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 A n'importe quel prix [ Terminée ]

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Helo

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MessageSujet: A n'importe quel prix [ Terminée ]   Dim 13 Aoû - 17:03

Auteur: Hélo
Date: 13 Aout ...
Résumé: Une mission d'infiltration. Des complots. Mulder et Scully ( il vaut mieux si c'est une fic sur x-files mdr )
Commentaire: Ce n'est que ma deuxième fic. Alors j'aimerais vos avis sincères. En esperant que vous allez aimer.
Avertissement: Je ne m'appelle ni Julia, ni Polly, ni Jen donc ne vous attendez pas a un chef d'oeuvre lol!




** A n'importe quel prix **



La sonnerie du téléphone retentit. Une fois. Deux fois. Trois fois. Il décrocha. Son visage se figea. Sa voix se brisa. Avait-il bien entendu ? Il s’asseya à même le sol. Son corps glissa lentement le long du mur. La culpabilité s’infiltra dans tout son être. Elle s’introduisit par sa tête pour finalement accéder au cœur. Son cœur meurtrit par cette nouvelle. On l’attendait a la morgue dans moins d’une heure. Il dépendit son manteau et attrapa ses clés en plein vol.
Dehors le paysage lui sembla déteint. Telle une fleur fanée et séchée du mois de Décembre. Les branches des arbres étaient tombées et ceux-ci paraissaient nus. Désarmés. Tout comme Mulder en cet instant. Pourquoi l’avait-il laissée partir ? Elle se montrait forte. Pourtant ici, rien n’était simple et facile. La chaleur dominait cette ville. Plus de 50 degrés à l’ombre. Washington lui manquait. La froideur des mois hivernaux lui manquait terriblement. La simplicité et le bruit lui manquaient. Il avait le mal du pays.
Il arriva devant le lieu le plus délabré qu’il lui ai été donné de voir. Un hôpital. Ironie du sort et vérité criante, ce tas de ruines était un hôpital. Preuve qu’ils étaient en sous-effectif. Ils souffraient atrocement du manque moyens. Même les besoins de base, les puissances mondiales étaient incapables de leur apporter. Manque de capacités ou manque d’envie ?
Il regretta tout. Tout depuis ce jour où Skinner les avait convoqué pour une nouvelle enquête spéciale, avait-il dit. Spéciale c’était certain qu’elle l’avait été. Tout ça pour en arriver à quoi ? A la mort de Scully. Drôle façon de mourir en soi. Elle était morte pour son pays. Son pays qu’elle détestait par dessus tout. Trouver la mort en mission. Cette idée l’avait toujours terrifié. Comment allait-il l’annoncer a sa famille ? Comment allait-il se le pardonner ? Il n’y parviendrait certainement jamais. Tant de questions de bousculaient en lui. Il essaya en vain de se concentrer sur sa marche. A l’accueil, on lui indiqua que la morgue se trouvait au sous-sol. L’infirmière lui sourit. Sourire de compassion. Sourire blasé. Sourire froid. Sourire qui le répugnait au plus haut point. Ils arpenta ces couloirs avec une démarche impassible. Un médecin arriva à sa hauteur. Lui serra la main. Et l’emmena dans une autre salle. Toujours aussi impersonnelle. Des dizaines de tables étaient allongées symétriquement. Des draps bruns recouvraient maladroitement les cadavres. Ils avancèrent d’un pas las et lent. Mulder chercha une ébauche d’humanité dans le regard de cet homme, mais il n’y vit rien. Il était devenu indifférent face à tant d’horreurs. Sûrement qu’avec le temps, une indifférence se serait aussi infiltrée en lui. Il fixa Mulder droit dans les yeux. Puis tira d’un geste brusque sur le drap. L’image le percuta immédiatement. Elle avait été sauvagement assassinée. La présence de déchirures sur ses mains et ses pieds l’écœura. Il n’arrivait même pas à envisager la possibilité que Scully s’était faite torturée. L’homme remarquant le trouble de Mulder, intervint.

- Elle a probablement était crucifiée. Ici beaucoup de groupes pratiquent ce genre de pratiques plutôt … barbares.
Les larmes commencèrent à couler. Pas seulement des larmes de tristesse. Des larmes de dégoût. De honte. D’indignation.
L’infirmier décida que cet homme avait besoin d’être seul. Il fallait qu’il fasse son deuil. Qu’il comprenne. Mulder regarda une dernière fois son amie, puis tourna le dos. La porte se fermera sur un bruit sourd. Tout son passé claqua avec cette porte. Pendant un court instant, un silence pesant occupa la salle. Un silence de mort.
Cette fois-ci, il traversa les pièces a vive allure. Il courait. Courait à s’en décrocher la poitrine. Il fallait qu’il respire de l’air frais. Il poussa la porte d’entrée d’un geste vif. A l’extérieur, il s’agenouilla et reprit sa respiration. Il n’eut pas le temps de se relever, qu’il était déjà penché au dessus de la falaise, vomissant tout sa haine.

Il rentra chez eux. Chez eux. C’était leur maison. Il se remémorait chaque souvenir. Chaque moment passé à ses côtés. Quand elle était entrée pour la première fois et qu’elle avait hurlé de joie. Quand ils avaient fait l’amour la première fois dans ce lit. Leur lit. Quand ils avaient scellé un accord. L’accord d’être ensemble pour toujours.
Plus jamais il ne pourrait vivre ici. Pas sans elle.
Skinner l’avait prévenu que l’avion qui allait rapatrié le corps de Scully vers les Etats-Unis serait à 21h46. Lui, il avait pris la décision de rester ici. Sa quête était devenue de venger la femme qu’il aimait. Découvrir qui l’avait tuée. Mais pour cela il fallait qu’il trouve l’homme qui était avec Scully juste avant sa mort. Leur collègue. Leur ami. Justin.

Tout avait commencé dix mois plus tôt à Washington.


Dernière édition par le Sam 9 Sep - 22:37, édité 1 fois
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Helo

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MessageSujet: Re: A n'importe quel prix [ Terminée ]   Mer 16 Aoû - 1:32

Tout avait commencé dix mois plus tôt à Washington.

- Mulder on va encore être en retard à la réunion …
- Je me dépêche !
Ils quittèrent le bureau des affaires non-classées pour monter a l’étage supérieur. Skinner les attendait pour une réunion déterminante sur l’avenir de leurs carrières. Sur l’avenir de leurs vies. Tous les grands patrons étaient présents.
- Agent Mulder, agent Scully. Asseyez-vous.
Il leur désigna les deux sièges vacants devant eux.
- Je pourrais savoir pourquoi nous sommes là ?
- Nous avons une mission pour vous. Elle est très …spéciale. Et demande beaucoup de savoir-faire sur le terrain.
- En quoi consiste-t-elle ?
- Il y a six moi de ça, nous avons envoyé un de nos agent en mission d’infiltration au Kenya. Il est mort. Nous aimerions comprendre pourquoi.
- Au Kenya ? Quelle était sa mission ?
- Infiltrer un groupe de personnes.
- Quel genre de personnes ?
- C’est précisément là qu’intervient le service des affaires non-classées. Disons que la population se plaignait d’être possédée par une espèce de force surnaturelle.
- Depuis quand le FBI s’intéresse au cas de possession ? Et encore moins au Kenya !
- Agent Mulder. Je vois que vous n’avez pas perdu votre arrogance.
- Alors quelle est la vraie raison de votre intérêt soudain pour le Kenya ?
Ils hésitèrent. Se jetèrent des regards furtifs.
- Un de nos agents était en mission humanitaire là-bas. Il était devenu complètement fou. Ses propos avait perdu tout soupçon de cohérence. On l’a assassiné. Nous avons alors envoyé un de nos agent en mission d’infiltration. Et il lui est arrivé le même sort tragique. Ces deux agents étaient très haut placés et étaient voués à un avenir plus que prometteur…
- Tandis que nous, si on meurt, on ne manquera à personne.
- Agent Mulder ! Je crois que vous et l’agent Scully êtes les plus aptes pour cette mission.
- Combien de temps ?
C’était elle qui venait de prendre la parole pour la première fois. Femme forte. Toujours prête à tout. A prendre des risques. A mettre sa vie en jeu.
- Nous ne savons pas vous dire à l’avance. Un certain temps. Mais laissez moi vous dire que ça serait un bond énorme pour votre carrière, ainsi que pour celle de l’agent Mulder. Une occasion pareille ne se représentera pas deux fois.
- Vous vous fichez pas mal de ma carrière ! Ainsi que de celle de l’agent Scully !
- Vous acceptez ou vous refusez ?
Mulder et Scully se regardèrent. Plus que ça, il se fixèrent droit dans les droit. Cherchant une réponse dans le regard de l’autre. C’est Mulder qui prit la parole.
- On décolle quand ?
- Ce soir à 23heures. Un briefing vous sera fait dans l’avion par l’agent qui vous accompagne là-bas. Justin Wales. Il connaît le Kenya mieux que quiconque ici.
Ils se dirigeaient vers la sortie quand Kersh les fit sursauter.
- Oh et bien sûr. Cette affaire est classée top secrète.
- Bien sûr !
Dans le couloir, personne n’osa briser le silence. Ce n’est qu’une fois dans leur bureau qu’ils reprirent une conversation normale. Tout du moins normale pour les affaires-classées.
- C’est de la folie Mulder !
- Tu ne m’as pas contre-dit je te signale …
- Oh ne viens pas me dire que tu ne rêves pas de cette enquête ? Elle est même trop parfaite pour être vraie.
- On va devoir apprendre à vivre ensemble.
- Pardon ?
- Tu ne crois quand même pas qu’ils vont nous envoyer là-bas séparément ?
Il prit le soin de délecter chaque syllabe de ce dernier mot.
- Tu ne changeras jamais !
Elle laissa échapper un fou rire malgré elle. Ce fut une de leurs dernières conversations sur ce territoire.


Vingt-quatre heures plus tard, ils atterrissaient sur le sol africain.



- Donne-moi ta main.
- Mulder …
- Tu ne te rappelles pas ce qu’à dit Justin ? On est mariés alors faisons comme-ci.
- Je te jure que j’aurai ma vengeance !
- Oh mais j’y compte bien … chérie.
Un nouvel éclat de rire s’empara d’eux.
Le calme avant la tempête.

Il quittèrent l’aéroport en 4*4. Arpentant les routes désertes. Ils étaient loin d’être préparés à la vision qui s’offrait a eux. Personne ne l’est jamais. Le mot misère était trop faible, beaucoup trop faible, pour désigner l’état dans lequel les gens vivaient ici. Justin commença a parler. Trouvant ce silence beaucoup trop pesant. Désagréable.

- Lui c’est Jomo. Il fait tous les jours 30 kilomètres avec sa mère pour aller chercher ses médicaments au centre.
Il désigna du bout des doigts un garçon âgé d’à peine douze ans. Soutenant sa mère par le bras.



- Voilà votre maison. Vous êtes donc Sarah et Alex Taylor. Vous êtes ici en tant que diplomates anglais envoyés par Sa majesté pour vérifier que les aides humanitaires envoyées par votre pays sont utilisées à bonne escient
- Oh juste ça ! Notre but étant ?
- De découvrir comment vos deux collègues sont morts. Kersh compte donc sur votre discrétion.



Mulder était plongés dans ses souvenirs. Regardant chaque photo. Chaque photo où on voyait Scully. Scully … Ce nom retentissait encore dans sa tête. Il y résonnerait toujours.
Son portable vibra. Le numéro de la police locale s’afficha.
- Monsieur Taylor. Ici l’agent de police Ocytco. Nous avons du nouveau concernant la mort de votre femme.
- Oui ? Vous avez trouvé quoi ?
- Le cadavre de Justin Wales. L’ami de votre femme.
- Il est mort aussi ? Comment ?
- Je crois que vous ne comprenez pas …
- Et que devrais-je comprendre ?
- Tout porte à croire qu’il s’agit de deux suicides.
- Quoi ? Vous plaisantez j’espère ?
- On aurait torturé votre femme. Puis Justin la croyant morte se serait suicidée. Sarah aurait alors succombée à ses blessures ou se serait suicidée, nous ne sommes pas encore sûr.
- Vous êtes en train de me dire que ma femme et mon meilleur ami aurait fait un mauvais remake de Roméo et Juliette ?
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MessageSujet: Re: A n'importe quel prix [ Terminée ]   Ven 18 Aoû - 1:46

- Mulder …
- Alex !
- Je peux sortir toute seule comme une grande tu sais …
- Scully, on n’est plus à Washington.
- Ca fait à peine deux jours … Deux jours et je me demande si je vais tenir le coup…
- Bien sûr que tu vas y arriver. Qu’on va y arriver.
- Je … Je me demande toujours pourquoi c’est nous qu’ils ont envoyé. Et si ils avaient un autre plan en tête… J’ai peur de mourir toute seule ici.
- Tu n’es pas seule. Et personne ne va mourir. Je te le promets.
Les larmes perlaient sur son visage. Son visage blessé par tant de souffrances.
- Viens là …
Elle posa sa tête contre l’épaule de son ami. De son mari ? L’ébauche d’un sourire se dessina aux coins de sa bouche. Il agrippa sa main a la sienne. Il déposa un baiser volatile sur ses lèvres. Leurs paupières se fermèrent un court instant. Juste le temps de s’envoler. Juste le temps de profiter. Juste le temps d’être heureux.



- Ils font quoi là ?
Justin se retourna en entendant la voix de Scully. Elle l’avait tellement tanné pour l’accompagner qu’il avait fini par céder. Tout comme Mulder. Elle les avait convaincu qu’avec ses compétences en tant que médecin, elle pourrait se montrer utile.
Justin se déplaçait partout dans le pays pour faire des vaccins à la population. Il commença à lui expliquer en quoi consistait le travail des aides soignants ici.

- Ce sont des volontaires. Ils font les vaccins et prescrivent les médicaments adéquats a chaque patient.
- Et ceci qu’est-ce que c’est ?
Elle attrapa une boîte de médicaments et la lui tendit.
- C’est du Dypraxa. Un laboratoire pharmaceutique nous le fournit.
- A quoi sert-il ?
- C’est un antituberculeux.
Les discussions s’enchaînèrent. Les images fusèrent. Les horreurs explosèrent.


- Hey mais à quoi tu joues ?
- C’est toi qui a tenu à ce qu’on achète cette caméra je te signale !
- Oui mais ça n’était pas dans le but de me filmer nue dans mon bain !
- Pourtant je suis sûr que je saurais en tirer beaucoup sur le net …
- Coupe ça tout de suite Mulder !
Elle l’attira tout contre elle. Il bascula dans la baignoire. Ses habits se trempèrent.
- C’est pas du jeu. Tu viens d’abîmer mes plus beaux vêtements …
- Fallait pas commencer !
Il était adossé à son ventre. Allongé entre les jambes de sa femme. La mousse les recouvrait entièrement. Ils riaient comme des enfants.



Il alluma son ordinateur. L’ordinateur de sa défunte femme. Un voile de tristesse masqua son visage lorsqu’il tomba sur les vidéos de lui et Scully. Tant de merveilleux souvenirs. Les souvenirs. La seule chose qui lui restait. La seule chose que personne ne pourrait jamais lui enlever. Une page Internet s’ouvrit et occupa tout l’écran. C’était un mail. Un mail que Scully avait reçu. Il ne comprit pas tout. Une phrase l’interpella. « Ces gens seraient morts de toute façon ». De qui voulait-il parler ? Ce mail provenait tout droit de la police Britannique. Il n’eut pas le temps de tout lire. Celui s’effaça dans un bruit sourd. Laissant place au silence.



- Mulder est-ce que tu as entendu une seule personne ici se plaindre d’être possédé ? Ils ne savent même pas ce que cela signifie !
- Non … C’est vrai. Mais que veux-tu insinuer ?
- Je n’insinue rien. Je te dis juste que le FBI ne nous a pas tout dit et que la vraie raison de notre présence ici n’est pas cette pseudo-enquête. Je …J’ai vu des choses Mulder. Des choses que je n’aurais probablement jamais du entendre.
- Quelle choses ?
- Je ne peux rien te dire pour l’instant. Mais des choses pas très nettes si tu veux mon avis.
- Tu as des preuves ?
- Non. Non, pas encore … Mais j’y compte bien !
- Scully … Je ne te reconnais plus. D’habitude c’est moi qui clame la théorie du complot et toi qui me traite de parano. Mais là … On dirait que les rôles sont inversés.
- Je ne suis pas folle … Fais moi confiance ! Je ne veux pas mettre ta vie en danger c’est tout.
- Je te crois mais j’avoue que les explications et les preuves seraient les bienvenues !
- Pour dire que les extra-terrestres envahissent la Terre, tu n’avais pas envie de preuves !



- Vous ne pouvez pas la laisser comme ça !
- On ne peut plus rien pour elle … Son cœur s’est arrêté de battre, vous le voyez bien Sarah.
- On … On aurait pu faire plus … tellement plus …
Elle s’agenouilla devant le cadavre de cette femme. Son corps si fragile reposait maladroitement sur une table métallique. Cet hôpital lui parût soudainement si froid. Si étranger. Si glacial. Des traces de sang séché étaient encore présentes sur le sol. Sûrement le patient précédent. Une longue liste. Une trop longue liste de morts. Pourquoi ces gens mouraient-ils ? Tout simplement parce que leur pays manquait de moyens. Mais qui oserait répondre cela a la famille de toutes ces victimes ? Personne. Tous les médecins qui travaillaient ici espéraient désespérément sauver ces gens. Changer quelque chose a toutes ces horreurs. Même si au fond d’eux-mêmes ils savaient pertinemment que c’était impossible. Même si …
Un homme entra en courant. Bousculant tous les infirmiers à son passage. Personne ne résista à sa colère effervescente. Il aperçut sa femme. Morte. Elle était morte. Ses traits se décomposèrent lentement. Il s’approcha de Scully.

- Vous l’avez tué !
Il fixa les deux autres médecins présents dans la salle.
- Vous êtes tous des assassins ! Vous n’en avez rien a faire que des gens meurent ici !
- Nous avons tout fait pour la sauver … tout … tout …
Elle répéta ce mot plusieurs fois. Pour se convaincre elle même ou pour convaincre cet homme ?
Il tomba a genoux. Les larmes inondèrent le visage de cette nouvelle victime. Victime de la souffrance qu’est le deuil. Dans de telles conditions, rester était pire que mourir.
Elle s’approcha de lui et posa délicatement sa main sur épaule.

- Je … Je suis désolée. Sincèrement.
Ce fût ses seules paroles. Elle quitta la salle. Elle décida de se rendre chez la seule personne qui serait capable de la comprendre. De l’écouter. De l’aider. De l’aimer.
Elle poussa adroitement la porte d’entrée. Ne pas faire de bruits. Telle était sa mission. Elle enleva ses chaussures et s’avança maladroitement dans sa maison. Elle ouvrit, toujours avec autant de délicatesse, la porte de leur chambre.

- Mulder …
Sa voix se voulait rassurante et apaisante.
- Huuum Scully ?
Il sortit de son état léthargique avec une rapidité étonnante. Leurs yeux brillaient dans le noir. Il intercepta directement son appel à l’aide. Il se releva brusquement.
- Scully dis moi ce qui ne va pas !
- Je …
Elle sauta dans les bras de son mari. Il prit sa tête entre ses mains. Son visage était inondé de larmes. Qu’est-ce qui avait pu mettre Scully dans un état pareil ? Elle qui se montrait toujours forte. Qui ne se laissait jamais aller. Les minutes se succèdèrent. Les larmes cessèrent petits à petit. La nuit passa. Laissant place a un nouveau jour. A de nouvelles souffrances.
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MessageSujet: Re: A n'importe quel prix [ Terminée ]   Sam 19 Aoû - 21:34

Ils se réveillèrent au petit matin. L’un dans les bras de l’autre. Une fois de plus, il s’était montré présent pour elle. Une fois de plus, il lui avait prouvé combien l’amour qui les unissait était fort. Une fois de plus, ils étaient ensemble.
Elle se retira à regret de leur étreinte. S’étirant et souriant avec force. Avec Détermination.

- Je suis déjà en retard … Je dois aller aider Justin pour …
- Chuuuuut …
Pour la faire taire, il posa ses lèvres sur les siennes. Celles-ci se scellèrent dans un mouvement parfait.
- Aujourd’hui, tu es à moi. Rien que nous deux. Ca fait tellement longtemps … Trop longtemps que tu te tues pour ce travail Scully.
- Mais …
- Il n’y a pas de mais qui tienne. Tu as vu dans quel état tu es rentrée hier soir ? Je ne veux plus jamais te voir comme ça. Plus jamais … Tu entends ?
Il obtint pour seule réponse un hochement de tête de son amie.
- Je vais m’habiller puis je suis toute a toi !
- Tu es déjà habillée !
- Je vais me changer alors !
Un nouveau fou rire s’empara d’eux. Le visage de Scully avait pratiquement retrouvé toute sa simplicité et toute sa douceur. Grâce a Mulder. Sans lui, elle ne sera sûrement plus là. Elle le savait. Elle ressortit de la salle bain une demi heure plus tard. Ne voyant pas son mari, elle s’aventura dans sa maison. C’est avec un énorme sourire aux lèvres qu’il l’accueillit dans leur cuisine.
- Le petit déjeuner de madame est servi.
- Mais dis-moi attraperais-tu la main pour faire la cuisine ? Tout ça en une demi-heure, je te félicite !
Il lui souleva sa chaise. Elle releva un sourcil. Ses yeux pétillaient. Ses lèvres souriaient. Tout son corps rayonnait de bonheur en ce moment. Ce moment si banal et si anodin. Ce moment qu’elle adorait par dessus tout. Etre tout simplement eux. Sarah et Alex. Le couple.
Ils commencèrent à manger en silence.

- Alors ?
- Alors ? C’est très réussi. Merci.
Elle laissa passé quelques secondes.
- Merci pour tout ce que tu fais pour moi.
- Oh tu sais, c’est ça être marié. Pour le meilleur et pour le pire.
- Mulder ! Je suis sérieuse. Je ne te parle de notre pseudo mariage organisé par le FBI ! Je te parle de toi et de moi. Je pensais pas que tu pourrais me rendre aussi heureuse. Je veux dire en temps que … Femme. J’avais envie que tu saches que sans toi, je ne tiendrais pas le coup ici. Alors merci.
- Merci à toi …d’être là tout simplement.
Ils s’embrassèrent passionnément. Pas un simple baiser. Un vrai baiser. Un baiser comme ils n’en avaient plus donné depuis longtemps. Une vague de désir s’infiltra en eux. Ce n’est qu’une fois qu’ils ressentirent un réel besoin d’oxygène qu’ils se séparèrent. Sondant le regard de l’autre. Une lueur inconnue brillait dans leurs yeux. Celle du plaisir. Il la souleva et la porta jusque dans leur chambre. Toujours sans séparer sa bouche de la sienne. Il la déposa délicatement sur leur lit. Ils s’embrassèrent encore et encore. C’est à cet instant précis qu’ils ne formèrent plus qu’un seul corps. Leur cœur battait a l’unisson. Leurs doigts étaient entrelacés. Leurs corps se soulevaient dans un même rythme. Ils étouffaient littéralement d’amour. C’est au bout de longues d’heures que deux corps s’endormirent à nouveau. Epuisés mais libre. Libres de s’aimer. Exténués mais amoureux. Amoureux de la personne qu’ils tenaient dans leurs bras. Même leurs respirations étaient identiques. Elle se cala dans les bras de son amant. Le sommeil les trouva rapidement.



Le paysage défilait sous ses yeux. Ses yeux endormis. Ses yeux fatigués. Fatigués de toutes ces horreurs quotidiennes. Ils roulaient depuis plus d’une heure. Tous les jours, ils parcouraient ces mêmes kilomètres. Encore et encore. Inlassablement. Quand ils arrivèrent à la hauteur de ce petit garçon, elle le reconnut tout de suite. C’était Jomo. L’enfant qui tenait sa mère par le bras. Ils l’avaient aperçu le premier jour de leur arrivée ici. Elle craqua.

- Mulder ?
Il détourna son attention quelques secondes du volant.
- Oui ?
- Regarde les … Ils font tous les jours 30 kilomètres a pied … 30 kilomètres … On pourrait peut être les aider …
- Scully … N’y pense pas même pas. Tu es enceinte et tu es ma priorité. Imagine qu’il t’arrive quelques chose. Comment voudrais-tu que je me le pardonne après ?
- Juste deux personnes …
- On ne peut pas changer la misère du monde et tu le sais.
- On peut au moins essayer !
- Sois un peu réaliste !
Il poussa sur la pédale d’accélération. Le regard de Scully suivit cet enfant et sa mère jusqu’à ce que la distance devienne trop grande. Ils s’évaporèrent. Comme deux gouttes d’eau dans l’océan. Son regard se porta alors sur l’homme à côté d’elle. Un regard noir de colère. Comment avait-il pu faire ça ? N’avait-il réellement aucun cœur ? Elle préféré reporta son regard sur le paysage. Le temps que sa rancune s’atténue.
- Je suis désolé …
Il posa sa main sur son épaule. Elle la repoussa.
- Pas maintenant Mulder. C’est trop tard.




Il réalisa qu’avant de vouloir comprendre pourquoi sa femme était morte, il lui faudrait d’abord trouver comment. Comment était-elle morte ? Dans d’atroces souffrances ça il le savait. Mais où ? Il décrocha son téléphone et composa le numéro de la police locale.
- Bonjour c’est Alex. J’aurais besoin d’un renseignement …
- Oui bien sur, tout ce que vous voudrez.
- Où a-t-on retrouvé le corps de ma femme ? Et celui de Justin ?
- Près du lac. A la sortie de la ville. Le lieu est marqué d’une croix.
- Je vous remercie. Bonne journée.
- Merci, vous aussi.
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MessageSujet: Re: A n'importe quel prix [ Terminée ]   Lun 21 Aoû - 19:58

- Bonjour Alex.
- Bonjour Alice. Comment allez-vous ce matin ?
- Je vais bien, je vous remercie. Vous venez pour vérifier les dossiers de mon mari ?
- Oui c’est ça. Je pourrais le voir ?
- Il est dans son bureau. A gauche, au fond du couloir.
Il lui adressa un sourire en signe de reconnaissance.
Il toqua un coup a la porte. Puis entrebâilla la porte.

- Asher ?
- Hey, Alex ! Quel bon vent t’amène ?
- Je viens t’aider à boucler les dossiers.
- Ils partent demain matin pour Londres. Tout semble Ok.
- Tu voudrais quand même pas me faire croire que toutes les aides médicales qu’on envoie ici sont légales ?
Son visage eut un air de surprise. Il se figea. Alex avait-il des soupçons ? Non cela ne pouvait pas être possible. A moins que ça soit elle. Sa femme. Toujours a fouiller partout. Toujours a se mêler des affaires qui ne la regardait pas.
- Pourquoi dis-tu ça Alex ? Je ne comprends pas ce que tu veux dire.
Il avait prononcé cette phrase avec un sourire plus que convaincant.
- Oh mais si tu comprends. Je suis même sûr que tu comprends très bien où je veux en venir. Alors réponds moi.
- Excuse-moi mais j’ai du travail. Tu as réalisé ton dossier sur l’hôpital ? Tout est en ordre ?
- Tiens. Mais crois-moi, la vérité éclatera un jour !
Il lui jeta son dossier a la figure. La porte se referma sur les pensées de cet homme. Il se dit que cette Sarah lui créait décidément beaucoup d’ennuis. Plus qu’il ne l’aurait imaginé. Mais qui étaient donc ces deux diplomates mariés ?D’habitude, ils n’osaient rien dire. Tous les autres Hommes envoyés par le gouvernement anglais pour enquêter se taisaient. Ils tenaient à leurs vies, eux. Ils étaient tous sages et dociles comme des moutons. Tous lâches. Tous pris au piège. Alors pourquoi Sarah et Alex feraient-ils exception a la règle ?Sa règle. Cela faisait 15 ans, qu’avec l’aide du gouvernement, il détournait l’argent. En faisant ses testes sur la population. Alors pourquoi aujourd’hui l’état, son état, aurait changer d’avis ? Ce genre d’hommes n’avaient jamais d’acquis de conscience. Jamais.
Il décrocha le combiné de son téléphone et composa un numéro.

- Bonjour Sarah. Oui et vous ? Oui j’aimerais vous inviter a dîner vous et votre mari. Oui demain soir ça serait parfait. Oui bien sûr Alice sera là. Oh mais elle est ravie de vous revoir.
Il raccrocha, un sourire aux lèvres. La perversion de cet homme allait loin. Trop loin. Comment pouvait-on être habité par un tel sadisme ? Comment pouvait-on commettre autant d’horreurs et en être fière ?Il suffisait de s’appeler Asher Jonhson. Etre haut placé dans la société anglaise. Et avoir beaucoup de pouvoir. Beaucoup trop de pouvoir pour un seul homme. Etait-ce ça la démocratie ?




Il décida de se rendre là où on avait retrouvé le corps de sa femme. Sur le lac. Il roula pendant près de deux heures puis coupa le moteur. Il hésita un court instant puis descendit lentement de sa voiture. La vision qui s’offrait à lui était magnifique. Etrangement sublime. Tristement belle. Scully était tout de suite tombée amoureuse de ce lac. C’était devenu leur lac. Le lac où ils allaient se ressourcer quand le besoin de calme et de sérénité devenait trop présent. Il focalisa son attention sur le bruit de la rivière. Celui-ci l’apaisa directement. Il contourna délicatement les volutes de l’eau avec sa main. On aurait dit que celle-ci était imbibée de leurs souvenirs. De leurs rêves jaunis. De leurs peut-être et de leurs toujours. De leurs maintenant et de leurs jamais. De leurs espoirs et de leurs désespoirs. Un bruit sourd le tira de sa rêverie. Une grenouille venait de réaliser un bond de quelques centimètres de haut, à peine. Il se releva et s’avança de quelques mètres. Jusqu’à ce qu’il tombe sur la croix. Cette croix marquait la fin de sa collaboration avec Scully. La fin de son amitié avec elle. La fin de son amour avec elle. La fin d’une vie. En enfin, la fin de sa vie.



Elle s’éclipsa une minute de la conversation. Personne ne remarquera sa disparition, avait-elle pensée. C’était mal connaître son mari. Elle s’aventura discrètement, très discrètement dans la maison de cet homme. Elle poussa un soupir de soulagement quand elle tomba enfin sur la pièce qu’elle cherchait. A gauche, au fond du couloir. Elle entrouvrit la porte. Toujours avec une infime délicatesse. Il était là.
- Bonsoir Sarah.
Elle sursauta légèrement.
- Asher ! Quelle bonne surprise.
- Surprise ? Vous êtes dans ma maison. Dans mon bureau même. Alors que cherchez-vous ?
- Je … Je voulais juste aller au toilettes. J’ai du me tromper.
Mentir. Telle était sa mission en ce instant précis. Se montrer convaincante. Elle essayait. Elle essayait désespérément. Mais la vérité était tout autre, elle avait peur. Elle était morte de trouille.
- Que cherchez-vous ?
Elle hésita. Finalement, autant se montrer franche. Peut-être lui accorderait-il ce qu’elle désirait.
- J’aimerais que vous envoyez un rapport à Londres. Il vous suffirait de le glisser dans les vôtres.
- Que dis votre rapport ?
- Il … Il dénonce l’utilisation de médicaments non-finis. Une entreprise pharmaceutique fait ses testes sur la population. Ca lui coûte beaucoup moins cher que de faire des recherches en laboratoire.
- Pourquoi ne demandez-vous pas a votre mari ?
- Car il n’est pas au courant de mon enquête. Je ne veux pas l’inquièter.
- Je vois.
- Vous acceptez ?
- Je veux bien essayer … Mais je ne vous promets rien.
- Merci. Sincèrement. Merci ! Ne dis rien a Alex s’il vous plait.
- Bien sûr. A tout de suite, pour le dîner.
Et la porte se referma de nouveau sur cet homme. Il lu le dossier et ricana. Cette femme était réellement folle de penser qu’il se compromettrait pour elle, pour ses idées, pour ses valeurs. Il n’avait pas l’intention de trahir son pays en dénonçant leurs agissements. Le dossiers ne mit pas plus de dix secondes avant de se retrouver dans la corbeille a papiers.
La soirée passa. Une femme était heureuse de croire qu’elle y était enfin arrivée. Un homme jubilait intérieurement de savoir qu’il venait d’arrêter une femme dans sa quête de la justice. Après tout, elle ne saurait jamais qu’il n’avait pas envoyé le rapport.



- Alex ? La nuit vient de tomber …
Il se releva avec difficultés. S’était-il endormis ?
- Alice ? Que faites-vous ici ?
- Je rentrais chez moi et j’ai vu votre voiture garée le long de la route. Je me suis donc arrêtée pour venir voir si vous alliez bien. Et apparemment j’ai bien fait.
Elle laissa passer quelques secondes. Juste le temps qu’il soit bien réveillé.
- Comment allez-vous ?
- Je crois que vous connaissez la réponse.
Ce fut a son tour de laisser passer quelques secondes. Juste le temps de réfléchir.
- Elle est morte ici. On a retrouvé son corps ici. Ainsi que celui de Justin. La police a déjà classé l’affaire. C’est un double suicide. Et Justin et Sarah étaient … amants. Qu’est-ce qu’il n’inventeraient pas pour ne pas se compromettre ?
- Vous plaisantez ?
- Non pas du tout.
- Attendez, je vous montre quelque chose.
Elle entreprit de faire des recherches dans son sac. Victorieuse, elle en ressortit une photo qu’elle tendit a Mulder.
- La c’est Sarah, là Justin et là c’est Geoffrey. Son petit ami.
- Vous êtes sérieuse ?
- Oui. Vous savez ici, ce n’est pas légale alors on évitait de le crier sur les toits.
Alice lui avait apporté sa preuve. La preuve que sa femme avait été assassinée. Lui, évidemment, il n’en avait jamais douté. Mais la police cette fois-ci serait bien forcée d’admettre l’évidence.
Il enlaça Alice.

- Merci. Merci beaucoup !
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MessageSujet: Re: A n'importe quel prix [ Terminée ]   Lun 28 Aoû - 17:46

A présent il se devait de trouver Asher, le mari d’Alice, le diplomate, l’homme qui le reliait au monde réel, son ami, tout du moins le pensait-il. Il desserra son étreinte d’Alice et reprit le contrôle de sa voiture. Dans un bruit torrentiel, celle-ci s’engagea sur la route principale. Il roula des heures durant. Des minutes interminables. La pluie frappait. Assénant des coups violents sur le sol. Ironie du sort, il pleuvait. Jamais cela n’arrivait ici. Etait-ce le ciel qui évacuait ce que son corps ne pouvait sortir de lui-même ? A cette idée, un sourire se posa sur ses lèvres, pour en disparaître aussitôt. Il s’arrêta. Ouvrit sa portière et marcha. Il profita de la sensation que lui provoquait l’eau, s’abattant sur son visage meurtri. Comme si celle-ci allait le nettoyer de sa tristesse. Le vider de sa souffrance. Il s’abandonna à cette pensée. Il vivait l’un de ces moments où l’on espérait se réveiller, où un simple clignement de paupières nous ramenait a la réalité. Se dire que tout cela n’avait été qu’un mauvais rêve. Une erreur. Une malencontreuse erreur de la vie. Il avait souvent fait ce genres de cauchemars. Se réveillant en sursauts au milieu de la nuit. Sentant la main de son amie se poser délicatement sur son épaule. Disant qu’elle était là, sans jamais ouvrir la bouche. Il suffisait d’un regard, d’un geste, d’une attention. Seulement cette fois-ci tout était différent. Ce temps là était résolu à tout jamais. A tout jamais ? Il fut parcouru d’un frisson aussi incontrôlable qu’inattendu. Pourquoi s’en voulait-il à ce point ? On appelait certainement cela la nostalgie. Mais la nostalgie de quoi ? La sensation, tout aussi désagréable que réaliste, qu’il était passé à côté de sa vie traversa son esprit. Fallait-il atteindre le bonheur pour le perdre aussitôt ? En apparences, cette mission les avait rapproché. Elle leur avait permis de déclarer leur sentiments. Enfin accepter le fait qu’ils s’aimaient. Mais en contre-partie, ils ne se parlaient quasiment plus. Ces horreurs les avaient complètement transformés. Marqués à jamais. Ils étaient littéralement dépassés par les événement. Il regrettait le temps du F.B.I. Le temps où ils étaient collègues et amis. Le temps où ils s’aimaient en secret. N’osant pas briser ce lien sacré qui était né entre eux. Il fallait qu’il perde tout pour se rendre à quel point il y tenait. Proverbe bien connu. Pourtant cette impression était tout simplement horrible. Il ne voulait pas s’apitoyer encore plus sur son sort. Il avait peur de perdre totalement le contrôle de son esprit, et de son corps par la même occasion. Il inhala une énorme bouffée d’aire frais et entra dans sa voiture. Il posa ses mains sur le volant, poussa un long soupir et redémarra.
Sa course contre le temps et la pluie s’arrêta devant la demeure d’Asher. Il cacha son véhicule entre deux buissons, dans l’allée qui bordait la propriété privée. Toujours aussi silencieusement, il coupa son moteur. Il attendit dans cette position pendant une durée indéfinie. Une lumière au troisième étage s’éteignit. Ce fut l’obscurité totale. Juste le temps qu’il allume sa lampe de poche. La maison et la ruelle étaient complètement plongées dans le noir. Il se risqua à ouvrir sa portière et s’aventura à la recherche de la vérité. Seul. La porte d’entrée grinça légèrement quand il l’ouvrit. Ayant, au préalable, prit le soin de crocheter la serrure de celle-ci. Ses pas résonnèrent dans toute l’enceinte. Il alignait un pied devant l’autre avec une perfection rare. Se rappelant toutes les fois où il avait parcouru ce même chemin, lumières allumées. Son doigt glissa lentement le long de la poignée de la porte d’entrée du bureau. Troisième pièce au fond du couloir à gauche. Il pouvait encore sentir le souffle chaud d’Alice lui prononcer cette phrase. Pensant que son mari était un bien. Pensant que son travail était juste. Le considérant comme un homme respectable. En réalité, il devait être tout le contraire. Seulement Mulder avait besoin de lui, alors il valait mieux oublier ce petit détail pour l’instant. Omettre d’y penser. Il espérait sincèrement qu’au fond de cet homme restait une part d’humanité. De toute façon, avec ou sans son accord, Asher allait l’aider à découvrir la vérité. Il se glissa un premier pied à l’intérieur. Puis le deuxième. Puis tout son corps. Il referma la porte, de nouveau avec une étonnante habilité. Combien de fois avait-il déjà fait ce genres de choses ? Quand ils étaient encore à Washington, c’était devenu une habitude. Mandat de perquisition ? Jamais entendu parler. Evidemment là tout était différent, il n’était plus l’agent Mulder du F.B.I mais Alex Taylor le diplomate. Et surtout ce qui faisait la différence, c’était qu’il n’avait plus rien a perdre. Un homme qui n’avait rien a perdre était prêt à tout. C’était précisément ce qui le rendait dangereux. Prêt à tout pour sauver l’honneur de Scully, pour lui rendre un dernier hommage, pour lui donner tout ce qu’elle méritait. La justice. C’était ce que toutes les personnes en deuil réclamait. Il ne ferait pas exception à cette règle.
De tous les tiroirs, un seul était verrouillé. Il devait contenir quelque chose d’important. De secret. Il crocheta de nouveau la serrure. Cette fois-ci il eut plus de mal. Il tenta de rester calme et concentrer. Chose difficile. Au bout de fructueux efforts, la fermeture sauta. Il ouvrit lentement le long tiroir métallique. Veillant a ne pas faire de bruit. Il en ressortit une pile de dossiers. Il en ouvrit quelques-uns, sans importance. Ce n’était pas ce qu’il cherchait en ce moment. Tout ce qu’il voulait c’était une preuve que sa femme avait été assassinée. Plus qu’une preuve que ce n’était pas un suicide de deux amants torturés par leurs amours. Une vraie preuve. C’est à ce moment précis que ses mains effleurèrent un autre dossier. Celui-ci attira particulièrement son attention. Sarah Taylor était écrit en lettre majuscule sur la couverture. Quand il tourna la première page de celui-ci, des dizaines de photos lui percutèrent les yeux. Toutes de Scully. Sur la première elle était en compagnie de Justin. Sur la deuxième en sa compagnie, dans un moment un peu trop intime pour deux agents du F.B.I. Et enfin, sur la troisième elle était en compagnie d’un homme qu’il n’avait jamais vu auparavant. Il retourna la photo. Deux noms avaient été griffonnés maladroitement dessus. Sarah Taylor et Martin Kight. Qui était cet homme ? Peu importait pour le moment. Il parcourut de nouveau le dossier. Jusqu’à ce qu’il remarque que c’était un dossier des services secrets anglais. Pourquoi sa femme avait-elle été mise sous surveillance ? Scully s’était vraiment trop engagée dans toutes ces causes. Ou c’était lui qui ne s’était pas assez engagé ? Il aurait tellement voulu mourir avec elle. Cette pensée pourrait paraître macabre mais en réalité elle était juste celle d’un homme amoureux et effondré.
Il ramassa les photos et glissa le dossier sous sa veste. Il reproduisit exactement le même parcours qu’à son arrivée et arriva a sa voiture. Il démarra rapidement. La pluie avait cessé.
Une fois arrivé chez lui, il défit sa veste et enleva ses chaussures. Il se débarrassa de tous ses vêtements dans le salon et sauta dans la douche. Il accueillit la douceur de l’eau avec un long gémissement. Il fut soudainement pris de spasmes incontrôlables. Il appuya sa main contre la vitre de la douche et pleura. Pour la première fois, il laissa aller a son chagrin. Au bout d’une heure, il sortit de la salle de bain, son corps et son âme lavées. Il alluma son ordinateur et entreprit des recherches sur Martin Kight. Il trouva rapidement ce qu’il cherchait. Martin était un ancien diplomate, apparemment démit de ses fonctions, qui aidait maintenant les médecins non loin d’ici. Il prit rapidement la décision de lui rendre une petite visite. Il passa quelques coups de fil. Il avait réussi a obtenir une place sur un petit vol vers cette ville. Il ramassa ses clés et se dirigea vers l’aéroport. Une nouvelle rencontrer l’attendait. Il espérait qu’elle serait plus convaincante que les précédentes. Il lui fallait absolument sa preuve.
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MessageSujet: Re: A n'importe quel prix [ Terminée ]   Sam 2 Sep - 18:45

L’appareil se posa deux heures plus tard. Mulder descendit de l’avion. Autour de lui, des dizaines d’enfants jouaient avec un ballon qu’ils avaient probablement fabriqués eux-mêmes. Des femmes portaient des poids beaucoup trop lourd pour leurs frêles épaules. Mais leurs maris sa battant ou travaillant dans les champs, c’était elle qui devait se charger de ramener l’eau. Il avança d’un pas rapide vers une petite maison en paille. C’était celle de la photo, il l’avait immédiatement reconnue. Un homme lisait un livre assis sur ce qui lui servait de fauteuil. Il passa sa main sur le drap qui faisait office de porte. Il tira dessus. L’homme se retourna. Il parut étonné. Mais surtout terrifié.
- Martin Kight ?
- Je peux savoir qui vous êtes ?
- Alex Taylor. Le mari de Sarah.
Son visage retrouva un peu de sa sérénité. Mais il paraissait toujours intrigué.
- Vous voulez quoi ?
- Votre aide.
Il releva un sourcil. Feignant de ne pas comprendre.
- Mon aide ?
- Ecoutez je sais très bien que vous avez aidé Sarah. Vous avez voulu dénoncer les horreurs d’Asher. Et croyez-moi j’aurais aimé avoir le courage de le faire avant qu’on ne la …
Quelques secondes passèrent.
Il reprit :

- Avant qu’on ne la tue.
- Vous travaillez pour le F.B.I
- Je … Comment le savez-vous ?
- Sarah me l’avait dit. Je ne sais pas pourquoi je l’ai cru, pourquoi je lui ai accordé ma confiance aussi rapidement. Elle voulait que tout ça change vous savez. Elle était si courageuse. Si seulement … Si seulement elle avait eu idée de tout ça, de l’horreur dans laquelle elle s’embarquait. Je n’ai rien fait pour l’arrêter.
- L’arrêter de faire quoi ?
- Elle a envoyé un rapport à Londres. Elle avait demandé à Asher de le faire, sachant pertinemment qu’il ne le ferait pas. Elle est alors retournée dans sa maison le soir même pour glisser le dossier elle-même aux siens. Comme ça, elle évitait que notre cher Asher ait des soupçons.
Ses lèvres sourirent. Il pensa à Scully. Jusqu’au bout elle avait été courageuse. Elle avait eu la force de croire … De croire que tout cela pouvait changer. Alors que lui, l’éternel croyant, n’y était pas arrivé. Drôle retournement de situation. Il alla direct a l’essentiel. Fini de jouer. De chercher les réponses en douceur. De faire semblant qu’il tenait a la vie.
- Qui l’a assassiné ?
Ce mot résonna dans ce tête quelques instants. Il se concentra a nouveau sur Martin. Evitant les pensées négatives pour le moment.
- Vous ne comprenez donc pas ?
- Que devrais-je comprendre ?
- C’est simple. Un contrat.
- Un contrat ?
- Les Hommes avec qui vous travailler et les services anglais.
- Je ne comprends pas …
Il se prit la tête entre ses mains.
- De quel droit ?
Il cria cette phrase.
- De quel droit …
Il la répéta plusieurs fois. Ils avaient été trahis par les hommes en qui ils avaient confiance. Skinner en faisait-il partie ? Les avaient-on envoyé ici dans le seul but de les tuer ?
- Ils ont tous les droits monsieur Mulder.
- Co … comment savez-vous mon nom ?
- Le contrat, je l’ai eu en main.
- Quoi ?
Le ton de sa voix monta de nouveau.
- Ils m’ont demandé de le remettre aux Cavaliers Noirs.
- Aux Cavaliers Noirs ?
- Ce sont eux qui ont le contrôle de cette ville. Ce sont des espèces de bandits comme on dirait chez vous. Sauf qu’ils travaillent pour le gouvernement et terrorise la population.
- Je pensais que vous étiez amis avec Sarah …
- Vous ne comprenez pas. Ca n’a rien a voir. J’avais un ami qui vivait avec moi ici, un jour il a refusé d’obéir et de tuer une femme innocente. Vous voulez savoir ce qu’ils lui ont fait ?
Mais il ne lui laissa pas le temps de répondre. Il posait plus cette question par simple politesse peut être, ou pour se donner de la cohérence, ou pour se résonner.
- Ils l’ont emmené dans le désert, lui ont coupé les parties génitales, les lui ont mises dans la bouche puis l’ont bâillonnés. Ensuite vous voulez savoir ce qu’ils ont fait ?
Une fois de plus, il eut pas le temps de placer un seul mot.
- Ils l’ont crucifiés. Ils l’ont attachés avec des cordes, la tète a l’envers. Le soleil tapait ce jour-là. Je ne sais pas combien de temps il lui a fallut pour mourir. Mais je pense que cela a duré plusieurs heures.
Il en eut la nausée. Il fallut que qu’il sorte pour prendre l’air. Il inspira profondément puis regarda Martin.
- Ce dans ce genre de souffrances qu’est mort Scully ?
Cette phrase était a peine audible. Martin posa sa main sur son épaule.
- Non. Pour les contrats c’est net et rapide.
Mulder voulut poser une question, mais un bruit attira les attentions. Des hommes a cheval arrivaient. Martin me regarda, inquiet.
- Ce sont eux. Ils viennent de temps en temps pour mettre le feu et tuer des femmes et des enfants. Il faut qu’ils conversent le mythe vous comprenez. Terrifier la population.
- On fait quoi ?
- Suivez-moi, il faut qu’on monte dans l’avion.
Ils coururent vite. Très vite. Ils allaient monter quand le regard de Mulder se porta sur une petite fille. Elle était seule et elle courait vers l’avion. Il l’attrapa par la main et la tira avec lui. Ils allaient monter dans l’avion quand le pilote le regarda étrangement.
- Vous faites quoi là ?
- Elle est seule ! Je la prends avec moi.
- Hors de question !
- Ils vont la tuer !
- Ils vont tous nous tuer, on ne peut pas sauver la misère du monde alors laissez-là !
A contre-cœur, Mulder lâcha la main de la petite fille, monta dans l’avion et boucla sa ceinture. Il put la voir à travers la vitre, si jeune, si innocente. Un homme l’attrapa et la tua. Sous ses yeux.
- Elle était comme vous. Elle aimait par dessus tout aider les autres.
Mulder se retourna vers Martin qui venait de prononcer cette phrase.
- Elle en est morte.
- Un jour elle m’a dit que la seule chose qui la faisait tenir dans ce monde, c’était vous. Je l’aime tellement, m’avait-elle dit. Une lueur brillait dans ses yeux. Ne regrettez rien monsieur Mulder, elle était la plus heureuse des femmes.
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MessageSujet: Re: A n'importe quel prix [ Terminée ]   Sam 9 Sep - 22:24

La vérité. A présent, il la connaissait. Scully était morte à cause de sa compassion, de son humanité. Avait-elle souffert ? Apparemment non. Cette idée le rassurait déjà.
La démarche lasse. Les pieds fatigués. Les yeux endormis. Il s’avança vers la porte d’embarquement. Il tendit son billet à l’hôtesse. Il alla s’asseoir sur son siège, au fond de l’appareil. Une dizaine d’heures plus tard, son avion atterrit à Washington. En premier lieu, il décida de se rendre à son appartement. Il héla un taxi et dicta son adresse au chauffeur. Celui-ci lui répondit par un hochement de tête. Le paysage défilait sous ses yeux. Il avait la tête perdue entre un nouvel an passé en compagnie de Scully et une nuit passée dans une maison à traqué les fantômes. Son téléphone portable sonna. Le numéro du directeur Adjoint s’afficha.

- Mulder.
- Agent Mulder ? Bonjour, ici le directeur adjoint Skinner. J’ai appris que vous reveniez aujourd’hui.
- Oui c’est exact, Je vais arrivé chez moi dans quelques minutes.
- Bien. Comment allez-vous ? Je veux dire, malgré les circonstances.
- Ca va, je vous remercie. Je vous donne mon rapport quand ?
- Quand saurez-vous passer ?
- Demain matin si ça vous arrange.
- C’est parfait pour moi.
- Oh et je suppose que vous saviez que cette enquête était totalement fausse. Un simple prétexte pour se débarrasser de deux de vos agents je suppose.
Il raccrocha. Skinner n’eut pas le temps de prononcer un seul mot.
Le reste du trajet se passa entre une enquête par temps tempête en Floride et un voyage à Hollywood. Quand le taxi s’arrêta devant chez lui, il paya sa course et sortit. Il resta quelques instants à contempler l’immeuble. Ce quartier lui parût soudainement étrangement beau. Sûrement qu’après avoir été témoin d’autant d’horreurs, on peut enfin admirer la vraie beauté. Profiter du confort matériel à sa juste valeur. Et surtout, apprécier la tranquillité. Une fois qu’il eut fini de se ressourcer, il monta les escaliers. Il évita l’ascenseur. Probablement à cause de fait que là-bas il n’y avait pas ce genre d’appareils. Il avait donc tout bêtement perdu l’habitude de les utiliser.
42.
Le numéro de son appartement.
Celui-ci lui sembla familier. Il se rendit compte que toutes ces petites choses lui avait manqué. Sa vie. C’était sa vie ici qui lui avait manqué.
Il ouvrit délicatement la porte. En douceur. Au ralenti. Il profitait de chaque instant. Comme s’il pénétrait dans un lieu sacré.
Tout avait changé. La présence de cartons sur le sol le troubla. Mais pas autant, que la vision suivante. Elle était là, assise sur son canapé. Comme si cela était tout à fait normal. On dirait qu’ils avaient fait ça toute leur vie. Elle l’attendant. Lui, arrivant.
Quelques secondes passèrent.

- Scully ?
Elle se leva et se jeta dans ses bras, hésitante d’abord puis plus franche.
- Mulder ! Je t’attendais. Skinner m’a prévenue que tu reviendrais aujourd’hui. Je t’attends depuis plusieurs semaines déjà, tu sais.
- Mais … Mais enfin je te croyais morte !
- Je le suis à leurs yeux.
- Comment as-tu fais ? Je ne comprends vraiment pas … Il y avait ce contrat … puis …
- Skinner m’a prévenue. Je suppose qu’il n’a pas pu nous tuer … Ca a bien du être le seul Mulder. Finalement il est arrivé à convaincre le F.B.I que nous ne leur poserions plus de problèmes avec les affaires non-classées.
- Tu ne trouves pas leurs méthodes un peu trop … radicales ?!
- Ca fait deux semaines que je pense à tout ça. Deux semaines que j’ai peur pour toi. Deux semaines que je pleure chaque soir. Tu crois que je vais oublier tout ce que j’ai vu ? Tout ce qu’on a vécu ?
Il s’approcha lentement d’elle. Et posa son menton sur la tête de son amie.
- C’est du passé maintenant. Je suis tellement heureux que tu sois vivante ! Si tu savais à quel point j’ai eu peur. J’étais à deux doigts de la mort.
- Ils ont essayé de s’en prendre à toi ?
Voyant qu’il était hésitant, sa voix s’empli de panique.
- Ils t’ont fait du mal Mulder ?
- Non. Ce que je voulais dire c’est que je n’avais plus aucune de vivre.
Son regard se voulait insistant.
- Mulder, Je … Je suis désolée.
Elle posa délicatement ses lèvres sur les siennes.
- J’ai tout arrangé. Maintenant, nous n’avons plus rien à craindre. Ils nous croient morts, là-bas. Par contre, Je ne me sens plus capable de travailler pour eux.
Sa voix n’était plus qu’un murmure.
Il l’imita.

- Ne t’inquiète pas. On va tout arranger.
Ils laissèrent passer quelques minutes. Juste à se contempler. Le visage de Mulder avait pris quelques rides. Celui de Scully était beaucoup plus serein. Elle sourit et continua :
- Tu m’as manqué tu sais.
- Tu m’as manquée.
Ils s’endormirent sur le divan de Mulder. Ils passèrent cette nuit à se retrouver. A sentir le corps de la personne aimée sur le sien. A entendre son cœur battre. A écouter sa respiration.

Le lendemain matin, ils remirent leurs démissions au F.B.I. Une nouvelle vie s’offrait à eux.


Six mois plus tard :

- Mulder dépêche-toi ! On va être en retard !
- Et alors ? Ca serait un problème ?
Il l’embrassa dans le coup.
- Le problème c’est que j’ai une opération dans une heure et que tu as un cours qui commence dans une demi-heure !
- Depuis quand tu es une accro du travail ?
Un fou-rire menaçant s’empara de ce couple si atypique.
Elle, médecin urgentiste.
Lui, professeur.
Elle, heureuse.
Lui, heureux.
Ca devait être un de leur nombreux points communs : Le bonheur et l’amour.
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