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 Arousing Senses

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Helo

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MessageSujet: Arousing Senses   Sam 2 Sep - 23:09

Arousing Senses



Auteur : HelO et Spooky_Timmy
Date : du 31 août 2006 au …
Genre: Enqquête/Meurtres/MSR.
Avertissement: Aucun.
Time-line : Saison 7, post All things.
Disclaimer : Les personnages de Mulder et Scully sont la propriété de Chris Carter. Ils ne nous appartiennent pas.
Commentaire : Timmy je t'aime ( Ok c'est pas un commentaire ca! ).



Le bruit de l’herbe fraîche craqua sous ses doigts. Ses doigts ? Impossible. Il n’en restait plus rien. Juste des lambeaux. Des lambeaux de peaux tuméfiées. Il laissa tomber sa tête contre le sol. Tenace et révolté. Tout comme cet homme en cet instant présent. De quel droit avaient-ils fait ça ? Pratiquer toutes ces choses horribles sur son corps sans en savoir la raison. Quelqu’un avait-il remarqué sa disparition ?
Avait-on entamé des procédures de recherches pour le retrouver ? Jamais il ne le saurait. Sa femme était inquiète. Tellement inquiète qu’elle n’en dormait plus la nuit et priait de toute son âme pour qu’on le retrouve. Leur fils ne comprenait pas où était son père. Après tout, il n’avait que 5 ans. Ce soir là, dans un parc reculé de tout, un homme trouva enfin le repos éternel qu’il méritait. Mais le méritait-il si tôt ? Une famille se brisa.
Des centaines de vies furent bouleversées. Juste le temps qu’une nouvelle victime s’ajoute a la liste.

*****

Il était 7h58 et l’agent Mulder s’affairait déjà dans son bureau situé au sous-sol de ce grand bâtiment fédéral qu’il fréquentait depuis un bon nombre d’années déjà. Mais ce n’était que depuis qu’on lui avait assignée cette femme, celle qui était devenue cette personne sans laquelle il ne se voyait pas aller tous les jours au travail, s’y donner corps et âme tout en levant cependant un peu le pied.
Comme tous les matins, il était arrivé de bonne heure et avait trouvé sur son bureau un extrait de journal daté du jour même dans lequel la mort d’un homme retrouvé dans Central Parc à New York avait été encerclé.

Il ne l’entendit pas entrer. Ni passer sa main sur son épaule. Un simple frôlement. Et pourtant, un sourire se dessina, malgré lui, sur ses lèvres.


- Quelque chose d’intéressant ?
- Je ne sais pas… Une nouvelle enquête.
- Papillon géant ? extra-terrestres ?
- Très drôle mais non. Une « vraie » affaire.
- Une 'vraie' affaire ? waw ! Mais qu'est-ce qui nous vaut autant d'honneur ? C'est le départ en vacances et personne n'est disponible ?!!
- Scully, toujours autant de sarcasme ? Tu ne veux même pas savoir en quoi consiste cette enquête ?
- Oh mais je t'en pris, je sens que ça te démange ! ... Mulder, en quoi consiste cette enquête ?!


Un fou rire menaçant risquait de s'emparer de Scully. Pourquoi s'amusaient-ils comme ça depuis plus de sept ans ?

- Je te présente Mark Tremblay, retrouvé mort dans Central Park ce matin. Devine dans quel état on l'a retrouvé ?
- Ne me dis pas qu'il s'est fait enlever le coeur à main nu ?!


Elle le regardait de ses yeux bleus pleins de malices, les mains placées sur les hanches.

- Le coeur a mains nues ? Tu m'étonneras toujours! Non en fait, cet homme est mort dues aux multiples blessures qu'on lui a infligés …
- Parce que ...


Ses sourcils formaient un accent circonflexe.

- Ah je sais, parce qu'il criait à qui voulait l'entendre que le gouvernement leur cachait beaucoup de chose et que les extra-terrestres avaient déjà envahis notre Terre chérie ?!
- Ils n'avaient pratiquement plus de mains, comme si quelqu'un, ou quelque chose, avait voulu qu'il ne touche plus jamais rien ...
- tu veux dire que ça serait une vengeance de sa petite amie ?
- Sa petite amie ? Mais à quoi tu penses Scully ?
- Ne me dis pas que dan ton jeune temps, alors que tu avais encore quelques conquêtes ... enfin ...


Les joues de Dana Scully virèrent au rouge cramoisi, elle baissa un instant les yeux avant d'essayer de reprendre :

- bon, dis moi, tu en meures d'envie !

La bouche de Mulder s'entre ouvrit légèrement. Signe qu'il comprenait très bien mais qu'il était néanmoins étonné. Ce n'était pas exactement ce à quoi il s'attendait en prononçant cette phrase. Un petit sourire se dessina tout de même sur le coin de ses lèvres. Il poursuivit, évitant de repenser à l'idée, plutôt déplaisante, de Scully.

- On a torturé cet homme, dans le but qu'il ne puisse plus jamais utiliser ses mains.

Scully le regarda de nouveau avec cette petite étincelle maligne dans les yeux, ce genre d'étoiles que Mulder découvrait seulement dans le regard de sa partenaire. Il comprit tout de suite qu'elle pensait que son hypothèse tenait toujours la route mais il ne dit rien pour la laisser se débrouiller seule :

- Bon qu'il ne puisse plus utiliser ses mains ... d'accord ...

Elle essaya de retenir un éclat de voix, remit son tailleur en place et continua :

- Tu penses qu'il aurait fait du mal à une personne et qu'on aurait essayé de se venger ? Que sait-on de cet homme, il a un casier ?
- Non rien ni casier, ni contravention, ni même un vol de bonbons pendant son adolescence. C'est l'homme parfait.
- Un homme parfait ? Ca existe encore ça ? Peut-être que sa ...
- Ne me dis pas sa copine ...


Scully éclata de rire, c’était la première fois que ça lui arrivait de la sorte au bureau, sa bonne humeur faisait plaisir à Mulder. Elle se reprit quelque peu et à bout de souffle dit :


- Bon pour que tu insistes tant sur les mains, c'est soit que tu essaies de me faire passer un message, ce qui m’étonnerai de ta part, soit que ça a un rapport avec ses mains, ton 'présumé' mobile
- Oui en effet, le centre de cette enquête est le fait qu'on ait voulu enlever les mains de cet homme. Le priver de toute sensation.
- Dommage, j'aimais plutôt bien l'idée de la vengeance conjugale, pour une fois qu'une fille aurait osée ... Mais Mulder, je ne vois pas ou tu veux en venir ! En quoi cela nous concerne-t-il ?
- Pour une fois ? Tu ne lis pas assez la presse Scully ! Disons que l'agent chargé de résoudre l'affaire là-bas a New York, est un vieil ami et il aurait besoin de mon aide, en tant que profiler, c'est pour ça que si tu n'es pas d'accord pour m'aider, je comprendrai. Cette enquête n'a rien avoir avec les affaire non classées. Mais si tu veux savoir le fin mot de l'histoire...
- De toute façon, ici sans toi pour traquer la conspiration, il n'y a rien à faire et je ne veux surtout pas devoir faire ta pile de dossier en retard ! Et puis, ça peut être amusant de rencontrer tes amis! Et résoudre une affaire pour une fois terre à terre ne me fera pas de mal !
- Très bien. Je te remercie. Le vol est à 10h45.


Il se leva, attrapa sa veste et se retourna une dernière fois:

- Mon hypothèse était plutôt qu'un groupe de personnes aient torturés cet homme et l'ait privé de toute sensation à l'aide d'un rituel ... Je ne sais pas encore lequel. Il faut que j'étudie la question. Mais bravo pour l'idée de la petite amie, jamais je n'y aurais pensé !

Et la porte se referma sur un homme amusé. Alors qu'il attendait l'ascenseur, Scully l'y rejoignit :

- Sa te dérange si on partage la voiture comme ça je n'ai pas de taxi à payer !?

Les portes de la machine se refermèrent sur ce regard intense qui en disait plus long que n'importe quelle phrase qu'elle aurait pu lui dire, au fur et à mesure des années, ils avaient appris à se connaître bien plus qu'ils ne l'auraient imaginé.
Ils quittèrent le FBI avant que Mulder ne dépose Scully chez elle où elle préparerait quelques affaires pendant qu'il ferait de même chez lui

Deux heures plus tard, ils atterrirent à New York. Le vol s'était passé, comme a son habitude, sans problème. Ils avaient discuté de tout et de rien. Ils avaient juste été eux. Ils se rendirent en premier lieu à leur hôtel. Là-bas ils auraient le temps de s'installer et de parler un peu de l'enquête. Ensuite, ils avaient rendez-vous à la morgue avec l'agent Alwell.

A peine arrivée, Scully fut frapper par la violence avec laquelle cet homme avait été traité ; chacun de ses doigts n'étaient plus que des lambeaux, chacun avec été coupé et de fines lamelles de peaux pendant, décollées sur plusieurs centimètres de quoi le faire souffrir atrocement. Scully releva ensuite la tête en direction de Mulder qui ne l'a quittait plus du regard afin de sonder sa réaction :


- Mulder ! C'est tout sauf un meurtre au hasard, je comprends mieux qu'on ait fait appel à toi !
- Tu comprends mieux pourquoi j'ai tout de suite écarté la thèse de la petite amie. Ce meurtre est beaucoup trop sauvage. En plus le fait qu'il ait été abandonné dans Central Park nous prouve une fois de plus qu'il s'agit d'un tueur en série. Il tue ses victimes suivant un code, un déroulement, une suite logique d'étapes. D'abord il doit enfermer la victime. Puis attendre. Attendre pour pouvoir profiter de l'emprise qu'il a sur la victime. Puis au bout de quelques jours, il commence à la torturer. Jusqu'au moment où elle est presque morte, il abandonne le corps dans un parc, en l’occurrence Central Park
- Et ton 'ami' qui t'a parlé de cette enquête ? tu le connais comment ? il connaît tes talents de profiler ?


Un sourire se dessina sur son visage suite à ce compliment qu'elle venait d'oser lui dire à voix haute, ailleurs que chez elle ou chez lui.

- Mes talents ?

Il se pencha vers elle, hésitant. Son visage n'était plus qu'à quelques centimètres du sien. Leurs lèvres se frôlaient. Leurs souffles s'entremêlaient.

- Merci Scully.
- Mulder, je pense que ce n'est pas vraiment l'endroit pour ...


Mais il avait déjà posé ses lèvres sur les siennes. Juste un baiser. Heureusement ils étaient déjà presque totalement séparés de leur étreinte quand l'agent Alwell fit son apparition dans la pièce.

- Je suppose que vous êtes l'agent Mulder, l'agent Morrison m'a chargé de vous annoncer où en est l'enquête avant de vous amener à lui !

Il se tourna en direction de Scully comme surpris par cette présence qu'il n'attendait pas. Mulder prit les devant :

- Ma partenaire, le docteur et l'agent Dana Scully !
- Enchantée.


Elle lui tendit sa main mais il ne l’attrapa pas. Il se contenta de lui adresser un bref signe de tête.

- Pauvre gars. C’est encore plus Triste pour Kirsten, sa défunte femme. Et son fils … il était si jeune.

Son regard se baissa sur le cadavre de cet homme. Il continua :


- Alors agent Mulder qu’en pensez-vous ? Une piste ?
- Pas pour le moment, on en sait que trop peu encore ! L'agent Scully et moi même aimerions parler à l'agent Morrison !


Mulder savait pertinemment qu'il ne fallait jamais en dire trop et trop vite et la façon dont cet agent Alwell avait ignoré Scully l'énervait, peut-être que ce n'était que de la timidité, de la jalousie face a cette jeune femme plus gradée que lui ou encore du machisme.

- Nous devons le retrouver pour déjeuner ensemble mais pour ça nous avons encore 2 heures devant nous, y a t'il quelque chose que vous aimeriez faire, où un endroit où je pourrais vous conduire ?
- Non je vous remercie. Mais nous allons rester ici. Scully va pratiquer l’autopsie puis nous vous rejoindrons pour déjeuner.
- Très bien.


Son ton était devenu froid. Il dut faire un effort surhumain pour prononcer cette dernière phrase :

- Soyez au café du coin dans deux heures.

Le bruit de la porte claqua, les laissant seuls avec la victime. Scully se tourna perplexe vers Mulder :

- Qu'est-ce que cela veut dire ? Pourquoi l'as-tu envoyé promener de la sorte ?
- Tu n'as pas vu comment il nous a parlé ?
- Si mais rien de bien étonnant de la part d'un agent à qui on vient piquer son enquête Mulder ! Me cacherais-tu quelque chose ?
- On ne lui prend pas son enquête, on l'aide. Mais que voudrais-tu que je te cache Scully ?
- Je ne sais pas tu me parais mystérieux depuis ce matin ! Parle moi un peu de cet agent Morrison je ne sais toujours rien de lui !
- Il était a la fac avec moi c'est tout. Il m'a déjà aidé sur une affaire, maintenant c'est à mon tour de l'aider
- C'est quoi sa spécialité ?
- Les crimes violents. Comme moi avant quand je travaillais à New York.
- Et il est aussi ouvert que toi sur le paranormal ?
- Non pas vraiment, il est plutôt du genre à croire aux horreurs de l'être humain plutôt que de chercher ailleurs. Mais Scully je ne comprends pas pourquoi toutes ses questions!
- Il y a encore tellement de choses qu'on ignore l'une de l'autre et je pense que j'ai peut-être un peu peur de ce que je vais découvrir en rencontrant tes anciennes fréquentations !


Ses yeux étaient tournés en direction de ses pieds qui formaient des cercles sur le sol de la morgue, deux doigts vinrent lui remonter le visage :

- Il travaille dans la police, pour le FBI même. Ne t'inquiète pas! Et puis tu sais très bien que tu es la personne qui me connaît le mieux …

Elle posa quelques instant sa tête sur le torse de cet homme qu'elle avait secrètement peur de perdre, surtout depuis que leur relation avait évolué.


- Promets-moi de ne pas m'écarter de ta vie ?

Scully avait un drôle de mauvais pressentiment qui ne faisait qu’exacerber ses craintes déjà présentes.

- Comment peux-tu ne serais-ce qu'envisager une chose pareille ?

Il chercha à capter son regard. Ses yeux brillaient de mille éclats. Cette lueur qui lui seul savait faire naître dans le regard de cette femme. Il déposa un tendre baiser sur le front de sa belle pour lui donner la confirmation de ses dires. Il pu alors, dans les yeux bleus les plus éclatant qu'il n'ai jamais eu la chance de voir, sonder l'abîme de son coeur et voir que son message était passé, toute fois, quelque chose ne lui paraissait pas si clair, il ne pouvait que l'espérer qu'elle le lui en parlerait en temps voulu!
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Timmy

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MessageSujet: Re: Arousing Senses   Dim 3 Sep - 20:50

Elle se détourna de son étreinte, pris une paire de gant en latex et commença l'autopsie du corps ; elle ne tarda pas à noter que la victime n'avait aucune trace de ligature et remarqua également que les premières marques sur les mains de cet homme remontaient à déjà plusieurs jours. Ces trouvailles laissaient place a peu d'hypothèses : cet homme avait été retenu sans lien et pendant plusieurs jours. Elle commença les analyses de son estomac. Prélevant chaque détail susceptible de les aider a comprendre. Elle en vida le contenu et le tria dans divers récipients. Elle remarqua que cet homme n'avait quasiment rien avalé depuis plusieurs jours, voir même plus. Les analyses toxicologiques ont révélé la présence d'une drogue plus connue sous le nom de Phénobarbital qui l'avait rendu complètement amorphe. Il ne devait plus être lui-même. Ce qui facilité la tache au tueur. Il pouvait donc le torturé plus facilement. Restait maintenant le mobile. Pourquoi avait-on supprimer l'usage de ses mains a cet homme ? Etait-ce volontaire ou involontaire que celui-ci meurt ?

Abasourdi par ce que Scully venait de lui révéler, Mulder décida de sortir prendre un bon bol d'air frais en compagnie de Scully. La morgue se trouvant au milieu de grands bâtiments tous plus hauts les uns que les autres, ils décidèrent d'aller en voiture jusqu'à un parc New-Yorkais. C'est alors que sans trop l'avoir planifié, ils se trouvèrent à Central Park, ça tombait bien, Mulder et Scully pourrait ainsi en profiter pour avancer leur enquête en analysent les lieux où le corps sans vie de Mark Tremblay avait été retrouvé. Mais alors qu'ils s'approchaient lentement de ce lieu, une voix les interpella :


- Agent Mulder ?!
- Scott!
- Hey Mulder, comment tu vas depuis tout ce temps ?
- Ca va plutôt bien et toi ?
- Aussi !


Le regard de Scott était maintenant en direction de Scully. Mulder le remarquant, intervint :

- Scott, je te présente Dana Scully, ma partenaire.
- Enchanté.


Il lui tendit une main, qu'elle attrapa aussitôt. Cet ami de Mulder lui plaisait déjà.

- Moi de même.

Ce fut à son tour de lui offrir un sourire.

- Malheureusement je dois vous annoncer une mauvaise nouvelle, ma présence ici n'est pas liée au hasard. On a trouvé une deuxième victime. Au même endroit que la précédente.

Scully regarda un instant son partenaire avant de le suivre au près du corps de Kathie Campbell, cette jeune femme était encore photographiée par les coroners avant de pouvoir être emmené à la morgue où Scully devrait prendre le relais. Cette fois aucun signe distinctif sur les mains, ni même ailleurs sur la peau mais quelque chose attira tout de suite l'attention de Scully : une traînée de sang semblant s'échapper de l'oreille de cette nouvelle victime :

- Pourrais-je avoir un échantillon de ce sang pour le comparer à celui de la victime ? Je voudrai également une analyse toxicologique et que personne d'autre que moi y ai accès !

Son savoir faire eu l'air détonner Scott Morrison mais rendait Mulder que plus fière de faire équipe avec elle.


- Agent Morrison, s'attarda t'elle, qu'est ce qui vous fait penser que ces deux enquêtes sont liées en dehors du fait que les victimes ont été retrouvées au même endroit, ça pourrait juste être l'oeuvre d'un désaxé de plus qui à lu la presse locale !
- D’abord l’endroit corrobore parfaitement. Ensuite la position du corps, nous avons trouvé la première victime exactement dans la même position hier soir. Personne à part moi et mes officiers ne savions l’endroit exact où le cadavre était déposé. Puis je pense que c’est l’œuvre d’un tueur en série. Il ne s’arrêtera donc pas de tuer tant que nous ne l’aurons pas arrêté. Une victime par jour tel est sa méthode.


Scully fut satisfaite de sa réponse. Tout comme Mulder, cet agent avait du talent. Ces propos tenaient la route et étaient tout a fait plausible. Elle jeta un dernier coup d’œil sur la victime puis se concentra à nouveau sur Scott.

- Je pense que vous avez raison. Il ne reste plus qu’à attendre les résultats de l’examen toxicologique. Vous pouvez transférer le corps à la morgue ? Je vais me charger de l’autopsie.

Elle disparut. Ne prêtant même pas la peine d’attendre la réponse de l’agent. Celui-ci se tourna vers Mulder.

- Elle a l’air douée.
- Oula, plus que tu ne peux l'imaginer !
- Comment ?


Mulder n'avait pas réalisé qu'il venait de dire ceci à haute voix, il se sentit rougir et l'espace d'un instant eu peur des répercutions :

- Je veux dire que c'est vraiment une agent, un docteur et une amie extraordinaire...

Scott regarda Mulder, quelque chose avait changé en lui depuis leur dernière rencontre il a de cela 10ans. Etait-ce du à l'entrée d'une femme dans sa vie ? C'était tout le mal qu'il lui souhaitait :

- D'accord !

Il le dit avec un tel sourire que Mulder ne put s'empêcher de penser que leur secret avait été percé à cause d'une stupide allusion dite à haute voix, il s'en voulait mais en même temps plus le temps passait plus il lui était pénible et difficile de cacher ses sentiments pour sa partenaire !

Mulder s’éloigna, Scott lui fit un signe de tête et lui lança une dernière phrase :

- Je suis content pour toi ! Tu le mérites enfin.

Il se retourna, interloqué. Mais Scott était déjà en train de reparler avec ses agents. Mulder se dirigea vers Scully, qui attendait dans la voiture. Il ouvrit la portière et mit le moteur en marche. Elle souriait.

- Qu’est-ce qu’il y a ?
- Rien, c’est juste que je suis étonnée que ton ami soit si gentil comparé a l’autre agent.
- Oh mais qu’est-ce que tu crois Scully !
- Je ne crois rien, tu le sais bien.


Il se retourna une minute pour l’admirer. Elle souriait à pleines dents. Il hésita puis prononça finalement cette phrase :

- Je crois que Scott est au courant.
- Au courant ? Comment ça ?
- Pour nous.
- Pour nous ? Comment c'est possible ? Qu'est-ce qu'il t'a dit ?


Mulder ressentait la panique qui émergeait de la voix de Scully

- C'est juste un petit malentendu ... J'ai pensé a voix haute c'est tout.
- Oh mon dieu ! Puis-je savoir à quoi tu pensais, que je sache à quel genre de regard je vais devoir faire face ?!
- Il a juste dit que tu avais l'air très douée ... Et j'ai dit qu'il ne pouvait même pas imaginer à quel point. Mais si ça se trouve il n'a rien comprit !
- Mulder tu n'es pas possible, on ne peut vraiment pas te faire confiance ! Bon allez démarre, j'ai une autopsie qui m'attend!


La voix de Scully avait subitement changé laissant place à un début d'énervement, ce qui ne présageait rien de bon pour Mulder.
A contrecœur, il obtempéra. La voiture s'engagea sur la route principale. Aucun mot ne fut prononcé jusqu'à leur arrivée à la morgue. Il engagea finalement la conversation. La fixant droit dans les yeux :


- Je suis désolé Scully. Mais c'est un ami, on peut lui faire confiance.
- Mulder ! Je ne sais pas si tu te rends compte de l'image que ça peut me donner !
- Le fait d'être moi c'est ça ? Le pauvre gars qui travaille au sous-sol du FBI et qui croit aux extra-terrestres !


Mulder se retourna ayant cru entendre un bruit mais ne voyant rien d'anormal revint à la discussion :

- Mulder, ne dis pas de sottise, tu sais très bien que je suis la première à te suivre, à te couvrir quitte à me faire appeler Mme Martienne ... mais n'oublie pas qu'un homme on dira que c'est un tombeur, alors qu'une fille ...

Voyant très bien où elle venait en venir, il posa sa main sur son épaule.

- Dis pas de bêtises Scully. Tu sais très bien que tout le monde te respecte. Personne ne pense ça, et je te promets que personne ne le pensera jamais.
- Comment peux-tu contrôler ce que pensent les gens Mulder ! C'est enfantin comme façon de voir ! Et quand bien même les gens seraient au courant de notre histoire, lequel de nous deux restera au bureau et lequel devra aller chercher du travail ?
- Je ne contrôle pas ce que les gens pensent mais je peux contrôler ce qu'ils savent a propos de nous ou pas. Alors personne ne saura rien, même si je trouve ça injuste qu'on doive constamment se cacher.
- A parce que tu trouves que c'est de ma faute ? Sache que je rêve de pouvoir dire à tout le monde et surtout aux minettes du bureau que tu es avec moi, que tu es ma chasse gardée !


Il sourit. Scrutant sa réaction. Finalement, elle sourit. A quoi bon se disputer pour rien ? Ils étaient ensemble et c'était tout ce qui comptait. Après tout, ils avaient déjà affronté pire. Cent fois pire. Elle s'avança vers lui, posa une main sur son torse et le regarda droit dans les yeux.

- Tant qu'on est ensemble rien ne peut nous atteindre Scully.

A cette réplique qu'elle attendait secrètement depuis le début de cette malencontreuse querelle, elle ne put se retenir plus longtemps, regarda tout autour d'elle pour être sure de ne pas avoir à alimenter de nouveaux ragots et déposa un tendre baiser sur les lèvres de son amant. C'est alors qu'elle entendit un craquement de pas derrière elle, elle se retourna, les sens en alerte mais ne vit rien. Elle adressa un bref signe de tête a Mulder. Il lui répondit en dégainant son arme, il l'avait entendu, lui aussi. Ils s'avancèrent jusqu'au croisement d'un couloir avec un autre. Puis dans un geste qui leur parut durer une éternité, ils firent un pas en avant, braquant leurs armes sur le quelconque rôdeur. Un chat. Ils se trouvaient face à un malheureux chat. Ils éclatèrent de rire. La tension était vraiment trop haute en ce moment. Ils se regardèrent un instant, les mots étant devenus superflus à ce stade de leur conversation. D'une main sur l'épaule Mulder fit comprendre à Scully qu'il était temps pour eux de rentrer, instantanément, Scully comprit son intention et alors qu'ils se tournaient en direction de la porte arrière de la morgue elle passa son bras autour de sa taille et lui souffla de manière inaudible ces trois mots : ‘Je t’aime’. Ils avancèrent ainsi jusqu'à la porte puis se lâchèrent. Scully s'approcha du corps et commença à l'analyser
Sa main glissa d’abord sur l’oreille de la jeune femme. Un filet de sang s’en écoulait toujours. Il fallait maintenant attendre les résultats de l’analyse, ainsi que de celles toxicologique. Un détail attira néanmoins son intention.


- Mulder regarde.
- Qu’est-ce que c’est ?
- On lui a percé le tympan. De sorte à ce qu’il ne puisse plus jamais entendre …
- La première victime ne pouvait plus jamais rien toucher, celle-là entendre …
- Il veut priver ses victimes d’un des cinq sens. Il va encore en enlever, torturer et tuer 3.


Une voix supplémentaires venait de s’ajouter a leur conversation :

- Docteur Scully. Voici les analyses que vous m’aviez demandées.
- Je vous remercie


La femme disparut aussi vite qu’elle était entrée. Scully ouvrit la grande enveloppe brune et en sortit deux feuilles. La première révélait la présence de la même drogue que dans le corps de la première victime, la deuxième démontrait que cette femme avait, elle aussi, l’estomac vide quand on l’a retrouvée.

Scully tournait ses feuilles d’analyse dans tous les sens, elle avait l’impression qu’elle passait à côté de quelque chose et cela l’énervait. Mulder d’une main sur l’épaule lui fit comprendre que ce n’était pas grave :


- Viens, rentrons, tu as besoin de repos pour y voir plus clair !
- Mulder, j’ai le sentiment que je passe à côté de quelque chose de vital et cela m’insupporte …
- Allé, viens, on rentre, on continuera d’analyser tout ça devant une bonne pizza au motel …
- D’accord.
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MessageSujet: Re: Arousing Senses   Mar 5 Sep - 22:13

Elle rangea les dossiers. Jeta ses gants en latex en les faisant claquer. Ils quittèrent ensuite la morgue. Une fois arrivé devant leurs chambres respectives, ils hésitèrent. Mulder fit le premier pas :

- Tu viens ?

Scully regarda tour à tour la porte de sa chambre puis Mulder, pas besoin de réfléchir plus le choix était vite fait, elle lui fit un clin d'oeil, introduit la clé dans sa serrure et dit :

- Tu m'accordes deux minutes, le temps de me rafraîchir un peu et j'arrive ?!
- prends tout ton temps!

Il lui fit à son tour un clin d'oeil et introduisit la clé dans sa serrure. Il entra.
A peine cinq minutes plus tard, c'est une Scully vêtue d'un pantalon de lin blanc et d'un petit débardeur de coton qui frappa à la porte communicante située entre leurs deux chambres :


- J'espère que tu as commandé les pizzas je meurs de faim !

Victorieux, il sortit un carton. Il l’ouvrit et en tendit un morceau a Scully. Ils étaient assis à même le sol. C’est elle qui prit le dossier en premier, étalant diverses photos sur le sol, notamment celle des cadavres. Mulder allait porter la nourriture a sa bouche, il s’arrêta.

- Scully, tu as l’habitude de faire des autopsies mais moi je ne sais pas regarder ça et manger en même temps.
- oh excuse-moi Mulder ... mais je me trompe ou ... tu ne te montrais pas aussi craintif avant !?
- Craintif ? Je dirais plutôt que le fait de voir un cadavre pendant que je mange est plutôt ... désagréable.
- Monsieur fait la fine bouche !

Elle se tourna vers lui et le regarda, les sourcils en accents circonflexes et un petit sourire sur les lèvres :

- Je suis désolée mais cette affaire me tracasse vraiment ...
- Pourquoi te tracasse-t-elle autant ? Ce n’est qu’une affaire comme tant d’autre tu sais …
- Je ne sais pas, un étrange pressentiment !
- Pressentiment de quoi ? Il faut toujours suivre son intuition alors parle moi
- Et bien justement je ne sais pas trop et c'est ça qui me chagrine, j'ai l'impression que je passe à côté de quelque chose, que je ne vois pas des indices ...
- Tu es la meilleure..

Il laissa passer un temps de pause. Les regards amusés s'accrochèrent.

- ... enquêtrice que je connaisse!

Ils éclatèrent de rire.

- A bon ? Enquêtrice ? C'est tout !

Elle lui fit une drôle de moue avec sa bouche qu'il ne put s'empêcher plus longtemps d'embrasser passionnément
Elle le regarda d’abord interloquée. Puis poursuivit le baiser. Encore plus éperdument. Elle sentit le désir s’infiltrer en elle. De plus en plus rapidement.


- Mulder … Mulder ! Je crois qu’on devrait travailler tant qu’on est encore capable …

Il sourit. Et l’embrassa encore et encore. Elle ne put lui résister plus longtemps. Elle lui appartenait déjà.

- Je te promets que tant que tu seras en ma présence, tu ne risqueras jamais rien !

Il ne lui laissa pas le temps de répondre qu’il s’accapara à nouveau ses douces lèvres qu’il avait tant désiré, secrètement, pendant plus de 7 ans et dire que maintenant, elles lui appartenaient, il n’arrivait toujours pas à le croire et dès qu’il rentrait en contact avec elles, il ne pouvait plus se défaire de cette étreinte, il ne le pouvait pas et ne le voulait pas. Etre dans ses bras était comme être seul au monde, dans l’endroit le plus savoureux et désirable que tout le monde enviait. Il savait qu’il devait faire des envieux même si personne n’était officiellement au courant, il aimait se savoir privilégier. Il se sentait comblé par cette femme qui dès leur première enquête ensemble lui avait offert sa confiance, puis son amitié, pour enfin lui offrir son cœur. Il n’avait jamais su comment la remercier pour tout ça. Sauf peut-être en lui donnant ce qu’il n’avait encore jamais donner à aucun femme : son amour. Et c’est en le lui prouvant toute la soirée qu’ils passèrent cette nuit à New York loin de tout jugements, loin du regard hautain des collègues travaillant à l’étage et non au sous-sol du FBI mais tout près de l’élue de son cœur.

Un rayon de lumière filtrait par les persiennes. Mulder se réveilla le premier, s’étirant de tout son être. Dès qu’il la vit, son visage s’illumina, tout son corps s’illumina. Ils étaient deux amants venant de se prouver leur amour. Que ressens-t-on ? On est comblé. Elle s’éveilla à son tour. Il posa un doux baiser sur ses lèvres. Elle était sublime. Incroyablement belle. Il l’attira tout contre lui.


- Hum agent Mulder, que faites-vous ?
- J’enfreins le règlement avec ma partenaire, elle est folle.
- Oui, folle de toi !

Ce fut a son tour de poser un baiser sur les lèvres de son amant. La sonnerie d’un téléphone portable les sortit de leur étreinte. Elle se leva. Seule la couverture couvrait sa nudité.

- Scully.
- Agent Scully ?
- Vous avez l’air surpris.
- C’est juste que quand j’appelle sur le portable de l’agent Mulder, je m’attends a tomber sur lui.

Aucun son ne put sortir de sa bouche. Ses joues s’empourprèrent.

- Je ... Je suis confuse. On a du échanger nos portable par inadvertance. Vous savez on a les mêmes …
- De toute façon je devais vous prévenir vous et l’agent Mulder qu’on avait retrouvé une nouvelle victime. On vous attend dans Central Park.
- Merci agent Morrison.
- Appelez-moi Scott. Et ne vous en faites pas, votre secret sera bien gardé.

Il raccrocha.

Alors qu’elle se repositionnait sur le dos afin de pouvoir voir son partenaire qui se trouvait sur sa gauche, le visage toujours coit.


- Je rêve où tu as répondu à MON téléphone ?
- Je crois bien oui …
- Qui était-ce ?
- L’agent Morrison … et s’il n’avait encore que des soupçons je crois que là il n’en a plus …
- Tu plaisantes ?
- En ai-je l'air ?

C’était trop tard. Il venait d’éclater de rire.

- Mulder, je ne trouve pas ça drôle, si jamais ça s’ébruite ?
- Comment veux-tu que ça s’ébruite ? Scott est mon ami, il ne va rien dire a personne.
- Depuis quand tu fais confiance aux gens toi ?
- Depuis que je les connais depuis plus de dix ans et que j’ai fait mes études avec. Je sais reconnaître les gens bien des autre.

Il laissa passer quelques secondes.

- Scully … Pourquoi j’ai l’impression qu’on a déjà eu cette conversation ?
- Peut-être que j'ai peur ...
- Peur de quoi ?

Sa voix se voulait rassurante.

- Peur de devoir un jour réaliser que tu serais plus heureux avec une femme qui pourrait t'offrir la vie de famille dont je suis sure que tu envies secrètement mais que tu n'oses simplement pas avouer par peur de me faire de la peine

Les derniers mots de Scully n'étaient plus que des sanglots, elle se retourna dans le lit et lui tourna le dos, les larmes parcourant ses joues avant de venir s'échouer sur le drap blanc du lit de la chambre de Mulder.

- Je crois que je t’aurais dit exactement la même chose. Tu mérites mieux que moi. Tu as tellement plus … tellement plus à faire de ta vie.

Sa voix se brisa. Ses mots étaient a peine audible. Elle se retourna étonnée de ses mots :

- Mulder, comment peux-tu penser ça ? Je me sens utile grâce à toi ! Mais j'ai peur ... peur de te perdre pour ce que je ne pourrai pas t'apporter !
- Tu m’apportes tout ce dont j’ai toujours rêvé.
- Je sais qu'au fond de toi tu voudrais une famille même si tu ne le veux pas me l'avouer ... et ça, je ne pourrai pas ...
- Tu sais une famille peut se faire avec deux membres.
- Oui mais ...

Elle se tourna d'avantage vers lui :

- ça veut dire que même sans descendance, tu voudrais de moi ?
- Je veux de toi c'est toi.
- Je dois t'avouer que j'avais peur de n'être qu'une passade pour toi !

Gênée par ce qu'elle venait de dire elle baissa le regard et se glissa d'avantage sous le drap.

- Une passade ? Tu es devenue toute ma vie !

Il attrapa sa main et la maintint dans la sienne. Elle lui susurra un merci à la fois timide et sincère puis regardant l'heure qu'indiquait son cellulaire :

- Je crois que si on ne veut pas alimenter d'avantage les ragots, on devrait se préparer et aller retrouver l'agent Morrison !
- On devrait aussi arriver dans deux voitures différentes ... et pas en même temps.
- ça voudrait dire des frais en plus ... dépose-moi à la morgue je commencerai l'analyse du nouveau corps pendant que tu fera tes recherches sur place

Une heure plus tard, le corps arriva à la morgue. Scully en commença l’étude du corps du jeune Daniel Lawson, étudiant en langues mortes. Les analyses toxicologiques révélèrent encore la présence de la même drogue. Aucun doute c’était l’œuvre du même tueur. L’autopsie montra que cet homme n’avait plus de langue. Il n’en restait que des morceaux de peaux pendants et des croûtes de sang. Elle avait du être chauffée avec un fer a gaufre puis elle avait complètement brûlée. Lui, on avait voulu lui supprimer le goût. Troisième sens. Mulder avait sûrement raison. Mais quel était le mobil du tueur ? Pourquoi supprimer les sens des gens ?

Après avoir envoyé le corps a la morgue, subit les remarques de son ami sur lui et Scully, Mulder se rendit au commissariat. Scott lui apporta un dossier.


- Hey Mulder regarde ! J’ai quelque chose qui pourrait t’intéresser.

Il lui tendit une enveloppe.

- Hier, juste avant d’être enlevé et tuer. Kathie Campbell avait porté plainte. Il avait entendu des bruits dans le Park.

Mulder lu le dossier du début à la fin ainsi que la déposition qu’avait fait la femme, elle y décrivait avoir entendu des bruits suspect dans central park la nuit précédent son assassina, des cris d’hommes pour être plus précis mais comme il faisait nuit et qu’elle était seule elle n’avait pas osé s’interposer. Soudain, un déclic se fit dans l’esprit de Mulder, peut-être venait-il de trouver un lien entre les victimes et les meurtres, tout du moins une connexion : Kathie avait entendu trop de chose et pour ne plus que cela se reproduise, son agresseur lui a supprimé ce sens là. Il fallait qu’il en parle avec Scully, qu’elle le remette sur la bonne voix si toute fois il s’en égarait, chose qu’elle faisait toujours.

Il glissa sa main dans poche et attrapa son portable. Il composa le numéro de Scully de mémoire. Celle-ci décrocha au bout de trois sonneries :


- Scully.
- C’est moi.
- Ah Mulder. Du nouveau ?
- Oui j’ai peut être trouver une connexion.
- Ah Oui laquelle ?
- Je crois que la femme qui est morte, a qui on avait enlevé l’ouie, avait entendu des choses qu’elle n’aurait pas du entendre.
- Tu as une idée pour la première victime alors ?
- Le toucher ?
- Oui.
- Non je n'ai pas d'idée … Et toi ?
- Bin pour le moment non, mais si ton idée que notre homme tue en fonction des 5 sens il nous en reste encore 2 : l'odorat et la vue. Reste à trouver ses victimes avant lui
- Comment s'y prendre ? Il faudrait définir un périmètre. D'où venaient les trois premières victimes ?
- Oui, on se retrouve au café en face du parc et on analyse ça

30 minutes plus tard, nos deux agents se retrouvèrent dans un bar, buvant un café et discutant tranquillement de leur enquête

- Alors Scully, tu as appris quelque chose ? Il faudrait vraiment qu'on trouve les deux victimes avant notre tueur.
- En dehors du fait qu'il les anesthésie de la même façon rien, je n'arrive même pas à imaginer comme il approche ses victimes ! Tu en penses quoi ? Au hasard ? Moi, je ne pense pas ... surtout depuis qu'on sait que Kathie Campbell avait porté plainte contre lui ... notre début de piste est peut-être là !
- Oui donc il trouverait des gens a punir, et il ferait ça en fonction d'un sens. Il officierait une erreur a un sens.
- Bon faisons un point : Mark Tremlay : sens du toucher, mobil inconnu ; Kathie campbell : sens de l'ouie, mobil : elle a entendu Mark se faire agresser et Daniel Lawson : sens du goût, a t'on un mobil pour lui ? que sait-on de ses proches, une petite amie ?
- Scully mais t'as un problème avec les petites amies ou quoi ?
- Mulder ?! Arrête je suis sérieuse …
- Je suis sérieux aussi. Bon réfléchissons, quelle erreur peut-on faire avec ses mains ?
- ou avec sa langue ?
- D'accord... bon réfléchissons …
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MessageSujet: Re: Arousing Senses   Sam 9 Sep - 17:40

Quelques secondes passèrent.

- Une idée ?
- je propose qu'on aille voir la famille et les amis de l'université de ce Daniel Lawson
- Pourquoi lui en premier ?
- Je ne sais pas ... une intuition féminine on va dire ... ne me regarde pas comme ça, j'ai toujours cet affreux pressentiment et je sens que je m'en débarrasserai pas tant que je ne suivrais pas mon intuition !
- C'est peut-être parce qu'il étudiait les langues mortes …
- Tu crois que s'il avait étudié les langues vivantes, il serait encore des notre ? Tu crois qu'il avait une petite amie ?
- Je plaisantais Scully!
- Je sais, moi aussi!

Ils sortirent du bâtiment. Mulder avait posé sa main sur le dos de Scully et celle-ci riait de bon coeur. Les gens autour d'eux auraient pu juré que c'était un couple.
Mulder prit le volant et ensemble roulèrent jusqu'à NYU où Daniel Lawson faisait ses études, ils passèrent successivement la chambre, la salle de bain, les carnets, agenda au peigne fin avant de commencer à poser des questions aux curieux qui les regardaient faire :


- Agent Scully et voici l'agent Mulder, nous aimerions parler avec un ou une proche de Daniel Lawson !
- Vous avez cas essayez de trouver Marleen, elle doit être à la cafet'
- Marleen ?
- Oui sa copine.

Mulder regarda Scully. Celle-ci du se concentrer pour ne pas éclater de dire.

- Je vous remercie.
- De rien.

Ils descendirent jusqu’à la cafétéria. Là-bas, ils demandèrent à une étudiante où se trouvait Marleen, l’amie de l’homme qui était décédé. Elle nous la désigna du doigt. Ils s’approchèrent. Mulder entama la conversation :

- Je peux ?

Il désigna le siège vacant devant eux.

- Si vous voulez.
- Nous sommes les agents Mulder et Scully du FBI, nous aurions quelques petites questions à vous poser au sujet de votre petit ami Daniel Lawson !
- C'est lui qui vous a dit que j'étais sa petite amie ?
- Ce n'est pas le cas ?
- Disons qu'il m'a lâchement laissé, il m'a dit : 'je n'ai plus le goût à rien en ce moment, je suis désolé' Quel traître, je lui en veux autant que d’avoir été si sauvagement été assassiné avant qu’on se soit expliqué !
- Que vous a-t-il dit exactement ? Soupçonnez-vous quelqu'un ?
- vous voulez connaître la lâcheté de cet homme, mais peut-être qu'en tant que femme vous la connaissez déjà, il a rompu en me laissant un message sur ma boîte vocal me disant ce que je viens de vous dire !
- et ça remonte à quand ?
- pas plus tard qu'avant hier !
- savez vous d'où il vous appelait ?
- je pense qu'il devait être en train de faire son jogging, probablement à central park comme il le faisait toujours...
- Excusez moi Marleen, j'aurai une dernière question à vous poser et je sais en tant que femme étant moi même déjà passé part la que c'est douloureux mais on a besoin d'une réponse : pensez-vous possible que Daniel ai eu quelqu'un d'autre ?
- Je pense, ça faisait si longtemps qu'on avait plus ... Enfin vous savez.

Gênée, Scully regarda Mulder qui n'en menait pas large lui non plus, devant la détresse de cette femme, ils décidèrent qu'il valait mieux la laisser, la peine et la rancoeur ne faisait pas bon ménage, il ne valait mieux pas y ajouter l'humiliation d'une interroger par des agents fédéraux.

Sur le chemin du retour, Scully prit la parole la première.

- Je pense que cet homme avait perdu le goût de vivre.
- Oui … Ca pourrait être un bon mobile.
- Ca nous en fait déjà deux. Il est tard, je pense qu’on réfléchira au reste demain. Je suis fatiguée.
- Moi aussi.

Il déposa Scully à sa chambre. Il se coucha de bonne heure. Elle fit pareil. Ils dormirent du sommeil des justes toute la nuit. Au matin, une sonnerie de téléphone sortit Mulder de ses rêveries.

- Mulder ? C'est bien toi cette fois ? Tu n'as pas encore échangé de téléphone avec la plus sexy des partenaires !?

Scott ayant relaté tous les fais à Mulder, il raccrocha après lui avoir donné rendez-vous au lieu devenu malheureusement habituel. Il ne restait plus à Mulder qu’à aller prévenir Scully, il frappa à la porte communicante, et c’est en se frottant les yeux encore rougis par le sommeil qu’elle lui ouvrit :

- Bonjour Scully …
- Bonjour …

Leurs voix étaient encore endormies. Ils profitèrent de ce moment de simplicité. Juste entendre la voix de la personne qu’ils aimaient. A regrets, Mulder brisa cet instant :

- Scott m’a appelé.
- Une nouvelle victime ?
- Oui. Nous sommes le 4ème jour …
- Quel sens ?
- Apparemment son nez était très endommagé.
- L’odorat ?
- Sûrement.
- Bon je m'habille et on y va, dit-elle laissant échapper une bâillement !
- attends deux secondes

De sa main placée sur sa taille, il la fit pivoter, et il en profita pour déposa un tendre baiser sur les lèvres de cette dernière sachant pertinemment que les rumeurs avaient été bon train à leur sujet et qu'elle ne le prendrai pas forcément très bien !

- Bonjour !

Ils se préparèrent chacun de leur côté puis arrivèrent ensemble dans le parc. Ils examinèrent la victime, ce qui ne fit que confirmer leurs pensées. Karla Kirkley, quatrième victime. On lui avait supprimé l’odorat. Scully demanda les examens toxicologiques.

Alors que Scully était en train de faire quelques analyses préliminaires sur Karla, elle entendit des agents qui parlaient d'elle et de Mulder :


- rho tu crois qu'elles sont toutes aussi sexy au siège de Washington ? On devrait peut-être essayer d'avoir une mutation ...

Mulder qui lui aussi avait entendu se tourna vers Scully pour essayer de lui changer les idées mais c'était trop tard, les yeux de Scully lançaient de véritables éclairs en direction de son partenaire :

- Je pensais que ça ne devait pas se savoir ?


- Tu es crois qu'elle couche facilement ?!?
- Sûrement ...

S'en était trop, Scully tourna les talons et partit folle de rage en direction de la morgue, Mulder essaya de la rattraper :

- Attends Scully !

Mais d'un geste de l'épaule elle le repoussa

- ouuuuuuuuu y’a de l'animation les gars !


- Non laisse moi ! J'ai besoin d'être seule à demain, je ne pense pas avoir envie de te parler d'ici la

Un regard noir lui fit comprendre qu’il ferait mieux d’obtempérer. Il la laisser partir seule, désespérée. Comment leurs vies avaient-elle pu ne devenir que mensonge. Pourquoi fallait-il qu’ils se cachent ? Une fois qu’elle fut seule à la morgue, elle se laissa glissée contre le mur et elle pleura. Les larmes inondaient son visage. Ce n’est qu’une fois qu’elle sentit une main sur son épaule qu’elle se retourna. Elle l’avait tout de suite reconnu.

- Scully !

Elle ouvrit lentement les yeux, tourna la tête en direction de cet homme qui venait de s'agenouiller à ses côtés !

- Ne laisse pas couler tes larmes pour de telles stupidités !
- Mulder, c'est facile pour toi, tu es un homme, tu passes pour un tombeur mais moi ...
- Arrète, d'accord. Ils ne savent pas de quoi ils parlent …
- je me sens tellement épiée en ce moment, je n'arrive pas à ne pas être sur mes gardes, je suis désolée …
- Ne t’excuse pas d’accord. Ca arrive à tout le monde … Puis je ne m’aime pas non plus ces agents.

Il passa son pouce sur sa joue et déposa un baiser volatile sur ses lèvres. Le baiser se prolongea dans une étreinte qui remonta autant le moral de Scully que de Mulder qui s'en faisait de plus en plus face aux réactions de son amie. Alors qu'il déposa un dernier tendre baiser sur ses belles lèvres rouges, la porte s'ouvrit et l'agent Peterson accompagné du directeur adjoint Skinner firent leur entrer :

- normalement ils sont la... ... oula ... LES GARS VA Y AVOIR DE L'ANIMATION !!

Mulder et Scully se redressèrent brusquement. La gêne pouvait se lire en chacun d’eux. Skinner les regardait, dubitatif. Il n’avait pas encore prononcé un seul mot. Il s’avança. Dit aux agents curieux de s’en aller et s’adressa a ses deux agents :

- Agents, je viens au rapport mais je constate que c'est plus qu'un rapport que je viens d'avoir et j'en demandais pas tant, or vous savez tous les deux, ce que dit le règlement ?!
- Oui !

Scully vit qu'un agent probablement l'agent Peterson avait l'oreille collée contre la porte vitrée, folle de rage elle sortit et gifla l'intrus avant de partir en courant, Mulder et Skinner entendait les bruits des talons de la jeune femme s'éloigner et restèrent coits face à sa réaction de plus en plus inhabituel de sa part, elle pourtant si posée et calme, ces agents l'avaient vraiment piqué dans son orgueil et son amour en s'en prenant à vie privée, intime.

Mulder prit finalement la parole :


- Je suis désolé. Veuillez excuser Scully, elle n’est pas bien en ce moment ...
- Agent Mulder, on parlera plus tard …

Il avait prononcé cette phrase tellement basse. En désignant les autres agents, comme s’il les exaspérait, eux aussi.

- Vous feriez mieux d’aller voir comme elle va …
- Je vous remerciée.
- Ne me remerciez pas. On parlera de tout cela plus tard j’ai dit.

Mulder quitta la pièce. Passant devant les agents. Il dut de nouveau faire face aux remarques désobligeantes :

- Allez cours Mulder, peut-être que si tu vas assez vite, tu pourras avoir une gaterie avant qu'il ne soit trop tard ...

Ni une ni deux, Mulder se retourna et donna un grand coup dans le nez de cet agent qui commençait à vraiment l'insupporter, sous le regard surpris de son directeur. Le nez en sang, il trouva encore le culot de se plaindre auprès de Skinner qui à la surprise générale se rangea du coté de Mulder :

- Allez la retrouver ! Vous, venez, j'ai un mot à vous dire, qui est votre supérieur hiérarchique ? ...

Mulder courut à s’en décrocher la poitrine. Il fallait qu’il la retrouve. Il ne voulait surtout pas la perdre. Mais une fois qu’il eut mis un pied dehors, il ne vit rien. Elle n’était plus là. Probablement qu’elle était déjà retournée au motel. Elle n’aimait pas se montrer faible. Elle ne supportait pas qu’il la voie pleurer. Pour elle, c’était un signe de faiblesse. Pour lui, c’était le signe qu’elle lui faisait confiance. Il prit la décision de s’y rendre.

Arrivé au motel, il commença par frapper à la porte de chambre de Scully mais comme personne ne répondait, il entra dans la sienne et frappa cette fois à la porte communicante. Toujours aucune réponse. Il essaya prudemment de tourner la poignée. Un déclic se fit, il entra et ce qu'il vit lui glaça le corps : toute la pièce était sans dessus dessous mais aucun signe de Scully. Secrètement, il espérait qu'elle ne soit pas revenue par là !

Il sortit à la hâte son téléphone portable et composa le numéro de celle-ci. Une sonnerie. Deux sonneries. Puis le répondeur. La panique s’empara de lui. Son cœur s’accéléra. Il quitta la chambre à toute allure. Il décida de retourner à la morgue.

Sur place, il tomba sur l'agent Peterson qui visiblement venait de se faire remonter les bretelles par le directeur adjoint. Le regard que cet agent lui lança le figea sur place au début il l'avait cru enfantin puis jaloux mais là, il avait vraiment l'intuition que cet homme cachait de quelque chose de plus que louche. Il s'approcha de lui mais le voyant, il tourna les talons :


- Il faut que je vous parle ...
- Oui, c'est ça ! ...

Il continua de marcher mais Mulder ne lâcha pas pour autant l'affaire, il voulait en avoir le coeur net :

- Avez-vous l'agent Scully par hasard ?
- J'aurai plutôt pensé qu'elle vous courrait après mais peut-être qu'elle à trouvé quelqu'un d'autre ... c'est comme ça les femmes de nos jours ...
- Parle encore une fois d'elle comme ça et je te jure que ...

Mais il ne lui laissa pas le temps de continuer :

- Et quoi ? Tu m'en donneras un autre de coup ... vas-y, c'est pas ça qui te la fera revenir ...
- Elle n'est pas partie!
- Mais peut-être que tu ne la satisfaisais pas ... ce n’est pas parce que tu travailles au grand bureau, à Washington que tu es un dieu ...
- Je ne crois pas en Dieu
- Peut-être que tu devrais ... un bons nombres de prières pourraient peut-être te rendre plus puissant

Peterson jouait avec ses doigts, il les faisait craquer lentement, les uns après les autres ce qui avait pour but d'énerver d'avantage Mulder :

- Me rendre plus puissant ? Je n'ai pas besoin de ça
- En tout cas, c'est pas en te tournant les pouces à me faire parler d'idiotie pareil que tu la retrouveras ... je ne sais même pas si tu la retrouveras ... ou peut-être pas dans l'état que tu le souhaites, tu sais cette femme est très belle et je pense même qu'elle pourrait satisfaire bon nombre d'hommes

Son sourire narquois avait le don d'énerver Mulder au plus haut point.

- Que voulez-vous dire par là ?
- rien de pus que ce que bon nombre d'agents se sont déjà dit ... c'est bête qu'elle soit si aveugle que ça face à la nature de votre relation
- Aveugle ? Elle n'est pas aveugle !!
- vous non plus vous ne voyez pas plus loin que le bout de votre nez ...finalement vous n'allez pas si mal ensemble ... enfin elle ne le verra sûrement jamais
- Vous essayez de me faire comprendre quoi au juste ? Parce que je ne suis pas sur de vous suivre.
- Moi ? J'ai rien dis ... bon faut que j'y aille et comme on dit ... bon pied bon oeil agent Mulder !
- Oula ! Attendez, vous n'allez pas vous en tirer comme ça !
- A bon et qu'allez-vous faire ? Aller vous plaindre à votre directeur ?
- Je le pourrai effectivement et même vous faire arrêter pour insulte à agent mais je pense que vous en savez beaucoup et donc j'aimerai connaître le fond de votre pensée ... Qu'avez vous fait à Scully ? Il ne reste plus qu'un meurtre ayant rapport avec la vision et depuis tout à l'heure vous faites des allusions à deux francs, alors cette fois ça suffit, dites moi ce qu'il en est !

Il s'approcha de lui de plus en plus menaçant, empoigna son col et commença à le soulever. Skinner choisit ce moment précis pour faire son apparition.

- Agent Mulder! A quoi jouez-vous encore ?
- Demandez plutôt ça à cet agent qui en sait bien plus qu'il ne veut le dire et je ne parle pas seulement des meurtres mais également de la disparition de l'agent Scully.

Il se tourna de nouveau vers Peterson :

- S'il lui arrive quelque chose ... je vous hanterai jour et nuit, vous pouvez compter sur moi !
- J'aurai au moins servis à vous ouvrir les yeux ... maintenant reste à faire la même chose pour elle
- Que voulez vous qu'elle voie ?
- Que l'amour ne doit pas se vivre cacher ... sinon pourquoi le vivre !?

Skinner les interrompit :

- Agent Peterson, je ne vois pas en quoi la vie privée de l'agent Scully et de l'agent Mulder vous regarde!
- comme vous le dites, cela ne me regarde pas, c'est pour ça que je m'en allais
- Vous avez commencez, vous achevez!

Le ton était en train de monter entre les agents.

- ça n'est pas mon travail désolé agent Mulder

Il parti après avoir lancé un grand sourire à Mulder. Ca en était trop, il regarda son supérieur immédiat qui lui fit un signe de tête. Ni une ni deux, Mulder arrêta Peterson pour insultes à Agents pour commencer et pour présomption de complicité de meurtre.
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MessageSujet: Re: Arousing Senses   Dim 10 Sep - 16:15

Le noir. Juste l’obscurité. Ses paupières étaient lourdes. Son corps était sale. Son esprit était torturé. En ce moment précis, elle n’était plus que souffrances. Une énorme corde lui brûlait les poignets et les chevilles. Son visage était recouvert de poussières. Au bouts d’efforts douloureux, elle réussit enfin à ouvrir les yeux. Ce qu’elle vit lui glaça le sang. Elle se trouvait dans une pièce, probablement une cave. Mais le pire restait le fait qu’elle était enfermée. Séquestrée. La mort, était-elle son seul échappatoire ?
Les minutes se succédèrent. La panique s’empara d’elle.
Elle cria.
Le néant lui répondit.
Une homme entra. Sa stature se voulait imposante. Ses cheveux grisonnants étaient encrassés. Son allure était négligée. Il était un de ces hommes dont on ne remarquait pas l’existence. Il s’approcha d’elle menaçant, l’inspecta puis ressortit. Quand il claqua la lourde porte, tous ses membres furent pris de frissons.
Finalement, Scully s’endormit à même le sol. Morte de panique. Morte ? Non pas encore mais presque.



Au commissariat de police Mulder menait un interrogatoire plus musclé qu’il n’en avait l’habitude, lui pourtant de nature si calme. Ce Peterson l’énervait qu’il aurait aimé laisser tomber son cas mais cela voulait dire abandonner Scully et il en était hors de question, il préférait mourir à sa place que de rester les bras croiser.
Il s’approcha dangereusement de la table derrière laquelle était assis l’Agent Peterson, la rage se lisait dans ses yeux :


- Bon, je sens que vous en avez lourd à dire ! Allez-y je vous écoute !
- Moi ? Je ne sais pas de quoi vous voulez parler !
- Pourquoi mon couple vous intéresse autant ?
- Vous me passionnez !
- Comment osez-vous ! Nous ne sommes que des personnes tout ce qui a de plus ordinaires !
- Ca n’empêche que vous me fascinez !

Alors que Mulder avait posé les poings sur la table, Skinner s’approcha de lui, un dossier à la main. Mulder se retourna, surpris d’entendre la porte s’ouvrir avant qu’il n’ait donné son accord :

- Agent Mulder, j’ai ici quelque chose qui pourrait vous intéresser !
- Merci Monsieur !

Mulder prit le dossier et vit tout de suite où voulait en venir son directeur adjoint. Il se tourna comme une toupie en direction de Peterson :

- Bon, ça suffit maintenant ce petit jeu, nous savons que c’est vous qui aviez relever la plainte de Kathie Campbell ce qui fait de vous un parfait complice ! De plus vous semblez en savoir vraiment sur l’agent Scully ! Vous avez tout fait pour la pousser à bout et qu’elle craque ! Maintenant, elle est introuvable ! OÙ EST-ELLE ?
- Vous croyez que je vais vous le dire ?!

Vraiment à bout, énervé et inquiet, Mulder leva Peterson par le col de sa chemise de fonction bleue et le plaqua contre la cloison !

- Agent Mulder !

Le rappela à l’ordre l’A.D. Skinner. Mulder se ressaisit et s’apprêta à quitter la pièce :

- Vous l’abandonnez déjà ! C’est VOUS qui la condamnez !
- Monsieur, vous allez passer le reste de vos jours à l’ombre ! A moins que vous ne dénonciez votre complice et que vous nous disiez où trouver l’agent Scully !
- Je ne peux rien vous dire de tout ça je peux juste vous dire ‘Je crois qu’il y a plus de cas de réduction des droits des gens par des empiètement graduels et discrets par ceux au pouvoir que par une usurpation soudaine et violente’
- Qu’est-ce que vous racontez là ?!
- J’aurai cru que vous aimiez l’art Agent Mulder !
- Ce n’est pas vraiment ce qu’on peut appeler de l’art à proprement parler, c’est une citation de James Madison ! Et je ne vois pas le rapport avec ce que je vous demande !
- Et bien c’est que vous êtes aveugle, comme votre amie !

Mulder sortit, furieux. Cet homme savait où était Scully et ne voulait pas lui dire. Il avait tenté tous les moyens possibles et imaginables. Rien. Il ne parlerait en aucun cas. Sa seule solution restait de parcourir les endroits autour de Central Park. Ils avaient retrouvé les victimes précédentes dans celui-ci. Elles n’avaient pas pu traverser une longue marche dans l’état où elles étaient. La cache du tueur était donc relativement proche de ce park, devenu un lieu lugubre. Les horreurs étaient déjà encrées. Les personnes se faisaient rares.
Mulder monta alors dans sa ford focus et ne sachant pas très bien où se diriger, il ouvrit la carte routière qu'il avait eu de la ville lors de la location. Les victimes avaient toutes été retrouvée au Sud Est du parc, donc il devrait chercher en priorité ce quartier là. Il parcourait distraitement la carte quand ses yeux s'accrochèrent sur les mots : Madison Ave. Cette longue avenue longeait tout le côté Est du parc, elle était immense mais si jamais Peterson lui avait donné cette citation non pas par refus de coopérer mais pour le tester. Cette rue semblait sans fin, comment retrouver Scully la dedans ? Si jamais elle s'y trouvait. Il était évident qu'il ne pourrait pas faire du porte à porte. Cette avenue représentait des centaines de domiciles à elle seule. Il parcouru la carte plus précisément quand le mot 'art' lui revint à l'esprit. La citation n'avait rien d'artistique ... et si c'était un autre signe ? Et alors qu'il longeait l'avenue du Nord au Sud, il tomba sur la Municipal Art Society. Il s’engagea sur la route et accéléra. Une fois devant la galerie, il se gara et courut. A l’entrée, il du payer 20 dollars pour pouvoir visiter. Son regard s’accrocha a une porte, à l’écart des autres. Celle-ci menait au sous-sol. N’était-ce pas l’endroit idéal pour retenir quelqu’un prisonnier ? Il s’éclipsa discrètement et descendit les marches quatre à quatre. Un long couloir. Il ouvrit des dizaines de portes. Toutes débouchaient sur la même issue. Rien. Quand il eut ouvert la dernière, il hurla et son sang se glaça. Un seul son. Deux syllabes. Six lettres. Scully.
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MessageSujet: Re: Arousing Senses   Dim 17 Sep - 17:26

- Tu n'avais qu'à ouvrir les yeux tant qu'il était encore temps maintenant, c'est trop tard !

Un homme en tenu d'agent de sécurité venait de deverser un liquide dans les yeux de Scully, elle ne savait pas ce que c'était mais elle se doutait qu'elle allait perdre le cinquième sens qui restait sur la liste si elle ne faisait rien. Elle essaya alors de se débattre dans tous les sens et elle arriva juste à faire riper l'injection qui se préparait pour son oeil gauche. Pour l'empêcher de bouger de son fauteuil, il s'assit sur elle et approcha dangereusement une grosse aiguille près de son oeil. Une nouvelle fois, elle se démena et tourna la tête ce qui entraîna une profonde griffure sur son arcade. Et c'est là qu'elle le vit :

- Muldeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeer !
- Ca ne sert plus a rien ma belle, là où tu es, il ne te trouvera jamais, JAMAIS !

Mulder, comprenant que le tueur n’avait pas encore remarqué sa présence, avança doucement. Pesant chacun de ses pas. Tout ce passait au ralentit. Si dans deux secondes, il n’avait pas intercepté le meurtrier, celui-ci rendrait Scully aveugle a vie. Il attrapa une aguille et la planta dans le dos du kidnappeur de son amie. Celui-ci se retourna brusquement.
Un coup.
Puis plus rien.
Elle osa enfin ouvrir les yeux. Elle avait gardé la vue. La première image qu’elle vu fut Mulder, arme a la main. Il l’avait sauvé en tuant ce psychopathe.

Il détacha Scully de ses liens qui se précipita ensuite dans ses bras si rassurant ! Elle s'en voulait tant d'avoir failli ne pas le revoir, ne plus jamais avoir l'occasion de lui parler alors qu'ils s'étaient quittés fâchés par quelque chose de si futile. Leur étreinte durait. Plus rien n'aurait pu les séparer. Elle essayait de reprendre un rythme cardiaque normal. De se calmer. Leur étreinte se desserra quelque peu. Ils se regardèrent les yeux dans les yeux. Ils étaient captivés par l'un l'autre. Ils se sentaient comme aimantés. Soudain l'homme poignardé dans le dos se relava et donna un grand coup dans le dos de Mulder qui en perdit l'équilibre laissant échapper son arme.
Scully couru rattraper l'arme et tira le plus justement possible et visa la tête. La balla alla directement se loger entre les deux yeux de son agresseur.

Une fois qu’elle fût certaine qu’il était bien mort, elle s’agenouilla devant Mulder. Son visage n’était qu’à quelques centimètres du sien. Elle posa sa tête contre son torse et se laissa aller à son chagrin. Elle le sentit soudainement bouger. Elle se releva d’un geste rapide.


- Mulder !
- Scully !

Il se releva avec difficultés.

- j’ai eu si peur de te perdre !
- Sortons d'ici ! Je veux revoir la lumière du jour !

Ils sortirent bras dessus bras dessous, s'épaulant l'un l'autre. Tout naturellement, ils allèrent se promener à Central Park.


- Comment m'as tu retrouvé ? J'ai eu si peur de ne plus te revoir !
- Chuuut ! C'est du passé maintenant.

Comme pour appuyer sa phrase, il posa ses lèvres sur les siennes. Après ce tendre baiser, elle le regarda droit dans les yeux :

- Quand je vois à côté de quoi j'ai failli passer, je le remercierai presque !

Il la regarda étonné, levant les sourcils

- Il m'a fait prendre conscience que ça ne servait à rien de vivre cacher ! Pourquoi ne pas vivre au grand jour, au jour le jour ?
- Waoh Scully! On t'a drogué pour que tu dises ça ?
- Non, j'ai pris conscience de la chance que j'avais
- Je crois que c'est plutôt moi qui ait de la chance
- Mulder, je veux que tout soit clair ! Allons en parler à Skinner, je ne veux plus avoir à me cacher !
- Je pense pas que Skinner serait d'accord ... et encore moins les autres.
- Mulder, j'ai passé le stade de me cacher, de cacher mes relations, j'ai l'impression d'être qu'une adolescente mais ce n'est plus le cas, faut pas se voila la face. J'ai plus l'âge de fonder ma propre famille que de vivre caché.
- Je pense comme toi, tu sais. Mais seulement si nous faisons ça, je pense qu’il serait préférable de chercher du travail ailleurs. Alors fonder une famille sans argent ca risque d’être difficile.

Surprise elle se tourna vers lui, le regarda droit dans les yeux afin de le sonder, y lisant comme dans un livre ouvert, elle y vit ce qu'elle avait toujours rêvait de voir chez un homme qui l'aimerait. Des larmes commencèrent à perler sur ses douces joues encore un peu gonflées par les traitements infligés.

- Tu es sérieux dans ce que tu dis ? Tu penses vraiment à fonder une famille ?
- Bien sûr que je suis sérieux mais tu n’as pas entendu la deuxième partie de ma phrase apparemment….
- Bien sur que je l'ai entendu mais pour moi, plus rien n'importe si je peux passer le reste de ma vie avec toi et NOTRE famille! Et puis Skinner nous aime plutôt bien, il fera peut-être une exception pour nous !
- Très bien. Pourquoi pas après tout. Allons-y.

Parler trop était inutile tous deux savaient que l'autre avait pris sa décision. Peut-être était-il aussi venu le temps pour eux de se désunir au F.B.I. pour mieux s'unir dans la vie. Mulder et Scully ne s'attardèrent pas plus dans ce parc d'habitude si romantique qui continuait de leur donner la chair de poule, sachant tout ce qu'il venait de s'y passer. De plus la journée n'était pas terminée pour eux. Bien que Scully vienne de subir un choc aussi mit émotionnel que physique, ils devaient encore faire leur rapport à Skinner qui était déjà retourné sur Washington et plus dur encore lui révéler officiellement leur relation. C’est pourtant ce qu'ils s'apprêtaient à faire en s'asseyant dans le bureau du directeur adjoint du F.B.I. :

- Agent Scully, je suis content de voir que le drame vous a été évité !
- Merci monsieur !
- Agent Mulder ! J'ai lu attentivement le rapport que vous m'aviez fait et je trouve ça effarant : Comment cet homme agent de sécurité dans un grand bâtiment municipal à pu réagir face à la violence dont il avait été témoin...
- Je pense que justement c’était ça le problème. Il ne supportait pas de voir tant d’horreurs. Certaines personnes sont faibles, émotionnellement parlant. Il ne supportait pas non plus d’être impuissant face à tout cela. Il a donc voulu les rectifier. En passant par l’agresseur d’un gamin pour le toucher, par l’homme qui avait perdu le goût d’aimer, par la femme qui fouillait trop dans la vie des autres pour l’odorat, par la jeune fille qui avait entendu quelque chose et qu’il allait le dénoncer pour l’ouie. Et enfin la vue pour celle qui était incapable de montrer son amour au grand jour.

Il marqua un temps de pause. Skinner avait toujours le dossier sous les yeux. Il poursuivit :

- Et pourquoi l'agent Scully a été séquestré par cet homme ? Comment avait vous fait pour retrouver l'agent Scully, vous ne l'avez pas stipuler dans votre rapport !
- Justement. Peterson était son complice. Vous vous rappelez la citation de Madison ? On a retrouvé Scully dans la galerie d’art, sur Madison Avenue. Maintenant pourquoi elle a été séquestrée. Pourquoi elle et pas une autre je ne sais pas.
- Avait-il commencé à vous dire quelque chose agent Scully ? Savez vous après lequel de vos sens il en avait ?

Elle regarda Mulder puis tourna de nouveau la tête en direction de son supérieur :

- La vue !
- La vue ? D’accord.

Il se tourne le regard plein de questions en direction de Mulder. Scully prit la parole :

- Monsieur, justement, à ce propos ... Euh ... Je ... Nous ... l'agent Mulder et moi avons quelque chose à vous dire ...

Elle prit une profonde inspiration et sortit d'un souffle :

- Nous avons effectivement une relation !

Embêté par cette révélation qu'il aurait préféré faire comme si il ne connaissait pas :

- Vous savez que ça va poser problème
- Oui mais nous ne sommes pas prêt d’arrêter. Nous …

Scully choisit ce moment pour l’interrompre :

- Monsieur, je

Elle se tourna vers Mulder, le regarda dans les yeux et continua sa phrase qui était destinée au directeur en ne lâchant pas le regard de son partenaire :

- si on ne peut pas continuer ensemble comme il est écrit dans le règlement, je préfère vous donner ma démission des affaires non-classées. A Quantico, ils ont besoin de médecins et d'enseignants.

Elle sortit une lettre de son sac, ce qui surprit Mulder et la déposa sur le bureau de Skinner : c'était sa lettre de démission.

- Scully mais a quoi tu joues ?
- Mulder, je crois qu'il est temps pour moi, pour toi ... pour nous ...
- Je crois surtout que tu aurais pu m’en parler avant !

Skinner assistait impuissant à cette interaction entre ses agents.

- On en a déjà parlé dans Central Park ! Monsieur, ma décision est mûrement réfléchie et comme le règlement interdit toute relation entres agents, je crois que c'est la meilleure des décisions.
- Très bien. Vous serez mutée à partir de demain.

Mulder se leva d'un bond, abandonnant Scully.

- Merci Monsieur !

Scully se leva et sortit rejoindre Mulder dans le couloir mais ne le trouva pas. Elle essaya aussi leur bureau mais il était également vide. Fatiguée et déçue de sa réaction, elle retourna chez elle où elle prit un long bain moussant afin de se relaxer, d'évacuer les mauvaises tentions qui avaient malmenées son corps ses derniers jours.

En peignoir, les cheveux relevés, elle se dirigea dans la cuisine et découvrit que les lumières avaient été tamisées, la table dressée, décorée par des bougies et des pétales de rose. Une jolie mélodie flottait dans les airs et semblait se mêler à cette agréable odeur de spaghetti à la bolognaise que Mulder était en train de cuisiner au fourneau.
Elle s’approcha lentement de lui. Comme pour intensifier chacun des ses mouvements. Elle posa délicatement sa main sur son épaule et l’enlaça amoureusement. Elle déposa ensuite sa tête au creux de sa nuque et ferma les yeux. Se laissant bercer par la tendresse du moment. Elle fut touchée par sa réaction, elle savait qu'il devait lui en vouloir mais il semblait vouloir passé par dessus cette déception, ils avaient tellement plus important que ce genre de brouille. Un sourire s'afficgait sur le visage de cet homme qui cuisinnait une excellente bolognaise pour accompagner les pates qui étaient déjà prettes. Il baissa le feu sous sa casserole et se retourna lentement tout en passant à son tour ses bras autour de la jeune femme.
Yeux dans les yeux. Main dans la main. Tête contre tête. En cette instant précis, le monde aurait eu s’écrouler autour d’eux, ils n’en auraient rien su.
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