 Aoû - 2:52

Elle tenta de se dérober sur sa droite: là encore il l’en empêcha.

DaCosta: Je n’arrive pas bien à vous cerner avec vos trucs là…
Scully: Je ‘ai pas de trucs.
DaCosta: Conneries. Vous venez juste de nous faire une petite démonstration.

Ils furent interrompus par Clyde Duval qui sortait de la salle. Scully passa devant DaCosta et lui lança un regard qui en disait long sur son état d’esprit.


Clyde: Agent Scully? Je peux vous parler une seconde?
Scully: Oui. Excusez moi mais je ne me suis pas présentée à vous, comment savez vous que je m’appelle Scully?
Clyde: C’est votre collègue qui me l’a dit.
Scully: Vous vouliez me dire quelque chose?
Clyde: Oui, je voulais m’excuser si je me suis montré agité tout à l’heure. Je suis encore sous le choc de ce que j’ai vécu ce matin.
Scully: Je sais ce que c’est.
Clyde: Merci.

Il s’éloigna d’un pas rapide et Scully ne put s’empêcher de le regarder partir. Il était grand et fin, il avait une carrure d’athlète pourtant quelque chose en lui semblait fragile. Ses cheveux bruns et sa barbe naissante lui donnait un petit côté mystérieux et elle se surprit à penser qu’il était un beau brun ténébreux. Mais ce qu’elle retenait de lui, c’était ses yeux. Bleus. Expressifs. Pénétrants.


L’hôtel Méridien, Montréal:

Scully avait passé une nuit agitée et lorsqu’elle se leva, elle tenta de faire un miracle pour cacher la fatigue qui se lisait sur son visage.
Elle descendit prendre son petit déjeuner dans la grande salle où elle trouva Smith et DaCosta qui l’attendaient devant des cafés bien chauds et des croissants. Faisant glisser ses lunettes de ses cheveux sur ses yeux, la jeune femme s’installa et les salua.


DaCosta: On joue à la star agent Scully? Ici c’est Montréal et non Hollywood, mais vu votre jeu d’hier vous auriez votre place sur un plateau de tournage.

Scully enleva ses lunettes et les claqua avec force sur la table. Elle se tourna vers lui:


Scully: Un dessin ou vous voyez les cernes sous mes yeux? Je vous félicite, vous avez réussi à faire une phrase avec plus de deux verbes. C’est mieux que hier, non?

Surpris par son ton brusque, il plongea dans son café au lait.

Smith: Voilà Morin, la première victime. Sa sœur l’a identifié, notre base de donnée avait vu juste. Il était plongeur professionnel.

Il lui tendit des photos montrant un homme souriant, équipé de bouteilles et s’apprêtant à se jeter à l’eau.

Smith: Il travaillait pour son compte depuis longtemps. On a parlé à sa sœur et elle nous a dit qu’il avait disparut depuis une vingtaine de jours.
DaCosta: L’élément perturbateur c’est que même mort à présent, ses cartes de crédits sont encore utilisées.
Scully: Que savons nous de plus sur lui?
Smith: Pas grand chose. Il habitait seul, avait peu d’amis, se consacrer plus à son travail qu’à sa vie sociale.

Un silence s’installa pendant lequel Scully regardait les différentes photos.

Dacosta: Au fait Smith, t’en a déjà fait toi de la plongée?
Smith: Avec ma première femme. On était pas à huit mètres de profondeur qu’elle a commencé à paniquer.
DaCosta: Avec la grosse poitrine qu’elle a, j’ai jamais compris comment elle pouvait couler.
Smith: Le problème c’est pas de couler, le problème c’est qu’elle ne restait pas au fond.

Tous deux partirent dans un fou rire. Scully, toujours plongée dans ses photos et dans son dossier tenta de ne pas faire de réflexion. Elle détestait que l’on dénigre les femmes, étant elle même souvent victime de remarques sexistes.

DaCosta: Bien joué, elle était bonne celle là!
Smith: Et vous agent Scully, vous en avez déjà fait de la plongée?
DaCosta: Elle a pas le temps, elle doit disséquer des cadavres.
Scully: Je n’ai jamais eu ce plaisir.
Smith: J’ai beaucoup aimé…c’est paisible comme activité.

Le téléphone de DaCosta sonna, il décrocha la bouche pleine:

DaCosta: Ouais?

Smith: Je suis sûr que ça vous plairait. C’est calme. Les poissons qui nagent autour de vous, la nature sous marine si extraordinaire. C’est vraiment magnifique.

DaCosta raccrocha et posa son portable devant lui:

DaCosta: Il y a un témoin qui a reconnu le portrait robot.
Smith: Où ça?
DaCosta: Arrondissement du Saint Laurent.

Smith et Scully se levèrent, prêts à partir.

DaCosta: Vous faites quoi là? J’ai pas fini de manger.

Scully n’avait qu’une envie: dégainer son arme et lui tirer une balle. Sa patience avait des limites. Elle fouilla dans son sac et sortit une photo qu’elle avait prise à la morgue: c’était la première victime, et la photo ne représentait que son visage entièrement fracassé. Elle jeta le cliché devant DaCosta: révulsé, il se leva et les suivit, se promettant de s’occuper du cas de Scully avant son départ.

Saint Laurent, Montréal

Smith, DaCosta, Scully et le gardien de l’immeuble discutait devant la porte de l’appartement numéro 27:

DaCosta: Vous êtes sûr que c’est lui?

Il tenait le portrait robot que Clyde avait réalisé.

Gardien: Oui sûr. On le voit plus en ce moment. Il me doit soixante dollars de téléphone. Vous allez l’arrêter? C’est un meurtrier? Vous pourriez peut être me payer cet argent?

DaCosta lui prit la clé des mains et la donna à Smith.

DaCosta: Vous savez quoi? Venez je vous accompagne et vous allez faire la facture, on verra ce que l’on peut faire.

Il invita le gardien à s’éloigner de l’appartement.
Scully et Smith sortirent leurs armes: ce dernier ouvrit la porte et passa le premier pour couvrir Scully. Après un rapide coup d’œil, ils virent qu’il n’y avait personne. Smith commença alors à fouiller.


Scully: Nous n’avons pas de mandat.
Smith: Des preuves agent Scully. Nous voulons des preuves. Je pense que pour cette fois ci nous pouvons passer outre le règlement.

L’appartement était dans un état d’insalubrité avancée. Les meubles étaient recouverts de bâches en plastique, sauf ceux de la chambre. Sur les étagères, des bocaux de formol, d’acide et d’eau iodée étaient à l’abandon. Des assiettes de nourritures moisies traînaient comme si on les avait abandonné dans la précipitation ou comme si le propriétaire ne semblait pas dérangé de vivre dans un tel lieu. Des canettes jonchaient le sol et une odeur nauséabonde caractérisait à elle seule l’état de l’endroit. Attiré par le bruit de l’eau qui coule, Smith se dirigea vers la salle de bain. Les murs étaient recouvert de rouille ou de sang séché, il ne savait pas définir si l’un ou l’autre était préférable. Ne sachant pas ce qu’il allait trouver derrière le rideau de la baignoire, il l’ouvrit d’un coup sec: soulagé, il ne vit que de l’eau. Juste de l’eau. Il ferma le robinet pour que le bruit cesse. De son côté Scully inspectait la chambre. A part le désordre flagrant, rien ne laissait supposer qu’un homme pouvait vivre ici. Un défaut au plafond attira son regard: braquant sa lampe de poche, elle vit que c’était un faux plafond. Montant sur le lit, elle se mit sur la pointe des pieds et essaya de pousser la plaque qui était déjà à moitié ouverte. Étant trop petite, elle ne pouvait rien voir. C’est à l’aveuglette qu’elle engouffra son bras et que sa main commença à chercher la présence d’un quelconque objet. Sa main frôla un sachet en papier qu’elle attrapa avec difficulté. Elle le passa à Smith qui en versa le contenu directement sur le lit. Avec une pince il dispersa les divers objets et se mit à les inspecter: un gant en plastique, un briquet, trois paires de lunettes, une gourmette en or et…

Smith: Bon sang!
Scully: Quoi?

N’ayant pas de réponse, elle détourna son regard et regarda le rassemblement d’objets hétéroclites à ses pieds. Smith souleva à nouveau le gant avec sa pince et elle ne pût réprimer une exclamation de surprise mêlée de dégoût: il y avait un doigt qui avait été arraché grossièrement à son propriétaire. Le membre déjà en décomposition portait encore une magnifique opale.

Scully: Pièce à conviction?
Smith: J’aimerai juste savoir où est le reste…

Mais avant qu’il ai put ajouter le moindre mot, deux plaques du faux plafond cédèrent dans un craquement sinistre. Smith attrapa Scully par la taille et la souleva. Un cadavre tomba dans un bruit mat sur le lit, juste où Scully se tenait 20 secondes auparavant.

Scully: Le reste?
Smith: Je crois. Vous allez bien?
Scully: Merci de…merci.

Elle replaça les mèches de cheveux qui tombaient sur son visage et sourit d’un air gêné.

Elle replaça les mèches de cheveux qui tombaient sur son visage et sourit d’un air gêné. Tandis que Smith appelait DaCosta pour qu’il remonte et prévenait la morgue, Scully reprenait ses esprits. Un cadavre dans un état de décomposition avancé de ce gabarit aurait pu lui faire mal, heureusement que Smith l’avait rattrapé à temps.
Debout dans le couloir, elle vit arriver DaCosta:
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Julia
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MessageSujet: Re: [Seven]   Mar 1 Aoû - 2:53

DaCosta: On a le nom du cadavre: Edwards Williams. Professeur dans une école primaire de Vancouver. Il avait 34 ans et il travaillait de temps en temps dans des œuvres caritatives. Sa carte de crédit a encore été utilisé ce matin et personne n’avait signalé sa disparition qui doit quand même remonter à deux semaines.
Scully: Bien.
Smith: Il va falloir prévenir la population qu’un fou furieux sévit dans tout le pays, ce qui va nous faire changer notre façon d’aborder cette enquête.
Scully: Non. Ne changeons rien. Ne donnons pas au tueur le plaisir que l’on parle de lui.
Smith: Justement il aime que l’on s’intéresse à lui. S’il voit la façon dont les journaux parle de lui, il sera furieux.
Scully: Et s’il est furieux il commettra des erreurs ce qui serait mauvais pour nous. Pour l’instant nous allons suivre les transactions de la carte bancaire et surveillez cet appartement….Nous nous approchons de lui.
DaCosta: Autre chose. Le laboratoire a donné les résultats de Clyde Duval.

Scully se redressa, trahissant le vif intérêt qu’elle portait à cette question.

DaCosta: Il est clean, il n’a rien à voir.

Island of Art, centre de Montréal:


Clyde Duval tombait de fatigue. Sa galerie était encombré de tableaux qui attendait d’être encadrés. Il n’avait fait que ça, toute la journée: encadrer, encadrer et encore encadrer. C’était sans compter le choc qu’il avait vécu la veille.

Nature and Coffee, centre de Montréal:

Scully n’en pouvait plus de la solitude de sa chambre. Elle avait trouvé ce petit café où quelques personnes, équipées de leurs ordinateurs portables, travaillaient dans le calme de cette chaude soirée d’été. Devant elle, elle l’avait aligné toutes les photos des victimes ainsi que leurs dossiers. Il lui manquait un seul lien, mais le plus important: pourquoi cet homme tuait il de cette manière et pourquoi choisissait il que des hommes ayant la trentaine. Son esprit embrumait par les vapeurs de son thé entendit à peine l’homme qui venait de rentrer à son tour dans le café. Il commanda un déca’ à emporter et se dirigea vers elle. Relevant la tête, elle vit que c’était Clyde:

Clyde: Ce n’est pas une coïncidence?
Scully: Non.
Clyde: Et les deux policiers devant ma galerie, ce n’est pas une coïncidence?
Scully: Non plus. Cela vous ennuie?
Clyde: Je n’arrête pas de me retourner depuis que...que cela est arrivé, je sursaute au moindre bruit alors je suis bien content qu’ils soient là.
Scully: Comment vous allez?
Clyde: je ne dors plus mais ce n’est pas grave j’ai une grosse exposition vendredi et je dois vendre plusieurs tableaux si je veux éviter la ruine totale alors je me jette à corps perdu dans mon boulot. Un peu comme vous.

Il paya son café et s’approcha encore un peu plus d’elle.

Clyde: Vous avez eu des réactions à mon croquis?
Scully: Peut être.
Clyde: Vous êtes vague….je peux?

Il prit place à ses côtés.

Scully: Hier matin, est ce que vous avez vu si Morin s’est débattu?
Clyde: Vous savez, ça m’a pris quelque secondes pour comprendre ce qu’il se passait: ce type à terre avec sa pierre à la main, et quand j’ai pu m’approcher de Morin, il n’était plus en état de faire grand chose.

Le regard de Scully fut attiré sur les mains de Clyde: des pansements entourés le majeur et le pouce de sa main gauche.

Clyde: Vous regardez mes doigts?
Scully: Oui.
Clyde: Mais comment faites vous? Rien ne vous échappe…vous voyez tout. En faisant les cadres de mes tableaux je me suis blessé: le stress entraîne la maladresse et le résultat est que mes doigts souffrent au passage.

Il regarda la table de Scully: des dossiers et des photos abondaient en tout sens, elle ferma avec rapidité ses affaires, lui épargnant la vue de toutes ces horreurs. Trois tasses de thé et une de café traînaient au milieu de débris de sucre et chocolat.

Clyde: Je vous aurai bien offert un café, mais à ce que je vois, ça a l’air de vous poser un problème.
Scully:Reconnaître que l’on a un problème, c’est déjà un premier pas.

Elle lui sourit, de ce sourire qui faisait craquer la moindre personne qui se trouvait en face d’elle. Elle prit un morceau de papier et commença à noter quelque chose.

Clyde:Qu’est ce que c’est?

Elle lui tendit le morceau de papier:

Scully: Mon numéro de portable, au cas où un détail vous revient ou quoique ce soit. Cela peut nous aider.
Clyde: D’accord. Merci. Je vais vous laisser.

Il se leva et commença à s’éloigner:

Clyde: Au fait si vous voulez venir à l’exposition vendredi, je vous y attendrai avec plaisir.

Scully baissa la tête, souriant encore. Lorsque la porte se referma, elle se prit la tête dans les mains: que faisait elle?
A nouveau Scully passa une nuit sans sommeil. Lorsqu’elle se leva, elle entendit de faibles coups à la porte: c’était un livreur qui lui ramenait un bouquet de fleurs. Composé de lys d’Orient, de lys blanc et de roses, le bouquet lui donna toute la motivation dont elle manquait. Il n’y avait aucun nom, juste cette phrase « Aucune grâce extérieure n'est complète si la beauté intérieure ne la vivifie. La beauté de l'âme se répand comme une lumière mystérieuse sur la beauté du corps. » Qui avait bien pu lui envoyer ceci? Elle fut sortie de ses pensées par DaCosta qui tambourinait à sa porte:


Scully: Quoi?
DaCosta: Bonjour. Joli bouquet. Je voulais juste vous prévenir que nous vous attendons en bas, nous avons peut être une nouvelle piste.
Scully: J’arrive.

Elle claqua sa porte et se prépara en vitesse, se promettant d’élucider le mystère des fleurs à son retour. DaCosta ne peut enlever cette image de cette femme, tenant contre elle ses fleurs: on aurait dit une toute jeune fille recevant pour la première fois un cadeau de celui qu’elle aime.

Périphérie de Montréal:

Scully était à l’arrière de la voiture, protégeant ses yeux si fragiles du soleil qui entrait de toute part. Elle lisait une feuille que Smith lui avait passé:

Smith: Celui qui a appelé ce numéro l’a fait au moins une vingtaine de fois.
Scully: Clarice Asher…
Smith: Oui, elle a essayé de nous joindre depuis hier soir. Elle prétend avoir vu son fils sur le ferry alors que celui est mort depuis 17 ans.
Scully: Et sur elle, on sait quoi?

Une moue sceptique était apparue sur son visage. Son fils mort il y a 17 ans?

DaCosta: La soixantaine, pas de mari, elle vit seule.

La voiture pénétra dans un vaste domaine: une maison immense surplombait un parc magnifique.

Scully: Je pense que je vais aller l’interroger…seule.

Elle sortit de la voiture mais entendit quand même DaCosta dire:
« Pour qui elle se prend? Tu vas voir que dans deux jours elle va s’occuper de l’affaire toute seule. »
Manque de chance, Scully avait tout entendu: elle toqua à la vitre de DaCosta, qui l’ouvrit légèrement surpris.


Scully: Si je peux supporter vos blagues sexistes, je peux supporter une entrevue avec cette femme.

La vitre se releva et il regarda partir Scully. Celle ci se sentant observer, ne put qu’accentuer sa démarche si féminine. DaCosta se releva de son siège suivant le plus longtemps la silhouette de la jeune femme.
Scully fut accueillie par la vieille femme: elles s’installèrent dans un grand salon où abondaient les œuvres d’arts et les photos. Scully sortit le portrait robot:

Scully: Je sais que vous avez vu cette photo au journal télévisé mais est ce que vous pourriez la regarder de plus près s’il vous plait?
Mrs Asher: Bien sûr.
Scully: Pourrait il être votre fils?
Mrs Asher: Il pourrait lui… je l’ai reconnu sur le ferry, il avait de la barbe et un chapeau lui couvrait le front. Mais ses yeux, on ne peut pas se tromper. Et il tirait sur le lobe de son oreille, un tic nerveux qu’il avait étant enfant que je n’ai jamais réussi à lui faire passer.
Scully: Vous a t’on réellement demander d’identifier le corps il y a 17 ans?
Mrs Asher: Ils m’ont montré….les restes d’une personne qui avait été heurté par une voiture. Je dois vous dire que jamais je n’avais été préparée à voir ça.
Scully: Je sais. Je suis navrée.

La jeune femme commença à regarder autour d’elle: une cheminée d’une grandeur démesurée était ornée d’une vingtaine de cadres à photos.

Scully: Vous permettez?
Mrs Asher: Bien sûr.

Scully se leva et commença à étudier les différentes photographies. Mrs Asher vint à ses côtés, regardant avec émotion ces clichés jaunis par les années.

Scully: Est ce Martin, votre fils?
Mrs Asher: Non ça c’est Reese. C’est le frère aîné de Martin. Par aîné, je veux dire de deux minutes.
Scully: Des jumeaux?
Mrs Asher: Identiques.
Scully: Est ce que Reese pourrait avoir reçu des appels téléphoniques bizarres, des lettres ou des menaces?
Mrs Asher: Vous ne pouviez pas savoir… Reese est décédé.
Scully: Je suis désolée.
Mrs Asher: Ils avaient douze ans, pour les vacances ils sont allés faire du rafting sur le Saint Michel. Il y avait énormément de courant ce jour là dû à une crue et Martin est tombé par dessus bord. Alors Reese a plongé pour le sauver. Mais lorsque on a voulut les secourir, nous avons vu que seul Martin avait pu regagner la rive.
Scully: Cela a dû être terrible pour vous.
Mrs Asher: Terrible est le mot. Cela l’a été aussi pour Martin. Voyez vous, Reese était un garçon formidable, il avait un charisme fou pour son âge. Après sa mort, Martin est devenue étrange, violent. Et quand il a eu 16 ans, il m’a volé presque tous mes bijoux et il a disparut. La police m’a appelé quelques jours plus tard pour m’apprendre l’accident.

Un lourd silence s’installa: Scully chercha un moyen de relancer la discussion ou du moins de briser la glace qui semblait s’infiltrer dans la pièce. Elle montra une photo représentant un jeune garçon posant fièrement sur son cheval:

Scully: Celle là est vraiment très belle.
Mrs Asher: Reese était vraiment très beau.

Scully prit une photo qui était cachée par toutes les autres:

Scully: Il est mignon.
Mrs Asher: Oh c’est Martin.

Sa voix était celle du dégoût.


Mrs Asher: Il insistait toujours pour porter ses affreuses lunettes rondes. Souvent d’ailleurs je n’arrivai à les distinguer que Si Martin les portait.

Elle arracha presque des mains le cadre pour le replacer à l’arrière.

Scully: Je ne vais pas abuser de votre gentillesse plus longtemps.

Déjà elles étaient arrivées dans le vaste hall.

Scully: Oh j’ai oublié mon sac.
Mrs Asher: Laissez, je vais vous le prendre.
Scully: Merci.

Scully en profita pour inspecter les lieux en vitesse: elle sentit un courant d’air frais venant de sa droite. Elle s’approcha de la bibliothèque où le froid se fit plus intense. Entendant les pas de Mrs Asher, elle fit semblant de regarder les ouvrages:

Scully: Très belle collection, des œuvres rares et en version originales en plus.
Mrs Asher: Oui la littérature est une passion, j’ai beaucoup de livres français qui sont très rares à trouver.
Scully: Je vois ça.

Elle avança la main pour attraper un ouvrage mais la vieille femme l’en empêcha:

Mrs Asher: Ne touchez pas à ses livres, ils sont la prunelle de mes yeux.
Scully: Bien sûr.

La remerciant une dernière fois, elle retourna à la voiture. Smith et DaCosta s’étaient assis sur le capot, attendant sous la fraîcheur d’un tilleul le retour de la jeune femme.

DaCosta: Alors?
Scully: Une exhumation ici ça prend combien de temps?

Sans rien ajouter, elle monta dans la voiture.
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MessageSujet: Re: [Seven]   Mar 1 Aoû - 2:53

Scully attendait que le corps arrive à la morgue: elle devait s’assurer que c’était bien celui de Martin Asher, mort à 16 ans après avoir volé sa mère et avoir prit la route pour fuir on ne sait où. Enfin les deux jeunes assistants pénétrèrent dans la salle froide, amenant le corps sur un chariot dont les roues crissaient dans un bruit monotone et sinistre. Elle avait reçu le dossier de Mrs Asher qui expliquait toutes les blessures et toutes les opérations qu’avaient subi Martin. Elle commença alors son examen. Le corps était dans un état inimaginable mais elle s’obligea à travailler avec concentration et minutie. Elle devait trouver le détail qui allait lui dire si elle avait raison ou non. Au bout de trois heures, DaCosta fit son entrée dans la salle d’autopsie:

DaCosta: Nous voici dans le royaume du rire!
Scully: J’attends pour sourire à votre remarque ou je me force tout de suite?
DaCosta: Dites moi, vous êtes toujours sur la défensive?
Scully: Et vous vous montrez toujours aussi grossier avec les femmes?
DaCosta: Qu’avec celles qui m’attirent….

Scully fit mine de ne pas relever la réponse mais sans savoir pourquoi, son cœur se mit à battre un peu plus vite. Elle continua d’inspecter ce qui restait de l’épaule gauche du cadavre, lorsqu’elle sentit DaCosta se déplacer pour arriver derrière elle. Avant qu’elle n’ai pu faire le moindre geste, Il se trouva tout contre elle, et commença à murmurer au creux de son oreille:

DaCosta: Je vous trouve superbe…depuis le début. Mais votre indépendance, votre repartie qui m’énervaient tant font tout votre charme.

Scully se retourna, le dos contre la table mais toujours emprisonnée par Dacosta qui avait passé ses bras de chaque côté de ceux de Scully.
Scully: Je doute fort qu’une morgue soit le meilleur endroit pour faire ce genre de déclaration. En plus je ne sais pas ce que vous attendez de moi. Enfin je préfère ne pas savoir: je suis en mission ici.
DaCosta: Il faut savoir passer outre le règlement certaines fois agent Scully.

Il s’approcha d’elle pour l’embrasser mais Scully l’en empêcha, se dérobant de son étreinte.

DaCosta: Jamais on ne m’a repoussé.
Scully: Parce que l’on ne s’était pas rencontré avant.

Il sortit, se promettant de conquérir le cœur de Scully. Quant à elle, elle était à la fois énervée qu’il agisse avec aussi peu de manière et de délicatesse mais d’un autre côté elle était charmée, il était aux antipodes de ces paroles sucrées et mielleuses qu’on lui réservaient d’habitude. Troublée, elle finit l’autopsie du corps. Moore arriva quelques temps plus tard afin de recevoir les conclusions de Scully.

- Alors Dana?
- D’après sa mère, Martin Asher ne se serait jamais fracturé qu’un seul os: le radius gauche, à six ans en tombant d’une chaise. Or ce qui reste de ce corps de cet adolescent, est un amas de fractures, principalement des mains et du visage. Mais comme j’ai pu le vérifier, le radius gauche est intact: ce n’est pas le corps de Martin Asher.
- Il va donc falloir organiser une protection rapprochée pour Mrs Asher: son fils est bel et bien vivant.


Nature and Coffee, Montréal:

Scully et Smith étaient allés se chercher un café pendant que DaCosta et Moore plaçaient Mrs Asher dans le même hôtel que Scully.

Scully: Il y a une porte dérobée chez elle.
Smith: Pardon?
Scully: Chez Mrs Asher: il y a une porte dérobée derrière une fausse bibliothèque. Elle m’a dit de ne pas toucher à ses livres pour la simple et bonne raison que ce sont des faux ouvrages: il y avait par exemple Fire d’Edgar Poe alors que ce livre n’est jamais sorti, c’est un mythe car il ne serait que rester sous la forme de brouillon. Bref ce qui nous importe c’est d’aller voir ce qu’elle cache avec autant d’aplomb.
Smith: Son domicile est sous protection de la police ce qui veut que nous n’avons pas le droit de le fouiller sans mandat.
Scully: Et si c’est une agent du FBI un peu rebelle qui ne maîtrise pas très bien le règlement?
Smith: Vous? Enfreindre les règles?
Scully: Il faut savoir passer outre les règles quelques fois!
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MessageSujet: Re: [Seven]   Mar 1 Aoû - 2:54

A la tombée de la nuit, Scully arriva dans la propriété de Mrs Asher. A genoux devant la porte, elle appliqua la technique que Mulder lui avait appris: deux pinces et une habilité déconcertante la firent entrer en moins de cinq minutes. Elle alluma seulement une lampe qui se trouvait près de la fausse bibliothèque: à nouveau le courant d’air caractéristique de la porte dérobée se fit sentir. Elle passa sa main sous le meuble, et tira: un léger craquement se fit entendre. Tirant plus fort, la bibliothèque s’ouvrit, laissant place à une entrée sombre. Elle appuya sur l’interrupteur: le clic rassurant se fit entendre mais la lumière elle resta absente. Poussant un soupir, elle sortit sa lampe de poche. Avec précaution, elle commença à descendre les marches qui l’emmenait dans un gouffre qui semblait sans fond. Enfin elle arriva dans la cave: se dirigeant de suite vers les fenêtres, elle ouvrit les volets laissant pénétrer le peu de lumière que les spots extérieurs diffusaient. Elle put inspecter les lieux dans de meilleures conditions.
Il y avait autour d’elle un amas de vieilleries: des vélos usés, un miroir brisé, des cages à oiseux en fer, un lustre démodé, un meuble cassé et une quantité impressionnante de poussière. Une petite porte, pas plus haute qu’un mètre 50 était peinte dans un rouge vif qui ressortait même dans cette pénombre étouffante. Elle la poussa d’un coup sec et le bois vieilli céda avec facilité. Elle venait de pénétrer dans ce qui avait dû être une chambre d’enfant. Des rideaux représentants des girafes et des lions étaient maintenant dans un état pitoyable tant ils étaient sales. Un vieux lit en fer forgé, rouillé par les années. Tournant sur elle même, aucun détail ne lui échappait: pendu au plafond, un ours en peluche éventré était attaché par le cou.


- Il devait être mignon cet enfant.

Ironie dans un moment aussi important: elle approchait de la vérité et cela la mettait dans un état de nervosité extrême. Elle se devait de réussir, rien que pour elle même. Et pour DaCosta, bien sûr: lui montrer une fois pour toutes que les femmes sont aussi fortes que les hommes. Était ce seulement cela? Chassant toues pensées autres à l’enquête, elle continua de regarder cette pièce sordide. Sur la table de chevet, trois paires de lunettes poussiéreuses attendaient.

- Les mêmes lunettes que dans le sachet trouvé dans l’appartement de Williams.

Elle se parlait à elle même, remettant en place toutes les pièces du puzzle diabolique. Elle s’assit sur le lit, essayant de remettre en place chaque pièce à conviction, chaque donnée, lorsque son regard se perdit sur les poutres apparentes du plafond: dans le bois était gravé en lettres maladroites MARTIN .

- Te voilà Martin…

Tout d’un coup, des bras puissants agrippèrent son cou: l’inconnu la jeta à terre avant de passer à côté d’elle. Seul réflexe, elle lui fit un croche pieds. Tombant lui aussi à terre, elle se releva cherchant à sortir son arme mais un coup de pieds dans le ventre l’envoya se fracasser contre le mur en pierre brut. Elle perdit connaissance, à bout de souffle. Son inconscience ne dura que quelques minutes: émergeant avec difficultés, elle ouvrit les yeux. Il n’y avait plus personne et aucun bruit ne se faisait entendre dans la grande demeure. Elle rentra à son hôtel, nauséeuse et épuisée.

Hôtel Méridien, Centre de Montréal:

Scully s’était de suite plongée dans un bain chaud malgré la chaleur ambiante. Les pièces des dossiers ainsi que les dizaines de clichés des victimes traînaient dans toute sa chambre et autour d’elle. Son portable sonna ce qui la sortit de sa réflexion:

- Scully.
- Dana c’est Moore. Le technicien qui relève les empreintes dit que l’inconnu qui t’a attaqué est entré par une fenêtre du premier étage, Mrs Asher prétend qu’elle est la seule à détenir une clé et pour l’instant les empreintes n’ont rien donné.
- D’accord.
- Tu te sens comment?
- Je…ça va.
- Sûre?
- Oui.
- Dana, le procureur sait que tu étais dans la maison sans autorisation, pour l’instant il n’a rien dit mais…

Scully n’écoutait plus: le déclic venait de se faire.

- Moore réunit tout le monde au commissariat.
- Quoi?
- Fais le. A tout de suite.


Commissariat, Montréal:

Scully: Voler des vies. Voilà ce que fait Martin Asher depuis bientôt 18 ans. Sa première victime est le corps de cet adolescent inconnu que j’ai pu étudier moi même: il a maquillé ce meurtre en accident de voiture, faisant ainsi croire à sa propre mort. Il a donc pris l’identité de ce garçon: il y a un laps de temps entre le meurtre de ce garçon et celui de Morin, la victime que vous avez retrouvé. On ne peut pas savoir s’ il était inactif: qui nous dit qu’il n’a pas tué pendant une dizaine d’années?
Moore: Je sais qu’il reste 19 meurtres non élucidés basés dans l’est du pays: 10 au moins correspondent au même mode opératoire.
Scully: Toutes les victimes ont ce point commun: soit elles vivaient seules soit elles n’étaient pas assez entourées pour que l’on remarque leur absence. Martin Asher prend donc la place de Morin et vit sa vie: il utilise ses cartes de crédits et pousse même le zèle jusqu’à payer ses impôts en tant et heure. Bref il vit une autre vie. Il abandonne la vie de Morin, tue Edwards Williams et prend cette nouvelle vie. Toutes les victimes l’attirent parce qu’elles ont une vie qu’il n’aura jamais. Comme vous le savez, j’ai parlé à Mrs Asher: Martin avait un frère jumeau que sa mère semblait préférée. C’est donc quelqu’un qui ne supporte pas d’être celui qu’il est, même pour un bref moment. Il est en quête permanente: quand sa coquille devient trop petite, il en cherche une autre.

Moore s’adressa à tous les policiers et enquêteurs présents dans la salle:

Moore: Messieurs je crois que le message est clair: notre tueur est en train de chasser sa prochaine victime. Merci Dana.

Certains regardaient Scully avec convoitise: en plus d’être belle, la petite agent du FBI était compétente. DaCosta lui lança un regard qu’elle pouvait interpréter de mille et une façon. La jeune femme ramassa ses dossiers et partit se chercher un café: elle avait réussi. Seule. Son téléphone portable sonna, la conversation ne dura que quelques secondes: lorsqu’elle raccrocha, elle semblait plus que soucieuse.

Scully: La galerie de Clyde Duval vient d’être mise à sac, il est complètement paniqué.

Island of Art, centre de Montréal:

Des dizaines de policiers fouillaient la galerie à la recherche d’empreintes ou d’indices. Smith, DaCosta et Scully s’occupaient de Duval:

Clyde: Il ne manque que mon agenda électronique et un de mes chéquiers.
DaCosta: L’alarme a été coupée, c’est un connaisseur.
Clyde: Donc ce n’est pas un cambriolage de base, il..il s’y connaissait.
Smith: Dites nous ce qui s’est passé cette nuit.
Clyde: J’étais en train de préparer mes invitations pour mon vernissage. J’ai eu envi d’un café, je suis sorti au Nature and Coffee pour me prendre un café. Je discute un peu dehors et quand je reviens, ma porte est fracturée et mes affaires sont sans dessus dessous.

Clyde était nerveux: ses mains se tordaient en tout sens, il accrochait sur les mots et on voyait la panique montait en lui.

Clyde: C’est lui c’est ça? C’est le tueur, pas vrai?
Moore: Nous allons renforcer le système de sécurité autour de votre appartement Mr Duval et d’autres hommes vont être affectés pour la surveillance.

Scully n’écoutait plus, elle regardait les post it de couleurs qui rappelaient ces différents rendez vous: son attention se porta sur le rappel d’un rendez vous avec Edwards Williams. L’air de rien, elle posa sa question:

Scully: Demain vous avez rendez vous avec un certain Edwards Williams ?

DaCosta, Moore et Smith se retournèrent surpris vers elle mais attendirent la réponse.

Clyde: Oui, c’est un acheteur potentiel. Il y a un problème? C’est son assistant qui m’a appelé hier. Il peut devenir un gros client pour moi.
Moore: Je crois qu’il est temps que l’on vous explique quelque chose.
Scully: Le tueur que nous recherchons à un certain mode opératoire. Il prend la vie de celui qu’il tue. Edwards Williams est mort il y a maintenant deux semaines, celui qui viendra vous voir demain sera le tueur ayant pris l’identité d’Edwards Williams. Ce qui veut dire que demain vous allez être…une sorte de proie. Si vous coopérez on pourra l’attraper.
Clyde: C’est pas vrai…dites moi que c’est des conneries.
DaCosta: Demain les policiers en civile seront toujours derrière vous, nous avons la meilleure équipé de surveillance. Il ne vous approchera pas à moins d’une vingtaine de mètres, dès qu’on le voit, on agit.
Moore: Vous pourriez rendre ici un grand service à la ville de Montréal et à sa population.
Scully: Je sais que c’est particulièrement dangereux mais c’est la meilleure chance d’arriver à arrêter le tueur.
Clyde: très bien. Je le fais.
Moore: Smith vous pouvez le ramener chez lui maintenant?
Clyde: Ah bon? C’est lui qui me ramène? Je pensais que ce serait l’agent Scully.

Tous les mâles se tournèrent vers Scully qui leur tourna le dos.


Une heure plus tard, Clyde Duval se retrouvait dans la voiture avec Scully. La jeune femme se sentait bizarre en sa présence, comme s’il pouvait voir en elle. Nue. Elle se sentait nue et désarmée.

Clyde: J’aurais du rester à Paris: j’avais une jolie petite galerie, trois tableaux accrochaient au mur, personne n’entrait jamais, bref c’était le calme complet.
Scully: Mais si vous étiez resté en France, nous n’aurions pas eu de témoin capable de réaliser un portrait robot aussi parfait. Et cela change tout.
Clyde: C’est une manière de voir la chose.
Scully: A droite?
Clyde: Non vous continuez tout droit après la rue Chevalier.

Un silence paisible s’installa entre eux: elle sentait son regard sur elle et cela ne lui déplaisait pas. Clyde avait ce côté mystérieux qui l’attirait tant, se concentrant sur la route, elle tenta d’oublier ses yeux si magnifiques.

Clyde: Est ce que je pourrais vous poser une question?
Scully: Oui.
Clyde: Comment vous faites pour arriver à vivre au milieu de toutes ces horreurs, vous savez au milieu de tous ces meurtriers, des victimes et des corps à autopsier?
Scully: Je vous l’ai déjà dit, c’est mon travail.
Clyde: Il y en a d’autres, mieux que ça j’en suis sûr.
Scully: Oui mais pas pour moi. C’est ici?
Clyde: Oui.

Scully se gara devant son entrée où un portier attendait. Au loin, un homme de grande taille les observait, faisant semblant de chercher une autre entrée.

Clyde: Et Mr agent Scully, il en pense quoi de tout ça?
Scully: Mr agent Scully n’existe pas. Je ne suis pas mariée.

Ils se regardèrent, chacun cherchant à sonder le regard de l’autre. Scully se sentait étrangement faible, comme sous l’emprise de Clyde: aucun homme ne lui faisait cet effet là. Aucun. Ils sursautèrent lorsque le portier toqua à leur porte afin de faire descendre Clyde.

Scully: Écoutez. Demain tout se passera bien, essayez de dormir un peu.
Clyde: Alors je vais vous dire à demain.
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MessageSujet: Re: [Seven]   Mar 1 Aoû - 2:55

Il sortit de sa voiture comme à contre cœur , déçue de mettre un terme à leur conversation. Scully démarra, l’esprit légèrement embrumé: elle ne se reconnaissait pas lorsqu’elle était avec Clyde. Elle se sentait femme et non agent du FBI alors que devant DaCosta elle était obligée de se montrer forte et courageuse. Clyde avait ce don magique de lui faire croire qu’elle était différente: elle avait sentie ses regards se posaient sur elle, ce qui ne la gênait aucunement. Qu’était elle en train de faire? S’obligeant à suivre la route, elle effaça l’image de ses yeux bleus plongés dans les siens.

Commissariat, Montréal:

La nuit avait été courte pour tout le monde mais tout l’équipe ainsi que Clyde était dans la salle de réunion afin de mettre au point les derniers détails du déroulement du rendez vous. Moore demanda à Clyde d’ouvrir sa chemise pour qu’il puisse fixer le micro qui serait le seul lien entre les forces de l’ordre et lui. Scully se retourna par pur réflexe mais aucun détail ne lui avait échappé. Son torse. Ses muscles dessinés. Sa peau. Elle frémit et essaya de cacher son trouble e faisant sembler de chercher quelque chose dans son sac. Les yeux inquisiteurs de DaCosta n’avait pas manqué ce changement d’attitude: l’agent Scully était elle en train de craquer pour ce Clyde?

Clyde: Il y a un signal quelconque que je dois vous faire si j’ai besoin de votre aide?
DaCosta: Pas besoin, vous serez toujours en contact visuel.
Smith:Ne vous inquiétez pas: il y aura cinq hommes à l’intérieur et une dizaine à l’extérieur. Vous pouvez nous faire confiance.
Scully: De toute façon, dès qu’il se montrera, nous passerons à l’action.

Clyde se retourna vers Scully: sa chemise était toujours ouverte et le jeune femme dû faire un effort pour concentrer son regard dans celui de Clyde.

Clyde: C’est réconfortant de voir des gens compétents comme vous.

Des sourires furent échangés mais l’angoisse remonta très vite: il était à quelques heures d’attraper le tueur.

Cherry Palace, périphérie de Montréal:

La boîte de nuit était pleine pour ce début de soirée et la musique beaucoup trop forte rendait encore plus malade Clyde Duval. Le présumé tueur n’avait toujours pas fait son entrée et il commençait tout doucement à perdre patience. Il scrutait chaque visage autour de lui mais personne ne lui semblait suspect.

- Vous en voulez un autre?
- Quoi, Pardon?
- Un verre, vous en voulez un autre?
- Oui…merci.

Le barman marmonna pour lui même et Clyde lui lança un regard noir. Il but d’un trait son whisky.
Dans la voiture à l’extérieur, Scully et DaCosta surveillaient l’entrée de l’établissement:


Scully: Il est en retard.
DaCosta: Oui…il ne viendra pas.

Clyde écrasa son mégot dans le cendrier et se retourna afin de voir toute la salle: des corps dansaient, des gens buvaient, la ville vivait. Mais lui était là, il n’était qu’une proie. Se remettant face au bar, il trouva devant lui un morceau de papier avec écrit « Rendez vous dans les W.C ». Il ouvrit légèrement sa chemise et leur dit qu’il avait trouvé un mot. Mais dans les différentes voitures de surveillance, seule la voix de Moore se fit entendre » on vient de perdre le signal de Clyde, il y trop d’interférence dans la boîte ». Scully soupira et sortit de la voiture: DaCosta sortit à sa rencontre et lui bloqua l’entrée.

- DaCosta: Vous faites quoi là?
- J’évite qu’un homme soit abattu dans des toilettes sordides.
- Vous n’y allez pas j’y vais.

Il la repoussa et entra dans la boite: comment osait il l’écarter de cette façon? Il pénétra dans l’endroit en vitesse et chercha Clyde des yeux: était il assez fou pour se rendre dans les toilettes sans attendre leur signalement? Il courut jusqu’au fond de la salle et entre dans les W.C: Clyde était debout, seul, apeuré.

-DaCosta: Vous allez bien?
- Clyde: oui…je ne sais pas.
-DaCosta: Venez on sort d’ici.

Ils se retrouvèrent avec Smith, Moore et Scully devant la porte.

Clyde: Pourquoi avez vous annulé?
Moore: Il a dû nous voir…nous repérer.
Clyde: Qu’est ce que ça veut dire? Il vous a vu? Donc il a compris que je coopère avec la police?
DaCosta: Calmez vous.
Clyde: Me calmer? Je vais sûrement mourir d’ici peu donc non je n’ai pas envie de me calmer.

Il entra dans sa voiture, jetant sur le trottoir le micro.

Scully: Bravo. Beaucoup de tact. Et encore merci de m’avoir éloigné.
DaCosta: C’était pour votre protection que j’ai fait ça.
Scully: On a intérêt à aller à son appartement, pour le rassurer et pour renforcer la sécurité.

Cinq minutes plus tard, ils étaient déjà chez lui: Clyde était assis dans son salon, sa tête entre ses mains.
Tous les hommes entrèrent afin de se poster à l’arrière de l’immeuble en utilisant la sortie externe.
Seule Scully restait dans l’entrée, consciente que rentrer chez lui serait violer le peu d’intimité qu’il lui restait.


Clyde: Ne restez pas là.
Scully: C’est bon merci.
DaCosta: Vous avez donc deux hommes à l’arrière et deux dans votre entrée: vous êtes en sécurité.
Clyde: Merci.

DaCosta se trouvait pile entre Scully et Clyde: celle ci ne fit aucun pas pour se déplacer, il comprit qu’il était de trop.

DaCosta: Je vais faire un tour dans la rue, on ne sait jamais.

Comme il fut sorti, Clyde commença à s’approcher de Scully. Elle fit un pas en arrière et lorsqu’elle parla, ce fut d’une voix peu assurée:

Scully: Bien. En cas de problème vous savez où me joindre…ainsi que Moore et Smith.
Clyde: Je voulais m’excuser pour mon attitude de tout à l’heure..j’ai honte d’avoir paniqué comme ça. Surtout devant une femme aussi courageuse que vous.
Scully: Ce n’est pas grave.
Clyde: je n’ai même pas pu vous aider sur le coup là.
Scully: Vous avez été parfait.
Clyde: Vous me faites passer pour meilleur que je ne suis.
Scully: Vous êtes gentil.
Clyde: Oh non. C’est le baiser de la mort.
Scully: Qu’est ce que vous voulez dire?
Clyde: Les gentils n’ont jamais la fille.

Une éternité sembla s’écouler.

Scully: Il faut que j’y aille.

Commissariat, Montréal:


Scully avait demande à voir Moore: celui entra dans son bureau, un sourire aux lèvres.

Scully: Je vais partir.
Moore: Pardon?
Scully: Mon travail est fini ici, tu as le profil et un témoin, tu n’as plus besoin de moi.
Moore: Attends Dana tu es la seule à comprendre le fonctionnement du cerveau d’Asher.
Scully: Vous avez le suspect donc c’est bon.
Moore: Dis moi ce qu’il y a vraiment?
Scully: Rien.
Moore:S’il te plait?
Scully: Il se pourrait que je ne sois pas insensible au témoin. Ce qui pourrait troubler mon jugement.
Moore: je vois. Dana, combien d’années avons nous passés à Quantico?
Scully: Deux années.
Moore: Combien de fois des hommes t’ont invité à prendre un verre?
Scully: Je..je ne sais pas.
Moore: Combien de fois leur s as tu refusé leur demande?
Scully: Chaque fois.
Moore: Voilà. Je pense qu’il t’en faut plus pour troubler ton jugement. Il faut que je j’arrête ce tueur et je te connais, tu sais au plus profond de toi même que tu as envie de l’arrêter. J’ai vraiment besoin de toi.

Scully ne put objecter. Son séjour à Montréal allait donc se prolonger.
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MessageSujet: Re: [Seven]   Mar 1 Aoû - 2:56

Sept jours que Scully était ici. On était le 21 juin, premier jour de l’été. Une foule grandissante d’heure en heure envahissait les rues de Montréal. C’était aussi le jour du vernissage de Clyde: sa galerie était sous surveillance et toute l’équipe devait être sur place. Clyde leur avait demandé de faire un effort sur leur tenue afin qu’ils paraissent moins policiers ou agent du FBI. Ce qui lui avait valu quelques insultes de la part de DaCosta. La chaleur ambiante éveillait les sens et les esprits, au dehors la musique se faisait entendre : Montréal avait décidé de fêter la venue de l’été, les gens dansaient et riaient, insouciants de la menace qui planait autour d’eux.

Island of Art, Montréal:

Clyde vivait un stress inimaginable: ses invités arrivaient, sa peinture était placée sous les projecteurs: les remarques et les critiques ne tarderaient pas à fuser. Smith, DaCosta et Moore s’était fondu dans la foule, un verre de champagne à la main, un air faussement intéressé. Seule l’agent Scully se faisait attendre. Et désirer. Clyde ne dut pas attendre longtemps avant de voir entrer dans sa galerie celle qui devait être une merveille du monde. Un léger jupon couleur chocolat, un caraco noir et une paire de sandales noires, voilà ce qui recouvraient l’agent Scully en cette chaude nuit d’été. Elle se présenta à Clyde avec un léger sourire, ses cheveux lissés lui retombant d’une manière charmante devant les yeux. Ne sachant pourquoi, il lui remit une mèche derrière l’oreille, peut être pour mieux voir ses yeux si fascinants.

Clyde: Bonsoir. Je ne vous aurai même pas reconnu si je n’avais vu ce bleu si particulier qui caractérise vos yeux.
Scully: De très belles paroles pour une belle soirée? Comment se passe ce vernissage?
Clyde: Le mieux du monde pour l’instant. Mes invités semblent intéresser par mes tableaux et vos collègues par le buffet.

Scully se retourna et vit Smith et DaCosta en train de comparer les différents petits fours.


Scully: Je vais aller travailler. Je ne suis pas loin en cas de problème.

La jeune femme partit se poster près d’un grand tableau, scrutant les alentours. Si le tueur voulait se présenter, il serait cerner. DaCosta passa à côté d’elle sans le reconnaître, puis légèrement intrigué, il se retourna pour vérifier s’il ne s’était pas trompé. Elle était sublime. Ses yeux s’attardèrent sur la fente de son jupon si léger et il fut sortit de sa contemplation par la voix de Scully:

Scully: Vous êtes en train de salir le parquet de Clyde en bavant autant.
DaCosta: Au contraire je le fais briller. Dites moi, je ne veux pas paraître indiscret mais nous sommes en mission, certes en civile mais en mission quand même donc…où est votre arme?
Scully: Ce sera le mystère du soir. Je l’ai sur moi en tout cas.
DaCosta: Bien cachée alors.
Scully: Cela vous intéresse tellement?
DaCosta: J’aime que mes questions trouvent des réponses.
Scully: D’accord, vous l’aurez voulu.

Ils étaient dans un des coins de la salle peu fréquenté. Personne ne se souciait d’eux. Scully prit la main de DaCosta et la fit glisser le long de sa cuisse jusqu’à ce qu’il rentre en contact avec ledit objet.

Scully: Votre curiosité est satisfaite?
DaCosta: Je pense que oui.
Scully: A l’avenir vous éviterez donc de me poser des questions de ce genre?
DaCosta: Oui.
Scully: Je retourne travailler.

Elle commença à s’éloigner, consciente de l’effet qu’elle avait pu lui produire. Elle se retourna une dernière fois pour le voir: i était encore debout, les yeux légèrement dans le vague. Elle n’aimait pas faire ce genre de chose mais elle savait que ça le calmerait. Pour un certain temps du moins. De son côté DaCosta tentait de penser à autre chose que sa peau douce, de sa main faisant glisser la sienne le long de sa cuisse. Il réprima au plus profond de lui même ses désirs pour se concentrer sur la foule qui arrivait en masse.
Scully surveillait les allées et venues des différents invités lorsque Clyde vint à ses côtés, lui tendant une coupe:


Scully: Non merci, pas pendant mon service.
Clyde: Je m’en doutais c’est de l’eau.
Scully: Alors merci.
Clyde: Vous êtes devant mon tableau préféré. Je ne sais pas pourquoi, quand j’ai peint ce ciel bleu mes souvenirs d’enfance sont remontés. La France….Désolée c’est vrai que je dois vous laisser travailler!

Il s’éloigna ne cessant de sourire à cette beauté vivante. Puis tout se passa en un éclair: le grand homme que Scully avait déjà vu en raccompagnant Clyde fit son apparition: d’un geste rempli d’ironie il salua Clyde et ouvrit sa veste comme pour attraper une arme. Smith se plaça devant Clyde pour le protéger et Scully et DaCosta se jetèrent sur l’inconnu. Étant d’une force insoupçonnée, le colosse attrapa DaCosta, le mit devant lui comme protection tout en se jetant sur la grande baie vitrée: il avait vu que l’entrée était déjà prise d’assaut. Ils tombèrent tous deux sur le trottoir au milieu du verre brisé: l’inconnu se leva et commença à fuir. Scully et Smith se lancèrent à sa poursuite mais la jeune femme n’arrivait pas à suivre avec ses talons. Bientôt elle fut engloutie dans la foule compacte, Smith revient à ses côtés: le tueur avait réussi à s’échapper par cette chaude nuit d’été.


Commissariat, Montréal:

Moore: Le voici à nouveau en cavale.
Smith: On l’a perdu dans la foule…avec cette fête c’était un véritable foutoir.
Moore: Et Clyde Duval?
Scully: Il est secoué mais sain et sauf.
Moore: Que va t’il faire maintenant? Le tueur?
Scully: Je pense qu’il voit Clyde comme une affaire à régler donc il va s’en prendre à lui coûte que coûte.
Moore: J’ai pris l’initiative de prendre un vol pour Toronto pour lui: il sera loin et pour un certain temps en sécurité. Et donc je veux que l’un de vous s’occupe personnellement de son transfert jusqu’à l’aéroport.
Smith: Je m’en occupe.
Moore: D’accord. Vous pouvez tous partir.

Ils sortirent un à un, épuisés. Scully enleva ses talons, souffrant atrocement.

DaCosta: Venez je vous porte jusqu’à votre voiture, vous n’allez pas marcher pieds nus. En plus vous semblez avoir vraiment mal.
Scully: C’est bon, merci.
DaCosta: Ne soyez pas bête.

Il s’approcha d’elle, passant ses bras sous ses genoux afin de la soulever avec une douceur infime. Elle se laissa faire, peut être trop fatiguée pour protester. Aucun mot ne furent échangés jusqu’à la voiture: il la déposa avec délicatesse et lui ouvrit la porte.

Scully: Êtes vous en train de vous transformer en véritable gentleman?
DaCosta: J’ai eu peur pour vous tout à l’heure: vous sembliez si vulnérable dans la galerie alors que je sais que vous êtes capable de vous défendre toute seule.
Scully: Merci pour tout. Bonne nuit.
DaCosta: Bonne nuit.
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MessageSujet: Re: [Seven]   Mar 1 Aoû - 2:56

Scully: Êtes vous en train de vous transformer en véritable gentleman?
DaCosta: J’ai eu peur pour vous tout à l’heure: vous sembliez si vulnérable dans la galerie alors que je sais que vous êtes capable de vous défendre toute seule.
Scully: Merci pour tout. Bonne nuit.
DaCosta: Bonne nuit.

****


Hôtel Méridien :


Scully se coucha aussi vite que son corps pouvait la portait : elle ne s’était jamais sentie aussi fatiguée. Elle jeta ses maudites chaussures dans un coin de sa chambre et se laissa envahir par l’odeur entêtante des lys d’Orient. DaCosta ? Clyde ? Peu lui importait : elle s’effondra sur son lit, pensant qu’une grasse matinée s’imposait. Elle finit par s’endormir dans un sommeil sans rêves….Au petit jour, elle fut réveillée par les rayons du soleil qui jouaient délicatement sur sa peau. S’étirant avec délice, elle se dit qu’elle pourrait aller dire au revoir à Clyde : hier soir elle l’avait à peine saluer, encore sous le choc de cette fin de soirée mouvementée. Enfilant un pantalon de lin blanc et un chemisier de la même couleur, elle se permit de partir en tongue puisqu’elle n’était pas censée être en service. Bizarrement, elle se sentait bien : elle se résigna à se dire que si Clyde était loin d’elle, elle aurait moins de sentiments pour lui.

Island of Art, Montréal :

Clyde avait déjà rassemblé toutes ses affaires de son appartement et maintenant avec l’aide de Smith il finissait de prendre les deux toiles qu’ils comptaient prendre avec lui à Toronto.

Smith : Finissez de faire le tour pour vérifier que vous avez tout ce dont vous avez besoin, je m’occupe de ranger vos dernières affaires et je vous attends dans la voiture.
Clyde : Merci de votre aide.


Smith était déjà sortit, occupé à entasser les effectifs de Clyde. Quand à ce dernier, il regarda avec amertume sa galerie : partir loin de chez lui n’était pas ce qu’il aurait voulu à ce moment là. Lorsqu’il se dirigea vers la porte, il fut dans l’obligation de reculer: cet étrange inconnu, ce grand blond était de retour.

Homme: Bonjour Clyde. Où est ce que tu comptes aller?

Sa voix était dure, presque métallique. Il s’approcha de lui, un regard embrasé semblant dévorer le corps si frêle de Clyde.

Homme: Tu ne peux pas partir comme ça après nos petits jeux? Tout le temps que je t’ai consacré… Assieds toi maintenant.

Clyde s’écroula sur la chaise la plus proche: au dehors Smith attendait au volant de sa voiture, s’impatientant du retard de celui ci.

Homme: Il y a un policier devant ta galerie et je n’ai pas pu m’empêcher de regarder que tu avais fait des bagages. Et là, je ne suis pas…d’accord.

Il avait hurlé ce dernier moment, attrapant Clyde par la gorge. Il put chuchoter à son oreille alors que Clyde commençait à suffoquer:

Homme: Je croyais qu’il y avait un lien privilégié entre nous? Le genre de lien qui exige du respect. Mais tu ne le comprends pas, alors je vais te l’expliquer encore une fois: tu as une chose que je veux, ce qui fait qu’elle est à moi alors si tu as décidé de t’enfuir, je ne vais pas te laisser faire. Maintenant réponds à une question s’il te plait: qu’est ce que tu as dit à la police à mon sujet? Qu’est ce que la police sait sur…

Il ne put jamais finir sa phrase, Clyde lui donna un coup de pieds dans le ventre, se libérant ainsi de la main de fer de ce colosse. Il se mit à crier à l’aide: Smith fut attiré par ces appels au secours et il pénétra de suite dans la galerie.

Smith: Jette ton arme! J’ai dit jette ton arme!

L’homme et Clyde étaient tous deux au sol, dans un enchevêtrement qui ne présageait rien de bon.

Au dehors, Scully venait de se garer: la voiture de Smith était grande ouverte, comme s’il avait abandonné dans la précipitation. Elle se rendit compte qu’elle n’avait pas son arme de service sur elle: elle fouilla dans un boîte à gant et trouva sa deuxième arme, plus légère mais moins efficace en mission. Plusieurs coups de feu la firent paniquée: les vitres de la galerie volèrent en éclat une à une. Une pluie d’éclat de verre s’abattit sur la jeune femme avec force mais elle se dépêcha de pénétrer à son tour sur le lieu du carnage: au sol, Smith baigné dans son sang. Devant elle, l’inconnu la tenait en joug tout en pointant une deuxième arme sur Clyde. Ce dernier semblait complètement paniquée et Scully sut à cet instant qu’un des trois ne sortiraient pas vivant de la galerie.

Scully: Jetez votre arme!
Homme: Jettes la tienne d’abord.

Elle ne fit pas un geste: abandonner son arme ce serait abandonner Clyde. Elle ne voyait aucune solution mais c’était sans compter sur une aide extérieure. Un unique coup de feu se fit entendre: l’homme s’effondra au sol, mort. Scully se retourna et vit DaCosta qui avait réussi à s’introduire par l’arrière de la galerie. La jeune femme appela les urgences tout en prenant le pouls de Smith: il était faible et filant elle sut qu’il était proche de la mort. DaCosta était à ses côtés, parlant à Smith avec douceur, tentant de le rassurer. Mais il fut trop tard: Smith ferma les yeux, sa poitrine retomba. Alors contre tout attente, DaCosta pleura: quelques larmes mais des larmes lourdes de malheur et de peine. Scully lui prit la main:

Scully: Je suis sincèrement désolée.

Aucun mot ne fut proféré: les ambulanciers et les policiers arrivaient, avec Moore en tête.

Moore: Mon dieu quel carnage…

Il baissa la tête lorsque le corps de Smith fut emporté.

Moore: Ce n’est pas vrai. Que s’est il passé ici?

Clyde raconta maladroitement ce qui s’était passé. Mais tous étaient trop secoués pour vraiment comprendre la réalité des faits.

Scully: Clyde venait je vous emmène à l’hôpital.

Surpris, il avait déjà oublié qu’une balle l’avait éraflé au bras: une profonde entaille saignait avec abondance.

Moore: Allez y on vous y rejoint avec DaCosta.


Hôpital Saint Joseph, Montréal:


Docteur: Il avait vraiment eu de la chance, la plaie est assez profonde.
Clyde: Je ne sais pas ce qu’il me voulait…cet…cet homme.
Scully: Je pense qu’il voulait vous ajouter à sa liste de victimes.
Clyde: Je suis vraiment désolé pour l’inspecteur Smith…il essayait de me sauver la vie.

DaCosta ne répondit pas, ses yeux reflétant encore cette détresse de celui qui perd un être cher.

Clyde: Et maintenant?
Moore: Le labo trouvé sur le corps de cet homme la trace de l’ADN de Martin Asher donc…c’est fini.
Clyde: Fini?
Scully: Oui. L’enquête est bouclée.

Moore s’avança pour serrer la main valide de Clyde:

Moore: Vous avez réalisé un acte de bravoure durant toute cette enquête.

Scully la lui serra également, peut être en insistant sur ce geste anodin, et peut être que leurs doigts s’entremêlèrent l’espace d’un instant, se ressaisissant, elle le félicita aussi. DaCosta vit ce geste: il savait que ce soir, il serait de trop partout. Il partit en claquant la porte.


Hôtel Méridien, centre de Montréal:

Scully avait raccompagné Clyde à son appartement et était rentrée à l’hôtel pour tenter d’effacer cette journée. Elle avait commencé à ranger ses affaires, son retour était imminent, même si elle aurait préféré rester ici à Montréal, pour une raison autre que celle de l’enquête. La nuit venue, elle se plongea dans un bain, se prélassant avant de penser à la vie qui l’attendait à quelques heures d’avion d’ici. Des coups à sa porte la sortirent de ses pensées: ce la devait être les fruits qu’elle avait demandé. Sortant de son bain, elle ne prit pas la peine de s’habiller, s’enroulant juste dans une serviette. Lorsqu’elle ouvrit la porte, elle vit que ce n’était pas ses fruits: Clyde se tenait debout face à elle, ses yeux plongeant dans les siens. Aucun des deux n’osa prononcer un mot: il entra et instinctivement Scully recula. Avec une lenteur presque insoutenable, le dos de la jeune femme entra en contact avec le mur. Prisonnière. Sa poitrine se soulevait au rythme de plus en plus rapide des battements de son cœur. Le désir se lisait sur les deux visages: Scully tentait de donner de la cohérence à ses pensées mais son esprit semblait se concentrer sur la lèvre inférieur de Clyde. Ils s’embrassèrent passionnément, ne pouvant refouler leurs pulsions communes. Scully sentit les mains de Clyde sur ses épaules dénudées: il descendit avec douceur, frôlant la naissance de sa poitrine, suivant encore les gouttes d’eau présentes. Il l’embrassa dans le cou remontant jusqu’à son visage qu’il couvrit de baisers brûlants. Sa serviette tombant à terre, Scully ne se sentit jamais aussi désarmée face à u homme: Clyde avait le don de la rendre fragile rien qu’avec si regards si profonds. Sous ces caresses, elle ne put réprimer des gémissements de plaisir. Remontant une de ses jambes le long du corps de Clyde, Scully l’intima de passer à la vitesse supérieure. Sentant contre elle ce qui faisait de lui un excellent amant, elle ne put s’empêcher de mordre avec plus de force le lobe de son oreille. Comme elle s’y attendait il garda cette position: elle passa sa deuxième jambe autour de sa taille et il la souleva, toujours contre le mur. Elle redoutait et pourtant désirait ce moment: il la pénétra et elle poussa un gémissement gorgé de plaisir. C’était un acte bestial et brutal, ils n’étaient plus que deux enveloppes charnelles à la recherche d’un plaisir extrême. La portant encore, il la déposa sur le lit où ils firent l’amour le restant de la nuit. Scully redécouvrait son corps et ses sens en éveil lui rappelaient combien ces moments de jouissance pouvaient être bénéfiques au bien être de son âme tourmentée. Épuisés, ils s’endormirent entrelacés.
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MessageSujet: Re: [Seven]   Mar 1 Aoû - 3:03

Le soleil filtrait par la fenêtre ouverte. Un doux vent faisait se mouvoir les rideaux, ramenant une brise d’une fraîcheur agréable. Scully ouvrit les yeux: Clyde dormait appuyé son épaule, comme un enfant, fut sa pensée. Qu’avait elle fait? Elle regrettait déjà cette nuit car elle savait que cela ne déboucherait sur aucune relation concrète. Elle repensa à cet acte et se rendit compte que ce n’était pas celui de deux êtres qui s’aiment, mais de deux amants peu soucieux des sentiments. Préférant retarder le retour à la réalité, elle le laissa dormir. Elle se leva, recouvrant sa nudité avec son peignoir. Elle marcha jusqu’à la salle de bain, ramassant de ci de là leurs affaires. Lorsqu’elle se plaça face au miroir, elle ne put réprimer un expression de surprise: son cou était plein de sang séché ainsi que le haut de sa poitrine. Elle courut jusque dans la chambre: Clyde s’était retourné, sûrement lorsqu’elle était sortit du lit. Son dos était aussi plein de sang et les draps n’étaient plus qu’une mare rouge.

Scully: On mon Dieu non…

Elle se jeta sur lui et le secoua avec force: il émergea avec lenteur du profond sommeil dans lequel il était plongé. Le forçant à s’asseoir, elle put se rassurer: c’était sa blessure à son bras qui s’était ouverte et qui saignait à nouveau avec abondance.

Scully: Viens je t’emmène à l’hôpital.

Hôpital Saint Joseph, Montréal:

Docteur: Je dirais que certains points de suture ont sauté pendant la nuit…Il va falloir que je vous les refasse.

Clyde sourit mais Scully elle, semblait plus gênée qu’autre chose. Le médecin partit chercher de quoi désinfecter la blessure ainsi qu’un kit de suture. Clyde tendit sa main pour que la jeune femme s’approche: il l’embrassa avec passion mais au fond d’elle même, Scully ne s’était jamais sentie aussi mal.


Clyde: Ils ont des tableaux là bas?
Scully: Pardon?
Clyde: Chez toi à Washington?
Scully: Oui…pourquoi?
Clyde: Je pense que je pourrai ouvrir une galerie sur place…pour être près de toi…

Scully se recula: son portable sonnait mais c’était l’annonce de la nouvelle qui la paralysait. Attrapant son téléphone, elle décrocha. Entre temps le médecin était revenu pour s’occuper du bras de Clyde. Scully prit son sac et raccrocha:

Scully: Je suis désolée Moore et DaCosta ont besoin de moi…ils m’attendent à l’étage.
Clyde: Tu me rejoints à ma galerie dès que tu as finis?
Scully: Je…oui.

Elle partit aussi vite que possible. D’habitude c’était elle qui voulait s’engager dans une véritable relation mais là elle ne pouvait assimiler cette nouvelle. Il voulait rentrer avec elle à Washington alors qu’ils se connaissaient à peine depuis une semaine. Des souvenirs de leur nuit s’infiltraient en elle et elle les refoula, se disant qu’elle venait de commettre la plus belle erreur de sa vie. Elle monta à la morgue, là où on l’attendait. Sous le draps, elle présuma que c’était le corps du tueur: Moore avait appelée Mrs Asher pour qu’elle vienne leur dire si c’était bien Martin, son fils. Elle entra, répugnée par cet endroit. C’était la deuxième fois de sa vie qu’on lui demandait de venir identifier un corps. Scully souleva le corps afin qu’elle puisse confirmer leur supposition. Comment pouvait elle réellement savoir puisqu’il changeait d’identité depuis bientôt 18 ans? Elle tendit la main pour soulever une des paupières froide et blafarde mais avant que son geste puisse s’accomplir, la voix de DaCosta se fit entendre:

DaCosta: Ici on touche pas les corps.
Mrs Asher: Je toucherai à ce que je voudrais.

Sa voix brisée refroidit DaCosta, elle repartit s’asseoir dans son coin, restant spectateur de cette scène. Mrs Asher souleva une des paupières et scruta l’œil. Alors Scully se souvint de leur premier entretien lorsque Mrs Asher avait insisté sur les yeux de Martin. La vieille femme s’éloigna, et fit un signe de tête négatif: ce n’était pas Martin Asher. Elle sortit, le cœur mutilé. DaCosta, Moore et Scully restèrent plongés dans un silence abyssale. Scully devait en avoir le cœur net, elle se précipita à la suite de la vieille femme pour lui parler mais lorsqu’elle arriva, la porte de l’ascenseur s’était déjà refermée. Mrs Asher pleurait en silence: à nouveau elle avait cru pouvoir faire le deuil de ce fils infâme et à nouveau ses espoirs étaient morts. Ce qu’elle ne vit pas, c’est qu’elle n’était pas seule:

- Bonjour mère.

Cette voix. Combien de fois l’avait elle entendu? Elle se retourna, son corps secoué de tremblements. Il était là devant elle, presque méconnaissable. Quelle identité avait il volé pour ressembler à cet homme? Elle voulut appuyer sur un des boutons mais il l’en empêcha, bloquant la descente de l’ascenseur.
Scully avait beau appuyer sur les boutons, rien ne changeait: Mrs Asher était elle coincée? Elle décida d’utiliser les escaliers de services. Pendant ce temps, la vielle femme vivait ses dernières minutes:


- Tout ce que je te demandais maman, c’était de t’aimer. Mais…tu m’en as empêché. C’était toujours Reese…moi j’aurai pute aimer pour toujours mais tu as tout gâché…Tu as gâché toute ma vie.
- Je crois que tu ne me fais plus peur Martin…

Scully dévalait les marches à une vitesse ahurissante: enfin elle arriva au rez de chaussée. Elle se plaça devant l’ascenseur qui était en train de s’ouvrir, lui offrant le spectacle le plus abominable qu’elle n’ait jamais vu. Il se leva devant ses yeux ébahis, appuya sur un bouton afin de descendre au sous sol. Scully ne bougeait plus, elle était en train de mourir, du moins la douleur qu’elle ressentait était proche de celle de la mort. Au loin , elle entendit une voix:

Moore: Dana? Dana?

Elle se retourna pour avancer vers Moore et DaCosta qui se dirigeaient vers elle: ses jambes fléchirent et c’est DaCosta qui l’empêcha de s’effondrer au sol.

Moore: Dana? Parles!
Scully: Clyde…c’est lui…Martin Asher est Clyde…
Moore: Quoi?
Scully: Dans l’ascenseur…il est descendu au sous sol.

Moore et DaCosta se levèrent en même temps, utilisèrent les escaliers et lorsqu’ils arrivèrent en bas ils virent par la porte ouverte le corps de Mrs Asher baignant dans son sang. Moore s’empara de son téléphone:

Moore: Prévenez tout le monde! Bloquez toutes les issus, tous les couloirs!

Dans un coin, DaCosta trouva les habits de Clyde tachés de sang.
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MessageSujet: Re: [Seven]   Mar 1 Aoû - 3:04

Island Of Art, Montréal:

Des dizaines de policiers pénétrèrent dans la galerie en défonçant la porte, suivis par Moore et DaCosta.

DaCosta: Alors vous nous faites pas assez confiance à nous, vous l’appelez elle et elle couche avec le tueur?
Moore: L’enquête était close, elle n’a rien fait de mal.
DaCosta: Conneries. Dites ça à Smith. Vous vous souvenez de Smith, vous savez ce pauvre mec qui est allongé à la morgue.
Moore: Je sais ce que tu ressens.

Scully avait tout entendu, les yeux rougis elle était debout et attendait.

Scully: Si vous avez quelque chose à me dire, dites le moi.
DaCosta: Pardon? Qu’est ce que vous êtes en train de me dire?

Il s’approcha d’elle, plus menaçant que jamais.

Scully: J’ai dit que si vous aviez quelque chose à me dire…

Elle ne put répondre: la gifle lui coupa le souffle. Portant une main à sa joue, elle le regarda les yeux remplis de larmes. Moore hurla contre DaCosta, puis le calme revient. Les larmes de Scully coulaient sur sa joue meurtrie mais elle n’en voulait pas à DaCosta: à ce moment elle avait honte d’elle, de son corps. Elle se sentait souillée, pire elle prenait sa nuit dernière comme un viol.
Moore prit le dossier où se trouvait les photos de l’homme de la morgue, celui qu’ils avaient pris pour le tueur.


Moore: Il s’agit de Christopher Harts, un camé et trafiquant d’art. Clyde Duval volait des tableaux qu’il revendait et on a trouvé des preuves attestant qu’il ne payait pas Harts. Tout ce que cet homme voulait, c’était son argent…plus de 100 000 dollars. Il n’avait rien à voir dans l’histoire du tueur en série.

La sonnerie d’un portable les firent tous sursautés: d’un geste las, Scully décrocha. Ses mains tremblaient et son inconscient savait au plus profond de lui même qui était au bout du fil.

Clyde/Asher: Salut.

Un blanc. Infini. Un silence de mort.

Clyde/Asher: Tu es là? Tu sais qui je suis?
Scully: Martin Asher…
Clyde/ Asher: Dana, dis moi une chose…tu n’as quand même pas craqué pour Clyde Duval? Une femme aussi belle que toi, qui autant de pouvoir que toi ne tombe pas amoureuse d’un pauvre type qui vend des tableaux, non? Cet homme n’était rien…je ne lui ai pas pris sa vie, non je l’ai juste vécu. C’est la meilleure chose qu’il lui soit jamais arrivé. Tu l’as regardé lui mais tu m’as vu moi et moi je t’ai regardé et je t’ai vu toi. Tu es belle, tous les deux nous sommes pareils. J’ai raison, non?
Scully: Non.
Clyde/ Asher: Je t’assure que j’ai raison. Après notre nuit, je me sens tellement mieux. Tout continu de fonctionner normalement…A plus tard Dana…

Scully jeta le téléphone qui partit se fracasser à l’autre bout de la galerie. Un policier vint à leur rencontre:

Policier: On a une piste, il a utilisé la carte de Morin il y a environ trois heures pour un billet de train pour Tomenbory.
Moore: Faites bloquer toutes les issus de la gare. DaCosta avec moi.

Avant de partir, DaCosta, rongé de remords se dirigea vers Scully: elle était de dos et lorsqu’il posa sa main sur son épaule, elle sursauta. Que lui voulait il?

DaCosta: je voulais m’excuser…c’est la première fois de ma vie que je frappe une femme…je suis désolé.
Scully: Tue le.

Toute sa haine s’était déversée dans ces deux mots. Moore et DaCosta embarquèrent dans l’hélicoptère, direction Tomenbory. La gare était pleine de monde, une fourmilière où chacun pouvait passer inaperçu. Ils eurent beau être aidé par la police, ils ne trouvèrent pas Martin Asher: il était trop tard, il était à nouveau perdu quelque part dans la nature.

Commissariat, Montréal:

Le soir même, Scully était dans la petite salle qui avait servie à l’interrogatoire de Clyde Duval. On lui avait demande de rester là en attendant. En attendant quoi? Qui? On la traitait comme une criminelle. Était elle une victime? Le miroir sans tain lui renvoyait son propre reflet: ses yeux gonflés par les larmes révélaient une détresse sans nom. La porte s’ouvrit enfin: tout un comité s’était déplacé pour elle dont à la tête se trouvaient Skinner et…Mulder. Que faisaient ils là? La honte s’empara d’elle et elle attendit que les paroles tombent.

Skinner: Agent Scully, vous…vous allez bien?

Scully ne proféra aucune réponse.

Moore: Dana je suis désolé, suite à un certain coup de fil j’ai été dans l’obligation de prévenir votre supérieur hiérarchique.

La jeune femme se tourna vers Mulder: et lui pourquoi était il venu? Tout chez lui la révulsait à ce moment: ce regard inquisiteur, sa façon de se tenir et cette sorte de supériorité qui l’agaçait tant.

Skinner: Je suis désolé, je dois vous lire le courrier que j’ai reçu ce matin vous concernant: « Suite à l’examen des antécédents de l’agent spécial Dana Scully, le service des responsabilités professionnelles a décidé d’émettre une lettre de licenciement concernant un grave manque de discernement et une conduite inconvenante pour un agent fédéral. Le Bureau est attristé par la perte d’un agent de votre envergure mais nous sommes certains que cette décision est la meilleure pour les deux partis concernés ».

A nouveau le silence s’installa.

Scully: Je crois que je n’ai plus rien à faire ici. Merci du déplacement inutile.

Elle sortit le plus vite possible mais au détour d’un couloir, Mulder la rattrapa:

Mulder: Comment as tu osé?
Scully: Pardon?
Mulder: Tu as passé la nuit avec…avec le tueur.
Scully: Je crois que cette histoire ne regarde que moi.
Mulder: Mais tu ne comprends pas? Tu viens de te faire virer Dana!
Scully: Tu crois que je n’en suis pas consciente? Que je ne souffre pas assez?
Mulder: Que s’est il passé durant mon absence?
Scully: Je n’ai pas envie de parler.
Mulder: Tu ne m’as pas appelé une fois.
Scully: Je n’avais pas le temps.
Mulder: Je veux bien te croire, tu devais être bien occupé.

Elle voulut s’enfuir, ne plus l’écouter: il ne pouvait pas la comprendre et sa présence était plus que désagréable.

Scully: Va t’en.
Mulder: Que comptes tu faire?
Scully: Oublier tout ça le plus vite possible.

DaCosta avait suivi la scène de loin: la jeune femme semblait dépitée et furieuse et au fond de lui même il voulait l’aider.

DaCosta: Agent Scully?
Scully: Oui?
DaCosta: Puis je vous raccompagner? Vous avez passé une journée éprouvante et cela ne sert à rien que vous vous fatiguiez dans des discussions aussi vaines.
Scully: Merci mais je vais entrer seule.
Mulder: Cela te changera.
Scully: Pardon? Dois je comprendre que je ramène beaucoup d’hommes chez moi?
Mulder: regarde toi tu as passé la nuit avec le tueur alors excuse moi d’émettre des remarques.
DaCosta: Vous êtes qui pour lui parler de cette manière?
Mulder: Et vous vous êtes qui?
Scully: DaCosta, voici l’agent Mulder mon ancien coéquipier.
Mulder: Ancien…tu peux être heureuse d’être encore vivante.
DaCosta: Si on a besoin de vos commentaires, on vous préviendra.
Scully: Arrêtez tous les deux. DaCosta déposez moi à mon hôtel s’il vous plaît.
Mulder: d’accord de mieux en mieux…ne comptes plus sur moi Scully.
Scully: Désolée mais là j’ai besoin de tout sauf d’entendre des remontrances.

Elle partit avec DaCosta, plus pour pouvoir s’éloigner de Mulder que pour être en compagnie de cet homme. Ce qu’elle voulait, c’était faire ses bagages et rentrée chez elle. Pour réfléchir à son avenir. Ou pour se morfondre dans son passé. Pas un mot ne fut échangé dans la voiture, DaCosta respectant la prison de colère et de tristesse dans laquelle se trouvait Scully. Lorsqu’ils arrivèrent et sans vraiment savoir pourquoi, elle éclata en sanglots.

Scully: Je suis désolée…je vais y aller.
DaCosta: Attendez.

Sa voix était douce, comme le jour où il avait susurré ses mots si merveilleux à son oreille.

DaCosta: Je voulais m’excuser pour mon comportement. J’ai été horrible avec vous dès le début de l’enquête. Ce que vous avez fait avec…Clyde ne me fait même pas de ma parce que je sais combien il est manipulateur.
Scully: Avec lui je me sentais faible…fragile. Il me désarmait rien qu’en me regardant…et je me suis laissée faire.
DaCosta: Venez, je vous accompagne jusqu’à votre chambre.

Elle se laissa faire, ses jambes tremblaient à chaque pas et l’aide de DaCosta n’était pas inutile. Il l’installa dans son lit et tenta de la rassurer. Alors qu’il allait partir, elle le rappela:

Scully: Restez s’il vous plait.
DaCosta: Je…
Scully: Je sais que je vous demande beaucoup mais j’ai peur…de lui. De moi.
DaCosta: Je vais rester.
Scully: Merci.

Il s’assit dans le fauteuil près du lit et instinctivement attrapa la main qu’elle tendait.

Scully: Je me déteste en cet instant…et vous vous êtes là pour moi. Après tout le mal que je vous ai fait.
DaCosta: Il faut savoir surmonter certaines barrières.

Elle serra avec plus de force sa main. Mue par un sentiment de compassion, il s’installa à côté d’elle dans le lit, pour la prendre dans ses bras. Cette femme allait vivre une descente aux enfers et il ne pourrait rien pour elle. Il s’approcha de son oreille et commença à chanter une chanson à la douce mélodie, aux sonorités chaudes de l’Espagne. Il chantait à voix basse, chuchotant presque. Elle se sentit rassurer et se laissa bercer par les paroles étrangères à ses oreilles mais non étrangères à son cœur:

« Una palabra no dice nada
Y al mismo tiempo lo esconde todo
Igual que el viento que esconde el agua
Como las flores que esconden el lodo


Una mirada no dice nada
Y al mismo tiempo lo dice todo
Como la lluvia sobre tu cara
O el viejo mapa de algún tesoro.


Una verdad no dice nada
Y al mismo tiempo lo esconde todo
Como una hoguera que no se apaga
Como una piedra que nace polvo.

Si un día me faltas no seré nada
Y al mismo tiempo lo seré todo
Porque en tus ojos están mis alas
Y está la orilla donde me ahogo,
Porque en tus ojos están mis alas
Y está la orilla donde me ahogo. »


Scully s’endormit enfin, une dernière larme coulant le long de sa joue. Très tôt, bien avant que le jour se lève, le portable de Scully se mit à vibrer: émergeant de son sommeil elle décrocha en veillant à ne pas réveiller DaCosta qui dormait à poings fermés. Elle parla quelques minutes puis raccrocha, perdue. Elle prit un morceau de papier et écrivit quelques lignes pour DaCosta. Elle rangea dans un silence parfait ses quelques affaires et partit.
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MessageSujet: Re: [Seven]   Mar 1 Aoû - 3:05

Ile Bolsher, Nord du Canada:

Le 4*4 noir se gara devant la seule épicerie de l’île. Le froid hivernal fit frissonner la frêle jeune femme. Sa maison étant trop éloignée de la ville, elle était obligée de venir chercher son courrier dans l’unique endroit de la civilisation. Elle pénétra dans la petite épicerie, et la gérante la salue avec chaleur.

Sarah: Tu n’aurais pas dû te déplacer Dana, je t’aurais ramener ton colis en fin d’après midi. Dans ton état…
Scully: Je ne suis pas en sucre…et puis quitter ma maison me fait du bien aussi.

Cela faisait sept mois que Scully s’était réfugiée dans cette île presque inhabitée. Elle attrapa le colis et le soupesa: c’était ce qu’elle attendait depuis si longtemps.

Sarah :Je te trouve merveilleusement belle….Mais je soutiens que tu devrais arrêter de prendre ta voiture.

Scully posa une main sur son ventre rebondi et sourit à son amie qui s’inquiétait pour elle.

Scully: Je t’assure que je ne me suis jamais sentie aussi bien.
Sarah: Fais attention sur la route.
Scully: Promis.

Le jeune femme se dépêcha de rentrer chez elle: l’air glacial semblait s’infiltrer dans tout son être. Arrivée chez elle, elle alluma un feu de cheminée et mit en route sa bouilloire pour se préparer un thé. Montant à l’étage, elle troqua ses habits froids pour un pull et un cache cœur en laine ainsi qu’un pantalon noir large, beaucoup plus agréable que sa salopette. Elle déposa dans la nouvelle chambre le colis: en plus des deux petits lits en bois, des rideaux ornés d’animaux de la jungle et de la table à langer, elle pouvait dès à présent rajouter une lampe représentant deux lunes entrecroisées où un ourson dormait à poings fermés. Une main dans son dos, elle se mit à descendre avec lenteur les marches du rude escalier de bois brut, pour aller verser son thé. A peine fit elle un pas dans la cuisine, qu’elle le vit. Là, devant elle. Faisant demi tour, elle courut jusqu’à la porte mais il la claqua avant qu’elle ne puisse faire un pas au dehors. Il s’approcha d’elle, lui prit la main et l’obligea à s’avancer vers lui.

Asher: Je t’ai fait peur? Excuse moi. Viens t’asseoir.

Il tirait sur son bras avec vigueur, voulant qu’elle s’installe sur une des chaises.

Asher: Tu faisais du thé? Tu en veux une tasse?

Scully était en pleine panique, des larmes de haine coulaient déjà de ses yeux bleus azurs.

Asher: Dis moi tu n’as pas peur d’être ici, toute seule?

Que pouvait elle répondre? Elle cherchait tout autour d’elle ce qui aurait pu ressembler à toute forme d’arme. Ses yeux s’attardèrent sur la poche arrière du jeans de Asher: le garrot dépassé. Le tueur avait retrouvé son arme.


Asher: Tu sais j’ai suivi toute cette histoire…de ton licenciement à Washington. Ils avaient de la chance de t’avoir. Beaucoup de chance. Et puis d’un coup tu as disparus, évanouie dans la nature. Tu devais vraiment avoir honte pour venir te cacher ici. Tu sais que je n’ai pas eu trop de mal à te retrouver? Ce qui est bien que ta charmante maison est éloignée, il n’y a jamais de flics dans la coin. Tu ne passes même pas de coup de téléphone.

Il déposa la tasse brûlante devant elle: avant qu’elle ne puisse l’attraper, il sentit ce qu’elle allait faire.

Asher: je la laisse refroidir, je ne veux pas prendre de risque. J’en étais où déjà? Ah oui. Et puis j’ai vu que ton ventre s’arrondissait: j’ai compris que c’est moi que tu attendais. Ce sont des garçons n’est ce pas? Des jumeaux? J’adore aller dans leur chambre: elle est déjà si pleine d’amour et de chaleur humaine. Je peux les imaginer là, en train de jouer, de s’amuser…toi et moi les regardant. Toi et moi. On peut repartir à zéro. On peut le faire.

Scully, le visage ravagé par les larmes fit non de la tête.

Asher: Pardon?
Scully: Je…je ne veux pas.

Elle reçut la gifle la plus violente de toute sa vie: elle glissa de sa chaise, se rattrapant de justesse au meuble le plus proche. Une main protectrice restait devant son ventre, mais son corps entier appelait déjà à la souffrance. Asher tenta de la prendre dans ses bras ayant retrouvé sa voix douce.

Asher: je suis désolé, excuse moi. Ce sont nos bébés…
Scully: Ce ne sont pas tes bébés…ce sont ceux de Clyde Duval, je ne sais pas qui tu es.

Il la jeta de toutes ses forces: elle atterrit à plat ventre, un cri de douleur se fit entendre.

Asher: pourquoi tu dis cela?

Scully se reculait le plus vite possible, toujours au sol.

Asher: Pourquoi m’as tu dit cela?

Il détachait avec soin chaque mot de sa phrase.

Asher: Retire ça tout de suite.
Scully: D’accord je le retire, je n’ai rien dit, ce n’est pas vrai.
Asher: Voilà qui est mieux. Remet toi debout maintenant. J’ai dit: remet toi de bout.

Pleurer sa douleur était tout ce qui restait pour Scully. Elle se releva, à bout de souffle. Il avança vers elle et elle recula. Avec une lenteur insoutenable, son dos toucha une armoire.

Asher: Tu vas bien?
Scully: Oui.
Asher: Dis moi: ce sont les bébés de qui? Les miens?
Scully: Oui.
Asher: Embrasse moi.

Elle ne sortirait jamais vivante de cette maison. Devait elle se plier à ses exigences pour sauver sa vie? Relevant le visage, révulsée par cet homme, elle approcha ses lèvres des siennes mais au dernier moment elle se détourna dans un cri de dégoût. Il la repoussa à terre, déversant à son tour sa colère sur cette femme fragile. Il attrapa son objet fétiche, celui qui depuis des années l’aidaient à prendre la vie des autres: il déroula le fin fil et le passa autour du cou de Scully, la forçant à se relever. Il serrait ce cou d’une blancheur virginale avec une force quasi insoupçonnée, il l’entendait suffoquer et retirait de ce moment une exaltation inqualifiable.
Asher: Je veux juste que tu m’embrasses. Tu n’as pas peur, non? Je ne vais pas te tuer.

Scully n’avait qu’un objectif: la paire de ciseaux posée à claques mètres d’elle. Elle fallait qu’elle arrive à avancer. Se raccrocher à cet espoir.

Asher: Je veux juste que tu t’évanouisse. D’ailleurs tu dois déjà avoir des vertiges. C’est normal, détend toi. Tout ira bien.

Le bras de la jeune femme toucha le rebord de la table: ses doigts tendus tentaient d’attraper les ciseaux. Mais déjà son esprit ne pouvait plus rien commander à son corps: il lâcha la pression sur son cou. Elle tomba, entraînant la chute des ciseaux dans son sillage.

Asher: Viens donne moi ça. Donne les moi.

Cacher son jeu. Feinter. Calculer. Devenir l’égal du tueur. Scully se releva avec agilité, les ciseaux en main, les tenant devant elle: ce n’était qu’une mince protection mais c’était tout ce qu’elle avait. Elle donnait des coups en avant, le forçant à rester loin d’elle.

Asher: Calme toi!

Il réussit à éviter un coup adroit, attrapant Scully et la retournant pour qu’elle soit dos à lui. Elle se débattait comme une furie mais rien n’y faisait.

Asher: Qu’est ce qui ne va pas chez toi? Quel est ton problème?

Il allait la tuer. Mourir au fin fond d’une île Canadienne. Elle savait que ce n’était pas son destin. Pas le sien.

Asher: Tu vas te calmer maintenant? Je ne veux pas te faire de mal. Tu t’arrêtes?
Scully: Oui je t’en prie.

Un cri sourd déchira cette fraîche journée d’hiver: il planta les ciseaux dans son ventre dans un geste barbare et dénué d’humanité.

Asher: Tu ne peux pas avoir ces bébés.

Toujours dos à lui, elle était pliée en deux.

Asher: Compris?

Elle ne lui répondit pas: se retournant, elle lui planta à son tour les ciseaux mais en plein cœur. Il ne cria pas: ses yeux surpris allaient de sa plaie ensanglantée au ventre de Scully.

Scully: Oui je sais que je ne peux pas les avoir.

Martin Asher tomba à genoux à terre, emprisonné dans une souffrance abominable. Il regardait Scully qui s’était légèrement reculée.

Scully: Tout ce que tu as vu, j’ai voulu que tu le vois.

Alors savourant la multitude de sentiments qui s’affichaient sur le visage de Asher, Scully releva son pull et détacha l’énorme faux ventre qui avait été fait sur mesure. Elle le jeta tout près de lui et le regarda mourir. Sa poitrine ne se souleva plus dans ce rythme irrégulier et désordonné, et ses yeux se fermèrent. C’était fini. Fini.
Elle s’éloigna et monta à l’étage chercher le portable qu’elle avait caché. Elle composa un premier numéro:


« Moore? Oui c’est moi Dana. Oui je vais très bien: c’est terminé, il est arrivé aujourd’hui. Préviens le bureau et envois ici une équipe. A plus tard ».


Sept mois de filature, seule sur cette île avait réussi à achever le tueur voleur de vie. Elle appela une deuxième personne et tomba sur la boîte vocale:

« Mulder, c’est moi. Tu devrais aller voir Skinner, il t’expliquera la raison de ma soudaine disparition. Je m’excuse pour tout le mal que j’ai pu te faire. Je suis sincèrement désolée. Promets moi de prendre soin de toi. »


Le faux licenciement, sa furtive disparition en pleine nuit: tout avait été calculé pour attraper Martin Asher. Sept mois où elle s’était remise en question, avait réfléchi à ce qu’elle désirait pour son avenir, vivant dans la peur constante que cette mission aboutisse à un deuxième échec. Une voiture de police si fit entendre au loin: elle pouvait enfin partir. Reprendre le cours de sa vie, là où elle l’avait subitement arrêté. Elle rangea des affaires dans son grand sac de voyage et composa un dernier numéro:

« DaCosta? Tu peux venir me chercher à l’aéroport?»



Fin
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