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 ¤ Par La Main ¤

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JeN.
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MessageSujet: ¤ Par La Main ¤   Dim 20 Aoû - 19:41

Auteur: JeN.
Date: du 20 août 2006 au...
Time-Line: Pfff, pfff... *réfléchit* Un peu avant All Things?
Spoilers: Aucun... du moins pour l'instant.
Disclaimer: Mulder et Scully ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de Chris Carter, de 1013 Production et de la 20th Century Fox. J'ai déjà pas de sous comme ça, j'veux pas de procès s'il vous plaît ! Laughing
Résumé: Petit séjour dans une ville qui fait rêver. Un hôtel, une famille, de la jalousie et de la vengeance.
Avertissement: Oui, je sais, ça fait longtemps, alors soyez indulgents, par pitié ! Sad




¤ Par La Main ¤




« Ma fille est morte hier, hier il y a des années de cela ». Un claquement de pas lent qui s’écrase sur le sol, suivi d’un autre. Une respiration lourde et difficile. Les eaux du fleuve s’enfuyaient lentement vers nulle part, emportant avec elles les souvenirs qui venaient s’y noyer. Le silence de la vie. Elle l’entendait mais ne l’écoutait plus. Le vent vint doucement jouer avec ses cheveux abîmés par le temps, les faisant danser parmi les feuilles tuées par l’automne qui s’envolaient alors au-dessus des têtes, au-dessus des toits, au-dessus des nuages. Loin, très loin. Ailleurs. Avec elle, avec eux. Elle posa sa main sur la pierre et s’arrêta au milieu du pont, jetant son regard au loin afin de sauver de justesse un souvenir de la noyade. Repoussant une mèche de cheveux derrière son oreille, elle ferma à nouveau ses yeux et se laissa bercer par le fleuve. Détruit par les années, mais serein. Saccagé par la tristesse, mais tristement beau : le visage de cette femme avait quelque chose de fascinant. Des images, des voix. Des rires, des larmes. Des milliers d’informations envahirent peu à peu son esprit, comme la neige envahirait un paysage hivernal. Alors, Maggie se souvint.

**********



Une légère brise. Calme. Apaisante. Les timides rayons de soleil de ce début de printemps. Doux. Si doux. Comme des caresses sur sa peau nacrée. Elle les appelait, suppliante, réclamant sans cesse ce contact divin. Le silence. Celui de la vie. Le chant des oiseaux : des milliers d'éclats de rire. Les yeux fermés. C'est ainsi qu'elle laissait venir à elle ces cadeaux des cieux. Une odeur, un parfum. Alléchant, enivrant. Qui vous attire et vous éloigne dans un inlassable jeu. Et soudain, des frissons sur sa peau. Une caresse ? Oui... Bien plus douce que toutes les autres. Des doigts effectuaient un ballet régulier le long de son bras, pour venir ensuite mourir dans le creux de sa main. Y avait-il une sensation plus douce en ce bas monde? Elle referma son étreinte pour capturer sa proie, pour la retenir, la garder prisonnière. À tout jamais. Cette main d'homme, enveloppée, bercée dans la sienne. Une preuve de reconnaissance, une source de chaleur inépuisable. Lentement, presque automatiquement, son pouce se mit à dessiner des cercles sur cette éternelle alliée. Petites bulles de bonheur deviennent perles de tendresse. Une légère pression : elle tremble. «Viens à moi, je t'appelle», lui dit l'autre main. «Tu vois, je suis là, regarde-moi !». C'est trop tard, elle s'éloigne presque. « Non, ne prend pas peur. Je suis juste là. Là pour toi ». Mais, non. Non, elle n'avait pas peur. C'est pourquoi elle releva les paupières pour faire briller de mille éclats le bleu de ses yeux. « Je te suivrai ». Des milliers d'informations en plus. De la lumière se découpant en d'innombrables couleurs. Avec une lenteur presque irréelle, elle tourna son regard pour enfin croiser le sien et s'y plonger. Son sourire. Se reflétant en lui comme dans un miroir, un sourire se dessina sur ses propres lèvres. Douceur infinie du moment. Des étoiles dans ses yeux, lorsqu'elle découvrit avec bonheur ce que l'homme lui tendait. Fraîcheur sucrée. Le monde pouvait reprendre son cours, sans se soucier de ce qui venait de se passer.

**********


La clarté commençait à peine à se faire plus timide quand elle quitta enfin le fleuve des yeux. Lui envoyant un dernier sourire comme elle embrasserait un vieil amant, elle retourna lentement sur ses pas et laissa le pont derrière elle. Sa main entra en contact avec le bois et elle se laissa tomber avec la grâce des vieilles anglaises. Ses yeux sourirent à leur tour lorsqu’ils se posèrent à nouveau sur le cours d’eau : elle ne l’avait pas quitté bien longtemps. Jouant avec les plis de sa robe d’une main, elle caressait de l’autre le banc sur lequel elle était assise. Ce banc, toujours le même. Tous les soirs. Succombant à l’infidélité, son regard fut attiré par un jeune couple. Elle dégustait une glace et lui la dévorait des yeux. La vieille anglaise sourit et secoua la tête. Elle embrassa à nouveau son amant des yeux. Il avait beau être charmant, ce n’était sûrement pas lui qui aurait de si belles attentions envers elle, pensa-t-elle. Et à son tour, elle se souvint.

Assis côte à côte, chacun écoutait le silence de l’autre. Elle savourait la fraîcheur de son cadeau, et lui ne pouvait s’empêcher de la trouver délicieusement belle. Le vent soufflait doucement sur les bords de la Tamise. Jouant avec les cheveux de l’une, il caressait tendrement le visage de l’autre. Deux bâillements simultanés parvinrent à les mettre d’accord.


- On ferait mieux de retrouver nos chambres.
- Mulder, tu ne m’as toujours pas dit ce qu’on faisait ici.
- As-tu vraiment besoin de le savoir ?

Un sourire malicieux se dessina sur les lèvres de celui qui avait prononcé cette dernière phrase. Un sourire qui voulait sans doute dire « Tu le sauras bien assez tôt » ou « Ne me fais pas ces yeux-là, je ne dirai rien ». Non, il ne céderait pas. Penser le contraire aurait été mal le connaître. Même l’adorable moue que faisait son amie ne le ferait pas changer d’avis. Il fallait avouer qu’elle était ravissante… Mais non. Détournant les yeux, il quitta le premier le banc. Il ne l’avait pas remarqué, mais, quelques mètres plus loin, une vieille femme les observait en secouant la tête, le visage habillé d’un sourire plein de malice.
Ils remontèrent Millbank à pied pour retrouver leur voiture un peu plus loin. La fatigue du voyage additionné au sombre manteau qui couvrait de plus en plus vite le ciel londonien leur imposaient ce moyen de transport, regrettable lorsque l’on avait déjà goutté à la magie de parcourir ces rues et innombrables ruelles à pied.
Le trajet ne leur prit que quelques minutes, leurs silences n’étant ponctuellement agrémentés que de
« À droite », « À gauche », « Tout droit » ou encore de « Tu roules du mauvais côté ». La silhouette d’une maison victorienne en briques rouges se dressait déjà au loin quand ils entrèrent dans Brick Lane. La vieille bâtisse, rénovée et aménagée en modeste petit hôtel, imposait le respect et laissait quelque peu rêveur. Ils ne manquèrent pas à la règle, restant tous deux une bonne minute les bras ballants devant le lieu choisi pour passer la nuit.

- Elle m’avait semblé plus petite tout à l’heure.
- Elle ne te plaît pas ?
- Si, ça nous changera des motels miteux, répondit-elle en levant les yeux au ciel.

Ils n’avaient pas eu le temps de profiter du hall en arrivant, c’est pourquoi Scully s’arrêta quelques instants, scrutant chaque détail de la pièce. Le moindre meuble semblait vouloir raconter son histoire. Témoin du temps et des vies qui se succédaient inlassablement. Elle s’attarda une dernière minute sur un cadre suspendu derrière la réceptionniste. La photo, visiblement très ancienne, jaunie par les années, représentait un couple et trois petites filles. Deux d’entre elles se ressemblaient indéniablement. La bouche de la jeune femme s’entrouvrit légèrement. Un détail la troubla. Quelque chose n’allait pas. Elles se ressemblaient jusque dans la tristesse de leur regard et dans les larmes qui naissaient au coin de leurs yeux. Elle tourna rapidement son visage vers Mulder, qui gravissait déjà les marches qui menaient aux chambres.

- Regarde ça… Je n’avais pas remarqué cette photo avant.

La réceptionniste fronça les sourcils et dévisagea Scully.

- De quelle photo parles-tu ?

Elle tourna à nouveau la tête et son regard croisa un mur vide de tout cadre. Un insupportable sentiment de malaise s’empara d’elle, jusqu’à ce qu’elle décide de suivre Mulder, sans un mot.
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JeN.
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MessageSujet: Re: ¤ Par La Main ¤   Dim 8 Oct - 23:49

Des éclats de rire hantaient toute la maison. Passant par chacune des chambres de l’étage pour chatouiller les oreilles du moindre meuble ou pour faire naître un sourire sur le visage des ours en peluche qui trônaient fièrement dans deux de ces pièces, ils traversaient aussi le grand hall du rez-de-chaussée, réchauffé par ces sourires et par la grande cheminée qui brûlait tranquillement. Mais, si l’on se risquait à remonter les marches, doucement, sans faire de bruit, et que l’on ouvrait la porte de la troisième chambre à gauche, on serait surpris de voir que là, juste là, sur la commode, près de la fenêtre, une petite poupée de porcelaine pleurait. Non pas que ce fussent de vraies larmes qui roulaient le long des joues blanches, mais la tristesse du visage de cette petite fille était saisissante. Encore fallait-il se risquer à la voir. Mais aujourd’hui, personne ne se souciait d’elle : c’était jour de fête, la bonne humeur était de mise.

- Elles sont vraiment adorables !

Hissées sur la pointe des pieds, se dressant de leur mieux au sommet de leurs quatre ans pour apercevoir le gâteau disposé au milieu de la table du salon, deux petites têtes blondes aux visages angéliques souriaient. Sarah et Clara savouraient leur bonheur. Le cœur battant à un même rythme, les yeux remplis des mêmes étoiles, elles convoitaient leur cadeau avec envie. Elles se ressemblaient jusque dans les moindres détails.
Les voix s’élevèrent à nouveau, gravissant les quelques marches et parvinrent aux oreilles d’une toute petite fille, blottie entre ses draps. Ses joues pâles et son teint fiévreux laissaient vagabonder, ça et là, quelques larmes. La maladie l’en avait empêchée. Cette fois-ci, c’était la maladie. Elle n’avait pas pu participer à la fête. Elle posa ses yeux une dernière fois sur la petite poupée posée sur la commode, avant de s’endormir.



- Il faudra quand même que tu m’expliques, dit-elle en refermant derrière elle la troisième porte à gauche, après avoir monté les escaliers un à un en suivant son partenaire.

Il s’enferma à son tour dans sa chambre, s’écroulant avec force sur son lit.
Un sourire, qui volait alors quelque part dans la pièce, atterri finalement sur son visage. Hésitant longuement, il finit par se blottir dans le coin de ses lèvres, et il s’y trouva si bien qu’il décida d’y élire domicile aussi longtemps qu’il le pourrait.


Le soleil se levait sur Hyde Park et déjà quelques promeneurs flânaient dans les allées fleuries et verdoyantes. Assis sur un banc, un vieil homme parcourait les dernières pages du roman qu’il avait commencé deux jours auparavant, sur ce même banc. Malheureusement pour lui, au moment où il tourna la dernière page, un ballon termina lourdement sa course sur ses genoux. Réalisant ce qui venait de se passer, il fit lentement glisser ses yeux au-dessus de son livre, laissant les deux enfants devant lui dans un suspense insoutenable. Lorsque son regard noir de colère croisa celui des deux têtes blondes, son visage se radoucit instantanément. Le roman toucha le sol au moment où le vieil homme accueillit ses petits enfants dans ses bras, ces mêmes enfants qu’il n’avait pas revu depuis bientôt six mois. Non loin de là, un couple de touristes français attendait depuis deux bonnes minutes de pouvoir prendre la cathédrale Saint Andrew en photo, mais aucun passant ne semblait les avoir remarqué, défilant ainsi sans gêne devant l’objectif. Six photos ratées plus tard, le couple finit par lâcher prise et par faire demi-tour, se réfugiant dans un Coffee Shop, sous le regard amusé d’une vielle femme qui les observait en souriant. Mais le plus remarquable en cette matinée londonienne était ce baiser léger déposé sur la joue d’une jeune femme, le regard encore enfoui dans un sommeil réparateur. Dana Scully ouvrit de grands yeux, surprise par ce geste pour le moins inhabituel. Elle lui rendit tout de même un sourire gêné mais heureux.


- Tu as bien dormi ?
- Je crois que j’aurais pu dormir encore des heures, Mulder.
- C’est dommage, il fait beau dehors, il y a plein de choses à faire ici.
- Alors c’est donc ça… Des vacances forcées ?
- On peut dire ça comme ça. Tu sais, tu passes trop de temps dans ce sous-sol, tu as besoin de te changer les idées.
- C’est toi qui dit ça ! dit-elle en s’étirant, étouffant en même temps un rire moqueur.

Il venait de quitter la pièce quand elle se décida enfin à abandonner son lit pour le jet chaleureux de la douche.
Le petit déjeuner se passa dans une salle annexe du grand hall qu’ils avaient découvert la veille. Tous deux observaient les moindres détails de la pièce, intrigués par la chaleur qui s’en dégageait, laissant chacun aller à sa rêverie. On s’y sentait si bien que l’on pouvait parfaitement imaginer que le bonheur de la famille qui y vivait auparavant avait su leur survivre. L’on devinait même encore des éclats de rire. Le sourire aux lèvres. La joie d’être ici, tout simplement. Mais les yeux de Scully se posèrent sur une chaise, au fond de la salle. À peine le temps de cligner des yeux qu’elle y aperçut une petite fille en pleurs qui la fixait étrangement. La bouche de la jeune femme s’entrouvrit légèrement, jusqu’à ce que sa petite cuillère tombe brusquement de sa main. Son cœur s’emballa lorsque ce cri déchira le silence. Un cri de détresse que la petite fille venait de pousser. Les mains collées contre ses oreilles, elle hurlait toute sa douleur, des larmes de rage coulant le long de ses joues. Et…


- Scully, ça va ?

Elle tourna son visage terrifié vers lui avant de constater que l’enfant avait disparu.

- Je… Oui, tout va bien.
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