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 Retrouvailles et déchirures

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*LuciOle*

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MessageSujet: Retrouvailles et déchirures   Lun 11 Sep - 23:46

« Veuillez attacher votre ceinture, nous commençons la descente. »

Combien de fois avait elle prit l’avion dans sa vie ? Atterrissages et décollages, elle en avait assez vécu pour ne plus être angoissé. Et pourtant, l’un ou l’autre, l'appréhension refaisait surface. Ses mains se crispaient, de manière automatique, sur les accoudoirs. Elle sentait ce noeud remonter le long de la gorge pour s’installer entre les amygdales. Ses jambes qui se paralysaient. Son dos, contracté, épousait la forme du siège.

- Maman respire, tout ce passe bien.

Elle sourit intérieurement. C’était son fils de 11 ans qui la rassurait. N’était ce pas l’inverse qui devait se produire ? La mère rassurant son enfant ? Eux fonctionnaient différemment. Ils connaissaient chaque points faibles de l’autre. Mais aussi les points forts. Ils pouvaient compter l’un sur l’autre. Ils se faisaient confiance. Il lui prit la main et chercha son attention. Il ne dit rien. Juste un regard. Celui de son père. Celui qui autrefois la réconfortait. Qui était là pour elle. Onze ans d’absence. Dix ans écoulés, sans nouvelles. Dix ans de questions. Elle ferma les yeux à l’instant où les roues se posèrent sur le sol trempé par la pluie.

A peine eut il posé le pied sur le sol Londonien, qu’il s’aventura dans l’aéroport, à la recherche des cousins et cousine.


- William attend moi.
- Mais ils sont là bas !

Il fit la moue mais à la vu des yeux de sa mère, ne broncha plus. Elle lui attrapa la main et lui fît les dernières recommandations habituelles. Ils se dirigèrent vers sa belle sœur et ses enfants.



Dans le centre commerciale de cette ville animé, elle accomplissait les courses pour ce soir. Elle aimait préparer à dîner et rassembler sa famille. Elle longea les rayons à la recherche d’idées. Deux heures après, elle ressorti, un cadis chargé de nourriture, contente de son choix. Dehors, la pluie battaient contre la verrière. En attendant que celle ci se calme, elle profita pour faire un tour dans la galerie marchande. Elle contempla les vitrines mais n’entra pas. Elle s’assit quelques minutes, sur un banc. Elle aimer observer les gens. Ces personnes qu’elle ne connaissait pas mais à qui elle imaginait des vies. Des sourires, des visages tristes, des enfants qui chahutent, des couples … Passant devant la poste pour rejoindre le parking, son regard se posa sur un homme. Elle continua sa route mais revint vite sur ses pas. Elle le dévisagea et laissa échapper un cri quand son regard croisa le sien. Il semblait aussi surpris qu’elle et décida de faire le premier pas. Grand, grisonnant, il n’avait rien perdu de son charme.

- Madame Scully ??
- Oh mon dieu … Fox …

Leurs voix témoignaient l’ émotion qu’ils ressentaient. Ils se prirent dans les bras. Une étreinte sincère. Une étreinte réconfortante pour lui. Lui qui avait tout quitté quelques années plus tôt. Une décennie. Il la contempla. Elle paraissait rajeunit. Il lui sourit, l’invitant à prendre un verre. Elle accepta.

- Je ne peux rester longtemps. Je dois préparer à manger pour ce soir et mes courses ne vont pas faire long feu …

Elle lui expliqua qu’elle logeait chez son fils. Elle essayait de venir régulièrement temps que sa santé lui permettait encore. L’amour. Voilà ce qui avait transformé cette femme d’une soixantaine d’années. Remariée depuis 8 ans. Elle ne s’attarda pas plus sur ce sujet et lui demanda ce qu’il devenait. Il lui expliqua brièvement. Il n’avait plus l’habitude de parler de lui. De son passé. Elle s’excusa de ne pouvoir rester plus longtemps. Elle lui promis de le rappeler avant de partir. Elle ne lui parla pas de sa fille. Celle qui devait arriver cette après midi. Celle dont il n’avait osé demander des nouvelles. Il la serra contre lui. La serra comme il aurait voulu serrer sa fille.

- Maman …
- Ma chérie … Tu as fais bon voyage ?
- Normal. Laisse moi t’aider à te décharger.
- Ca ne serait pas de refus.

Bill fît son apparition dans l’entrebâillement de la porte du salon.

- Maman je m’inquiétais ! Tu es partie plus de trois heures …
- Je suis désolée … J’ai rencontré une connaissance …
- Ici ? Demanda Scully.

Scully dressa son sourcil de façon circonflexe.

- Je …
- Mamiiiie !

William se jeta dans les bras de sa grand mère et l’embrassa. Elle fut ému par la ressemblance frappante des deux hommes. Dana comprit que quelque chose gênée sa mère mais ne posa aucunes questions. Maggy s’attaqua à la préparation du dîner. Elle ne savait comment avouer à sa fille que Mulder etait en ville, qu’elle aviat bu un verre avec lui. Mais surtout qu’il ne lui avait demandé aucunes nouvelles. Dana. William. 10 Ans. Et pas un mot. Le dîner se passa tranquillement. Entre souvenirs d’enfance ou de travail, Dana, Bill et Charly discutaient comme peu souvent. Après une longue soirée, un repas copieux, un digestif efficace, ils allèrent se coucher l’un après l’autre.
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*LuciOle*

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MessageSujet: Re: Retrouvailles et déchirures   Ven 15 Sep - 12:58

Au petit matin, Scully qui descendait les escaliers, entendit du bruit dans le salon. Persuadée d’être la première levée, elle s’y dirigea doucement. Elle vit sa mère regardait dehors. Le soleil brillait, la chaleur n’allait pas tarder à faire son apparition.

- Maman que se passe t-il ? Tu m’as l’air soucieuse depuis que tu es rentrée de cette mystérieuse rencontre, hier après midi.

Maggy s’installa en silence dans le canapé de cuire. Elle s’assura que personne ne les écoutait.

- Il faut que je te parle. Assied toi … Hier après midi, en faisant les courses, j’ai fait une rencontre … inattendu … Je … Elle s’arrêta quelques secondes.
- Tu ?
- …
- Maman, qui était ce pour que tu sois si retournée ?

Elles se regardèrent droit dans les yeux. Ceux de Margaret s’emplirent de larmes mais réussit à les retenir. Elle essaya de parler mais sa voix s’étrangla. Aucun mot ne sortit. Elle détourna la tête. Dana ne mit pas longtemps à comprendre. Les siens imitèrent ceux de sa mère. Elle ne savait comment réagir.

- Je … Je ne sais pas quoi dire ma chérie.
- Oh mon dieu … Elle porta ses mains sur son visage.- …
- Raconte moi … Où est il ? Que fait il ?
- Je … Il est enquêteur privé. Il a changé d’identité je ne sais comment et je ne sais pas où il habite.
- A t-il parlé de moi ? … De William ?
- … Non … Il ne sait pas que vous êtes ici.

Dana se leva. Comment était ce possible ? Il refaisait surface dans sa vie contre toute attente. Il était vivant et elle ne le savait pas. Dix ans auparavant, du jour au lendemain, il les avaient laissés tomber en décidant de ne plus donner de nouvelles. Elle s’était tout imaginé. Tous les scénarios possible. Toutes les nuits, elle rêvait de lui. Amis ou amants, il hantait sa vie depuis toujours. Et il n’avait pas parlé d’eux. Elle tournait et retournait dans la pièce. Les larmes roulaient sur son visage encore endormis. Le parquet du haut craqua. Les deux femmes sursautèrent et séchèrent mécaniquement leurs yeux. Bill venait de faire son apparition, les embrassa mais ne remarqua rien. Petit à petit, la maison s’éveilla. A son lever William, comprit d’un simple regard que sa maman n’allait pas bien. Il ne lui posa aucunes questions et lui fît un câlin. Quelques heures plus tard, après avoir essayer d’y voir clair, Scully prit sa mère à part et lui demanda si elle avait un moyen de le contacter.

- Il m’a donné son numéro. Je lui ai promis de le rappeler.
- C’est incroyable …
- Ne pense pas que se soit simple pour lui. Nous n’avions pas beaucoup de temps et … J’ai senti de la peur, de l’appréhension …
- Appelle le et donne lui rendez vous dans une heure, au café au coin du centre commercial. Son ton se voulait sec.
- Dana je …
- Ne lui dit rien et ne le dis à personne. Merci.

Elle rejoignit sa chambre pour se préparer un minimum. Elle se sentait en colère, déçue mais malgré tout excitée. Ses sentiments se brouillèrent rapidement. Elle partit sans un mot pour arriver un quart d’heure après sur les lieux du rendez vous.

Assis à une table contre la vitre, il jouait nerveusement avec ses doigts. Il faisait chaud et le café n’était pas loin d’être bondé. L’été venait de commencer. Juin se terminait. Combien de fois avait il voulu rentrer dans son pays ? Combien de fois s’était il rendu à l’aéroport pour se renseigner des tarifs, des horaires ? Jamais il n’aurait pu regagner Washington, il le savait. Penser à elle, à lui, à eux était la seule chose qui le tenait encore en vie. Malgré la chaleur, il était vêtu d’une chemise blanche à longues manches et d’un jean bleu. Il sursauta quand une main se posa sur son épaule. Souriant, il se retourna s’attendant à voir Margaret Scully. Mais quand il s’aperçu que la femme de sa vie était devant lui, son visage blêmit et son sourire s’effaça. Ne sachant comment interpréter ce visage sévère qu’elle abordait, il la dévisageât. Légèrement maquillée, vêtue d’une chemise sans manches et d’un pantalon de toile claire et des tongs blanches, elle était loin de son style classique. Il se rassit lourdement. Elle s’assit à son tour face à lui et lui sourit.

- Bonjour …
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*LuciOle*

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MessageSujet: Re: Retrouvailles et déchirures   Dim 17 Sep - 15:14

- Je … Que … Comment ?
- Maman …
- Oh … Elle ne m’a pas dit que …
- Je sais …
- Bonjour, puis je prendre votre commande ?

Une larme discrète roula sur la joue de Mulder. Il ne put prendre la parole. Il l’observait. Ne pouvant faire que ça, Scully commanda deux cafés serrés et ne mit pas longtemps à l’imiter. Un silence de sérénité prit place.

- Et voici les deux cafés.
- Merci.
- Je ne sais pas si tu l’as remarqué, mais … Je suis si heureux de te voir … Tu dois te poser tellement de questions …
- Effectivement. Son ton se voulait plus sec qu’elle ne l’aurai souhaité. Une question que je n’ai jamais comprise et encore moins depuis que je te sais dans ce monde, c’est pourquoi ? Pourquoi ne pas avoir continuer à me donner de tes nouvelles ? Pourquoi … Sa voix s’étrangla dans un sanglot.
- Scully comprend que ma décision n’est pas été aussi facile que tu ne le crois ! Ma femme et mon fils loin de moi sans aucunes possibilités de les revoirs. J’ai continué à chercher la vérité et me suis cassé la figure bien plus d’une fois. J’ai mis ma vie en danger et j’aurais pu me laisser aller mais malgré les impasses, vous me teniez en vie. La force d’y croire et d’avancer. J’ai préféré m’effacer de ta vie sans te donner aucunes explications pour que tu puisses continuer la tienne sans que je te retienne. Tu méritais d’être heureuse et je voulais que tu refasses ta vie.
- Et tu ne t’es pas demandée ce que moi je désirais ? Tu as pris une décision pour deux …
- Mais enfin Scully ! Tu attendais quoi de cette relation à distance ? J’ai été égoïste sûrement mais je voulais vous protéger. Sans mes nouvelles tu as sûrement pensé au pire et j’espère que tu en as profité pour tourner la page.
- Parce que tu l’as fait peut être ? Mulder je vis avec ton fils,ton portrais craché. Même à des milliers de kilomètres tu es avec moi. Tu aurais quitté ce monde, je l’aurais su … Mais je comprends.
- Tu aurais fait pareil …

Ils marquèrent une pause. Leur regard ne pouvait se détacher l’un de l’autre et elle lui essuya sa joue humide.

- Viens sortons d’ici.

Il l’entraîna dehors. L’air était chaud mais pas aussi étouffant que dans ces quatre murs. Ils marchèrent dans les rue de Londres. Il lui expliqua comment il avait atterri ici. Le Nouveau Mexique devenant trop dangereux. Il lui expliqua son travail d’aujourd’hui, ses occupations, ses rêves. Elle l’écoutait. En quelques minutes, ils rattrapèrent 11 ans. Ils parlèrent de tout. D’elle aussi. Leur fils qui entrait en 6ème. Après une heure de marche, ils se retrouvèrent devant l’appartement de Mulder. Un quartier calme qui lui ressemblait.

- Tu veux entrer ?

Elle n’hésita que quelques secondes. Leurs regards se croisèrent. Un regard gêné mais envahit de désir. Elle passa devant lui et arriva dans le salon. Les murs blancs donnaient une clarté impressionnante. Aucune décoration, juste un canapé, une table et une télé. L’appartement n’était pas très grand mais lui suffisait amplement. Ils s’arrêtèrent dans la cuisine pour boire un verre d’eau. Elle admirait la vue. Un parc. De la verdure sans aucune voiture.

- Ne me dis pas que tu continues à dormir sur un canapé ?
- Je vieilli peut être mais mon dos est en pleine forme ! Mais si tu veux tout savoir … Voici la pièce interdite.

Il ouvrit une porte. Une chambre. La sienne. De fins rideaux ornaient la fenêtre. Un lit deux places prenait une bonne partie de la pièce.

- Pourquoi interdite ?
- Tu es la première à y mettre les pieds … Je ne pense pas qu’une femme accepterai de dormir dans ce lit avec ceci …
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*LuciOle*

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MessageSujet: Re: Retrouvailles et déchirures   Mer 20 Sep - 23:43

Elle semblait ne pas avoir remarqué le mur face au lit. Elle pivota sur elle même et se figea. Une photo d’une taille importante, était accrochée au mur. Une photo d’une famille heureuse, unis. La leur. William n’avait que quelques heures sur celle ci. Elle recula jusqu'au mur perpendiculaire à celui ci. Elle le regarda et il ferma la porte, doucement. Il plongea ses yeux foncés dans les siens. Ils étaient couleurs marine. Couleur du désir. Elle, dos au mur, lui face à elle, il s’approcha lentement. Trop lentement. Laissant l’envie monter. Les doigts de Mulder effleurèrent la joue droite et atterrirent dans les cheveux roux et ondulés de Scully. Un frisson la parcouru. Le peu d’esprit qui lui restait, amenait ses mains à déboutonner la chemise blanche qu’il portait. Du haut vers le bas, elle abordait une douceur magistrale. Elle le senti frissonner. Leurs lèvres s’approchèrent, se frôlèrent. Il se redressa pour intercepter son regard. Celui qui suppliait de ne pas arrêter. Il sourit. Elle se senti soulever du sol dans une tendresse indescriptible. Elle aurait juré qu’il faisait ça tous les jours. Il la déposa sur le lit. C’est dans cette légèreté qu’il se retrouvèrent. S’embrasser. Se caresser. S’aimer.

Appuyée sur son coude droit, elle le regardait reprendre son souffle paisiblement. Grand, fort, il n’avait pas changé. Juste ces cheveux en bataille, perdaient de leur couleur.


- Comment se passe la cohabitation avec ton frère ? J’imagine qu’avoir un mini Mulder chez lui doit l’énerver, non ?
- C’est peu de le dire ! William est un ange mais avec son oncle c’est la guerre depuis toujours. Il ne la jamais aimé et Will la ressenti. Et j’avoue que je n’ai jamais essayé de calmer ton fils sur ce terrain.
- Tu lui parles souvent de nous ? De notre travail … De moi ?
- Tout le temps. Il connais tout de toi. Je n’avais aucune raison de lui cacher la vérité. Il te prend pour un héro fans des hommes verts !
- Ne me dit pas que tu n’as pas su lui transmettre ton coté scientifique ?
- Il a besoin de preuves pour croire quelque chose, il est obstiné et ne lâche pas avant d’avoir comprit. Il adore le monde des enquêtes et adore quand Walter lui raconte ses histoires du bureau. Mais il aime rêver et croire qu’un autre monde existe …
- Walter ? Skinner ?
- Oui … Elle éclata de rire. Maman ne t’a rien dit ?
- Non … Pourquoi elle … Oh ne me dis pas que …
- Notre cher adjoint du directeur est le grand père de ton fils !

Après une longue discution, entrecoupée de quelques baisers passionnés, elle regarda sa montre. Elle devait le quitter. Un silence pesant s’empara d’eux. Il ne voulait pas poser la question fatidique du départ. Elle se leva et s’habilla. Deux bras entourèrent sa fine taille. Un souffle chaud se posa sur sa nuque. Un frémissement longea sa colonne vertébrale.

- J’aimerai juste que tu me promettes de revenir et de me présenter William avant qu’une nouvelle décennie ne se passe …
- C’est évident … Laisse moi le temps de lui parler, de trouver une stabilité pour nous …

Le trajet se fît en silence. Mulder la raccompagna en voiture et arrivèrent un quart d’heure après devant le domicile de Bill Scully.

- Dire que tu viens régulièrement ici et qu’on se c’est jamais croisé …
- Jusqu'à aujourd’hui … Mulder, je ne sais pas de quoi sera fait demain mais tout à changé. Ai confiance.

Il sourit. Confiance. Depuis quand n’avait il pas entendu ce mot ? Elle se tourna vers lui. Plantant ces yeux humides mais heureux dans les siens, aucuns mots se voulaient plus fort. Ils s’embrassèrent passionnément et se quittèrent. Elle regarda la voiture s’éloigner et entra dans la maison. William, préoccupé par les cinq heures d’absence de sa mère, lui posa des questions. Elle ne répondit rien. Bill lui jeta un regard noir. Il avait observé la scène depuis la fenêtre mais se tût. La soirée se passa dans un silence macabre. Entre sourires et larmes, Dana partit se coucher sans un mot.



- Voilà tu sais tout.
- Dana je ferais tout pour que Mulder puisse rentrer au pays. Je demanderai à John de faire une enquête et je chercherais de mon coté. Je te le promet.
- Merci Walter.

Walter quitta la chambre de Dana. Elle l’avait appelé pour lui raconter. La seule personne qui n’avait posé aucunes questions la veille. Le soleil brillait depuis un moment. Elle hésitait à se lever. Affronter les questions de son fils, le regard de son frère et le soutien de sa mère n’était pas au programme. Elle voulait être avec lui. Juste arrêter le temps de leurs retrouvailles. Elle se replongea au fond de son lit et se rendormit.

- Dana ?
- Mmm ?

Elle regarda sa montre. Ce qui lui avait paru quelques minutes s’avérait être quelques heures. 14h12 à sa montre. Elle sauta du lit.

- Oh mon dieu !
- Bien dormit ?
- Maman tu as vu l’heure !? William ?
- Ne t’inquiète pas pour lui … Je venais voir si tout allait bien.
- Oui … Je suis désolée …
- Je sors avec les enfants tu veux venir ?
- Oui le temps de me préparer et je suis là.

Elle prit une douche et s’habilla rapidement. Depuis quand n’avait elle pas eu de nuit réparatrice ? Depuis la naissance de son fils, elle n’avait plus une minute à elle. Elle descendit rapidement et croisa Bill et Tara.

- Bonjour … Je suis désolée pour le repas …
- Tu te crois a l’hotel ?
- Bill !!! Ne t’inquiètes pas Dana. Tu es ici en vacances profites en.
- Merci …

18h30. Les enfants étaient en train de jouer dans leurs chambres. Maggy, Walter, Charles et Tara prenaient l’apéro dans le jardin. Tous s’arrêtèrent de parler quand deux voix s’élevèrent dans le salon.
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*LuciOle*

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MessageSujet: Re: Retrouvailles et déchirures   Mar 26 Sep - 23:14

Tous s’arrêtèrent de parler quand deux voix s’élevèrent dans le salon.

- Tu n’es qu’un égoïste !
- Egoïste ? Je veux le bien de mes proches et tu me traites d’égoïste ?
- Le bien ? Bill, si tu voulais mon bien tu ne serais pas là à critiquer ma vie comme tu l’as toujours fait !
- Tu es jalouse ! Jalouse de mon bonheur, de ma vie de famille !
- Pardon ? Mais tu ne te rend même pas compte de ce que tu dis !! Premièrement je ne suis jalouse de personne ! Je n’ai à envier la vie de personne ! Mulder m’a fait le plus beau cadeau qu’une femme, qui plus est stérile, puisse recevoir ! Pour rien au monde je n’en changerai! Deuxièmement, ton bonheur ? Mais Bill tu est absent la moitié de la semaine, voir la semaine complète, tu ne vois pas tes enfants grandir, tu n’es même pas capable d’aider ta femme quand tu es là ! La seule chose qui compte c’est le foot et l’armée ! Les pieds sous la table c’est tout ce que tu sais faire ! Tu ne t’es jamais demandé si Tara aimerai souffler de temps en temps ? Partir en vacances ? Je ne serais pas étonnée le jour où elle demandera le divorce !
- Si vraiment elle le voulait elle me le dirait et ne mélange pas tout !!
- Mais elle est bien trop gentille pour te faire face !
- Mais si on en ai aux reproches, pourquoi ne reverrais tu pas l’éducation de ton fils ? Insolent, capricieux …
- Oui justement parlons en ! La prochaine fois que tu oses lever la main sur mon fils je n’hésiterai pas à alerter les services sociaux ! On est plus au temps de papa ! Et je suppose que tu as remarqué qu’il n’était insolent qu’avec toi ! Il a le caractère de son père et j’en suis fier ! Il a beau avoir 11 ans, il comprend bien des choses !! J’éduque mon fils comme je l’entend ! Mais en parlant d’éducation tu devrais te demander pourquoi Matthew ne te confie rien comme tu le dis ! Il entre au lycée et ne peux jamais sortir ! Mais rappel toi que tu nous soudoyais, Melissa et moi quand tu faisais le mur !! Et oui Matt, ton père aussi a fait des bêtises quand il était jeune. Et Susie ? Tu feras pareil ? Tu seras plus exigent parce que c’est une fille ?
- Tu as vraiment bien changé depuis que tu connais cet abruti !

En bas des escaliers, le regard noir, William qui avait assisté à la conversation sans se faire remarquer, prit la parole :

- Mon père n’est pas un abruti ! L’abruti ici c’est toi ! Tu comprends rien ! S’il nous à laissé c’est par amour mais ça tu comprends pas ! Tu sais pas ce que ça veut dire !
- William !! Ca suffit ! Monte dans ta chambre !
- Mais maman …
- Ne discute pas !

Il monta, claquant la porte de sa chambre. Elle n’avait jamais crié aussi fort.

- Et tu en est fier ? J’aurai honte à ta place !
- Vas te faire …
- Dana !!!! Les enfants ça suffit !! Bill toi aussi tu devrais avoir honte de ton comportement ! Je ne pensais pas t’avoir éduqué comme ça ! Je ne te félicite pas sur ce que je viens d’apprendre ! Tu m’as menti sans complexe ! Et toi Dana, apprend à William à se maîtriser ! Vous me fatiguez tout les deux ! Votre façon de parler, vous croyez que c’est la solution que de hausser le ton et de s’injurier en publique ?
- Ne t’inquiète pas maman, je pars, j’ai besoin de respirer !
- Ou vas tu ?
- Pas besoin de demander enfin … Elle va le rejoindre !
- Bill tu me dégoûtes !
- Il a tué ma sœur, tu ne crois tout de même pas que je vais le porter dans mon cœur ?!
- Aaaah nous voilà au cœur du problème : Melissa ! Mais tu n’as jamais compris que j’étais aussi fautive que lui dans cette histoire ! Tu ne t’as jamais demandé ce que j’avais bien pu ressentir quand on m’a annoncé que ma sœur avait été assassinée à ma place ? Ce boulot j’y ai été affectée et j’ai décidé d’y rester ! Personne ne m’y a forcé ! Demande à Walter si tu veux ! Alors si tu en veux à Mulder pourquoi je serai épargnée ? Je ne t’ai jamais demandé de comprendre mon choix vis a vis de mon boulot, juste le respecter. Mais tu n’a jamais su. Et c’est bien dommage. Sur ce, excuse moi je vais faire mon sac et sortir de ta vie !!

Elle monta rapidement les escaliers, les larmes aux yeux et ouvrit la porte de la chambre des garçons.

- Mon chéri … Je ne voulais pas crier … Je n’ai pas envie de rester ici plus longtemps mais tu peux toi si tu veux …
- Non je viens avec toi !
- Tu es sur ?
- Tu as vu Mulder ? C’est ça ? C’est lui la rencontre de Mamie et c’est avec lui que t’as passé l’après midi d’hier ?
- … Ca te dis d’en parler autour d’un Mac Do ?

Il répondit positivement. Matthew l’aida à se préparer après avoir remercié sa tante. Elle n’était pas vraiment fière de s’être donnée en spectacle devant les enfants. En descendant, elle vit Charly dire au revoir aux autres.

- Bravo soeurette ! Je savais que sa clasherais un jour et je suis heureux d’avoir été aux premières loges ! Melissa aurait été fière de toi !
- Charles s’il te plait …
- Je te souhaite d’être heureuse !
- Prend soin de toi et on s’appelle !
- Promis.

Ils s’enlacèrent et il disparut. Elle se retourna et s’excusa auprès de Tara qui lui avoua comprendre sa réaction et lui avoir ouvert les yeux. Elle promit de l’appeler dès son retour sur Washington. Maggy annonça à sa fille que Bill était parti faire un tour.

- Vous avez intérêt à arranger tout ça ! J’ai déjà assez souffert pour que ceux qui me reste ne se supportent plus ! A demain.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles et déchirures   Ven 29 Sep - 23:11

Elle tourna les talons aussi rapidement qu’elle avait parlé. Skinner fit signe à Dana de ne pas s’inquiéter et que tout irais bien. Mère et fils partirent, sacs à la main. A pieds, ils prirent la direction du centre. Paysage obscur. Soleil abandonnant son poste pour le céder à la lune. Le silence entre eux laissant place aux bruits de la ville. Ils flânaient, redoutant ce moment où elle lui expliquerait. Hier, sa vie venait de basculer. Aujourd’hui, celle de son fils suivait le même chemin. Qu’elle était la solution ? Ils entrèrent dans le célèbre fast food et commandèrent.

- T’as pas faim ?
- Non pas vraiment.
- Contrariée ?
- Cette discussion n’étais pas une partie de plaisir.
- Je sais …
- Je ne sais pas trop par où commencer …
- Par le début !

Il sourit pour la détendre. Elle jouait nerveusement avec ses doigts, faisant taper le bouts de ses ongles sur la table.

- Mamie a rencontré … Mulder au centre commercial le jour où nous sommes arrivés. Elle me l’a dit le lendemain et … J’ai voulu le voir …
- Et tu l’as vu …
- J’ai passé l’après midi avec lui … 10 ans que je n’avais pas eu de nouvelles … 10 ans que j’espérais que ce jour arrive …
- Je sais …
- Voilà …
- Quoi voilà ? Et la suite ? Ne me dis pas qu’on part demain sans rien faire ?
- C’est pas aussi simple mon chéri.
- Emmène moi le voir !!
- Je ne sais pas si c’est une bonne idée …
- Maman s’il te plait ! Si c’est pas se soir ça sera quand ? On a pas d’hôtel encore … C’est l’occasion … J’en ai besoin …

Il ne put finir sa phrase sans avoir la voix qui tremble. Elle passa sa douce main sur sa joue d’enfant et lui sourit. Elle n’avait pas le droit de lui refuser. Elle lui fit signe de finir de manger. C’est main dans la main, le cœur battant au même rythme effréné qu’ils prirent la direction de cette maison paisible.
Il venait de finir de manger et s’installa dans son fauteuil. Le calme absolu. Il alluma la télévision et tomba sur une série télévisée. Des crimes en séries, des profiler, des enquêteurs du FBI. Il s’amusait à régler les enquêtes avant les acteurs. Il regarda sa montre indiquer 21h43 au moment où la sonnette retentit. Depuis combien de temps ne l’avait il pas entendu ? Peu habitué, il se leva, attentif au moindre bruit. Il ouvrit et ce regard azur se plongea dans le sien. La journée d’hier était belle et bien réelle. Sa rencontre avec elle, son après midi …


- Bonsoir … Je ne te dérange pas ?
- Bonsoir … Bien sur que non … entre.
- Je …

La rue étant sombre, il n’avait pas vu qu’une seconde personne se trouvait avec Scully.

- Que se passe t-il ?
- Quelqu’un voulait te rencontrer … Et je crois que toi aussi …

Timidement, William apparu à la lumière émise par l’intérieur de la demeure. Il lui sourit maladroitement. L ‘émotion atteignait son paroxysme. Tous au bord des larmes. Tous le souffle coupé. Il leur fit signe d’entrer sans détacher ses yeux de ce petit homme.

- Bonjour William … Entrez.
- Bonjour.

Il remarqua que Scully tenait de sa main gauche, un sac de voyage important. Elle le déposa à l’entrée. Ces traits autours des yeux, s’avéraient tirés, fatigués. Elle avait ce même visage qu’autrefois quand elle se mettait en colère ou qu’elle était contrariée.

- Je peux vous offrir quelque chose ? A Boire ? A Manger ?
- Non merci.
- William ?
- Euh … Non … Merci.
- Mulder, est ce que se serait possible de … passer la nuit ici ?
- Evidemment. Tu as l’air épuisée.
- J’aimerai prendre une douche.
- Bien sur. La salle de bain est au bout du couloir, on en profite pour faire connaissance ?

William hocha la tête positivement. Début de conversation hésitant mais il discutèrent longuement. Il eut une curieuse impression de le connaître tant sa mère lui avait parlé de lui. Il n’était pas déçu. Scully avait fait une brève apparition, mais était repartie. La solitude l’appelait. Elle voulait leur laisser du temps, ensemble. Juste eux deux. Heureux. Il aurait voulu arrêter le temps un instant. Mais le sommeil l’appelait. Plus d’une heure qu’ils parlaient. Mulder se leva et prépara son lit qui accueillerait ses invités. Pendant que son fils se brossait les dents, il ouvrit la porte de sa chambre et la vit. Assise sur le rebord de la fenêtre. Le regard vide. Le regard triste. Le regard perdu. Elle se retourna et lui sourit, essuyant furtivement une larme prête à rouler. Il la regarda border leur enfant. Une tendresse et une délicatesse prodigieuse.

- Bonne nuit mon chéri.
- Bonne nuit …

A peine eut il dit ces mots qu’il partit déjà au pays des songes. Elle ferma la porte et se retourna vers Mulder que se tenait à coté d’elle. Elle évacua la pression de cette soirée. Il la prit contre lui. Se ressaisissant ils se dirigèrent sur le canapé. Il passa sa main sur sa joue, l’aidant à effacer ces traces humides.

- Que ce passe t-il ?
- J’ai du faire face à Bill.
- Oh … Et tu t’es échappée telle une adolescente révoltée !?
- Je ne veux plus le voir.
- Ne dis pas ça. Bill est ton frère et veux te protéger. Il a de bonnes raisons ! Je t’ai assez fait de mal à toi et ta famille.
- Et ça fait dix ans que tu payes … Notre avion décolle demain soir et l’idée de te quitt …
- Chuut … On trouvera une solution … Je te le promet …

Ils restèrent un moment dans cette position. Assis, leur tête l’une contre l’autre. Son bras entourant sa taille. Sa main dans la sienne. Les yeux fermés. Ils s’endormirent.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles et déchirures   Dim 1 Oct - 18:10

La journée s’était déroulée à une vitesse affolante. En commençant par un éclat de rire de William après être passé aux toilettes. A ces cris, Mulder et Scully s’étaient précipités vers lui.

- On a le même … Et dans la même pièce que toi !

Mulder regarda sa partenaire, incrédule.

- Je l’ai récupéré à la fermeture du bureau, mais toi comment …
- Une brocante … Je n’ai pas hésité ! Et tu oses afficher ceci dans ton appartement ?
- Peu de personnes utilisent mes toilettes Mulder !

Ce fameux poster qui ne les avait jamais quitté pendant tant d’années. Ils s’étaient ensuite rendu au parc. Se promener, jouer, parler fut le programme de cette journée ensoleillée. Les deux hommes apprenaient à se connaître sous l’œil attendrit de Dana. Devant son fils, elle ne voulait pas montrer des signes de tendresse envers celui qui faisait battre son cœur. Elle ne voulait brusquer personne et se protéger elle même du futur. Le temps semblait s’accélérer. Il leur échappait. Elle ne pouvait rester ici. Dans quelques semaines, les grandes vacances s’annonçaient. Une solution s’ouvrirait peut être vers eux. Mais aujourd’hui, l’heure de repartir sonna. Elle regarda sa montre et ils comprirent.

- Maman on peux prendre un autre vol ! Y’en a souvent et …
- William tu vas à l’école dans deux jours … Ne rend pas les choses plus difficile s’il te plait …

Surpris du ton élevé de sa voix, Mulder revit sa collègue hausser la voix quand celui ci la faisait enrager sur une enquête. Il sourit et regarda William.

- Je te promet, je vous promet de ne plus disparaître … Un océan nous sépare mais je sais qu’on trouvera une solution. Et ma porte vous est ouverte, quand vous le désirez.

C’est le cœur lourd qu’ils se dirigèrent vers l’aéroport. Une fois arrivés, Mulder hésita à descendre. Il ne voulait pas croiser le regard de Bill. Mais les yeux ternes de Scully, le supplièrent. « Ne le laisse pas gagner ». C’est à trois, en silence, qu’ils franchirent le hall pour rejoindre la porte d’embarquement. Au bout du terminal se trouvait Margaret, Walter, Tara et Bill. Mulder s’arrêta.

- Je préfère vous laisser là.

Il releva la tête et vit son ancien directeur s’approcher de lui, le sourire aux lèvres. Ils se serrèrent la main heureux de se retrouver. Mulder le félicita pour son mariage. Ils échangèrent quelques mots, mais le temps était compté. Dana demanda à William de dire au revoir et de partir avec Walter. Mulder sourit une nouvelle fois. Etrange situation. Il embrassa son fils dont les larmes coulaient à flots. Il les regarda s’éloigner vers ceux qui les observaient. De son pouce, il caressa la main de Scully. Une première annonce pour son avion résonna. Elle sursauta. Elle osa affronter ces yeux bruns. Une fois de plus, malgré tant d’années, un seul regard pour se comprendre suffisait. Il la serra contre lui. Un second appel.

- Tu m’as redonné l’espoir de croire en la vie. De croire qu’un miracle puisse exister. Tu es le mien Dana. Maintenant ce n’est qu’une histoire d’organisation. On se retrouvera. J’ai confiance en toi. En nous. Tu as fait de lui un vrai p’tit homme et j’en suis fier. Fier de ce que tu as fais pendant toutes ces années. Tu es la même. Celle que j’ai quitté autrefois contre ma volonté. Merci pour ces derniers jours. Une vraie bouffée d’air frais.
- Et tu es la mienne.

Elle se hissa sur la pointe des pieds et l’embrassa amoureusement. Elle sentit ses mains entourer sa taille. Sa chaleur s’ emmêlait à la sienne. Le dernier appel retentit. Il se dégagea de cette étreinte et partit sans un mot de plus. Elle rejoignit les autres, déjà à bord. Elle remercia Tara pour l’accueil et monta, sans un mot pour son frère. L’avion prit son envol pour Washington.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles et déchirures   Ven 6 Oct - 18:28

Des tables rondes disposées dans ce grand jardin, annonçaient un événement particulier. Des lys blanc ornaient le podium, les buffets, les chaises. Le soleil au rendez vous, la journée s’annonçait merveilleuse. Elle était fière du résultat obtenu. Mais malgré ce jour important, une infime tristesse s’empara d’elle. Elle observa les invités. Ils paraissaient heureux d’être là. Elle regarda les enfants jouer. Lucy et William ensemble, comme toujours, s’amusaient avec leurs cousins et cousines. Elle se retourna vivement quand son prénom résonna dans le micro. Son regard se posa sur son amie. Elle était sublime. Ses cheveux noir contrastant sur sa robe blanche. Les yeux pétillant de bonheur. Tout le monde se tut. Les enfants aussi. William s’installa sur les genoux de Walter.

- Dana … Hey … J’ai besoin de toi … Assied toi ici, face à moi …
- Mais …
- Chuuut … Excusez moi j’aimerai votre attention s’il vous plait. Assied toi. Voilà.

Emue, elle commença son discourt. Postée sur l’estrade, elle parla les yeux dans ceux de Scully. Les conviés se révélaient absorbés par cette histoire.

- Aujourd’hui je me marie. Si vous êtes tous là ce n’est pas par hasard ! Je voudrais vous présentez Dana Scully. Partenaire puis amie. J’ai accouché son fils dans des conditions difficiles. Mais le beau petit homme va bien puisqu’il flirt avec ma fille ! Pas de bêtises les monstres ! Je surveille ! Bref … Revenons à toi Dana. Aujourd’hui je me marie avec mon partenaire, mon coéquipier que tu as du supporter autant que moi, si ce n’est plus. Avant de reprendre ton poste, tu étais heureuse, un boulot stable avec un partenaire aussi têtu que le mien. Il est partit. Nous sommes vite devenue amies, moi te racontant ma vie, mes déboires sentimentaux. Oui je précise que ça n’a pas été aussi simple avec John mais j’y suis arrivée ! Tu es devenue ma confidente avant que je ne devienne la tienne. J’ai su percer ta carapace et j’en suis fière. Peu de personnes on réussit et je ne pence pas être prétentieuse en disant cela. Il manque quelque chose à ton bonheur. Ou plutôt quelqu’un. Tu es rentrée il y a quelques mois de Londres, où ta vie a basculé, où j’ai pu voir cet éclat de bonheur qui te manquait. Malheureusement il a disparu aussi vite. Dana ne fait pas couler ses larmes ou je te suis et je n’arriverais pas à finir ! Aujourd’hui je me marie, c’est le plus beau jour de ma vie et je le partage avec vous. Mais j’aimerai le partager avec toi Dana. Je sais que ces dernières semaines ont été éprouvantes et frustrantes de ne pas pouvoir te ramener celui qui fait partie de toi. J’espère juste que tu nous ne en voudra pas. John, Walter et William merci de votre aide. Dana lève toi.

Elle se redressa difficilement. Elle n’arrivait plus à penser. Laisser les larmes rouler sur ses joues, c’est ce qu’elle savait faire de mieux à ce moment précis. Elle ne vit pas que toute l’assemblée l’imiter. Monica ne réussit pas non plus à les contenir et lui indiqua le fond du jardin. Scully cru défaillir. Comment était ce possible ? Elle ne pouvait cesser de dévisager ce mirage au loin. Mais il était là. Il était réel. Elle se tourna vivement vers sa meilleure amie et l’enlaça aussi fort qu’elle le put et pleura, sans retenue.

- Vas y ! Ne le fais pas plus attendre.
- Je n’aurais jamais assez de mot pour te remercier.
- Tu n’as pas à le faire !

La jeune mariée lui essuya les joues trempées pour la rendre un peu plus présentable. C’est à pied nu, dans sa robe clair, qu’elle partit à la rencontre de Mulder. L’orchestre se remit à jouer. Après avoir suivi les retrouvailles, tout le monde reprit leurs discutions. Monica les observa. Elle la vit s’élancer au cou de son partenaire de cœur. Elle fut rejointe par son mari qui l’embrassa dans le cou.

- Maintenant que la famille est au complet, m’accordez vous cette danse Madame Doggett ?
- Avec plaisir.

Elle croisa William qui s’élança à vive allure au creux de ces parents. Unis pour la vie. Heureux pour l’éternité.
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