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 [Embrasse la vie]

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Julia
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MessageSujet: [Embrasse la vie]   Lun 4 Sep - 14:29

Auteur: Julia
Date: 4 septembre-
Résumé: Une histoire pas comme les autres, un éveil des sens, un désir d'explorer un autre monde
Note: Ce n'est peut être pas une fanfic, ou peut être que si. Elle sera trés courte, surtout cette première partie. Bonne lecture.


Embrasse la vie


- Je peux éteindre?
- Non encore un instant s’il te plait.


********



Sa vie est la mienne, ma vie est la sienne mais ma mort est à moi. Voilà ce que pensait Sarah Hamilton alors que ses jambes pendaient dans le vide. Assise sur ce pont, elle regardait filait l’eau calme et silencieuse du grand canal. Ses pensées se noyaient et étaient refoulées par des remous imaginaires qui prenaient la forme de visages connus ou inconnus. La vie se joue de moi, se disait elle avec sagesse. La vie. Elle s’ennuyait dans sa vie, elle avait perdu goût des choses des mois auparavant. Pourtant. Pourtant tu as tout pour être heureuse, lui avait dit sa mère un soir de novembre. Il pleuvait cette nuit lorsqu’elle était arrivée en pleurs dans la demeure de son enfance:

- Sarah? Mais que fais tu ici?
- Je n’en peux plus.…je n’ai plus de force…
- Où est le petit?
- Je l’ai laissé à sa nounou…il fallait que je sois seule…et que je te vois.


La solitude ne touche que les âmes les plus vivantes et les plus entourées. Quand on est mort, on n’est plus seul. Mort, nous naviguons au delà des chemins balisés, là où aucun être vivant ne s’est encore aventuré. Oui la solitude ne touche que ceux qui sont réellement entourés, car plus l’homme est entouré, et plus il est seul. L’hypocrisie latente des êtres humains nous poussent à nous replier sur nous mêmes afin d’apprécier le calme de cette marginalisation loin du bruit et du souffle chaud et putride des hommes. Ce soir là, elle avait pleuré contre l’épaule de sa mère car elle n’en pouvait plus d’être seule. Son enfant, la chair de sa chair la hantait au lieu de la combler: ce petit être en puissance lui rappelait combien sa vie d’avant avait été riche en bonheur mais aujourd’hui sa vie était riche en malheurs. Cette fortune empoisonnée était un fardeau trop lourd pour ses fragiles épaules et c’était avec lassitude qu’elle avançait. Mais aujourd’hui elle ne voulait plus avancer, elle voulait tomber. Ses pieds continuaient de se balancer dans le vide et une force invisible l’invitait à se jeter, à tomber, pour ne plus à avoir à avancer. Son petit était chez la nounou. A 17 heures, sa maman ne viendrait pas le chercher. A 17 heures, sa maman sera déjà partie loin. Son frêle corps sembla basculer au ralenti: sa chevelure flamboyante brillait intensément sous le soleil, ses yeux bleus enivrants s’ouvrirent avec surprise lorsqu’elle ressentit cette sensation du vide, ses bras battirent à peine et c’est avec un léger fracas que son corps plongea dans le canal. Elle ne cria pas, elle ne regretta pas son geste. Les badauds hurlèrent, les urgences furent appelées mais il était trop tard: Sarah avait choisit sa mort, elle n’avait pas choisit de vivre mais pour éteindre ses jours de tristesse et ses nuits d’abandons, elle avait eu le choix. A 17 heures, ce fut la police qui arriva au domicile de la nourrice. A 17 heures, le jeune William Hamilton ne put comprendre ce qu’il lui arrivait, mais à 17 heures, il fut déclaré orphelin.
A tout jamais.
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Julia
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MessageSujet: Re: [Embrasse la vie]   Lun 4 Sep - 22:48

Wall Street était ce monde de la nervosité. Le monde des affaires. William sortit d’un de ces buildings, le regard éteint et la mine grise. Chaque jour, il se demandait ce qu’il faisait dans un tel endroit. Alors qu’il rêvait d’évasion, de nature et d’air frais, il était confiné dans un bureau au 59ème étage d’une tour de verre. Allumant avec satisfaction une cigarette, il espéra ne pas tomber dans les embouteillages car il n’avait qu’une envie, rentrer chez lui.

Il aimait son appartement, car il reflétait assez bien son tempérament. Si certains pensaient à une décoration hétéroclite, William pensait plutôt à une grande toile où le peintre, après avoir établit une structure ordonné, aurait ajouter, dans un élan créatif, une touche plus que personnelle afin de donner plus de sensibilité et de vie. Tout était de bois, jusqu’au plafond: une profusion de bois exotique donnait une touche plus que chaleureuse à son appartement. Un bouddha sublime trônait près de l’entrée: il se plaisait à la regarder de temps en temps . Ses yeux en amende, son regard serein, son attitude sublime, tout le charmait et un certain désir de croire en ce Dieu miniature l’animait avec force. Une abondance de plantes vertes et le grand aquarium se mariaient avec délice dans ce décor si travaillé. William pouvait passer des heures dans sa salle de bain afin de s’observer dans le grand miroir. Ce n’était pas par pure vanité ni par narcissisme mais il cherchait en scrutant le moindre de ses traits d’où pouvait venir ce visage si atypique. Il était d’une beauté renversante. Éblouissante. Étonnante. Ses yeux le fascinaient: ils étaient bleu, mais d’un bleu indescriptible. Un bleu enivrant, qui saisissait la moindre personne. Pourtant, lorsque l’on s’attardait, on remarquait un fin cerclage doré, remonté d’éclats noisettes. La finesse de ses traits juraient avec son aspect si virile: il était un homme qui plaisait, mais il n’avait le cœur à aimer. Il menait une double vie, celui du parfait homme d’affaires, mais sa vraie nature était bien plus.

Sa vraie vie reposait sur une quête incessante: celle de la vérité. Il était tenace et têtu et lorsqu’il voulait quelque chose, il l’obtenait. Ce qu’il désirait, ce qui était sa quête du Graal, c’était retrouver ses parents. Il savait qu’il était un orphelin. Ses parents adoptifs avaient été les meilleurs du monde mais à leur mort, un désir insoutenable l’avait poussé à découvrir ses véritables origines. Mais c’était plus que difficile. Les routes étaient barrées, les indices détruits et ils savaient qu’on lui refusait cette vérité. De ses géniteurs, il ne savait rien. Étaient ils vivants ou trépas? L’avaient ils abandonné par choix ou pour une raison déchirante et douloureuse? Mille et une questions revenaient sans cesse mais les réponses se faisaient rares. Jusqu’à ce soir où son destin bascula. Alors que sa main frôlait le bouddha de terre cuite, un léger craquement se fit entendre. Ce bruit familier ne le fit pas sursauter, il savait que les lattes de bois travaillaient sans cesse, d’où les craquements qui se faisaient souvent entendre. Mais un deuxième bruit, plus sourd et plus proche le rendit soudain nerveux. Alors qu’il allait faire face à la porte d’entrée, il reçut un coup étourdissant à l’arrière du crane. Inconscient, il s’effondra et sombra dans un sommeil forcé. Son corps fut traîné hors de l’appartement et emporté à quelques centaines de kilomètres de là, dans un autre état, dans un autre monde, dans une autre vie. La violence n’est jamais gratuite, il serait anodin de penser que l’on fait mal par pure envie, l’envie n’est jamais seule, elle s’accompagne de pulsions et de désirs envahissants, la violence résulte d’un mélange d’émotions et de ressentiments que seul l’homme peut expliquer. Le sang perdu par William n’était pas anodin. On lui avait fait du mal pour une et simple bonne raison. Il était de sang estimé, de sang royal pour certains: il était le messie, le fils prodigue, le seul et unique. Mais pour l’instant, il n’était qu’un corps sans vie, confiné au fond d’une camionnette quelconque, un véhicule passe partout. Un peu comme lui. Ou peut être pas.
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Julia
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MessageSujet: Re: [Embrasse la vie]   Ven 8 Sep - 15:10

Un bruit sourd ,persistant, pire blessant, le réveilla en sursaut. Un léger goût de fer, de poussière et de sang avait envahit sa bouche: son palais si délicat ne résistait pas à l’assaut de ce goût nauséabond. Une nausée dévastatrice le secouait et sa blessure au crâne lui rappelait combien l’être humain pouvait être déstabilisé en quelques secondes. Se relevant avec peine, il regarda autour de lui. Autour aurait été un bien trop grand mot pour qualifier l’endroit dans lequel il était: il n’y avait rien à scruter et à étudier puisqu’il était dans une pièce plus que minuscule. La lumière se faisait rare, ne passant que part une vitre crasseuse et petite. Vu la consistance et sa façon de se tenir, le sol devait être fait de terre fraîche ou d’une substance molle. Se mettant à genoux, il toucha ce qu’il prit d’abord pour un tapis de sable mais alors qu’un rayon de soleil pénétrait dans cette cellule, il ne put retenir un cri d’horreur: ses mains s’étaient teintées d’une couleur rouge foncée. Ce n’était ni de la terre, ni du sable, non son corps reposait entièrement sur un lit de cendres et de sang. Hurlant toute sa peur, il ne cessait de se cogner aux quatre coins de cette misérable pièce. Pourquoi? Pourquoi l’avait on enfermé ici? Qu’avait il fait? Il était le citoyen lambda, qui payait ses factures en temps et heures, qui participait activement à la vie de la ville, il donnait sa vie à ceux qui en avaient besoin alors pourquoi lui, William Hamilton? La lumière n’était plus. Le jour venait de mourir pour laisser place à la lune. L’obscurité l’accompagnait dans son angoisse naissante. Sa respiration se faisait de plus en plus difficile et il sentait monter en lui la familière crise de panique. Incapable de prononcer le moindre mot et encore moins de crier, il se laissa tomber au milieu de ce mélange putride. Alors qu’il n’attendait plus rien, la porte s’ouvrit laissant entrer une lumière vive et crue. Cachant ses yeux aveuglés, il entendit une voix grave et forte:

- Levez vous.

Ses membres tremblaient et il n’était plus maître de ses gestes: il n’arrivait plus à se contrôler tant la peur le rendait faible. Deux mains puissantes l’attrapèrent et le traînèrent hors de la cellule. L’incompréhension était son seul état, il obtempéra et se laissa porter telle une vulgaire poupée de chiffons à travers ce qui semblait être une ancienne usine désinfectée. Combien de temps dura cette expédition? Deux minutes? Quatre? Cinq? Il se retrouva enfermé dans une nouvelle pièce. Seul.

Si on avait pu qualifier la particularité de cette pièce, le premier mot venant à l’esprit aurait été atypique. Elle était entièrement blanche, de la peinture des murs et du plafond jusqu’au mobilier. Et quel mobilier! Deux fauteuils et des dizaines d’écrans. Le mur lui faisant face était recouvert d’écrans de télévisions où des centaines d’images défilaient à toute vitesse. Un grand miroir prenait en grande partie le mur de droite et il se doutait que cela devait être une glace sans tain. Qui pouvait bien s’intéresser à lui? Quel était cette mise en scène ridicule? Tous les écrans s’éteignirent d’un coup, seuls deux moniteurs centraux restèrent en veille. Puis des images défilèrent. Une à une. Doucement. Pourquoi lui faisaient elles tant de mal et tant de bien à la fois?

- William je te présente Sarah et William Hamilton, tes parents.

Il n’avait pas eu le besoin qu’on lui dise, il avait deviné dès la première image de sa mère: ses yeux et son regard, c’était d’elle qu’il l’avait eu.

- Adieu.

Une balle de 7 millimètres se logea directement dans son cerveau. Avant de mourir, le Messie, le fils prodigue avait vu ses parents. Avant de mourir, il avait eu sa vérité. La mort n’était rien alors.
Ses cendres partirent rejoindre celles de tant d’autres dans la misérable cellule: c’était la fin pour William Hamilton. Le sang si particulier que ses parents lui avait légué venait de s’éteindre en même temps que lui. Tout à une fin. Tout.
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Julia
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MessageSujet: Re: [Embrasse la vie]   Dim 17 Sep - 15:00


******



- Je peux éteindre?
- Non encore un instant s’il te plait.
- Tu m’as déjà dit ça il y a plus d’une heure, j’aimerai dormir maintenant.


A contrecœur, Scully referma le livre qu’elle était en train de lire. Éteignant sa lampe de chevet, elle se remit sur le dos et contempla dans la pénombre son ventre rebondit et si imposant. Mulder chérissait ce tableau si sublime, appréciant ces moments où il pouvait dévorer des yeux l’être aimé. Sentant le regard de ce dernier, elle se retourna avec lenteur vers lui:

- Mulder…si c’est un garçon….promet moi une chose….
- Laquelle?
- Que l’on pourra l’appeler William….car il aura un destin inimaginable….et une force exceptionnelle….
- Comment peut tu en être si sur?
- Car il connaîtra la vérité et il aura le cadeau le plus précieux du monde…l’amour de ses parents.


Ses derniers mots se perdirent dans un souffle. Un baiser scella cet accord à tout jamais. Les amants s’endormirent enfin, l’un rêvant à sa nouvelle vie auprès de la femme la plus merveilleuse et l’autre pensant à la destinée d’un héros, lu dans un roman quelques minutes auparavant.


The end
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