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 le destin fait bien les choses

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Ariane

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MessageSujet: le destin fait bien les choses   Ven 25 Aoû - 13:53

Le destin fait bien les choses


Mulder monta au troisième étage. Cela ne lui arrivait jamais auparavant mais depuis quelques temps, il y montait souvent.
Le décore était à peine mieux qu’au sous-sol. Un peu moins sombre, peut-être, mais les même murs gris percé de porte emprisonnaient les agents affairés.

Une silhouette attira son attention. Son cœur fit un bon dans sa poitrine. Enfin ! Tant de fois où il était monté et où il ne l’avait pas vu !
« Scully ! Bonjour... »
La jeune femme se retourna, elle le scruta.
« Bonjour Mulder »
Elle lui lança un regard froid. Ses yeux azur, encadré de ses cheveux flamboyant, brillaient d’un éclat éblouissant. Sa bouche bien dessiné ne souriait pas. Attristé, Mulder dévia son regard vers le ventre de Scully. Il prit un coup. Son ventre était rond. Enceinte ! Elle était enceinte !Il ne voulait pas y croire. Qui pouvait avoir osés faire ça a Scully ? Qui ?
« Dana ! » appela une voix derrière elle.
Elle se retourna.
« Oui, Phil ? »
Le nouveau venu dévisagea Mulder. Il semblait chercher qui il pouvait être. Soudain, son visage s’éclaira.
« Ah ! Mais c’est ton ancien collègue, le martien ! Enchanté ! » lança-t-il d’une voix ironique.
Mulder ne tourna même pas son regard vers lui. Toute son attention sur Scully. Elle était amusé et ne le cachait pas. En souriant, elle envoya un regad réprobateur à l’agent qui se tenait près d’elle. Bien trop près, au goût de Mulder.
« Phil !Arrête ! Ce n’est pas gentil ce que tu viens de dire ! Elle redevint sérieuse. Bon, qu’est ce que tu voulait me dire ?
- Ah,oui ! Viens par là. Pour ce soir je me disais que… »dit-il en s’éloignant.
Mais Mulder, bien décider à entendre la conversation, les suivit discrètement.
« Je me disais que, finalement, si tu n’avait pas envi d’ aller au resto, on pourait resté à la maison tout les deux ?
- Ok. Et tu sais quoi ? je me suis dit qu’il serait temps de cherché un prénom pour notre bébé.
- Mmmoui, peut-être… Alors, marché conclu ?
- Marché conclu . » répondit-elle en riant.
Ils entrèrent dans un bureau laissant Mulder sans voix.
Alors c’était lui, ce Phil, qui était le père de l’enfant de Scully ? Il ne la comprenait pas. Cet homme n’avait rien de quelqu’un de sympathique, il avait des petits yeux pervers, une barbe de 3 jours, une petite bedaine… Tout le contraire de Scully qui soignait toujours son apparence. En plus, Phil, quel prénom moche ! Il se mordit la lèvre en pensant à son propre prénom.
Et puis ce surnom, « le martien » … Que ce Phil l’ai dit, ça, il s’en contrefichait, mais Scully avait été amusé et c’était ça qui l’avait profondément blessé.

Il redescendit au sous-sol. En rentrant il contempla la pièce. Des deux bureau qui l’occupait, il y en avait un vide et l’autre surchargé de dossier. Depuis quelque temps Mulder laissait les dossier s’empiler sur son bureau. Il n’avait plus le cœur à travailler. Il n’avait plus envi de rien faire, depuis… c’était 7 mois plus tôt ; dans ce même bureau…

FLASH-BACK :

« oui, Mulder je sais que cette enquête est très importante, mais tu vois, j’ai promis à ma mère d’aller la voir. Elle va très mal.
- Je sais, Scully ! et je comprend tout à fait, mais peut-être que si on réussit cette enquête, on poura prouver l’existence des extraterrestres .
- Mulder, tu me l’a déjà dit, mais je dois rester ici.
- Oui, bien sûr. Après tout, pourquoi tu m’aiderais ? et puis ce n’est pas très important qu’il y ait des extraterrestres, hein ? En tout cas moins important que la vie de madame Scully ! »
Pendant qu’il parlait elle avait baissé la tête. Quand elle la releva, ses yeux étaient comme deux braises ardentes. Elle s’adressa à lui avec une voix posée, mais il savait qu’elle bouillait à l’intérieur.
« Mulder, Arrête ! Tu sais très bien que les extraterrestres font partit de ma vie ! Mais, je préfère manquer un occasion de prouver leur existence plutôt que de partir je ne sais où et trouver ma mère morte à mon retour !
- Pfff ! arrête ! Ta mère ne va pas mourir, elle est juste un peu malade. En plus ton frère est là pour veiller sur elle.
- Elle n’est pas « juste un peu malade ». Et puis même, j’en ai marre. Je dois toujours te suivre partout, n’importe quand, et la plupart du temps sans savoir pourquoi. J’ai le droit d’avoir une vie ici, non ?
- Je ne t’interdis pas de vivre. Je te demande juste de m’aider à prouver la vérité. Si c’est trop te demander, trouve toi un autre boulot avec un partenaire un peu moins « exigeant » !
- J’ai bien envi de le faire, des fois !
- Eh bien, vas-y ! Je t’en pris, tu n’as qu’à oublier les extraterrestres, oublier les X-files, oublier notre collaboration. Refait toi une vie, je me débrouillerait sans toi ! »
Elle le regardait, des larmes de colère au coin des yeux. Elle leva la tête haute.
« Très bien ! »
Elle lui lança un regard digne mêlé de colère et de tristesse. Puis, Elle fit soudainement demi-tour. Elle franchit la porte et la claqua.
Mulder regretta aussitôt ses paroles. Mais il savait que Scully serait là le lendemain. Elle avait piqué sa crise. Il haussa les épaules et alla examiné de plus près ce fameux dossier.

FIN DU FLASH-BACK
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Ariane

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MessageSujet: Re: le destin fait bien les choses   Lun 28 Aoû - 20:42

Il avait cru que Scully reviendrait le lendemain. Mais non, elle n’était pas là. Elle l’avait laissé tombé. Il s’en rappelait encore parfaitement. Il était ensuite partit en Alaska. Il y était resté six mois. Cent fois, il avait appelé Scully, mais toujours la même réponse : « le numéro que vous avez demandé n’est pas attribué… ».
Quand il était revenu d’Alaska, on lui avait appris qu ‘elle était passé dans la section des enlèvements. Il ne l’avait jamais croisé jusqu’à aujourd’hui. Son regard se posa sur le bureau de Scully, Skinner lui avait demandé si il voulait qu’il soit enlevé mais il avait tout de suite refusé. Peut-être espérait-il qu’elle reviendrait ? Mais après ce qui c’était passé aujourd’hui, il n’y avait plus aucune chances.
Pourtant, ils s’étaient dit des choses… Des choses qu’elle n ‘avait pas pu oublié…
C’était deux jours avant leurs dispute, le soir chez Mulder…

2ème FLASH-BACK :

« Elle s’en sortira Scully, j’en suis sûr. Son état n’est pas si grave.
- Tu as raison Mulder, maman s’en sortira… Merci Mulder. Merci de toujours être là quand il le faut, de toujours me réconforter… »
Ils étaient assis sur le canapé de Mulder. Le visage de Scully était abattu. On lui avait appris que sa mère avait été transféré dans un hôpital. Quand elle était allé la voir, Margaret était dans un coma profond.
« Ne me remercie pas j’essaie juste de te rendre ce que tu me donne. Toi aussi, tu sais toujours quand me réconforter. Tu est la seule à toujours savoir ce que je pense. C’est pour ça que j’ai besoin de toi, tu compte beaucoup plus, à mes yeux, que n’importe qui d’autre. J’ai tellement peur qu’un jour on puisse nous séparer…
- Moi aussi Mulder, mais je sais qu’on s’en sortira toujours. »
Leurs yeux étaient accroché comme par un lien invisible. Scully posa sa main dans celle de Mulder. Il savait très bien ce que les yeux de Scully lui disait, il savait très bien ce que son geste de la main signifiait. Mais, jusqu’à présent il avait refusé de l’admettre. Pourquoi ? Il ne savait pas, mais ce soir là, l’admis enfin.
Doucement, il se pencha vers Scully. Elle ne bougea pas. Leurs yeux restèrent quelques secondes accroché, puis il ferma les yeux. Il sentit le souffle chaud de Scully sur son menton, puis sur ses lèvres. Enfin, leur lèvres se rencontrèrent. 1 seconde, 10 seconde 1 milliard de seconde… il ne sut pas combien de temps dura ce baiser. Quand ils se détachèrent, leur yeux se retrouvèrent immédiatement comme deux aiments.
« Je t’aime » souffla-t-il. Trois petits mots qui voulait dire tellement de choses…
« moi aussi, je t’aime » lui répondit-elle

FIN DU 2ème FLASH-BACK

Il l’avait ensuite emmené dans sa chambre, où il avaient passé une nuit merveilleuse, découvrant une partie inconnue de l’autre.
Le lendemain, ils avaient décidé de ne rien laissé paraître au bureau. La journée était passé avec des coup d’œil nerveux, des sourire forcés et des silences gênés. Le soir Skinner avait demandé qu’ils lui rapportent impérativement, un rapport, pour le lendemain. Ils avaient donc passé la nuit chacun chez soi .Le lendemain, Mulder avait annoncé qu’ils avait une nouvelle enquête, mais pour sa plus grande surprise Scully s’était braqué.

La chute d’un des dossiers, empilé sur le bureau, tira Mulder de ses souvenirs. Avec un soupir il entreprit de mettre un peu d’ordre, sachant pourtant, que comme chaque fois, il n’arriverait à rien.


6 ANS PLUS TARD

Il se gara à une centaine de mètre de son immeuble. Il avait envi de marcher. Il slaloma entre les voitures, moins nombreuses que d’habitude. Leur propriétaire était partit ça et là pour fêter noël en famille. Il soupira. A part Skinner, personne ne lui souhaiterait noël, une fois de plus. Personne ne se trouverait derrière la porte, pour lui crié : « Bouh ! Joyeux noël ! » quand il pousserait la porte.
Dans le silence paisible de ce 24 décembre, des cris attira son attention.
« Naaaaaaaaan… Aïe ! Nan ! aïe, ça fait mal ! »
Le bruit venait de derrière son immeuble. Il se précipita dans cette direction.
D’autre voix lui parvint :
« Donne moi ton tee-shirt ou je te tape encore sale morveux !
- Ouais et tes godasses !
- Naaaaaaaan ! je veux pas qu’on me tape !
- Puis arrête de chialer, tu m’énerve !… aller prend ça !
- Aaaaaaaaaïe ! »
Mulder tourna au coin. Il vit trois gamins d’une quinzaine d’année en train de taper surun autre qui ne devait pas avoir plus de 6 ans.
Mulder courut aussitôt vers eux.
« Arrêtez ! Ca va pas ? Arrêtez de le taper ! »
Il écarta violemment les grands. Ils dévisagèrent Mulder, semblant l’examiner. Le pus grand finit par lâcher :
« aller, venez, on se tire ! »
Ils ramassèrent des vélos qui traînait et disparurent parmis les immeubles et les voitures.
Mulder s’approcha du gamin. Il lui tournait le dos. Ses pieds et ses bras étaient nus. La peur et le froid faisait trembler son corps.
« Ca va ? » Demanda-t-il . Il savait très bien la réponse mais c’était une question machinal.
Le gamin se retourna. Ses yeux était remplit de larmes et ses dents claquaient.
« J’ai froid… » dit-il dans un souffle.
Mulder fût bouleversé. Qui était ce petit gamin tout seule au milieu de la ville ? Qui était ses parents ? Il s’en occuperait plus tard. Pour l’instant, le plus important était de réchauffer et rassurer ce petit bout d’homme.
Mulder lui tendit les bras. Le gamin hésita, puis finalement, s’avança. Mulder le souleva.
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MessageSujet: Re: le destin fait bien les choses   Ven 1 Sep - 11:13

******

Mulder déposa le bonhomme sur son canapé, puis il alla chercher une couverture propre. Le gamin se pelotonna dedans.
« Ca va aller ?
- euuuuh…oui, merci monsieur. »
Mulder pouvait lire sa peur dans ses yeux. Il ne savait pas pourquoi, mais ce gamin lui était étrangement attaché. Il voulut le rassurer.
« Hey ! N’ai pas peur, je ne vais pas te manger ! Je m’appelle Mulder et toi ?
- William.
- Dis William ?Tu me racontes ce qui t’est arrivé ?
- Mais si je te raconte, tu vas me gronder.
- Mais non . » Il ajouta plus bas : « Je ne sais pas faire. »
Le visages triste de William se fendit d’un sourire.
« D’accord. En fait, je me suis enfui de l’école parce que la maîtresse elle était pas gentille et je me suis promené et y a des garçons qui sont arrivés avec leur vélos et il m’ont poursuivi et j’ai couru mais il m’ont rattrapé et ils m’ont tapé et ils ont pris mon pull et mes chaussures et mon manteau et mon cartable et… »
Il réprima un sanglot.
«… Et puis t’es arrivé monsieur Mulder, merci monsieur Mulder.
- De rien William… »
William se réfugia dans les bras de Mulder, qui se posait beaucoup de question. Etait-ce normal que ce gamin lui accorde sa confiance en aussi peu de temps ? et puis lui même, depuis qu’il était adulte n’avait pas beaucoup côtoyé d’enfant et pourtant il lui semblait, qu’il savait parfaitement comment rassurer l’enfant, comment lui parler…
« Pleure, William, si ça te fais du bien tu peux pleuré, tu sais… »
Ils restèrent plusieurs minutes, ainsi…les larmes de William coulant dans le coup de Mulder, Mulder enchaînant les questions sans réponses dans sa tête…
William se redressa.
« Tu veux téléphoner à ta maman ou ton papa ?
- J’ai pas de papa… Mais je veux bien téléphoner à ma maman.
- D’accord. »
Il se leva et alla chercher le téléphone.
« Tiens, tu sais faire ?
- Voui ! Je sais même le numéro par cœur. » dit-il tout fière. Il composa le numéro puis porta le téléphone à son oreille.
« Allô, maman… C’est William…. Oui maman….Oui, Je suis chez un monsieur qui a empêché des garçons de me taper… Oui, maman »
Il se tourna vers Mulder.
« Ma maman, elle veut savoir ton adresse, pour venir me chercher ?
- Non c’est bon, je vais te ramener. » Il tenait à rester le plus longtemps possible avec William. Il lui avait mis un peu d’originalité dans sa vie et il s’était tout de suite attaché à lui.
William avait raccroché.
« On y va ? » proposa Mulder.
William fit un petit sourire et hocha la tête.
« Je te montre la route. »

******

William sortit précipitamment de la voiture.
« C’est là, au troisième étage. On doit prendre les escaliers parce que l’ascenseur est en panne. »
Ils montèrent trois étages, puis William s’arrêta devant une porte.
« C’est là ! » Il sonna.
La porte s’ouvrit, laissant apparaître une jeune femme. William se jeta dans les bras de sa mère.
« William ! oh mon chéri…tu m’as fait peur… Mais qu’est- ce qui t’as pris ?… Tu le refera plus, tu me le promet ?
- Oui maman »
Mulder les regardait ébahit. La mère de William releva la tête pour remercier celui qui avait ramené son fils. Quand son regard rencontra celui de Mulder, son sourire se figea.
Mulder, complètement désorienté la regardait et dans sa tête, un seul mot: Scully.
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MessageSujet: Re: le destin fait bien les choses   Lun 18 Sep - 19:00

Les yeux de Mulder ne se décrochèrent pas du regard bleu et enivrant de Scully. Son cœur s’accéléra, sa respiration saccader trahissant son malaise. Mais Scully ne remarqua rien. Sûrement trop surprise, et peut-être, heureuse, de revoir Mulder.
La voix fluette et joyeuse de William brisa le silence.
« Maman, c’est le monsieur qui m’as sauvé la vie des garçons méchants, il est très gentil ! » Mulder attendit la réponse de Scully. Elle ne vint pas. Il vit sa main serrer celle de William.
« Bon euh… je…je vais rentrer chez moi. » dit Mulder mal à l’aise.
Scully parut se reprendre en main.
« euh… non ! Vous…ho pardon, elle sourit, Tu veux rester, boire quelque choses ? »
Il sauta sur l’occasion.
« Oui, bien sûr merci.
- Entre. »

Mulder pénétra dans l’appartement. Scully referma la porte derrière lui, puis s’éloigna en direction d’une pièce situé à droite de l’entrée et d’où sortait une vague odeur de café. Mulder la suivit. Elle le fit asseoir sur une chaise.
Le téléphone sonna. La jeune femme s’excusa d’un sourire et saisi le téléphone.

Mulder suivait tous ses gestes. Elle n’avait pas tellement changé. Elle avait toujours cette démarche ferme, ce regard décidé, ces cheveux flamboyant virevoltants sur ses joues pâles. Il lui manquait juste le tailleur. Elle avait une robe noir, très stricte, mais très provocante qui donna un sourire à Mulder.

Dans la pièce principale, Scully discutait avec William, le téléphone toujours à la main. Soudain, le garçon bondit avec un grand cris victorieux.
« Ouais ! Je vais aller dormir chez Rick. On va fêter noël tout les deux ! trop bien ! »
Scully sourit.
« Calme-toi william. Et vas préparer ton sac, Rick et sa maman passent te chercher. »
Mulder, qui aurait pourtant donné n’importe quoi, pour rester, se leva pour partir. Il se sentait de trop face à cette scène familial. Arrivé devant la porte d’entrée, il hésita.
Est-ce qu’il pouvait partir, comme ça, sans dire au revoir ? Mais il savait que Scully ne l’aurait pas laisser partir. Et puis…, si il partait, peut-être qu’il ne reverrait plus jamais Scully, ni William.
Car il s’était aussi attaché à William. Etrangement, ce gamin, qui n’avait pourtant rien fait pour, avait gagné son affection très vite, très dure à remporter habituellement.
Il n’eu pas besoin de se décider. Quelqu’un sonna. Il se décala de devant la porte pour laisser Scully l’ouvrir.
« Bonjour!!”
William déboula dans l’entrée. Il avait enfilé un blouson vert, qu’il avait boutonné n’importe comment.
« Salut Rick !Ca y est maman ? On peut y aller ?
- Mais oui William !! Calme toi un peu..
dit-elle en souriant Et regarde moi ça, ton blouson est tout de travers…viens là. »
William tourna le dos à Mulder pour que sa mère l’aide à refaire se boutons. Quand Mulder vit le motif au dos du blouson, il fut amusé.
« Waou ! Il est classe ton blouson, William ! » Dit-il en observant la réaction de Scully.
« Oui, c’est ma maman qui me l’as acheté !C’est mon préféré ! »
Mulder lança un regard ironique à Scully. Elle lui rendit son regard.
Quand elle eut fini de lui fermer son blouson, William sauta sur ses pieds .
« A Quelle heure je viens le chercher ? Demanda-t-elle à la maman de Rick.
- Disons vers…13 heure si vous voulez.
- D’accord, c’est parfait.
Elle se tourna vers William. Ne fait pas trop de bêtise, daccord petit monstre ?
- Oui maman »
Elle se pencha et l’embrassa sur la joue . William sourit et fis à son tour un bisou sur la joue de sa mère. Puis il sortit en compagnie de Rick et de sa mère.
Mulder suivit des yeux, william, le plus longtemps possible. Il ne le reverrai sûrement jamais. Il fixa dans sa mémoire l’image qu’il avait devant lui : un petit garçon, de dos, heureux de vivre ,avec à la main, un sac en toile, et sur le dos, un blouson vert brodé d’une soucoupe volante.

Scully ferma la porte et alla s’asseoir sur son canapé. Mulder regarda partout autour de lui. Sur chaque mur, il y avait au moins, une dizaine de photo représentant toujours la même chose : William, joyeux à coté de sa mère, elle aussi, radieuse.
Ca et la, des détails prouvaient qu’un enfant vivait dans l’appartement, mais Mulder remarqua, et ça lui mit du baume au cœur, qu’il n’y avait pas l’air d’avoir un homme habitant dans l’appartement.
« Mulder… » la voix de Scully le tira de ses pensées. Il se retourna vers elle.
« Je viens de remarqué que je ne t’avais même pas remercier d’avoir sauvé mon fils. Vraiment, je te remercie infiniment … Je ne peut pas imaginer ce que j’aurais fait si je ne l’avais pas retrouvé. Quand sa maîtresse m’a prévenu, j’ai eu très peur. L’idée qu’il pourrait disparaître et que je ne puisse plus le revoir est… insoutenable… »
Une larme, une seule, coula sur sa joue, puis elle ferma les yeux. Quand elle les rouvrit, ils était de nouveau secs.
« Ne me remercie pas Scully, c’est normal… N’importe qui l’aurait fait. »
Elle ne répondit rien. Mais il pouvait lire dans ses yeux, toutes la reconnaissance qu’elle lui portait. Il pouvait y lire, aussi, l’amour que cette femme avait pour son fils. Cet amour le submergea. Scully était une mère . Semblable à des milliers d’autre mère dans le monde, et dans chacun des regards de ces femmes, qu’elle soit riches ou pauvres, blanches ou noires, boulangères ou même voleuses, brillait le même éclat, le même amour.
« Alors, où travail-tu maintenant ? demanda-t-il.
- En fait je suis en train d’essayer de faire mon propre cabinet de médecin, mais je ne suis pas encore sur que ça va marcher. Et Toi ? Tu poursuis toujours les petits hommes vets ?
- Mais oui. Et je vois que tu ne les a pas oublier, à en juger par le blouson de ton fils.

- Oui c’était pour me souvenir de son.. euh… de, Elle bafouilla, de… de toi !… enfin… oui ! Elle fit un sourir maladroit.
- Oh merci ! mais, il hésita, puis finalement posa la question qui lui tenait temps à cœur , Qu’est ce qu’en a dit son père ?
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MessageSujet: Re: le destin fait bien les choses   Sam 23 Sep - 12:14

- Son père ?... elle baissa le sourcil gauche. Etrangement, elle ne semblait pas savoir de qui il s’agissait. Tu veut dire Phil ? non en faite on est séparé.
Elle détourna la tête. Elle cherchait un prétexte pour changer de sujet . Elle trouva.
« Wow tu as vu l’heure ? Tu veux manger quelque choses ?
- oh, je veux pas te déranger !
- Non, non ne t’inquiètes pas, tu ne me dérange pas du tout !
- d’accord, si tu veux… »
Scully se dirigea vers la cuisine. Mulder la suivit.
« Tssss ! Reste là ! On ne vas pas mangé dans ma cuisine tout en bordel ! »
En souriant, il s’arrêta devant l’entrée et attendit Scully en s’interrogeant sur son étrange conduite quand il lui avait parlé de Phil.

******

Ils étaient assis sur le canapé, l’un à côté de l’autre. Dehors la neige s’était mise à tomber. A travers la vitre embué, Mulder suivait du regard les flocons tourbillonnants. Quelques notes de violoncelle descendait d’un étage supérieur, troublant le silence calfeutrant de l’appartement. Mulder apaisé, sentit ses paupières s’alourdir.
« Mulder, je …je suis désolé ! » lâcha soudain Scully, la mine décomposé. Mulder rouvrit les yeux qu’il avait fermé.
« Hein ? mais de quoi ?
- je sais pas pourquoi j’ai dis ça … j’étais énervé et … enfin, je ne le pensait pas… »
Mulder ne dit rien. Il la fixa dans les yeux. Dans ces yeux qui, malgré tout ce qu’il avait voulu se faire croire, restaient pour lui les plus beau yeux du monde.
« Mulder… six ans !…six ans perdu pour quoi ? pour des mots qu’on a jamais voulu dire, par ce qu’on est deux têtes de mule qui se dispute pour des choses dérisoires… Est-ce que ça en valait la peine ?
- Non, bien sur que non… Mais une tête de mule fait parfois des bêtises. Ce jour là, j’ai voulu faire mon enquête tout de suite, alors je suis partis le jour même… Et quand je suis revenu, il y avait Phil, j’ai cru que tu t’étais vraiment refait une vie. Alors je suis repartis en Alaska, à mon retour, tu n’étais plus là… Dès le premier jour je m’en suis voulu de toutes mes forces, je t’es appelé cent fois, mais apparemment, tu avais changé de portable… ça n’amène à rien d’être une tête de mule…
- Non à rien…Le portable…oui je l’avais changé, parce que le soir de notre dispute je t’ai rappelé une dizaine de fois, comme tu n’as pas répondu, j’ai crus que tu m’en voulais sérieusement… et puis le lendemain, l’hôpital m’a appelé pour m’annoncé que ma mère étais morte… alors j’ai fait une dépressions. Dans une crise j’ai jeté mon portable par la fenêtre. Skinner m’as donné des congé puis m’a muté au hasard dans la section des enlèvements. Je me suis mise a fréquenté des gens que je n’aurais jamais abordé en temps normal…
- Mais Phil ?
- Phil ?… C’était sans doute le moins pire de tous , c’est pour ça que j’ai cru que je l’aimais…On a du resté ensemble huit mois, à peine… Et puis c’est quand je t’ai vu que j’a remis les pieds sur terre, mais je n’ai pas réussi à te joindre… A mon accouchement, j’étais seul, c’étais horrible… Je me souvient de la première chose que j’ai dit à William … »
Ses yeux brillant de larmes étaient toujours accroché à ceux de Mulder. Elle ne dit pas la suite, mais il la comprit. Dans ses yeux, il lisait : Si seulement tu avais été là…
Il la prit dans ses bras. Elle s’y accrocha, comme à une bouée de sauvetage. Six ans… six ans l’un sans l’autre, mais maintenant, il ne se quitteraient plus. Les larmes de Scully coulaient dans le cou de Mulder, comme celle de son fils quelques heures plus tôt.
« Maintenant, il faut qu’on oubli, Scully… Qu’on oubli tout ce qui s’est passé.
- Non, pas tout. »
Il fronça les sourcils.
Le visage de Scully levé vers lui était illuminé et ses yeux brillaient particulièrement lorsqu’elle lui dit :
« Je n’oublierais jamais ce qui s’est passé avant. »
Mulder comprit. Le soir où ils avait avaient enfin découvert la vérité sur leur relation n’avait jamais quitté l’esprit de Scully. Ni le sien . Il avait enfoui ce souvenir au fond de sa mémoire, mais il ne l’avait jamais oublié. Les souvenirs de cette soirée le submergea. Il eu soudain envie de la faire revivre. Mais comment Scully réagirait, si se lançait ? Il se pencha doucement vers elle, le cœur battant… mais il n’osa pas. Il alla enfouir son visage dans les cheveux de Scully. Il sentait sa tête au creux de son épaule. Puis, elle se redressa. Doucement, elle avança sa main vers le visage de Mulder, elle frôla sa joue, puis sont front et enfin sa bouche. La main de Scully alla se poser sur la joue de Mulder faisant naître en lui un désir profond.
Il avança ses mains, les plaças derrière la nuque de Scully et l’attira vers lui. Il distinguait chaque détail de son visage. Ses yeux fermés, prolongés par ses longs cils noirs, son nez droit, sa bouche qu’elle lui offrait, tendue vers lui. Il ferma les yeux et posa ses lèvres sur celles de la femme qu’il avait toujours aimé. Le bonheur l’envahit, il était telle ment bien, là, Scully dans ses bras, qu’il arrêta de penser. Il oublia tout ses problèmes, il oublia les six dernières années de solitude… Il n’y avait plus que elle et lui. Lui et elle.
Quand ils relâchèrent leur étreinte, Scully murmura :
« William… »
Il l’interrogea du regard.
« Son père… » Comme précédemment, la suite ne fut pas dite. Elle fut simplement échangé par un regard. Mulder lui sourit. Elle, lui, il n’y avait pas qu’eux. Il y avait aussi William. A eux trois, ils formaient un famille, à eux trois, ils pouvaient conquérir le monde.
« Joyeux Noël !… »
Fut-ce Mulder ou Scully qui prononça cette phrase ? Peu importe. Car, ils étaient déjà partit, loin de tout, dans leur monde, à eux seule…

*******

Ce fut un rayon de soleil insistant, dirigé droit sur sa paupière, qui réveilla Mulder. Il sentit entre ses bras le corps mince et doux de Scully. Le souvenir de leur nuit lui revint en mémoire. Il sourit. Une mèche de cheveux de Scully lui chatouillait le cou. Quand il ouvrit les yeux, il rencontra le regard, bleu, pétillant, de Scully.
Elle lui sourit :
« Je le savais, Mulder, j’en étais sûr !
- De quoi ?
- Que quoi qu’on fasse, on était destiné à être ensemble, notre destin est de nous retrouver…
- Le destin fait bien les choses… »

Si les hommes avaient des ailes, s’ils allaient regarder par les fenêtres du troisième étage des immeubles et si l’un d’entre eux avait regarder par celle de la chambre où se trouvaient Mulder et Scully , il aurait cligné des yeux, aurait rougit de honte et serait repartit dans un battement d’ailes, croyant être tombé sur la maison des anges…


FIN
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